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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 22 Janvier 2009

 

VEGAL

Sidi Sosso Diarra, la poule de Lénine

« Il arrive à l’aigle de descendre aussi bas que la poule mais, et au grand jamais, la poule ne saura s’élever à la hauteur de l’aigle ». Ces mots sont de Lénine, parlant de Rosa Luxembourg. Cette vérité-là, s’applique très bien au regard de ce qui fait l’actualité au Mali, quant au vacancier national qu’est le Vérificateur général du Mali. Cet homme, un retraité de l’on ne sait exactement quoi, se comporte en poule de Lénine. En effet, cet homme-là, est en deçà de la mission que lui a confiée, certainement de bonne foi le président ATT.

Mais demander à ce monsieur de s’occuper d’une si exaltante tâche, c’est comme si on mettait de l’or au cou d’un porc, tout naturellement, il irait indubitablement à la fange, ignorant la qualité du métal qu’il porte. Telle est la situation de Sidi Sosso Diarra, une personne atypique, sans aucune mesure, sans aucun sens de l’Etat, qui traîne un viscéral instinct vindicatif, le conduisant à toujours vouloir prendre une revanche sur l’Histoire.

Il faut désormais, que pour une telle fonction, en plus du mérite professionnel, d’une enquête de moralité très poussée et sérieuse, un passage sur le canapé du psychiatre, complète la procédure de recrutement. On se rappelle avec quel cynisme il jubilait pour avoir fait mettre en prison des chefs de famille, notamment à l’Office du Niger. On se rappelle comment il était aux anges d’avoir fait commettre au ministre de la Justice un acte répréhensible dans toute démocratie. En effet, il s’extasiait de l’immixtion d’une ancienne garde des Sceaux dans la gestion d’un dossier, tout en lui rendant hommage pour cette forfaiture.

Dans toute République digne de ce nom, c’est une faute pour laquelle l’autorité de nomination devrait assumer toutes ses responsabilités. On se souviendra encore pendant longtemps, comment méprisant l’écrasante majorité des Maliens qui triment, il s’esclaffe à tout moment sur sa rémunération hors de mesure pour un pays comme le nôtre : 4 millions de F CFA par mois.

Comment ne pas alors s’étonner et s’indigner du déballage actuel sur la place publique, pièces à l’appui, de sa gestion, une des plus scandaleuse qui soient ? Quand on est si bien payé, il n’y a aucune excuse pour avoir piqué dans les ressources publiques. C’est là où le crime est odieux.

Cependant, il y a un mal qui ronge profondément ce pays. Toutes les révélations dans la presse sont négligées. On a l’impression que tout est fait pour dénigrer les informations que la presse véhicule. On laisse le temps au temps, et par finir, les faits dénoncés au grand jour s’étiolent au fil des jours et plus personne n’y prête attention.

Dans le cas du Végal, il y a une chose qu’ATT et son gouvernement ne doivent pas oublier, le comportement de cet homme, jette assurément le discrédit sur tous les Maliens. Tout laisse à croire que l’impunité est érigée en système de gestion des affaires publiques. Dans ces conditions, à quoi sert l’Etat de droit ?

Dans le présent, il s’agit de la personne qu’ATT lui-même a investie de la mission de moraliser la gestion des ressources publiques. Aussi, le président ne doit pas oublier les discussions suscitées à l’époque par sa volonté de mettre en place un Vérificateur général. Contre vents et marées, ATT a eu ce qu’il voulait, et par-dessus tout, il a concédé au Végal un budget qu’aucune autre structure de contrôle n’a jamais possédé.

C’est pourquoi, le parfum de scandale qui secoue ce monsieur, ne doit pas laisser le président de la République indifférent, à moins que le Végal ne tienne ATT par quelque secret, et cela aucun Malien n’ose y croire. En effet, dans quel pays du monde voit-on les agents porter plainte contre le chef de la structure, avec des éléments pertinents, sans que personne ne daigne lever le petit doigt ?

