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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 13 Janvier 2009

 

BOURSES D’ETUDES POUR LA FRANCE

Le calvaire des postulants

Les entretiens de sélection des postulants aux bourses d’études pour la France prévus pour ce mois de janvier ont été annulés. De quoi semer le doute dans l’esprit d’étudiants désireux de poursuivre leur cursus au pays de « l’immigration choisie ».

Campus France est un service de l’ambassade de France au Mali dédié aux Maliens et aux étrangers résidant au Mali, titulaires ou futurs titulaires d’un bac malien, français ou étrangers et qui souhaitent poursuivre leurs études en France.

Depuis plusieurs jours, un concours de sélection des dossiers des postulants est ouvert. Et Campus France est chargé de recenser tous les dossiers qui doivent notamment comporter 2 copies de chaque diplôme ou attestation, autant de bulletins de notes, de relevés du bac.

De plus, les postulants sont astreints au paiement de 45 000 F CFA non remboursables et représentant le traitement d’un dossier par Campus France Mali. Aussi, le tarif de demande de visa étudiant est de 35 000 F CFA non remboursables. L’annonce de l’ouverture d’une sélection sur dossier donnant la possibilité de poursuivre des études supérieures en France n’a pas laissé indifférents des postulants.

Ils sont des dizaines d’étudiants ou bacheliers à prendre d’assaut chaque jour Campus France pour le dépôt de leur dossier en vue de leur sélection dans l’espoir de bénéficier d’une formation de deux à quatre ans en fonction de la filière choisie.

Mais il faut dire que Campus France qui a pour vocation de faciliter la mobilité des étudiants en les accompagnant dans l’ensemble de leurs démarches, en leur offrant une gamme complète de services, information sur les études en France a, aujourd’hui tendance à perdre la confiance de certains postulants.

Incertitudes

La raison ? Selon nos informations, nombreux sont des postulants qui se sont acquittés des frais de traitement de dossiers, mais qui attendent en vain leur participation à un entretien de sélection qui, apprend-on, a été reporté.

« J’ai déposé mes dossiers à Campus France aussitôt après avoir appris la nouvelle de l’ouverture d’un concours de sélection sur leur site. De même, je me suis acquitté des frais de traitement du dossier qui s’élèvent à 45 000 F CFA non remboursables. Mais aux dernières nouvelles, il nous est revenu que les entretiens de sélection des postulants prévus pour ce mois de janvier ont été reportés » , raconte un étudiant.

Pour un autre, l’annulation des entretiens à la dernière minute n’est pas un problème en soi. Mais, à l’entendre, le hic réside au niveau du fait qu’aucune raison valable n’a été avancée par les responsables de Campus pour expliquer le bien-fondé de ce report. Ces derniers, indique t-on, se sont simplement contentés de dire que la mesure émane des autorités françaises.

« A l’instar de plusieurs jeunes j’ai déposé mes dossiers à Campus France. Après quoi, j’ai été invité au paiement de 45 000 F CFA au niveau du CCF. L’entretien de sélection était programmé pour ce mois. Et s’il s’avérait concluant, la voie était ouverte pour les études à Paris. Mais quelle ne fut ma surprise d’apprendre qu’il a été remis à tard sinon probablement à février prochain » , se plaint un interlocuteur.

Partagés entre espoir et scepticisme, des postulants affirment que ce report n’augure pas de bonnes perspectives. De plus en plus, des postulants pensent que l’opération est devenue un fonds de commerce pour ses initiateurs d’autant plus qu’il n’y a point de possibilité, pour eux, de rentrer en possession du montant versé.

En attendant, le déblocage de la crise, des postulants continuent de faire le pied de grue devant Campus France. Qui pour déposer ses dossiers, qui pour s’assurer de la date de l’interview.

Mohamed Daou

 

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INSECURITE AU NORD

Les boucs émissaires

L’insécurité, qui sévit au nord de notre pays à travers les attaques du groupe d’Ibrahim Ag Bahanga, exacerbe la jeunesse notamment le Cadre de réflexion et d’action des jeunes (Craj). Cette association appelle à travers des tracts au réveil des consciences.

«  A bas Kadhafi, parrain des bandits et mercenaires » , « Non au retour des bandits et mercenaires dans l’armée » : telles sont quelques-uns des affiches et tracts que les Bamakois découvrent présentement sur des places publiques et artères de la capitale.

