Les Echos du 08 Janvier 2009
TRAVAILLEURS COMPRESSES
Fin de cinq ans de combat
Après 5 années de revendication de leurs primes de licenciement estimés à 58 milliards de F CFA, les travailleurs compressés du Mali ont joué la solidarité en acceptant 5 milliards de F CFA.
Un protocole transactionnel a été signé entre les travailleurs compressés du Mali et l’Etat, le 17 novembre 2008. L’Association des travailleurs compressés du Mali (ATCM) et l’Union nationale des travailleurs compressés du Mali (UNTCM) étaient mercredi face à la presse pour lui faire part de ce protocole.
« L’Etat nous avait proposé 4 milliards de F CFA. De rencontre en rencontre, nous avons été obligés d’accepter ces 5 milliards F CFApar patriotisme. Les compressés sont d’accord pour les 5 milliards de F CFA. C’est pourquoi nous avons signé le protocole » , a expliqué Amadou Touré, le secrétaire général de l’ATCM. Il a poursuivi que l’Etat a promis de payer les 5 milliards en trois tranches : 1,5 milliard en 2008, 1,5 milliard en 2009 et 2 milliards en 2010.
Le conférencier regrette qu’à la date du 31 décembre 2008, l’Etat n’a payé que 750 millions de F CFA. « Comme d’habitude, l’Etat n’a pas honoré son engagement. Nous voulons que l’Etat paye le reliquat de 2008 et de 2009 ».
A la question de savoir si les travailleurs compressés vont agir en cas de non-exécution du protocole, M. Touré a répondu qu’ils sont confiants pour l’exécution du protocole, qui est aujourd’hui un souci pour les dirigeants des travailleurs compressés du Mali.
«Nous allons accepter douloureusement les 5 milliards F CFA. Nous allons partager douloureusement les 5 milliards F CFAet vider la cour de la Bourse de travail. Nous souffrons, mais d’autres souffrent plus que nous » , a ajouté le conférencier.
Cheick Oumar Sissoko, le secrétaire général de l’UNTCM, ajoute « qu’avec ce protocole, on met fin à 5 ans de combat. Toute chose à une fin. Il faut s’arrêter parce que le moment l’exige ».
Amadou Kéita, le président de l’UNTCM a indiqué que l’association allait commencer la distribution des 750 millions, parce que les compressés souffrent beaucoup.
Sidiki Doumbia
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FACE AUX MAUX DE LA NATION
ATT étale son impuissance
Le président de la République, ATT, recevait mardi les vœux de nouvel an des forces vives de la nation. Celles-ci n’ont pas tourné en rond pour dénoncer les maux qui minent notre société.
L’insécurité au nord et le banditisme dans les centres urbains, l’école, la mauvaise distribution de la justice, la vie chère, l’accès aux soins de santé… aucun mal de notre société n’a été omis.
Mais, ceux qui attendaient du chef de l’Etat des réponses idoines ont dû être désenchantés tant leur interlocuteur du jour donnait l’impression d’être incapable de résoudre les maux évoqués. ATT est apparu sur le petit écran comme dépassé par les événements.
Sur la question de l’école, le chef de l’Etat a ramené le tout à la mentalité du Malien. Et sur l’épineuse question du Nord, il a trouvé un bon alibi, celui du serment, d’aucuns diront le secret d’Etat pour envoyer les Maliens se promener. « J’ai déjà tout dit. Je ne reviendrai plus là-dessus. Je ne peux pas tout dire parce que j’ai prêté serment, mais nous obtiendrons la paix d’une manière ou d’une autre ».
Denis Koné
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L’UNICEF DOTE LES STRUCTURES DE LA COMMUNICATION
Pour affirmer les droits des enfants et des femmes du Mali
Au cours d’une cérémonie, le mardi 6 janvier 2009 dans l’enceinte du ministère de la Communication et des Nouvelles technologies, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a remis un lot de matériels et d’équipements à l’ORTM, au CNCM, à l’Urtel et au Recotrade, des structures de communication engagées dans l’affirmation des droits des enfants et des femmes au Mali.
Le lot, qui comporte deux véhicules, 11 motos tout terrain, du matériel informatique et des équipements de production et de diffusion radio/TV, est destiné aux nouvelles stations ORTM de Koulikoro, Tombouctou et Gao, au Centre national de la cinématographie du Mali, à des radios de proximité, membres de l’Union des radios et télévisions libres du Mali et au Réseau des communicateurs traditionnels. Ils ont coûté près de 75 millions de F CFA.
Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, ministre de la Communication et des Nouvelles technologies, a salué l’Unicef pour ce nouveau geste, témoignage, dira-t-elle, de l’excellence des rapports de coopération entre l’Unicef et le Mali. Elle a invité les bénéficiaires à faire bon usage des matériels reçus et les a engagés à unir leurs efforts pour faire triompher la cause des enfants et des femmes du Mali.
Marcel Kanyankore Rudasingwa, représentant résident de l’Unicef au Mali, a souhaité que ces équipements permettent de renforcer efficacement la réalisation des missions de communication des récipiendaires en accord et en appui aux efforts déjà entrepris par le gouvernement du Mali et espéré que « ces appuis techniques, matériels, logistiques et financiers apportent à vos institutions contribuent au mieux-être des enfants, des femmes et des familles du Mali ».
Le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, était présent à la cérémonie.
Aminata Traoré
(stagiaire)
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