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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 26 Janvier 2009

 

NORD-MALI

Une question à M. le président de la République

  Un Touareg malien, coordonnateur des actions urgentes d’Amnesty International, interpelle le président de la République sur le peu d’attention portée aux Kel Razaf, des Touaregs les plus sages, au profit de ceux qui pointent les armes sur leurs compatriotes dans la résolution de la crise du Nord.   « Aujourd'hui, je me fais le devoir et l'honneur de poser la question au président de la République : connaissez-vous les Kel Razaf ? A l'heure où il est question de la paix au Mali, il serait paradoxal de faire abstraction de la philosophie même de la paix au Sahara dont les Kel Razaf sont les dépositaires ardents. Trois grandes personnalités peuvent en apporter le témoignage sûr : Mohamed Elmehedi Ag Attaher, chef de la tribu des Kel Antessar et plus proche collaborateur des Kel Razaf de tout le temps ; Ahmed Mohamed Ag Hamani, ex-Premier ministre, et Oumarou Ag Mohamed Ibrahim, président du Haut conseil des collectivités territoriales qui ne sont pas ignorants des réalités de leur milieu. A ceux-ci s'ajoute l'observation du colon français Délopinot : "Les Kel Razaf sont les plus paisibles et les plus intelligents de tous les Touaregs". Pendant le séjour des réfugiés en Mauritanie, les citoyens mauritaniens ont eu à faire des conclusions positives et encourageantes sur la conduite, la discipline et l'honnêteté des kel Razaf au point que cela a permis à la jeunesse de cette fraction de bénéficier des avantages d'emploi dans ce secteur entre le Mali et la Mauritanie. Au moment où il y a des Touaregs qui brûlent les armes, faut-il le rappeler qu'il y a aussi des Touaregs qui n'ont jamais porté les armes, c'est le cas des Kel Razaf. Les projets de développement du gouvernement aussi bien que ceux des pays étrangers ont ciblé en priorité les tribus guerrières comme s'il s'agissait, pour eux, de récompenser ceux qui ont porté les armes. C'est de l'injustice malheureusement. Jamais nous n'avons vu un geste du gouvernement ou même des étrangers directement orientés vers les pauvres fractions pacifistes. La guerre a été idéalisée et la paix n'a pas des échos. Les médailles ont été portées par les guerriers avant les pacifistes. Dans ce chaos, on est tenté de croire bêtement que la guerre est plus noble que la paix. Aujourd'hui, la mission du Mali profond consiste d'abord à libérer la paix du joug de la guerre dont elle est prisonnière depuis la nuit des temps et cela en luttant contre la dévaluation de la culture de la paix au Sahara. A l'instar d’Ibrahim Boubacar Kéita qui, en pleine assemblée, a porté très haut l'exemple d'une jeunesse Dogon laborieuse malgré un climat difficile, les élus locaux doivent se faire le devoir de lever la censure qui pèse sur l'art de la paix des Kel Razaf et témoigner ainsi de son intérêt patriotique et salutaire pour toute la nation malienne. L'humour des Kel Razaf a balisé les esprits des autres fractions nomades en particulier leurs cousins à plaisanterie au point que leur conception surréaliste de l'existence se révèle embonpoint dans les vertiges de la marche de l'idéal universel et un bon exemple à suivre. A travers l'histoire, on a souvent considéré les Kel Razaf comme étant les plus bêtes des Touaregs mais aujourd'hui on commence à croire qu'ils sont les plus sages : le rêve africain est la lumière du village planétaire ».

Almansour Ag Mahmoud .

(coordinateur actions urgentes, Amnesty International)

 

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NORD-MALI

Espoirs et incertitudes au Mali

Après des années d'une guerre sporadique dont personne ne connaît le nombre exact de morts depuis 1963, la société malienne aspire à la paix et à la réconciliation. Et c'est à sa capacité de les rétablir, à s'attaquer aux maux sociaux et dysfonctionnements économiques que sera jugé, en dernière instance, le nouveau comportement du locataire de Koulouba dans la gestion de la crise dans le Septentrion de notre pays.

