Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2009

Mois de Mars

Les Echos du 11 Mars 2009

 

MUNICIPALES D’AVRIL

Des élections « camisole de force » !

Le 26 avril 2009, les Maliens se rendront aux urnes pour élire leurs conseillers municipaux. Pourtant, pour bon nombre d’observateurs de la scène politique, ces scrutins de proximité ressemblent à une camisole de force.

De l’imposition du 26 avril 2009 comme date des élections municipales par le président de la République, à la détermination du département de l’Administration territoriale d’organiser le scrutin par le système de bulletin unique, jusqu’aux listes des candidats concoctées par les états-majors des partis politiques ou des regroupements politiques, les élections du 26 avril paraissent comme des échéances qui s’imposent aux électeurs.

Le lundi 23 février 2009, au cours de la rencontre entre le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales (MATCL) et les partis politiques, il a été fait cas de la volonté du gouvernement de maintenir coûte que coûte le système de bulletin unique.

Mais, pour les formations politiques, le bulletin unique entraîne le pays dans un cafouillage avec son cortège de contentieux post-électoraux ou tout simplement de découragement des électeurs avec comme conséquence un faible taux de participation aux élections.

Apparemment, cette inquiétude des formations politiques n’est pas prise en compte par le gouvernement qui, selon le ministre de l’Administration territoriale, est en train de prendre toutes les dispositions pour aller à une élection transparente et crédible.

Quant à la date du 26 avril, selon certaines sources, normalement, les municipales au Mali devraient avoir lieu en fin mai. ATT aurait été trompé et a parlé d’avril. Toute l’administration a suivi. Sinon à l’Administration territoriale, la date des échéances était fixée au 24 mai, qui coïncide avec la fin effective des mandats des équipes en place. On apprend aussi que le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités Locales avait établi un chronogramme et avait même programmé ses activités dans ce sens.

Dans les états-majors des partis, ce qui se passe n’est pas de nature à maintenir l’unité et la cohésion au sein des formations. Des candidats têtes de listes sont imposés au grand dam des bases. En effet, l’élaboration des listes de candidatures aux élections communales donne lieu à des frictions dans beaucoup de partis politiques avec des démissions enregistrées dans certains rangs.

C’est le cas depuis la semaine dernière dans la section Adéma de la Commune II où Mme Coulibaly Alimata Traoré, sœur cadette du président de l’Adéma et de l’Assemblée nationale (Dioncounda Traoré) et présidente des femmes du parti de l’Abeille, a claqué la porte pour protester contre son inscription en queue de liste.

En Commune III, des électeurs, qui se disent scandalisés par l’attitude de l’actuel maire du district de Bamako, Adama Sangaré, et du maire de la Commune VI, Souleymane Dagnon, conduiront les listes devant représenter la Ruche dans ces deux circonscriptions.

Amadou Sidibé

Acceuil


 

 4e RGPH

Quinze jours pour chiffrer la population du Mali

Pour un coût de plus 5 milliards de F CFA, le 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) s’étendra du 1er au 14 avril 2009 sur l’ensemble du territoire national. L’opération servira à mieux connaître la situation démographique du pays.

Afin de donner toutes les informations relatives au 4e Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH), la direction nationale de la statistique et de l’information (DNSI) a animé lundi à la Maison de la presse une conférence de presse.

Les trois précédents RGPH ont eu lieu en 1976, 1987 et 1998. Mais depuis le dernier recensement, la population a connu d’importantes évolutions. Et comme l’exigent les Nations unies, il est donc opportun que le gouvernement réalise un nouveau RGPH afin de disposer de données actualisées et fiables pour l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes de développement économique.

Selon Seydou Moussa Traoré, le directeur national de la DNSI, conférencier, tous les aspects environnementaux ont été examinés pour le bon déroulement du RGPH. « Tous les calculs sont faits pour que nous puissions réaliser l’opération. C’est dans ce cadre que le Ravec sera suspendu du 1er au 14 avril », a-t-il souligné.

Le budget du 4e RGPH s’élève à un peu plus de 5,6 milliards de F CFA. Le gouvernement du Mali contribue à hauteur de 1 milliard 150 millions de F CFA et les partenaires techniques (Pays-Bas et Coopération canadienne) a hauteur de 4,47 milliards. Pour sa réalisation, plus de 24 000 personnes notamment des enseignants seront déployées.

