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2009

Mois de Juillet

Les Echos du 16 juillet 2009

 

KITA

Le meurtre provoqué par un garde met la ville à feu

Un garde réquisitionné par le centre des impôts de Kita a tiré à bout portant sur un civil mort sur le champ. L’incident a provoqué la colère de la population qui a incendié le service des impôts et le camp des gardes de la ville.

La tension est montée d’un cran dans la matinée de mercredi 15 juillet 2009 à Kita. La population déchaînée suite à l’assassinat d’un homme par un élément de la garde nationale a mis le feu au centre des impôts de la localité, au camp des gardes et d’autres services publics.

La population s’est attaquée aux environs de 7 heures à la subdivision des impôts de Kita où travaille le garde.

Dans la nuit du mercredi 15 juillet, le garde réquisitionné par le service employeur pour une mission de contrôle. Le garde a fait arrêter sur la route de Manantali un camion semi-remorque. Il a demandé au chauffeur de s’arrêter. Au moment où le véhicule s’immobilisait, il a tiré à bout portant sur l’apprenti chauffeur qui descendait du camion. La victime serait morte sur le champ.

Le coup de feu a tué du coup un homme, a révélé une source concordante ajoutant que le garde a ensuite pointé son arme sur les autres passagers qui voulaient toucher le corps. Cet acte criminel posé par un agent sensé assurer la sécurité des hommes et des biens justifie toute la colère des Kitois qui ont saccagé hier tout sur leur passage.

Les manifestants après avoir brûlé les locaux du service des impôts, se sont dirigés sur l’urbanisme où ils ont mis le feu à un véhicule. Les éléments de la police n’arrivant pas à contenir la foule ont été appuyés par un renfort venu de Bamako. La sanction populaire n’a pratiquement épargné aucun service de la capitale de l’arachide. Même la douane, le palais de justice, les locaux de la garde et une bonne partie du commissariat de police et de ses véhicules Pick-Up ont été saccagés.

La mairie abritant la Maison d’arrêt de Kita en a également fait les frais.  Les manifestants qui réclament la peau du garde ont arraché les portes de la pison et mis le feu à une partie du bâtiment ».

Le maire de Kita, Sory Dabo a regretté l’incident. Selon lui, l’attitude du chef du service des impôts de Kita n’est pas fortuite dans cet incident. «  La situation est apaisée, mais il faut reconnaître que le chef de centre des impôts de Kita est trop zélé », a avoué M. Dabo avant de nous dire que le suspect a été placé sous la protection de la gendarmerie. D’autres renforts constitués de militaires, de gendarmes et de policiers a quitté Bamako en début d’après-midi. Il y a eu plusieurs arrestations.

L’enterrement de l’apprenti chauffeur est prévu ce matin. Nous y reviendrons.

Amadou Waïgalo

Harouna Traoré

(envoyé spéciaux)

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DANIEL S. KELEMA, DIRECTEUR NATIONAL DE L’AGRICULTURE

« Les prévisions font espérer un bon hivernage »

Les objectifs de la campagne agricole 2009-2010, les dispositions pratiques prises pour la réussite de la saison agricole, l’initiative riz, le démarrage difficile de l’hivernage sont, entre autres, questions auxquelles le directeur national de l’agriculture, Daniel Siméon Kéléma a répondu dans l’interview qui suit.

Les Echos : Quels sont les objectifs que la Direction nationale de l’agriculture s’est assigné pour la campagne 2009-2010 ?

Daniel Siméon Kéléma : Nous avons comme objectif de produire 6 139 820 tonnes toutes céréales confondues. Dans ces prévisions, l’accent est surtout mis sur le maïs pour 1,5 million de tonnes, le riz, 2 millions de tonnes et 30 166 000 t de blé.

Les autres céréales comme le mil, sorgho ne sont pas laissées pour compte. Les tubercules, les fruits et légumes font aussi partie de nos objectifs. Pour le coton, nous prévoyons la production d’environ 250 000 t dans le souci de relancer ce secteur qui a connu un déclin au cours des quatre dernières années.

Les Echos :La rareté de pluie n’est-elle pas une inquiétude pour la campagne agricole ?

