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2009

Mois de Juillet

Les Echos du 03 juillet 2009

 

IMMIXTION DE L’EXECUTIF DANS LE JUDICIAIRE

L’aveu de culpabilité du ministre de la Justice

La question orale à laquelle devait répondre hier le ministre de la Justice a été reportée sine die, à cause de nombreuses pressions dont nous parlions dans notre édition d’hier. Le sentiment de culpabilité affiché par l’exécutif sur son immixtion dans le judiciaire explique bien ce report.

L’interpellation de Maharafa Traoré, ministre de la Justice, garde des Sceaux par le député Yaya Sangaré, dans l’affaire de l’ex-PDG de la BHM et son complice et celle de l’honorable Kalifa Doumbia, adressée au ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Igor Diarra sur l’approvisionnement des populations en eau et l’électricité, étaient hier au menu de la session plénière de l’Assemblée nationale. Si Mamadou Igor Diarra s’est plié volontiers à la question orale de son interpellateur, Maharafa Traoré est, par un tour de passe-passe, parvenu à faire ajourner la sienne.

Il n’y a apparemment rien d’étonnant à la suspension de son interpellation pour ceux qui ont suivi ces derniers jours l’évolution de la lettre d’interpellation envoyée le 22 juin au cabinet du ministre de la Justice. Depuis cette date, tous les moyens ont été entrepris par les plus hautes autorités du pays pour que la question orale adressée à Maharafa Traoré ne soit pas à l’ordre du jour de la plénière d’hier. Confronté à la détermination du député, le gouvernement s’était finalement résolu à accepter de passer devant les députés et des assurances fermes ont été données dans ce sens, la veille.

Evolution du dossier

La véritable surprise a été d’entendre l’honorable Yaya Sangaré annoncer dans la salle des plénières de l’Assemblée nationale, en présence de Marahafa Traoré et des membres de son cabinet, qu’il surseoit à l’interpellation de ce jeudi « vu l’évolution du dossier et des informations complémentaires fournies ». Le député interpellateur a, selon toute vraisemblance, cédé aux pressions qui avaient repris encore hier matin jusque dans les bureaux de l’Assemblée nationale.

Comme pour faire un aveu de culpabilité dans l’affaire Mamadou Baba Diawara, emprisonné malgré l’arrêt n°53 du 27 mai 2009 qui a cassé sans renvoi la décision de la Cour d’assises de Ségou de juillet 2008 et acquitté l’ex-PDG de la BHM et son complice Ismaïla Haïdara de WAIC, le gouvernement a bloqué l’interpellation pour éviter des déballages qui lui auraient été fatals.

Selon des indiscrétions, pour éviter l’humiliation devant la représentation nationale, l’exécutif a courbé l’échine en reconnaissant son tort dans cette affaire. Il aurait même promis de gérer le dossier dans les prochains jours. Ce qui sous-entend que l’opinion nationale ne doit pas être surprise en voyant l’Etat mettre dans leurs droits, les détenus Diawara et Haïdara, en les faisant sortir de prison.

Dans le cas contraire, la même question orale, qui est simplement rangée dans les tiroirs, pourrait ressortir à la session extraordinaire, qui devrait être convoquée, lundi, la présente session fermant ce samedi. En ce sens que Yaya Sangaré n’a pas encore dit son dernier mot puisque son interpellation est juste suspendue et non annulée.

Abdrahamane Dicko

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DIFFICULTE DE DESSERTE EN EAU ET ELECTRICITE

Les solutions du ministre Mamadou Igor Diarra

Le ministre de la Justice garde des Sceaux, Maharafa Traoré, et son collègue de l’Energie et de l’eau Mamadou Igor Diarra étaient les deux membres du gouvernement, jeudi à l’Assemblée nationale, pour répondre aux questions orales des députés Yaya Sangaré, élu à Yanfolila et Kalifa Doumbia, élu en Commune VI .

Si le dialogue entre le député Yaya Sangaré et le ministre Maharafa Traoré n’a pas eu lieu, l’honorable Sangaré ayant sursit à ses questions orales, pour dit-il, « vu l’état d’avancement du dossier et des informations complémentaires à fournir », celui entre le ministre de l’Energie et de l’Eau et l’honorable Doumbia n’a pas été reporté.

Grosso modo, l’honorable Doumbia a interrogé le ministre Diarra sur le déséquilibre dans la déserte en eau et électricité du pays et particulièrement dans le district de Bamako. Le député voulait également savoir ce qui empêche EDM de procéder au raccordement des populations en eau et électricité dans des délais raisonnables lorsque celles-ci en font la demande.

Pourquoi EDM est plus portée sur les poteaux électriques en béton que ceux en bois, qui seraient moins onéreux, et pourquoi la nouvelle augmentation des tarifs d’eau et d’électricité ont été d’autres questions posées au ministre.

