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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 23 Janvier 2009

 

RETROUVAILLES DU MOUVEMENT DEMOCRATIQUE

La génération perdue

Le 10 janvier 2009, s'est tenue au CICB l'une des grandes messes du Mouvement démocratique. Mais, les rôles étant mal connus et mal distribués, chacun essaya de tirer la couverture sur lui et de dire ce qu'il a fait exactement en ces journées chaudes de lutte contre l'autocratie parce qu'on a remarqué, par ces temps de restauration que certains s'emploient à écrire frauduleusement l'Histoire nationale à leur seul profit.

Beaucoup d'observateurs ont noté que derrière les discours plus ou moins enflammés des uns et des autres, se lisaient, moins que la reconstitution de la vérité historique, tantôt la nostalgie des années de pouvoir, tantôt le regret et l'agacement (voire la colère) d'avoir imprudemment laissé le pouvoir à des démocrates du lendemain qui non seulement ont eu maintenant le temps d'implanter leur clan et leur régime, mais également se donnant même la liberté de restaurer l'ancien régime.

Néanmoins, une telle rencontre aurait dû être, en plus de son objet même, l'occasion, pour ses organisateurs, de dire certaines vérités sèches au gouvernement, de hurler haut que le pays va mal, que l'air que l'on respire se vend de plus en plus cher, qu'on n’a plus l'impression d'être chez nous mais surtout que la gestion de la crise du Nord est tellement calamiteuse que des amateurs en politique feraient mieux.

Dans la recherche de solution à cette dernière, on est ahuri par la position de certains grands partis politiques qui n'osent pas contredire le chef de l'Etat qui, on le sait, va droit au mur dans cette affaire. Tout simplement parce que le scénario gouvernemental fait de bout le dialogue et de concession ne marche pas avec des gens qui n'entendent que le bruit des armes à feu. Il faut donc faire changer le fusil d'épaule et adopter la même position guerrière que les bandits du Nord, que ceux-ci s'appellent rebelles, bandits armés ou narcotrafiquants. C'est à ce prix que le Mali ne deviendra pas la Colombie de l'Afrique de l'Ouest.

Ces messieurs et ces dames du Mouvement démocratique ont d'ailleurs été si prudents dans leur démarche qu'on eut le sentiment qu'ils étaient venus dans la salle plus pour se divertir que pour parler des problèmes nationaux. Evitant soigneusement de s'attaquer aux sujets qui fâchent, comme la vie chère ou la délinquance des commerçants et des mairies, ils ont préféré inaugurer les chrysanthèmes et se sont félicités de l'élection de Barack Obama à la présidence américaine, sans prendre le temps de penser que si le président élu est Noir, le pouvoir américain, lui, reste blanc et anglo-saxon.

Ils ont donc gardé le profil bas, conscients d'avoir participé sans doute à l'avènement du régime actuel. S'ils sont sortis de la salle quelque peu contents de montrer aux Bamakois - dans les campagnes, on ne fut pas au courant - qu'ils se souviennent des grandes lignes, pas des détails, du grand chamboulement de mars 1991, beaucoup n'ont pas été convaincants dans leurs déclarations, surtout après une décennie passée au pouvoir.

Le peuple n'ayant pas la mémoire courte, les considère désormais comme des combattants de la génération perdue qui guerroient plus dans les souvenirs que dans les faits. D'ailleurs, plus personne ne les écoute si ce n'est quelques clients auxquels ils ont rendu service quand ils étaient aux affaires et leurs tentatives maladroites pour retrouver les positions perdues n'ont aucune chance d'aboutir. C'est vrai que cela ne doit pas être facile de rouler dans l'or perdant dix ans et de devoir courir derrière le nansongon quelques années plus tard, mais en politique quand on assure mal sa succession, cela se paye au comptant et avec des intérêts.

Tout cela fait que la génération actuelle de nos politiciens et en perte de vitesse et doit passer le relais à celle qui vient et dont les premières têtes sont déjà visibles, non pas dans le gouvernement, qui est un club d'amis mais à l'Assemblée nationale où le discours politique commence à changer. Celle-ci ayant vu, malgré l'argumentaire démagogique déployé, la pourriture des aînés étalée sur la place publique, saura se corriger et faire en sorte qu'elle ne se reproduise plus.

