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2009

Mois de Juin

Les Echos du1er juin 2009

 

« PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU SUR L’HISTOIRE AFRICAINE »

Mémoire Afrique rectifie le président Sarkozy

Sous la direction de Mme Adame Ba Konaré, directrice éditoriale, la Coopérative Jamana, au nom de l’Alliance des éditeurs africains, a procédé le samedi 30 mai 2009, au Collège Cheikh Anta Diop, au lancement du livre, Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy.

A cette cérémonie a été associéel’association Mémoire Afrique, une association lancée à l’initiative de l’ex-première Dame du Mali pour que « plus jamais, personne ne se hasarde à raconter des histoires sur l’Histoire africaine ».

Le livre prend pour prétexte le discours du président français Nicolas Sarkozy à Dakar en juillet 2007, où il affirmait que : « le drame de l’Afrique c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. Oui, je veux m’adresser à tous les habitants de ce continent meurtri, et, en particulier, aux jeunes, à vous qui vous êtes tant battus les uns contre les autres et souvent tant haïs, qui parfois vous combattez et vous haïssez encore mais qui pourtant vous reconnaissez comme frères, frères dans la souffrance, frères dans l’humiliation, frères dans la révolte, frères dans l’espérance, frères dans le sentiment que vous éprouvez d’une destinée commune, frères à travers cette foi mystérieuse qui vous rattache à la terre africaine, foi qui se transmet de génération en génération et que l’exil lui-même ne peut efface… »

Dans l’ordre, Adame Ba Konaré a été la première à prendre la parole pour placer l’événement dans son contexte et surtout expliquer l’accueil qui a été réservé au livre. « Il a enregistré, selon son éditeur français (Ndrl : La Découverte), le taux de vente le plus élevé de sa catégorie ». Elle dira également que toutes les grandes surfaces, en France l’ont fait trôner en bonne place.

Le projet, qui est parti du discours de Sarkozy à Dakar, a enregistré des articles produits par d’éminents spécialistes, même si toutes les contributions ne sont pas dans le livre. Certains articles, en effet, sont seulement sur le site de Mémoire Afrique.

Après Adame Ba Konaré, la directrice éditoriale, ce fut Mme Catherine Coquery-Vidrovitch qui développera le thème : « Un essai de périodisation de l’Histoire africaine ». Kléna Sanogo, le directeur de l’Institut des sciences humaines parlera de « Innovations et dynamiques créatives dans la préhistoire africaine », et « Universalité des valeurs et idéal d’humanité en Afrique : témoignages d’explorateurs » a été développé par le Pr. Drissa Diakité, ex-doyen de la Flash.

L’ex-recteur de l’Université du Mali, Pr. Doulaye Konaté, parlera de « Le paradigme de l’opposition tradition/modernité comme modèle d’analyse des réalités africaines » et enfin Alioune Sall, de «  la Renaissance africaine : un défi à relever ».

« Petit précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du président Sarkozy » a reçu le prix du livre anti-colonial de l’année 2009.

Le livre est subdivisé en quatre parties parmi lesquelles on peut retenir : La première - « Qui a dit que l'Afrique n'avait pas d'histoire ? » - s'attache directement à réfuter l'idée absurde de l'anhistoricité et de l'immobilité du continent. La seconde - « Un discours d'un autre âge ? » - s'efforce de comprendre l'origine des stéréotypes et les raisons de la pérennité des préjugés concernant l'Afrique en France.

La troisième - « Qui est responsable des difficultés actuelles de l'Afrique ? » - déconstruit l'entreprise de restauration du mythe de la mission civilisatrice de la France et de son action bienfaitrice et souligne les séquelles de l'esclavage puis de la conquête coloniale. Enfin, la dernière partie - « Qui a parlé de Renaissance africaine ? » - interroge l'avenir que Nicolas Sarkozy est « venu proposer à l'Afrique et lui oppose les pistes que les Africains s'efforcent de développer pour leur propre compte.

« Petit précis de remise à niveau sur l’Histoire africaine à l’usage du président Sarkozy » , a été préfacé par l’historien et chroniqueur sur RFI, Elikia M’Bokolo. Ce dernier a plongé dans l’histoire pré-coloniale et coloniale africaine pour démontrer que le continent noir doit être épargné par ce genre de jugement qui n’est autre que de la méconnaissance.

Mme Adame Ba Konaré n’a pas manqué de signaler dans son introduction le fair-play du président Sarkozy, qui a été le premier à recevoir un exemplaire du livre. Le président français, avec beaucoup d’amabilité à l’endroit de la directrice éditoriale et initiatrice du livre, Adame Ba Konaré, a reconnu publiquement au cours d’une tournée africaine qui l’a conduit au Congo que ses propos de Dakar étaient bien une erreur.