A l’en croire, il faudra encore attendre 3 ans, soit en 2012 pour voir beaucoup de difficultés s’aplanir dans l’approvisionnement des habitants de Bamako en particulier et ceux des autres localités du pays avec la construction de nouvelles centrales électriques (Balingué, Taoussa, Felou eTC.).

De nos jours, l’offre d’EDM en électricité est nettement inférieure à la demande, a reconnu le ministre, qui a ajouté que celle-ci sera multipliée par 3 dans les 3 ou 4 années à venir. Toutes choses, à ses dires, qui permettront l’accès d’une grande partie de la population à l’électricité. Le ministre a indiqué que la difficulté essentielle à raccorder les populations de la Commune VI (commune de résidence du député Doumbia) était liée au fait que cette population était très éparse.

Evoquant le problème d’adduction d’eau, Mamadou Igor Diarra a fait comprendre que ce problème sera résolu totalement avec la construction de la nouvelle station de Kabala qui demande un investissement de 113 milliards de F CFA.

L’Etat est à la recherche de ce fonds. En réponse à la nouvelle tarification récemment effectuée par EDM, le ministre a révélé que cette mesure était destinée a la doter de ressources pour faire face à certaines difficultés. A l’en croire, la mesure est de court terme, car elle ne devrait pas dépasser trois ans.

Denis Koné

 

En chiffres

Le déficit en eau est de 40 000 m3. Le taux d’accès des populations à l’électricité est de 25,45 % sur le plan national, 58 % en milieu urbain et 11,28 % en milieu rural. 97 % de la population de la capitale a accès à l’électricité. La Commune I demeure la plus électrifiée avec 77 % d’habitants qui ont accès au courant. La Commune VI est la moins électrifiée avec seulement 51 %.

D. K.

 

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LA MAITRESSE DU GOUVERNEUR

Sanford survivra-t-il son infidélité ?

Après le président Bill Clinton et le présidentiable John Edwards, une autre personnalité politique américaine vient de passer à la casserole à cause d’une vieille histoire de fesses. La vindicte populaire ne s’est pas faite attendre. Ah les maîtresses !

Les fesses, encore les fesses ! Ces « organes ultrasensibles » n’arrêtent décidément de faire des victimes. Et pas n’importe lesquelles. Les escapades nocturnes d’une personne ordinaire peuvent passer inaperçues, mais quand un homme public ou un dirigeant se lance dans une relation extraconjugale, tous les yeux sont braqués sur ce lien, non pour attenter à sa liberté, mais parce qu’un homme au service d’un peuple n’a presque pas de vie privée. Sa ligne de conduite est particulièrement tenue à l’œil. Un point intéressant puisque les relations interpersonnelles ont aussi des effets dans le mode de gestion d’un dirigeant.

Au train où vont les choses, l’on serait tenté de soutenir que les personnalités politiques sont devenues de grands amateurs de rapports secrets avec les femmes. Après les nombreux cas romantiques illégitimes révélés à travers le monde, voilà celui de Mark Sanford, gouverneur de l’Etat de Caroline du Sud aux Etats-Unis, attirer l’attention générale. Cela est l’épilogue de plusieurs années d’infidélité vis-à-vis de son épouse. Du 18 au 24 juin dernier, le gouverneur a disparu dans la nature.

Personne ne savait exactement ou il était, y compris sa famille et ses proches collaborateurs, selon les informations originellement relayées par son cabinet, qui a par la suite tenté de désamorcer la bombe latente en affirmant que le chef de l’exécutif étatique faisait une randonnée sur les Appalaches. « Ses téléphones personnel et public étaient éteints et il ne répondait pas aux messages ».

Etrange ! M. Sanford avait certainement disparu pendant quelques heures par le passé, mais n’avait jamais passé autant de jours sans nouvelles et complètement injoignable. Le gouverneur serait-il enlevé ? Les inquiétudes sont dans l’air, la nouvelle se répand à travers les spéculations et l’implication des médias, dont certains avaient pu se procurer et même publié des mails que le « disparu » avaient envoyés à une « X de l’Argentine ».

Fin de carrière ?

Ayant appris que le débat autour de son absence prenait de l’ampleur, le gouverneur, dans sa retraite dorée, a d’abord par le biais de son porte-parole, annoncé son retour au travail le 23 juin.

Le lendemain 24 juin, il organise une conférence de presse pour admettre sa relation adultère, larmes aux yeux. « J’ai été infidèleà ma femme et ai entretenu une relation avec une Argentine qui était d’abord une chère amie. Je l’ai rencontrée il y a 8 ans, très innocemment. Depuis un an, la relation a basculé vers le romanticisme ». La maîtresse est une Argentine de 43 ans, divorcée et mère de deux enfants. Elle est diplômée en relations internationales et négociante de matières premières dans son pays.

