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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 21 Janvier 2009

 

MONUMENT ABDOUL KARIM CAMARA DIT CABRAL

Ils brûlent leurs diplômes pour protester contre le système éducatif

En brûlant leurs diplômes mardi 20 janvier au monument Abdoul Karim Camara Cabral, les jeunes du Cercle de réflexion pour jeunes entendent protester ainsi protestent contre le système éducatif malien, qui forme chaque année des jeunes diplômés sans débauchés.

Mardi 20 janvier 2009, fête de l’armée. Des jeunes et membres du comité directeur du Cercle de réflexion pour jeunes (CRJ) contestent vigoureusement le système éducatif malien, qui forme chaque année des jeunes diplômés sans possibilités d’emplois.

La cinquantaine de jeunes qui ont convergé vers le monument Cabral l’ont démontré en mettant symboliquement le feu à leurs diplômes. Avant de mettre le feu à leurs parchemins, ils ont chanté l’hymne national du Mali pour dire qu’il aime leur pays et que son développement les préoccupe à plus d’un titre.

A travers cette action, les jeunes voulaient attirer l’attention des plus hautes autorités sur la faiblesse du système éducatif depuis la base jusqu’au niveau professionnel non conforme aux exigences et à la qualification d’aptitude vers les secteurs porteurs d’emploi.

« Malgré les efforts consentis notamment par les structures publiques de création de possibilités d’emplois, le taux d’employabilité des diplômés reste largement inférieur à la demande » , affirme les jeunes, qui estiment qu’avec l’intégration, ils assistent progressivement à une colonisation de la jeunesse malienne (qui devient de moins en moins représentative et compétitive).

Pour le CRJ, les sortants des Facultés (Fast, Flash, Fseg, FSJP) sont souvent face à d’énormes difficultés dans la recherche d’emplois, sinon à une négligence de leurs diplômes. Il est donc nécessaire de faire des expertises approfondies sur les contenus de leurs programmes de formation ou même la remise en question de certaines filières.

Amadou Sidibé

 

 

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EXAMEN DE PERMIS MOTOS

L’engouement chez les usagers des deux roues

Au moins, 400 candidats au permis de conduire sont enregistrés par séance à l’Office national des transports (ONT) .

Méconnaissance du code de la route, son non respect par les usagers et des imprudences de ces derniers… sont à l’origine de nombreux accidents de la circulation. Des statistiques révèlent que les jeunes constituent la couche la plus exposée. Une situation favorisée par la floraison des engins à deux roues.

Pour mettre le holà à l’hécatombe, le gouvernement, à travers le ministère de l’Equipement et des Transports, a initié une opération de grande envergure dénommée « examen moto ou permis de conduire ». A travers cette opération, qui a démarré le 17 novembre 2008, il s’agira, pour chaque motocycliste, de porter le casque, de disposer d’un permis de conduire et d’une plaque d’immatriculation. Des formalités à remplir au plus tard le 30 avril 2009.

Pour permettre aux uns et aux autres de se mettre à jour, il a été créé 4 centres de dépôt des dossiers. Il s’agit de la direction nationale de l’ONT, de la Cité des enfants, de l’ex-Garage administratif à Darsalam et de l’ex-centre de formation des travaux publics. Pour la constitution du dossier, il faut fournir 4 photos d’identité, une copie d’acte de naissance plus son adresse complète.

Aujourd’hui, un tour à l’ONT ou à la Cité des enfants, permet de se rendre compte à la fois de l’effectivité de l’opération et de la grande mobilisation qu’elle suscite de la part des propriétaires d’engins à deux roues. Le personnel requis pour les besoins de la cause est débordé. L’affluence est telle qu’on se croirait dans un marché. En vue d’assurer le succès de l’opération, des services techniques comme les impôts, la douane… ont été mobilisés.

Selon le chef de la division permis et autorisation de conduire de l’ONT, Tahirou Touré, pas moins de 400 candidats sont enregistrés par séance qui a lieu pour l’instant les lundi et jeudi. Et lors des séances de formation de 30 à 45 minutes, l’inspecteur de permis explique des notions élémentaires du code de la route avec pour seul objectif de parvenir à minimiser les risques d’accidents.