Dans son allocution devant l’Assemblée nationale congolaise en avril 2009, il a solennellement fait une adresse à Adame Ba Konaré, qu’il a gentiment nommée en reconnaissant cette fois-ci que le continent est bien rentré dans l’Histoire. Preuve que le livre a bien joué son rôle de remise à niveau de Sarkozy et de tous ceux qui méconnaissent l’Afrique sur le plan de l’histoire.

L’assistance composée de personnes de notoriété dans le domaine de l’histoire et de la culture comme le Pr. Bakary Kamian, Pr. N’tji Idriss Mariko, des hommes politiques et de la société civile, d’étudiants, entre autres, ont massivement effectué le déplacement dans la salle des fêtes du Collège Cheikh Anta Diop. Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement étaient parmi les invités.

Après le débat, qui a pris près de 3 h, Adame Ba Konaré a consacré une trentaine de minutes à dédicacer des livres achetés comme du petit pain dans un kiosque installé pour la circonstance par les éditions Jamana, membre de l’Alliance des éditeurs africains.

« Petit précis de remise à niveau sur l’Histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy » , est vendu à moitié prix en Afrique, soit 6500 F CFA au Mali. Le but, selon Adame Ba Konaré, est de le rendre accessible aux lecteurs africains.

Alexis Kalambry

Abdrahamane Dicko

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HAMEYE FOUNE MAHALMADANE, S. G. DU SYLIMA

« L’Etat a tort dans l’affaire de l’ex-PDG Diawara »

Dans deux jours, le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) et le Syndicat autonome des greffiers et secrétaires de greffe et parquet (Synag) boucleront un mois de grève illimitée. Le secrétaire général du Sylima, Hamèye Founé Mahalmadane, a bien voulu faire le point de la crise. Il se prononce sur l’affaire de la libération bloquée de l’ex-PDG de la BHM par le procureur de la Cour d’appel contre un arrêt de la Cour suprême et indique que son syndicat a décidé d’attaquer l’Etat devant le Bureau international du travail (BIT) pour entraves à la liberté syndicale.

Les Echos : L’actualité nationale est dominée par l’affaire de la libération de l’ex-PDG de la BHM par la Cour suprême. Mais il a été maintenu en prison sur injonction du procureur de la Cour d’appel. Pouvez-vous éclairer la lanterne du citoyen lambda sur cette affaire ?

H. F. M. :Moi, je trouve que c’est une grave atteinte aux droits de l’Homme. Je ne dis pas que les magistrats qui ont rendu cette décision sont blancs comme neige ou s’ils ont rendu une bonne décision. Je ne connais pas a priori le dossier ni la procédure. Mais je pense que dans un Etat de droit, si la justice rend une décision, l’Etat doit l’exécuter. Si l’Etat estime que ses agents (parce que les magistrats restent quand même les agents de l’Etat) qui ont rendu une telle décision sont fautifs, il doit leur demander des comptes. Le citoyen qui a bénéficié de cette décision de justice ne doit pas pâtir de ce refus de l’Etat d’exécuter une décision.

Si les faits sont fondés, moi je suis réconforté dans la lutte que je suis en train de mener. Je sollicite l’amélioration des conditions de vie et de travail des magistrats pour justement éviter de telles situations. Je pense que l’Etat doit mettre les magistrats dans les conditions où ils peuvent être au-dessus de la tentation et qu’ils soient très rigoureux quant à la qualité des décisions qu’ils rendent.

Aujourd’hui, l’Etat ne fait que récolter ce qu’il a semé. Il a voulu d’une justice au rabais et il ne peut qu’avoir des décisions au rabais ou en tout cas des verdicts qui ne l’agréent pas. Mais je crois que quel que soit le comportement d’un magistrat, l’Etat n’a pas le droit de refuser d’exécuter une décision de justice qui est rendue au nom du peuple malien.

Les Echos : Le Sylima que vous présidez et le Synag seront à un mois de grève après-demain, mercredi. Où en êtes-vous avec les négociations avec le gouvernement ?

Hamèye Founé Mahalmadane : Je ne sais même plus quoi dire. Il n’y a pas eu véritablement de négociations depuis le 4 mai 2009. Nous sommes surpris que le gouvernement distille dans l’opinion publique que c’est nous qui sommes opposés à cela. Nous prenons à témoin la commission de négociation. Nous avons à plusieurs reprises, demandé à cette commission de reprendre les travaux, mais c’est toujours le gouvernement qui est défaillant.

Les Echos :Il est pourtant dit que la rupture vient du Sylima et du Synag, que le Syndicat autonome de la magistrature (Sam) n’avait pas rompu le dialogue avec le gouvernement. Qu’en dites-vous ?

