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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 19 Janvier 2009

 

FACE A LA PRESSE

Le Végal se défend des accusations portées contre lui

Le Vérificateur général Sidi Sosso Diarra était face à la presse le samedi dernier, pour une cérémonie de présentation de vœux suivie d’une conférence de presse. Une tribune toute trouvée par lui pour s’expliquer sur la crise née du renvoi par lui de certains de ses collaborateurs et les accusations de malversations financières dont il est l’objet.

La présentation de vœux à la presse est une expérience inédite pour le Bureau du Végal qui se limitait jusque-là à rendre public son rapport annuel aux médias. En présentant ses vœux à la presse, Sidi Sosso Diarra, au centre d’un contentieux, avec certains de ses collaborateurs et qui fait l’objet d’accusations de toutes sortes a fait montre d’un besoin réel de communication.

Le 31 décembre 2008, le Végal a remis des fonctionnaires (magistrats, officiers de police, financiers, administrateurs, etc.) à leur corps d’origine. Ce qui est à l’origine d’un bras de fer au Bureau du Végal qui a été porté devant les tribunaux. Sur la question, Sidi Sosso Diarra a expliqué qu’il n’a fait qu’appliquer les dispositions légales. Il a affirmé que l’ensemble du personnel recruté s’était engagé au départ à prendre une disponibilité et à se mettre au service exclusif du Bureau du Végal.

Selon lui, certains ont tenu parole, d’autres non. Aux dires de Sidi Sosso Diarra, la crise est née lorsqu’il a voulu homogénéiser la situation de ses travailleurs en les mettant sur le même statut « de fonctionnaires en disponibilité ». Il dit être allé voir le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat.

Le clash, à en croire le Végal, est venu du ministre qui a « mis systématiquement en détachement tous les agents de la fonction publique y compris ceux qui étaient en disponibilité sans l’avis du service employeur dont il est le patron ». Et de poursuivre : « Face à cette situation, je suis allé voir le ministre pour lui dire que je ne suis pas d’accord, parce que je n’ai rien demandé et ce n’est pas normal. Dans ce cas, on applique la conclusion logique en appliquant les dispositions légales en ce qui concerne le détachement qui est un prêt. Je vous donne quelqu’un, le jour où je n’en veux pas je vous le retourne ».

Il dit avoir reversé sur cette base les fonctionnaires à leur service d’origine pour éviter qu’ils aient deux statuts en restant sous la coupole de leur administration d’origine et du Bureau du Végal qui a un statut relevant du secteur privé avec un contrat de travail à durée indéterminée.

Perte de sang-froid

Sidi Sosso Diarra s’est inscrit en faux contre les accusations de malversations portées contre sa personne. Le trou de 700 millions relevé sur l’exercice 2005 par la presse après le passage de la Section des comptes de la Cour suprême n’en n’est pas un, selon lui. Il a fait intervenir son Daf, M. Diop, qui a expliqué qu’il s’apprêtait à restituer ladite somme au Trésor public. Mais le Trésor qui devait à son tour leur allouer 2 milliards CFA au titre de reliquat de budget avait pris du retard. Ils ont alors préféré garder les 700 millions CFA de 2005 et les 950 millions de 2006 en attendant les 2 milliards du Trésor. « Nous avons déjà reversé au Trésor 230 millions CFA, la première année de notre fonctionnement », a estimé M. Diarra. Selon lui, la Section des comptes ne l’a jamais épinglé sur quoi que ce soit.

L’affaire du numéro d’identification (Nif) de DFA Communication attribué à Afrique Search de Dider Accouatey a été mise au compte d’une erreur matérielle. « C’est juste une question de couper coller. Nous avons même écrit à la direction générale des marchés publics et aux impôts. Les 3 % de droit d’enregistrement du contrat et les 18 % de la TVA ont été payés. Le patron de DFA m’a appelé qu’il ne m’en tient pas grief », a expliqué le Végal. S’agissant d’un autre cas où deux sociétés sénégalaises ont été payées sur le même compte bancaire, le Végal dit à qui veut l’entendre que cela n’est nullement un crime en matière de gestion. « Même si c’est cent sociétés qui me donnent le même numéro de compte, je suis tenu de les payer », a-t-il indiqué.