En Allemagne, le discours de la chancelière a été limpide : « Combattre la rébellion, relève de la souveraineté du Mali, sinon nous sommes prêts à vous aider ».

Nous nous devons de lever l'équivoque sur la nature de la crise qui, à nos yeux, est plutôt structurelle que conjoncturelle comme certains ont tendance à le faire croire. L'amalgame ne passera pas, les plus hautes autorités doivent placer la crise dans son contexte politique, ce qui leur permettra de proposer des solutions autres que militaires auxquelles le peuple tout entier adhérera.

La crise n'est pas due à la mauvaise santé économique de notre pays, encore moins à un complot étranger (refus du Mali de signer les accords sur l'immigration avec la France). Sans remettre en cause la thèse du trafic de drogue, cette hypothèse nous paraît légère, le Mali n'étant pas un pays de consommation, mais de transit au même titre que d'autres pays africains. Il ne devrait pas y avoir une guerre armée sur notre sol alors qu’il n'y en a pas eu en Guinée-Bissau, au Togo, au Maroc ou en Tunisie.

Pour atteindre le marché européen où elle est consommée, la drogue entre par une porte (certainement un port : Bénin, Togo ou Nigeria), traverse un pays enclavé (le Mali ou le Niger,) entre par un accès (Algérie, Maroc) et gagne l'Europe par une issue dérobée (voie maritime aérienne ou terrestre via l'Espagne, la France ou l'Italie). Il n'y a aucun grain de sel dans la thèse du trafic de drogue. Si cette éventualité était avérée, le combat devrait alors, être transfrontalière avec l'appui de l'Union européenne et des Etats-Unis d'Amérique.

Cependant, il a de tout le temps existé un trafic de biens de consommations dans le Septentrion de notre pays : carburant, lait, farine, appareils électroménagers, textile.

Les langages de la détresse

La seule hypothèse, la plus plausible, demeure la transformation de la société qui s'accompagne d'inquiétantes perspectives, comme le montre la forte dégradation du climat social qu'exacerbe une obsession généralisée de réussite matérielle. Universitaires, médecins, officiers, toute l'élite est gagnée par la frénésie des affaires, souvent au mépris de toute éthique : détournement de l'aide publique au développement, dépense de prestiges, vol et pillage systématique des ressources nationales, dépenses extrabudgétaires. Et cerise sur le gâteau, avenants sur tous les marchés publics avec son cortège de surfacturation.

L'enrichissement insolent et ostentatoire des nouveaux maîtres de Bamako, aiguise tout simplement l'appétit des plus démunis de Kidal. Précarité, chômage, misère constituent l'emblème de toutes les inégalités dont est victime la grande majorité des Maliens. Les nomades de Kidal ne sont pas certes comme les habitants des taudis de Surat en Inde où la peste est réapparue en 1994, mais ils veulent ressembler aux pauvres modernes des autres localités du Mali, c'est-à-dire posséder de produits de consommation durable (voiture, ordinateur, magnétoscope, téléviseur, eau courante, électricité) que détiennent les groupes à faibles revenus des centres urbains et périurbains.

Personne ne cautionne le comportement de Bahanga et sa bande, mais bien des conduites expriment d'abord une frustration sociale. L'hôte de Koulouba ayant privilégié un cercle d'amis, de parents, et de laquais pour conduire les affaires de la nation, la gabegie a pris le pas sur la bonne gestion, augmentant le nombre de frustrés dans toutes les couches.

« La misère du monde » en offre un bel exemple, puisque Pierre Bourdieu et son équipe y ont reproduit des entretiens avec des personnes appartenant à des catégories vulnérables.D'un statut social inférieur, les pauvres ne se considèrent pas comme membres de la société. Le langage des pauvres nous permet aussi de mesurer leur état d'esprit. Ainsi, l'image de victimes que véhicule, comme si c'était une évidence, le langage courant contraste vivement avec la combativité de nombreux foyers défavorisés.

