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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 28 Janvier 2009

 

MAITRE MOUNTAGA TALL :

« J’accuse l’ORTM »

Au cours de sa traditionnelle présentation de vœux à la presse, hier à la Maison de la presse, le président du Cnid/Fyt, Me Mountaga Tall, a accusé l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM) de ne pas faire un traitement équitable des partis politiques.

La cérémonie de présentation de vœux à la presse nationale donne généralement l’occasion au président du Cnid/Fyt de se prononcer sur les grands problèmes de l’heure avant de se prêter aux questions des journalistes.

S’il y a une question qui fâche au parti du Soleil levant, c’est bien le traitement que notre confrère de Bozola semble lui réserver. Sous Alpha Oumar Konaré, Me Mountaga Tall était prompt à dénoncer dans les conférences de presse, ce qu’il appelait à l’époque l’exclusion dont son parti et l’ensemble des partis membres du Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo) étaient l’objet de la part de la télévision nationale. Sept ans se sont écoulés, Me Tall bien qu’étant membre de la mouvance présidentielle reprend les mêmes récriminations.

L’ire de Me Tall s’explique par le fait que l’ORTM ne traite pas équitablement les partis politiques. « Trop, c’est trop ! Nous n’accepterons plus ce qui est en cours aujourd’hui à l’ORTM. Il faut que les partis politiques soient traités d’égal à égal. C’est ça la passion du service public », a laissé entendre Me Tall. Et de poursuivre que « l’ORTM est un service public qui doit avoir une notion de média public et non de média d’Etat ».

Rendez-vous manqués

Le président du Cnid/Fyt a un certain nombre de griefs contre notre confrère qui aura manqué à des rendez-vous du parti du Soleil levant. Le premier responsable du Cnid a senti son parti exclu du débat « Question d’actualité » du dimanche 25 janvier 2009. Selon lui, il était invité à cette rencontre qui a fait l’objet d’un report. Mais son parti n’a plus été relancé pour la suite.

Bozola, aux dires de Me Tall lui a encore fait faux-bond pour la couverture de certains événements ou missions à l’intérieur du pays. Mais la goutte d’eau de trop aura été l’absence de notre confrère à la cérémonie de présentation de vœux d’hier, même si une équipe a été dépêchée vers la fin de la cérémonie. Me Tall tout en se disant conscient du manque de moyens matériels et humains à l’ORTM, l’invite à épouser le vrai sens du service public.

Toutefois, les remontrances de ce membre influent des partis de la mouvance présidentielle montrent le ressentiment que des politiques et les citoyens ont vis-à-vis de l’ORTM. Le dimanche dans l’émission « Question d’actualité », le représentant des partis politiques membres de l’opposition, Kaba Diarra du RPM, a eu maille à partir avec le présentateur du débat. Il s’est dit surpris d’être devant un tribunal qui a pris parti pour l’administration. L’empoignade verbale a duré quelques minutes et M. Diarra avait failli quitter le plateau.

Les accusations faisant état d’absence de débats politiques constructifs, de télévision d’Etat ne rapportant que les faits et gestes du prince du jour, doivent donner matière à réflexion. Les autorités devront jouer leur partition au lieu de se contenter de jeter des fleurs à l’ORTM à tout bout de champ. Et si des amis du pouvoir commencent à sortir la grosse artillerie contre le pilier essentiel du système, c’est que le ver a sérieusement endommagé le fruit.

Abdrahamane Dicko

 

Potins

Débauchage de militants

Le Cnid, à croire Me Tall, est déjà en ordre de bataille pour les municipales qui pointent à l’horizon. Mais, pour l’heure, aucun dispositif n’est encore pris pour le choix des hommes et des femmes qui doivent défendre les couleurs du parti. Il dénonce cependant ce qu’il appelle « des pratiques qui jurent d’avec la morale comme le débauchage de militants et même d’élus du parti, contre espèces sonnantes et trébuchantes ou des mensonges politiques ». Il déplore des défections tout en revendiquant des adhésions massives qui se poursuivent sans tambour ni trompette.