H. F. M. : La rupture n’a jamais été à notre niveau. Nous sommes vraiment surpris d’entendre cela. Ceux qui rapportent ces informations ne sont jamais venus nous demander notre point de vue sur la question. La rupture n’a jamais été de notre fait. Le gouvernement ne s’est jamais présenté à nous. Je vous fais une confidence : quand la question des indemnités de judicature a posé problème, nous avons dit à la commission de négociation que nous gelons le point concernant les indemnités et que nous souhaitons que les travaux se poursuivent sur les 14 autres points du préavis de grève. Mais le gouvernement ne s’est jamais présenté et n’a jamais voulu de ce dialogue.

Les Echos :On constate qu’il y a une valse de médiateurs de la société civile en votre direction. Sont-ils mandatés par le gouvernement ou le font-ils de leur propre chef ?

H. F. M. : Il y a beaucoup d’agitations autour de la question. Nous avons rencontré beaucoup de gens. Nous les avons rencontrés de jour comme de nuit. Nous les avons rencontrés même les jours fériés et chômés. Chaque fois qu’on rencontre un groupe, il est surpris parce qu’il constate que le discours servi à l’opinion n’est pas le bon. Dans ces différents groupes, il y a plusieurs catégories. Je peux préciser ici qu’à l’exception de la commission de conciliation, créée par arrêté, tous les autres médiateurs ont entrepris des démarches de leur propre initiative. Nous avons rencontré l’Union des religieux, qu’on appelle l’union sacrée, le chef des griots de Bamako, le Conseil national des personnes âgées, le bureau des organisations féminines, le comité de suivi du pacte de la justice et plusieurs autres associations féminines.

Je peux dire que les différents groupes qui interviennent peuvent être classés en différentes catégories. Il y en a qui sont venus parce qu’ils veulent récupérer le mouvement. Il y en a qui ont fait de leur profession la gestion des crises puisqu’ils en tirent un certain bénéfice. D’autres sont vraiment de bonne foi. On a franchement discuté avec ceux-ci. On leur a fait des propositions de sortie de crise. Ils sont retournés vers le gouvernement et l’on attend toujours le feed-back. Je pense que ces organisations, ces conciliateurs ont des problèmes pour se faire entendre. Cela prouve simplement que l’Etat ne veut pas de la négociation.

Les Echos : Le Barreau malien a lancé dans la nuit du vendredi 29 mai un appel en votre direction et le gouvernement. Comment jugez-vous cet appel ?

H. F. M. : On le prend à sa juste valeur. Le Barreau ne me surprend pas. On avait enregistré des rumeurs sur l’intervention du Barreau, il y a quelques semaines. Maintenant, on se pose véritablement la question de savoir si le Barreau est médiateur ou partie.

Les Echos :Depuis la semaine dernière, des tribunaux qui étaient paralysés par votre grève ont repris du travail. Le gouvernement a, semble-t-il, mis en place un dispositif visant à pallier les absences. Cela est-il vrai ? Si oui quel est votre jugement ?

H. F. M. : Ce problème a fait la une des journaux la semaine passée. Ce n’est véritablement pas un événement pour nous Sylima et Synag. Dans ce contexte, il faut voir deux situations. Il y a bien eu une ordonnance du premier président de la Cour d’appel pour désigner des intérimaires. Cette ordonnance ne se justifiait même pas en ce qui concerne les présidents des tribunaux. Parce que le statut de la magistrature dit en son article 36 que le président du tribunal est remplacé d’office par son juge du siège. L’ordonnance prise par le 1er président de la Cour d’appel est superfétatoire. Le deuxième problème concerne les juges de paix et c’est là que l’ordonnance du 1er président de la Cour d’appel est illégale.

A ce niveau, la loi dit que le 1er président peut, sur les réquisitions du procureur général, nommer un juge de paix intérimaire à la place d’un juge empêché. Mais la grève n’est pas un empêchement, mais un droit légal et constitutionnel. L’empêchement que la loi vise, c’est soit une vacance définitive en attendant que le Conseil supérieur de la magistrature puisse se réunir. Seul le Conseil supérieur peut muter, nommer ou révoquer des magistrats. Le 1er président n’a pas cette qualité. En réaction à cette illégalité, nous avons décidé d’attaquer l’ordonnance en question sur les plans national et international. Ce comportement du 1er président se comprend aisément. Il est un militant attitré du Sam. Il a observé la grève avec le Sam sans service minimum. Les pouvoirs publics l’ont appelé pour lui taper sur les doigts. Il essaye par cette manière de se rattacher.

Les Echos :Des informations ayant fait le tour des rédactions la semaine dernière font état de votre limogeage de vos fonctions de président du Tribunal de la Commune VI. Est-ce vrai ?