Interrogé sur l’absence au présidium de son adjoint, le contrôleur général Modibo Diallo, Sidi Sosso Diarra a failli perdre son sang-froid et s’est même emporté en demandant à celui qui a posé la question de s’adresser à l’intéressé. Il a été davantage choqué lorsqu’une question subsidiaire lui a été posée : il semble que vous faites l’objet d’une plainte auprès du procureur de la République, le juge anticorruption Sombé Théra, pour faux et usage de faux de la part de votre adjoint ?

« Je n’ai pas vu de plainte me concernant de la part du procureur. Que l’adjoint fasse ce qu’il veut, le procureur fera son travail » , a-t-il répondu. Et d’ajouter : « je n’ai fait usage de faux nulle part. Je ne suis pas payé pour gendarmer les consultants. Je ne peux pas décortiquer tous les comptes bancaires, les Nif des sociétés ». Il a réservé une fin de non recevoir à ce genre de question, estimant qu’il ne veut plus rentrer dans la polémique.

Abdrahamane Dicko

 

Potins

Prix BVG pour la bonne gouvernance

Le Végal, qui a promis de tisser une relation étroite avec la presse en lui donnant des informations à la source, veut lancer cette année, le prix BVG de la bonne gouvernance. Ce prix, selon lui, va récompenser chaque année, un homme de média qui s’illustrera dans son combat contre la corruption et en faveur de la bonne gouvernance.

Plus de 40 milliards recouvrés en 2006

Le Bureau du Végal a produit en quatre année d’existence 3 rapports annuels et réalisé 75 missions de vérifications sectorielles. L’Etat a recouvré plus de 40 milliards de F CFA en 2006.

Création de deux bureaux régionaux en 2009

Les structures de vérification du Végal seront étoffées en 2009. Sidi Sosso Diarra projette de créer deux nouveaux bureaux régionaux à Kayes et Mopti.

 

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Dérobade

Le Végal a raté une occasion de se taire. Car, pour tout le monde, sa « conférence de presse », triée sur le volet, devait lui servir de tréteau pour faire amende honorable. En lieu et place, il a voulu nier l’évidence. Sidi Sosso dément ? Nous prouvons.

De façon constante, en tout cas, jusqu’à la dernière minute, il n’a été question que de détachement, pas de mise en disponibilité. Dans une correspondance en date du mois de juillet 2008 et signé du Végal lui-même, il demande au ministre de la Justice la « régularisation administrative » des fonctionnaires qui travaillent avec lui. Qu’est-ce qui est arrivé au point qu’il aille après à un bras de fer avec le ministre de la Fonction publique ? Celui-ci a pris une décision après un arrêt de la justice. Le Végal mesure-t-il la portée de ses propos quand il dit devant les journalistes que « le ministre devrait prendre son avis ? » Entre lui et la loi, qui a la primauté ?

Le Végal ne nie pas le « trou » de 700 millions de F CFA. Nous lui concédons, pour le moment, ses explications cousues de fils blancs. Mais, il est quand même troublant que pour un « trou » de 2005, il faut 3 ans et un contrôle de la Section des comptes de la Cour suprême pour que le Végal trouve une solution que ne prévoit aucune loi ! Que ce serait passé si cela avait été le cas d’une autre structure ?

L’avis du directeur de DFA compte peu. Il est magnanime de ne pas tenir rigueur au Végal pour « l’utilisation de son Nif ». Cependant, le Végal ne nie pas que cela a été fait et que c’est une faute. En la matière, il n’y a aucun jeu de « couper-coller » comme il dit, puisque ni DFA ni Afric Search , normalement, n’établit une facture chez lui ?

Le Végal a voulu trouver des faux-fuyants, noyer le poisson. Cependant, son exercice de l’autre jour n’a rien enlevé aux multiples « casseroles » qu’il traîne. Son adjoint a-t-il porté plainte contre lui pour faux et usage de faux ? Oui, la Cour suprême a-t-elle désavoué sa gestion ? Oui.

Dès lors, le Végal devrait plutôt chercher à sauver le crédit de son institution, la seule chose qui reste pour le moment. Il a prouvé suffisamment son peu d’égard pour les autorités et les institutions maliennes et gagnerait plus à se taire.