L'égalité des chances

La pauvreté est liée à l'époque et au lieu : elle doit être conceptualisée et mise à jour. Cette remarque vaut également pour le concept populaire d'exclusion sociale. Les thèses sur l'égalité des chances proviennent d'une problématique tout aussi discutable que celle des droits, bien qu'elles posent par ailleurs la question réelle des inégalités. De quelles chances s'agit-il ? De vivre ? D'être une vedette ? De travailler ?

A l'inverse des chances, quels sont les risques encourus ? Etre rejetés, exclus, non reconnus, paupérisés ? Prendre les armes ? Se critiquer entre amis ? Se résigner ? De la réponse à ces questions, se trouve certainement la félicité nationale.

Si pour des raisons socioéconomiques, voire environnementales, les Nomades ne sont pas parvenus à apprivoiser leur milieu, à le dompter comme ce fut le cas ailleurs, le gouvernement de Bamako, conformément, aux divers pactes et accords, doit planifier un programme intégré de développement des localités septentrionales de notre pays en commençant par la sédentarisation des populations nomades sur dix sites maximum.

Les progrès technologiques actuels de notre ère s'y prêtent, en tout cas mieux maintenant qu'en 1963 ou encore les années 90 (dates de la première et deuxième rébellion dans notre pays).

Routes pour désenclaver, grands forages et adduction d'eau pour permettre la vie, électricité solaire ou éolienne pour le développement, tentes et cabanes modernes en lieu et place des logements sociaux et enfin bouquet de télévision, téléphone fixe, radio pour le divertissement. Le « Fonds pour le développement du Nord » doit garantir le financement de ces projets que devraient présenter uniquement les privés maliens de tout bord. De petites unités de conditionnement et de transformation dans les domaines agroalimentaires et de l'élevage ne doivent pas être oubliées, toutes ces activités devant créer massivement des emplois durables pour les fils du pays avec faveur discriminatoire pour ceux du Nord.

Quelle solution définitive pour la crise du Nord ?

Analysons les expériences d'autres pays qui ont connu le terrorisme. La paix et une amnistie vont toujours de pair. Il va falloir pardonner ou, du moins, accepter une loi moralement injuste mais néanmoins indispensable.

Le gouvernement doit faire adopter, par l'Assemblée nationale, un projet de loi sur « la communion sociale », dans lequel il met toutes les doléances et les solutions pour leurs résolutions définitives dans un Mali uni et solidaire. Dans le même texte, une amnistie sera accordée à ceux qui ne sont pas impliqués dans des crimes de sang, et des peines assez clémentes pour des criminels ayant accepté de faire une confession de leurs actes et demander pardon au peuple et la nation tout entière. Un accompagnement psychologique, une meilleure écoute et une vraie aide financière devraient être accordés aux familles des victimes. Tolérer le trafic des biens de consommation pendant cinq ans. Et la liste n'est pas exhaustive.

Et les Maliens se rendront aux urnes dans le cadre d'un « référendum populaire » afin de se prononcer sur ledit projet de loi. Le moment est désormais favorable aux autorités de Bamako qui ont pris l'initiative des opérations, elles peuvent en imposer aux rebelles qui se cherchent et qui n'ont plus le choix que de signer un cessez-le-feu.  

Abdoul Karim Dramé

(journaliste indépendant)

 

 

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NOUVELLES REVENDICATIONSESTUDIANTINES

L’AEEM s’engage à privilégier le dialogue

Le nouveau bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) était samedi à la Maison de l’étudiant face à la presse pour présenter son nouveau cahier de doléances qu’elle vient de soumettre aux autorités. L’AEEM a privilégié le dialogue pour la satisfaction de ces nouvelles revendications.

