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2009

Mois de Juin

Les Echos du 02 juin 2009

 

PRECHES DE VENDREDI DANS LES MOSQUEES

La fatwa anti-homosexuelle

A l’appel des chefs religieux à l’issue d’une réunion, les musulmans ont, pendant deux vendredis, dans plusieurs mosquées de la capitale, déploré que des autorités aient accepté la tenue d’une réunion des homosexuels dans notre pays.

La rencontre des homosexuels tenue, il y a plus d’un mois, dans un hôtel de Bamako reste une arête en travers de la gorge de la communauté musulmane. A l’issue d’une grande réunion, le 17 mai dernier, des leaders religieux ont convenu de maudire ceux qui ont donné leur onction à la réunion des homosexuels au Mali.

Ainsi, les vendredis 22 et 29 mai 2009, des imams, dans leur « koutba » (prêche qui précède la prière), ont proféré des malédictions contre le responsable qui a ordonné la tenue de la rencontre des homosexuels.

« La vérité est que nous avons été voir la personne qui a autorisé la tenue de la réunion des homosexuels bien avant qu’il ne donne son accord. Il nous a promis de tout faire pour l’empêcher. Mais après, il a donné son accord aux homosexuels. Comme nous ne pouvons pas faire autre chose, nous avons alors décidé de le maudire » , a fait savoir vendredi dernier l’imam d’une mosquée de la place au cours de son prêche, expliquant aux croyants les conséquences de l’homosexualité dans la société et les versets coraniques qui l’abominent.

« Le responsable en question doit savoir qu’il ne va pas s’éterniser au pouvoir. Il trouvera Dieu devant lui. Que Dieu déstabilise son pouvoir ! Que la malédiction de Dieu tombe sur lui. Que la malédiction de Dieu tombe sur les homosexuels » , a poursuivi l’imam devant plusieurs centaines de fidèles, qui ont spontanément répondu « amen ».

En se prononçant sur le sujet, des imams n’ont pas pu retenir leurs larmes. En plus des mosquées de vendredi, des malédictions se font sur les antennes de la Radio islamique par des prêcheurs. Le responsable qui a autorisé la rencontre des homosexuels a à craindre, car les malédictions en l’occurrence sont foudroyantes comme ce fut le cas à Gomorrhe, la cité cananéenne détruite avec Sodome, une catastrophe interprétée par la Bible comme une punition de Dieu à l’encontre de leurs habitants, jugés infidèles et immoraux.

Sidiki Doumbia

 

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POUR DES REVENDICATIONS NON SATISFAITES

Les surveillants de prison s’emportent

Malgré la suspension de son mot d’ordre de grève de décembre 2008 à la suite d’une médiation, la Section syndicale de la justice (SSJ) dit constater que l’Etat tarde à honorer ses engagements vis-à-vis des surveillants de prison.

Recommandation d’une assemblée générale des surveillants de prison, tenue il y a deux mois, la conférence de presse de la Section syndicale de la justice, vendredi dernier à la Bourse du travail, visait à informer l’opinion nationale sur le sort du protocole d’accord de suspension de son mot d’ordre de grève de décembre dernier.

Le 18 novembre 2008, le bureau exécutif de la SSJ avait déposé, sous l’égide du Syntade, un préavis de grève qui comportait neuf points. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat avait alors mis en place une commission de conciliation qui s’est réunie les vendredi 28 novembre, jeudi 5 et vendredi 6 décembre 2008 dans la salle de conférence du ministère de la Justice. Après examen des points de revendication, la SSJ et son département de tutelle (le ministère de la Justice) s’étaient mis d’accord sur 7 points. Seuls deux points avaient fait l’objet de désaccord.

Sans renoncer à ses revendications essentielles (l’octroi d’un statut de nature législative, de primes et d’indemnités), la SSJ avait suspendu son mot d’ordre de grève suite aux avis et conseils du Syntade et des doyens du mouvement syndical.

