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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 27 Janvier 2009

 

LITIGE FONCIER A NAFADJI

Le maire de la Commune I s’installe sur une poudrière

Le scandale foncier autour de la gestion des 84 hectares de Nafadji met dos-à-dos le maire de la Commune I et ses électeurs .

L’on croyait que le problème était fini. Mais, le calme apparent affiché jusque-là par l’Association pour le développement de Djanguinébougou Wèrèda (ADDW), a fini par dégénérer, il y a peu, par une marche sur la mairie de la Commune I. Le lendemain, rapporte-t-on, sur instruction de la première autorité de la Commune, des policiers ont investi le terrain et se sont mis à battre des gens. Bilan : deux blessés graves qui ont été enfermés au commissariat du 12e arrondissement avant l’intervention du député Oumar Mariko qui les a conduit à sa clinique à Boulkassoumbougou pour y recevoir des soins.

En réalité, l’affaire des 84 hectares a sérieusement secoué le maire de la Commune I mais aussi entaché son bilan qui n’a jamais trouvé grâce aux yeux de certains de ses administrés. Pour tout dire, Mme Konté Fatoumata Doumbia fait face aujourd’hui à une fronde qui n’est pas prête à s’éteindre. Dans la gestion des 84 ha, il est reproché à l’édile la non prise en compte sur la liste des déguerpis de Nafadji, Kougnoumani et de Djanguinébougou Wéréda.

L’on estime à des centaines les déguerpis qui sont désormais sans domicile fixe. N’ayant plus que leurs yeux pour pleurer, ils ont tapé à toutes les portes afin d’amener le maire à prendre en compte leur cas. Mais rien à faire. La vérité, aujourd’hui selon nos informations, est que les 84 ha auraient fait l’objet de morcellement et d’attribution à de hauts cadres de l’administration, conseillers municipaux de la mairie et autres alliés au détriment des déguerpis.

Intransigeance

Est-ce cela qui explique l’attitude du maire à ne point vouloir se prononcer sur l’affaire qu’elle considère comme classée ? Tout porte à le croire à la lumière de certains de ses propos. « Tant que je demeure le maire de la Commune I, ces parcelles ne tomberont jamais au bénéfice des déguerpis sauf décision du ministre ou du gouverneur », a-t-elle avoué au cours d’une rencontre avec l’ADDW, rapportent nos sources. A croire qu’elle agit suivant l’ordre de ces derniers, mais de tels propos d’un maire tranchent d’avec sa volonté, sa détermination à trouver une gestion consensuelle au tour des 84 ha.

Le seul argument dont elle se prévaut aujourd’hui, c’est qu’elle a hérité cette situation de la délégation spéciale. Toujours selon nos sources, la Commune ne comprend pas l’empressement du maire à distribuer des lopins alors que les élections communales avancent à grands pas. Elle aurait dû gagner l’estime et la sympathie des électeurs si elle avait suspendu toute décision d’attribution à la veille des communales.

En Commune I, les déguerpis ne cachent plus leur indignation. Ils se disent déterminés à tout mettre en œuvre pour entrer en possession de leurs parcelles même s’il le faut au prix de leur sang. Devant un tel avertissement, le maire va-t-elle reconsidérer sa décision ou restera-t-elle toujours intransigeante ? Rien n’est sûr. Toujours est-il que les deux parties continuent de se regarder en chiens de faïence. Pour la mairie, les déguerpis sont allés s’installer sur un titre qui ne leur appartient pas alors qu’elle-même n’a jamais été en mesure de présenter devant le tribunal un titre authentique prouvant le contraire.

Affaire à suivre.

Mohamed Daou

 

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DESORDRE A LA GARE ROUTIERE DE SOGONIKO

Les « coxeurs » mis à l’index

Lieu commercial et d’affaires, la gare routière de Sogoniko est l’une des places les plus fréquentées et les plus dangereuses à Bamako, par les faits et actes qu’y se déroulent à longueur de journée.

Située en face des Halles de Bamako,la gare routière de Sogoniko est une mosaïque humaine : voyageurs, voleurs, délinquants, « coxeurs », professionnelles du sexe, vendeuses de marchandises, etc. Des individus sans identité et sans domicile fixe (SDF) y trouvent refuge. Chacun met au compte de l’autre la responsabilité du désordre sur le site.