Le nouveau cahier de doléances de l’AEEM comporte 4 grandes revendications. La première est d’ordre académique et pédagogique et porte sur l’orientation des élèves admis au DEF, âgés de 18 à 20 ans, l’enseignement de la philosophie en 11e année, la création d’une filière de généraliste à l’IFM de Kayes, la réouverture de la section administration et finances à l’Ecica, la réouverture rapide des séries LL et SE au lycée de Diéma et la révision du protocole d’accord du numerus clausus à la FMPOS.

La seconde est d’ordre matériel et concerne l’accélération de la mise à jour de la clinique universitaire, la création ou l’aménagement de complexes sportifs aux niveaux des établissements d’enseignement secondaire général, technique, professionnel et supérieur ; la construction ou l’équipement d’infirmeries, la construction et l’équipement de laboratoires, la construction de salles de classes, d’amphithéâtres, la construction de cantines scolaires et universitaires.

Les troisième et quatrième points de revendications du cahier de doléances sont d’ordre administratif et financier.

Le secrétaire général de l’AEEM, Hamadoun Traoré, a fait savoir que le cahier de doléances a été adopté à l’issue des travaux du 16e congrès de l’AEEM, tenu les 27 et 28 décembre 2008 à Bamako.

Concertation et négociation

« Il faut rappeler que le 16e congrès ordinaire de l’AEEM nous a recommandé de privilégier le dialogue, la concertation et la négociation comme méthodes de lutte. C’est pourquoi aujourd’hui, nous convions la presse afin d’informer l’opinion nationale des problèmes de l’école. Mais surtout d’exprimer aux uns et aux autres, notre volonté de résoudre nos difficultés par la voie de la concertation » , a dit M. Traoré. Et de réitérer que le bureau de coordination reste ouvert au dialogue, comme l’a souhaité les congressistes.

Privilégier le dialogue signifie-t-il qu’il n’y aura pas de sorties intempestives cette année à cause de ces revendications ?

A l’AEEM, on se refuse encore à trancher la question. Néanmoins, le secrétaire général s’est dit engagé à mettre fin aux dissensions, aux violences et aux nombreuses frustrations dans les milieux scolaires pour une école apaisée et performante. M. Traoré indiquera que son mandat est placé sous le triple signe de la re-dynamisation, du rassemblement et de la discipline. « Toutes autres formes de revendications ou de manifestations contraires seront sanctionnées conformément aux textes qui régissent l’Association ».

Sidiki Doumbia

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EDUCATION POUR TOUS D’ICI 2015

Les objectifs de l’EPT bientôt au peigne fin

La société civile malienne est plus que jamais engagée aux côtés de l’Etat pour l’atteinte des objectifs de l’Education pour tous (EPT) d’ici 2015. Une étude d’évaluation est prévue en mai 2009.

Au cours d’une conférence de presse le vendredi 23 janvier à son siège à Lafiabougou, la présidente de la Coalition malienne des organisations de la société civile pour l'EPT au Mali (COSC-EPT) a indiqué que l’étude sera lancée dans notre pays en mai 2009 et le rapport attendu en septembre. Le thème choisi est : « Etude sur le niveau de réalisation des objectifs de l’EPT au Mali : cas de l’éducation non formelle ». Les villes ciblées sont Sikasso, Mopti et Gao.

Un atelier de partage et d’amélioration des termes de référence de l’étude malienne s’est d’ailleurs déroulé le jeudi 22 janvier à Bamako avec la participation du modérateur d’Ancefa pour l’Afrique de l’Ouest, le Nigérien Oumarou Ibro, Solange Napoe Akpo, coordinatrice sous-régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et Cheikh Mbow, coordonnateur de la Coalition du Sénégal. Ils étaient également présents à la conférence de presse.

