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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 14 Janvier 2009

 

CRAJ

L’insécurité et l’ingérence libyenne au crible

Le bureau national du Cadre de réflexion et d’action des jeunes (Craj) a organisé une conférence de presse le lundi 12 janvier 2009 à la Pyramide de souvenir pour dénoncer l’insécurité généralisée dans le pays.

L’insécurité qui frappe le Nord de notre pays à cause des attaques du groupe d’Ibrahim Ag Bahanga et qui serait une des conséquences de l’ingérence de l’Etat libyen dans les affaires intérieures du Mali, agace la jeunesse, plus précisément le Cadre de réflexion et d’action des jeunes (Craj). Lundi, cette association a demandé à l’Etat du Mali de s’assumer dans la crise du Nord qui, commentera-t-elle, rappelle à certains égards le film « 24 Chrono ». Le Craj s’est élevé contre toute ingérence étrangère dans les affaires de notre pays et indiqué que force doit rester à la loi.

Le Craj, selon son secrétaire général Mahamane Mariko, a été violenté pour avoir dénoncé l’attaque de Nampala à travers des tracts et des affiches qui appelaient à l’éveil des consciences, notamment des jeunes. Mais, « nous sommes plus que jamais engagés à défendre le défendable », a averti M. Mariko.

A ce titre, le secrétaire général du Craj a révélé que « des meetings ont été organisés par son Cercle pour que des mesures idoines soient prises par les autorités pour mettre à cette crise interminable ». Pour l’heure, les actes posés par le Craj ne sont que des slogans hostiles au dirigeant libyen qui dénoncent le laxisme de nos plus hautes autorités dans la gestion du problème du Nord.

Pour le conférencier, la crise au nord est une préoccupation, particulièrement pour les jeunes qui voient en elle un handicap majeur au développement du pays. C’est pour cette raison que les jeunes du Craj n’entendent plus croiser les bras, quitte à s’enrôler dans l’armée dans le but de défendre la patrie en danger.

Le Craj met en garde contre le retour des bandits et des mercenaires au sein des forces armées. Selon M. Mariko, « si ce n’est le Mali, aucun Etat souverain n’accepte de négocier avec des bandits ou des narcotrafiquants ».

Assitan Haïdara

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RETRAIT DE LOTS DANS LE DISTRICT

Adama Sangaré continue de faire des victimes

Malgré le sursis de trois mois observé dans le retrait de lots dans le district de Bamako, le maire du district continue de spolier des citoyens. Des victimes pleurent leur malheur.

La dame Haoua Kourouma, propriétaire de la parcelle RY/16 de Kalabancoura/Extension sud continue toujours de pleurer. C’est au chevet de sa mère malade et qui ne s’est plus relevée de sa maladie, qu’elle apprend que la mairie du district est en train de retirer les parcelles non mises en valeur depuis 5 ans dans le district de Bamako. Au bénéfice du sursis de trois mois donné en décembre, elle réunit les moyens pour mettre en valeur son terrain.

Mme Kourouma est tombée en syncope lorsqu’elle s’est rendue sur sa parcelle il y a deux semaines en compagnie de son maçon. Elle n’a pu identifier son terrain que grâce au plan de masse et son plan de construction. L’espace est occupé par un gros bâtiment dont le premier niveau est déjà dallé. Les maçons qui étaient sur place ont donné comme seule explication qu’ils sont au service d’un commerçant.

En dépit de ses démarches incessantes, le désormais nouveau propriétaire reste introuvable. A chacune de ses visites, les maçons répondent à la dame Kourouma que leur patron est en voyage.

A la mairie de la Commune V, la propriétaire spoliée a appris que son lot fait partie de ceux qui ont été retirés par la mairie du district. Ses démarches restent infructueuses pour l’heure et elle n’a que ses yeux pour pleurer.

