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2009
Mois de Juillet
Les Echos du 27 juillet 2009
NOTE ZERO
Au gouverneur du district
Dans le discours, il a l’air simple et vous donne le sentiment qu’il est engagé pour la capitale. Ainsi, il vient de recommander aux maires du district des mesures d’hygiène destinées à embellir la ville avant, pendant et après la fête des 50 ans du Mali.
Si, dans certains cas, le rêve est permis, avec l’actuel chef de l’exécutif régional du district, l’on doit avoir peur de se faire des illusions, tant ses contradictions sont nombreuses. Tout gouverneur qu’il est, il se laisse pourtant malmener, voire rappeler à l’ordre par plus « petits » que lui, hiérarchiquement parlant. Car avec cet homme, l’emblème de la ville n’est plus « Trois », mais « Quatre Caïmans », dont trois inoffensifs.
C’est la raison pour laquelle il a été multiplié par zéro par le maire du district, qui a continué ses retraits inopinés de parcelles malgré sa correspondance lui ordonnant d’arrêter sa prédation. Il a fallu une lettre dure du directeur national du domaine et du cadastre pour que le gouverneur mette fin à la violation des textes qui lui permettait de distribuer des parcelles, tout en tirant les marrons du feu.
Qu’aujourd’hui ce gouverneur déplore l’incivisme des populations et prône la civilité paraît pour le moins injurieux pour des Bamakois, qui ne peuvent plus continuer, tel Job le pauvre, à recevoir en pleine figure toutes les ordures du district ! Au juste que fait M. le gouverneur contre les installations anarchiques qui prospèrent ?
Des stations-service sont créées sans tenir compte des dangers sur la vie des citoyens, le gouverneur s’en moque comme de l’an 40. Des familles sont jetées dans la rue en cette période d’hivernage au nom d’un titre foncier douteux, le gouverneur n’a rien vu ni entendu… Il est évident, qu’à ce stade des débats déjà, l’homme n’a pas la taille de la fonction.
Le 22 septembre 2010, s’il plaît à Dieu, Bamako en sera toujours là : les animaux iront là où bon leur semblera, les populations cohabiteront avec les immondices, les espaces verts seront cédés aux assoiffés de la terre… Parce que le gouverneur, c’est zéro à la base. A moins qu’un autre donne le bon exemple.
Bayer
Acceuil
« MBAYE OIL »
Une bombe en attente d’exploser au Quartier-Mali
La mairie de la Commune V entend démasquer les personnes impliquées dans la fausse délivrance de l’autorisation d’implantation de la mini-station d’essence « M’Baye Oil » au Quartier-Mali. Déjà, le maire sortant décline toute responsabilité.
L’ouverture d’une station d’essence nécessite une autorisation en bonne et dû forme des autorités compétentes qui, après investigations, sur le terrain peuvent ou refusent de délivrer le fameux sésame au demandeur. A Bamako, ce préalable semble à présent foulé au pied par certaines autorités communales.
Au Quartier-Mali, à quelques encablures de la pharmacie du 2e pont en allant à Badalabougou, la station « M’Baye Oil », implantée à droite de la route bitumée vient de commencer, propose gaillardement ses services depuis une semaine. A voir de près la situation, des griefs contre cette station sont fondés.
Elle fait face à certaines concessions et presque contiguë à d’autres avec le risque que cela peut comporter (des cuves enfouies), des petits commerces sont ouverts et des jeunes des familles avoisinantes prenant constamment leur thé, grillant cigarettes sur cigarettes au mépris de leur sécurité.
Les pompistes rencontrés font part de toute leur satisfaction pour avoir trouvé un travail. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur station est au centre d’une polémique entre conseillers municipaux de la mairie de la Commune V.
Pour l’équipe actuelle, « M’Baye Oil » n’a pas l’autorisation délivrée par qui de droit. Elle jure la main sur le cœur que les conditions pour ouvrir la station ont été biaisées, celle-ci n’ayant pas été autorisée par le premier responsable de la Commune. Cherchant à mettre la main sur la personne, le maire sortant, Demba Fané de l’URD a été approché par les soins de certains de ses collaborateurs.
Quid de l’usine de cartouche ?