Ces slogans hostiles au dirigeant libyen et qui dénoncent le laxisme de nos plus hautes autorités dans la gestion du problème du Nord seraient l’œuvre du Cadre de réflexion et d’action de la jeunesse (Craj). En effet, la crise au nord est devenue une affaire qui préoccupe particulièrement les jeunes qui voient en elle un handicap majeur au développement du pays et particulièrement des régions du Nord.

Ce mécontentement d’une partie de la jeunesse malienne, supposée proche du président de la République, n’est pas fortuit. Il traduit le ras-le-bol de la jeunesse face à une gestion laxiste du groupe de Bahanga par le pouvoir et une allégeance de l’Etat malien à la Libye et le Frère Guide de la Jamahiriya.

Jusqu’à une date récente, les Maliens, particulièrement les jeunes, éprouvaient une grande sympathie pour le Frère Guide de la révolution libyenne. En témoignent les accueils chaleureux que cette jeunesse lui avait toujours réservés lors de ses visites au Mali.

Sur le plan de la coopération, la Libye est un partenaire indéniable du Mali en matière de coopération sud-sud. Elle contribue au développement du Mali à travers d’importants projets comme l’irrigation de milliers de terres à l’Office du Niger, le financement des travaux de la Cité administrative devant abriter des départements ministériels, la gestion des ex-hôtels de l’Amitié et du Kempinsky, etc.

Mais, faudra-t-il pour autant fermer les yeux sur le fait qu’il apparaît de plus en plus clair que Bahanga et sa cohorte de tueurs ont de soutiens en Libye ? Si dans le discours tenu au peuple, notre « ami » du bord de la Méditerranée semble s’impliquer activement du côté des autorités dans la recherche de solution, dans la pratique et dans les faits tel ne semble pas être le cas.

D’où ces messages quelque peu inamicaux du Craj et qui véhiculent, n’ayons pas peur des mots, un sentiment quasi-général. Car comment comprendre qu’un Etat souverain puisse accepter de négocier avec des bandits ou des narcotrafiquants ? Quelle armée républicaine accepterait en son sein des bandits ou narcotrafiquants ?

Si ce n’est pas encore le désamour entre le peuple malien et le dirigeant libyen, le Craj, lui, prend désormais ses distances.

Denis Koné

 

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MALVERSATIONS ET ABUS DE POUVOIR DU VEGAL

Pourquoi la chienlit ?

Le Vérificateur général ne rend plus service à son institution qu’il jette en pâture. Sa décision controversée de se séparer de certains de ses collaborateurs et sa gestion calamiteuse des fonds publics projettent une mauvaise image de l’Etat de droit au Mali au vu et au su du premier magistrat de la République.

Le président ATT se plaît à rappeler que l’idée de la création du Bureau du Vérificateur général au Mali lui est venue lors d’un séjour au Canada. En l’instituant dans notre pays par la loi n°0030-025, il voulait en même temps bâtir sa politique sur la transparence dans la gestion des affaires publiques. Mais s’il veut encore lui donner une once de crédibilité, il ne lui reste qu’à faire appliquer l’article 5 de la même loi qui prévoit la démission du Végal en cas de faute grave.

Les frasques de l’actuel titulaire du poste, sa gestion douteuse des ressources publiques et son mépris des intérêts de l’Etat militent de nos jours en faveur de son limogeage. Toute indifférence de la part du premier magistrat de la République prouve que Sidi Sosso Diarra est en mission commandée et qu’il est contraint de se débarrasser de ses collaborateurs pour, en retour, bénéficier d’avantages indus.

Le combat qui l’oppose à des fonctionnaires en service au Bureau du Végal ne valait pas la peine d’être mené si Sidi Sosso Diarra avait tenu compte des dispositions législatives et réglementaires en matière de mise en « détachement » ou « disponibilité » de fonctionnaires. Du point de vue du droit administratif, « la disponibilité est la position du fonctionnaire autorisé à suspendre l'exercice de ses fonctions pour des motifs d'intérêt personnel » .