Le gouverneur républicain de 49 ans pourra-t-il sortir indemne de son scandale sexuel ? Difficile de répondre par l’affirmative. Son épouse et membre de son cabinet Jenny Sanford, qui dit avoir découvert la tromperie de son mari en février dernier quand elle fouillait dans un des fichiers de ce dernier, laisse planer le doute sur la suite de leur union.

« Je ne sais pas s’il sera avec moi. Je crois que l’éducation des enfants est la plus importante chose au monde. Je me préoccupe beaucoup de mes enfants. La carrière de mon mari n’est pas mon souci ; il en prendra soin lui-même » , s’est-elle contentée de dire avant d’esquiver les autres questions des journalistes.

Le gouverneur risque gros, car les conséquences de cette affaire de fesses pourraient lui être fatales sur le plan politique. Au sein de l’opinion, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer sa démission. Si d’aucuns fondent leur requête sur l’usage des fonds de l’Etat pour soulager ses désirs personnels, d’autres soutiennent qu’un responsable ne doit pas laisser son poste vacant pendant une semaine sans motif valable et sans notification pour qu’un autre prenne le relais pendant la période. C’est pourquoi, ils demandent au Congrès de l’Etat de Caroline du Sud de voter une loi prévoyant de tels actes. « S’il y avait eu une urgence pendant la disparition du gouverneur, c’est tout l’Etat qui aurait péri », arguent-il.

D’ores et déjà, Mark Sanford a démissionné de la présidence de l’Association des gouverneurs du parti républicain. Figure montante de sa formation politique et fortement pressenti pour être investi candidat aux présidentielles de 2012, l’infidèle fait désormais profil bas et devra aussi revoir ses ambitions politiques à la baisse.

Comme quoi une réputation ne se réinvente pas !

Ogopémo Ouologuem

(correspondant aux USA)

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ECHOS DES REGIONS

MOPTI

Le Cnid oublié par ses dirigeants

Malgré son oubli par ses responsables, le Cnid a fait un bon score aux dernières communales à Mopti grâce à un de ses militants.

Abdoulaye Guittèye, appelé « Chinois » par les intimes, a été la tête de liste du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid-Fyt) aux élections communales d’avril 2009. Opérateur économique de son état, il a mis les bouchées doubles pour le succès de son parti.

Selon les Mopticiens, le Cnid ne vit dans leur ville que grâce à l’apport financier de ce militant courageux et dévoué. D’après les jeunes de son parti, à la veille des communales, il a investi plus de 2 millions de F CFA pour les campagnes, une somme dérisoire pour un parti politique comme le Cnid, qui a participé à l’avènement de la démocratie au Mali.

D’autres partis politiques ont déboursé plus de 30 millions de F CFA pour les mêmes communales, mais n’ont pu obtenir que 2 conseillers. La victoire du Cnid, à Mopti, relève d’un miracle.

Selon nos informations, Mopti a été la ville oubliée du parti de Me Mountaga Tall. Par contre la Commune urbaine de Kayes a reçu environ, 5 millions de F CFA de la part de ses dirigeants dans le cadre des élections municipales. La Commune de Ségou a empoché de son côté 4 millions de F CFA.

Dans le bureau communal de Mopti, le Cnid a obtenu les postes de 1er conseiller chargé des questions domaniales et du commerce et de 2e conseiller chargé de l’assainissement au niveau de la voirie.

Amagana Amonce Guindo

(correspondant régional)

 

MOPTI

Des routes occupées anarchiquement

Mopti retrouve sa notoriété de ville commerçante. Mais l’occupation anarchique des voies traumatise populations et autorités.

Mopti était jadis une ville prospère grâce au commerce. Elle commence à renouer avec cette richesse d’antan après l’installation le long des routes principales de nouveaux kiosques en tôle.

Toutefois, la prolifération des kiosques entraîne le phénomène de l’occupation anarchique des voies de circulation. A Mopti, les autorités municipales et régionales interdisent l’occupation de certaines voies, comme les bordures de la digue qui lie le centre ville au centre commercial.

Malheureusement, depuis quelque temps, la ville de Mopti est envahie par des vendeurs ambulants en tout genre. Les usagers des routes rencontrent beaucoup de difficultés pour circuler sur la voie qui mène au port de pêche, surtout les jours de foire. Les conducteurs de véhicules aussi bien que ceux des engins à deux roues et les piétons ne savent plus à quel saint se vouer.

La situation a l’air d’échapper aux autorités de la ville et tout le monde est pris en otage. L’occupation anarchique n’est pas sans conséquence, car elle est à l’origine de nombreux accidents de la circulation dans la Venise malienne. La population a hâte de voir la mairie de Mopti mettre tout en ordre en collaboration avec les forces de sécurité.

Amagana Amonce Guindo

(correspondant régional)

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5e EPITRE AUX DEMOCRATES

Soyez toujours insatisfaits !