Yiriba

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DNFPP ET DAF

Des réformes pour le renouveau de l’action publique

L’adoption de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la direction nationale de la fonction publique et du personnel (DNFPP) et des directions administratives et financières (Daf), va insuffler une nouvelle dynamique au Programme de développement institutionnel.

La valorisation et la rationalisation des ressources humaines a toujours été un souci constat du gouvernement. Des textes adoptés mercredi 21 janvier 2009 en conseil des ministres par le gouvernement sont relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la direction nationale de la fonction publique et du personnel, aux projets de textes relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique du Centre national de concours et de recrutement de la fonction publique, aux projets relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement des directions des ressources humaines et des directions des finances et de l’approvisionnement des départements ministériels. Le conseil des ministres a également adopté les projets de textes relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement des directions des finances et de l’approvisionnement.

Il a été constaté que la gestion des ressources humaines est assurée à deux niveaux : la direction nationale de la fonction publique et du personnel et la division personnel des directions administratives et financières. La DNFP a pour mission la conception de la législation, de la réglementation, le suivi, le contrôle et la coordination de la mise en œuvre, la formation et le perfectionnement des fonctionnaires et autres agents de l’Etat, le contrôle des cadres organiques et la mise en œuvre du plan des effectifs, l’évaluation des besoins.

Mais l’audit de la fonction ressources humaines a montré, selon le DNFPP, la concertation au niveau du ministère chargé de la Fonction publique des pouvoirs en matière d’édition des actes d’administration du personnel et certains actes de gestion du personnel, la relégation au second plan de la mission de conception par les directions administratives et financières au profit du suivi de la situation administrative des agents et la préparation des actes d’administration et de gestion relevant du ministère chargé de la fonction publique. Il en résulte, entre autres, l’absence de politique et de plan de formation et de perfectionnement du personnel et de plan de carrière des agents, l’inadéquation entre le profil et l’emploi, le manque de motivation et d’application efficiente des cadres organiques.

Cependant, force est de reconnaître que malgré ces mesures, il existe une faible production de l’Administration qui s’explique en grande partie par l’absence d’une politique cohérente des ressources humaines. Aussi a-t-il souligné que la performance du secteur public est fortement tributaire du renforcement de la capacité des personnes qui y travaillent. Ceci, selon le département, doit se faire par des mesures fortes pour renforcer la compétence, la motivation et la responsabilité des agents publics.

C’est pourquoi, à en croire le DNFPP, après l’adoption des conclusions de l’audit de la fonction ressources humaines, le gouvernement a recommandé la création des DRH en vue de l’extension du champ de la gestion des ressources humaines à la totalité de son champ d’application notamment aux activités comme les conditions de travail et de sécurité, les relations sociales, la communication interne. Aussi poursuit-elle la redistribution des activités de GRH entre la direction nationale de la FP et du personnel (DNFPP) et les services de GRH des départements et régions à travers le désengagement de la DNFPP des activités opérationnelles à leur profit.

Ce qui implique la restauration de la DNFPP qui permettra à celle-ci de se consacrer à ses missions de service central et la déconcentration de certains actes d’administration et de gestion de la DNFPP au niveau de la direction des ressources humaines, la création des directions des finances et de l’approvisionnement pour la prise en charge des domaines des finances et du matériel des directions administratives et financières.

« Ces mesures importantes entrent en droite ligne dans l’objectif global du Programme de développement institutionnel qui vise la mise en place d’une administration crédible et performante » . La DNFPP inclut à ces mesures prises, la création des bureaux des ressources humaines au niveau des régions et du district de Bamako auprès les gouverneurs de région.

Amadou Sidibé

 

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ECOLES PUBLIQUES

Le refuge des pauvres

L’école publique malienne connaît depuis près de 20 ans une profonde crise. Elle est devenue le dépotoir des pauvres. Les grèves des élèves et étudiants et des syndicats de tous les ordres de l’enseignement, la rétention des notes l’ont paralysée.