Article 30 de la Constitution

Le sujet ayant trait au déverrouillage constitutionnel ou la relecture de l’article 30 de notre Constitution devant permettre au président ATT de briguer un 3e mandat ne constitue pas un sujet tabou au Cnid, dont le président affirme qu’il faut respecter les dispositions constitutionnelles en la matière. « Pour ce qui est de l’article 30, le peuple malien est mûr et il faut respecter sa décision. Les dispositions de la Constitution actuelle ou de celle à venir doivent être respectées », tranche-t-il sans autre commentaire.

L’irrédentisme au Nord

Au nom de la logique de la communauté nationale de destin que prône notre devise nationale (Un Peuple - Un But - Une Foi), Me Tall appelle à la fin de l’irrédentisme dans le Septentrion du pays. « La seule guerre qui vaille la peine d’être menée est celle du développement », affirme Me Tall.

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INFRACTIONS AU CODE DE LA ROUTE EN 2008

La CCR récolte plus de 117,3 millions de F CFA

Pour l’année 2008, la Compagnie de circulation routière (CCR) a interpellé 41 282 engins et collecté plus de 117,3 millions de F CFA au titre des contraventions.

La Compagnie de circulation routière (CCR) vient de publier les statistiques sur les cas d’insécurités routières constatés du 1er janvier au 15 décembre 2008. Le tableau n’est pas reluisant.

Selon les statistiques, 41 282 engins ont été interpellés en 2008 dont 4416 motos. Les 36 866 véhicules ont été pris en infractions, 20 620 fois dans des carrefours. Pour les 41 282, les amendes forfaitaires s’élèvent à 73 913 000 CFA. Le tableau révèle que les agents de la sécurité routière ont intercepté 1236 usagers avec le téléphone portable tenu en main pendant la conduite. Les amendes recouvrées pour ses infractions s’élèvent à 18 540 000 F CFA. 955 véhicules avec vitres teintées ont été interceptés et ont payé une amende de 4 775 000 F CFA. Ceux qui ont enfreint à la loi en conduisant sans plaque d’immatriculation sont estimés à 775. Ils se sont acquittés du paiement de 2 325 000 F CFA.

Quelque 343 personnes ont été attrapées sans permis de conduire conformes. Le total des amendes est de 686 000 F CFA. Ceux qui ont roulé en phare unique sont estimés à 2901. Les manœuvres dangereuses, les assurances périmées, les excès de vitesse, les surcharges de passagers, le non-respect des conditions de travail dans le transport et à l’arrêté n°039/DB sur la circulation des gros-porteurs complètent cette liste des infractions enregistrées au niveau des carrefours.

Les engins à deux roues ne sont pas en reste. Les 4416 propriétaires de motos interpellés ont payé 9 447 000 F CFA pour des infractions qui ont trait au sens interdit, à la circulation sans phare, au non-respect des feux tricolores, pour le support à trois passagers et les écoutes téléphoniques.

Les hommes du commandant de la CCR, le commissaire principal Mohamed Koureichi, ont collecté 34 020 000 F CFA au niveau des postes DTR comme amendes consécutives aux infractions commises par 14 799 engins. La surcharge de passagers (770), les chargements volumineux (6324), les défauts d’assurance (228), les dispositifs lumineux défectueux (1891), les écoutes téléphoniques (9), les bandages en mauvais état (1534), les vitres teintées (6), les défauts de plaques d’immatriculation (382) sont les infractions signalées par la police.

La CCR a eu la main lourde sur les charretiers aussi. 1070 charrettes à bras (pousse-pousse) ont été saisies et mises à la disposition du gouverneur du district conformément à l’arrêté municipal n°003/DB sur la circulation des charrettes dans le district.

La police a procédé en 2008 à 609 opérations dont 117 conjointes police/douanes, une opération conjointe police/direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux et une opération conjointe police/direction régionale des impôts du district.

Amadou Sidibé

 

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ENTRE LA DICTATURE ET LA DEMOCRATIE

L’Afrique cherche sa voie vers le développement

Quel lien y a-t-il entre démocratie et développement ? L’un favorise-t-il l’autre ? Autrement dit, faut-il forcément accéder à la démocratie pour parvenir au développement ou ce dernier favorise-t-il l’avènement du premier ? « Développement et démocratie » a récemment fait l’objet d’un débat assez intéressant sur le Forum Kénédougou (un débat ligne sur Yahoo). Quelle est la voie la plus propice au développement de l’Afrique ? Notre analyse sur la question.