Un autre scandale du genre que nous avons relaté dans une de nos parutions a éclaté à l’Hippodrome à la veille de la Tabaski. Un Malien de France qui avait amené du gravier et du moellon sur son chantier a eu la désagréable surprise de constater que quelqu’un avait clôturé ses deux terrains en y construisant un magasin pour gardien. Sans autre forme de procès, il a infligé une correction au gardien qui a pris ses jambes au cou.

Au nom de la paix sociale

Le gardien était revenu plus tard avec le député Mamadou Hawa Diaby Gassama. Celui-ci se présentait en qualité de nouveau propriétaire des lieux. Les deux parcelles retirées à notre compatriote vivant en France lui ont été reattribuées par le maire du district au nom de ses deux conjointes. L’affaire avait même créé un froid entre lui, le président de l’Assemblée nationale Dioncounda Traoré et Oumar Mariko.

Le contentieux a fini au Tribunal de la Commune II. Mais puisque Adama Sangaré a distribué des parcelles un peu partout à des hauts gradés de l’armée, des ministres députés, magistrats, entre autres, le député Gassama a repris le dessus.

La moralité dans cette histoire de parcelles est que le maire du district, qui avait soutenu sur les antennes de l’ORTM dans un débat taillé sur mesure qu’aucune parcelle n’avait été jusque-là retirée au nom du sursis de trois mois accordé suite à l’implication du chef de l’Etat, n’a pas dit toute la vérité. Ce sursis a trouvé que des lots étaient déjà retirés et les bénéficiaires se sont mis immédiatement à les bâtir.

Au nom de la paix sociale, comme l’avait réitéré l’achévêque de Bamako à la cérémonie de présentation de vœux à Koulouba, le président de la République est le seul à pouvoir arrêter cette délinquance foncière qui ne dit pas son nom. La loi qui autorise de retirer les lots non mis en valeur dans un délai de cinq ans n’est qu’un alibi. Une loi peut disparaître au profit de la paix sociale.

Or, ce sont une poignée d’individus qui tirent profit de ce retrait de lots, le maire du district en premier qui amasse une fortune. Sinon comment expliquer que dans un pays majoritairement pauvre où le Smig est un plus d’environ 26 000 F CFA, des citoyens puissent se construire un toit en cinq ans. Le retrait des parcelles est ni plus ni moins qu’une voie ouverte à l’enrichissement illicite et à la spéculation foncière. Car à défaut de construire son terrain dans les délais requis, le bénéficiaire sera obligé de le vendre au risque de le perdre.

Abdrahamane Dicko

 

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ACCORDS DE READMISSION

Ce que dit la loi française

Les accords de réadmission font couler beaucoup d’encre et de salive ces temps-ci. Nous avons cherché à savoir ce que dit la loi française en la matière.

Déjà, le 9e Fed conclu entre l’UE et les ACP contenait une « dimension migratoire » avec l'introduction d'une clause standard de réadmission dans l'article 13.

Cette clause prévoit que les pays concernés acceptent de réadmettre leurs ressortissants présents illégalement sur le territoire d'un Etat membre de l'Union européenne, à la demande de ce dernier et sans autres formalités, de conclure avec la Communauté européenne ou avec un Etat membre de l'UE, à la demande de ces derniers, des accords régissant les obligations spécifiques en matière de réadmission, y compris une obligation de réadmission des ressortissants d'autres pays et des apatrides qui sont arrivés sur le territoire dudit Etat membre de l'Union en provenance de l'Etat tiers concerné.

Le compromis final a été élaboré lors de la 4e Conférence ministérielle de négociations, tenue à Bruxelles, les 2 et 3 février 2000. Conformément à la clause standard, les ACP se sont engagés à réadmettre leurs ressortissants se trouvant illégalement sur le territoire d'un Etat membre. Ils ont également accepté de négocier des accords bilatéraux régissant la réadmission des ressortissants des Etats tiers ou des apatrides.

Il a été précisé que ces accords seraient négociés « de bonne foi » et que, conformément aux conclusions du Conseil européen de Tampere, une aide appropriée à leur mise en œuvre serait apportée. Il s'agit d'un résultat très positif, dont l'Union peut dorénavant se prévaloir dans la négociation d'accords avec les Etats tiers.