Mais, de la suspension de son mot d’ordre de grève en décembre 2008 à nos jours, le ministère de la Justice, indique la Section syndicale, non seulement n’exécute pas les points d’accord dont il est signataire, mais donne même l’impression de mettre en cause les points d’accord.

Abdoulaye Fofana, le secrétaire général de la SSJ, conférencier a précisé que les points 5, 6, 7 n’ont pas connu de début d’exécution bien qu’ils aient fait l’objet d’accord. « Il s’agit respectivement de la dotation annuelle des surveillants de prison en deux tenues de travail bi-annuel, en paquetage complet et l’équipement des maisons d’arrêt en moyen de communication et en matériel informatique, la formation et la dotation en médicaments ».

Regrettant que seuls les points 8 et 9 connaissent un début d’exécution, il ajoutera que  « s’agissant des points de désaccord, il est d’une ultime nécessité d’octroyer un statut de nature législative aux surveillants de prison ».

Aux dires de Yaya Mallé, représentant du secrétaire général de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) à la conférence de presse, « les surveillants de prison travaillent dans des conditions difficiles. Pour le moment, nous ne sommes pas dans un bras de fer avec l’Etat, mais nous allons tout faire pour trouver une solution à ces difficultés. Après cette conférence de presse, la Section syndicale va examiner des dispositions à prendre ».

Et à M. Mallé d’ajouter que la SSJ, qui est toujours en train d’agir pacifiquement, aura l’accompagnement des autres syndicats en cas de démonstration de force.

Sidiki Doumbia

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SYLIMA/SYNAG

Trêve d’un mois

La grève illimitée, déclenchée le 4 mai 2009 par le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) et le Syndicat autonome des greffiers, secrétaires de greffe et parquet (Synag), a été suspendue pour un mois. La nouvelle est tombée dans l’après-midi le lundi 1er juin.

La suspension de la grève pour un mois s’inscrit dans une logique de reprise des négociations. Celles-ci étaient rompue depuis près d’un mois, ce qui est à l’origine de la grève illimitée. Le Sylima/Synag et l’Etat se rejetaient mutuellement la responsabilité de la cessation des négociations.

La reprise du travail, dès ce matin par les militants du Sylima et du Synag, est le fruit d’intenses médiations offertes par des personnes anonymes de la société civile. La journée du 31 mai a été particulièrement déterminante dans ce ballet de médiation où le siège du Sylima a été pris d’assaut par des hommes et des femmes venus offrir leurs bons offices.

Les grévistes ont accepté de desserrer l’étau à la seule condition que la commission de conciliation mise en place par ordonnance et par l’Etat reprenne ses activités sur les 14 points de doléances.

Dans une interview parue dans nos colonnes hier, le secrétaire général du Sylima, Hamèye Founé Mahalmadane accusait l’Etat de rupture unilatérale des négociations à partir du moment où son syndicat ne faisait plus un préalable la satisfaction de la question relative à la prime de judicature.

Dans la même interview, le premier responsable du Sylima s’attaquait à l’Etat pour avoir enfreint à la liberté syndicale à travers l’ordonnance du 1er président de la Cour d’appel qui a nommé des intérimaires à la place des présidents de tribunaux grévistes. Une entrave à la liberté syndicale qui a valu une plainte du Sylima et du Synag contre le gouvernement du Mali devant le Bureau international du travail (BIT).

La suspension de la grève illimitée (une première dans le Mali post-démocratique) qui allait boucler ses 30 jours demain, est un ouf de soulagement pour tout le monde. Les justiciables, professionnels de la justice et gouvernants sont délivrés. Chacun de son côté est en droit d’espérer que l’Etat aussi bien que le Sylima/Synag jouent leur partition en menant des négociations sincères qui puissent définitivement cerner l’ensemble des revendications.