La présidente de la Coalition EPT du Mali, Mme Maïga Kadiatou Baby, a précisé que « l’objectif général de l’étude est de réaliser le bilan d’étape de l’éducation non formelle au Mali dans la perspective de l’atteinte des objectifs de l’EPT d’ici 2015 ». Selon elle, « nos autorités se sont engagées à réussir l’éducation universelle primaire d’ici 2015 et les défis sont énormes si l’on sait que 70 % d’adultes au Mali sont analphabètes sur 770 millions d’analphabètes recensés dans le monde en 2007 ».

Des études démontrent que le Mali est sur la voie d’atteindre le taux d’alphabétisation de 39 % en 2015. Il va alors rester un écart de 11 % à combler quand on sait que les Etats s’étaient engagés à réussir au moins 50 % de taux d’alphabétisation en 2015. Selon les données de 2007, notre pays a affiché un taux d’alphabétisation de 29,39 % contre 26 % annoncé en 2000 à Dakar.

Un retard à combler

La COSC-EPT est un groupement d’une trentaine d’ONG, d’associations et de syndicats œuvrant dans le domaine ou en faveur de l’éducation. Elle a vu le jour dans les pays de l’Afrique subsaharienne au lendemain du sommet mondial de Dakar sur l’EPT.

La société civile, partie intégrante de l’éducation, s’engage à jouer sa partition dans l’atteinte des objectifs de l’EPT d’ici 2015. C’est dans cette optique que le Réseau africain de campagne pour l’Education pour tous (Ancefa), basé à Dakar, a entamé une série d’études d’évaluation de la mise en œuvre et les progrès obtenus dans l’atteinte des objectifs de l’EPT dans les pays de la sous-région. L’étude, basée sur la recherche, a pour objectif de disposer de données fiables pouvant servir de tremplin pour les coalitions EPT et permettre à celles-ci de mener une véritable campagne dans la sous-région.

Pour sa première phase, douze pays d’Afrique francophones et anglophones (Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Gambie, Ghana, Kenya, Niger, Nigeria, Tanzanie, Togo, Ouganda et Zambie) ont procédé à des recherches sur le thème : « l’évaluation des progrès accomplis dans le domaine de la qualité et le suivi des dépenses en matière d’éducation ». Leurs rapports ont été déposés en 2007 et ils ont donné lieu à un rapport régional.

La deuxième phase de l’étude a été lancée en 2008 dans quatre autres pays. Il s’agit de deux pays anglophones (Libéria, Sierra Léone) et de deux francophones (Mali, Sénégal). Ces pays ont choisi leur thème et l’étude a été déjà lancée dans l’ensemble de ces pays à l’exception du Mali.

Abdrahamane Dicko

 

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Vingt sur vingt

A l’Armée nationale

La destruction d’une base de la « troupe » de Bahanga par l’Armée nationale, qui s’est soldée par la mort de 31 personnes et la capture de nombreux « corsaires du désert » en fin de semaine dernière, est un acte de bravoure et de patriotisme qui mérite d’être salué à sa juste valeur.

Cette victoire militaire sur l’ennemi intérieur soulage les Maliens, endeuillés par les agissements inqualifiables de justiciables qui prétendent imposer leur diktat à la République : tuant d’innocentes populations, détruisant des biens publics et privés, enrayant l’amorce du développement des régions nord depuis plus d’une décennie. C’est aussi et surtout un succès qui intervient au lendemain de la célébration de l’an 48 de l’Armée. Pouvait-on espérer meilleur cadeau d’anniversaire ?

Voilà pourquoi il nous plaît de décerner la note exceptionnelle à tous ces hommes et femmes qui se sont dédiés à la défense de la patrie, à la protection des personnes et des biens ; plus que des missions, des sacerdoces. Le Mali est un et le restera. Après avoir longtemps offert le dialogue et la carotte, le commandement en chef, qui a déjà affirmé que « trop, c’est trop », devra dorénavant laisser l’Armée nationale brandir le bâton coercitif devant ramener à la raison les fauteurs de troubles.