La France a toujours été un pays d'immigration. Elle accueille environ 100 000 étrangers supplémentaires chaque année à des fins d'installation durable sur le territoire, ressortissants communautaires non compris. Cette ouverture est en grande partie à l'origine de son rayonnement politique, intellectuel et culturel. Son développement économique en est largement tributaire. La France est également un pays d'accueil pour les personnes persécutées à travers le monde.

Mais l'immigration souffre dans ce pays de l'affrontement de deux discours politiques extrêmes au milieu desquels les positions sereines et responsables ont du mal à s'imposer. D'un côté, est brandi le dogme de « l'immigration zéro » qui serait pourtant nuisible pour notre pays et impossible à satisfaire. Les chiffres de l'immigration régulière annuelle montrent que ce dogme n'a pas de contenu réel. Le gouvernement souhaite restaurer une approche sereine de l'immigration qui concilie l'accueil généreux des immigrés, notamment les personnes victimes de persécutions, et le renforcement de la lutte contre les filières de l'immigration clandestine sans laquelle un accueil de qualité n'est pas possible.

A cet effet, il propose une réforme d'ensemble dont le premier volet consiste en une réforme des procédures d'asile et le second volet comporte un certain nombre de dispositions relatives à l'entrée et au séjour des étrangers en France et à la lutte contre l'immigration clandestine. Le délai de trois années de résidence régulière en France pour pouvoir accéder, éventuellement, à la carte de résident est étendu à cinq ans relatifs au statut des ressortissants de pays des tiers résidents de longue durée. Aux conditions déjà requises pour l'obtention d'une telle carte, qui n'est pas délivrée de plein droit, à la différence de celle délivrée en particulier l'existence d'une activité professionnelle et l'intention de s'installer durablement en France, est ajoutée à une condition relative à l'intégration de l'étranger dans la société française.

La carte de résident est délivrée aux étrangers titulaires depuis cinq ans d'une carte de séjour temporaire délivrée sous réserve de l'intégration de l'étranger dans la société. le Conseil de l'Union européenne, qui généralise au plan communautaire, le système des amendes aux transporteurs, pour contraindre ces derniers à s'assurer que les personnes transportées sont en possession des documents requis pour l'entrée et la circulation dans les Etats membres, en application des stipulations de la convention de Schengen. Ce dispositif existait déjà dans l'ordonnance de 1945, seul le seuil du montant maximal de l'amende est modifié. Il est porté, en application de la directive précitée, de 1500 à 5000 euros. Les infractions commises à l'occasion du transit sont également expressément visées.

Une liste de catégories d'étrangers

Cette liste comprend les étrangers nés en France ou vivant en France depuis au plus l'âge de 13 ans, les étrangers qui résident régulièrement en France depuis plus de 20 ans, les étrangers qui résident régulièrement depuis plus de 10 ans et qui y ont fondé une famille, soit du fait d'un mariage avec un ressortissant français ou avec un ressortissant étranger qui vit en France depuis son enfance, soit du fait de la naissance d'enfants français. Par ailleurs, les mesures de reconduite à la frontière prévues devront désormais avoir été prononcées depuis moins d'un an pour servir de base légale au placement en rétention.

L’acquisition de la nationalité française pour l'étranger condamné à une peine d'emprisonnement ferme de six mois quel que soit le délit commis. A cette fin, le texte tire explicitement les conséquences, en matière de nationalité, des procédures de réhabilitation et de suppression des condamnations du casier judiciaire. Cette disposition est en cohérence avec la réforme de la législation relative à l'expulsion et à l'interdiction judiciaire du territoire français.

