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2009

Mois de Mai

Les Echos du 26 Mai 2009

 

NOTE ZERO

A la CCR

Impasse ! Telle semble aujourd’hui le destin des conducteurs d’engins à deux-roues, qui ne savent plus quelle voie emprunter, surtout sur les routes de la rive droite. Indésirables ou presque, ils font dorénavant les frais d’une nouvelle expérimentation hasardeuse de la Compagnie de circulation routière (CCR) qui risque de s’avérer une hécatombe.

Un beau matin, des éléments de la CCR, poussés à la roue par des chefs zélés, ont décidé que nul motocycliste ne circulerait plus jamais sur les artères principales. A priori, rien de grave pour le bon citoyen qui sait qu’une décision de l’autorité est réfléchie et va dans le sens de l’intérêt général. Sauf que dans le cas présent, c’est un cul-de-sac, un succédané de piste cyclable qui est proposé en guise de prévention des accidents de la circulation.

Déjà, il faut être d’une dextérité et d’une habilité à toute épreuve pour ne pas être piégé soi-même par les nids-de-poule qui jalonnent ces pistes. S’y ajoutent des clients de « Sotrama », qui descendent ou montent à l’emporte-pièce aux arrêts sans s’assurer qu’un motocycliste arrive à vive allure. Le tamponnement est inévitable. Les vendeuses à la criée, qui squattent les trottoirs, n’entendent pour rien au monde céder le passage. Les « pousse pousseurs » vous lancent à la figure qu’ils se sont acquittés de leurs patentes.

Quid des collisions aux intersections à la sortie du feu vert ? Alors que le motocycliste, passablement énervé par le diktat, souhaite néanmoins continuer son chemin, il se trouve des automobilistes qui forcent le passage en virant. Chocs, moues dubitatives, quolibets, invectives abondent.

Autant dire qu’en circulation comme en politique ou en économie, le mimétisme n’est pas forcément gage de succès. Ici, on veut imiter les autres tout en ignorant les préalables qui doivent, en l’occurrence, être basés sur une infrastructure digne de ce nom.

Hélas ! Encore une fois, des agents de la circulation, dont on sait qu’ils rackettent les usagers, se signalent mal en réprimant à tous venants. Ils prennent à rebrousse-poil les clés des motocyclistes « coupables » avant de leur soutirer quelques billets ou, à défaut, les envoyer en fourrière alors qu’une simple sensibilisation ferait l’affaire.

Voilà pourquoi, nous attribuons la note zéro pointé à la CCR.

Bayer

 

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ARPM

La sentinelle des marchés publics est là

Au regard des innovations contenues dans les missions de l’Autorité de régulation des marchés publics et délégations de service public, il y a lieu d'espérer que le secteur des marchés publics sera très rapidement assaini.

La volonté des autorités de bouter hors de notre système de gouvernance la corruption, la délinquance financière et tout autre forme d'enrichissement illicite se renforce avec la création de l'Autorité de régulation du marché public et de délégations de service public.

La mise en place de cette nouvelle structure s'inscrit en droite ligne de la mise en œuvre des recommandations et conclusions des Etats généraux sur la corruption, organisés en novembre 2008.

Les membres de la nouvelle instance suprême de contrôle de la régularité du processus de passation des marchés publics, conduits par le ministre de l'Economie et des Finances, Sanoussi Touré, ont eu une prise de contact le week-end dernier, avec le Premier ministre Modibo Sidibé qui a tracé la feuille de route servant de fil d'Ariane aux futures activités de la nouvelle institution, conformément aux attentes des pouvoirs publics.

La mise en œuvre des mesures envisagées doivent permettre de hisser notre système de passation des marchés publics et délégations de service public au rang des normes et standards internationaux.

A ce titre, elle est chargée, dans le domaine de la définition des politiques et de la réglementation en matière de marchés publics, d'émettre des avis, de formuler des propositions ou des recommandations concernant les politiques et les mesures législatives et réglementaires en matière de marchés publics et délégations de service public.