Mais, très généralement, la chienlit est imputée aux « coxeurs » qui s’autorisent à orienter les voyageurs vers les compagnies de transports de leur choix. Pour petits commerçants, les « coxeurs » sont les premiers fauteurs de désordre à l’auto-gare .

Isolée dans son coin, Mariam Ba, une restauratrice, déplore le manque d’autorité qui prévaut. « Mon restaurant a été victime plusieurs fois de vol. Des clients également été souvent des victimes. Malgré tout, les policiers restent muets ou n’agissent que dans leur propre intérêt », regrette-elle.

L’Etat sur la sellette

Les « coxeurs », eux, se défendent. Abdoul Théra, un d’eux, notera qu’il exerce son métier comme les autres. Selon lui, « un coxeur doit êtregentil avec les usagers car souvent des voyageurs arrivent sans aucune connaissance de la gare. Mais, souvent à force d’être agréable, on se fait taxer de délinquant ».

Badian coulibaly, vendeur de carte téléphonique,prétendque « nous faisons simplement notre travail pour survivre. S’il y a le désordre, ce n’est pas de notre faute. Il faut seulement en vouloir aux autorités incapables d’assumer leur rôle ».

De nombreux citoyens rappellent que c’est à l’Etat d’instaurer l’ordre à l’auto-gare. Comme solution Amadou Boré, étudiant propose la création d’emplois pour les nombreux jeunes qui errent à la gare, s’adonnant à des activités futiles. « La plupart de ces jeunes sont des élèves ou étudiants qui manquent de moyen pour subvenir à leurs besoins », constate l’étudiant.

La gare routière de Sogoniko est aujoud’hui un lieu dangereux et désordonné qui mérite d’être nettoyé dans l’intérêt de tous.

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

 

 

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HISTOIRE CANADIENNE

La jet set au tribunal

Ou quand le petit peuple se régale des restes d’histoires salaces de la haute classe…

Le Québec est actuellement sous le charme d’un feuilleton qui, par ses révélations, offre plus aux clients que les meilleurs telenovelas brésiliens. Il s’agit d’une procédure judiciaire contenant tous les ingrédients du potinage : la misère des gens riches et célèbres, l’argent, le sexe, la drogue. Disons, qu’il ne manque que le rock’n roll pour compléter la sauce.

Voilà donc l’histoire. L’homme est un entrepreneur prospère, propriétaire d’une compagnie qui brasse des affaires en Amérique, en Asie et en Europe. Sa fortune personnelle est estimée à 5 milliards de dollars (2000 milliards CFA). Il possède un avion privé, un hélicoptère, une résidence de 1,5 milliard CFA au Québec, une île privée dans les Caraïbes, des résidences secondaires en Europe et un domaine au Brésil.

Parti de rien, sans un sou en héritage, il a bâti cette fortune à la sueur de son front et fait la fierté de tout le Québec. Sur ordre du tribunal, il est interdit de le nommer ainsi que son ex-conjointe, pour protéger les enfants, donc, je ne le nommerai pas. Cet homme d’affaires avisé et opiniâtre a cependant une faiblesse.

En 1991, en vacances au Brésil, alors que son empire était déjà bien installé, il rencontre, sur une plage, une plantureuse brune brésilienne. Le coup de foudre est immédiat. Notre homme raisonné et avisé perd tous ses moyens et se met à la conquête de la gamine qui n’avait que 17 ans à l’époque. Il faut dire que la cour ne fut point assidue.

La dame, issue d’une famille, disons du prolétariat moyen-inférieur pour être charitable, ne fut pas difficile à convaincre face à l’étalage de bling bling de notre milliardaire. Il la fit venir au Québec et, pendant 10 ans, ce fut une existence de rêve : voyage dans des jets privés, caviar, rencontre avec les grands et orgueilleux de ce monde, achats de 150 000 dollars d’une traite dans les boutiques de haute couture, château en banlieue avec majordome, gardien, bonne, etc. Les deux pieds ne touchaient plus terre. Et la cheville enflait sans cesse.

