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2009

Mois de Juin

Les Echos du 29 juin 2009

 

TRIBUNAL DE LA COMMUNE VI

Le président et le procureur se coupent la bouche

Le président du tribunal de la Commune VI et son procureur ne s’adressent plus la parole. Conséquence : aucune audience en correctionnelle ne s’est tenue depuis un mois.

Hamèye Founé Mahalmadane, président du tribunal de la Commune VI, et le procureur, Cheick Chérif Koné, ne s’adressent plus la parole. La situation dure depuis plus d’un mois et les dossiers des affaires correctionnelles qui doivent être transmis au juge du siège sont entassés sur le bureau du procureur près le Tribunal de la Commune VI. Le premier responsable du parquet qui a la responsabilité de lancer l’action publique dans certaines affaires est accusé de « rétention abusive de dossiers » .

Puisque l’un ne veut plus parler à l’autre, le procureur se plaint qu’il y a le registre des plumitifs d’audience dans le bureau du président et n’entend pas le réclamer. Le président estime pour sa part que le registre en question n’appartient pas au parquet.

Le Tribunal de la Commune VI en tant que tel n’est pas bloqué dans son fonctionnement normal. Sur les cinq chambres seule la correctionnelle connaît des difficultés. Depuis la suspension de leur grève, les militants du Sylima ont repris le travail le 1er juin 2009.

La non-appartenance des deux magistrats au même bord syndical (Hamèye Founé président du Sylima et le procureur militant du Sam) n’est pas le fond de la mésentente. Selon des indiscrétions, des tribunaux où le procureur a déjà officié comme à Kayes et Ségou ont souvent vécu le même scénario de blocage qui a duré des mois.

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux est au courant de l’atmosphère délétère en Commune VI, mais rien n’est fait pour que les audiences en correctionnelle reprennent leur cours normal au grand dam des justiciables.

Le procureur de la République, Mahamadou Bouaré, informé de la question, aurait donné tort au procureur en lui demandant d’enrôler les dossiers. Une recommandation de son supérieur hiérarchique qu’il n’a pas respectée.

Abdrahamane Dicko

 

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FRONTIERE MALI-GUINEE

Deux agents de la S. E. malienne trafiquants ?

Un sous-officier qui se dit « cousin du président » et un autre « neveu » d’un général en poste à Moscou ont été interpellés par la gendarmerie guinéenne jeudi dernier.

Selon nos sources, les deux sous-officiers, tous deux adjudant-chef, l’un du 33e Régiment des commandos parachutistes, le second du 31e Régiment d’artillerie de Kati, sont bien connus à Kourémalé, où ils aidaient les trafiquants à faire passer au Mali leurs produits de contrebande. Ceci, naturellement, contre rémunération.

Le jeudi dernier, 25 juin, un trafiquant guinéen les dénoncera aux autres, comme ayant par dévers lui de l’or. Ils les intercepteront. Selon la version de nos sources, le trafiquant guinéen leur demandera de le suivre à Kourémalé, côté guinéen, afin qu’il les remette l’or. Seulement, une fois sur place, le trafiquant criera « aux voleurs ! ».

Nos deux quidams seront alors cueillis par les rangers guinéens (la gendarmerie locale). C’est là qu’ils s’identifieront comme deux agents de la Sécurité d’Etat (SE) malienne en mission. Seulement, ils n’ont pas pu dire en quoi consistait leur mission, ni produire un ordre de mission.

Les autorités guinéennes entreront en contact avec notre pays qui finira par demander leur extradition. C’est ainsi que le vendredi dernier, la S. E. a dépêché à Kourémalé deux agents, un capitaine et un sergent de police qui les ont ramenés à Bamako.

Ce qui a semé le trouble chez les Guinéens, c’est que « ils n’ont même pas été mis en arrêt de rigueur, car, visiblement, leur hiérarchie ne savait rien de ce qu’ils faisaient. C’est peut-être à cause des relations qu’ils ont, mais, tout le monde sait que la S. E. s’occupe de renseignement et non de poursuite de trafiquants ».