Il n’y a pas que Jésus, Mohamed (PSL), Bouddha et Marx ! Ne soyez pas complices de l’immolation de nos peuples sur l’autel d’un ordre dévoyé, tapageusement recouvert du vernis frelaté d’une « démocratie » contre-nature !

La légende dit qu’Isaac Newton se reposait sous un arbre et que soudain, une pomme lui tomba sur la tête. Et Newton de se poser la question de savoir pourquoi donc la pomme était-elle tombée et pourquoi donc les objets tombaient-ils toujours de haut en bas ?

Bien sûr avant lui, beaucoup de gens avaient déjà dû recevoir des pommes et autres objets sur la tête, au point d’en avoir des bosses. Des gens satisfaits, très satisfaits de leur sort, de l’environnement ambiant, de la marche du monde.

Et bien sûr, ils ne s’étaient pas posés de question. Dans le meilleur des cas, ils s’en étaient peut-être posé quelques-unes, mais avaient dû, dès les premiers écueils, battre sagement en retraite : pourquoi diable se triturer la cervelle et se compliquer la vie quand on est si satisfait ? Mais Newton, lui, il n’était pas satisfait. Il chercha et chercha encore et finalement trouva que deux corps libres dans l’espace s’attirent en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carré de leur distance.

La loi de la gravitation universelle était née. Elle s’ajoutera à bien d’autres trouvailles, provenant de la quête d’autres insatisfaits qui refusèrent la facilité des évidences, parfois au péril de leur vie. Et c’est de ces refus que naquit le nouveau monde qui nous fait bénéficier aujourd’hui des avions, des vaccins, de la télévision, de l’ordinateur, du téléphone cellulaire…

Intéressant, n’est-ce pas ?

Et pourtant, il y a, à mon avis plus intéressant encore ! Car c’est dans le domaine des transformations sociales que l’on a observé les plus grandes remises en cause dans l’Histoire. Toutes les causes pour lesquelles l’homme est prêt à se battre et à mourir sont le fruit du refus de fortes personnalités face à l’ordre établi, face à la facilité, face à la satisfaction béate ambiante.

Souvenez-vous !

Jésus-Christ, Mohamed (PSL), Bouddha et Marx furent d’authentiques révolutionnaires et de formidables agitateurs d’idées qui refusèrent de se satisfaire des vérités établies et des situations qui prévalaient.

Le premier aurait pu mener une belle carrière de rabbin en se contentant de la loi mosaïque qui semblait avoir formaté le devenir de la société juive pour l’éternité. Il eut l’audace d’affronter les puissantes sectes/confréries des pharisiens et des sadducéens pour élargir sa base sociale au-delà du seul peuple juif et de placer l’amour au-dessus de la loi. Il est mort atrocement sur une croix de César. Mais, aujourd’hui, personne ne jure par César, mais des centaines de millions de gens embrassent quotidiennement la croix pour l’amour du Nazaréen !

Le second, à travers son épouse Khadîdja, était parfaitement intégré dans la riche société commerçante mecquoise qui tirait sa fortune des 300 idoles enfermées dans la Kaaba que des milliers de gens, venant d’un peu partout, venaient adorer chaque année, alimentant au passage l’économie de la cité par leurs frais de séjour et les offrandes offertes aux divinités. Il ne se satisfit point de cette situation de privilégié et se mit à chercher d’autres vérités en allant se recueillir régulièrement dans une grotte. Et c’est là qu’Allah lui envoya l’ange Jibril ! Et La Mecque devint cette ville universelle par le miracle de l’islam !

Le troisième, Bouddha, était un prince. La légende dit que c’est à la simple vue d’un oiseau capturant et avalant un ver de terre qu’il se mit à se poser des questions sur le sens réel de la vie. Que valaient en fait la jeunesse, la bonne santé, la richesse, le plaisir, si, inexorablement devaient s’amener un jour la tristesse, la maladie, la vieillesse, la mort ? Pour trouver réponse à ces questions, il quitta le confort et le luxe du palais de son père Shuddodana. La suite est connue : le bouddhisme est devenue pour des centaines de millions de gens à travers le monde la voie de la lumière.

Le quatrième renversa quasiment tous les dogmes de son époque en affirmant que la philosophie hégélienne (quasiment vénérée à l’époque) marchait sur la tête et que la logique spéculative du capitalisme est de courir vers son autodestruction. Les prélats du néo-libéralisme (Friedman, Hayeck, Toffler, Negroponte) eurent beau ânonner leur TINA (There Is No Alternative [au capitalisme]), les krachs boursiers succèdent quand même aux krachs boursiers.