Nous y reviendrons.

Alexis Kalambry

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SECURITE ROUTIERE

Auto-écoles contre permis moto sans formation

L’Association des promoteurs d’auto-écoles du Mali est montée samedi au créneau, au cours d’une conférence de presse, pour dénoncer les conséquences de l’opération de délivrance de permis aux motocyclistes sans formation qui, juge-t-elle, est « une opération délivrance de permis d’assassin ».

Depuis plus d’un mois, des permis de conduire sont délivrés à 2000 F CFA aux motocyclistes la formation nécessaire préalable sur le code de la route. Non associée à l’opération, l’Association des promoteurs auto-écoles du Mali a affirmé son indignation et son inquiétude.

« On a initié les permis motos pour combattre l’insécurité routière. Ils sont en train de les délivrer en vrac sans formation. Pis, les auto-écoles ne sont pas associées à l’opération », a expliqué Mamadou Badian Camara, le président de l’Association.

Pour avoir le permis moto, il suffit de débourser 2000 F CFA, subir une formation de 15 minutes. Selon Malick Sidibé, le secrétaire administratif de l’Association, à ce train, le motocycliste qui n’a aucune connaissance du code de la route sera juridiquement protégé. « En attribuant des permis sans formation, ils sont en train de former des assassins. Cela est plus grave que le Sida », a-t-il ajouté.

Des auto-écoles non agréées

Mamadou Sow, un membre de l’Association, a ajouté que les auto-écoles étaient prêtes à proposer des frais raisonnables pour former les motocyclistes en une semaine.

« Nous avons demandé de ramener le délai de l’opération à une année pour permettre aux usagers de se former », a dit Malick Kéita, avertissant que si l’Etat continue à délivrer des permis à cette condition, l’impact va se sentir sur nos routes dans 6 mois.

Jugeant que l’opération permis moto cherche seulement à renflouer les caisses de l’Etat et non à réduire les accidents, les promoteurs des auto-écoles ont demandé à l’Etat de prendre conscience de la chose en les mettant dans leurs droits.

« Les auto-écoles sont laissées pour compte. Pour preuve, depuis 1950, les auto-écoles sont en train de chercher des agréments. Mais, jusque-là, aucune auto-école n’est agréée alors que nous sommes mieux formés que les inspecteurs de permis », a regretté le secrétaire administratif de l’Association.

Soixante-quinze auto-écoles sont affiliées à l’Association des promoteurs d’auto-écoles.

Sidiki Doumbia

 

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Note zéro

A l’ONT

En ne mettant qu’un personnel réduit au service des usagers qui souhaitent se mettre en règle sur le port du casque, le permis de conduire, la plaque d’immatriculation… pour moto avant le 30 avril 2009, l’Office national des transports (ONT) ou ce qui en tient lieu donne du fil à retordre aux motocyclistes. L’engouement est tel, qu’aujourd’hui les 4 centres créés ne désemplissent plus. Ce sont des dizaines de citoyens qui se rendent les jours ouvrables aux lieux indiqués.

Hélas ! Il faut sacrifier au moins une journée de travail pour avoir gain de cause. A preuve, certains demandeurs, arrivés en première position vendredi dernier dans un centre, ont passé toute la journée à attendre le fameux reçu qui leur permettra d’acquérir une plaque d’immatriculation.

Avant la descente, on leur a signifié de repasser ce lundi… pour une autre journée presqu’en… pure perte. La veille, dit-on, l’on avait enregistré plus de 600 candidats au permis de conduire dans un centre de la rive droite. Inutile de dire que seule la portion congrue a passé l’examen. Les autres devront attendre belle lurette avant d’avoir satisfaction.

Moralité : pour se mettre en règle, c’est déjà la croix et la bannière. Il ne serait pas exagéré de dire que les autorités de l’ONT, qui doivent contribuer à la mise en application des mesures édictées par l’Etat, ont du mal à assurer leur mission. Compte tenu du nombre d’engins à deux roues à Bamako (des statistiques parlent de 400 000 engins), il est illusoire de croire que 4 centres suffisent. Interpellés par la foule impatiente, des préposés à la tâche se sont défendus, attirant l’attention sur la faiblesse des effectifs.