« En aucun cas, le refus d'entrée ne peut donner lieu à une mesure de rapatriement contre le gré de l'intéressé avant l'expiration du délai d'un jour franc. Le refus d'admission sur le territoire est notifié par un procès-verbal dressé par un officier de police judiciaire, un agent de police judiciaire ou par le chef de service de contrôle aux frontières ou par un fonctionnaire désigné par lui, titulaire au moins du grade de brigadier. L'étranger est invité à indiquer sur ce procès-verbal s'il renonce au bénéfice du délai d'un jour franc. Il est réputé y renoncer lorsqu'il refuse de signer le procès-verbal. »

Toute violation de cette interdiction sera punie d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 30 000 euros. L'interdiction du territoire français pour une durée de dix ans. « L'interdiction du territoire français entraîne de plein droit la reconduite du condamné à la frontière, le cas échéant, à l'expiration de sa peine d'emprisonnement ».

En cas de condamnation pour les infractions prévues au tribunal, on pourra prononcer la confiscation de tout ou partie des biens des personnes morales condamnées, quelle qu'en soit la nature, meubles ou immeubles, divis ou indivis. 

Par ailleurs, sans préjudice des dispositions de l'alinéa précédent, les motifs de l'arrêté d'expulsion donnent lieu à un réexamen tous les cinq ans à compter de la date d'adoption de l'arrêté. Ce réexamen tient compte de l'évolution de la menace que constitue la présence de l'intéressé en France pour l'ordre public, des changements intervenus dans sa situation personnelle et familiale et des garanties de réinsertion professionnelle ou sociale qu'il présente, en vue de prononcer éventuellement l'abrogation de l'arrêté.

A défaut de notification à l'intéressé d'une décision explicite d'abrogation dans un délai de deux mois, ce réexamen est réputé avoir conduit à une décision implicite refusant l'abrogation. Cette décision est susceptible de recours dans les conditions prévues de la justice.

Sètè Traoré

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MALI-FRANCE

Gouvernance et recherche en sciences sociales

Bamako et Paris ont choisi le renforcement des capacités pour mieux asseoir leur coopération. La signature de deux accords de plus d’un milliard de F CFA sur la gouvernance et la recherche en sciences sociales et humaines, le 12 janvier 2009 inaugure cette nouvelle approche.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, et l’ambassadeur de France au Mali S. E. Michel Reverand De Menthon, ont procédé le lundi 12 janvier à Koulouba à la signature de deux conventions de financement des projets « renforcement de la gouvernance démocratique au Mali » et « soutien aux recherches en sciences sociales et humaines ».

D’une enveloppe de plus d’un milliard de F CFA, les deux conventions sont, aux dires du ministre, d’une importance capitale, tant les domaines concernés représentent des « préoccupations » du gouvernement.

Le premier projet, « renforcement de la gouvernance démocratique au Mali », vise à soutenir le Programme national de reforme de l’Etat dans le cadre d’un processus participatif à travers la facilitation de la création d’un espace public de dialogue, d’observation et d’échange d’expérience sur les questions de gouvernance démocratique au Mali…

Le deuxième, « soutien aux recherches en sciences sociales et humaines », est destiné à pallier l’insuffisance de moyens adéquats des équipes locales de chercheurs en sciences sociales et humaines. « Cet appui leur permettra d’assurer une meilleure connaissance du Mali et de contribuer à la production scientifique internationale », ont soutenu les parties maliennes et françaises.

La signature de ces conventions, en présence du ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré, traduit, selon l’ambassadeur de France au Mali, la volonté de nos deux pays de mieux situer leur coopération, axée sur le renforcement des capacités. Parlant des domaines concernés, S. E. De Menthon dira que son pays a essayé de trouver une approche plus originale afin de se démarquer de ce que font les autres partenaires techniques.

Amadou Waïgalo

 

Quand l’immigration s’en mêle

A la cérémonie de signature des conventions, l’ambassadeur de France au Mali n’a pas pu s’empêcher de faire allusion à l’échec des négociations sur la signature de l’accord sur les flux migration que le Mali a refusé de signer la semaine dernière. «  La France n’a jamais eu l’intention de faire une quelconque pression sur la Mali pour signer un accord », a précisé Michel Reverand De Menthon, arguant que c’est une relation de partenariat qui lie le Mali à la France.