Alexis Kalambry

(envoyé spécial en Guinée)

 

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TENSION DE TRESORERIE

L’Assemblée exige un audit des commandes des ministères

L’interpellation du gouvernement jeudi dernier à l’hémicycle a donné lieu à plusieurs recommandations formulées par les députés à l’endroit du gouvernement. Ils ont exigé en plus du paiement des mandats des opérateurs économiques d’user de son droit de regard et de contrôle sur nos banques et autres institutions financières, l’audit des commandes effectuées par les départements ministériels…

L’interpellation du gouvernement sur le manque d’argent au Trésor public le 25 juin 2009 a abouti à plusieurs résolutions. Les honorables députés ont instruit au gouvernement une plus grande mobilisation de l’épargne intérieure et le retour d’un cercle vertueux en matière de gestion de la trésorerie de l’Etat à travers l’adoption d’un plan cohérent de sortie de crise, l’informatisation et la mise en réseau des services de l’assiette, ainsi que l’amélioration des prévisions budgétaires notamment la mise en place des cadres de dépenses à moyen terme (CDMT) dans chaque ministère.

Les députés ont recommandé un audit des commandes effectuées par les départements ministériels qui n’ont pas fait l’objet d’engagement préalable. De plus, les honorables députés ont exigé des départements ministériels et toutes institutions de la République le respect des prévisions de la Loi des finances en matière de dépense de toutes natures. En plus du contrôle des banques et autres institutions financières, l’AN a instruit à l’exécutif d’apporter un appui financier indispensable au redressement des institutions financières qui connaissent des difficultés et de renforcer les mesures de moralisation des dépenses publiques à tous les niveaux.

Contrairement aux explications données par le ministre de l’Economie et des Finances pour justifier le manque d’argent au Trésor, les députés, de leur côté, ont estimé que c’est plutôt le décalage entre le flux des dépenses et des recettes qui est à l’origine de la tension. Ce décalage se manifeste par le rallongement anormal des délais de paiement, entraînant des accumulations des instances de paiement.

En fin d’année 2008, selon le rapport de la Commission finances de l’Assemblée nationale, les impayés étaient estimés à 147,7 milliards de F CFA (96 milliards de F CFA au titre des mandats budgétaires et 20 milliards de F CFA au titre des obligations du Trésor et de divers engagements vis-à-vis du système bancaire). Au 31 mai 2009, les impayés étaient de 104 milliards de F CFA.

Sur les mesures urgentes à prendre, les députés ont approuvé les actions déjà entreprises par le gouvernement ; à savoir : le paiement diligent de toutes les factures dont le montant est inférieur ou égal à 10 millions de F CFA, une relecture des dispositions fiscales pour mieux maîtriser les exonérations afin de réduire les pertes de recettes du Trésor ainsi que la mise en place d’un secrétariat à l’harmonisation de l’aide chargé du suivi des décaissements des aides budgétaires.

Denis Koné

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ENERGIE

60 milliards pour accompagner le secteur

L’accord de crédit qui a fait l’objet de signature vendredi à Koulouba est destiné à combler le déficit énergétique.

Les documents du Projet d’appui au secteur de l’énergie (Pase), présentés au président de la République, ont été signés le 26 juin 2009 au palais de Koulouba par Sanoussi Touré et Alassane Diawara respectivement ministre de l’Economie et des Finances et représentant de la Banque mondiale au Mali.

D’un montant de 120 millions de dollars, soit 60 milliards de F CFA, le Pase, qui a une durée d’exécution de 5 ans, ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité et l’efficacité dans la fourniture et l’utilisation de l’énergie électrique.

Il comprend trois composantes : le renforcement et l’extension du réseau de transport et de distribution de la société EDM-SA, l’efficacité énergétique et la gestion de la demande, l’appui institutionnel et le renforcement des capacités dans le secteur de l’énergie.

En termes d’impacts, le Pase, tel que présenté par ses signataires, permettra d’augmenter la desserte en électricité, d’augmenter la capacité et la fiabilité de l’alimentation électrique, de promouvoir l’utilisation rationnelle et d’améliorer les performances du secteur de l’énergie.

Dans le volet desserte en électricité, il est prévu l’électrification de 5 nouvelles localités de la zone agro-industrielle de l’Office du Niger. Il s’agit de Dougabougou, Siribala, Sansanding, Molodo et Dioro.