La rébellion est finie ! Tous ceux qui se réclament d’elle doivent trouver la solution à leurs préoccupations dans le Pacte national ou l’Accord d’Alger, etc. Force doit à présent revenir à la loi. Et dans cette optique-là, l’Armée vient de prouver qu’elle a du répondant.

Bayer

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KOULIKORO

« Sigida Yelen » rejoint les rangs du Parena

L’alliance entre le Parti pour la renaissance nationale (Parena) et l’association « Sigida Yelen » a été scellée le 24 janvier 2008 dans la Cité du Méguétan.

En rejoignant avec armes et bagages le parti du Bélier blanc le samedi 24 janvier 2009, l’association « Sigida Yelen », créée en avril 2008, disparaît de facto au profit du Parena. Les deux ne formeront désormais qu’une seule entité pour défendre les mêmes causes, les mêmes idéaux pour la conquête de Koulikoro dans la cohésion et dans l’unité.

En l’absence du président du parti, Tiébilé Dramé, l’honneur a échu à la vice-présidente, Me Bintou Maïga, de conduire la délégation composée du secrétaire général, Me Amidou Diabaté, du secrétaire à la communication, Djiguiba Kéita dit PPR, de la présidente de la femme Parena, Mme Tounkara Ténin Souko, du député Bréhima Béridogo, élu à l’Assemblée nationale… En plus de ces membres du comité directeur, l’on notait une forte présence des représentants des sections des communes I, III, V du district et des sections Parena de la France, du Niger et de l’Angola.

A Koulikoro, l’on dit à qui veut l’entendre que le bateau du Parena tanguera mais ne chavirera jamais. Avec l’adhésion de « Sigida Yelen », le parti du Bélier blanc disposera de nouveaux atouts car comptera encore en son sein des hommes et des femmes dédiés à la continuité de l’élan démocratique. Ensemble, ils ont décidé de porter haut et loin le flambeau de la défense des droits de l’Homme et de la justice sociale. Le Parena qui ne pouvait qu’être fier, a, par la voix de sa vice-présidente, souhaité la bienvenue aux nouveaux adhérents. La considération pour la personne humaine, l’assiduité et le franc parler qui caractérisent le Parena ont concouru au choix de l’adhésion de l’association au parti du Bélier blanc.

Le 24 janvier 2009, qui restera dans les annales politiques, a été doublement ressenti par le secrétaire général du Parena. « J’éprouve un immense plaisir pour cette cérémonie d’adhésion de l’association Sigida Yelen au Parena. Mon bonheur est aujourd’hui double parce que l’association a à sa tête une femme qui de surcroît est le président du Conseil de cercle de Koulikoro. Le président du parti m’a chargé de vous transmettre ses chaleureuses félicitations et ses vifs remerciements. Les deux lampes ont fusionné en une seule pour éclairer la route des activités quotidiennes », a indiqué Me Diabaté.

Il a réitéré la volonté de sa formation de faire la politique autrement en allant à la conquête du mouvement social afin de reverdir le mouvement politique. Me Diabaté a réaffirmé la détermination du Parena à défendre partout les intérêts des cotonculteurs, des paysans de même que les préoccupations des jeunes. « Dans un pays en chantier, il est inadmissible que des dizaines de milliers de jeunes soient en chômage », a-t-il fustigé.

Pour la présidente de l’association Sigida Yelen, Mme Tamboura Née Mâh Doumbia, le choix du Parena permettra d’atteindre des objectifs liés au respect des droits de l’Homme, à la consolidation de la cohésion sociale, à la participation au développement du pays de façon durable. Les membres du désormais ex-association « Sigida Yelen » ont émis le vœu de voir les élections municipales de 2009 se tenir dans des conditions libres et transparentes.

Mohamed Daou

 

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DECES DE HAROUNA BARRY

Adieu Maestro !