A. W.

 

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RETROUVAILLES DU MOUVEMENT DEMOCRATIQUE

Intervention de Soumeylou Boubèye Maïga, Adéma association

Aux retrouvailles du Mouvement démocratique, organisées samedi 10 janvier 2009 au CICB, Soumeylou B. Maïga, figure de la lutte pour un Mali démocratique, a fait une brillante intervention que nous vous proposons ci-dessous.

« Le 30 décembre 1990, grâce au courage, à la détermination et à l’unité d’action des patriotes et démocrates, la lutte de notre peuple pour la démocratie pluraliste a pris un tournant décisif qui a abouti, moins de trois mois plus tard, à la chute du régime de parti unique.

Ce jour-là nous disions que le peuple « ne veut plus continuer à subir passivement son sort mais tient à imposer sa volonté », qu’il était « désormais résolu à dénoncer et à combattre tout ce qui, jusque-là, avait été douloureusement subi et craintivement tu » et que « les Maliens ne se laisseront plus ni manipuler ni intimider ».

De fait, notre conquête démocratique demeure à jamais identifiée par une éthique de générosité, de sacrifice, de fermeté et de bravoure. C’est pourquoi en cet instant je voudrai rendre hommage à tous ceux dont la constance et le courage nous ont permis d’être là aujourd’hui. Parmi ceux qui nous ont malheureusement quittés depuis cette date mémorable du 30 décembre 1990, à laquelle ils avaient tant contribué, je voudrai citer Abderhamame Baba Touré, Kadari Bamba, Halidou Touré, Mamadou Lamine Traoré, Kissané Doumbia, Paul Gaetan Sidibé, Abdoulaye Barry, Issiaka Tembiné, Adama Sékou Kansaye, initiateur de l’ADVR.

Depuis le 30 décembre 1990, que de chemin parcouru. Le parti unique n’a plus d’adeptes même si d’aucuns s’accommoderaient bien du monopole et du monolithisme de fait. Le multipartisme intégral pour lequel nous nous sommes battus est une réalité même si à l’expérience la quantité n’est pas nécessairement un critère d’un ancrage démocratique de bonne qualité et de vitalité de la vie politique. Tant il est vrai que les repères sont passablement brouillés en raison, notamment, de la fragmentation de l’espace politique, de la prolifération et de la faiblesse des partis politiques dont, la plupart sont, du fait de leur origine essentiellement électorale, plus des outils de marchandage que des porteurs d’un quelconque projet.

Au gré des fortunes électorales nous avons enregistré des avancées incontestables, forcément fragiles, quelquefois réversibles dans une démocratie en voie de consolidation. Mais grâce à notre capacité collective, nous avons pu préserver l’essentiel. C’est dire que nous sommes convaincus que le jalon que nous posons aujourd’hui doit s’insérer dans une démarche irréversible de relance de la réflexion et de l’action collectives pour une renaissance démocratique. Parce qu’il y a une irrépressible aspiration à l’unité d’action des forces démocratiques dans un espace d’écoute et de concession mutuelles pour que la démocratie se consolide grâce aussi à sa capacité à créer les conditions d’épanouissement pour tous.

En dépit des confrontations, quelquefois brutales, qui ont jalonné nos relations, nous sommes convaincus que nous avons en nous suffisamment de force, de ressources et de conviction pour reconstruire la confiance en notre capacité collective à bâtir une société juste, solidaire, en mouvement vers l’avant au bénéfice du plus grand nombre.

Aujourd’hui comme hier, les problèmes institutionnels et les questions politiques sont au cœur des préoccupations parce qu’il y a une claire conscience que c’est de leur juste résolution que dépend la capacité du leadership à relever les défis et à faire face aux enjeux. Et aujourd’hui comme hier, la qualité du fait partisan constitue à la fois le problème et la solution.

Nous demeurons naturellement convaincus qu’il n’y a pas de démocratie sans pluralisme, qu’il n’y a pas de démocratie sans partis politiques forts, identifiés par leur projet, leur ancrage dans la société, leur proximité avec les citoyens et qui sont seuls capables de garantir une vie démocratique qui se développe dans les institutions républicaines.