La disponibilité est donc la position statutaire de l’agent public, qui cesse, pour un moment, de travailler pour l’Etat, pour s’occuper de ses affaires personnelles. L’agent en disponibilité n’est pas dans ce cas rémunéré sur le budget d’Etat.

Quant au détachement, c’est « la position du fonctionnaire qui est autorisé à suspendre l'exercice de ses fonctions en vue d'occuper momentanément, pour des motifs d'intérêt public, un emploi non prévu dans les cadres organiques des administrations de l'Etat ».

Les agents publics que le Végal ne veut plus sentir, exercent bien une mission de service public, car c’est bien une mission de service public que le Végal lui-même et son bureau accomplissent. La Section administrative de la Cour suprême, l’a rappelé dans l’arrêt n°144 qu’elle a rendu le 13 septembre 2007.

Dans sa lettre n°348/2008/BVG du 12 novembre 2008 adressée au ministre du Travail, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Etat, le Végal soutient qu’il n’a fait aucune demande de détachement de fonctionnaires comme l’exige la loi et que, par conséquent, il se trouve dans l’obligation de les remettre à leur département d’origine.

Dans sa lettre n°349/2008/BVG du 14 novembre 2008, adressée au ministre de la Défense et des Anciens Combattants, il affirme avoir uniquement formulé des demandes de mise en disponibilité et non de détachement concernant les Officiers Adama Tounkara et Hassim Coulibaly, et pour cela fait référence à sa lettre n° 258/2006/BVG du 25 octobre 2006.

L’arroseur arrosé

Dans sa lettre n°350/2008/BVG du 14 novembre 2008 adressée au ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, il fait valoir que le Bureau du Vérificateur général ne dispose d’aucune pièce administrative relative à la position du commissaire principal Moussa Ag Infahi.

Dans sa lettre n°352/2008/BVG du 27 novembre 2008, adressée au ministre de la Justice, garde des Sceaux, il évoque que les magistrats en service au Bureau du Vérificateur général, cumulent ce statut avec un contrat de travail.

Ces arguments aussi divers que fallacieux, ont conduit Sidi Sosso Diarra à demander aux administrations concernées de reprendre les agents en question.

Face à la pression, le Végal soutient n’avoir jamais formulé de demande de détachement. Pourtant le 1er décembre 2004, il demandait, par lettre n°051/2004/BVG, au ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les institutions, le détachement des fonctionnaires Seydou Issa Traoré et Sambou Ladji Diaby, en écrivant : « Me référant aux dispositions statutaires en vigueur et à la note en date du 2 juin 2004 de la Primature dont copie est jointe en annexe, j’ai l’honneur de vous demander, de bien vouloir accorder à Seydou Issa Traoré n° mle 0104-826-W et M. Sambou Ladji Diaby, mle 435-85-X, une décision de détachement auprès du Bureau du Vérificateur général... »

Le 28 avril 2004, par lettres n°068/2005/BVG et n° 069/2005/BVG, il adressait respectivement au ministre de la Sécurité intérieure et de la Protection civile et au ministre de la Défense et des Anciens combattants, des demandes de détachement concernant le commissaire principal Moussa Ag Infahi et les officiers Adama Tounkara et Hassim Coulibaly.

Par lettre n°245/2008/BVG du 8 juillet 2008, il adressait au ministre de la Justice, garde des Sceaux, une demande de détachement des magistrats Daniel Amagoin Tessougué, Aser Kamaté et Moumouni Guindo, en écrivant ceci : « … Je vous saurai gré de bien vouloir, en application des arrêts n°144 et n°09 rendus par la Cour suprême (Section administrative) respectivement le 13 septembre 2007 et le 17 janvier 2008, mettre les susnommés en position de détachement et régulariser, ce faisant, leur situation administrative ».

Les différents arrêtés et décrets de détachement lui ont été notifiés, il les a non seulement imputés aux agents concernés, mais aussi, en a tiré les conséquences de droit, en restituant à ceux-ci, le trop perçu reversé par l’INPS, au titre des cotisations.

Le Végal avait un délai de deux mois pour attaquer ces actes s’il n’était pas d’accord. Il ne l’a pas fait, acquiesçant donc les réponses à sa sollicitation.