Le monde des artistes a appris avec consternation, le dimanche 24 janvier 2009, le décès de Harouna Barry, ex-directeur du Badéma National, des suites d’une longue maladie.

La longue maladie de Harouna Barry a finalement eu raison de lui. Le dimanche 25 janvier 2009, la nouvelle de la disparition de l’ancien directeur du Badéma National, aux alentours de 8 h à la Clinique Kabala, s’est répandue comme une traînée de poudre à travers Bamako.

Saxophoniste atypique, compositeur et arrangeur de talent, l’une des têtes pensantes de la musique malienne n’est plus. Comme aimait à l’appeler notre confrère Moussa Bolly, « le monstre sacré de la musique malienne » Harouna Barry s’en est allé après un combat épique contre la maladie. Il avait été admis dans un hôpital en France avant d’être ramené au Mali.

Après une longue carrière au service de l’Etat, le saxophoniste et certains de ses camarades fondent l’orchestre « Les Barons », se consacrent aux jeunes tout en aidant leurs compagnons à vivre dignement leur retraite. Personne au Mali et même à travers le continent ne doutait de son talent, de son courage à servir la nation. C’est cette abnégation et le don de soi qui lui ont valu d’être décoré officier de l’Ordre national. « Harouna Barry a tout donné à ce pays », se souvient un de ses anciens collaborateurs.

C’est la passion de la musique qui l’a conduit à embrasser ce métier. L’époux de Mah Kouyaté n°1 est un enseignant de profession et artiste par vocation. « La musique, c’est dans mon sang », aimait-il répéter. « J’ai été toujours attiré par la musique et j’ai appris à jouer plusieurs instruments sans que quelqu’un me les enseigne », avait-il confié à un confrère.

Ce don naturel de l’artiste lui a permis d’enseigner des instruments à ses camarades. Un enseignement qui se faisait à l’aide de moyens rudimentaires comme des boîtes de conserves, les vieilles bouilloires.

La première formation de Harouna Barry a été l’Askia Jazz, créée par les élèves du lycée Askia Mohamed en 1960. A partir de 1962, il crée le « Rônier Jazz » avec les Taras. Professeur de français et de géographie, Harouna est muté à Gao à la fin de sa formation (1964-65). Une année plus tard, il retrouve la terre de ces ancêtres, Kayes. Son talent, son ingéniosité et son ambition lui permettent de s’illustrer et de devenir finalement le directeur de l’orchestre le « Goffé Star » de Kayes. Et c’est là qu’il s’est initié au saxophone pour relever un défi.

N’empêche qu’il disait avoir des références comme Tidiane Koné (Rail Band), Fela Kuti (Nigeria) et surtout Manu Dibango (Cameroun). C’est alors qu’il était le chef d’orchestre du « Goffré Star » qu’il a été sollicité, en 1975, par Boncana Maïga et Khalil Traoré pour se joindre aux musiciens de Las Maravillas qui avait besoin d’un saxophoniste talentueux et expérimenté.

Après un bref passage comme directeur artistique de l’Ensemble instrumental national du Mali (1985-1986), le responsable des « Cubains » de la musique malienne a été rappelé pour diriger le National Badéma du Mali. Une responsabilité qu’il a assumée jusqu’en 2001, année à laquelle il a fait prévaloir ses droits à la retraite après 35 ans de bons et loyaux services.

« Ce que la musique m’a apporté, c’est la confiance et l’estime des jeunes. Aujourd’hui, je suis en mesure de faire déplacer n’importe quel musicien à n’importe quelle heure et vers n’importe où. Aucune fortune ne peut valoir à l’homme une telle confiance » , disait-il.

Même à la retraite, Harouna Barry continuait à mettre son expérience au service des stars. Il s’était entièrement dévoué à la formation des jeunes. Courtois et disponible, Harouna nous quitte laissant derrière lui des millions de fans inconsolables.

Dors en paix l’artiste !

Amadou Sidibé

 

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