Et pourtant de l’avènement de la démocratie en 1992 à nos jours, le Mali a eu à faire beaucoup de réformes dans le secteur de l’éducation. Il y a eu les efforts des partenaires techniques et financiers et des ONG pour étendre le système des écoles communautaires, l’embauche à grande échelle d’enseignants contractuels et le lancement du Programme décennal de développement de l’éducation (Prodec).

Depuis, notre pays a opté pour un enseignement de quantité au détriment de la qualité. L’école publique est devenue un laboratoire d’expérimentation des méthodes de toutes sortes (PC, Nef, Nem). Le système de la double vacation s’est ainsi développé à l’école publique (une moitié des enfants fréquentent l’école le matin, l’autre moitié l’après-midi) de même que les classes à double niveau. Pour combler le manque de maîtres titulaires, l’Etat a fait appel à des auxiliaires, moins bien formés et moins payés, mais pour quel résultat ? Il n’est plus scandaleux de voir trois ou quatre élèves avec un seul livre dans les écoles publiques.

Là-bas, les élèves se trouvent placés dans de mauvaises conditions d’apprentissage, ce qui explique l’importance du taux d’abandon. Selon les statistiques, en 2000, il est de 24,8 % dans le premier cycle de l’enseignement fondamental (20,6 % pour les garçons, 30,6 % pour les filles).

A ces problèmes s’ajoutent les revendications des acteurs de l’école, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) en première ligne et les différents syndicats au niveau de tous les ordres. Des sorties intempestives des élèves et étudiants des facultés comme l’ex-ENA et les retentions des notes de la part des enseignants fragilisent davantage l’école malienne qui n’est fonctionnelle que 6 ou 7 mois sur 9. Malgré les beaux discours des hautes autorités sur la nécessaire mise en route de notre école, force est de reconnaître qu’aujourd’hui que l’école publique est laissée à elle-même. Seuls les enfants des pauvres la fréquentent, tout ceux qui ont les moyens inscrivent les leurs dans des écoles privées et cela de la maternelle aux universités étrangères. Ce « bel exemple » est donné par ceux (ministres, directeurs et autres cadres de l’administration) qui sont chargés de mettre le système sur les rails.

Aucun d’eux n’a un enfant dans une école publique. Au lieu de se battre pour une école performante, par mimétisme, l’on préfère envoyer son enfant à coup de millions dans des grandes universités aux frais de l’Etat. En attendant, c’est l’enseignement au rabais dans les écoles publiques. Alors, sera-t-il exagéré d’affirmer que l’école publique est devenue le dépotoir des élèves dont les parents n’ont pas les moyens de les inscrire dans le privé ?

Idrissa Sako

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ASSURANCE MALADIE OBLIGATOIRE

La touche du ministre Sékou Diakité

L’Assurance maladie obligatoire est un vieux projet au Mali. Mais, il a fallu l’arrivée de l’actuel ministre du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, Sékou Diakité, pour que le projet connaisse un coup d’accélérateur.

Avec une prévision budgétaire de près de 23 milliards de F CFA par an pour l’Assurance maladie obligatoire (Amo) pour une population de 2 millions de personnes, l’Amo est la révolution attendue par les Maliens. Depuis plus de 8 ans que le projet est lancé, « il a fallu l’arrivée de Sékou Diakité pour le tirer de sa somnolence » , selon les chargés du dossier.

«   L’actuel ministre a mis du sien en veillant scrupuleusement sur sa bonne marche à travers le financement des voyages d’études. Nous nous sommes rendus en France, au Maroc, etc. qui ont le même système. Dans notre système, nous avons décidé de ne pas donner de l’argent au malade en remboursement de ses frais médicaux. Nous signons des conventions avec les pharmacies, des hôpitaux, des centres de santé et les autres prestataires de soins » .

L’Amo est un mécanisme de protection sociale institué par les pouvoirs publics et les partenaires sociaux pour assurer, par un système de prévoyance, la prise en charge de certaines catégories de la population en ce qui concerne les risques maladies. C’est un système contributif en ce sens qu’ils doivent payer les cotisations pour jouir des prestations. L’Amo repose sur certains principes de base que sont la mutualisation des risques, le tiers payant, la non discrimination liée au sexe, à la religion, à l’âge, au lieu de résidence et aux antécédents pathologiques.