Dans ce cadre, l'Autorité est associée à l'élaboration des textes et aux études relatives aux marchés publics et aux délégations de service public. Elle peut proposer toutes mesures de réforme de nature à améliorer les procédures et les outils de passation des marchés publics et des délégations de service public.

Dans le domaine de la formation et de l'information, elle doit contribuer à l'information et à la formation de l'ensemble des acteurs de la commande publique, au développement du cadre professionnel et à l'évaluation des performances des acteurs du système de passation, d'exécution et de contrôle des marchés publics et des délégations de service public.

Dans ce cas, l'Autorité propose des programmes de formation et de sensibilisation des acteurs économiques sur la réglementation des marchés publics et des délégations de service public en vue de renforcer leur capacité.

Concernant le domaine de l'audit des marchés publics, l'Autorité est chargée d'initier des enquêtes relatives à des irrégularités ou des violations de la réglementation communautaire ou nationale, commises en matière de marchés publics et de délégations de service public et de saisir les autorités communautaires ou nationales compétentes de toute infraction constatée.

Elle peut également faire réaliser des audits techniques et ou financiers en vue d'évaluer le coût et l'efficacité des marchés publics et délégations de service public. Dans le domaine du règlement non juridictionnel des litiges, elle est chargée de statuer en qualité d'Autorité de recours non juridictionnels. Aussi reçoit-elle les réclamations et statue sur les irrégularités, fautes constatées. Elle donne son avis dans le cadre du règlement à l'amiable des litiges nés à l'occasion de la passation ou de l'exécution des marchés publics et des délégations de service public.

Le chef du gouvernement a félicité les nouveaux récipiendaires pour le choix porté sur leur personne. Cependant, a-t-il rappelé, l'Autorité de régulation ne sera que ce que les membres qui le composent voudront bien qu'elle soit.

Mohamed Daou

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BRUITS SOURDS

Justice, complot contre le Sylima

Après la suspension du mot d'ordre de grève illimitée du Syndicat autonome de la magistrature (Sam), il semble qu'un complot est en passe d'être préparé par les pouvoirs publics en complicité avec le Sam contre le Sylima et le Synag. En effet, l'Etat est en train de déployer des greffiers dans toutes les juridictions où il en manque pour anéantir l'effet de la grève. Dans le même ordre d'idée, le département de la Justice est en train de conférer les pouvoirs les plus étendus aux vice-présidents, aux juges d'instruction et aux juges de siège pour suppléer les chefs de juridictions en grève. Enfin, des mesures urgentes semblent être prises pour mettre en marche de nouveaux registres d'audience ou plumitifs, de nouveaux répertoires correctionnels ou RP, de nouveaux registres mais aussi de nouveaux signataires même pour les certificats de nationalité.

Après leur élection, 4 maires du district dans le Bélédougou

C'est le mardi 19 mai 2009 qu'a eu lieu la mise en place des conseillers communaux de Bamako. Après l'élection des 6 maires du district quatre d'entre eux auraient posé leurs valises à Kolokani. Histoire "de se laver" avant la passation de service ou leur prise de fonction prévue ce 2 juin. Sans citer de nom, les 4 maires seraient de l'Adéma. Leur absence constatée a été découverte lorsque des proches ont essayé de les joindre au téléphone mais en vain. Ce qui avait créé des paniques. Mais, c'est finalement au niveau de leur famille qu'ils ont appris la nouvelle de leur déplacement dans le Bélédougou. Parmi eux, certains n'arriveront que le 1er juin pour la passation le lendemain.

Bongosso, le candidat du Sadi enlevé

Un candidat du parti Sadi aux élections communales du 26 avril 2009 à Bongosso dans le cercle de Koutiala a été enlevé la semaine dernière par des loubards devant le préfet de Koutiala. Selon certaines informations, le coup serait lié au fait que Sadi a raflé 6 des 11 conseillers que compte la Commune rurale. Un doigt accusateur est porté vers le président de l'Assemblée régionale de Sikasso.