Abdrahamane Dicko

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BRUITS SOURDS

Mairie de la Commune II

180 millions à payer aux fournisseurs : Près de 180 millions de F CFA : c’est le montant que doit aujourd’hui la mairie de la Commune II à des fournisseurs. Certains d’entre eux font tous les jours le pied de grue devant la municipalité pour réclamer leurs dus. Malheureusement, ils n’ont pas pour le moment d’interlocuteur car, les uns et les autres ont d’abord la tête à la passation de service devant intervenir en principe ce mardi entre le maire sortant, Gaoussou Ly, et le rentrant, Youssouf Coulibaly. Une chose paraît certaine : la nouvelle équipe devra faire non seulement face à la gestion des créances, mais également au problème de parcelles mal gérées, les contrats donnés en bail. Le hic, c’est que dans la plupart des cas, l’argent n’a pas été versé à la mairie. Déjà, les créanciers s’attaquent au maire sortant et à ses « complices ».

Les travailleurs courent derrière leurs salaires : L’actualité à la mairie de la Commune II, c’est aussi le non-paiement des salaires des agents. Des sources rapportent que la régie ne dispose d’aucun sou pour faire face aux salaires du personnel. Or, selon nos informations, lorsque Gaoussou Ly arrivait à la mairie, il avait hérité de son prédécesseur 140 millions de F CFA dans les caisses. Mais, aujourd’hui, celles-ci sont vides. Au lieu de faire face au problème de payement des travailleurs, le maire sortant, qui ne laisse aucun bon souvenir, s’attèle à organiser ce mardi un méchoui. Pour fêter ou célébrer quoi ? Sa défaite ?

Il rafle la dotation trimestrielle des agents : Aux déboires du maire sortant de la Commune II s’ajoute le fait qu’il a disparu avec la dotation en carburant de la mairie pour le compte du trimestre passé. De même, il a pris la dotation destinée au fonctionnement même de la municipalité. Cela, comme à son habitude à moins que certains conseillers ne haussent le ton. Sont concernés par la dotation, tous les chefs de service de la mairie ainsi que les membres du conseil communal. Sur des milliers de tickets, il n’aura seulement laissé qu’une dizaine.

Des particuliers à ses trousses : Outre le problème des fournisseurs, deux autres particuliers seraient aux trousses du maire sortant de la Commune II. Il aurait procédé à une double vente sur des parcelles. Les deux particuliers dont il s’agit réclament l’un 17 millions de F CFA et l’autre 18 millions de F CFA. Un de ses proches avec qui il traitait des affaires aurait été coincé par les deux messieurs la semaine dernière dans le secrétariat pour le remboursement de leur argent. Dans de sales draps depuis un certain temps à cause de ses agissements négatifs, d’aucuns craignent la prison pour le maire sortant de la Commune II.

 

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REGIONS

COMMUNE URBAINE DE GAO

Sadou Diallo, transfuge de l’Adéma, élu maire

Le 30 mai 2009, le transfuge de l'Abeille, Sadou Diallo, a été élu maire de la Commune urbaine de Gao pour un mandat de 5 ans.

L’élection du nouveau maire de la Commune urbaine de Gao, samedi dernier, était présidée par le doyen des nouveaux conseillers municipaux, Aly Alassane Touré, sous la supervision du préfet Woundioun Tapa Sissoko, accompagné de son 1er adjoint, Aliou Ndiaye, et du sous-préfet central, Amadou Dicko. Tout a commencé par le choix du maire aux environs de 10 h.

Les deux candidats déclarés étaient : Arboncana Boubèye Maïga, pour le bulletin rouge, et Sadou Diallo, pour le bleu. Au décompte final, Sadou Diallo a obtenu 16 conseillers et Arboncana Boubèye Maïga 13 sur un total de 29 votants, dont 22 présents. Les absents ont voté par procuration.

L'alliance MC-PCR a voté à l'unanimité pour Sadou Diallo. Le parti de l'Abeille, le RPM et l'URD, qui ne soufflent plus dans la même trompette que le MC, le PCR et les indépendants se sont partagés les suffrages des autres votants.