Notre parcours de lutte commune, nous avons le potentiel pour être une force de changement. Car, hier comme aujourd’hui, notre mission est la même : assurer, dans la fidélité à nos idéaux, la stabilité de notre démocratie, promouvoir le développement de notre pays dans la solidarité et la justice sociale.

Nous devons naturellement faire attention à la tendance systématique à s’offusquer et à s’indigner de toute forme d’expression différente ou critique, à créer un climat de radicalisation quelquefois artificiellement suscité et entretenu.

Il nous suffit simplement d’avoir toujours à l’esprit la leçon du 30 décembre 1990 : avec mesure, humilité et fermeté, gardons la nuque raide sur nos convictions ».

 

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GOUVERNANCE DU SPORT

Mieux impliquer les collectivités locales

L'importance du sport aujourd'hui, comme le disait Mme Marie-George Buffet (ancienne ministre des Sports de la France), « se mesure aussi à sa place grandissante dans l’imaginaire collectif ». Ce qui fait, aujourd’hui, de la gouvernance du sport un défi majeur. C’est une équation dont les inconnues ne cessent de se multiplier. Qui doit financer le sport ? Pour quelle finalité ?... En France, une conférence nationale du sport a planché sur ces questions.

La première Conférence nationale du sport s’est tenue le 20 novembre 2008 à la « Maison du sport français » (siège du Comité national olympique et sportif français, Cnosf). Les principaux acteurs du sport français (mouvement sportif, Etat, collectivités territoriales, entreprises…) s’y sont réunis afin d’envisager ensemble, l’orchestration de la gouvernance sportive de demain.

Cette première Conférence nationale du sport s’était dessinée dès 2006 lors de la préparation du Livre blanc du Cnosf (la raison du plus sport) qui réaffirmait les positions et contributions du Mouvement sportif français sur de nombreux sujets, tels que l’économie, le développement, le haut niveau…

Elle avait pour objectif de faire échanger les différents acteurs du sport en vue d’affiner la synergie nécessaire des apports de chacun au bénéfice du sport, sujet d’intérêt commun. Il s’agissait, en effet, selon les propres mots adressés à l’assemblée par Henri Sérandour, président du Cnosf, « d’approfondir nos relations, de concevoir d’autres manières de les développer et de valoriser leur indispensable complémentarité, d’agir ensemble de façon mieux orchestrée, notamment en terme de gouvernance et de financement ».

En effet, a rappelé M. Sérandour, « nous œuvrons au quotidien pour le bien du sport, mais nous le faisons souvent les uns à côté des autres, plus rarement à l’occasion d’exercices obligés, les uns avec les autres ». Or, défend-t-il, « le premier objectif de la gouvernance est d’apprendre à vivre ensemble et à gérer pacifiquement la maison commune ».

Aujourd’hui, la maxime « Qui paye commande » est toujours de rigueur dans la gouvernance du sport dans le monde. Alors que, d’après de nombreux spécialistes du management sportif, cette règle ne renvoie pas à « l’équivalence des échanges réels entre les partenaires ». Et pourtant, l’évolution actuelle des activités sportives milite en faveur d’une participation de toutes les entités à la vie du mouvement sportif afin que soient respectés leurs intérêts et leurs avis dans son organisation et son fonctionnement.

La gouvernance : une responsabilité à partager !

Pour le président du Cnosf, « dans un souci d’efficacité et de cohérence, la gouvernance doit être partagée. Elle ne doit pas reposer sur une séparation des territoires d’intervention des différents acteurs, mais bien sur la combinaison des spécificités de chacun selon des modalités de régulation empreintes des principes de subsidiarité et de suppléance ». C’est dans cette logique que le ministre de la Jeunesse et des Sports du Mali, Hamane Niang, inscrit sa politique depuis sa nomination le 3 octobre 2007.