H. F. M. : Cela est faux et archi-faux. Un 1er président ne peut pas me relever de mes fonctions. Nous sommes nommés de la même façon par le Conseil supérieur de la magistrature. Il n’a aucune qualité et aucune compétence pour me relever de mes fonctions. Compte tenu du fait que je ne suis pas là, le juge au siège qui est là et qui est du Sam qui n’observe pas la grève assure l’intérim du président du tribunal que je suis. Cela est légalement prévu par le statut de la magistrature.

Les Echos : Nous avons la copie d’une déclaration dans laquelle vous attaquez l’Etat devant les instances du Bureau international du travail (BIT). Pourquoi une telle démarche ?

H. F. M.  :C’est une procédure très simple que les conventions internationales auxquelles le Mali est partie mettent à la disposition des organisations syndicales aussi bien de travailleurs que d’employeurs. C’est la convention n°87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical. Le Mali a ratifié cette convention depuis le 22 septembre 1960. Cette convention dit que les organisations syndicales peuvent faire des réclamations ou porter plainte contre le gouvernement qui viole les dispositions de ladite convention.

Les violations que nous reprochons au gouvernement, c’est d’abord le refus de négocier depuis que nous avons déposé le préavis de grève et son intention manifeste pour briser la grève par des mesures illégales. Le Bureau international du travail (BIT) que nous avons saisi, se chargera de nous départager. Le gouvernement justifie sa position par le service minimum. Le comité chargé de suivre cette convention avait clairement dit au gouvernement que le service minimum tel qu’il est institué au Mali est contraire à la convention, donc ne peut pas s’imposer au syndicat. Sur ce fondement, nous avons fait une réclamation contre le gouvernement du Mali.

Les Echos : Quelle autre procédure avez-vous entamé sur le plan national ?

H. F. M. : Sur le plan national, nous avons constitué des avocats qui sont en train de monter le dossier. Dès la semaine prochaine, la Cour suprême sera saisie de notre requête.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

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INVITE D’HONNEUR DE L’UNESCO

ATT défend sa gestion du conflit touareg

Invité d’honneur de la 29e semaine de l’Afrique organisée par l’Unesco, le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré était sollicité pour « partager son expérience et sa vision » sur le thème « Culture de la paix : l’expérience malienne de la gestion consensuelle des affaires publiques et de la crise du Nord. »

Ancien instructeur para-commando, ex-chef d’unité spéciale et non moins ex-pensionnaire de l’Ecole de guerre… Bref, le militaire de métier qu’est Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali, s’est trouvé confronté, à la tête d’un des Etats les plus pauvres, face à un choix lorsque le 23 mai 2006 des éléments de l’armée nationale sont entrés en rébellion contre son pouvoir.

C’était donc « un défi pour le soldat, le président de la République et le médiateur qui est intervenu dans la résolution de conflits en Afrique », avouera-t-il devant une salle garnie de personnalités au nombre desquelles le secrétaire de l’Unesco, Koisuro Matshura, des ambassadeurs africains à Paris et auprès de l’agence spécialisée des Nations unies chargée de l’éducation et de la culture.

Amadou Toumani Touré dira que dès les « premières heures de la mutinerie, il lui est apparu important de chercher un nouveau consensus national sur la compréhension et la gestion de cette crise ». De la même manière qu’il a pu réaliser la conduite de son système politique après son élection en 2002 dans le cadre d’une gestion consensuelle dont le principe est défini dans la formule « gouverner ensemble, dans le respect de nos différences ».

Une telle démarche soutiendra le conférencier, relève de « la volonté de renforcer le processus de démocratisation entamé dans des Etats qui ont assisté à la destruction de leur système de légitimation sociale par les politiques d’austérité dans tous les domaines de la vie socio-économique ».

A cet effet, s’écartant de son texte écrit, ATT, qui aime les anecdotes, a glissé comme par dépit, dans ses propos la question à lui posée par un jeune homme Touareg désœuvré qu’il voulait convaincre de ne plus suivre les trafiquants et d’intégrer les rangs de l’armée. « Dois-je choisir d’intégrer l’armée qui me payera une centaine de dollars par mois ou suivre les trafiquants qui, pour seulement trois voyages, me rétribuent à plus de deux millions de F CFA ? »

A entendre le président malien, les minables bases économiques de son pays ont été sapées par les politiques d’ajustement structurel imposées par les institutions financières internationales avec comme principale conséquence la privation de l’Etat « d’une grande partie de sa capacité de redistribution en faveur des couches sociales défavorisées ». Faut-il dès lors comprendre que la question du jeune Touareg restera sans réponse ? Le conférencier en tout cas n’a pas fait cas d’une quelconque réponse qu’il a dû donner à l’objection de cette pauvre victime du « trafic de cigarettes, d’armes et de munitions » qui a cours dans cette partie du Mali.