Le Végal qui est à deux ans de la fin de son mandat a attendu plus de quatre ans après sa première demande de détachement pour évoquer que le détachement des agents publics ne correspond plus à sa vision organisationnelle. Il est surprenant qu’il évoque « sa vision organisationnelle » qui ne peut en aucune façon violer les dispositions législatives et réglementaires.

Ni la loi qui institue le Vérificateur général, ni les décrets qui complètent ladite loi ne posent la condition de disponibilité pour servir au Bureau du Vérificateur général. Sidi Sosso Diarra est le seul à connaître les motivations de son choix pour la disponibilité. Les agents publics, sans aucune condition de mise en disponibilité, peuvent faire acte de candidature, et dès qu’ils sont retenus, ils occuperont momentanément, pour des motifs d'intérêt public, un emploi non prévu dans les cadres organiques des administrations de l'Etat.

La colère de Sidi Sosso Diarra vise quelques cadres qui sont pour lui des moutons noirs, parce qu’ils l’empêchent de faire ce qu’il veut. Les autres ne sont que des victimes collatérales. Ces cadres connus pour leur intégrité morale l’ont sans cesse rappelé à l’ordre.

Le Végal qui a passé quatre ans à étaler sur la place publique et sur fond d’humiliation les casseroles des cadres (douanes et impôts) qu’il qualifie de lit de la corruption a peur d'être rattrapé par l'histoire à cause de la gestion calamiteuse des fonds publics mis à sa disposition (le quotidien Les Echos avait donné vent de ces malversations dans un précédent numéro).

Abdrahamane Dicko

 

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ECOLE MALIENNE

Quand la médiocrité s’avère

S’il est vrai que l’obtention d’un bon « job » est conditionnée à une formation académique de qualité, les élèves et étudiants du Mali vont dorénavant assister impuissants au recrutement massif de leurs camarades de la sous-région, faute de formation de taille.

Plus de 3 mois après le Forum sur l’éducation, l’école malienne traverse une situation toujours difficile. Nul n’ignore que le niveau des élèves et étudiants ne fait que chuter d’année en d’année. Ceci est dû à la culture de la médiocrité calquée par les autorités en charge faute d’une vraie politique.

En effet, depuis quelques années, on assiste impuissamment aux années académiques inachevées « habillées » et validées avec des examens « promo » (repêchage à outrance au baccalauréat). En 2008, des enseignants pour seulement la satisfaction d’un certain intérêt ont préféré sacrifier l’année académique 2008. Qu’est-ce que ces enseignants vont nous réserver pour l’année académique 2009 qui vient de commencer ?

Aujourd’hui, les conséquences de la « foutaise » des enseignants sont incalculables. Dans un pays voisin, des bacheliers maliens de la session 2008 ont du mal à s’identifier parmi leurs camarades de la sous-région, faute de niveau. L’inscription leur a été tout simplement refusée. Que vaut le baccalauréat malien ?

Le médecin n’a pas prescrit la bonne ordonnance, le Forum sur l’éducation n’a pu véritablement trouver la plaie qui ronge le secondaire (les enseignants continuent avec leur mot d’ordre de non-évaluation). Avec l’ouverture de l’espace Uémoa, les frontières disparaissent, mais la frontière du jeune diplômé malien serait sa médiocrité à tous les niveaux, due à une formation dépourvue de contenu compétitif.

Il est indéniable que la majorité des Maliens qui se distinguent sur la scène nationale ou internationale n’ont pas commencé leurs études au pays ou les ont poursuivies à l’étranger dans les écoles de renommée internationale. Ce n’est pas un complexe d’infériorité, mais une réalité évidente.

Autant les ministres en charge de l’Education ne font que de la promenade sans rien penser dans ce désordre organisé, autant les professeurs ne s’occupent que de leurs revenus. Comme le médecin prescrit le sérum pour un malade sans savoir s’il est diabétique ou non, ça se passe au Mali de la même manière. Un mauvais cadre peut-être aussi une réalisation du PDES.

Un autre secteur qui coupe le sommeil aux Maliens, c’est le projet Apej. Instrument politique d’ATT, l’Apej qui n’est pas mal en soi dans certaines de ses actions ; information, orientation, opportunité d’embauche et expériences, est de plus en plus une boîte à récompense des jeunes bavards du Mouvement citoyen. Elle gagnerait pourtant à être plus responsable en mettant un peu de sérieux dans ses activités, en faisant la conception, le montage et le suivi de vrais programmes d’emploi et arrêter avec le développement de la précarité de l’emploi. A l’Apej, ça partage, ça traîne et ça manque d’idées.