Il est également prévu des branchements pour raccorder 40 000 nouveaux abonnés dans les quartiers périphériques de Bamako, Kayes, Sikasso, Koutiala, Ségou et Mopti.

Le Pase envisage, pour l’EDM-SA, la mise en œuvre d’un plan de redressement 2009-2012 lui permettant d’atteindre notamment l’équilibre d’exploitation, d’assainir la situation de trésorerie, d’améliorer les performances opérationnelles…

La Commission de régulation de l’eau et de l’électricité (Cree) et la direction nationale de l’énergie sont également prises en compte par le Pase. De part et d’autre, l’accent sera mis sur le renforcement des capacités en matière de régulation des secteurs de l’eau et de l’énergie et de contrôle des activités du secteur.

L’enveloppe du Pase est la plus grosse que la Banque mondiale vient de mettre à la disposition du Mali.

Mohamed Daou

 

Dernier acte d’amitié pour le Mali

La signature de cet accord de crédit relatif au secteur de l’énergie est le dernier acte d’amitié pour le Mali que le représentant de la Banque mondiale (BM) a accompli vendredi. En effet, Alassane Diawara est en fin de mission dans notre pays et s’apprête à faire ses adieux aux autorités qui s’apprêtent certainement à lui exprimer la reconnaissance de la nation malienne.

M. D.

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FORT-DE-FRANCE

L'aéroport Aimé Césaire, baptisé vendredi

Aimé Césaire aurait eu 96 ans, le vendredi 26 juin. A l'occasion, le président de la République française a procédé au baptême de l'aéroport qui porte le nom du chantre de la négritude.

Cette cérémonie figurait parmi les deux temps forts de la visite du président Nicolas Sarkozy, arrivé à Fort-de-France, jeudi 25 juin vers 13 h, heure locale. Sitôt, il a décoré une quinzaine d'anciens combattants de Guadeloupe et de Martinique. Ils sont connus sous le nom de dissidents, car au risque de leur vie, ils sont partis très massivement défendre la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

Vendredi, à 9 h, devant un public composé de personnalités de tous les bords et la famille d'Aimé Césaire, le président de la République a dévoilé la plaque portant le nom du plus illustre et poète et homme politique des 50 dernières années. "Nous rendons hommage à l'homme qui a changé le regard des Antillais sur eux-mêmes, le regard des Noirs sur eux-mêmes. Nous rendons hommage à l'homme qui a changé le regard des Antillais et des Noirs sur la France", rappelle Nicolas Sarkozy.

Le ton est tantôt à l'émotion, tantôt au lyrisme. "L'œuvre de Césaire est un manuel de dignité, un bréviaire de sagesse". Meilleur éloge ne pouvait venir de la bouche de Sarkozy que Césaire avait refusé de recevoir en 2005. A l'époque l'actuel locataire du palais de l'Elysée, était ministre de l'Intérieur et avait appuyé le vote d'un groupe de députés de droite reconnaissant "les aspects positifs de la colonisation française" en Afrique, en Asie ou en Afrique. Comme pour réparer ce qui lui avait valu des manifestations immenses à l'époque dans les rues de Fort-de-France, le chef de l'Etat a fait référence à l'action de Césaire qui a abouti à "la décolonisation des esprits".

C'est sur le ton d'un mea culpa qu'il a évoqué les relations de la France avec le monde noir. "Longtemps la France a ignoré ce que l'homme noir avait apporté au monde", s'est-il exclamé. Comment ne pas voir dans ses propos une tentative de réparation du discours de Dakar où il mentionnait en 2007 le retard de l'Afrique à entrer dans l'Histoire ?

Plus d'un observateur en Martinique trouve dans ces déclarations de Nicolas Sarkozy, un rattrapage d'un faux-pas. Avant le premier des Français, le dauphin de Césaire à la mairie de la capitale martiniquaise, Serge Letchimy a évoqué la place de l'Afrique dans la vie personnelle et le combat de Césaire. "Aimé Césaire espérait l’Afrique. Il prophétisait l’Afrique", soutient le maire de Fort-de-France. Et d'insister : "Il savait que ce haut lieu de civilisations et de cultures, ce berceau des humanités, cette source de la conscience et de la pensée, représente une grande part de l’avenir du monde".