Le danger de l’économie de la drogue

ATT citera également pêle-mêle « la traite des humains avec les réseaux criminels d’immigration clandestine, la présence de salafistes » comme « autant de menaces transfrontalières dans cette bande sahélo-saharienne qui va de la Mauritanie jusqu’au Darfour ». « L’économie de la drogue qui a déstructuré les sociétés situées dans le Sahara, bouleversé les hiérarchies sociales et favorisé l’émergence de milices armées, est un danger encore plus redoutable », affirmera-t-il.

Le discours d’ATT, long de vingt-six minutes et écrit sur neuf pages recto verso, s’attachera à donner « une juste compréhension du résultat » de la méthode de gestion de la crise consécutive à la mutinerie du 23 mai. Ainsi, « deux points importants sont à retenir : la volonté de rechercher une solution politique à la crise doit s’adosser à une capacité de réponse militaire crédible », déclarera-t-il, soulignant que « c’est la combinaison intelligente des deux qui permet de faire face à un conflit de basse intensité en veillant à ce qu’il ne dégénère pas en conflit ouvert ».

Eclaté le 23 mai 2006, ce conflit a traîné en longueur sur plus de deux ans. Un temps nécessaire de patience fera comprendre ATT qui n’ignorait pas pourtant qu’un grand nombre de Maliens ne l’avaient pas compris dans sa méthodologie de mise en confiance des populations civiles, d’implication des leaders locaux dans la recherche de solution afin de préserver la cohabitation sereine et le brassage des populations. C’est pour cela, défendra-t-il, « je n’ai pas voulu un engagement à grande dimension de nos forces armées ».

Ce succès, croit-il savoir, est dû à deux facteurs essentiels qui demeurent « le niveau d’engagement personnel du chef de l’Etat dans la gestion de la crise et la contribution de chaque acteur à la solution ».

L’enseignement majeur de cette expérience et de cette vision fondée sur la gestion consensuelle du pouvoir « pourrait se résumer en ces mots : en démocratie, le fait majoritaire suffit pour gouverner, mais l’ouverture à d’autres forces politiques renforce les bases du système politique dans le pays. S’agissant des conflits, le fait militaire peut apporter des solutions de court terme mais la mobilisation des Institutions, des forces politiques, des réseaux sociaux et communautaires, la concertation avec les voisins sont un gage irremplaçable de paix durable ».

Foi d’un président sans parti politique, d’un soldat de métier et d’un médiateur reconnu.

Oussouf Diagola

(Paris)

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CIMENTERIE DE GANGOTERI

En attendant les autorisations et l’électricité

Prête à commencer les travaux de construction de l’usine de Gangoteri, la Société indienne de ciment devra pourtant prendre son mal en patience pour des raisons de procédures administratives, jugées lentes.

« Si nous voulons que le premier sac de ciment soit produit le 22 septembre 2011, tous les obstacles doivent être levés avant août prochain » . C’est du moins la confidence d’un expert sur les questions de cimenterie au département de l’Industrie, des Investissements et du Commerce.

Le 23 décembre 2008, le gouvernement du Mali et la Société indienne West Africain Cement-SA (Wacem-SA) ont signé un contrat pour la réalisation d’une cimenterie à Gangoteri ( 45 km de Diamou). Le 15 février 2009, le président de la République a procédé de façon symbolique à la pose de la première pierre à Diamou.

Aujourd’hui, les travaux d’identification des sites de l’usine, le bornage et l’élaboration du plan auxquels l’Institut géographique du Mali a été associé viennent de prendre fin. Toutefois, en raison de la lenteur avec laquelle le dossier est traité par les autorités, Wacem ne peut pas commencer les travaux de construction proprement dit.

La société Wacem, le promoteur de l’usine de ciment, espère avoir les documents relatifs aux chantiers avant juillet. Faute de quoi un léger retard sera observé dans la production du premier sac de ciment, prévue le 22 septembre 2011, un engagement qu’elle a pris vis-à-vis du Mali.

Pour une source proche du ministère de l’Industrie, le gouvernement, en des telles circonstances, doit prendre des décisions exceptionnelles en donnant un coup de pouce pour que le travail puisse aller vite. « On pouvait leur délivrer des autorisations provisoires en attendant. Ce genre de dossier doit être traité avec diligence. Parce que l’investisseur est là, il attend et il est prêt », indique notre interlocuteur, qui affirme que le travail de bornage seul a pris assez de temps « même s’il a été fait dans les règles de l’art, c'est-à-dire a suivi toutes les procédures légales ».

EDM traîne-t-elle les pieds ?

Pour lui, en tenant compte de l’urgence de la question et des problèmes de délai fixé par le promoteur (sa crédibilité est en jeu), « le gouvernement devait lui octroyer une autorisation provisoire afin qu’il puisse commencer ses activités de construction ».