Marx fit le choix de finir sa vie dans le dénuement, en préférant écrire « Le Capital » plutôt que de consacrer sa vie à l’accumulation d’un petit capital qui lui aurait assuré une petite existence de petit bourgeois. Mais c’est à ce prix que, les crises économico-financières aidant, il recueille aujourd’hui les génuflexions des gourous de l’économie mondiale pendant que nombre de ses compatriotes qui ont fait le choix inverse ne sont devenus que des charognes dont personne ne parle plus. Ils ont eu le prix de la satisfaction.

Mais il n’y a pas que Jésus, Mohamed (PSL), Bouddha et Marx !

Il y eut Spartacus qui affronta et défit, la première fois avec de simples couteaux de cuisine la plus puissante armée de son époque, l’armée romaine, parce qu’il était insatisfait de sa condition d’esclave !

Il y eut le Mahatma Gandhi qui se porta, poitrine et mains nues au-devant de la soldatesque de l’armée coloniale britannique, insatisfait qu’il était de son statut de colonisé !

Il y eut Pasteur qui ne se satisfit pas de la très confortable théorie de la génération spontanée et se mit à chercher d’autres causes à l’infection !

Il y eut Champollion de Figeac, qui en dépit d’une tuberculose fulminante qui le consumait traqua sans relâche les hiéroglyphes pour que l’homme se replace dans son histoire !

Il y eut tant d’autres précurseurs !

Et il y a tant d’autres contemporains !

Comme cette voisine que vous avez peut-être en face de votre logis et qui se lève chaque matin avant l’aube, pour son commerce de petits beignets qui permettra peut-être à sa fille d’aller à l’école et d’avoir un sort plus enviable que la sienne !

Comme ce taciturne paysan qui prend le risque de se débarrasser d’une partie de sa récolte pour payer les études du garçon de la famille, là-bas, à Bamako !

Comme ce gosse non-voyant qui s’évertue à apprendre le Braille pour s’extraire un jour du cercle de la misère !

Et malgré ces exemples édifiants, l’on nous demande d’être satisfaits. Et de nous taire.

Mais se satisfaire de quoi ?

De cette administration prédatrice qui, des bureaux des grands commis de l’Etat aux carrefours de nos avenues, en passant par les salles de classes et les centres de santé s’emploie à rançonner impitoyablement le citoyen ?

De cette « élite » politique qui a transformé le rêve démocratique en un esclavage des temps modernes dépouillant un peu plus chaque jour les populations de leurs maigres revenus ? De cette classe dirigeante qui se prélasse dans un luxe immoral généré par le pillage hallucinant des ressources de nos nations, en nous abrutissant par une propagande mensongère et indécente, servie copieusement par des médias parjures ?

Non, ne soyez pas satisfaits de cette hydre qui étouffe en procédant à une patrimonialisation effrénée des biens de l’Etat. Ne soyez pas complices de l’immolation de nos peuples sur l’autel d’un ordre dévoyé, tapageusement recouvert du vernis frelaté d’une « démocratie » contre-nature ! Et qui commence à s’écailler sous les coups de boutoir du réel et à laisser tomber un à un les masques en outrageant la démocratie, en dynastisant le pouvoir, en désinstitutionalisant l’Etat.

Ne ratez pas l’ère des nouveaux Prométhée qui vont contribuer à l’avènement d’une plus grande justice sociale, d’une meilleure démocratie. Elle n’est certes pas d’un parcours facile, cette ère. Mais elle s’annonce inexorable, car la puanteur, c’est la puanteur : elle ne peut qu’induire un effet de rejet. Le récent réveil de certains partis politiques aux dernières élections communales est révélateur des changements qui s’annoncent, n’en doutez point !

Et pour ne pas vous laisser surprendre par ce nouvel ordre, restez éveillés, vigilants. Et insatisfaits !

Abdoul Traoré dit Diop

(président de l’ADJ)

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DOSSIER BAZOUMANA SISSOKO

EPILOGUE

Bazoumana Sissoko : la tradition épique

Bazoumana Sissoko naquit vers 1890 à Séguéla (il a dit lui-même qu’il est né le lendemain de la prise de Ségou par les Français en 1890) dans l’arrondissement actuel de Nyamina (cercle de Koulikoro) dans une famille de griots et donc à la périphérie de ce que fut le Royaume bamanan de Ségou.

Cette naissance sur les marges de Ségou orienta naturellement son art musical vers l’épopée bamanan de Ségou qu’il maîtrisait mieux que les autres registres à cause sans doute des nombreuses traditions historiques qui circulaient à cette époque sur ce sujet dans tous les milieux. Sans doute eut-il un talent immense, mais le fait aussi de naître aveugle limita considérablement ses horizons d’épanouissement et le contraignit pour ainsi dire à se concentrer sur le Ngoni dont il devint l’un des grands maîtres au Soudan sous la colonisation.