La démocratie est un système dans lequel l’ensemble de la société peut participer, à tous les niveaux, au processus de prise de décision et en exercer le contrôle. Le plein respect des droits de l’Homme, tels que les définissent la Déclaration universelle des droits de l’Homme ainsi que les pactes et la Déclaration de Vienne de 1993, en constituent le fondement.

Le développement, lui, doit être conçu comme « l’ensemble des progrès économiques, sociaux et culturels auxquels aspirent les peuples ». Une conception contenue dans une étude publiée par l’Unesco en 2003. Ces dernières années ont vu l’émergence d’un nouveau concept en la matière : le développement durable ! Celui-ci est donc pluridimensionnel. Il n’est plus, de manière restrictive, étroitement économique ou financier.

Pour être complet, il lui faut aussi être culturel, social et, plus largement, prendre en compte tous les facteurs qui concourent à l’épanouissement de l’individu. Environnement, justice sociale, démocratie, éducation et partage du savoir sont étroitement liés au développement. C’est la raison pour laquelle, selon l’Unesco, le droit au développement trouve naturellement sa place parmi les droits de l’Homme. Pour l’organisme onusien, « cet élargissement du concept de développement a de multiples implications. Il modifie, par exemple, en la rendant plus complexe, la vision que l’on a eue, pendant longtemps, du problème de la pauvreté ».

Alors, si la dimension économique demeure prépondérante, elle ne suffit donc plus à appréhender l’ensemble du problème. En effet, sortir de la pauvreté pour enclencher une dynamique de développement suppose que soient satisfaits non seulement les besoins directement liés à la survie, mais aussi l’ensemble des besoins en matière de santé, de logement et d’éducation. Cela suppose aussi le renforcement de la capacité des individus et des groupes afin de leur permettre de participer et d’influencer les décisions qui les concernent.

Dans une étude (réalisée en 2003 par l’ancien secrétaire général de l’ONU, l’Egyptien Pierre Boutros Boutros-Ghali, intitulée « L’interaction démocratie et développement », l’Unesco faisait la part des choses entre les deux concepts. Celle-ci avait reconnu que « les concepts de démocratie et de développement étaient longtemps restés étrangers l'un à l'autre, mais que tout le monde s'accorde désormais pour admettre qu'il existe une relation étroite entre eux ».

Le panel mis en place pour valider l’étude avait particulièrement souligné que « la durabilité d'un développement équitable était intimement liée à la démocratie. Il a jugé que la démocratie véritable (avec ses attributs de primauté du droit, de respect des droits de l'homme et de reconnaissance de la dignité intrinsèque de tous les êtres humains) ne peut se maintenir sans un minimum de conditions de vie décentes et donc de développement ».

Légitimes aspirations

La démocratie et le développement sont complémentaires et se renforcent mutuellement. Le lien entre eux est d’autant plus fort qu’il prend naissance dans les aspirations des individus et des peuples et les droits qui leur sont reconnus. Comme le souligne l’Unesco dans son étude, la démocratie peut, en somme, être définie comme « un système politique capable de corriger ses propres dysfonctionnements ». Mais, une vraie démocratie ne saurait se limiter à ce seul cadre institutionnel.

Elle doit aussi s’incarner dans une culture, un état d’esprit favorisant la tolérance, le respect de l’autre, ainsi que le pluralisme, l’équilibre, le dialogue entre les forces constitutives d’une société. A la différence des conceptions traditionnelles exclusivement limitées à la sphère étatique, le concept de culture démocratique « exige que l’on prenne en compte l’ensemble des acteurs sociaux, financiers, gouvernementaux et non gouvernementaux, ainsi que les relations qui les lient ou les opposent ».

Le concept de culture démocratique confrontée à la révolution informatique est donc, tout à la fois, nouveau et complexe. Il mérite d’être approfondi afin que l’ensemble des opinions publiques puisse en comprendre les enjeux.

La démocratie, dans le contexte purement africain, a été imposée par l’Occident comme une panacée permettant à l’Afrique de sortir de son sous-développement.

Elle est supposée être un creuset de l’Etat de droit, de la transparence, donc de la bonne gouvernance. Un remède politique prescrit sans aucun diagnostic socio-politique sérieux des raisons du sous-développement. Des peuples, composés à grande majorité d’analphabètes, peuvent-ils réellement prendre leur destin en main à travers des scrutins financés par l’extérieur dans un contexte de paupérisation ? La dictature était-elle la raison fondamentale du sous-développement en Afrique ?