Office du Niger, des paysans chassés

Des informations en provenance de l'Office du Niger font état de la dépossession de leurs parcelles de paysans à M'bewani au profit de certains membres du gouvernement. Il s'agit notamment de Mamadou Igor Diarra, ministre des Mines et de l'Eau, du général Sadio Gassama, ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile. Le nom du directeur national de la police, Niamé Kéita, est également cité. N'ayant plus que leurs yeux pour pleurer, les pauvres paysans attendent l'arrivée la semaine prochaine dans la zone du Premier ministre pour lui mettre la puce à l'oreille.

Des véhicules égarés

Au cours de la mission du Premier ministre à Tombouctou, des véhicules se sont égarés en plein désert. Il s'agit du véhicule des secouristes et celui transportant le chargé à la communication de la Primature. Ce qui pose une fois de plus le problème d'absence de moyen de communication dans les véhicules de mission. Qu'il s'agisse de la présidence ou des départements ministériels. Si l'Etat pouvait penser à doter ses véhicules de système radio de communication ou GPS, cela diminuerait la souffrance de nombreux chauffeurs surtout ceux qui ne sont pas du Nord.

 

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LE PREMIER MINISTRE AUX PAYSANS DE TOMBOUCTOU :

« Il faut que de l’OMVSF soit le grenier du Septentrion »

En visite à l’Office pour la mise en valeur du système Faguibine (OMVSF), le Premier ministre Modibo Sidibé a évoqué les potentialités agricoles de Tombouctou, discuté avec les producteurs et les populations, qui se tirent d’affaire avec le système Faguibine qui pourrait être le grenier des régions du Nord.  

Faire du système Faguibine (zone lacustre formée de cinq lacs interconnectés d’une superficie totale de 86 000 hectares : lacs Télé et Takara - 13 000 ha - lacs Gouber et Kamango totalisant 20 000 ha et le lac Faguibine d’une superficie de 53 000 ha) un grenier du Septentrion et de la sous-région : telle est l’ambition du Premier ministre Modibo Sidibé, qui a séjourné à Tombouctou du 20 au 22 mai 2009 . Le PM était accompagné des ministres de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, de l’Agriculture, de la Jeunesse et des Sports, des représentantes de la FAO et du Pam au Mali.

Le séjour de Modibo Sidibé dans le système Faguibine, créé en 2006, n’a pas été de tout repos. Visite des réalisations des travaux de réhabilitation du système Faguibine (canaux d’Issafaye et de Douékiré) en cours d’exécution, des cultures du système Faguibine (Goundam) en passant par le périmètre rizicole de Korioumé, la station de pompage de la même localité et celle de Saouné (Diré), le Premier ministre a bravé sable et boue pour voir de visu les potentialités hydro agricoles, discuter avec les producteurs des voies et moyens d’une transformation du système Faguibine.

« L’OMVSF a fait déjà beaucoup. On a fait l’essai, maintenant il faut le transformer et le gouvernement sera là pour cela » . Pour le PM, il faut redonner à cette région les potentialités qu’il avait pour qu’il soit « le grenier du Septentrion ». En attendant cette transformation, le PM, pour la première étape de sa visite, s’est rendu au seuil régulateur de Douékiré, de Zinzine, où le Programme alimentaire mondial (Pam) a décidé d’accompagner l’OMVSF pour augmenter la production agricole et fixer les populations sur place. Le Pam utilise la main d’œuvre locale, en initiant le système « travail contre nourriture ».