D. S. K. : Il faut reconnaître que le démarrage de la saison pluvieuse est difficile cette année. Mais quand nous faisons le point à l’intérieur du pays, la partie sud en début et fin juin a connu des difficultés. Mais depuis la fin de la première décade du mois de juillet, il y a eu des améliorations. Les semis sont en cours dans cette partie du pays. L’année dernière, il a beaucoup plu à Bamako et ses environs contrairement à l’intérieur. Cette année, on constate qu’il pleut beaucoup plus dans un rayon de 50 km autour de Bamako. Un déficit de pluie s’est installé dans la capitale. Mais depuis deux ou trois jours, il pleut abondamment à Bamako. Sur le plan national, la bande sahélienne n’est pas très en retard parce que notre repère est la 2 e décade de juillet. Au sud, la pluie n’est pas très régulière comme en 2008. Mais nous pensons qu’avec les conseils qu’on donne et la disponibilité de certaines variétés actives à cycle court, on peut aplanir le déficit pluviométrique.

Les Echos :Le CILSS avait donné l’alerte en début de l’hivernage sur le déficit pluviométrique dans le Sahel. Pensez-vous qu’il y a péril en la demeure ?

D. S. K. : Ce sont des prévisions que le CILSS donne, la situation peut varier. Tout récemment, nous avons reçu une autre information qui dit que l’hivernage sera meilleur par rapport aux prévisions faites initialement par le CILSS. Dans la réalité des faits, on remarque que les choses bougent dans le bon sens. Je lance un appel à l’ensemble des producteurs. Il ne faut pas que ce début difficile les décourage. Je les invite à écouter les conseils de l’encadrement pour la culture des variétés capables de résister au déficit hydrique.

Les Echos :Quelles sont les dispositions pratiques que vous avez prises ?

D. S. K. : Les dispositions pratiques, c’est d’abord la consolidation des acquis de l’initiative riz mise en œuvre depuis la campagne 2008-2009. L’Etat a décidé de poursuivre la subvention des engrais pour la culture du maïs, du riz, du blé et du coton. Le sac d’engrais sera cédé à 12 500 F. CFA le sac de 50 Kg. Le prix repère est de 15 435 F. CFA pour l’urée et 18 675 F. CFA pour le DAP. Contrairement aux années précédentes, il n’y aura pas de contrat entre l’Etat et un fournisseur. L’appel a été lancé à tous les fournisseurs qui peuvent stocker l’engrais dans les zones de production de le faire. L’encadrement technique se chargera de recenser ceux qui veulent cultiver du riz, du maïs, du riz, du blé ou du coton. Le paysan intéressé paie au comptant le prix subventionné. Ceux qui sont débiteurs et qui ne se sont pas acquittés des dettes d’engrais de l’initiative riz sont écartés d’office par l’Etat dans la subvention. Nous sommes très fermes là-dessus et toutes les dispositions sont en train d’être prises sur le terrain à cet effet. Cette année, nous avons pris des mesures pour faire face au problème de semences de riz Nerica que nous avons connu l’année dernière. Nous avons identifié certaines productions qui ont été consignées auprès de certains producteurs en guise de semences. Pendant la contre-saison, nous avons produit environ 2500 t de Nerica 4 dans la zone Office du Niger comme semences. Ces semences sont en train d’être dispatchées vers les zones de production dans les régions de Sikasso, Koulikoro, le sud de la région de Kayes, et le district de Bamako. Ces semences sont subventionnées à 50 % pour un coût de 300 F/Kg. Pour bénéficier de la subvention, il faut passer obligatoirement par l’encadrement technique. Sur le plan protection des cultures, des dispositions ont été prises pour renforcer le dispositif de veille sur le terrain. L’Office de la protection des végétaux a pris des mesures pour faire face aux oiseaux granivores et autres insectes nuisibles.

Les Echos :L’Etat a décidé de subventionner les engrais au lieu de faire intervenir directement les fournisseurs. Est-ce qu’il y a eu des impaires qui ont conduit à ce changement ?

D. S. K. : Non, il n’y a pas eu d’impaires. Au contraire, Toguna a normalement ravitaillé les paysans l’année dernière. Le secteur de l’approvisionnement en engrais est privatisé. L’Etat joue un rôle d’interface entre les opérateurs économiques et les producteurs. Notre rôle est d’appuyer les paysans dans la formulation des besoins et dans le montage des dossiers d’appel d’offres des fournisseurs.

Les Echos : Quel rôle particulier joue la direction nationale de l’agriculture dans la réussite de l’initiative riz ?