Le scrutin s'est déroulé sans accroc. Les forces de maintien d'ordre, des éléments de la garde nationale et de la police présents dans la salle des délibérations de la Commune urbaine, veillaient au grain. Seuls les conseillers élus et la presse ont été autorisés dans la salle.

Quant à la population, elle est restée à attendre l’issue du scrutin sous un soleil de plomb. « J'ai connu de dures épreuves, mais j’ai invité les 29 conseillers à travailler avec moi, car seule l'union fait la force. Je n'ai aucune rancune pour qui ce soit », a affirmé Sadou Harouna Diallo.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

 

Le bureau communal :

Sadou Harouna Diallo, le maire indépendant

1er adjoint : Sabane Alassane Maïga (PCR)

2e adjoint : Abdramane Guindo (MC)

3e adjoint : Mariam Maïga (MC)

4e adjoint : Sema Issa Maïga

Les délégués du conseil de cercle sont : Mohamed Guindo (Adéma), Idrissa Thié (MC), Boubacar Dacka, Boubacar Gazeré (indépendant)

 

SADIOLA

L'environnement et la vie humaine menacés

Sadiola   est une gigantesque   mine   d’or située  à 70 km de Kayes le long de la frontière sénégalo-malienne.

La mine de Sadiola   a drainé un grand nombre de populations depuis son ouverture, mineurs (souvent célibataires), camionneurs, commerçants... d'où la dégradation des mœurs dans la Commune. La multiplication de la prostitution professionnelle ou occasionnelle a eu pour conséquence la propagation alarmante du VIH et des IST.

Les ouvriers travaillent dans des conditions dangereuses dans la mine de Sadiola : conduite de véhicules vétustes, respiration permanente de poussière, émanations toxiques des produits de traitement. Toutes choses à la base de décès ou l'invalidité de dizaines d'ouvriers.

L'extraction du minerais comme la circulation de gros camions sur la route Sadiola-Kayes non bitumée, génère des poussières très importantes en particules respirables, chargées d'arsenic, de plomb, etc. Cet état de chose augmente la fréquence des maladies respiratoires au sein des populations locales de Sadiola en particulier et de la région de Kayes en général, aussi bien chez les personnes âgées que chez les enfants.

Le minerais, traité au cyanure utilisé par dizaines de milliers de tonnes, est rejeté dans le bassin de boues de Sadiola dépourvu de tout revêtement. Ni les recommandations formulées dans le rapport Envirolink (1994), ni les lignes directives de la Banque mondiale dans le domaine minier (1995) sur la qualité de l'eau et de l'air ne sont appliquées à Sadiola.

En effet, la Société d'exploitation des mines d'or de Sadiola (Semos) ne s'est pas dotée d'instruments de mesure garantissant l'application de ces normes. Ainsi, le taux de cyanure total du puits de contrôle BH1 s'élève jusqu'à 0,5 mg/l pendant la saison des pluies, révélant une contamination des eaux de surface à cette période. L'EIE Envirolink 1994 préconise un taux de cyanure total maximum de 0,1 mg/l pour les eaux de boisson. Conséquences : de nombreuses fausses couches, des avortements et décès d'enfants en bas âge dans les villages les plus exposés.

A cela, il faut signaler la perte de cheptel ovin et bovin, la perte de terres cultivables et le drainage acide minier généré par l’extraction de minerais sulfuré dans la carrière principale de Sadiola ainsi que dans les carrières satellites.

Ce qui, du coup va provoquer à moyen et long termes l’infiltration de métaux lourds dans les nappes phréatiques. Voilà qu’aujourd’hui la survie de notre population est menacée et l’inquiétude devient grandissante surtout quand on pense à l’après-mine.