Au Mali, l’Amo concerne les agents de la fonction publique et des collectivités territoriales, les militaires, les députés et les pensionnés des deux caisses. Ceux-ci ont toujours prélevé des cotisations sur leurs salaires et leurs pensions. Les autres sont orientés vers l’assurance volontaire. C’est un régime qui existe au niveau de l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) ou vers les mutuelles que l’Etat appuie et développe en ce moment. Les démunis ou ceux qui sont considérés comme des laissés-pour-compte seront pris en charge dans un autre régime, créé par l’Etat et qui s’appelle assistance médicale.

La rédaction

 

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MULTILINGUISME

Au rendez-vous des langues

Le Forum international de Bamako sur le multilinguisme a ouvert ses portes ce lundi 19 janvier à Bamako. Organisée par l’Académie africaine des langues (Acalan), la cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs autorités nationales et internationales tels que le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique et plusieurs autres personnalités.

Le secrétaire exécutif de l’Académie africaine des langues, Adama Samassékou, a salué la présence de tous les participants. « On le dit bien en mandingue l’une des langues transfrontalières véhiculaires de l’Afrique de l’Ouest : Don ka jan, a sebali  tè » qui veut dire « le jour J a beau être long il finit toujours par arriver ! »

Il a souligné que le but de ce Forum est de répondre aux objectifs du séminaire international sur le partenariat entre l’africanophonie, l’anglophonie, la francophonie, l’hispanophonie et la lusophonie envisagé par l’Acalan. Il s’agira plus spécifiquement pour le forum d’atteindre des objectifs suivants : identifier les enjeux politiques, économiques et culturels liés au statut des langues dans les organisations sous-régionales continentales et internationales ; institutionnaliser un véritable partenariat entre les langues prenant en compte toutes les dimensions du multilinguisme ; à savoir : les dimensions nationales, sous-régionales, continentales et internationales.

Pour Pr. Amadou Touré, ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, « la question du multilinguisme est au cœur du développement du monde engagé dans un processus de globalisation ». « Loin de constituer un espace réservé à l’analyse des spécialistes, les langues sont au cœur de toute vie sociale économique et culturelle », a-t-il poursuivi.

Il a ensuite ajouté que le développement du multilinguisme devrait contribuer au renforcement du processus de promotion des langues nationales comme instruments privilégies du développement.

Kandia Coulibaly

Anne-Marie Kéita

(stagiaires)

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SAHARA OCCIDENTAL

Le CASPS plaide pour une indépendance

Le comité algérien de solidarité avec le peuple saharaoui plaide pour l’indépendance du Sahara occidental. Il l'a fait savoir vendredi au cours d'une conférence de presse.

A en croire le principal conférencier, Mahreize Lamari, président du Comité de solidarité avec le peuple saharoui, la visite du CASPS au Mali rentre dans le cadre d'un plaidoyer en faveur du peuple saharoui en vue de son autodétermination.

Ainsi, le Comité, a-t-il dit, a eu des rencontres avec des associations et organisations de la société civile et les partis politiques maliens et tous les groupes parlementaires à l'Assemblée nationale. Avec ces derniers, il a été question de création d'un comité interparlementaire de solidarité avec le peuple sarahaoui, a indiqué Me Amidou Diabaté

Pour Oumar Mariko, président du groupe parlementaire Parena-Sadi, la question du Sahara occidentale est une préoccupation partagée par tous. En plus de cette question, celles qui sont liées à la migration et à la sécurité en Afrique devraient être au centre des préoccupations des politiques et des Etats, a poursuivi l'honorable Mariko.

Pour sa part, Dr. Mariam Maîga, présidente du Réseau africain des femmes pour la paix, a souhaité une résolution rapide de la question du Sahara occidental. "Ce sont les femmes et les enfants qui payent le plus lourd tribut de ce conflit", a-t-elle déploré en appelant au respect de la résolution 1325 de l'ONU qui prévoit la protection de ces couches sociales en situations difficiles.