D. S. K. : Tout l’appui conseil, le suivi de toutes les activités sur le terrain, le recensement des superficies, entre autres, relèvent du personnel de la DNA. C’est comme cela qu’on a pu s’organiser pour suivre correctement la mise à disposition des engrais l’année dernière. Ces engrais ont été déposés au niveau des directions régionales de l’agriculture et placés auprès des producteurs. C’était la même chose pour les semences. L’Etat avait renforcé les capacités en nous envoyant 100 agents et des équipements roulants. Notre rôle est surtout joué au niveau de la production pour que cet objectif de 1,6 million de tonnes de riz puisse être atteint l'année dernière.

Les Echos :Quel objectif s’est fixé l’initiative riz cette année ?

D. S. K. : L’objectif cette année est de produire 2,3 t de riz. L’initiative riz n’était pas un programme particulier en 2008. C’était une volonté politique qui a accompagné la mise en œuvre du plan de campagne. On s’était fixé un objectif de départ de 1, 2 million de t. L’Etat a jugé bon d’améliorer cet objectif compte tenu de la crise mondiale de riz. C’est ainsi qu’on a ajouté 400 000 t de plus sur le plan de campagne 2008-2009. C’est ce qui est venu sous la forme d’initiative riz. L’initiative riz n’est pas un projet particulier. Elle est la volonté politique affichée pour accompagner la mise en œuvre du plan de campagne. Cette ambition a été poussée cette année à 2,3 millions de tonnes. Si toutes les conditions sont réunies avec la mise en valeur de nouveaux aménagements, nous pourrons atteindre ces objectifs.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

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BUREAU DU VERIFICATEUR GENERAL

Le rapport remis au Premier ministre

Le Vérificateur général a remis mardi dernier son rapport 2008 au Premier ministre. « La lutte contre la corruption et la délinquance financière demeure, vous le savez, un chantier prioritaire du président de la République. La création, aux côtés des autres structures de contrôle et de vérification existantes, d’un Bureau du Vérificateur Général, est l’expression de sa volonté et aussi de la conviction qui est la sienne que pour lutter efficacement contre la persistance du phénomène de la corruption, il faut étoffer notre dispositif de contrôle, tout en renforçant les structures existantes ».

« Aussi, je prends à cet effet acte de votre appréciation positive des efforts accomplis par l’Administration, pour donner suite aux recommandations du Rapport 2007. Il est à cet égard plus que satisfaisant de constater que plus de 80 % des recommandations formulées par le Bureau du Vérificateur ont été mises en œuvre ou sont en voie de l’être, soit au total 408 sur 506 recommandations. Cela confirme par ailleurs l’évolution de la tendance amorcée depuis l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Rapport 2006 de l’ordre de 82% »  , a déclaré Modibo Sidibé.

AK

 

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CARAVANE DES FEMMES AFRICAINES

Prôner la paix, l’égalité et la citoyenneté au Mali

Après le Maroc en 2008, la 2 e édition de la caravane des femmes africaines séjourne depuis mardi dans notre pays pour traduire l’idée de paix, d’égalité et de citoyenneté.

Organisée par le Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams) en collaboration avec plusieurs associations féminines africaines, la caravane des femmes africaines a pour objectif de prôner la paix, l’égalité et la citoyenneté. Elle se tient du 16 au 23 juillet 2009 à Bamako et dans la région de Kayes (Komidinde, Yélimané).

En prélude au lancement officiel de la caravane, qui a eu lieu mercredi 14 juillet au Centre Aoua Kéita, les caravaniers composés de plusieurs nationalités ont animé un point de presse sur le terrain de football de Magnambougou.

« L’objectif de la caravane est d’atteindre la région de Kayes pour nous entretenir avec les femmes sur la paix, l’égalité et la citoyenneté » , a dit la directrice de Gams. Et d’ajouter que la paix, l’égalité et la citoyenneté est un projet de société.

La caravane, aux dires de la présidente de l’Association Ytto de Maroc, est un outil de travail pour les femmes qui, selon elle, leur permet de changer les choses avec la population.

La caravane des femmes a été organisée pour la première fois en 2008 au Maroc. Elle regroupe des femmes de 28 pays d’Afrique dont le Mali.

Sidiki Doumbia

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CARNET DE VOYAGE

La Côte d’Ivoire n’est plus comme avant

Jadis une ville coquette, moins chère et enviée par le visiteur, Abidjan, capitale de la Côte d’Ivoire, ploie aujourd’hui sous le poids des ordures et la cherté de la vie.