Ainsi, le surcreusement des seuils (formations dunaires qui obstruent le passage de l’eau) est fait par la population locale. En retour, il est mis à sa disposition, par le Pam, une quantité de céréales qui sert à payer les travailleurs. Loin d’être un travail forcé, ce système, selon la représentante du Pam au Mali, Alice Martin-Dahirou, « vise à remplacer les engins lourds qui n’ont pas pu effectuer correctement le curage à cause de l’état du terrain ». Son homologue de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Mariam Mahamat Nour, s’est félicitée de ce qu’elle a vu. « Si la volonté existe au niveau des paysans, l’engouement existe pour bien de cultures, s’ils ont les moyens, ils peuvent aller de l’avant ».

Le curage des chenaux d’alimentation a permis, selon Mohamed Touré coordonnateur de l’OMVSF, d’améliorer la qualité de l’eau du lac et la mise en culture de 11 780 ha pour une production estimée à 8828 tonnes de céréales. Pour la mobilisation des travailleurs engagés dans le curage des chenaux d’alimentation et le reboisement des berges des canaux, le Pam a livré 430 tonnes de céréales et d’huile végétale.

« Le surcreusement du chenal nous a permis d’avoir de l’eau. Du coup, nos animaux sont bien nourris et les cultures sont bonnes. Sans compter que nous pêchons suffisamment de poissons, chose qui pouvait paraître incroyable, il y a quelques années » , témoignent des producteurs. Le système Faguibine représente donc un important potentiel hydro-agro-sylvo-pastoral.

« Initiative riz » : une réussite à Tombouctou

Ce qui a fait dire au maire de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, qu’avec l’OMVSF, le système cultural est simple et n’exige presque pas d’investissements extraordinaires. « Plus besoin d’attendre la pluie pour semer. Dans la zone, c’est quand l’eau se retire que les paysans installent les cultures ». L’avantage, c’est que le paysan sème, à la fois, trois cultures par an. « A tout moment, il y a la patate, le haricot, le mil, le maïs, le gombo… ». Pour Mme le maire, le lac a changé la façon de vivre des populations. « Avec le lac, nous arrivons à manger 3 fois par jour. Avec les récoltes dans le lac, nous arrivons à manger suffisamment ». Toutes choses, à ses dires, impensables, il y a 4 ans.

Les propos du maire sont corroborés par Allaye Cissé, producteur. « Depuis 2 ans, on a commencé à cultiver véritablement le riz sans cesse comme en 1972, où il nous est arrivé de brûler les récoltes en raison de la surproduction ».

Modibo Sidibé et sa suite se sont rendu également à Bourem Sidi-Amar, une petite bourgade située près de Diré et qui fait partie des villages réputés pour leur grande production de blé et de riz. Cette année, aux dires de Kalil Ibrahim Touré, maire de la Commune urbaine de Diré, la production agricole a été satisfaisante et cela grâce aux réalisations du projet OMVSF, rendues possibles grâce aux subventions de l’engrais de « l’Initiative riz ».

« L’Initiative riz a permis de stabiliser le prix du riz. Les subventions de l’Etat ont fait que le sac de 100 kg du riz gambiaka coûte 27 500 FCFA à Diré » , a dit le maire Touré. « Cela a été possible grâce à la disponibilité constante de l’eau dans le chenal et la disponibilité de l’engrais subventionné ». Aujourd’hui, aux dires de M. Touré, on peut acheter plus de 10 tonnes de riz décortiqués sur place. A en croire le maire, Diré est devenu cette année l’un des marchés d’approvisionnement des régions voisines.

Si Diré est considéré comme un bastion de la riziculture, elle est aussi une ville pilote dans la culture du blé. Et le chef du gouvernement a pu le constater. La culture du blé, selon les constats du Premier ministre, est prometteuse. Impressionné par la séance de démonstration de décorticage du blé par le groupement de femmes et après avoir visité le magasin de blé de Bourem Sidi-Amar, M. Sidibé a déclaré que « le gouvernement va subventionner pour la première fois le blé. Le blé doit être une filière et pour avoir une filière, il faut soutenir la production. C’est un processus de soutien à la production du blé ».