Les pièces présentées dans la presse sont compromettantes, si compromettantes, que s’il lui restait encore une once de dignité, le Végal aurait démissionné pour chercher à se blanchir. Malheureusement on est au Mali, et demain ne sera pas la veille pour un tel acte de courage, qui sied aux hommes d’honneur. Combien il est vrai que la poule ne saura jamais s’élever à la hauteur de l’aigle.

Aux Etats-Unis, Bill Richardson pressenti pour être secrétaire au Trésor, du seul fait d’un zeste de soupçon de connivence de corruption, a décidé de renoncer à son fauteuil. En Suède, pour avoir payé des friandises pour ses enfants, d’une valeur de moins de 2000 F CFA, sur les fonds de son département, une ministre a démissionné. En France, pour s’être fait loger à plus de 14 000 euros par mois, le ministre du Budget, Hervé Gaymard, a démissionné.

Indécence !

Au Mali, un Végal qui, non content de percevoir une rémunération de 4 000 000 de F CFA par mois, incluant notamment une indemnité de logement et une indemnité de communication, etc. se permet de faire payer son loyer sur le budget d’Etat, de même que sa facture de téléphone, de plus de 4 millions pour un seul mois, fait bénéficier à autrui des avantages de plus de 48 millions de F CFA en usant d’un faux numéro d’identification fiscale, et qui en plus fait l’objet d’une plainte régulière, un tel monsieur a l’outrecuidance de se pointer chez les autres pour les vérifier. Quelle indécence !

Il revient à l’administration publique, jusqu’à preuve du contraire, de refuser de se soumettre au contrôle d’une telle personne, jusqu’à ce que les plus hautes autorités de ce pays consentent enfin à respecter les Maliens. En tout cas, le Bureau du Vérificateur général, est totalement et absolument disqualifié à pointer désormais son nez chez qui que ce soit, pour vérifier quoi que ce soit. A persister à le faire, l’administration a sinon le droit, le devoir de le mettre à la porte. Pour donner des leçons aux autres, encore faudrait-il être soi-même irréprochable.

Quant au conflit qui oppose le Végal aux agents dont les noms sont connus, les yeux fermés, plus d’un Malien vous dira que Sidi a tort. En effet, il s’agit pour l’essentiel de cadres dont la probité intellectuelle et morale a dépassé les frontières de ce pays. Quand des personnes de ce gabarit décident de renoncer à des millions de F CFA pour faire triompher une cause, jurons que ce n’est pas pour amuser la galerie. Une fois, mille fois malheureusement, on est au Mali, où la devise qui a fait la fierté de nos ancêtres « plutôt la mort que la honte » a été remplacée par des hommes-poules de la trempe du Végal « l’argent à tout prix, au mépris de la dignité ».

Comme en juin 2007, je redis avec cet autre, que ce sont des hommes comme le Végal qu’Alpha Oumar Konaré a qualifié de vacanciers qui viennent jeter des OPA sur nos institutions. Après avoir refusé de servir leur patrie, s’être fourvoyés dans des occupations les moins avouables, ils reviennent après au pays pour jouir d’une retraite, à la sueur et sur les larmes du valeureux peuple laborieux. Ils se transforment en donneurs de leçon, eux qui en toute décence auraient dû la boucler.

Le Végal, aime à jouer à l’épouvantail, car on lui en donne l’occasion. Sinon de quel haut fait peut-il se prévaloir ? En tout cas le Bureau qu’il dirige fait trop parler de lui. Si ce ne sont pas des histoires de népotisme, ce sont des histoires scabreuses, dont la presse s’est fait l’écho à abondance. Aussi tout le Mali regarde-t-il cette institution car trop de choses s’y passent, contraires à la loi, à la morale, à la décence. Comment diantre le Végal ne peut-il pas imiter Mme le Médiateur de la République, une femme à la vie rangée qui sans vague, fait son travail, dans le respect de la loi, des Maliens et de ses collaborateurs ? Ah, j’oubliais, c’est l’aigle qui peut descendre… parce qu’il sait planer si haut.

Cependant, le Végal ne doit pas oublier que les Maliens suivent pas à pas les activités de son service qui se tape un budget de près de 3 milliards de F CFA par an, luxe que le Mali ne saurait se permettre plus longtemps, en tout cas pas pour financer ses luxes et ses excès sur l’argent du contribuable malien.