Lors de mon déplacement sur la Côte d’Ivoire, j’ai emprunté une des compagnies de transport les plus sollicitées. Cette compagnie n’est pas moins chère par rapport aux autres, mais l’affluence des voyageurs y est très forte. Le propriétaire de cette compagnie est un Ivoirien, maire d’une ville de la Côte d’Ivoire. Avec lui, il y a moins de tracasseries, c’est d’ailleurs ce qui suscite l’engouement des clients, car, une fois franchie la frontière malienne, on ne demandera qu’une fois au voyageur son carnet de vaccination. Tous ceux qui ne le possèdent pas sont sommés de payer 2500 F CFA contre un nouveau carnet délivré sur place.

Quant à l’état des routes, Bamko-Zégoua est plus praticable que le tronçon Pogo-Yamoussoukoro. Ce dernier tronçon est délabré avec partout de nids de poules. Sur une distance de 70 km entre Ferkéssédougou et Ouangolodougou, les cars, du fait de l’état de la route, mettent facilement près de 2 heures !

Insalubre et chère

Auparavant, Abidjan était une ville coquette et enviée du visiteur. Aujourd’hui, elle est insalubre et y pullulent des souris et des cafards dont la vue donne la chaire de poule.

Avec la pluie, les égouts sont bouchés. L’eau déborde sur l’asphalte déjà envahi par des tas d’ordures. Selon certains, autrefois, les services de voirie de la mairie passaient deux fois par jour (matin et soir) pour ramasser les ordures. « Maintenant, ce sont les pousses pousses qui ramassent les ordures pour les déposer dans les dépotoirs au bord de la lagune ».

Il n’est plus question de carte de séjour. On se promène dans la ville librement à n’importe quelle heure de la nuit sans être inquiété par les forces de l’ordre.

La guerre a rendu la vie très chère à Abidjan. Les Ivoiriens vivent misérablement. Autrefois, le pays était la plus convoitée de la sous-région. Aujourd’hui, c’est le contraire. Cuisiner dans la journée n’était pas dans les habitudes des Abidjanais car, presque tout le monde mangeait au restaurant. Présentement, les denrées de première nécessité coûtent excessivement cher. Le kilo du sucre varie entre 500 et 600 F CFA. Même l’« Attiéké » a pris de l’ascenseur, il faut débourser 500 F CFA pour le manger ». La banane plantain appelée « Alloko », coûte aussi cher. Le kilo du riz oscille entre 500 et 600 F CFA.

La guerre a affaibli ce pays qui était jadis un havre de paix. Le slogan est ici : « on se cherche », « on cherche nos prix de condiments », « les temps sont chauds maintenant » voilà des maîtres mots qu’on entend à longueur de journée.

Fatoumata Thiéro

( de retour d’Abidjan)

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ECHOS DES REGIONS

ACCIDENT DE LA CIRCULATION

Des morts sur la RN6

Un car de la compagnie Coulibaly Transport s’est renversé le mardi 14 juillet, aux environs de 11 heures, sur la nationale 6 (RN6) entre Tigui et Kononbougou, à 60 Km de Ségou. Le car en provenance de San devait rallier Bamako.

L’accident serait provoqué par un excès de vitesse. Le car roulait à vive allure lorsque surgit un troupeau de bœufs. Le chauffeur ne pouvant plus contrôler son engin a percuté un bœuf. Le véhicule s’est déséquilibré sous l’effet du choc et a tenté d’éviter le reste du bétail en roulant sur sa gauche. Le chauffeur n’ayant plus le contrôle de son engin fait un tonneau.

Le bilan a été de 7 passagers tués sur place : une femme et son enfant, une lycéenne de 20 ans, un jeune de 32 ans, une femme de 57 ans et deux enfants de moins de 3 ans. Les corps des victimes sont restés prisonniers du car réduit en amas de ferraille. Des blessés ont été évacués sur l’hôpital Nianakoro Fomba où 5 ont rendu l’âme. D’autres ont été acheminés à Fana, Bamako et Ségou.

Jusque-là, on ne connaît pas le nombre exact de personnes qui se trouvaient à bord du car. Sur la feuille de route figuraient 33 noms de passagers. Mais l’apprenti chauffeur a indiqué qu’ils avaient 52 passagers dont certains ont été embarqués en cours de route.

La gendarmerie de Ségou et de Baréouli enquêtent sur les circonstances de ce drame.

Daouda Coulibaly

 

DIALAKOROBA

Un accident fait 5 morts

A moins de 24 heures, deux accidents graves de la route se sont produits dans notre pays. Un autre drame de la circulation s’est produit sur la nationale 7 dans la Commune rurale de Dialakoroba (route de Bougouni), dans la journée du 14 juillet 2009, aux environs de 14h. L’accident, selon les sapeurs pompiers, a fait 5 morts et des blessés dans le coma qui ont été conduits à l’hôpital Gabriel Touré.