Le conférencier a ajouté qu’à l’instar des recensements précédents, « nous allons nous appuyer sur le corps enseignant parce que c’est le corps le mieux reparti sur le territoire national. Cela nous permettra aussi d’économiser ».

Le RGPH consistera à collecter, évaluer, analyser, publier et diffuser des données démographiques, économiques, sociales et culturelles se rapportant à tous les habitants du pays.

Selon le représentant du ministre de l’Economie, l’Industrie et du Commerce, « le recensement constitue la source de données statistiques la plus importante, la plus complète et a pour objet de fournir des informations détaillées, fiables sur la situation démographique et les conditions socioéconomique du pays ».

Sidiki Doumbia

 

[haut]

Acceuil


APRES LES COUPS DE SEMONCE DE « DOING BUSINESS »

Le Mali s’engage à améliorer l’environnement des affaires

Le dernier rapport de « Doing Business » n’est pas très favorablement à notre pays pour ce qui est du climat des affaires. Un plan d’action à court et moyen termes (2009-2010) vient d’être validé.

Le plan d’action proposé par le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce et qui a été validé en réunion interministérielle le 27 février 2009 est relatif à l’amélioration de l’environnement des affaires au Mali et l’opérationnalisation du guichet unique.

Le rapport « Doing Business », qui est une sorte de classement des pays en matière de climat assaini des affaires, attribue un mauvais rang au Mali. Les enquêtes effectuées sur le Mali démontrent que notre pays a perdu 5 places dans le classement des économies en matière de facilité dans les affaires. Un pied de nez au gouvernement et au Conseil présidentiel pour l’investissement (CPI), qui misaient sur les efforts fournis dans ce sens et qui entendent faire du secteur privé le moteur de la croissance.

En termes de reformes initiées dans notre pays, le rapport 2009 n’a tenu compte que de celle faite dans le domaine du commerce transfrontalier. Pour le reste, des remarques ont été faites selon lesquelles « le climat des affaires n’a pas connu d’améliorations significatives, du fait de l’insuffisance des réformes mises en place ».

Sur la base de cette interpellation, le ministère Ahmadou Abdoulaye Diallo a recensé les points négatifs et les différents reproches faits au Mali dans le rapport. Une dizaine d’objectifs qui doivent être déclinés dans un délai raisonnable en actions ont été identifiés. L’objectif est de trouver des remèdes aux contraintes soulignées.

Le plan d’action porte sur deux types de mesures : les mesures dites rapides d’ordre législatif et réglementaire à mettre en place d’une part, et les mesures de renforcement des capacités institutionnelles pour finaliser les réformes déjà en cours (le guichet unique de création d’entreprise, le permis de construire, etc.)

Le document conçu par le ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce et adopté en réunion interministérielle avait fait l’objet de rencontres préalables avec les partenaires techniques de la Banque mondiale. Le résultat des travaux a été disséminé au cours d’un atelier qui a regroupé les acteurs de l’administration d’Etat, des entrepreneurs, notaires, géomètres pour situer les responsabilités.

Chacun des départements ministériels a été renvoyé à sa mission par le Premier ministre pour que notre pays remonte la pente dans le classement de « Doing Business » 2010. Pour la bonne tenue de la feuille de route dressée à cet effet, il est envisagé d’organiser une fois par mois une réunion entre l’Etat et le secteur privé afin de s’assurer que tout ce qui est prévu dans le plan de bataille est en train d’être mis en œuvre.

Abdrahamane Dicko

 

 

[haut]

Acceuil


« FEMMES ET DEVELOPPEMENT »

Le bulletin des NU sur l’équité de genre

Les Nations unies viennent de publier leur bulletin annuel sur « l’équité de genre et développement ». Le bulletin vise à informer le public de l’action des agences des Nations unies dans le domaine de la promotion de l’équité du genre et de démontrer son importance pour le développement humain durable.

Le bulletin publié reflète la volonté des agences du Système des Nations unies d’aller dans le sens de la réforme des Nations unies et de tendre vers l’approche « unis dans l’action ». Il aborde des thèmes sur l’égalité des genres au cœur du travail décent, l’intégration systématique des questions parité homme/femme, l’intégration de l’équité de genre dans la santé…

L’équipe du Système des Nations unies espère stimuler l’intérêt pour le lien largement prouvé entre le genre et le développement et compte sur l’engagement de tous pour faire de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes une réalité.