Les rappels à Césaire de part et d'autre étaient de circonstance. Certes. Mais de la part du chef de l'Etat français, les références au penseur Césaire sont destinées à calmer les esprits après la tempête sociale qui a frappé les Antilles durant six semaines en février et mars derniers. Du reste, son voyage éclair en Martinique et en Guadeloupe est l'ébauche d'une solution aux revendications sociales dans les départements d'Outre mer. Avec toutefois une forte interrogation : quelle forme d'évolution institutionnelle à mettre en place pour que ces territoires sortent du statu quo ?

C’est-à-dire la sortie d'une société de consommation pour envisager l'entrée dans un modèle économique basé sur la production locale.

Adams Kwateh

(à Fort-de-France)

 

Senghor-Césaire, le pont au-dessus de l'Atlantique

Lors du 100e anniversaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor, en 2006, l'universitaire Lylian Kesteloot a publié "Senghor et Césaire, un pont sur l'Atlantique". Le titre de ce livre résume parfaitement l'idée que défend une association basée en Martinique pour favoriser le jumelage des aéroports international Léopold-Sédar-Senghor de Dakar-Yoff et Aimé-Césaire du Lamentin.

La démarche, initiée par des personnalistes culturelles et des artistes, a reçu l'aval des autorités sénégalaises. Le directeur de l'aéroport du Lamentin, Frantz Thodiard a été saisi de la demande. Il pense que le projet pourrait aboutir rapidement. Mais alors une question reste en suspens : A quand un vol direct reliant Senghor et Césaire, sans passer par de Gaulle ?

 

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ECHOS DES REGIONS

 5e REGION

Ce que Mopti pense du 3e mandat d’ATT

Malgré l’assurance qu’il a donnée de ne pas briguer un 3e mandat lors du débat télévisé à l’occasion de l’anniversaire de son investiture sur l’ORTM le 8 juin dernier, à Mopti, les compatriotes du président de la République pensent qu’il est fort possible qu’ATT soit encore aux affaires après le 8 juin 2012, une disposition pour le moment contraire à la Constitution.

Après un sondage sur le terrain dans la Venise malienne, 70 % disent faire confiance au président et estiment qu’il est homme de parole. Et 30 % des personnes enquêtées, dont la plupart sont des hommes, pensent qu’il cherchera bel et bien une prolongation de mandat en dépit du fait que le président a soutenu « qu’être le président d’un pays, c’est être un esclave, parce qu’on se charge de tout et tout se charge de vous en retour. Un président n’a jamais eu de repos, c’est ce que le peuple malien ignore ».

Pour une petite minorité, ATT est connu du monde entier et en tant que père de la démocratie malienne, il ne doit jamais chercher un 3e mandat. « On aime bien ATT et l’on veut bien de son 3e mandat, mais ce qui est mieux pour le Mali, c’est qu’il devra laisser le sort du pays entre les mains des Maliens et accepter l’alternance ».

D’après un Mopticien, témoin de l’Histoire du Mali, Amadou Toumani Touré est un président sage qui a ouvert de grands chantiers et devra accepter la volonté populaire, clairement indiquée dans la Constitution adoptée en février 1992. Routes, ponts, logements sociaux et beaucoup d’autres, il fait ce qu’il fallait pour le Mali, dit-il.

Il reste qu’à Mopti, on peut voir des affiches mettant en scène le président ATT sur une moto et transportant un fauteuil. A ses côtés, deux hommes lui demandent de briguer un 3e mandant. Ces affiches ont fait la une des causeries d’un matin à Sudu-Baaba. Certaines personnes en achètent. D’autres les empruntent pour les polycopier.

Amagana Amonce Guindo

(correspondant particulier)

 

TOURS JURIDIQUES DU MALI

Sikasso ouvre le bal

La salle de conférence du gouvernorat de Sikasso a abrité jeudi dernier la rencontre de restitution des résultats de la 1re édition des tours juridiques au Mali.

Organisée par Avocats sans frontières du Mali en partenariat avec Avocats sans frontières de France, l’Union européenne et le ministère de la Justice, une rencontre a regroupé avocats, magistrats, auxiliaires de justice, forces de sécurité, régisseurs et surveillants de prison et société civile de la 3e région sur le thème « accès au droit et à la justice pour les personnes vulnérables ».