En ignorant la multiplication des centres, et donc de faire diligence, en surchargeant ses « experts », obligés d’être au four et au moulin, l’ONT va contribuer à accentuer l’absentéisme dans les services publics et privés. Les scolaires, pour être en règle, devront faire l’école buissonnière ; les ménagères déserter le foyer… Bref, l’activité quotidienne risque d’en pâtir. D’où la justification de la présente note zéro à l’ONT.

Bayer

 

 

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RENTREE UNIVERSITAIRE 2008- 2009 A LA FSJP

Les cours ont démarré le 15 janvier

L’année universitaire 2008- 2009 a débuté pour les nouveaux bacheliers de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université de Bakaïna, à Sogoniko.

Cinq mois après la proclamation des résultats du baccalauréat 2007-2008, les activités pédagogiques pour les nouveaux bacheliers inscrits à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’Université de Bamako, ont enfin démarré jeudi 15 janvier 2009. Le premier cours magistral a été dispensé ce même jour au grand soulagement des étudiants de l’administration scolaire et du département de l’éducation nationale.

Dans un communiqué de presse dont copie nous est parvenue, le rectorat attribue ce démarrage des cours au communiqué lancé par ses soins, invitant les nouveaux étudiants à aller suivre les cours dans la salle Bakaïna, à Sogoniko.

C’est de concert avec l’administration de ladite Faculté, que le rectorat organise depuis décembre les inscriptions des nouveaux bacheliers orientés à la FSJP. Ce dispositif d’appui du rectorat à la FSJP, poursuit le communiqué, vise à le maintenir dans la logique d’une année universitaire normale. Pour ce faire, ajoute le communiqué, une commission ad hoc vient d’être mise en place avec la double mission de : identifier le personnel enseignant pour faire démarrer les cours, organiser les infrastructures. Dans les prévisions en infrastructures, l’immeuble Lassana Sylla, à côté de la salle Bakaïna, a été sollicité pour abriter certaines activités.

L’effectif des nouveaux bacheliers orientés à la FSJP avoisine les 7000 ajoutés aux 18 000 étudiants que comptait l’établissement pour 2007-2008.

Amadou Sidibé

 

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LYCEES

Le baptême de « Famolo Coulibaly »

La date du 10 janvier 2009, désormais historique, vient d'être écrite en lettres d'or dans le grand livre de la mémoire collective du Bélédougou : ce jour, les cérémonies de baptême du lycée Famolo Coulibaly de Kolokani se sont déroulées. Elles ont mobilisé tout le Bélédougou.

Les autorités administratives et politiques y ont largement pris part : le préfet, le sous-préfet, le maire, le président du Conseil de cercle, les députés, les chefs de service de Kolokani ont reçu le chef de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, le directeur national de l'enseignement secondaire général, le directeur de l'Académie d'enseignement de Koulikoro. La famille de Famolo a enrichi la fête par sa présence.

Ouvert en octobre 1999, le lycée Famolo Coulibaly est bâti sur une superficie de 5 hectares. Il est riche de 15 salles de classes, 3 latrines, une bibliothèque, deux laboratoires. En une décennie, 1750 élèves y ont séjourné parmi lesquels 437 ont décroché le baccalauréat (360 garçons et 77 filles). Aujourd'hui, 40 professeurs dont 3 fonctionnaires et 37 contractuels y assurent le travail pédagogique.

Cette fête fut une opportunité pour les élèves de découvrir la personnalité combien riche du parrain de leur établissement. Qui était Famolo ?

Le 30 mai 1956, l'inspecteur colonial de l'enseignement primaire A. Lessard écrivit ces mots à propos de Famolo : « Maître travailleur qui obtient dans sa classe de très bons résultats ». Ce sérieux dont parla l'inspecteur jalonna tout le parcours de Famolo durant les 29 ans de sa vie.

Fils de Kama et Naba Diarra, Famolo naquit en 1932 dans le petit village de M'Piella ou M'Pella, situé à une dizaine de kilomètres de Kolokani. Son père Kama, ancien combattant avec le grade de caporal, chef de village et chef de canton était marié à trois femmes : Naba Diarra, originaire de Torokorobougou dans le cercle de Kolokani était la mère de Famolo et la première des femmes, Fatoumata Dicko dite Mama était la mère adoptive de Famolo et la deuxième femme, Niélé Traoré bouclait la série.