Tout rêve ayant une fin, l’homme finit par se lasser : plus il en donnait, plus la femme en voulait. Il prétend que la dame devenait de plus en plus capricieuse et surtout, voulait assurer ses arrières : ne jamais retomber dans la misère. Elle lui fait alors trois enfants en moins de 4 ans, pendant que leur relation battait de l’aile. Puis, en 2001, l’homme décide de mettre fin à l’idylle. Fini, c’est fini.

Ils conviennent d’un arrangement devant notaire : une pension alimentaire de 18 millions de F CFA par mois (plus que le double du salaire mensuel du Premier ministre du Canada !) pour les trois enfants ; une maison entièrement payée d’une valeur de 900 millions de F CFA, deux gardiennes, une préceptrice, un majordome tous payés par monsieur, qui assure aussi le paiement de toutes les taxes municipales liées à la maison. Même le temps que les enfants passent avec le père, la mère reçoit sa pension.

Le hic, c’est que les deux tourtereaux n’ont jamais été mariés. Et, selon le code civil du Québec, d’inspiration napoléonienne et donc différent de ceux du reste du Canada, les conjoints de fait n’ont pas les mêmes droits que les couples mariés. Malgré donc la fortune colossale de monsieur, la dame n’aura que la pension pour les enfants, rien pour elle-même. Et, Mme qui n’est pas folle, sait que dans maximum 9 ans, le dernier enfant sera majeur et elle se retrouvera gros-jean-comme-devant. Sans un sou !

Elle intente donc une poursuite judiciaire pour réclamer au père de ses enfants, des choses qui effarent aujourd’hui tout le Québec : elle veut 23 millions de F CFA par mois pour elle-même et à vie (du moins tant que la vache laitière sera vivante) ; elle veut un acompte forfaitaire de 22 milliards de F CFA pour… tenez-vous bien… s’acheter un hélicoptère. Son principal argument : l’homme l’a habituée, pendant leur amourette, à un niveau de vie et elle veut le garder.

Par exemple, elle se plaint que, partant en vacances dans son pays (le Brésil), ses trois enfants voyagent en classe économique alors qu’avant l’avion privé du paternel les déposait en un clin d’œil. Et ce n’est pas fini. Mme a aussi déposé une plainte au Brésil pour mettre la main sur la moitié des avoirs du mec au pays de la Samba.

Pour arriver à ses fins, elle a étalé devant le tribunal, en audience public, tous les détails, y compris ceux dans lesquels se trouve le diable, de la vie qu’elle a menée avec son ex. Elle évoque notamment une nuit torride dans un hôtel, la consommation de drogue et le penchant du bonhomme pour la chair fraîche. Naturellement, le bonhomme qui fut contraint de témoigner en cour a aussi déversé son fiel sur celle qu’il considère comme une assoiffée d’argent, de pouvoir et de reconnaissance sociale ; une dame qui ne vise que le portefeuille et mieux, depuis leur séparation en 2001, s’est tapée trois autres hommes, tous riches.

C’est d’ailleurs son actuel copain millionnaire (cela va de soi) qui paie ses frais d’avocat qui ont déjà dépassé le demi milliard de F CFA ! Honnêtement, pour ce qui est de l’argent, les deux parties se valent puisque l’homme d’affaires est reconnu particulièrement dur en affaires et comptant ses bénéfices au centime près.

Pour le moment, le feuilleton se poursuit devant la cour au grand plaisir des potineurs et voyeurs qui prennent d’assaut les bancs du tribunal les jours d’audience. Les spécialistes des causes familiales pensent, majoritairement, que le juge Serge Boisvert qui entend la cause ne donnera pas raison à la dame malgré tout le tintamarre entourant l’affaire.

La population, de manière générale, est du côté de l’homme parce qu’elle ne comprend que quelqu’un qui gagne autant d’argent juste pour élever trois enfants continue à se plaindre. Son histoire d’achat d’hélicoptère est restée bloquée dans plusieurs gorges et quand on rajoute que le mec a révélé, que le jour même de son témoignage, Mme l’a appelé pour proposer « un arrangement », elle n’a pas aidé sa cause.

Il y a, toutefois, une question qui reste en suspens : comment un homme aussi avisé, intelligent, parti de zéro pour accumuler 5 milliards de dollars (2000 milliards de F CFA !) a pu faire preuve d’un manque de jugement aussi cruel ? Il aurait, franchement, pu être plus avisé dans son choix de compagne. Ou, peut-être, c’est simplement la folle pulsion du bas-ventre qui l’a perdu.