Apport budgétaire de près de 7 milliards de F CFA

« C’est une opération qui vise à régulariser une situation vécue dans presque tous les pays de la sous-région. L’Etat, en initiant des séances d’examen à l’intention des usagers à deux roues, veut faire en sorte qu’ils changent positivement de comportement à travers une observation stricte des règles du code de la route. Par séance, l’on enregistre au minimum 400 candidats » , explique le chef de la division permis et autorisation de conduire à l’ONT.

L’apport budgétaire du projet est estimé entre 6 et 7 milliards de F CFA. Pour M. Touré, il ne s’agit nullement pour l’Etat à travers ce pactole de renflouer ses caisses, mais d’assurer et de renforcer la sécurité routière. « A mon avis, l’opération ne se résume pas au renflouement des caisses de l’Etat. Quiconque qui est au courant de la circulation à Bamako, même si l’Etat ne se manifestait pas, les usagers eux-mêmes devaient se mobiliser pour venir à bout d’un fléau qui n’a que trop duré. Je reste convaincu que l’opération va contribuer à réduire le taux d’accident parce qu’il y a beaucoup d’usagers qui ne savent pas conduire ».

Toutefois, M. Touré reconnaît pour autant que suivant des statistiques qui parlent de 500 000 motos dans le district, qu’il est fort possible que le délai imparti ne soit pas respecté. De même qu’au regard de l’insuffisance de ressources humaines et matérielles. Néanmoins, dit-il, ces préoccupations qui ont été soumises aux autorités compétentes feront l’objet d’examen par une Commission constituée à cet effet.

« Apparemment, les 4 mois ne doivent pas suffire au regard du nombre important des engins. Et il n’est pas évident pour un inspecteur de permis de signer 400 à 500 PV par séance. En plus, il y a des difficultés liées à l’insuffisance de ressources humaines et logistiques. Mais ces questions ont été soumises à qui de droit » .

Dans la même manière, le chef de la division permis de conduire de l’ONT, estime que les 30 à 45 minutes de formation sont peu pour maîtriser tous les contours de la circulation. « Certes, la durée de formation est relativement courte. Mais ce n’est pas rien non plus. L’usager doit avoir chaque fois sur lui son code de la route. Car, c’est tous les jours que l’on apprend. Pour nous, le détenteur du permis doit être notre interlocuteur auprès de ceux qui n’en ont pas ».

N’eût été le nombre insuffisant d’inspecteurs de permis (7), Tahirou Touré pour plus d’efficacité et de rapidité privilégie le déplacement des agents de l’opération jusque dans les services qui en exprimeront le besoin. En attendant, assure-t-on, les difficultés signalées ça ou là ne sont pas de nature à influer négativement sur le bon déroulement du travail sur le terrain.

Mohamed Daou

 

L’INSPECTEUR MAHAMADOU DEMBELE

« L’affluence est grande »

Avec le lancement de l’opération permis de conduire, la Cité des enfants ne désemplit plus.

« Les choses se passent bien dans l’ensemble. Il n’y a pas de problèmes majeurs et l’affluence commence à être grande » . Ces propos de l’inspecteur de permis à la Cité des enfants, Mahamadou Dembélé, prouvent à suffisance tout l’intérêt que les détenteurs de deux roues accordent à l’opération permis de conduire.

Selon ses explications, les candidats sont soumis à différentes « épreuves » relatives à la formation théorique et pratique. Aux dires de M. Dembélé, la phase de formation, consiste à inculquer aux candidats des notions élémentaires du code de la route. La phase théorique est destinée à tester si les notions dispensées ont été bien assimilées par les candidats. La phase pratique, qui est l’aboutissement de la précédente, a trait à l’équilibre et à la maîtrise de l’engin.

L’inspecteur de permis de conduire, Mahamadou Dembélé de dire que le nombre de candidats qu’ils enregistrent par séance frôle, voire dépasse les 400. Il a expliqué le choix de la Cité des enfants par le fait que la grande salle peut suffisamment contenir de candidats.