Le Végal peut-il dire combien de centres de santé, d’écoles ou de puits, on aurait pu faire avec le budget qui lui est alloué et dont il semble faire ce qu’il veut ?

Nfa Séko Coulibaly

(sociologue)

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UN NOUVEAU REGLEMENT INTERIEUR ADOPTE

L’Université de Bamako opte pour la discipline de fer

L’arrêté du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique du 15 septembre 2008 confirme l’introduction définitive du nouveau règlement intérieur de l’Université de Bamako, un code de conduite et d’attitudes que le personnel, les étudiants et les professeurs sont tenus de respectersous peine de sanction.

Le nouveau règlement intérieur de l’Université de Bamako précise dans son article 2 que « le règlement a pour objet de fixer les règles relatives aux domaines suivants : le fonctionnement des organes de l’Université, l’hygiène et la sécurité du personnel à l’intérieur de l’Université, le paiement des salaires du personnel, la discipline et les congés ».

Aux dires des autorités universitaires, l’introduction d’un nouveau règlement intérieur permet de prévenir les attitudes négatives qui ternissent l’image de l’Université. Elle est une suite logique des recommandations du Forum national sur l’éducation.

Ce règlement a un caractère contraignant, notamment en son article 3 qui stipule que « tout le personnel de l’Université ainsi que les étudiants ont obligation de se conformer sans restriction, ni réserve aux prescriptions du règlement intérieur ».

Des paliers de sanctions

Dans le chapitre « obligation et droits du personnel et étudiants », le document note qu’un cahier de présence doit être désormais tenu dans tous les services afin de contrôler l’heure d’arrivée et de sortie du personnel. « Nul ne peut émarger à la place d’une autre personne », précise le règlement intérieur qui prévoit des sanctions pour tout manquement à ces dispositions.

Ainsi on peut lire par exemple dans l’article 7 que « tout retard répété sans justification entraîne l’application des sanctions prévues par le statut général des fonctionnaires ou par le code du travail ».

Il n’est un secret pour personne que l’indiscipline est un phénomène récurrent au sein de l’école malienne en général et de l’Université en particulier. C’est pourquoi le nouveau règlement intérieur s’est intéressé à la question de la discipline relative aux étudiants et gérée par le « Conseil de discipline de l’Université ». Les décisions de celui-ci sont « sans recours ».

Les sanctions disciplinaires vont de la réprimande, à l’avertissement, en passant par le blâme, l’interdiction de s’inscrire et ou subir des examens dans l’établissement au sein duquel l’intéressé était admis pour une période allant de un à deux ans.

Amadou Waïgalo

 

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Pourquoi ?

Autocélébration ! C’est le sentiment de bon nombre de Maliens après la décoration de 900 personnalités maliennes et étrangères le 19 janvier 2009 par le chef de l’Etat. Pourquoi ? Parce que parmi les récipiendaires, son épouse, présidente de la Fondation pour l’Enfance, une institution caritative qui fait œuvre utile, soulageant la souffrance des démunis. L’honnêteté veut que l’on reconnaisse que Mme Touré Lobbo Traoré mérite d’être élevée plus qu’à la dignité de commandeur de l’Ordre national.

Mais le hic, c’est qu’elle a reçu sa distinction des mains de son époux. Et l’ORTM, comme d’habitude, a fait preuve de zèle en ouvrant le JT par cette information qui aurait dû passer sous silence car elle n’était ni la première personnalité décorée ni la plus haute distinction. La Chancellerie des ordres nationaux, nous semble-t-il, a induit en erreur le chef de l’Etat et ses conseillers n’ont rien vu venir.

Alpha a laissé l’opportunité à son successeur de décorer son épouse, ATT aurait dû laisser à son remplaçant la possibilité de décorer la présidente de la Fondation pour l’Enfance. L’hommage aurait alors eu plus de retentissement. Soumangourou Kanté, roi du Sosso, s’adressant à Balla Fasséké Kouyaté, ne disait-il pas que « Môgô kagni môgô wèrè da kà tê mè i yèrè kan ». Traduction : « Il faut laisser aux autres le soin de vous louanger ».