Issa Bathily

(correspondant régional)

ELEVAGE A SIKASSO

La filière et la profession vétérinaire en danger

Le Mali est un pays d'élevage. Ce secteur fournit 11 % du PIB et constitue la principale ressource pour 30 % de la population nationale. Si l'élevage est la 3e richesse du pays après l'or et le coton, il est loin de couvrir les besoins nationaux.

Le cheptel dans la région de Sikasso compte des millions de bovins, ovins, caprins, porcins et les volailles etc. Il est difficile de donner un chiffre exact, mais la production de viande et de lait constitue la troisième richesse du pays, le lait représentant près de 30 % du chiffre d’affaires total de l’élevage, tandis que la demande de consommation de produits laitiers est satisfaite à plus de 50 % par les importations.

La grande sécheresse de la décennie 1980- 1990 a conduit la plupart des éleveurs peuls à abandonner les régions nord du Mali pour s’installer au sud où les conditions alimentaires sont favorables notamment aux abords des cours d’eau, mares et plaines. Aujourd’hui, l’on note une forte concentration de bétails dans les cercles de Bougouni, Koutiala, Yanfolila, et Kolondiéba.

Le vieux Mamady Sankaré, éleveur au marché de bétail de Sikasso, se souvient encore des raisons qui l’ont fait quitter Djenné en 5e région pour s’installer à Korobarrage, à 80 km de Sikasso. Au nord, la moitié de son troupeau a disparu à cause de la famine et des maladies animales. Les services techniques de l’élevage ajoutent à ces facteurs les résultats des recherches des dix dernières années à l’Institut d’économie rurale (IER) et l’appui des partenaires techniques et financiers.

Aujourd’hui, le lait, sous-produit de l’élevage, anime l’activité économique de la région. Des réseaux de mini-laiteries sont créés dans certains centres urbains comme Bougouni, Kadiolo, Sikasso et Koutiala.

Ces mini-laiteries travaillant à base de lait local et peuvent se prévaloir d'un certain succès, car elles s'appuient sur une gamme de produits adaptés à la consommation locale. Elles permettent la sécurisation des revenus des éleveurs ainsi qu'une complémentation alimentaire et un meilleur suivi sanitaire des troupeaux. Leur principale force réside dans la fixation, avec les éleveurs, du prix du litre de lait entre 200 et 300 F CFA suivant la disponibilité.

Heurs et malheurs

Plus largement, cette dynamique est de fait favorable à la production nationale malgré la concurrence des importations. Celle-ci est également un "plus" pour la structuration de la filière. En amont, elle accompagne l'intensification des pratiques et l'organisation des éleveurs. En aval, elle engendre un début d'organisation formelle et crée, certes de manière limitée, de nouveaux créneaux ou métiers du lait.

Ce succès doit cependant être nuancé du fait de leurs possibilités de développement forcément limitées, du fait des risques de saturation du marché des villes secondaires et de leurs difficultés à s'implanter à Bamako.

Conscient des défis à relever, les vétérinaires de la région, les mandataires, les services techniques et l’Union régionale de la filière bétail et viande (URFBV) se sont retrouvés le week-end pour faire l’état des lieux sur leur profession, l’élevage en 3e région étant tributaire de nombreuses contraintes d’ordre sanitaire, alimentaire et organisationnel, a dit Abdoulaye Bamba, président de l’Ordre des vétérinaires de la région.

Au plan sanitaire, les préoccupations demeurent la lutte contre les principales maladies, dont le trypanosome animal, une maladie endémique dans la région. Elle est très contagieuse et mortelle et toute la zone sud du Mali est exposée en ce début d’hivernage. Des cas sont constatés dans le cercle de Kadiolo. De plus, l’automédication des animaux par les éleveurs et la vente des produits frauduleux sont en train de provoquer de plus en plus une résistance des trypanosomes.

Cependant Sikasso dispose d’un laboratoire et d’une usine de produits pharmaceutiques vétérinaires privés Labo-Pharmavet Koné qui satisfait en besoins plusieurs pays de la sous-région. Pour une bonne consommation de la viande du marché, les éleveurs et les producteurs laitiers devront solliciter les services vétérinaires organisés.