Deuxième garçon de sa mère qui donna naissance à seulement trois garçons, à savoir Mami, Famolo, Guantilè, rien ne le prédestinait à ce qu'il fût : il aurait voulu continuer à courir après l'immense troupeau de son père, à cultiver dans les vastes lougans de la famille en compagnie de ses frères - Kama eut sept garçons - continuer à danser le kotè au fèrè à la place publique du village. Mais il fut inscrit de force à l'école par l'instituteur Sidi Malikité en qualité de fils de chef. D'ailleurs, il connut un parcours sans faute à l'école. Polyglotte, il parlait bamanan, français, anglais, espagnol.

Pendant son cycle primaire, sa mère Mama était contrainte de le suivre à Kolokani pour s'occuper de lui.

Détenteur du BEPC en 1950, diplômé de l'Ecole normale Frédéric Assomption de Katibougou, Famolo prit service en qualité d'instituteur le 8 septembre 1952 à l'école de Dè dans le cercle de Bandiagara.

Après une année d'activité, il fut appelé sous les drapeaux pour effectuer le service militaire qui dura presqu'une année : du 6 janvier au 1er novembre 1953. Une vingtaine de jours plus tard, il reprit la craie et fut muté à Oussoubidiagna dans le cercle de Bafoulabé comme directeur d'école : c'était le 23 novembre 1953. Par une décision du 1er juin 1954, Famolo est chargé des observations météorologiques de la station pluviométrique d'Oussoubidiagna. Le 4 octobre 1955, il reçut une affectation pour Kita. Il se maria en 1956 à Madina Sidibé qui lui donna deux filles : Hawa et Oumou ; et un garçon prématurément retourné.

Combattant infatigable, il s'insurgea partout contre l'oppression coloniale, mobilisa la masse paysanne en faveur de l'indépendance. Sa carrière politique se dessina clairement à Kita où il fut élu secrétaire à la presse du conseil de la Jeunesse de l'US-RDA.

Secrétaire général de la sous-section de la Jeunesse de l'US-RDA de Kolokani, et membre du bureau politique de la section de la même ville, il fut élu député en 1959 devenant ainsi avec Dossolo Traoré l'un des premiers députés de Kolokani. Membre de la commission de l'éducation et de la commission santé de l'Assemblée nationale, il se fit remarquer par son sérieux et par sa régularité.

Patriote convaincu, il ne déçut pas la population du Bélédougou qui avait sollicité sa candidature à la députation : il fut le père fondateur de l'école de M'Pella en 1960, de la première électrification de Kolokani, de la tracée de la route M'Pella-Kolokani.

Modeste, serviable, Famolo - telle une rose - s'en alla au moment où le Mali indépendant avait le plus besoin de lui. Il venait de confirmer, par sa disparition inopinée, un adage bamanan : « une bonne sauce ne reste pas longtemps dans la marmite » et de donner raison au poète qui disait : « Les plus belles choses ont le pire ennemi ». Il a prématurément quitté le monde des vivants pour répondre à l'appel des ancêtres le 12 juillet 1961 à la suite d'une catastrophe aérienne survenue au Maroc.

Mort à la tâche, il revenait d'une mission officielle de la Tchécoslovaquie. La délégation comprenait, en outre, Tchira Diarra, représentante des femmes et sœur du secrétaire politique du bureau politique de l'US-RDA, et Mamadou Seyba Ndiaye, secrétaire général de la Jeunesse US-RDA de Nioro du Sahel.

Le corps de Famolo repose pour l'éternité au cimetière musulman de Rabat. Un mois après sa disparition le président Modibo Kéita partit s'incliner sur sa tombe. Par ailleurs Dossolo Traoré conduisit une délégation de l'Assemblée nationale à M'Pella pour présenter les condoléances de la nation aux parents de l'illustre disparu.