En d’autres termes, si Mme Touré avait été décorée après le mandat de son époux, cela aurait été une occasion de plus de convaincre les sceptiques sur la sagesse et l’humilité qui caractérisent le Malien qui, en général, évite de parler de lui-même, de se jeter des fleurs, tout en permettant aux autres de le juger à l’aune de ses actes.

 

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ETATS GENERAUX SUR LE FONCIER

Bamako tient ses concertations

Les concertations régionales des Etats généraux sur le foncier du district devront aboutir à la mise en place d’instruments juridiques susceptibles de favoriser une gestion transparente et apaisée du foncier.

De plus en plus, nombreux sont ceux qui se sentent frustrés par les agissements de l’administration en matière de gestion foncière. L’ouverture hier au gouvernorat du district des concertations sur la gestion du foncier s’inscrit dans la suite logique des actions du gouvernement tendant à assurer aux Maliens la paix et la sécurité nécessaires à leur plein épanouissement.

Pendant 3 jours d’échanges autour des problèmes fonciers qui sont actuellement l’une des préoccupations des populations, les acteurs concernés ou intéressés débattront des thèmes relatifs au code domanial et foncier, à l’immatriculation des terres, aux droits coutumiers et fonciers ainsi qu’aux outils d’identification. De plus, il sera question de la définition des rapports entre les communes et les services des domaines dans la gestion du foncier, la gestion des dépôts de transit dans le cadre du ramassage des déchets solides.

Il s’agira aussi, pour les participants, de critiquer, d’analyser et de faire des propositions afin de favoriser la mise en place d’instruments juridiques prenant en compte les exigences de l’évolution et des réalités de la tradition.

Pour le gouverneur du district, il faut absolument tenir compte des traditions même si l’Etat tient à élaborer des documents réalistes à mesure de maintenir la paix sociale.

« Chacune des autorités qui se sont succédé a fait de son mieux en élaborant des politiques d’accès au logement… Nous devons d’ores et déjà tirer les leçons de ces politiques et mettre en place nos propres politique et stratégie pour satisfaire les problèmes de logement des populations et les exigences de modernisation d’une ville qui devient de plus en plus la plaque tournante du commerce sous-régional » , a indiqué Ibrahim Féfé Koné.

Des travaux, il est attendu des conclusions et recommandations permettant de mettre en place des instruments juridiques adéquats susceptibles de parvenir à une gestion transparente et apaisée de la terre.

Mohamed Daou

 

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ORDRES NATIONAUX

Mme Adame Ba Konaré au Panthéon

L’ancienne première dame du Mali, Mme Adame Ba Konaré, a été élevée par le président de la République au grade de Grand-officier de l’Ordre national du Mali en reconnaissance des services rendus à la nation malienne.

Les distinctions, que le chef de l’Etat a attribuées en guise de cadeau de nouvel an, vont de la « dignité de Grand-officier de l’Ordre national du Mali » à « l’étoile d’argent du mérite national avec effigie abeille ». Ce sont environ 900 personnes qui ont mérité de l’Etat et qui ont reçu leurs médailles. Parmi elles, l’ancienne première Dame, Mme Adame Ba Konaré, présidente de la Fondation Partage.

Mme Adame Ba Konaré, femme intellectuelle de notoriété mondiale, fut de tous les combats aux côtés de son mari pour un Mali démocratique et un Mali de partage. Elevée à la dignité de Grand-officier de l’Ordre national (la plus haute distinction honorifique au Mali après le Grand maître et le Grand croix de la Médaille d’or de l’indépendance du Mali, attribués exclusivement aux chefs de l’Etat du Mali), elle œuvre en faveur des personnes démunies à la tête de la Fondation qu’elle a créée, il y a plus d’une quinzaine d’années.