En matière de gouvernance partagée, le mouvement sportif est sans doute le mieux placé pour donner le meilleur exemple car, même si les disciplines individuelles se multiplient, le sport fait avant tout appel au collectif. Il n’y a pas de grands sportifs, quelle que soit la discipline, sans l’assistance d’une équipe efficace. Il est donc temps d’instaurer une nouvelle gouvernance synonyme « d’une plus grande synergie pour les interactions entre le mouvement sportif et les acteurs institutionnels et privés qui contribuent à la réalité du sport d’aujourd’hui ».

Dans des pays comme le Mali, cela doit se traduire par l’implication de nouveaux acteurs telles que les collectivités territoriales. Il faut amener celles-ci à comprendre qu’elles doivent assumer le rôle de coordinateur de l’action territoriale, de catalyseur, de régulateur de l’intervention publique dans le sport, d’animateur des schémas de cohérence et d’observateur des besoins.

Une compétence classique des collectivités

« Le sport n’entrant pas dans le champ de compétence réelle des régions, il prend toutefois une part importante au sein de leurs compétences classiques : éducation, formation, emploi, aménagement du territoire, environnement, aménagement du territoire… » , a souligné Thierry Philip, vice-président de la commission sport de l’Association des régions de France. C’était lors de la première Conférence nationale sur le sport en France.

Pour cet expert, « le sport n’est pas un champ clos. Il concerne la quasi-totalité des politiques régionales et fait des régions des acteurs incontournables de la gouvernance du sport pour que les dynamiques de décisions ne viennent pas seulement du haut, mais également du bas ». Au Mali, le ministère de la Jeunesse et des Sports est conscient de cette nécessité car il prépare actuellement une nouvelle base à la pyramide des sports dans le pays. Celle-ci est constituée du sport de masse, du sport militaire et du sport scolaire et universitaire.

A part les militaires, cela fait appel inexorablement à l’implication des collectivités locales. Ce nouveau partenariat autour du sport à la base est d’ailleurs en train de prendre corps dans le district de Bamako autour de la gestion des terrains de proximité qui ont reçu la visite du ministre accompagné des élus et des associations de jeunes.

Ce nouveau partenariat fait appel à une notion clef : intercommunalité ! Par la mutualisation, comme l’a souligné un expert, « ce système de gestion apparaît notamment comme une condition de survie du sport, en particulier dans le monde rural ». Ce facteur d’équité territoriale ne sera néanmoins efficace que lorsqu’on résoudra en amont des obstacles comme le poids de la commune, la méfiance mutuelle et, bien sûr, les questions financières et de gouvernance. Il conviendrait alors de substituer au dualisme Fédérations/Etat, une vraie démarche de coproduction impliquant les collectivités territoriales et d’adopter une réelle dimension horizontale avec une vision globale des problématiques sportives.

La partition du secteur privé

En plus des collectivités territoriales, la nouvelle gouvernance du sport passe aussi par l’implication des partenaires économiques privés. Toutefois, cette implication ne doit pas être une ingérence dans la mission régalienne des structures traditionnelles de gouvernance du sport. Comme l’a souligné Mme Reynes, une experte en la matière, « il serait illusoire, voire dangereux d’attendre que le secteur privé pallie une diminution des subventions de l’Etat à des fins de service public. Chacun son rôle. Il serait déraisonnable de diminuer l’effort public en l’absence de tout palliatif ».

La présidente de la Fifas a, d’autre part, souhaité approfondir la proposition du Cnosf concernant l’encouragement du mécénat sportif. En particulier, Mme Reynes souhaite que soit portée une attention toute particulière à l’exploration du potentiel des PME et au financement des initiatives locales. Son souhait final, afin de prévenir le cloisonnement des initiatives, est d’éviter le retour à une structure pyramidale qui ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui. En cela, la vision de Mme Reynes rejoint celle du ministre Hamane Niang.

Le sport moderne se dirige « vers un nouveau partage des responsabilités, une meilleure répartition des moyens, une coopération indispensable pour que la pratique, animée au quotidien par le mouvement sportif, soit accessible au plus grand nombre ». Une dimension prise en compte par le ministère de la Jeunesse et des Sports dans sa quête d’une politique sportive plus conquérante et plus équitable.