L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes constituent une priorité du Plan cadre des Nations unies pour aider au développement au Mali pour la période 2008- 2012. A ce titre, l’équipe-pays du Système des Nations unies au Mali a pris l’engagement de renforcer les capacités de son personnel ainsi que celles des partenaires du gouvernement, de la société civile et du secteur privé à une meilleure prise en compte de l’égalité des sexes ; en d’autres termes de l’équité de genre dans toutes les phases des programmes et projets qu’ils développent et mettent en œuvre.

Dans notre pays, des efforts considérables restent à faire pour atteindre l’égalité des sexes bien que le pays ait enregistré des progrès en matière de participation de la femme à la vie publique et de scolarisation des filles. Cependant, il exige une sensibilisation continue de la population, le plaidoyer auprès des décideurs et partenaires au développement.

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

 

 

[haut]

Acceuil


Fespaco 

Le Mali a-t-il confondu les marches ?

Dans un reportage à Ouagadougou, l’envoyé spécial de l’ORTM Sory Ibrahim Kéita a suscité l’espoir chez les Maliens en présentant le film « Fanta Fanga » du réalisateur malien Adama Drabo comme un bon challenge dans la course au prestigieux « Etalon de Yennenga ». Après plusieurs absences (de production) ou de trophée, quoi de plus réconfortant qu’une telle annonce !

Mais la suite de la compétition a été une réelle surprise car on se rend compte que le Mali pouvait sortir par la fenêtre, l’honneur est sauf avec un prix qu’on peut qualifier de consolation pour qui espérait sur l’étalon : prix de l’Institut international de la sécurité remporté par le film qui convoitait le trophée (félicitations !).

Le trio gagnant du Fespaco 2009 se compose de l’Ethiopie avec « Teza » (Etalon d’or du Yennenga), l’Afrique du Sud avec « Nothing of the trust » (Etalon d’argent), et le Maroc dans « Adieu mère » (Etalon de bronze). L’unanimité est faite autour de la qualité filmographique (poésie, trame…) de « Teza ». Cheick Oumar Sissoko, détenteur de l’Etalon du Yennenga est formel : « C’est un film d’une grande facture… »

La victoire d’une compétition comme le Fespaco réside dans la multiplicité, la diversité des productions soumises et des pays participants, tout ceci implique rigueur et professionnalisme. Le Mali détient le record du trophée de l’Etalon d’or au Fespaco avec trois consécrations, mais dans cette compétition cinématographique, notre pays a du mal à conjuguer le sacre au présent.

Cela est d’autant plus incompréhensible que les absences du Mali à la compétition sont survenues alors que le département de la Culture était dirigé par un cinéaste de gros calibre en la personne de Cheick Oumar Sissoko. Mais n’oublions que cette période, pas lointaine d’ailleurs, a été faite de tiraillements et de querelles intestines au sein du monde du cinéma malien, victime aujourd’hui du « syndrome malien », c'est-à-dire la division.

Or, sans une synergie d’action entre les réalisateurs maliens, sans un renforcement de capacités des cinéastes, il serait difficile, pour le Mali, de renouer avec l’Etalon de Yennenga ; aussi resterions-nous des nostalgiques se consolant de leur palmarès, un peu comme au foot.

Le directeur du Centre national de la cinématographique du Mali, Moussa Ouane, dénonce le manque de professionnalisme notamment en matière de production, de réalisation et de distribution. Mais comment réunir le monde du cinéma malien afin qu’il relève le défi de cinéma « de grande facture » ? Question à l’adresse du ministère de la Culture et du CNCM.

Maïmouna Coulibaly

[haut]

Acceuil


 

VU AU FESFACO

« Teza », sombre tableau d’une implacable dictature

Le film « Teza » de l'Ethiopien Haïlé Gérima a remporté l'Etalon d'or de Yennenga, la plus haute récompense du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco, du 28 février au 7 mars 2009). Une récompense largement méritée car cette œuvre séduit tout de suite par sa thématique et son esthétique épique.