Pour beaucoup d’observateurs, le problème du développement de l’Afrique n’est pas essentiellement politique. Elle est avant tout socioculturelle. « Les Africains ont une mentalité de dominés. Nos pays sont indépendants, mais mentalement, nous ne parvenons pas à nous affranchir des tares et complexes des colonisés », nous disait l’un de nos professeurs au Cesti (Centre d’étude des sciences et techniques de l’information) de Dakar. « Il faut changer la mentalité de nos populations et les mettre au travail ». Et pour cet internaute du Forum Kénédougou, « pour remettre les Africains au travail, changer les mentalités et les tares, il faut une bonne dictature moins oppressante comme en Tunisie ou en Chine, autrement ». Il rejoint ainsi ce notable de Sikasso qui, pendant la Conférence nationale, a défendu la thèse qu’on ne peut diriger un pays comme le Mali sans une dose de dictature.

A regarder de près, la réalité leur donne raison d’autant plus que, en Afrique, la démocratie rime de plus en plus avec le déclin de l’autorité de l’Etat, la cacophonie, l’impunité, la corruption, la gabegie ainsi que les frasques socioéconomiques et politiques. Pour de nombreux internautes, il faut radicalement forcer ou forger les mentalités sur le continent, « même s’il faut, pour ce faire, châtier la moitié de la population pour en extraire les graines corrompues. La seconde moitié se développera à pas de géant. Nous avons vu que l’Africain est capable de créativité et de dépassement de soi, mais seulement quand il est en Occident, jamais parmi les siens ».

Régimes non démocratiques, mais constructifs

L’Afrique a connu des dictatures très oppressantes (Idi Amin Dada, Bokassa, Obote…), mais elle a aussi connu des régimes qui ont été utiles à leurs pays. Ils étaient sur la bonne voie du développement. Ce fut par exemple le cas avec Patrice Lumumba au Congo belge (l’actuel République démocratique du Congo), d’Hamani Diori au Niger, de John Rawlings au Ghana, Thomas Sankara au Burkina Faso... Malheureusement, à part le Ghana, ces expériences ont été de courte durée. Les pays industrialisés, pour sauvegarder leurs intérêts qui étaient incompatibles avec ces régimes, sont passés par d’autres frères africains pour les faire tomber.

Patrice Lumumba voulait s’opposer au bradage des ressources congolaises par les pays industrialisés et les revaloriser. Ces puissants pays sont passés par le célébrissime Mobutu Séssé Séko pour le tuer et s’emparer des ressources. Troisième pays producteur mondial d’uranium après le Canada et l’Australie, le Niger est certainement le plus riche du monde en ce minerai précieux. Clairvoyant, Hamani Diori a voulu négocier ferme avec la France un bon prix pour son minerai, comparé au prix du pétrole en équivalent énergétique. Les Français sont passés par le régime militariste de Seny Kountché pour se débarrasser de lui afin de faire main basse sur ce minerai. Malgré plus d’un demi-siècle d’exploitation de l’uranium, l’un des plus précieux du monde, le Niger reste le pays le plus pauvre du monde.

Très intelligent et visionnaire, le capitaine Thomas Sankara avait réussi à poser les jalons d’un vrai développement équilibré et équitable de son pays, le Burkina Faso. Il a été renversé par son fidèle ami, voire son frère, Blaise Compaoré, au service de l’impérialisme et des dinosaures africains. Sankara était surtout devenu une menace assez sérieuse pour les intérêts français, voire occidentaux en Afrique francophone où la nouvelle génération ne jurait que par son modèle.

Le Ghanéen John Rawlings est le seul survivant du lot après avoir déjoué de nombreux attentats à sa vie. Le Ghana d’aujourd’hui, qui fait la fierté africaine dans le concert des nations démocratiques, est le fruit du rigoureux régime mis en place par Rawlings pour réellement redresser son pays et le mettre sur la voie du développement. Un redressement qui n’a rien à avoir avec la rectification d’un Blaise Compaoré. Aujourd’hui, Ghanéens et Burkinabé sont des références africaines en matière de changement de mentalités et de croyance aux vertus du travail pour s’émanciper et s’épanouir.