Gageons que, pour une fois, les autres acteurs vont oublier les intérêts personnels pour s’inscrire dans cette logique afin d’éviter au Mali de prendre en marche le train de la nouvelle gouvernance du sport au Mali.

Vieux Georges

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LES AIGLONS A LA CAN JUNIOR

Djibril Dramé confiant malgré des absences

Mis en difficulté après les forfaits de certains éléments clés de son dispositif, dont Bassirou Dembélé, pour disputer la Coupe d’Afrique junior qui donnera son coup d’envoi dimanche à Kigali (Rwanda), l’entraîneur des Aiglons, Djibril Dramé, garde confiance et veut désormais s’en remettre aux joueurs qu’il a sous sa main.

« Je ferai de mon mieux avec le groupe dont je disposerai »  ! C’est ce qu’a affirmé Djibril Dramé peu avant le départ de son équipe pour Bujumbura (Burundi) où elle doit mettre les derniers réglages avant la Can junior. Après le regroupement de Kabala, ponctué de matches amicaux contre les clubs de Ligue 1, dont le Djoliba, la sélection nationale s’est envolée le 5 janvier 2009 pour la capitale burundaise.

Sur place, les protégés de Djibril Dramé ont déjà livré deux matches amicaux. Ils ont remporté le premier test par 2-1 contre l’Athletic du Burundi. Leur seconde sortie s’est soldée par un nul de 1-1 contre le Vitalo Club. Ces deux formations évoluent en première division burundaise. La 3e et dernière sortie des Aiglons était prévue le mardi 13 janvier 2009. De sources fédérales, c’est demain jeudi 15 janvier 2009 que la sélection nationale junior de football doit s’envoler pour Kigali où elle évoluera dans la poule A en compagnie du Rwanda (pays organisateur), du Cameroun et du Ghana.

Après le stage du Bujumbura, l’ex-entraîneur de l’Etoile sportive de Darsalam (ESD) et de l’Asko a une idée claire de la valeur de ses poulains « Notre ambition est de faire honneur au peuple malien avec un bon parcours », avait indiqué Djibril Dramé sur une radio de la place.

Le dernier regroupement de Bujumbura a permis à Djibril Dramé de dresser sa liste définitive. Au finish, 18 joueurs ont été retenus sur les 20 du départ, dont six expatriés. Ainsi, Adama Touré (Stade malien de Bamako) et Bourama Sagara (AS Bakaridjan) ne font pas partie de l’expédition rwandaise.

Il faut souligner que le choix du groupe, de son adjoint (Mbaye Bah à la place de Mamoutou Kané dit Mourlé empêché) et la mise à l’écart de Sambou Yattabaré ont fait l’objet de vives critiques de certains médias, dont RFI à travers son correspondant sportif dans notre pays, Mamadou Kaloga.

Malgré ces difficultés, Djibril Dramé garde espoir pour cette compétition dont il va disputer le match inaugural face au pays organisateur, le Rwanda.

Boubacar Diakité dit Sarr

 

Liste des joueurs retenus

Gardiens : Ibrahim Bosso Mounkoro et Adama Kéita (Asko)

Défenseurs : Adama Traoré (PSG, France), Moussa Guindo (Nancy, France), Morimakan Koïta (COB), Aboubacar Magassa (CSK), Souleymane Diabaté (Jomo Cosmos), Malamine Mariko (CS Duguwolonfila)

Milieux de terrain : Ousmane Diarra, Drissa Fané, Cheick Oumar Ballo (Asko), Boubacar Sylla (Stade malien de Bamako), Moctar Fall (Onze Créateurs) et Samba Sow (Racing club de Lens, France)

Attaquants : Seydou Simpara (Asko), Boubacar Bangoura (Espérance de Tunis), Boubacar Sissoko (ASB) et Yacouba Diarra (Etoile sportive de Sousse)

 

 

 

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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