Il comprit tôt qu’artiste et musicien, il ne pouvait se réaliser pleinement que dans un grand centre urbain où l’art était valorisé et les artistes soutenus aussi longtemps à la cour de Babou Diarra dans les années 1940. Selon plusieurs témoignages, c’est dans le Méguétan qu’il fut initié à la plupart des rites de passage bamanan (malgré le fait d’être griot) et où il fit ses premières apparitions publiques en tant qu’artiste musicien. Dès cette époque sa musique porta la marque de la culture bamanan de Ségou avec un répertoire centré essentiellement sur l’histoire, les légendes et les récits de Ségou au temps du bamanan fanga.

Né au début du siècle dernier, il traversa toute la période coloniale et fut témoin des principaux événements qui secouèrent son pays : les deux guerres mondiales, le régime de l’indigénat, les travaux forcés dont il fut exempt pour cause de handicap visuel, la loi sur la citoyenneté française et enfin la lutte politique pour l’indépendance.

Physiquement, il ne lutta pas contre la colonisation pour les raisons que l’on sait mais, comprenant le bien-fondé de ce combat, il le soutint et peut être classé parmi les militants passifs de la cause de l’indépendance. Vers la fin de la colonisation dans les années 1950, sollicité par les cadres locaux, il chanta pour « Radio Soudan » qui devint Radio-Mali après l’indépendance en compagnie d’une autre grande dame de la musique traditionnelle malienne : Koni Koumaré.

Son mode de vie, le genre musical qu’il choisit ne lui permirent ni de s’attacher à un maître (diatigui) ni de chanter les louanges d’un riche ou d’un puissant. En fait ayant choisi de chanter les héros morts de la geste de Ségou (Da Monzon, Bakari Djan, Silamakan, etc.) il ne voulut célébrer aucun vivant ni être partisan ou courtisan d’une cour. Toute sa vie, il évita de faire ce travail de flagornerie et de démagogie dont usent aujourd’hui beaucoup de jeunes pour s’enrichir.

Sous la Ire République (1960-1968) il s’acharna à défendre le jeune Etat du Mali à travers des titres comme « Mali » qui magnifiait le pays après l’éclatement de la Fédération du Mali et appelait ses concitoyens à la reconstruction nationale. Dans beaucoup de ses chansons de la période de l’indépendance, il mit l’accent sur le patriotisme, le désintéressement (à l’endroit des cadres nationaux), l’honnêteté et l’intégrité des dirigeants du pays. A sa manière, il soutint le jeune Etat du Mali et servit de référence à la plupart des artistes musiciens de la Ire République, les griots aussi bien que les artistes ordinaires non-nyamakala.

Sous le régime militaire Bazoumana resta étonnamment muet, même dans le domaine de la production musicale. Tous ses grands titres sont d’ailleurs antérieurs à cette période dans laquelle il ne se produisit qu’à de très rares occasions. En fait, vu la grande distance qu’il mit entre les militaires et lui beaucoup en ont déduit qu’il ne les approuvait pas dans ce qu’ils faisaient. Une de ses chansons disait qu’un seul griot ne sert pas deux maîtres et peut-être a-t-il pensé qu’ayant soutenu l’US-RDA, qui le lui reconnut, il était hors de question, pour lui, de chercher à plaire à ses tombeurs.

Les témoignages sont nombreux qui disent que dans son comportement de tous les jours, rarement on le vit faire le contraire de ce qu’il chantait. Par le mérite, il fonda une famille à Bamako et eut beaucoup d’enfants dont certains sont aujourd’hui de grandes vedettes de la chanson malienne. De lui, on a pu dire qu’il a mieux vécu qu’un bien voyant, tellement il a œuvré pour son pays dans le domaine de l’art, contribuant à exporter sa musique loin de ses frontières naturelles.

Sa musique plaisait au public parce qu’elle était dominée par la tradition épique de Ségou. Ses titres, qui étaient autant d’appels à la guerre, sont devenus au fil du temps des airs de moralisation, des clins d’œil à la solidarité, l’amitié au sens épique du terme.

Il a fait partie de cette race de musiciens bien rare qui ne chante pas exclusivement pour de l’argent mais pour la gloire de la patrie au nom de la théorie de l’art pour l’art. Sur ce plan, il est comme Hamari Diarra de Nonkan (Bélédougou), Notin Coulibaly de Fani et dans une moindre mesure de Mariam Bagayoko de Kolokani. Avec la seule différence que lui est griot et que ceux-ci ne le sont pas.

Facoh Donki Diarra

 

LES MONUMENTS DE LA MUSIQUE MALIENNE

Bazoumana Sissoko ou la saga du « Vieux Lion »

Parmi les nombreux monuments de la musique malienne qui se sont effondrés, Bazoumana Sissoko surnommé Bazoumanaba ou le « Vieux Lion » est sans doute l’un des plus énigmatiques. A l’image de Lamissa Bengaly, Tara Bouaré, Miérou Bâ, Siramory Diabaté, Awa Dramé, Sidiki Diabaté… et récemment Sarafing Kouyaté, il a énormément enrichi la musique, voire la culture malienne avant de tirer sa révérence.