« Voilà longtemps qu'un film africain ne nous avait pas entraînés à ce point dans le souffle épique » , commente Olivier Barlet, un critique français très attaché aux films africains. Mais, Haïlé Gérima est un habitué des chefs d’œuvres qui font toujours sensation comme son magnifique « Moisson de 3000 ans » (Harvest : 3000 Years, Mirt Sost Shi Amit) en 1976. « Un inoubliable poème visuel mettant déjà en parallèle le devenir paysan et celui de l'Ethiopie », ajoute Olivier.

« Teza » traite de l'époque de la dictature de Mengistu Haïlé Mariam dans les années 1970 et 80 et a déjà remporté le prix spécial du jury et le prix du meilleur scénario à Venise (Italie). C’est « à la fois un cri, une leçon d’histoire et un poème visuel au puissant souffle épique ».

Dès que la salle est plongée dans l’ombre, « Teza » vous submerge comme une « rosée » (c’est la signification de Teza) curieusement chaude. Ce début fulgurant vous envahit comme un sentiment de crainte, de stupeur avant que la poésie des chants et du décor ne vous fassent planer au-dessus des précipices.

« Teza » , comme l’ont unanimement reconnu les critiques, est une fresque poétique de l’Ethiopie des trente dernières années, couronnée un peu partout dans le monde, notamment à Carthage (Tunisie) et à Venise (Italie).

C’est un puzzle rythmé de chants, d'orage, de feu apocalyptique, d'enluminures traditionnelles, de voiles, de souvenirs d'enfance, d'accident, de brume, de nuage et d’ombres. Un tout entremêlé par une caméra mouvante et une puissante musique qui émeut le cœur, mais contrarie l’âme en quête de repère moral et politique. Comme l’écrit un confrère, « tout le film est dans l'ancrage culturel, l'enfance, la mémoire, le traumatisme, l'exorcisme... »

Les flammes du feu sont intenses autant que le désir d’Anberber (le principal personnage) de revoir sa mère : « la mère biologique et la mère patrie ». Très meurtri et tourmenté, à l’image de son pays et de sa mère, il boîte de la jambe et sa tête est pleine de douleurs accumulées. Des souffrances d'un peuple déchiré par les factions politiques qui pourchassent et capturent ses enfants pour les enrôler dans les milices ou dans l’armée. Cela au grand malheur de pauvres mères qui se battent par tous les moyens pour les cacher.

Oppressé par la dictature, meurtri par la guerre

Anberber, c'est l'Ethiopie meurtrie. C’est l’image d’un pays, comme dans les rêves d’Anderber, devenu un « grenier troué » par la dictature, la guerre et leurs lots de famines et de détresses humaines adoucies par une bonne dose de poésie. Des trous que le héros hanté tente de combler par son savoir mais qui, chaque jour davantage, découvre l’immensité de son impuissance au point de devenir amnésique.

L’acteur principal refoule la source de son handicap occasionné par une agression raciste en Allemagne. Une façon également de refouler les origines du malaise politique et social de son pays.

Pourchassés par les racistes en Allemagne de l’Est, opprimé par le système politique qui les craint tant, les intellectuels éthiopiens vivaient alors un vrai drame fait de déchirement entre leur volonté de contribuer au développement de leur pays et l’envie de se bâtir un avenir dans un pays où ils étaient de plus en plus détestés. « Teza » renvoie donc l’image d’un Gérima désabusé qui « cherche une voie d'espoir malgré les vicissitudes du passé ».

Son impuissance et la vanité de ses préceptes politiques face aux problèmes de l’Ethiopie révèlent la faille cruelle qui se creuse entre une doctrine et son application, mais aussi la difficulté préalable à concilier une certaine naïveté occidentale avec la gravité d’une réalité toujours plus complexe. La preuve nous est donnée par l’incapacité d’Anberber de retrouver la mémoire par ses propres moyens médicaux, seul le rite éthiopien de l’eau glacée l’aidera.

Aussi, c’est un vieux savant de sa tribu qui saura lui indiquer les raisons de sa frustration. Là où sa formation allemande serait censée l’avantager, il se retrouve de fait redevable aux pratiques ancestrales de ses origines. Par conséquent, bien qu’il soit lucide sur ses défauts, c’est dans ce monde qu’Anberber cherchera de nouvelles bases pour se reconstruire.