« La phase formation, la phase théorique et celle pratique ont lieu le même jour » , indique-t-il. Tout comme à l’ONT, à la Cité des enfants, l’on souhaite également le renforcement des moyens humains et matériels en vue du bon déroulement de l’opération.

M. D.

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AFFAIRE D’INSTALLATION DE PESE-ESSIEUX

La justice couvre-t-elle l’entreprise Camara ?

L’installation de pèse essieux commanditée par le ministère de l’Equipement et des Transports dans certaines localités du Mali n’a pas fini de révéler tous ses dessous. Un marché de loups et de brebis galeuses.

L’entreprise Boubacar Camara a été adjudicataire du marché n°006/DGM/2002 du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Transports avec la participation de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali. Le marché portait sur l’installation de 11 pèse essieux dans les postes de contrôle routiers de Sikasso, Koutiala, Bla, San, Mopti et Ségou.

La spécificité du marché a conduit l’entreprise Boubacar Camara à sous-traiter la partie génie civil à l’entreprise de construction Mady Kéita pour un montant de 24 850 000 F CFA. Les villes de Sikasso et Bla ayant été par la suite retirées des localités concernées par les travaux, l’offre initiale de 24 850 000 F a été de ce fait réajustée à 17 750 000 F CFA.

L’article 20 des clauses du contrat indique que le maître d’ouvrage, en l’occurrence l’entreprise Boubacar Camara, s’engage à payer une avance de démarrage de 6 250 000 F CFA au moment de la signature du contrat. Ce qui fut fait. L’article 21 stipule que le reste est payé à la fin des travaux, soit la somme de 11 500 000 F CFA.

Les travaux étant exécutés en bonne et due forme et dans les délais, les établissements Boubacar Camara se sont arrogés le droit de payer 500 000 F CFA à Mady Camara. Les établissements Camara ont conditionné le payement du reliquat à la réception provisoire ou définitive de l’ouvrage par la direction nationale des transports (DNT) ou le ministère, commanditaire des travaux. Ce qui est une indication contraire aux clauses du contrat qui désignent les établissements Camara maître d’ouvrage et le ministère des Transports tiers étrangers au contrat.

Marché de dupes

Bien qu’ayant empoché le reliquat du montant de son contrat de fourniture de 11 pèse essieux pour la somme de 50 652 240 F CFA, viré sur le compte n° 22389011 par lettre 000900/SS/Trie/04 du 23 août 2004, les établissements Camara continuent de soutenir l’argument de la réception de l’ouvrage par la DNT. Comment peuvent-ils entrer en possession du reliquat sans que la DNT ait constaté l’effectivité des travaux ? A moins qu’il ne s’agisse d’un marché de dupes.

Constatant la mauvaise foi de son cocontractant, l’entreprise Mady Kéita a introduit une requête en réclamation de sommes contre Boubacar Camara au Tribunal de commerce le 29 mai 2007. L’entrepreneur insolvable a été condamné à l’audience du 22 février 2008 à payer la somme de 11 millions CFA à Mady Kéita et 1 000 000 F CFA de dommages et intérêts. Les conseils du promoteur des établissements Camara ont à leur tour interjeté appel devant la chambre civile de la Cour d’appel. Ils sont parvenus à déclarer incompétent le Tribunal du commerce au profit du Tribunal administratif de Bamako.

Comme par enchantement, la Cour d’appel a infirmé le 10 juin 2008, jugement n°114 du 22 février du Tribunal du commerce de Bamako en toutes ses dispositions en déclarant le Tribunal administratif compétent.

Mady Kéita a purement et simplement été débouté de ses prétentions comme mal fondées. Ainsi en a décidé la justice malienne au nom du peuple malien et de l’Etat de droit.

Abdrahamane Dicko

 

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48e ANNIVERSAIRE DE L’ARMEE

Construire une armée de nos besoins

L’armée malienne a célébré mardi son 48e anniversaire dans la sobriété. Le président de la République, chef suprême des armées s’est adressé, la veille, à nos forces armées et de sécurité et à la population. Pour ATT nous devons bâtir une armée de nos besoins .