Pour le branchement du site en électricité, Wacem vient de s’engager à appuyer EDM en le pré-finançant afin que le travail puisse commencer dans le délai imparti. Wacem souhaite avoir l’électricité d’ici 12 mois. Mais pour l’EDM, à en croire notre interlocuteur, il est difficile de faire venir l’électricité à la date souhaitée par le promoteur.

Pour le fonctionnement de l’usine, il faut 13 MW, un besoin que l’Energie du Mali n’est pas en mesure de satisfaire pour l’heure. « Il y a beaucoup de projets d’électricité qui sont en cours de construction : interconnexion avec la Côte d’ivoire et Balingué ». Ces projets, à ses dires vont prendre au moins 18 mois encore.

Toutefois, malgré la lenteur administrative, on affirme être confiant quant à la suite réservée au dossier. « La cimenterie verra le jour », assure-t-on.

Amadou Sidibé

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AMELIORATION DE LA PRATIQUE DES AFFAIRES AU MALI

Faire du secteur privé le moteur de l’économie

Une rencontre a regroupé le vendredi 29 mai 2009 à la Primature les membres du Comité mixte de suivi des réformes de l’Etat/secteur privé. Ordre du jour : point de l’état d’exécution du plan d’action pour l’amélioration de la pratique des affaires sur la période de mars à mai 2009.

Placée sous la présidence du Premier ministre, la rencontre a permis aux acteurs publics et privés du secteur de l’économie de s’enquérir de l’état d’avancement de la volonté affichée des autorités d’assainir l’environnement des affaires.

« Le gouvernement a exprimé sa volonté de faire du secteur privé le moteur de la croissance économique » , a rappelé Modibo Sidibé ajoutant qu’il s’agit de relever le défi majeur de porter le taux annuel de croissance économique à 7 % au moins.

A travers une présentation de la mise en œuvre du plan d’action à mi-parcours en présence des ministres du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, de la Justice, le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, a rappelé les objectifs généraux du plan d’action pour l’amélioration de la pratique des affaires au Mali. Ces objectifs sont : l’ouverture de l’économie, la diminution du coût pour faire des affaires et la rapidité des démarches administratives.

« Il s’agira aussi de simplifier et de réduire le niveau des taxes, moderniser l’environnement législatif et réglementaire » , a noté M. Diallo.

Sur les quatre étapes de la vie de l’entreprise, le ministre Diallo dira que les réformes adoptées sont en train d’être mises en œuvre. Par exemple l’operationalisation du Guichet unique au sein de l’Agence pour la promotion des investissements (Api-Mali) est devenue possible. Elle permettra de centraliser l’attribution de tous les numéros d’enregistrement, réduire les étapes de création d’entreprise de onze à trois procédures.

Aussi, pour le ministre, une des innovations du Guichet unique est sans doute la diminution de la durée de la création d’entreprise de 26 à 3 jours.

Dans le volet protection des investissements, exécution des contrats et fermeture d’entreprise, la réunion a constaté que les modifications du code de procédure civil, commercial et social constituent des avancées considérables dans ces trois domaines.

Amadou Waïgalo

 

Communication à outrance

C’est désormais une perspective prometteuse que les autorités entendent réserver au secteur privé. Pour bénéficier de l’adhésion de tous à la réforme, elles vont mener une campagne de communication sans relâche autour de l’initiative.

Selon le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, les campagnes de communication sont lancées sur les réformes adoptées dans les quartes domaines d’investissement ; à savoir : création d’entreprise, obtention des licences au cours du démarrage de l’activité d’entreprise, code de procédure civil, commercial et social.

Le commerce transfrontalier est également un domaine concerné par la communication.

A. W.

 

 

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REGIONS

SIKASSO

Mieux comprendre la société civile

Aujourd’hui la notion de société civile porte à confusion au Mali. Qui est société civile et qui ne l’est pas ? Tandis que certains ont tendance à réduire la société civile aux associations signataires d’accord-cadre communément appelées par le terme ONG, d’autres l’assimilent à tous les acteurs non étatiques.

Une fois que nous aurons une idée claire de qui est société civile et qui ne l’est pas, il faut réorganiser. Cette réorganisation commencera par la base, au niveau communal, et c’est ce qui se passe présentement dans la région de Sikasso à travers un forum régional qui regroupe toutes les organisations faîtières.

Il s’agira de recenser toutes les organisations de la société civile au niveau régional. Ces organisations mettront en place un bureau qui constituera le conseil communal de la société civile. Les conseils communaux de la société civile d’un même cercle mettront en place un bureau du conseil local de la société civile ; les conseils locaux à leur tour mettront en place le conseil régional de la société civile.