Personne n’échappe à cette caméra critique

Haïlé Gérima entraîne son public dans l’histoire de l’Ethiopie contemporaine, rappelant quels furent les espoirs de sa génération, portés par l’idéal révolutionnaire, puis broyés par les dérives autoritaires et brutales de la dictature Mengistu. Et ce réalisateur très engagé n’épargne ni sa génération, qui n’a pas pu ou pas su éviter les violences, ni l’Occident, coupable de violences racistes. Le seul espoir du film repose sur une nouvelle génération, ces enfants à qui Anberber finira par faire la classe.

Sombre tableau de la souffrance des mères dans un pays en guerre, « Teza » suscite à la fin l’espoir symbolisé par le mariage de l’acteur et la naissance de son premier fils d’ailleurs baptisé « Tesfaye » (espoir) du nom de son ami sauvagement battu à mort par les illuminés du régime.

L’espoir que les générations futures ne souffriront pas des conflits de leurs aînés et qu’ils ne nourriront plus les vautours sur les champs de guerre ou dans les régions dévastées par la famine. L’Ethiopie, voire l’Afrique caractérise-t-elle réellement cet espoir de Haïlé Gérima ? Rien n’est moins sûr !

Né à Gondar (Ethiopie) en 1946, Gérima s'est installé en 1968 aux Etats-Unis, où il a intégré une école de réalisateurs noirs à Los Angeles. Il est professeur de cinéma à l'Université d’Howard depuis 1975. Sankariste convaincu, ce réalisateur engagé et talentueux n’a pas mis le pied au Burkina depuis l’assassinat du capitaine Thomas Sankara le 15 octobre 1987. A Ouagadougou, il était représenté cette année par sa sœur, Selome Gérima, coproductrice du film. Comme l’écrit un critique, visiblement très ému, « Teza » est « une triste et belle leçon de vie ». Surtout bel exemple d’engagement artistique !

Alphaly

(envoyé spécial à Ouagadougou)

 

[haut]

Acceuil


 

MATCHES DE GALA

Dans la fraternité pour le Chan

Avant la dernière ligne de la première édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan), les acteurs de loin ont foulé la pelouse du stade Robert Champroux dans un joyeux après-midi le vendredi 6 mars 2009. La presse sportive ivoirienne et étrangère d’un côté, le Cochan et la Caf de l’autre ont livré deux rencontres qui entreront dans l’histoire du football africain pour son esprit d’union et de fraternité.

En prélude à la finale du 1er Chan, la sélection de la presse étrangère a livré et gagné face à la presse locale sur le score de 5 buts à 2. A la mi-temps, les visiteurs menaient (2-1). Dans l’ensemble, ce fut une partie âprement disputée. C’est la sélection de la presse étrangère qui s’est montrée plus à l’aise sur le terrain.

Plus tranquille et bien plus tactique, le choc entre le Cochan et la Caf a tenu toutes ses promesses. Dirigée de main de maître par Jacques Anouma, président du Cochan et de la Fédération ivoirienne de football (Fif), c’est bien la sélection locale avec l’ancien coach des Aigles Espoirs en son sein, Mory Goïta qui a ouvert la marque grâce à Laurent Pokou, un monument du football africain qui pourrait rendre d’énormes services à certaines équipes.

Pour contenter Issa Hayatou, président de la Caf, qui a présidé cette rencontre, Jacques Anouma a desserré l’étau défensif qu’il avait si bien ficelé afin de faciliter l’égalisation de la sélection de la Caf bien conduite par notre compatriote Amadou Diakité.

Mais au finish, personne n’a gagné, c’est une victoire de la presse sportive africaine et de ses officiels. Hayatou a passé de bons moments en Cote d’Ivoire. Honoré par certains clubs et centres de formation, Issa Hayatou a profité du Chan, pour rendre visite à plusieurs personnalités ivoiriennes et diplomates en poste à Abidjan. Mais le fait marquant de son séjour au bord de la lagune Ebrié, a été l’inauguration samedi dernier du siège de la Fondation qui porte son nom.