B. Y. Cissé

(correspondant régional)

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OBAMA EN EGYPTE

Entre miel et patates chaudes

En attendant sa visite au Ghana en juillet prochain, le président des Etats-Unis, Barack Obama, sera pour la première fois depuis son accession à la magistrature suprême en Afrique, précisément en Egypte, pour s’adresser au monde musulman. Une ouverture salutaire qui contraste cependant avec la situation politique au pays des Pharaons.

Lors de la campagne pour les élections présidentielles historiques du 4 novembre 2008 aux Etats-Unis, le candidat démocrate, Barack Obama avait créé la différence avec son challenger, le républicain John McCain, en promettant d’engager le dialogue avec le monde musulman dans toutes ses composantes. « Sans conditions prédéfinies » et pendant les 100 premiers jours de son mandat.

Beaucoup parmi ses adversaires politiques lui avaient ri au nez en qualifiant de « démesurée », cette « promesse politicienne ». L’éloquent homme n’a certes pas pu concrétiser cet engagement pendant le temps préalablement défini pour raisons « logistiques », mais il est revenu à la charge en programmant une adresse au monde musulman ce 4 juin en Egypte.

Restaurer l’image et la bonne réputation des Etats-Unis à travers le monde est l’un des objectifs primordiaux de la nouvelle administration. Fervent partisan de la communication interculturelle et icône du brassage entre les peuples, Barack Obama a fait de la diplomatie son cheval de bataille pour arriver à cette fin.

Nul n’ignore que les Etats-Unis n’est plus le père béni qu’il était il y a encore quelques années, notamment dans les pays arabes et à majorité musulmane. Cette nouvelle considération du pays de l’oncle Sam est la conséquence logique de la gestion de l’après 11-Septembre 2001, avec le déclenchement des guerres en Afghanistan et en Irak, y compris les exactions commises sur les détenus dans les prisons de Guantanamo et d’Abu Ghraib.

Obama ne pouvait donc pas rester indifférent aux musulmans en général et aux Arabes en particulier, encore moins à une culture aussi riche que parfois complexe. D’ailleurs, il a donné le ton dans son discours d’investiture le 20 janvier dernier : « Au monde musulman, nous cherchons une nouvelle façon d’avancer basée sur l’intérêt et le respect mutuel ».

Et cette dynamique inédite aura pour point de départ une adresse du président américain aux communautés musulmanes depuis le pays des Pharaons, qui est considéré comme un épicentre du monde arabe et musulman. Le discours dit d’Egypte devra aborder les questions sécuritaires et la liaison entre les Etats-Unis et l’islam, une religion pratiquée aujourd’hui par des milliers d’Américains.

Un régime décrié

La relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens et l’invitation de l’Iran au dialogue sur son programme controversé de prolifération nucléaire ne devraient pas manquer d’être mentionnées par Obama.

Cependant, au-delà de l’intervention du président des Etats-Unis, c’est le choix de l’Egypte pour lieu du discours qui paraît scandaleux. Le pays légendaire n’est pas vu comme un modèle de démocratie. Ses citoyens courent toujours derrière les droits fondamentaux de l’Homme. La libre expression y est encore un vœu pieux et la situation politique est jugée chaotique. La scène politique égyptienne est en fait caractérisée par des emprisonnements d’opposants au régime d’Hosni Moubarak, un octogénaire au pouvoir depuis bientôt 30 ans.

Ancien responsable militaire de son pays, Moubarak a contraint beaucoup de ses concitoyens épris de valeurs démocratiques à l’exil. L’Egypte n’est pas non plus à l’abri d’une pseudo monarchie héréditaire, car le dirigeant inoxydable serait en train de préparer son fils aîné Gamal Moubarak, pour lui succéder. Un soupçon qui conforte les dénonciations de falsification des résultats de la première élection présidentielle multipartite sur les bords du Nil organisée en 2005. Toutes choses qui contrastent avec les valeurs démocratiques défendues par les Etats-Unis et sur lesquelles ce pays fonde ses relations avec ses partenaires.