Les tours juridiques sont l’occasion de rapprocher la justice des justiciables, mais aussi des cadres appropriés de discussion, de partage et de remise en cause de certaines habitudes. Pour les populations vulnérables, Avocats sans frontières de France et du Mali viennent par des actions concrètes apporter des aides juridictionnelles notamment à travers des consultations juridiques gratuites et confidentielles.

C’est ainsi qu’à l’issue de la 1re journée juridique organisée à Koulikoro, Ségou et Sikasso, 50 avocats bénévoles ont offert des consultations juridiques gratuites. Trente détenus ont été défendus gratuitement par Avocats sans frontières du Mali, de France et du Sénégal, 121 personnes vulnérables (femmes, mineurs, indigents et analphabètes) ont bénéficié des consultations juridiques dans les prisons, 300 personnes ont été informées et sensibilisées sur l’accès au droit et à la justice.

De plus, de nombreux dysfonctionnements du système judiciaire ont été passés au crible. C’est le cas de la garde-à-vue excédant largement les délais légaux, d’inculpation des personnes qui n’ont jamais été entendues par le juge d’instruction alors même que l’interrogatoire de première comparution n’a pas servi à corroborer les procès-verbaux d’enquête préliminaire.

Les tours juridiques entendent favoriser les échanges entre avocats, magistrats, auxiliaires de justice, régisseurs et surveillants de prison en vue d’une application saine de la loi. Il s’agit, pour Me Hamadi Karambé, président d’Avocats sans frontières du Mali d’échanger sur les dysfonctionnements judiciaires constatés et trouver des actions correctives à mettre en place afin d’élaborer une charte des bonnes pratiques que chaque partie s’engagera à respecter.

B. Y. Cissé

(correspondant régional)

 

CAPITALE DU KENEDOUGOU

La Journée olympique célébrée à Sikasso

Dans le cadre des activités commémoratives de la Journée olympique, le Comité régional olympique de Sikasso, mis en place en avril dernier, a organisé samedi 26 juin 2009 un cross et une exhibition d’arts martiaux devant l’ex-Maison du peuple.

Etaient présents les autorités régionales et locales, les membres du Cros, les présidents des différentes ligues sportives et un public sportif des grands jours. Le cross a réuni une centaine de jeunes des différents centres sportifs de la ville et les athlètes des forces de sécurité sur les distances de 3500 m pour les garçons et 1500 m pour les filles. Quant aux pratiquants d’arts martiaux, ils ont démontré leur savoir-faire par des katas au plaisir du public sportif sikassois qui a découvert de nouveaux talents.

Le vivier sportif du Kénédougou regorge de jeunes sportifs dont certains se sont distingués lors des compétitions nationales et internationales. Parmi ceux-ci, on peut citer : Salimata Sogodogo, élève en 7e année fondamentale, âgée de 14 ans, et médaillée d’argent sur 5000 m au meeting de San en 2009, et Mariam Diallo, 16 ans, médaillée d’argent sur 1500 m et médaillée d’or lors du tournoi ouest-africain.

Elles ont été présentées au public sportif sikassois de même que certaines anciennes gloires de la région dont Amara Sangaré qui fut champion du Mali sur 5000 m et 10 000 m, Adama Konaté dit « Champion » qui fut champion du Mali de 100 m. Ils avaient défendu les couleurs du pays aux Jeux olympiques de Montréal en 1976.

Les autorités régionales ont encouragé les différentes directions techniques et les athlètes tout en sollicitant le soutien des opérateurs économiques de la place pour que le sport de la région retrouve sa place dans l’élite nationale. Le président du comité régional olympique, Dr. Béma Ouattara, a remercié le Comité national olympique et sportif du Mali et ses partenaires qui ont financé les activités commémoratives de la Journée à Sikasso.

Il a rappelé l’esprit du Mouvement olympique qui repose sur le rôle essentiel du sport comme moyen d’éducation pour créer une compréhension véritable entre les peuples du monde. Et d’ajouter qu’il n’y a ni vainqueur, ni vaincu l’essentiel est de participer. Néanmoins, les 10 premiers de chaque catégorie ont reçu des équipements sportifs et une enveloppe.