« De mon temps, les racines d’une personne déterminaient toujours la qualité de l’homme » , aimait à dire Bazoumana Sissoko. « Le griot des griots » ou le « Vieux lion » a toujours enseigné que la dignité est l’essence de toutes les vertus. En plus de la dignité, le « Vieux Lion », qui a cessé de rugir le mardi 29 décembre 1987, avait le courage, la fidélité, la conviction, la témérité et le talent comme qualités.

Né non-voyant à Koni (Koulikoro), ce mythe de la nature va très tôt se retrouver paralytique. Loin d'être un handicap, l’énigmatique artiste est parvenu à se faire un nom sur toutes les scènes artistiques grâce à sa farouche détermination, son savoir-faire hors du commun, produisant un étincellent jeu de Ngoni, une voix émotive. De Bamako aux différentes capitales africaines, européennes, asiatiques ou américaines, l’inimitable Bazoumana s'est fait une renommée partout où il est passé.

Rebelle dans l’âme le « Vieux Lion », comme on l’avait respectueusement surnommé, est resté fidèle à ses convictions tout au long de sa vie. Ainsi, après l’indépendance, lorsqu’on alla à lui pour enregistrer son répertoire, il accepta tout en se refusant aux éloges « propriété exclusive » de son « djatigui » (hôte). La seule concession qu’il fit, c’est le chant « Maliba kèra awn tayé » (ce beau pays au passé glorieux est devenu le nôtre, c’est-à-dire indépendant) magnifiant la souveraineté acquise de très haute lutte par les pères de l’indépendance du Mali.

Le grand maître des tariks considérait son Ngoni magique comme sa seule compagne de la vie, la « seule qui ne trahit jamais ». L’immortel Bazoumana Sissoko émeut les Maliens à tous les événements nationaux (22 septembre, 20 janvier, 26 mars, décès d’une grande personnalité de la nation ou d’un pays ami…) dans des modes d’expression très variés.

Si aujourd'hui, il ne vit plus, son riche répertoire continue d'être exploité par la nouvelle génération d'artistes, notamment Teningnini Damba l'une de ses filles cadettes qui a exclusivement bâtie son succès sur les tubes de son feu père. Son célèbre ngoni est l’une des pièces mythiques et légendaires du Musée national de Bamako.

Alphaly

 

BAZOUMANA SISSOKO

L’immortel qui émeut toujours

« Les morts ne sont pas morts, ils sont dans l’eau qui coule, dans le vent qui souffle… » (Birago Diop). Bazoumana Sissoko, le Vieux Lion, qui a tiré sa révérence un 29 décembre 1987, est toujours vivant dans nos cœurs, nos esprits.

Bazoumana Sissoko n’est plus à présenter aux Maliens. L’homme qui aimait dire que de son temps les racines d’une personne déterminaient toujours la qualité de l’homme, qui a enseigné que « la dignité est l'essence de toutes les vertus », a cessé de rugir le mardi 29 décembre 1987. Il avait comme qualités « le courage, la fidélité, la conviction, la témérité et le talent ».

Rebelle dans l’âme, le « Vieux Lion », comme on l’avait respectueusement surnommé, a toujours été fidèle à ses convictions. Aujourd’hui, le célèbre Ngoni de Bazoumana est l’une des pièces les plus mythiques et légendaires du Musée national du Mali. Le talent de Banzoumana s’est révélé sur tous les toits et continue de l’être. On le connaît surtout à travers ces morceaux : « Da Monzon », « Dioba », « Maki », « Cimbala Koné ». Il est surtout connu dans les morceaux : « Jonkoloni », « Bakari-jan » et « Tara », « Janjon », « Poi », « Mali ».

Né non-voyant à Koni (Tamani, Ségou), le sage qui, durant toute sa vie a refusé de vivre son état comme un handicap, est parvenu à se faire un nom sur toutes les scènes artistiques. De Bamako aux différentes capitales africaines, et même au-delà, il a laissé derrière lui un souvenir impérissable.

Qui n’a pas écouté la chanson « Maliba kera awn ta yé » (le grand Mali est devenu nôtre, c’est-à-dire indépendant), magnifiant notre nouvelle souveraineté. Le grand maître des tariks considérait son n’goni magique comme sa seule compagne dans la vie, la « seule qui ne trahit jamais ».

Personnage mystique

Bazoumana est venu au monde le jour de la prise de Ségou par Archinard. De père colporteur, il a été élevé par sa grand-mère. Son enfance est une histoire qui mérite d’être connue. Le « Vieux Lion » s’est fait distinguer dès son jeune âge comme un enfant surdoué. L’on rapporte qu’il a appris à jouer par lui-même, son instrument de prédilection et qu’il l’a confectionné de ses propres mains, sans maître, et sans aucune autre aide.