Condoleezza Rice, l’ancien chef de la diplomatie américaine, n’avait-elle pas ouvertement critiqué le régime égyptien pour ses mesures répressives contre ses opposants ? Mais apparemment, en choisissant l’Egypte pour que l’Amérique renoue le fil avec les musulmans, Obama semble seulement se soucier de l’impact de son discours à partir d’un pays dont la voix est prisée parmi les nations arabes.

Le président américain privilégierait donc l’obtention de résultats plausibles par son ouverture avant toute autre considération. Rien que son parcours et sa personnalité, en tout cas, représentent des atouts dans cette optique : il a passé une partie de son enfance en Indonésie (un pays musulman) ; son père était un musulman kenyan ; les pays musulmans ont, à l’unanimité, salué son élection.

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

 

 

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PERFORMANCE SPORTIVE

Une semaine historique pour le football malien

Du lundi 25 au dimanche 31 mai 2009, le football malien a vécu une semaine fantastique avec des résultats qui ont apporté du baume au cœur du passionné et exigeant public sportif.

En effet, malgré l’élimination du Djoliba face à l’Entente sportive de Sétif (ESS) d’Algérie dans la série des tirs au but (3-4), le football malien a vécu une semaine (du lundi 25 mai au dimanche 31 mai 2009) historique. Celle-ci a commencé le mercredi 27 mai 2009 avec le sacre de Seydou Kéita et du FC Barcelone en finale de la Champion’s League à Rome (Italie) contre Manchester United d’Angleterre.

Ce fut le couronnement d’une formidable et inoubliable saison pour le gaucher magique des Aigles du Mali. De sa dernière saison passée au Racing club de Lens (2006-2007), au FC Séville (2007-2008) puis au Barça cette saison, Seydou ne cesse de prouver qu’il a retrouvé la plénitude de son talent pour entrer dans les annales du club catalan, voire de la Champion’s League au sein d’une équipe de rêve. On a enfin retrouvé celui qui avait été élu « meilleur joueur » de la Coupe du monde des juniors de 1999 au Nigeria. Coupe du roi, Liga et Champion’s League, rien n’a échappé à Seydoublen et à son club qui ont régné sur l’Espagne et l’Europe au cours de cette saison 2008-2009.

La belle série s’est poursuivie avec la qualification du Stade malien de Bamako pour la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), une performance historique car, le Mali n’avait jamais goûté à cette phase de poule depuis la création de la nouvelle formule de la Coupe Caf en 1995. C’était donc un rêve que le public sportif malien réalise aujourd’hui grâce au Stade malien de Bamako, vainqueur d’Al Ittihad Khemisset du Maroc par 3-1. Cette brillante qualification a eu lieu le samedi 30 mai 2009 au Stade Modibo Kéita de Bamako.

Et dans la soirée du même samedi, Bordeaux a décroché son 6e titre de champion de France 10 ans après sa précédente consécration. Absent des derniers matches de la saison pour raison de blessure, l’international Abdou Traoré a été un acteur de cette consécration. Il a réalisé une saison époustouflante avec les Girondins en remportant la Coupe de la Ligue et le titre de la Ligue 1. Ce qui a permis à l’Aigle de la Gironde de beaucoup progresser techniquement et tactiquement.

Malheureusement, au niveau de la Ligue 1, on déplore la relégation en Ligue 2 du Havre FC et du FC Nantes de respectivement Mamadou Diallo et Mamadou Bagayoko. L’autre ombre à ce tableau reluisant du football malien et de nos expatriés, c’est l’élimination du Djoliba AC de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) à la suite de la séance de tirs aux buts perdue face à Entente sportive Sétif d’Algérie (3-4).