De Bintagoungou, à la station de pompage de Daye-Homdobomo, à celle de Korioumé et aux parcelles rizicoles de la même localité, au projet village du millénaire à Alafia, et à Toya, Modibo Sidibé a lancé le même message aux producteurs et aux populations. « Il faut que le système Faguibine redevienne le grenier du Septentrion ».

« Cette année, l’Initiative riz sera reconduite et l’engrais sera subventionné disponible à 12 500 F CFA. La subvention du blé attendue par les producteurs, la subvention du mais aussi dans certaines zones devrait permettre de relancer toutes les cultures » , a promis le PM qui a dit qu’aucune prospérité ne se bâtit dans la facilité. « C’est dans le labeur qu’on peut y arriver, il n’y a pas d’autre solution ».

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

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POUR SATISFAIRE NOS BESOINS EN SUCRE

Trente milliards pour N-Sukala-SA

Les Maliens consomment 150 000 tonnes de sucre par an. Une grande partie de ce sucre est importée. Pour satisfaire nos besoins en sucre, les députés ont accepté l’accord de prêt de 30 milliards destiné à financer le Nouveau Complexe sucrier du Kala supérieur (N-Sukala-SA).

Les dépenses effectuées par le Mali dans l’importation du sucre ne cessent d’augmenter d’année en année. Elles étaient de 8,5 milliards en 2004 avant de passer à 15,3 milliards en 2005 pour atteindre 32,8 milliards en 2008.

La réalisation du Nouveau Complexe sucrier du Kala supérieur permettra à notre pays de réduire sensiblement ses importations de sucre, et à terme d’être autosuffisant, voire exportateur de sucre et d’alcool avec une production d’environ 104 000 litres. En tous les cas, vendredi 22 mai 2009, les députés, à l’unanimité, ont adopté le projet de loi relatif à l’ordonnance n°09-013/P-RM du 6 mars 2009 autorisant la ratification de l’accord de prêt signé à Bamako le 26 novembre 2008 entre le gouvernement du Mali et Export-Import Bank of China pour le financement du N-Sukala-SA.

Export-Import Bank of China met à la disposition du Mali un prêt concessionnel de 30 milliards de F CFA à intérêt bonifié. Selon les termes de l’accord, le prêt a un différé de 72 mois, un amortissement de 168 mois, un taux d’intérêt de 2 % par an et une commission de service de 0,25 % par an sur le principal du crédit non encore remboursé et autant sur le principal non retiré.

Le projet de loi n’a pas suscité de débats. Au contraire, les députés ont instruit au gouvernement, à travers le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce la construction rapide et le fonctionnement de ce nouveau complexe sucrier au regard des impacts qu’il aura sur l’économie nationale en termes d’emplois (10 000 saisonniers et 639 permanents) et d’investissement.

Le sucre produit à Sukala et à N-Sukala, soit 35 000 et 103 680 tonnes respectivement permettra de couvrir environ 90 % des besoins de consommation au Mali.

Denis Koné

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ASSEMBLEE NATIONALE

Moussa Diakité validé par la Cour constitutionnelle

Les résultats définitifs des législatives partielles de Bougouni, 2e tour, ont été proclamés le samedi 23 mai 2009 par la Cour constitutionnelle.

Malgré quelques réajustements opérés par la Cour en raison d’irrégularités, les résultats confirment ceux déjà annoncés le 18 mai par le ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales. Le candidat de l’Adéma/PASJ, Moussa Diakité a obtenu la majorité de 51 % avec plus de 31 000 voix contre son rival de l’URD, Seydou Diawara.

Mousa Diakité ira ainsi occuper le siège laissé vacant par Mamadou Sinayogo dit » Gaucher » du Bloc des alternatives pour la renaissance l’intégration et la coopération africaine (Barica), décédé en fin 2008.