A en croire la même source, c’est une voiture de marque Mercedes qui est entrée en collusion avec un car de transport en commun. Trois occupants de la Mercedes ont trouvé la mort parmi eux un enfant.

Amadou Sidibé

GAO

Le casse-tête de se loger

S’il y a un casse-tête aujourd’hui dans la cité des Askia, c’est bien la question de la location. Les jeunes fonctionnaires qui viennent sans leur famille ou qui n’en ont pas encore fondé sont tous confrontés à ce problème.

Les difficultés liées à la location à Gao ont pris de l’ampleur avec les multiples prospections minières en cours dans la région.

Aux dires d'un fonctionnaire nouvellement muté, « le souci majeur à Gao, c'est la location. On pense qu’au nord les maisons étant en banco, le prix devait être plus abordable qu’à Ségou ou Bamako. Mais, ce n’est pas le cas. Pour deux chambres et une véranda, sans douche intérieure, le locataire paie banalement 35 000 F CFA ». Il faut reconnaître qu’à Gao, les prix des loyers ont sensiblement augmenté. Ils varient entre 15 000 et 100 000 F CFA. Ce qui fait dire à un travailleur que « nous travaillons pour vivre et non pour économiser ». L’une des difficultés des locataires dans la cité des Askias, comme dans certaines villes du Mali, est que les personnes en loyer sont obligées souvent de quitter leur maison sans aucun préavis du propriétaire. « Je suis en location depuis deux ans. Je m’acquitte régulièrement du prix de mon loyer. Pourtant, un jour, le propriétaire me dit de quitter sans aucun motif valable. Je suis obligé de libérer sa maisons bien que le code en matière de bail stipule qu’il faut trois mois au locataire pour la recherche d'une autre maison », témoigne un célibataire.

Certains interlocuteurs estiment que l'Etat doit contrôler les prix car, disent-ils, un fonctionnaire moyen ne peut pas subvenir à ces coûts élevés de loyer.

A propos des logements sociaux,Ibrahim Yattara, un habitant de la ville pense qu’ils ne sont pas attribués à ceux qui sont réellement dans le besoin. «  Pour mettre du beurre dans ton « fakouhoye » à Gao, il te faut un logement social », affirme-t-il. C’est dire donc que les prix de loyers engloutissent une partie du budget des ménages en location.

Certains bénéficiaires de logements sociaux sont logés en ville et mettent leurs maisons en location pour en tirer un profit.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

 

MOPTI

Guerre entre conducteurs de motos taxi et taxis

Nouvellement arrivée dans la Venise malienne comme moyen de transport en commun, la moto taxi appelée Taxini, se place au-devant de tous les moyens de transport et est source de mésentente avec les conducteurs de taxi.

Un chauffeur de taxi gagne en moyenne 10 à 15 000 F CFA pour une seule journée de travail. Ce qui est inférieur aux gains quotidiens d’un conducteur de moto taxi. Celui-ci, dans la journée, gagne environ 20 000 F CFA. Si la location d’un taxi est de 5000 F CFA, celui d’une moto taxi s’élève à 10 000 F CFA.

Les chauffeurs de taxi ne semblent pas s’accommoder de cette situation et se plaignent surtout que la plupart des conducteurs de motos ne maîtriseraient pas le code de la route.

Selon certains conducteurs de taxi, les conducteurs de motos taxi ne respectent pas le nombre des passagers. « On voit aussi, tout au long de la journée, les motos taxi nous priver de nos clients. C’est parce qu’ils sont appuyés par l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi », s’indigne un vieux chauffeur de taxi sous les regards discrets de ses collègues.

Mopti étant une ville où les populations sont très pauvres, le seul moyen de transport le moins onéreux et qui répond donc aux besoins de la population est le taxi moto. Le taxi coûte 150 F CFA et les motos taxis 100 F CFA. En tous les cas, pour l’heure, une mésentente règne entre les conducteurs de taxis et les conducteurs des taxis moto.

Amagana Guindo

 

SIKASSO

La campagne agricole s'annonce difficile

Les premières pluies annoncées début mai portaient espoir chez les producteurs de la région de Sikasso. Mais après un mois et demi, les paysans se posent beaucoup de questions sur la mauvaise répartition des pluies.