Le 20 janvier 1961, le dernier soldat du pays colonisateur (France) quittait le Mali, marquant ainsi la naissance de l’armée malienne. L’an 48 de l’armée malienne a été fêté hier dans un contexte particulier marqué par la situation au nord, la recrudescence du banditisme urbain et le trafic de drogue.

La fête a été marquée par des manifestations sportives et culturelles dans certains quartiers de la capitale. Elle a été également marquée par des prises d’armes dans certains camps militaires. L’évènement le plus attendu était le discours du président de la république, chef suprême des armées, le général d’armée Amadou Toumani Touré parce que cet anniversaire est commémoré à un moment où tous les regards sont tournés vers les forces armées et de sécurité à cause de l’insécurité sur nos routes, les attaques à mains armées, les vols, brigandages, le trafic de drogue, mais aussi et surtout l’épineuse crise au nord du pays.

Sur ce dernier point, le président de la République a été on ne peut plus clair lorsqu’il félicite le retour dans les rangs d’éléments de l’Alliance démocratique du 23-Mai pour le changement, l’Algérie dans sa médiation et réaffirme que l’Accord d’Alger reste le seul cadre du règlement de la crise et le développement des régions du Nord.

En 48 ans, l’armée malienne a acquis une maturité dans la diversité, celle qui lui a permis de mener ses actions contre les maux évoqués « avec professionnalisme, efficacité, discernement, sans amalgame... », estime le chef de l’Etat qui réitère toute sa confiance à l’armée présente sur les fronts maliens et africains.

L’occasion a été bonne pour ATT de tracer les perspectives pour l’armée. Et celles-ci ont pour noms : la poursuite de la modernisation de l’outil de défense, la construction des postes routiers dotés d’ambulance, le recrutement de jeunes (garçons et filles), l’amélioration des conditions de travail des éléments de la protection civile et de  l’environnement.

La sécurité n’a pas de prix et l’Etat ne faillira pas à sa mission de mettre les forces armées et de sécurité dans les conditions pour assurer cette mission, note ATT pour qui l’heure est à la construction d’une armée de nos besoins.

Le président ATT a rendu un hommage aux soldats tombés sur le champ de l’honneur et souhaité prompt rétablissement aux malades. Il a par ailleurs encouragé les organisations de la société civile qui œuvrent aux côtés des forces armées et de sécurité contre l’insécurité routière.

Denis Koné

 

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DECORATIONS

La nation récompense 900 personnes

Lundi après-midi quelque 900 personnes ont été décorées pour services rendus à la nation malienne. La cérémonie était présidée par le chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré en présence du grand chancelier des ordres nationaux du Mali, le colonel Kokè Dembelé.

L’émotion et la joie intenses se sont côtoyées, lundi dernier au CICB à l’occasion de la cérémonie solennelle de décoration des femmes et d’hommes qui ont contribué aux progrès et au rayonnement de la nation malienne. La patrie a exprimé, lundi après-midi, sa reconnaissance à environ 900 personnes, chacune, dans son domaine, ayant apporté sa contribution de qualité au développement de notre pays.

Les distinctions qui vont de la dignité de Grand officier de l'Ordre national, jusqu'à la médaille du mérite national avec effigie abeille, en passant par les grades de commandeurs, officiers ou chevaliers de l'Ordre national, ont été remises pour certains par le président de la République Amadou Toumani Touré, puis en son nom par le Premier ministre, des ministres.

Presque tous les secteurs d'activités du pays ont été concernés par cette remise de médailles. Les récipiendaires étaient ministres ou anciens ministres, éléments des forces armées et de sécurité, cadres de l'administration publique, enseignants, journalistes, médecins, artistes, sportifs, agriculteurs ou membres de la société civile…

Ce ne sont pas seulement ceux qui résident aux Mali qui ont été décorés. Des étrangers ont été élevés au rang de chevalier de l’Ordre national à titre étranger. Il s’agit, entre autres, de Laurent Dona Fologo de la Côte d’Ivoire, Yang Ying, du Dr. Barbara Papegeng.