Denis Koné

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AMADOU DIAKITE, PRESIDENT COMMISSON DES ARBITRES/CAF

« Ceux qui accusent les arbitres ne sont pas fair-play »

Depuis 4 ans, Amadou Diakité préside la commission des arbitres de la Confédération africaine de football (Caf). Cette longévité est certes saluée, mais l’arbitrage reste décrié à tort ou à raison. Chez nous, l’homme au centre de ces critiques n’est autre qu’Amadou Diakité. Dans cet entretien, il donne des explications sur le fonctionnement de sa Commission et répond à toutes les critiques portées sur la désignation des arbitres.

Les Echos : Pouvez-vous nous expliquer le fonctionnement de votre commission et le mode de désignation des arbitres ?

Amadou Diakité : La commission des arbitres de la Caf comprend 6 membres qui sont d’anciens arbitres internationaux pour la plupart et un président, qui est obligatoirement membre du comité exécutif. Nous avons créé d’abord ce qu’on appelle le département de l’arbitrage, c'est-à-dire qu’au niveau du secrétariat général de la Caf, nous avons nommé un directeur de l’arbitrage, qui est un ancien arbitre international. Ce dernier à un staff ; autrement dit un secrétariat qui s’occupe désormais de la gestion des arbitres sur le plan africain. Donc, ce département suit les arbitres, leurs performances et dans toutes les compétitions que nous organisons. Nous avons subdivisé la commission en deux parties : une sous-commission de désignation et une sous-commission de formation.

Comme son nom l’indique, la sous-commission de désignation propose à la direction de l’arbitrage les désignations sur les matches que nous organisons en Afrique. Et cette sous-commission fait ses propositions qui sont validées au niveau du secrétariat de la Caf. Donc, pour tous les matches importants, c'est-à-dire compétitions africaines des clubs, Coupe d’Afrique des nations, les arbitres de la catégorie A seulement sont désignés. La commission a un travail d’évaluation après les rencontres et la saison, mais la Commission n’influe en rien sur ce travail.

Les Echos : Malgré tous ces efforts, vous êtes accusé au Mali d’avoir choisi des mauvais arbitres pour nos différentes équipes ?

A. D. : Ce qui est regrettable, c’est que ceux qui le disent ne savent pas comment les choses se passent, c’est pourquoi ils peuvent avoir de telles attitudes, de tels comportements. Mais je les comprend. Qu’ils se disent qu’il y a pas de matches de football sans arbitres. L’arbitre peut être compétent, il peut avoir toutes les valeurs du monde et se tromper dans un match. Autant l’entraîneur se trompe en alignant un joueur qui n’est pas en forme autant, les joueurs devant le but vide, mettent la balle à côté, autant l’arbitre aussi peut se tromper et commettre des erreurs qui ne sont pas délibérément faites. Il faut que les gens comprennent que l’arbitrage est aussi humain que le reste du football.

Les Echos : Que pouvez-vous dire aux arbitres, objet de toutes les critiques et aux dirigeants de club ou de fédération qui se plaignent sans cesse ?

A. D. : Aux arbitres, je leur demanderai d’être courageux et honnêtes. Aux dirigeants, je dis que quand ils gagnent, ils sont contents. Mais quand ils perdent, ils accusent les arbitres. Ce n’est pas fair-play.

Les Echos : Un message pour nos représentants en tour de cadrage de la coupe Caf ?

A. D. : Je leur demande d’être concentrés sur leurs sujets car le plus dur arrive. Le Djoliba et le Stade ont franchi des étapes pour être à ce stade et au vu des potentialités et surtout l’avantage des matches retour à domicile, les deux équipes peuvent accéder à cette phase des poules de la Coupe Caf. En plus de la prime de la qualification, estimée à environ 100 millions de F CFA, nos équipes seront connues à travers les matches diffusés sur le continent et ailleurs. Je formule des vœux de réussite pour nos représentants.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

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