Il est cependant sûr et il l’a dit : il n’embarquera plus jamais dans une histoire aussi fumeuse. Comme le disait mon prof de sociologie de Dakar, feu Oumar Diagne : « Les hommes les plus intelligents peuvent devenir idiots juste en voyant un background de gamine remuer fort ! » Astafourglah, mais c’est vrai en plus !

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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POUR DES ENFANTS MALADES DU CŒUR

Maliens et Tunisiens nouent un partenariat

Au cours d’une conférence de presse dimanche dernier, les rotarys clubs Bamako Doyen et Tunis Golf ont promis de prendre en charge, en partenariat avec l’association « Enfant et cœur » de Tunisie, une soixantaine d’enfants maliens malades du cœur qu’ils ont déjà détectés au cours de journées de consultation gratuites la semaine dernière.

Le Rotary club Bamako doyen en partenariat avec le Rotary club Golf et l’association « enfant et cœur » de Tunisie ont organisé les 23 et 24 janvier 2009 à l’hôpital Mère-enfant « Le Luxembourg » des journées de consultation gratuites pour les enfants malades du cœur. Parrainées par la Fondation pour l’Enfance et l’ambassade de la Tunisie au Mali, les journées ont concerné une soixantaine d’enfants cardiaques dont une quarantaine au stade chirurgical.

Selon Dr. Abdelfattah Abid, le président de l’association « Enfant et cœur », conférencier, « le nombre des enfants consultés au cours des journées ne constitue pas l’ensemble des enfants malades du cœur de l’hôpital Luxembourg. Nous avons pris un lot. Nous nous sommes intéressés seulement aux cas graves ».

« On a consulté une soixantaine d’enfants. Parmi eux, il y a 47 qui sont au stade chirurgical. Nous allons essayer de les envoyer dans les pays où ils pourront être opérés. On est là pour essayer de résoudre les problèmes des enfants qui ont des anomalies cardiaques » , a-t-il poursuivi, expliquant que son association travaille en étroite collaboration avec les rotarys club Bamako Doyen et Tunis Golf parce qu’ils ont montré leur efficacité.

Le prise en charge des enfants malades du cœur est à la fois difficile et coûteuse. Dr. Sami Kallel, le président de Rotary club Tunis Golf, indiquera que les prochaines étapes de leur action concerneront le prise en charge des enfants consultés et la création au Mali d’une infrastructure spécialisée pour le prise en charge des enfants malades du cœur.

Regrettant que la maladie cardiaque soit une maladie très sensible, Mohamed Naceur Kort, l’ambassadeur de la Tunisie au Mali, a jugé que cette action humanitaire permet d’aider le budget d’Etat. « Les budgets de nos deux Etats sont insuffisants pour faire face à certains problèmes. Ce sont ces genres d’actions qui nous permettent de joindre les deux bouts. Cette action donnera un bon résultat », a ajouté l’ambassadeur.

Sidiki Doumbia

 

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SOUS L’EMPRISE DE LA JALOUSIE

Elle rend son mari impuissant

« Kalani » veut dire en bambara rendre son mari sexuellement impuissant avec une autre femme. F. B. n’y est pas allée de main morte en usant de la méthode, a rendu le sien totalement impuissant.

La scène s’est passée dans une famille à Boulkassoumbougou. F. B., une jeune dame mariée depuis cinq ans, n’a pu supporter la débauche sexuelle de son mari, H. K., un porteur d’uniforme, réputé coureur de jupons dans le quartier.

Avant de se marier, H. K. et F. B. s’étaient fréquentés pendant plusieurs mois. C’est lorsque F. B. est tombée enceinte que H. K. a décidé de l’épouser. Mais, l’habitude étant une seconde nature, notre porteur de tenue continuait de sortir des filles même après son mariage. Pour être plus à l’aise, il avait loué une chambre à côté où il conduisait ses conquêtes de plus en plus nombreuses.