C’était dimanche 31 mai 2009, au stade Omnisports Modibo Kéita de Bamako, aux termes d’un match héroïque livré par Janvier Abouta et ses coéquipiers. Comblé par le Stade malien de Bamako, Seydou Kéita et le Barça ainsi qu’Abdou et Bordeaux, le public sportif malien attend beaucoup des Aigles dans leur double confrontation contre le Ghana et le Bénin, respectivement les 7 et 21 juin 2009 à Bamako.

Deux rencontres importantes d’autant qu’elles donnent aux Aigles du Mali l’opportunité de prendre le leadership de son groupe D et surtout une option sérieuse pour la qualification historique à la Coupe du monde « Afrique du Sud 2010 ».

Gageons que les Aigles seront à la hauteur pour prolonger le bonheur entamé avec cette semaine historique du football malien !

Alphaly

 

PHASE FINALE DE LA COUPE DE LA CAF

Le Djoliba échoue aux portes de la qualification

La qualification du Stade malien la veille mettait la pression sur le Djoliba qui rencontrait l’Entente sportive de Sétif (Algérie) en match retour du tour de cadrage de la Coupe de la Confédération (Caf). Mais, la tâche n’était pas facile puisque le club devait refaire un retard de deux buts pour se qualifier. Jouer à 15 h sous une température caniculaire faisait partie des stratégies pour renverser la situation. Malheureusement, les tirs au but ont scellé le destin des Rouges.

Comme les Blancs, la veille, les Rouges ont ouvert le score dès la deuxième minute par Janvier Abouta. Le Djoliba avait ainsi fait la moitié du travail puisqu’il devait marquer deux buts sans en encaisser un. Mais, la joie fut de courte durée, car l’Entente sportif de Sétif (ESS) obtint l’égalisation à la 13e minute.

Comme lors de la première mi-temps, les Rouges doublent la mise dès l’entame de la seconde période par Ousmane Cissé. Quelques minutes après, Janvier Abouta (passeur sur le second but) offre le 3e but aux milliers de supporters du Djoliba à 63e minute. « Un but splendide, un but extraordinaire… un beau but », a commenté le doyen Djibril Traoré de l’ORTM. A 3-1, les deux équipes étaient en égalité parfaite puis que l’ESS avait gagné à Sétif (Algérie) par le même score.

Pour renforcer la pression offensive, Badra Aliou Diallo fit entrer le vieux briscard Bréhima Traoré dit « Bouramablen » à la place d’Ousmane Cissé, l’auteur du deuxième but du DAC qui terminera la partie à dix contre onze suite à l’expulsion de Lamine Diawara. Les 90 minutes ont pris fin sur ce score de 3-1 en faveur du Djoliba.

Il fallait donc recourir aux tirs au but pour départager les deux formations. Les Algériens se montreront les plus adroits, en réussissant 4 tirs contre 3 au Djoliba qui quitte ainsi les compétitions africaines pour cette saison.

Certes, le Mali n’a pas réussi à qualifier ses deux représentants. Mais, il faut reconnaître que les Djolibistes ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour se hisser dans la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf). Ils se sont défoncés pour établir la parité sur l’ensemble des deux matches. Hélas ! La chance a tourné en faveur de l’Entente sportive de Sétif aux tirs aux buts. Les Rouges sont éliminés, mais ils n’ont pas démérité. Ils ont surtout régalé le public d’un spectacle de très belle facture.

Moussa Bolly

(CC/MJS)

Composition du Djoliba

Cheick Oumar Bathily, Kalilou Doumbia (Mahamane Mariko), Sékou Bagayoko, Lamine Diawara, Ousmane Cissé (Bréhima Traoré), Amadou Diallo, Issa Traoré, Ibrahim Bangoura, Nouhoum Kobena (Guimballablen Tounkara), Souleymane Dembélé et Janvier Abouta.

 

 

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