Abdrahamane Dicko

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INVESTITURE HISTORIQUE D’OBAMA

Une mobilisation exceptionnelle aux USA

Le 44e président des Etats-unis et premier Noir à accéder à la magistrature suprême du pays de l’Oncle Sam a eu droit à tous les honneurs lors de son investiture. Une effervescence générale a été ressentie à travers le pays et Washington a, pour la première fois, réuni deux millions de spectateurs pour une cérémonie similaire.

« Je suis ému. Aujourd’hui est un jour historique et un triomphe pour notre démocratie. Je savais que ce jour allait arriver même si on a refusé de me vendre un hamburger au moment des distinctions raciales » , a affirmé le général Colin Powell, seulement quelques minutes après la prestation de serment du premier président noir des Etats-Unis.

L’ex-secrétaire d’Etat du président sortant Georges Bush n’était pas le seul à se sentir ainsi. Tous les Américains, des citoyens les plus aisés à ceux de la dernière échelle sociale, s’étaient intéressés à cet événement inédit. Et chacun a essayé de faire partie de l’Histoire à sa façon malgré des conditions climatiques défavorables et parfois la distance de Washington. Selon des témoignages, beaucoup de travailleurs ont suivi la cérémonie d’investiture dans leur bureau, comme pour dire que la charge professionnelle doit s’incliner devant l’Histoire.

La capitale fédérale américaine a refusé du monde pour l’événement ; les hôtels ayant quasiment tous fait le plein et les autorités locales ayant décidé d’arrêter l’usage de presque tous les moyens de transport quelques heures avant le début de la prestation de serment. Pour être des témoins oculaires de l’Histoire, environ deux millions de curieux, venus de divers coins du monde et des Etats-Unis, avaient pris d’assaut les alentours du Mall à Washington plusieurs heures avant l’aube.

Impossible de se frayer un chemin parmi une foule immense en délire et impatiente de voir le passage du cortège officiel et des images incroyables projetées par les écrans géants installés devant eux. L’on pouvait observer des hommes arborant des chapeaux à l’effigie Obama ou brandissant des banderoles sur le discours inoubliable de Dr. Martin Luther King, qui avait prédit l’avènement de ce jour.

« Nous voyons la vraie Amérique aujourd’hui. Dr. King avait prédit dans le siège de ce même capitole où Obama prêtera serment qu’un jour viendra où nous serons tous égaux. Je suis surexcité et ai envie de pleurer » , s’est confiée cette dame qui était à un pas de la Maison Blanche où Bush recevait le futur couple présidentiel pour un café.

Une nouvelle Amérique

Après quoi, le désormais premier couple noir à diriger le pays de l’Oncle Sam prit la direction du Capitole pour l’engagement solennel du chouchou national. Tout au long du parcours, le public ne cessait de scander le nom d’Obama, qui a aussi eu droit à une standing ovation à son entrée dans la salle de cérémonie. Chaque spectateur se sentait apparemment fier d’avoir vu le futur président sur sa route vers une nouvelle page de l’Histoire de la première puissance démocratique au monde.

Après les salutations d’usage et les présentations formelles, Barack Obama s’est engagé à “défendre la Constitution et les intérêts des USA” quelles que soient les circonstances. Ayant rendu hommage aux pères de la nation américaine pour avoir légué à la génération actuelle un pays basé sur les valeurs cardinales comme la tolérance, l’égalité, la liberté, le bonheur… Obama ajoutera que le pays doit s’unir pour établir « une nouvelle ère de responsabilité ». Le président de 47 ans prouvera sa détermination à relever « les défis immenses » qui se dressent sur son chemin en déclarent qu’« il ne sera certes pas facile de faire face à nos challenges et à les résoudre instantanément, mais ils seront résolus ».

Il a ensuite réitéré le soutien des USA à leurs amis dans le monde et sa volonté de rétablir le leadership américain dans le monde avec de bonnes relations. « Aux peuples et aux gouvernements qui nous regardent aujourd’hui, des plus grandes capitales au petit village où mon père est né, sachez que l’Amérique est un ami de chaque nation et de chaque homme ou femme qui cherche un avenir de paix et de dignité ».