Cette nature « traître » de l’Africain noir, selon certains analystes et historiens, aurait par d’ailleurs facilité la Traite des Noirs et la colonisation du continent. Les pays industrialisés continuent encore avec les mêmes pratiques de nos jours, mais sous des formes beaucoup plus sophistiquées et avec la complicité d’autres Africains, des intellectuels pour la plupart.

Expérimenter le modèle chinois

Par contre, certaines des pseudos démocraties ou dictatures au vrai sens du terme constituent ou ont constitué de très mauvais exemples pour l’Afrique noire et constituent un handicap sérieux au développement de leurs pays malgré les immenses richesses dont ils regorgent. Les internautes citent volontiers le Cameroun de Paul Biya, le Togo du défunt Eyadema, le Gabon du patriarche Omar Bongo Ondimba, la Côte d’Ivoire en guerre depuis l’avènement démocratique, la Guinée de feu Lansana Conté, la République démocratique du Congo, le Congo Brazzaville de Denis Sassou N’Guesso et de Pascal Lissouba, le Sénégal de Me Wade… Par contre la démocratie a été le révélateur du développement des Etats comme le Botswana… le Mozambique aujourd’hui cités en exemple.

En conclusion, nous pensons que le modèle politique de la Chine est ce qui convient le plus à de nombreux Etats africains. En effet, comme l’a dit un internaute du Forum Kénédougou, la démocratie est nécessaire à l’Afrique. Mais, elle doit reposer sur « des Etats forts et une société civile forte et active qui puisse agir en contrepoids des décisions politiques non favorables à notre développement ».

Pour développer l’Afrique, il ne faut ni une dictature sanguinaire ni une démocratie imposée : il faut plutôt diriger nos Etats avec rigueur sans trop embrigader les peuples. Il faut libérer les énergies et les initiatives sans succomber au laisser-aller que la démocratie a créé dans nos Etats qui ont systématiquement reproduit le modèle démocratique occidental !

Dan Fodio

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AMALDEME

Fin de la traversée du désert

L’Association malienne de lutte contre la déficience mentale chez l’enfant (Amaldeme), qui traversait une phase critique, commence à sortir la tête de l’eau.

L’Amaldeme a longtemps souffert. Elle était même au bord de la faillite. Des articles publiés dans « Les Echos » appelant au secours de la structure caritative ont finalement eu des échos favorables et permettent aujourd’hui à l’Association d’accumuler l’aide des donateurs.

Mais, le problème de l’Amaldeme n’était pas seulement qu’un manque de moyens. Elle avait également un problème de gestion administrative et financière.

C’est pourquoi sa 4e assemblée générale, tenue le 1er décembre 2007 à son siège à Lafiabougou, a procédé à la nomination d’un nouveau directeur exécutif et à l’adoption d’un manuel de procédures et de gestion.

Aussi avait-elle recommandé au bureau exécutif de réfléchir aux différents moyens de motivation du personnel (rémunération, formation, etc.) et de créer des conditions d’échanges permanents entre l’association mère et les antennes régionales.

Selon Boubacar Saounera, le chef du service formation de l’Amaldeme, la majeure partie des recommandations de la 4e assemblée générale ont pu être exécutées . « L’Association se porte bien présentement. Nous avons pu mettre les choses sur les rails. Nous demandons aux partenaires de nous faire toujours confiance » , dit-il.

Sidiki Doumbia

 

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DON DE 75 MILLIONS ET DE 75 TONNES DE RIZ

Solidarité à l’égard des soldats tombés au nord

La joie et les larmes se sont côtoyées lundi à la place d’arme du Génie militaire lors de la cérémonie de remise d’un don de 75 millions de F CFA et de 75 tonnes de riz aux familles des soldats tombés au nord sur le champ d’honneur.

Le geste du chef de l’Etat, le chef suprême des armées à l’endroit des familles victimes des événements du nord, s’inscrit dans le cadre de l’action sociale. Sur les 75 millions de F CFA et les 75 tonnes de céréales, chaque famille concernée a reçu un million de F CFA et une tonne de riz.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs hauts gradés de l’armée. Le colonel Illo Diallo, inspecteur général des armées et services, a précisé que les céréales seront transportées gratuitement dans des familles bénéficiaires.

Le directeur du Génie militaire a salué le chef de l’Etat pour son geste et dira qu’il soulage les veuves et les orphelins notamment par son sens.