Le conflit entre le Maroc et le Sahara occidental dure depuis plus de deux décennies. Pour trouver une issue acceptable pour toutes les parties, le Maroc a initié une proposition au sein des instances de l'ONU destinée à donner une autonomie au peuple sahraoui.

Cette proposition ne semble pas satisfaire le comité algérien de solidarité. "Il s'agit d'une proposition qui ne prend pas en compte la vraie aspiration du peuple saharoui à savoir celle de l'auto détermination", a soutenu le conférencier sans donner plus de détail.

Denis Koné

 

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ELIMINATION DU MALI A LA CAN JUNIOR

Les Aiglons victimes de l’entêtement de leur coach

Après de deux défaites contre le Rwanda et le Ghana, les Aiglons du Mali sont éliminés de la 16e édition de la Can des juniors. Une élimination qui est, en grande partie, la conséquence des choix incompréhensifs de leur entraîneur.

Qui sème le vent récolte la tempête ! Aujourd’hui, cet adage colle mieux à la déconfiture de l’équipe nationale junior du Mali qui vient d’être éliminée de la 16e édition de la Can de la catégorie. Après deux défaites consécutives, contre le Rwanda (1-2) et le Ghana (0-2), les Aiglons disent adieu à cette compétition sans gloire. Et pourtant, ce n’était pas l’ambition qui manquait à Boubacar Sissoko et à ses coéquipiers au départ de Bamako. En effet, ils rêvaient au moins de se qualifier pour la Coupe du monde de la catégorie dont la phase finale est prévue en Egypte.

Très séduisants lors des éliminatoires, avec un jeu flamboyant et efficace, nos Aiglons n’ont malheureusement été que l’ombre d’eux-mêmes à Kigali. Et ceci par la faute d’un coach qui a bâti sa sélection sur la charpente d’un jeune club avec des joueurs peu habitués aux joutes continentales. Il s’est ainsi payé le luxe d’écarter des cadres qui constituaient sans doute l’âme de son team. Comment expliquer que le goal-keeper et son remplaçant soit du même club ? Malheureusement, le second portier a démontré qu’il n’était pas à la hauteur de cette confiance inexpliquée.

C’est donc fort naturellement que les choix effectués par le sélectionneur national ont suscité beaucoup de débats-critiques la veille du départ des Aiglons au Rwanda. Personne n’a compris le choix porté notamment sur le latéral Cheick Oumar Ballo (sans club au moment de sa sélection) et de Souleymane Diabaté (Jomo Cosmos) qui est pratiquement inconnu du public. Le hic, c’est que ces joueurs ont été préférés aux Adama Touré, Cheïbane Traoré ou encore Oumar Koné, écartés sous prétexte de maladie. Que dire des propos peu pédagogiques tenus à l’encontre du jeune milieu de terrain de Caen, le Franco-Malien Sambou Yattabaré, que le Mali a sans doute perdu pour de bon ?

Comme l’écrivait un confrère, « toutes ces affaires ont fini par polluer l'atmosphère au sein de la sélection nationale. Mais, Djibril Dramé ne s'en inquiétait pas outre mesure, affirmant invariablement avoir fait sa sélection après consultation du staff médical ». Ce qui est sûr, c’est que les choix « partisans » et hasardeux de l’encadrement technique a enlevé aux Aiglons l’essence de leur jeu : la cohésion !

Et pourtant, la prestation mitigée de ses protégés auraient dû conduire le coach à plus de sagesse, de sérénité et d’humilité pour comprendre que ses options n’étaient pas forcément les meilleures. Mais, il s’est abrité derrière les mauvaises conditions de voyage pour justifier ses errements techniques et un parcours très peu satisfaisant qui annonçaient cette élimination prématurée à Kigali.

Pour une fois, les techniciens ne pourront pas dire que l’Etat n’a pas assumé ses responsabilités vis-à-vis des gosses. Les Aiglons ont bénéficié du programme de préparation (stade à Kabala et acclimatation au Burundi) concoctée par leur encadrement et entièrement financé malgré les difficultés financières auxquelles le département était confronté en fin d’année. L’Etat et la Femafoot ont fait leur devoir, le public doit digérer une fois de plus sa désillusion. Au coach aussi de s’assumer. D’assumer ses choix controversés !

Dan Fodio

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