Moussa Oumar Sidibé

(diplômé socio-anthropologie sans emploi)

 

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NEGOCIATIONS BLOQUEES

La grève en vue de la Coses

Les rapports entre l’Etat et la Coordination des syndicats des enseignants du secondaire (Coses) ne sont pas au beau fixe car les négociations ont, selon des enseignants, connu très peu d’avancée. D’où leur intention d’observer une grève les 3, 4 et 5 février 2009.

Dernièrement, les rumeurs faisaient état de la décision de la Coses de lever son mot d’ordre de non-évaluation et de rétention des notes qu’elle exécute depuis l’année derrière.

Tiémoko Dao a nié en bloc ces rumeurs. Au contraire, les enseignants durcissent le ton. La preuve, la Coses a déposé auprès du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, le 31 décembre 2008, un prévis de grève qu’elle entend exécuter les 3, 4 et 5 février 2009 si l’Etat ne se manifeste pas en faveur de la prise en compte de ses doléances. « Il y a eu peu d’avancée dans nos négociations », a argumenté M. Dao.

Il faut rappeler que les griefs formulés par la Coordination sont, entre autres, l'octroi d'une indemnité de logement aux travailleurs de l'enseignement secondaire, la levée des obstacles juridiques (promotion, formation, détachement, etc.), la relecture du décret n°03-324 du 6 août 2003 portant statut du personnel enseignant de l'enseignement fondamental et de l'éducation préscolaire et spéciale, la rémunération de l'évaluation modulaire et le payement effectif des rappels de l'incidence financière de l'augmentation de la valeur indiciaire et des avancements des professeurs contractuels au titre des années 2007 et 2008.

Aussi la Coses exige-t-elle l'application correcte des décrets n°00-598, n°00-599 du 4 décembre 2000 portant cadre organique des académies et des centres d'animation pédagogique (Cap).

Si c'est vrai que le Forum national sur l’éducation a été organisé pour trouver des solutions aux multiples crises qui handicapent notre système éducatif, l’éventuelle grève de la Coses risque de compromettre la bonne application de ses recommandations censées remettre l’école sur le chemin du travail et de la quiétude. Cela ne serait possible sans la complicité de tous les acteurs de l’éducation, notamment du corps enseignant.

Amadou Waïgalo

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MALI

Le peuple trahi

A trois nœuds des présidentielles de 2012, les rumeurs et supputations sur une éventuelle ouverture du mandat présidentiel animent tous les lieux publics (marché, travail, grin…) Ce qui apparemment n’a rien d’anormal si ce n’est le fait que des groupes se réclamant du chef de l’Etat se soient lancés dans une course effrénée à la conquête d’un support populaire en marge des partis politiques dans le but d’une relecture constitutionnelle en faveur d’un 3e mandat pour leur leader.

Pour paraphraser un éminent juriste et homme politique, Me Demba Diallo (paix à son âme), « l’homme et le pouvoir c’est comme la souris et le beurre : quand elle y rentre c’est son cadavre qui en sort ». Rares sont les hommes qui prennent le pouvoir et le laissent de leur plein gré ; ils ne le laisseront que la bouche ensanglantée « u ta bila fu da djolima » ; ce comportement n’est pas étonnant tant le pouvoir semble délicieux, mais il devient scandaleux lorsqu’il s’incarne à travers une personne qui a tellement haï le pouvoir jusqu’à qualifier les prétendants au pouvoir de fou et de dingue on s’en souvient toujours : « Fato ni lagalagato doron débè Mali fanga gnini ».

Ces groupes lancés à la quête de la révision de l’article 30 de la Constitution en faveur d’un troisième mandat ont conçu un plan opérationnel en deux phases dans lequel les tâches sont soigneusement réparties entre les responsables :

Phase 1 : présence quasi-permanente auprès des populations à la base à travers inaugurations et campagnes d’explication du PDES du chef de l’Etat par de simples associations en dehors des départements ministériels et des représentants de l’Etat ; la responsabilité de cette tâche est confiée au Mouvement citoyen et au Cub des amis d’ATT.