Les différents conseils régionaux enverront leurs représentants siéger au niveau du Conseil national de la société civile. En procédant ainsi, la société civile sera sur ses pieds. Sinon, pour le moment, elle marche sur la tête et c’est ce qui explique tous les troubles d’orientation. En portant un regard sur la société civile du Mali, on constate que des difficultés l’empêchent de jouer son rôle de contre-pouvoir.

Il est vrai qu’il existe un Conseil national de la société civile et des conseils régionaux et locaux de la société civile. Mais pour qui a assisté à la mise en place de ces faîtières, il est aisé de constater le déphasage qui existe entre le sommet et la base. En effet, toute faîtière, pour qu’elle joue pleinement son rôle doit être constituée des représentants élus (ou désignés) par la base.

Au Mali, le Conseil national de la société civile a été mis en place bien avant les conseils régionaux qui ne s’y retrouvent point. De la même manière, beaucoup de conseils régionaux ont été mis en place à l’insu des acteurs principaux. Tant et si bien que les activités qui se réalisent au niveau national par le Conseil national ne sont pas remontées comme il se doit, au niveau de la région.

Malgré une forte présence, le gouvernorat de Sikasso n’est pas à mesure de dire en des termes clairs, à la fin de l’année, quelle a été la contribution des ONG. Cette situation est imputable au fait que rares sont les ONG qui donnent un rapport à l’administration même si l’accord-cadre ne l’exige pas.

La rencontre régionale de la société civile a mis l’accent sur l’harmonisation des textes et la convergence de tous les regroupements vers le forum national qui décidera désormais.

B. Cissé

(correspondant régional)

 

SEGOU

Ousmane Simaga, le nouveau maire

La salle des délibérations de la mairie de Ségou a abrité le mercredi 27 mai 2009 la mise en place du bureau communal à l’issue de laquelle Ousmane K. Simaga, candidat du Cnid, a été élu mairie de la Commune urbaine. Il a obtenu 18 voix contre 15 voix pour la candidate de l’Adéma/PASJ, Ami Diarra.

Les postes de 1er, 2e, 3e, et 4e adjoints ont été respectivement occupés par Madane Niang (Cnid), Nafunhe Goïta (URD), Madane Samba Niang (RPM), Ibrehima Sow (Codem). Les délégués au conseil de cercle sont : Mme Coulibaly Maïmouna Diarra (RPM), Mme Aïché Coulibaly (Cnid), Mme Fanta Sy (Cnid), Amadou Kassim Touré (Adéma).

Au regard des alliances (Cnid, RPM, URD). Ousmane K. Simaga va donc diriger pour la première fois la mairie de la Commune urbaine de Ségou. Les Ségoviens attendent beaucoup de lui.

A la fin des travaux, le préfet du cercle, qui présidait la cérémonie, a remercié les uns et les autres et a terminé en prodiguant de sages conseils aux nouveaux rentrants. La présence massive des forces de sécurité, éléments de la police et de la gendarmerie nationale, a été dissuasive dans la cour et aux alentours de la mairie.

Brahima T. Doumbia

(correspondant régional)

 

GAO

Idrissa M. Maïga plébiscité à Gounzoureye

Le maire sortant de la Commune de Gounzoureye a été réélu jeudi dernier à la tête d'un bureau communal de 4 personnes pour un nouveau mandat de 5 ans.

Le 1er adjoint au préfet de Gao, Alou Ndiaye, a supervisé le 28 mai 2009 l'élection du conseil communal de la Commune de Gounzoureye. Il était accompagné pour la circonstance du sous-préfet central, Amadou Dicko.

Tout a commencé par l'élection du maire aux environs de 9 h 30. Le seul candidat déclaré était le maire sortant, Idrissa Mahamane Maïga du Rassemblement pour le Mali (RPM). Les électeurs avaient le choix entre deux bulletins : le bleu pour le "oui" et le blanc pour le "non".

Au décompte, Idrissa a obtenu 12 voix sur 23 votants. L'alliance RPM-Adéma a voté à l'unanimité pour lui. Les 11 bulletins blancs en sa défaveur sont ceux des conseillers du Mouvement citoyen qui ne soufflent plus dans la même trompette que le RPM et l'Adéma.

La réélection d’Idrissa Mahamane Maïga, qui a été le fruit d'une cohésion et d'un consensus au sein du parti du RPM, n'a souffert d'aucun doute et le scrutin s'est déroulé sans accroc. Les forces de maintien de paix (des éléments de la garde nationale) qui avaient pris d'assaut la cour de la Commune de Gounzoureye tôt le matin se reposaient tranquillement autour du thé. Le même consensus a prévalu tout au long du vote.