On retiendra particulièrement de cette cérémonie, l'honneur fait à Mme Adame Ba Konaré, présidente de la Fondation Partage et ancienne première Dame, promue à la dignité de Grand officier de l’Ordre national du Mali, au même titre que le Premier ministre, Modibo Sidibé, ses prédécesseurs Modibo Kéita et Mandé Sidibé, Soumaila Cissé, Fousseiny Samaké, Dr. El Béchir Gologo…

Parmi les commandeurs (la plus grande distinction du Mali), figurent la présidente de la Fondation pour l’Enfance, Mme Touré Lobbo Traoré, première Dame en exercice, Pr. Mamadou Dembelé, ancien Premier ministre, Aminata Dramane Traoré, Bakary Kamian, Intallag Ag Attayer, chef de la fraction des Iforas, Soumeylou Boubeye Maïga…

Emus, certains récipiendaires étrangers ont témoigné de leur reconnaissance à notre pays et aux autorités. « C'est avec beaucoup de satisfaction et d'humilité que j'ai reçu cette distinction qui m'honore », se sont-ils félicités, avant de s’engager à faire plus pour notre pays.

Dans la presse privée écrite, la décoration a concerné le directeur de publication de « L’Indépendant », El hadj Saouti Labass Haïdara, élevé au rang de chevalier de l’Ordre national du Mali.

Notons qu’avant la cérémonie de remise proprement dite, Kokè Dembélé, a rendu un hommage mérité à tous les récipiendaires. Pour lui, médaillés morts ou vivants, c’est autour des différents ordres nationaux : amour, courage, dévouement qu’ils se sont distingués.

Les ordres nationaux du Mali ont été créés le 31 mai 1963 pour récompenser les fils du pays ou les étrangers méritants qui s'illustrent dans le développement de notre pays ; ceux qui, par leurs actions et les actes posés, apportent une réelle contribution au développement du pays. Mais la plus haute distinction, qui était la Médaille d'or de l'indépendance, a été abrogée. Pour la simple raison qu'elle était décernée aux Maliens qui avaient contribué à l’accession l'indépendance non seulement de notre pays, mais de tout autre pays sous le joug colonial. La distinction était directement rattachée à un contexte qui n'est plus. Mais les titulaires de cette prestigieuse décoration sont toujours honorés.

Amadou Sidibé

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PRIVATISATION DE LA SOTELMA

Offre infructueuse ?

Dans les jours à venir, le gouvernement devra faire connaître sa position sur l’offre de vente de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma). Mais, tout porte à croire, de sources proches du dossier que l’offre pourrait être déclarée infructueuse « à moins d’une décision politique ».

Le Mali s’apprête à céder 51 % du capital de la Sotelma à un repreneur stratégique et 10 % aux travailleurs de la société. Dans le starting-block, des investisseurs potentiels comme Maroc Télécom, MTN, Sudatel Zain Télécommunication, Deutsch Télécom, Vodafone, Portugal Télécom, Saoudia Télécom, Alwal Télécom, Tunisie Télécom, etc. L’Etat avait comme conseil pour la privatisation, le cabinet Gide Loyrette Nouel, Linkstone capital, ICEA et Ernst & Young. La date butoir que l’Etat avait fixée était le 31 décembre 2008.

Cependant, à ce jour, l’Etat ne s’est pas décidé à qui céder l’entreprise. « Si tout se passe comme prévu, l’Etat devrait déclarer infructueuse l’offre ». En effet, selon les argumentaires de notre interlocuteur, l’Etat attendait 200 milliards de F CFA. « Celui qui a proposé une somme proche de ce montant à 35 milliards F CFA en deçà ». « Or, poursuit-il, contrairement à d’autres structures, pour la Sotelma, c’est l’Etat malien lui-même qui a pris en charge le plan social, avec un dégraissage de plus de 600 agents incités à partir à la retraite ».