Les familles ont adressé leurs vifs remerciements au président de la République et prié pour que la paix revienne définitivement dans le Septentrion du Mali.

Sidiki Doumbia

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

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Urgence

CHOLERA

Une épidémie de choléra sévit depuis sept mois au Zimbabwe. Un nombre de cas significatifs continuent d'être recensés dans la capitale, Harare, et les malades sont de plus en plus nombreux dans les zones rurales.

Plus de 50 000 personnes sont atteintes de choléra qui a tué 2773 personnes, selon un dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) publié vendredi dernier. Le précédent bilan, daté de jeudi, faisait état de 2750 morts et 48 623 cas diagnostiqués depuis le début de l'épidémie en août dernier. Malgré ce triste bilan, le pouvoir de Mugabe s’acharne à dire que la situation est sous contrôle. Sa seule préoccupation étant le maintien de son leader à la tête du pays contre les règles de la démocratie. Quelle bourde !

Alors que le pays est en crise depuis des années, la situation s'est considérablement aggravée avec une inflation record, une pénurie de produits de base, une répression des opposants et de nouvelles restrictions imposées aux organisations humanitaires pendant la période précédant les élections contestées de juin dernier où des milliers de citoyens ont perdu la vie.

Cette crise est particulièrement préoccupante dans un pays où l'on estime à 2 millions le nombre de personnes vivant avec le Sida.

L'épidémie est aggravée par une grève du personnel soignant réclamant des salaires à la hauteur de l'inflation galopante, un approvisionnement irrégulier en eau, un manque de produits pour la purifier, des réseaux d'eau potable et des égouts qui ne fonctionnent plus et l'absence de collecte des déchets dans la plupart des quartiers résidentiels.

Au même moment le bureau des affaires humanitaires de l'ONU alerte l’opinion internationale, arguant que le nombre de cas continue d'augmenter et que l’épidémie n’est pas sous contrôle.

Compte tenu de sa gravité, le responsable de l'opération de la Fédération internationale de la Croix-Rouge au Zimbabwe a tiré sur la sonnette. Les spécialistes de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge se sont déclarés particulièrement inquiets du taux de mortalité qui vient de franchir le cap de 5,7 %.

Les organisations humanitaires internationales se préparent depuis plusieurs semaines au scénario du pire, avec 60 000 personnes touchées par la maladie en raison de la propagation de l'infection favorisée par la saison des pluies. Face à la situation dramatique des populations et la passivité coupable de la communauté internationale, il est plus qu’urgent que des mesures sévères soient prises contre le pouvoir qui s’est disqualifié.

Idrissa Sako

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FICKERT PARLE DES AIGLONS

« Les meilleurs joueurs n’étaient pas à Kigali »

Tout en refusant de marcher sur les plates-bandes de l’entraîneur des Aiglons, le directeur technique national des Aigles, Joachim Fickert, avoue cependant que les meilleurs juniors du pays n’étaient pas à Kigali.

« J’ai regardé tous les matches, les joueurs peinaient à trouver leur meilleur niveau. La Coupe d’Afrique des nations junior de Kigali illustre bien la période difficile des Aiglons. J’ai une opinion et je la mettrai dans mon rapport » .

Cette phrase, le DTN des Aigles, Joachim Fickert l’a lâchée juste après le match Cameroun-Mali (3-0) au micro de Radio France Internationale (RFI). A l’en croire, « les meilleurs juniors n’étaient pas arrivés ici. Je ne comprends pas comment on invite les joueurs de la Tunisie, de la France, de la Côte d’Ivoire, d’Afrique du Sud et les laisser sur le banc de touche. Et se concentrer uniquement sur les joueurs locaux. Alors là, il y a problème. Peut-être qu’il y a des intérêts à ce niveau même si les contours m’échappent ».

Le DTN se dit très déçu de la prestation de l’équipe. « Tous les joueurs ont déçu », poursuit le technicien. Et d’ajouter que « d’ailleurs, il faut dire que je ne suis pas un gendarme qui est venu ici, mais un simple technicien. Sinon, je me pose de questions sur cette campagne rwandaise. Et bien des questions qui sont hors du terrain », conclut-il.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Le mouvement mondial des femmes

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OpeneNRICH

 

 




 
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