C’est un bâtiment flambant neuf situé aux Deux Plateaux. Sur le chemin du retour, il a rendu visite à l’ambassadeur du Cameroun en Côte d’Ivoire. Hayatou était accompagné du ministre ivoirien du Sport, de la Jeunesse et des Loisirs, de son épouse et des membres du comité exécutif de la Caf.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial)

 

Potins

La présidente de l’Ufresa destituée

Comme on pouvait si attendre, les assises de l’Union des femmes reporters sportives d’Afrique, tenues le vendredi dernier à Abidjan, a fait des victimes et non moins car c’est la présidente-fondatrice, notre consœur de la RTG, Ngnoumassé Daffé, élue en 2006 au Nigeria, qui en a fait les frais. Venues du Mali, du Nigeria, du Congo, du Sénégal, du Burkina, de la Côte d’Ivoire, les participantes, à l’issue d’une journée de travaux, ont jugé négatif le bilan du bureau sortant avant de mettre en place une commission ad hoc. Cette commission est dirigée par trois pays, en l’occurrence le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Des primes aux Lions

Le Comité de normalisation du football (CNF) du Sénégal a décaissé 12 millions en guise de récompenses à l’équipe du Sénégal. Il entend ainsi honorer ses engagements vis-à-vis de ses joueurs. « Ce que le CNF fait va en droite ligne de ce que l’Etat du Sénégal fait, notre geste vient simplement consolider l’ensemble des actions de l’Etat. Mais maintenant, il faut dire que personne ne peut plus vous laisser tomber car vous avez gagné respect et reconnaissance », a indiqué Saër Seck aux joueurs. « Vous vous êtes qualifiés contre le Mali et contre la Guinée et vous n’avez rien demandé. Vous êtes des patriotes dignes de la nation car vous avez fait ce que vous devez faire, vous méritez donc d’être reconnus par la nation », a ajouté le vice-président du CNF.

Le match de classement boudé

Le public et la presse ivoirienne ont boudé samedi dernier le match de classement du 1er Chan. Malgré l’entrée libre au stade, le public sportif ivoirien, plus particulièrement d’Abidjan n’a pas répondu à l’appel pour suivre le match de classement Sénégal-Zambie (1-2). Si l’attitude du public est compréhensive, par contre celle des confrères de la presse locale est tout simplement inadmissible. La plupart de ces derniers ont simplement choisi de suivre un match de volley au stade Robert Champroux.

 

Dans les coulisses

Le message de Santos

A la fin du match de la finale du Chan, disputé dimanche dernier, l’entraîneur de la RDC, Santos Mutubilé n’avait que ce propos à la bouche : « Je dédie ce trophée au peuple ivoirien. Et je lui demande d’arrêter la guerre. Ce n’est pas bon de faire la guerre. On en a assez ! Nous aussi au Congo, nous avons beaucoup souffert. Il faut arrêter cette histoire. C’est fini, c’est fini la guerre et je dédie ce trophée au peuple ivoirien ».

Le triste anniversaire pour le Ghana

La forte colonie ghanéenne et supporters qui ont fêté le 6 mars dernier l’anniversaire de leur pays se sont réveillés lundi, soit trois jours après la fête, dans la tristesse à la suite de la défaite des Black Stars en finale du Chan. Les milliers de supporters ont rangé leurs maillots « Or et rouge » pour des tee-shirts ordinaires.


Un inconnu sur l’aire de jeu

Au moment où la RDC menait, soit exactement la 85e, un homme, venu de la tribune lagunaire avec l’étendard du Ghana, s’est retrouvé sur le champ de jeu des joueurs aux côtés de l’attaquant congolais M’Putu Mabi. Il a été vite rattrapé par les forces de l’ordre. Ce cas interpelle plus d’un à la Fifa, à la Caf et la Fif. Comment cet intrus a-t-il pu entrer sur l’aire de jeu ?

Le trophée de la paix à la Côte d’Ivoire

La Confédération africaine de football (Caf) a décerné le trophée de la paix aux pays hôte du 1er Chan pour son constant engagement dans la recherche de la paix. Et c’est le Premier ministre ivoirien Soro Guillaume qui l’a reçu aux mains du président de la Caf. Un mérite pour ce pays dont le slogan n’est autre que « nous sommes sur la route de la paix ».

Rassemblés par

B. D. S.

 

[haut]

Acceuil


Du nouveau aux éditions jamana

"Je ne suis pas fou "

Prix:2500f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org