Pour le moment, c’est la déception du côté des autorités chargées de la cession. « Dans le classement, Maroc Télécom, qui fait la plus grande offre financière, vient en deuxième ou troisième position dans le classement général. Mais, dans tous les cas, c’est le gouvernement qui sera appelé à trancher ».

Dix-huit entreprises étaient dans la course pour la reprise de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma). Maroc Télécom apparaît dans la course avec de sérieux atouts. Après la Mauritanie, le Burkina Faso et le Gabon, le groupe marocain serait à même de prouver son savoir-faire au Mali.

La Sotelma a un chiffre d'affaires dépassant les 70 milliards de F CFA. Elle revendique un total bilan de l'ordre de 176 milliards de F CFA.

Le cahier de charge du repreneur, qui reprend la Politique sectorielle des télécommunications a fixé les objectifs suivants :

- Accroître l'offre de services téléphoniques et faciliter l'accès aux services de télécommunications au plus grand nombre d'usagers en particulier en zone rurale ;

- Offrir des services variés et de bonne qualité à des prix concurrentiels qui soient plus orientés vers les coûts réels ;

- Augmenter les investissements productifs privés, nationaux et internationaux dans le secteur des télécommunications ;

- Améliorer l'utilisation des ressources limitées (les fréquences) ;

- Construire un réseau national de télécommunications fiable et connecté aux autoroutes de l'information ;

- Promouvoir les télécommunications comme secteur économique essentiel à l’essor d'une économie compétitive, ouverte au monde et où le secteur des services représente une part importante du PIB ;

- Assurer le développement des ressources humaines dans le secteur des télécommunications ;

- Promouvoir la création de nouveaux emplois ;

- Promouvoir le développement de nouvelles technologies.

Wait and see !

Alexis Kalambry

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AU CŒUR D’UN SCANDALE

Le Végal fait son baroud d’honneur

Le Vérificateur général, Sidi Sosso Diarra, par qui tout le scandale est arrivé, a abattu le week-end dernier ses dernières cartes au cours d’un point de presse qu’il a organisé ; « Je ne démissionnerai pas », a-t-il laissé entendre. Tout ça pour ça ?

Qui a demandé le départ du Végal ? Peut-être l’éthique et le bon sens, le temps qu’il se justifie et qu’il se blanchisse. En fait, en organisant son point de presse, Sidi Sosso Diarra a voulu déplacer le débat, se concentrer sur des points mineurs dans les accusations qui sont formulées, non contre son bureau, mais très souvent contre sa personne.

Et ce point de presse a été un non-événement dans la mesure où il a botté en touche face à un public de convertis. Les questions cruciales, les graves accusations n’ont, en aucun moment, été abordées par lui. Saurait-on jamais un jour si, finalement, le Bureau du Vérificateur a été une bonne idée ? Si ceux qui ont choisi cet homme au parcours si brillant n’ont pas eu la main heureuse ?

En tous les cas, l’homme ne facilite ni la tâche au président ATT à qui l’on ne peut que concéder, au moins le fait qu’il a mis en place ce Bureau que Sidi Sosso Diarra vide de son contenu ; ni l’opinion, maintenant partagée entre plusieurs versions.

La loi prévoit-elle pour le Vérificateur général une prime mensuelle de logement de 500 000 F CFA ? Oui. S’en contente-t-il ? Non, selon les accusations. Que répond le Végal ? Rien. Silence radio. Cela est valable pour les gardiens qu’il paie, pour les missions financées, pour les soins, pour les doubles contrats identiques avec Aoris Consulting Dakar et Men and Management Paris. Cela est également le cas pour la plainte déposée par son adjoint auprès du procureur.

Sur tous ces sujets, le Végal a préféré se taire, s’acharner sur des détails dans lesquels il s’est d’ailleurs emmêlé pour conclure : « Je ne démissionnerai pas ». Tant mieux, on lui demande de se blanchir, pour lui, pour ATT et pour l’institution qu’il représente et qui est appelée à lui survivre.

Alexis Kalambry

 

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