Aujourd'hui Famolo reste vivant au Mali par une rue à Bamako et un lycée à Kolokani qui portent son nom. Baptisée le 21 septembre 1962, la rue Famolo se situe en Commune III du district de Bamako, au centre commercial. Longue de 585 mètres, elle va du Boulevard du peuple (AG51) à la rue 345 du centre commercial (AF-51). C'est une voie bitumée.

Mamadou Dia

(assistant au DER de lettres, arts, Flash)

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MCA-MALI ET TECSULT FONT FRONT COMMUN

Pour rénover l’aéroport de Bamako

La signature du contrat entre le Millenium Challenge Account (MCA) et la société Tecsult pour la conception et la supervision des travaux de modernisation et d’extension de l’Aéroport de Bamako Sénou a eu lieu vendredi dernier au siège du MCA-Mali à l’ACI 2000.

En apposant leurs signatures sur le contrat, la directrice générale du MCA-Mali et le vice-président régional de la société Tecsult ont donné un coup de fouet au démarrage des activités de la firme qui, au bout de ses études, mettra à la disposition de MCA-Mali, les avants projets détaillés ainsi que les spécifications techniques en vue de l’élaboration et du lancement des dossiers d’appels d’offres des entreprises de construction des infrastructures de l’Aéroport international de Bamako-Sénou, côté piste et côté ville.

« C’est le groupe Tecsult/Aecom qui a été retenu après un appel d’offres international. En raison de la complexité et de l’envergure de la nouvelle aérogare, sa réalisation dans les délais prescrits constitue en soi un défi qu’il va falloir relever », a dit Jean-Pierre Dubé, vice-président régional de Tecsult/Aecom.

Le projet d’aménagement de l’aéroport de Bamako-Sénou comprend, selon Mme Néné Traoré, directrice générale du MCA-Mali, d’une part, l’extension et le renforcement de la piste d’atterrissage et d’autre part, la construction d’une nouvelle aérogare de 14 000 m2 pouvant recevoir à court terme 1,5 million de passagers par an. « Il constitue une étape décisive dans la modernisation de l’aéroport Bamako-Sénou ».

L’investissement du Millenium Challenge Account d’un montant d’environ 180 millions de dollars américains concerne, aux dires de la directrice du MCA-Mali, le développement d’infrastructures clés dont les travaux de modernisation de l’aéroport de Bamako avec comme objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers la croissance économique.

Le projet, qui durera 32 mois, se fixe comme objectif de faire de l’aéroport de Bamako un hub. « Dépourvu de façade maritime, le Mali est économiquement dépendant de ses voisins ayant un accès à la mer. Cependant, il existe d’énormes possibilités de développement dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’industrie. Ce développement ne serait possible que dans un accès à travers le transport aérien ».

Pour la directrice du MCA-Mali, le choix porté sur l’aéroport de Bamako-Sénou comme une des composantes du Programme du Millenium Challenge Account n’est pas fortuit, car, a-t-elle dit, « étant l’une des principale portes d’entrée et de sortie de notre pays, la réalisation en son sein d’un nouveau terminal passagers offrira à ces lieux un édifice d’envergure internationale qui doit allier le modernisme avec la culture malienne ».

Aux dires de Mme Néné Traoré, en décidant de doter Bamako d’une nouvelle aérogare, les autorités maliennes entendent remplir un certain nombre de conditions et de normes par rapport aux aéroports de standing international. « Le but recherché est d’améliorer la fluidité et renforcer le désenclavement et faire en sorte que des avions de type 747 puissent décoller et atterrir à pleine charge ». Pour elle, la mise en œuvre de ces infrastructures permettra à coup sûr de desservir des agglomérations comme Johannesburg, Djeddah sans escale.

« La signature du contrat marque une étape importante dans la mise en œuvre du programme Millenium Challenge Account Mali » , a ajouté John Anderson, directeur résident MCC.

Maillon essentiel de la politique aéronautique du Mali, le projet d’aménagement et d’extension de l’aéroport de Bamako-Sénou doit assurer le désenclavement intérieur et extérieur de notre pays.

La cérémonie de signature a enregistré la présence de plusieurs personnalités parmi lesquelles, le conseiller technique du ministre de l’Equipement et des Transports, représentant le ministre et le président du conseil de surveillance.

Idrissa Sako

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