L'élection des trois adjoints au maire et des trois délégués s'est déroulée dans la même atmosphère de fête.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

 

Liste des adjoints

1er adjoint Mohamed Azalid (Adéma)

2e adjoint Ousmane Amadou Serré (Adéma)

3e adjoint Abdourazaz Seini (RPM)

Délégué au conseil de cercle

1. Amadou Hachi (Adéma)

2. Issa Ario (Adéma)

3. Almoustaph Boncana (RPM)

SPORT

Manif pour Barcelone à Mopti

La victoire du club de football espagnol Barcelone en finale de la Ligue des champions a été fêtée à Mopti.

Il a fallu l’ouverture du score par l’international camerounais Samuel Eto’o à la 10e pour que les supporters des Catalans commencent déjà à manifester dans toutes les rues de la Venise malienne. Les supporteurs de l’équipe adverse (Manchester) gardaient néanmoins confiance.

La deuxième mi-temps qui fut remarquable avec un coup de tête de l’indomptable Lionel Messi, à la 76e, a fini par déclencher l’hystérie chez les « barcelonais ». Juste après la fin du match, les rues de la Venise s’animaient avec un grand nombre de supporters, hommes, femme, jeunes et vieux.

Certains avec des tam-tams, des tambours et d’autres sur des motos ont manifesté leur joie.

L’on pouvait croire à une manifestation de joie après une victoire de l’équipe nationale de football malienne. Les manifestations donnaient l’impression d’être à Madrid, la capitale espagnole. Jamais une victoire étrangère n’a aussi été célébrée dans la Venise malienne !!!

Amagana Amonce Guindo

(Mopti)

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PHASE DE POULE DE LA COUPE CAF

Le Stade réalise le rêve malien

Le Mali n’avait jamais goûté à la phase de poule depuis la création de la nouvelle formule de la Coupe C af en 1995. C’était donc un rêve que le public sportif malien réalise aujourd’hui grâc e au Stade malien de Bamako, vainqueur dAl Ittihad  Khemisset du Maroc par 3-1. Cette brillante qualification a eu lieu le samedi 30 mai 2009 au stade Modibo Kéita de Bamako.

Aussitôt le coup d’envoi donné, Abdoulaye Sidibé exploite judicieusement un centre d’Adama Touré pour ouvrir le score dès son premier toucher de balle. Mener 1-0 dès l’entame de la rencontre !

La partie ne pouvait mieux commencer pour les poulains de Djibril Dramé. C’était en tout cas le scénario idéal pour le Stade malien de Bamako et des milliers de supporters qui avaient pris d’assaut les gradins du stade Modibo Kéita, habillés en Blanc.

A la 17e minute, Adama Touré (le fils du défunt maestro Sory Ibrahim Touré dit Binké) double la mise en concluant un travail colossal de Bakary Coulibaly dit « Bako ». Ce qui compliquait davantage la tâche à Al Ittihad Khemisset du Maroc contraint au nul (1-1) à domicile, il y a deux semaines.

A la mi-temps, les Blancs de Sotuba menaient donc par 2 buts à zéro et maintenaient la pression sur la cage adverse en cherchant l’opportunité d’assommer définitivement les Marocains. Dès le début de ce match retour, on a senti que Soumbeyla Diakité et ses coéquipiers étaient en confiance.

Difficile alors d'imaginer un échec de notre représentant qui avait fait le plus difficile à la mi-temps. Surtout qu’Adama Touré a réussi son doublé personnel à la 52e sur un excellent service de « Bako ». Ce 3e but sonnait sans doute le glas pour les Marocains qui réussiront néanmoins à réduire le score à 3-1.

Ce score final propulse le Stade malien dans la phase de poule de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf). Cette qualification est à saluer d’autant plus que le club du président Mahamadou Samaké a connu un début de saison catastrophique, surtout en championnat national. Personne n’attendait une telle performance de la part des Blancs.

Mais, il faut reconnaître que l’arrivée de Djibril Dramé à la tête de l’encadrement technique a fait beaucoup de bien à cette formation qui a aussitôt aligné les performances. Il faut aussi reconnaître que, au niveau de l’administration du club, l’ambiance a été moins tumultueuse que lors des précédentes saisons. Et le club récolte les fruits de ce retour à la sérénité dans la grande famille des Blancs de Bamako.

Moussa Bolly

(CC/MJS)

 

Composition du Stade malien de Bamako  :

Soumbeyla Diakité, Djibril Sacko, Abdoulaye Maïga, Issiaka Eliassou, Boubacar Sylla, Cheick S. Touré, Cheick M. C. Doumbia, Abdoulaye Sidibé, Adama Touré (Sadio Baba Cissé), Umoh Emmanuel, Bakary Coulibaly (Ousmane Bagayoko).

Remplaçants : Lassine Goumané, Moussa Coulibaly, Bourama Coulibaly et Abdramane Guissé.

Coach : Djibril Dramé.

 

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