Selon notre interlocuteur qui faisait partie de ce lot, M. Fané a indiqué n’avoir donné aucune autorisation pour que « M’Baye Oil » voit le jour au lieu indiqué. Le coupable est à rechercher parmi les conseillers de l’ancienne équipe. Loin d’être une chasse aux sorcières, la mairie, à en croire, notre source, veut que plus rien ne soit comme avant où l’anarchie et le laisser-aller avaient pignon sur rue en Commune V.
En l’occurrence, en cas d'incendie, le drame est garanti. Les exemples de dégâts occasionnés par des incendies de stations « malfamées » ne manquent pas. L’explosion en janvier 2006 d’un dépôt d’essence de contrebande au Niger a fait près de 250 blessés dans la ville de Maradi. Cet incendie s’est déclenché alors que des jeunes gens faisaient du thé à côté d’un dépôt de fûts d’essence.
A Bamako, à Sogoniko (Commune VI), l’usine de fabrique de cartouche et d’armes exerçait sans la moindre autorisation de la mairie qui estimait que l’endroit n’est pas approprié pour une telle installation. Toutefois, l’usine aurait reçu la permission au niveau du département de l’Industrie. L’inquiétude de la mairie s’est avérée, l’usine a pris feu (les travailleurs étaient rentrés) faisant néanmoins blessés et au moins un milliard de F CFA de pertes économiques.
Minimisant le drame et n’ayant aucune considération pour la sécurité des populations, le ministre de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, juste après l’explosion a fait une sortie médiatique promettant que le gouvernement va aider le promoteur à reconstruire le site jugé dangereux pour les résidents qui demandent l’évacuation de l’usine.
Au Quartier-Mali, en attendant que les autorités municipales ne fassent la lumière sur cette affaire sombre, les résidents et les usagers devront redoubler de vigilance.
Amadou Sidibé
Acceuil
LE MOPAM EST NE
Pour un Mali digne, debout et indivisible
La création du Mouvement pour un autre Mali (Mopam) découle de la volonté de ses animateurs de faire du Mali, un pays solidaire, égal pour tous, juste et moderne.
Né de la volonté des hommes et des femmes partageant les mêmes convictions, le Mopam est une association apolitique. L'Espace Bouna a servi de cadre samedi à son assemblée générale constitutive marquée par la mise en place d'un bureau accueilli par acclamation. Il est composé de 23 membres pour un mandat de trois ans renouvelable.
C'est Adama Koly Coulibaly, opérateur économique dans le secteur de l’hôtellerie, qui présidera aux destinées du Mopam pour les trois années à venir. Mesurant tout le poids de la charge et la confiance placée en lui, le président du Mopam, entouré des membres de son bureau, a reconnu que la mission n’est certes pas facile mais qu’aucun sacrifice ne sera de trop pour le Mali.
"Je mesure tout le poids de la confiance qui vient d'être placée en moi. La tâche est difficile et les défis à relever nombreux. Mais le courage et l'amour que nous nourrissons pour notre pays nous ont préparés à tous les sacrifices", dira-t-il. Dans une déclaration, le Mopam, par la voix de son président, s’engage pour un Mali uni et pluriel, d'un Mali où il fait bon vivre et où il n'y a pas de distinguo entre les enfants du Nord et ceux du Sud, un Mali de partage, de solidarité, du mérite.
A travers le Mopam, ses initiateurs entendent apporter leur pierre à la construction de l'édifice national avec comme clé de voûte un pays autosuffisant, d'amour et de paix, débarrassé de ses tares en matière de démocratie.
Pour faire face à ces défis, le Mouvement s'est fixé un certain nombre d'objectifs au rang desquels : la contribution à la formation, la sensibilisation et l'éducation, la mobilisation de toutes les énergies afin de favoriser un développement social, économique et culturel plus harmonieux, le retour aux valeurs positives de la société malienne et la participation à tous les grands débats de la nation.
Peut être membre du Mopam, tout Malien âgé au moins de 18 ans, qui adhère aux objectifs de l'Association et qui respecte ses statuts et règlement intérieur. La qualité de membre est subordonnée à l'acquisition d'une carte de l'association. Le Forum national se réunit une fois par an en session ordinaire. Celle-ci est convoquée par le président du bureau national en accord avec au moins la majorité simple des membres du bureau.
Le Mopam a son siège à l'immeuble ABK, Hamdallaye ACI. Son site web est le www.mopam-mali.net sur lequel seront disponibles les informations sur l'association. Son emblème est la main droite levée en guise de serment d’engagement pour la cause du Mali.
Mohamed Daou
Acceuil
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