Phase 2 : le torpillage des partis politiques. Cette tâche est confiée à certains organes de presse.

L’Adéma est et demeure un parti ouvert à tous ceux qui souhaitent participer à la construction nationale, selon les valeurs de ce parti.

A l’Adéma/PASJ, nous ne nous laisserons pas divertir et nous ne céderons pas à la provocation. Aujourd’hui, la priorité, pour nous, c’est comment gérer avec responsabilité la crise du Nord où nos vaillants soldats et paisibles populations sont en train de mourir non pas par lâcheté ou par incompétence mais par laxisme et par insouciance politique, c’est aussi comment soigner l’école malienne et ramener une vie politique saine et respectueuse de la différence et la contradiction.

Occulter ces préoccupations nationales, serait un crime de lèse-majesté et une haute trahison du peuple par ceux qui les occulteront au profit d’intérêts sordides et inavoués. Ils trouveront le peuple sur leur chemin le moment venu. A bon entendeur… !

Daouda Diarra

(militant Adéma/PASJ à Ségou)

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Première victoire du Stade malien

La 5e journée du championnat national de ligue1 a pris fin dimanche. Elle a été marquée par la première victoire du Stade malien de Bamako, de la première défaite du COB et du premier point d’Al Farouk.

Les Boys du Centre Salif Kéita (CSK) ont obtenu une éclatante victoire devant l’Association sportive de Bamako (5-0) et conforté leur position de leader avec 13 points (+10). L’équipe de Hérémakono en a fait de même. En effet, le Djoliba a fait sensation face au Onze Créateurs (3-0). Avec cette victoire, les poulains d’Alou Badra Diallo « Conti » rassurent leurs supporters à quelques semaines du début du tour préliminaire de la Ligue africaine des clubs où ils affronteront les Sénégalais de la Casamance Sport.

Avec 10 points à leur compteur, les Rouges prennent position dans la course au titre de leader. Tout un signe avant la confrontation qui les opposera au CSK le dimanche prochain pour le compte de la 6e journée. Leader avec 13 points, le CSK s’est réveillé au bon moment pour conserver son fauteuil. Les Rouges, eux, en ont profité aussi pour prendre les commandes des opérations. Et même s’ils sont à trois points du leader, il n’empêche qu’ils doivent d’abord se contenter de cette place de dauphin qui finalement semble leur coller à la peau depuis le début la compétition.

A Hérémakono, on explique le bon comportement de l’équipe lors de cette journée par le règlement des primes. Ce règlement a été rendu possible grâce au paiement de la prime de signature de son défenseur, Boucader Djidan Diallo, qui s’est engagé pour 4 ans pour un montant de 65 millions de F CFA au club soudanais d’El Merriehk.

Mais il n’y a pas que le Djoliba qui fasse la bonne affaire de la journée. Le Stade malien de Sikasso et son homonyme de Bamako en ont aussi tiré profit. Les Sikassois, victorieux de la formation de Korofina (4-2) remontent à la 4e place. Les Blancs de Bamako, eux, se sont imposé (1-0) devant le COB et obtenu leur première victoire de la compétition.

La situation devient plus critique pour les Verts. Néanmoins, ils restent 3e à deux points du second et cinq du leader. A signaler qu’après un bon départ, la formation de Korofina a du mal à enchaîner depuis deux journées des bons résultats. Depuis la 3e journée, l’Asko n’a plus gagné de match. A Tombouctou, les militaires de l’Usfas ont accroché Al Farouk de la localité. Et avec ce partage des points, l’équipe de la Cité des 333 Saints empoche son premier point du championnat.

En journée inaugurale, disputée vendredi au stade Mamadou Konaté, la JA s’est fait suprendre par Bakaridjan (1-1). Même résultat entre le Réal et le CSD pour le compte de la dernière rencontre de la journée au stade Modibo Kéita.

Après cinq journées disputées, des équipes comme l’Asko au niveau du classement, on observe le jeu des chaises musicales. Quand l’équipe de Korofina monte d’une marche aujourd’hui, elle redescend de deux marches le lendemain. La 6e journée s’annonce indécise et palpitante avec les oppositions CSK-DAC, JA-ASB et SMB-Onze Créateurs.

Boubacar Diakité Sarr

 

 

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