B. Y. Cissé

(correspondant régional)

 

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CONSEIL ELECTIF DE MALIFOOT

Hamadoun Kolado Cissé : une ambition pour le foot malien

Hamadoun Kolado Cissé, membre de la Commission de football féminin de la Confédération africaine de football (Caf), s'est porté jeudi candidat à la présidence de la Fédération malienne de football. « Il doit être le président de la Fédération malienne de football. Parce qu’il a un statut qui l’y autorise », a confié l’ancien international et recordman des sélections nationales de football, Idrissa Traoré « Poker ».

En plus du dirigeant sportif, Hamadoun Kolado Cissé, dont le programme intitulé « Mon ambition pour le football malien », est un gestionnaire des finances publiques qui sollicite les suffrages des électeurs du football malien. Il est inspecteur des impôts de classe exceptionnelle, détenteur d’une maîtrise en sciences économiques, obtenue en 1977 à l’Université de Dakar.

Au regard de son parcours remarquable, la nation reconnaît ses mérites professionnels en lui décernant la médaille de chevalier de l’Ordre national du Mali en janvier 2009. Gestionnaire très apprécié dans l’administration fiscale, le parcours de Hamadoun Kolado Cissé dans la gestion et l’administration du football est aussi un élément qui plaide en sa faveur dans la course au poste de président de Malifoot.

Dès 1980, il commence très jeune à être dirigeant sportif, avec le poste de secrétaire général du Racing club de Gao avant d’intégrer le bureau de la Ligue de Gao. Dans la Cité des Askia, il assumera aussi les fonctions de secrétaire général adjoint du Sonni de Gao. Hamadoun K. Cissé préside ensuite le Comité local des sports de Yanfolila entre 1982 et 1989.

C’est au cours de cette période qu’il met le football de la localité sur orbite, avec l’AS Sogemork de Kalana. Ce club d’entreprise minière dirigée par un autre grand dirigeant sportif, Abdoul Karim Diop (général à la retraite), réussit un parcours honorable en Coupe du Mali en 1987. Tout le monde se rappelle encore cette victoire historique des miniers sur le Djoliba. Il est pendant près de 2 ans, le responsable emblématique des équipes de Yorosso, de Kati et de Dioïla et contribue à l’accession du Baoulé club de Dioila en première division en 1999.

Hamadoun Kolado Cissé a siégé également dans la Ligue régionale de Koulikoro en occupant le poste de 2e vice-président (1993-2005). Dans la même lancée, ses parents et amis de Djenné (sa ville d’origine) et de la 5e région lui font appel pour la présidence de la Ligue régionale de Mopti. Il occupe ce poste depuis août 2005. Et c’est de là qu’il brigue la présidence de Malifoot.

Résultat : partout où il passe, la jeunesse et le sport bénéficient de son infatigable accompagnement et de son appréciable apport. Beaucoup de clubs de la division d’élite ou des divisions inférieures ont bénéficié de ses appuis multiformes.

Fort de ses relations au niveau des instances internationales du football, l’enfant de Djenné a honoré de sa présence de nombreux grands rendez-vous du ballon rond à travers l’Afrique et le monde. Il figure notamment parmi les invités de marque lors des festivités du centenaire de la Fifa à Paris (France) en 2004. Il assiste, en 1998 au Burkina, à l’AG de la Caf qui a promu notre compatriote Amadou Diakité au comité exécutif de la Fifa. On enregistre sa présence aux assemblées générales de la Caf en Tunisie (2004), en Egypte (2006) et cette année au Nigeria.

Parallèlement à ses importantes rencontres, Hamadoun Kolado Cissé fait partie des délégations maliennes à de nombreux rendez-vous du football continental comme la dernière Can du football féminin en 2008 en Guinée-équatoriale.

C'est fort de ce parcours impressionnant qu'il réclame aujourd'hui la tête de la Fédération malienne de football. Le mandat de Malifoot a pris fin depuis la semaine dernière et Hamadoun Kolado Baourou Cissé se positionne en vue de l’échéance des 11 et 12 juillet prochains de Tombouctou.

Nous y reviendrons.

Boubacar Diakité Sarr

 

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