Le nouvel homme fort de Washington a lancé un message clair aux musulmans. « Au monde musulman, nous cherchons une nouvelle façon d’avancer basée sur l’intérêt et le respect mutuels. Aux dirigeants du monde qui cherchent à semer les conflits ou à accuser l’Occident pour leur malheur, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous construirez et non ce que vous détruirez », a-t-il continué sous un tonnerre d’applaudissements bien nourris.

Des acclamations ont été faites au nouveau couple présidentiel lors de l’imposant défilé d’investiture et lors de son départ pour la Maison Blanche. Certains observateurs donnaient même l’impression de vouloir perforer l’important dispositif sécuritaire pour mieux voir le couple Obama. Ceux qui ont participé à la soirée dansante organisée dans le cadre de l’investiture ont dû apprécier leur proximité avec le 44e président des USA.

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

Dieu avec Obama ?

Pour l’investiture mémorable du premier président noir des USA, beaucoup d’étudiants de l’Université de Caroline du Nord à Charlotte et de certains collèges de la place avaient décidé d’effectuer le déplacement sur Washington en dépit de la programmation de certaines évaluations le mardi 20 janvier. Ils auraient certainement été sommés par leurs professeurs de justifier leur absence, au risque de se voir attribuer la note de zéro. Cependant, Dieu a tranché avant les hommes, car il a neigé à Charlotte et les autorités scolaires ont été contraintes de fermer tous les campus pour la journée de mardi. Comme pour dire que Dieu a son mot à dire dans toutes nos actions.

John McCain à l’honneur

Barack Obama n’a cessé de répéter que les USA doivent transcender les divergences et s’unir pour faire face aux défis du présent. C’est dans cet esprit qu’il a offert lundi soir un dîner en l’honneur de son rival républicain à la dernière élection présidentielle, John McCain. Le sénateur d’Arizona s’est montré tres heureux et fier d’Obama. Très souriant mardi lors du déjeuner que le Congrès américain a offert au nouveau président, McCain et sa femme ont beaucoup applaudi le couple Obama.

Des enfants admirés

Si leur père était le centre d’intérêt de la cérémonie d’investiture, Sasha et Malia Obama, les deux filles du couple Obama, ont elles aussi forcé l’admiration des personnes présentes dans la salle. Assises à côté de leur mère et de leur chère grand-mère maternelle, elles étaient la cible de nombreuses caméras et de journalistes. Certains confrères se sont même montrés impatients de voir comme ces deux filles vont évoluer dans les prochains jours. Malia, la plus âgée, semblait suivre avec intérêt le discours d’investiture de son père et prenait des photos de temps à autre.

O.O.

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MARCHE DE SOUTIEN

UJMMA dénonce les violences faites à la Palestine

L’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMMA) a organisé mardi après-midi une marche de soutien au peuple palestinien.

Partie de la Grande mosquée pour le monument Al-Qods à « Rail da », la marche de UJMMA avait pour objectif de dénoncer les violences faites à la Palestine.« Layi laha, ilala, Palestine » (Dieu est unique) était le slogan des marcheurs.

Venus nombreux participer à la marche, des jeunes et vieux de la communauté musulmane ont appelé à l’unité des musulmans pour combattre Israël, l’ennemi n°1 des musulmans. A l’issue de la marche, UJMMA a fait une déclaration.

« Notre monde a suivi avec amertume les événements douloureux qui se sont passés en Palestine. Ces événements ont agité et bouleversé le peuple palestinien » , a déclaré l’UJMMA.

Plus de 1300 personnes ont été broyées en Palestine par la machine de guerre israélienne au cours des trois dernières semaines. A cela, s’ajoutent des maisons démolies, des infrastructures endommagées, des milliers de civils innocents blessés ou déportés.

L’UJMMA a regretté que « l’opinion publique internationale a suivi ce génocide sans pourtant apporter des solutions définitives au moment propice. Cela explique un déséquilibre des relations entre les peuples au plan international ».

Mohamed Maki Bâ, le président de l’UJMMA, dira que son association condamne vivement et avec la dernière rigueur ces barbaries qui sont indignes du 21e siècle et a déclaré le soutien ferme et entier de son Union au peuple palestinien dans sa lutte de libération. 

Sidiki Dounbia

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

 

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