Les premières pluies annoncées début mai portaient espoir chez les producteurs de la région de Sikasso. Ceux-ci se sont alors préparés activement pour aborder l'hivernage avec son lot de dépenses et de soucis pour trouver les produits et les équipements nécessaires au bon démarrage de la campagne agricole. Mais, un mois après, se posent beaucoup de questions sur la mauvaise répartition des pluies. 

A l’inverse de la prévision de la saison 2008, on ne relève pas de caractère commun pour l'ensemble de la région, selon les techniciens de la direction régionale de l’agriculture au cas où cette prévision se réaliserait avec une bonne répartition temporelle des pluies, les productions agricoles et pastorales pourront êtres équivalents à la moyenne de l’année de 2006. 

La présente campagne démarre avec une situation pluviométrique moyenne dans l’ensemble. La hausse des prix des céréales, la baisse du prix d’achat du coton graine 170fcfa/kg, la poursuite des programmes spéciaux (les initiatives riz, maïs et le blé en expérimentation à partir de novembre prochain à Loulouni dans le cercle de Kadiolo), la subvention de l’engrais pour le coton, le riz et le maïs et celle des semences du riz Nerica. Le programme Nerica installé dans le cercle de Sikasso est en extension vers les autres cercles avec une prévision de 3650 ha, les semences sont subventionnées à 50 %, les producteurs de la dernière campagne disposent des semences du riz Nerica et tentent de les multiplier sur 100 ha pour la variété R1 et sur 115 ha pour la variété R2. Autres programmes internationaux interviennent dans l’amélioration de la production du riz dans les bas-fonds de Finkolo-Ganadougou et Kouroumasso. Au niveau de l’Office du développement rural de Sélingué où les grandes surfaces cultivées appartiennent aux associations des femmes, la campagne démarre avec espoir, dans cette zone où 190 tonnes d’engrais sont distribuées aux producteurs.

La campagne cotonnière subit les mêmes conditions pluviométriques avec un retard de quelques semaines, conformement au calendrier normal de semis. Par rapport a l’approvisionnement en engrais, ce sont les fournisseurs privés au lieu de l’Etat comme en 2008 qui détiennent le monopole. Ils cèdent à 12.500 F CFA le sac de 50kgs. Si les cotonculteurs se frottent les mains à cause de la subvention de l’engrais au prix de 12.500F CFA le sac de 50kgs, certains commerçants se présentant sous la double profession de commerçant et paysan et créent une inflation sur le marché local en cédant à 18000 F CFA. Pis, les sacs de 50kg sont très souvent exportés au-delà de la frontière.

Au niveau des 3 directions régionales de la CMDT Sikasso, Koutiala, et Bougouni, certains producteurs courent encore derrière leurs arriérés de la précédente campagne cotonnière. A quand ils seront remis dans leurs droits ? Selon des estimations, 96 % des surfaces culturales prévues sur la base des producteurs recensés, sont réalisées, et que des difficultés liées à ces facteurs endogènes sont constatées dans les zones de Kolondiéba et Kadiolo.

B.Y.Cissé

 

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PASSATION DE GRADE DE TAEKWONDO

Test réussi pour 44 combattants

En prélude au championnat d'Afrique prévu au Cameroun, 45 candidats ont participé à la passation de grade qui a été organisée samedi dernier par la Fédération malienne de taekwondo (Femat).

Selon le DTN, Maître Alioune Badara Traoré (ceinture noire, 6e dan), cette passation supervisée par un jury de quatre membres dont Maître Bakary Diawara alias « Yankee » (ceinture noire, 6è dan), était axée sur les techniques de base, coups de poing, coups de pied, les techniques de combat conventionnel et de rue ainsi que les questions théoriques.

A l’issue de la cérémonie, le taux de réussite a été de 100 % pour les ceintures rouges et 99 % pour les ceintures noires. Toujours selon Maitre Traoré, qui s’est félicité de la prestation des combattants, la passation de grade est organisée deux fois par an par la Fédération malienne de taekwondo et permet aux pratiquants de la discipline d’accéder au grade supérieur d’une part et d’autre part, obtenir leur diplôme international. Outre la Ligue de Bamako, les combattants de Koulikoro, Koutiala, Ségou et Mopti ont également pris part à la passation.

Un test grandeur nature pour nos combattants à la veille du championnat d’Afrique des nations de taekwondo qui se tiendra au Cameroun.

Boubacar Diakité Sarr

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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Droit civil

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