De même, malgré sa cécité, il ne fut jamais terrassé lors des séances de lutte entre les enfants de son groupe d’âge. « Son destin se manifesta, lorsqu’il a dû suivre son père à Kakolodougou Séguéla », village situé sur l’autre rive du fleuve Niger. Là-bas, il est vite repéré par Babou Diarra, un ami de son père qui travaillait au chantier naval. Il finit par accepter l’invitation de ce dernier à s’installer à Koulikoro.

C’est alors que son nouveau « diatigi » (hôte), lui donna une épouse. Ce bienfait, Bazoumana Sissoko le magnifiera par une chanson d’anthologie « Babou y’an kognobo ». Devin et virtuose, l’on rapporte que lors d’une joute musicale grandiose, l’homme, dans la fièvre de l’événement, abandonna son instrument, qui continua à jouer tout seul, pendant que lui-même chantait.

Sollicité pour venir à Bamako, son hôte fut Amadou Hampaté Ba. Il lui fut alors demandé de composer des chansons pour Radio Soudan. Lors de son premier passage sur les ondes, il gratifia la Radio Soudan de plus d’une trentaine de chansons. « Il est l’auteur de la musique de l’hymne du Mali, les paroles étant de Seydou Badian Kouyaté ». Ce qui lui a valu la renommée de Mali Bazoumanaba.

De nos jours, le passage de la musique de Bazoumana Sissoko sur les antennes augure des événements exceptionnels liés à la vie de la nation. Farouchement attaché à son honneur et à sa dignité, Djéli Bazoumana Sissoko, contrairement aux autres griots du moment, n’a jamais fait l’éloge d’un quelconque pouvoir, encore moins chanté les fortunés. Visionnaire, ses chansons véhiculent des vérités intemporelles dans lesquelles chaque couche sociale se retrouve.

Amadou Sidibé

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COUPE UFOA

L’AS Bakaridjan croisera HLM

Le tirage au sort de la Coupe de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa), des clubs dénommée Coupe Eyadema et de celle des dames a eu lieu récemment à Abidjan. Ce tirage a été effectué par Akan Malan, secrétaire général de l'Ufoa sous la supervision d’Austin Akossa, représentant du président de l'Ufoa, Amos Adamu.

«  Chaque pays membre devait présenter chacun deux équipes. Mais cette proposition n'a pas été respectée à la lettre. Il n'y a que quelques pays qui ont accepté de la faire » , explique le secrétaire général Aka Malan. Ce faisant, treize formations réparties en deux poules dites zones inéquitables ont été comptabilisées.

En zone A, il y a l'ASC Stade de M'bour et l'ASC HLM de Dakar (Sénégal), Horoya de Conakry (Guinée), et l'AS Bakaridjan de Barouéli (Mali) tandis que la zone B comprend l'Asfa Yennenga (Burkina Faso), Gombe United et Shunshine Stars (Nigeria), Sahel SC et Akokana FC (Niger), Liberty Professionals (Ghana), l'USC Bassam (Côte d'Ivoire), l'Union sportive Seme et l'AS Tonnerre (Bénin).

Selon le règlement de la compétition, deux équipes d'un même Etat ne doivent pas se croiser dès le 1er tour. Par ailleurs, la zone B, ayant un nombre impair d'équipes, cela a été tenu en compte pour effectuer le tirage. Pour ce faire, le club du Sahel du Niger a été exempté de 1er tour. La compétition des clubs débute par les phases éliminatoires vers fin juillet 2009 et s'achève en décembre prochain.

Les matches se joueront en aller et retour et feront ensuite place à la phase finale prévue du 17 au 20 décembre entre les vainqueurs de la zone A, de la zone B, du match de barrage entre les finalistes des deux zones et le représentant du pays hôte. Au terme du tirage au sort, le représentant malien, l’AS Bakaridjan, croisera le fer avec son homologue de l’ASC HLM du Sénégal.

Quant à la Coupe de l'Ufoa des dames, dont la phase finale est prévue au Nigeria en août prochain, elle comprend deux poules. La poule A enregistre le Nigeria (pays hôte), le Sénégal, la Tunisie et la Gambie. Le Ghana, la Sierra Leone, le Mali et la Tanzanie (invité) sont logés dans la poule B. L'opposition Nigeria-Sénégal constituera le match d'ouverture le 15 août 2009.

Les Aigles dames préparent activement l’échéance sous la conduite du revenant coach Moustapha Laïco Traoré. Ainsi, après sa longue traversée du désert avec la crise qui avait secoué l'Ufoa, dirigée par le Nigérian Amos Adamu, les compétitions placées sous son égide reprennent de plus bel.

Boubacar Diakité Sarr

 

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