Tous les voisins étaient au courant des agissements de H. K. Sa femme qui ne pouvait plus supporter cette situation s’est rendue chez son marabout pour qu’il fasse en sorte que son mari soit impuissant avec les autres femmes. Le marabout lui a naturellement donné une décoction. Cependant, après avoir utilisé la « solution miraculeuse » sur son mari conformément aux préceptes du marabout, ce dernier devint complètement impuissant même avec elle.

En voulant tout garder, F. B. a tout perdu. Présentement, c’est elle qui est toujours dehors et même en état de grossesse. H. K., qui n’a pu se soigner, est finalement devenu fou. Toujours dans sa chambre, il ne part plus au travail. Au début, F. B. avait quitté son mari, arguant sa démence. C’est avec l’intervention des uns et des autres qu’elle a été obligée de réintégrer le domicile conjugal pour prendre soin de celui qu’elle a rendu fou.

Sidiki Doumbia

 

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FESTIVAL SUR LE NIGER A SEGOU

Les raisons d’un succès

Cinquième édition ! Oui, le Festival sur le Niger à Ségou va vivre sa 5e édition à partir du 28 janvier 2009 (28 janvier au 1er février 2009). Et pourtant, à ses débuts peu de gens auraient osé miser sur la longévité de cette initiative.

La première édition du Festival sur le Niger n'avait suscité que peu d’engouement au niveau des populations. Ce qui n’a pas démotivé Mamou Daffé et son équipe. Ainsi, le festival a surmonté les courants du fleuve pour se dresser aujourd’hui fièrement, comme une pirogue bozo, sur le Niger dans la cité antique de Ségou.

Les raisons de cette vitalité sont nombreuses. Il y a avant tout la persévérance et la clairvoyance des promoteurs qui ont courageusement fait face aux difficultés par des innovations assez porteuses. Ils ont eu l’ingéniosité de trouver cette approche participative qui a finalement amené les Ségoviens à s’approprier le festival. « Avec ce festival, chacun gagne quelque chose », nous disait récemment un habitant qui héberge des festivaliers.

Le Festival sur le Niger ne cesse aussi de s’ouvrir au Mali, à l’Afrique et au monde. Son mérite, c’est s’ouvrir à d’autres cultures sans nuire aux potentialités locales et nationales. Celles-ci sont au contraire davantage mises en valeur. Le Festival a révélé à l’Afrique une autre Ségou en dehors de la « Muraille » de Maryse Condé et des Balazans.

C’est ce royaume puissant, cette région aux valeurs socioculturelles séculaires et cette terre de musique et de danse traditionnelles. Spectacle unique en son genre, le Festival sur le Niger offre aux milliers de festivaliers de grands groupes de musique et de danse traditionnelle, des artistes célèbres de la sous-région qui se produisent sur un podium pittoresquement monté sur le fleuve sous la protection de Faro, la reine des eaux.

L’authenticité de la programmation est un autre atout du festival et une bonne raison de sa longévité. En effet, sur le fleuve Niger et ses berges, cette manifestation apporte un nouveau souffle à Ségou et lui donne « l'image d'une ville riche de son passé et ouverte sur le monde ».

C’est une référence pour lier l’utile et l’agréable puisque, parallèlement aux festivités culturelles et artistiques, les promoteurs organisent annuellement un forum de discussions et d'échanges autour des grands thèmes et enjeux de Ségou et la société malienne.

Le forum rassemble des intervenants venus de plusieurs pays d'Afrique et du monde afin de créer de réels débats aboutissant à des recommandations concrètes sur les problèmes abordés. Et le thème de cette 5e édition n’est pas moins pertinent que ceux des éditions précédentes. Au cœur de la réflexion, « Savoir local et environnement, savoir local et globalisation : les créateurs artistiques entre la tradition et le marché ».

Voilà savamment résumé toute la problématique de la création dans un pays au passé si glorieux comme le Mali. Créer, séduire, captiver et se vendre sans perdre son âme, sans renier le passé et compromettre l’avenir ! N’est-ce pas d’ailleurs le défi que Mamou Daffé et son équipe sont en train de relever depuis cinq ans ?

A côté des stars nationales (Mamadou Diabaté, Nafi Diabaté, Vieux Farka Touré, Super Biton de Ségou, Bassékou Kouyaté, Adja Soumano, Oumar Koïta, Babani Koné, Khaïra Harby et Abdoulaye Diabaté), des vedettes africaines (Coumba Gawlo Seck du Sénégal et Les Amazones de la Guinée) et mondiales (Atlantida et Galandum Galundaina du Portugal, Pibo Marquez du Venezuela et Marimbo du Mexique), le Festival accorde une place respectable aux manifestations traditionnelles et artistiques du terroir.

Les musiques, les danses et les marionnettes traditionnelles du bassin ségovien se côtoient ainsi pour le plaisir de tous. Un zoom qui, au fil des éditions, met l’accent sur l’immensité et la diversité des richesses culturelles et des rites ancestraux de la région. En accordant une place primordiale à ces manifestations, « le Festival entend ainsi participer à la sauvegarde et à la promotion de ces expressions artistiques, qui sont le patrimoine culturel même de la région ».

Sans compter que le concept développe aussi un projet de promotion des jeunes formations artistiques en devenir. L’initiation d’une foire artisanale et agricole, qui rassemblent les différents arts et techniques de la région (du miel, des sirops de fruits, des fruits séchés, des poissons grillés, différentes gourmandises locales) découle de cette même ambition. Tout comme les expositions qui visent à faire de Ségou, la capitale des Arts visuels.

Par ces initiatives, le Festival sur le Niger se veut le vecteur d’un tourisme solidaire au service d’une économie sociale ! N’est-ce pas une raison fondamentale de la pérenniser au bonheur des Ségoviens, voire des Maliens ?

Alphaly

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FOOTBALL MALIEN

Le ministre des Sports fâché contre Malifoot

Entre le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération malienne de football, la rupture serait déjà consommée. C’est du moins ce que croient savoir certains proches collaborateurs du département de la Jeuness e et des Sports.

Selon certaines indiscrétions auprès du MJS à Kigali, le ministre Hamane Niang est très amer contre l’équipe de Salif Kéita, président de Malifoot. Il est reproché à l’instance dirigeante du football malien de n’avoir pas pris au sérieux la phase finale de la Can des juniors parce qu’aucune des autorités de premier plan de la Fédération n’était présente au Rwanda.

A cette campagne, importante dans la vie de toute association de football soucieuse du devenir et de l’avenir de sa discipline, ni Salif Kéita, ni un vice-président a fortiori le secrétaire général n’a songé effectuer le voyage de Kigali. Ils ont préféré déléguer des « seconds couteaux ». Il s’agit du trésorier adjoint Alou Aya, d’un membre de la Commission Vieux Makan Kéita et le chargé des compétitions internationales, Moussa Kanouté, en plus du DTN, le coopérant technique Joachim Fickert.

A Kigali, le MJS était orphelin des dirigeants du football national à l’opposé de ses homologues d’autres pays dont les fédérations étaient dignement représentées. Salif qui voyage rarement, le vice-président Karounga Kéita plus préoccupé par son club, qui prépare la campagne africaine, le colonel Boubacar Diarra, le secrétaire général, Yacouba Traoré et l’administrateur ayant choisi de rester à Bamako.

Cela ne pouvait pas être du goût du ministre Niang, dont la franche collaboration et la largesse n’ont pas fait défaut à Malifoot notamment ses appuis lors des voyages de nos équipes nationales. Il s’attendait tout au moins au soutien de ses « alliés » aux Aiglons. La déception fut donc grande. Et à coup sûr, le ministre Niang songera à tirer les choses au clair.

Face à la situation, un responsable camerounais, pour dénoncer le comportement des responsables actuels de notre football, avait laissé entendre que si c’était le cas chez eux, la Fécafoot allait sévir. Pourtant Malifoot n’était pas à une première puisqu’il y a quelques mois lors de la Can féminine en Guinée équatoriale, le scénario était identique.

Selon nos sources, Salif n’aime pas voyager, le colonel Boubacar Diarra n’a semble-t-il pas été approché et le secrétaire général, Yacouba Traoré, qui figurait sur la liste de la délégation, a décliné l’offre en raison de ses relations tendues avec le coach.

Il faut souhaiter que le temps de la colère passé, les deux supports de notre sport roi reprennent et renforcent leurs relations.

Boubacar Diakité Sarr

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Droit et pratique du droit au Mali

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