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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 07 Janvier 2009

 

S. E. ABOURABAH, AMBASSADEUR DE LA PALESTINE AU MALI

« Nous ne céderons pas un centime de notre territoire »

Gaza (territoire de la Palestine) est depuis quelques jours la cible d’une agression de la part de l’armée israélienne ce qui a occasionné de nombreuses pertes en vie humaines et des dégâts matériels importants. L’ambassadeur de la Palestine au Mali, S. E. Abderrahim Ahmed Abourabah, qui qualifie l’agression de génocide, appelle tous les fils de la Palestine à l’union sacrée afin de vaincre l’envahisseur.

« Tant qu’Israël ne se retire pas des territoires palestiniens, il est difficile sinon impossible de parler de paix à l’heure actuelle. L’Etat hébreu doit arrêter son agression contre Gaza et respecter les accords de paix signés notamment les accords d’Oslo de 1993 » . Ce sont les propos introductifs de l’ambassadeur de la Palestine au Mali, S. E Abourabah que nous avons rencontré lundi à sa résidence. La paix dans la région, selon l’ambassadeur, passe par le retrait des Israéliens des territoires occupés.

Israël, depuis quelques jours, en violation des accords, a lancé des raids aériens massifs contre le Hamas dans la bande de Gaza, tuant plus de 200 Palestiniens en représailles à la reprise des tirs de roquettes depuis le territoire contrôlé par les islamistes en déployant un arsenal de guerre.

Les moyens militaires énormes employés par l’armée israélienne contre Gaza sont sans commune mesure avec les tirs de roquette du Hamas. Après avoir souffert du blocus instauré par le gouvernement israélien, du non-respect de la feuille de route (arrêt des implantations de nouvelles colonies, libre circulation des personnes...) les habitants de Gaza, pris en otage par l’armée israélienne, sont bombardés.

Les victimes, des civils en majorité, sont nombreuses (près de 500 tués). Cette réplique disproportionnée du gouvernement israélien, selon Abourabah éloigne encore plus l’espoir d’une solution à ce conflit. « Quinze ans après la signature des accords d’Oslo en 1993, l’Etat hébreu refuse d’appliquer les accords, lance des campagnes militaires, des agressions allant jusqu’au génocide avec la complicité des USA et de ses alliés ».

Feu vert de Washington

Les arguments de Washington, qui supervise la guerre menée contre les Palestiniens et tient le Hamas pour responsable de la violation du cessez-le-feu et du regain de violences à Gaza, selon S. E. Abourabah, ne tiennent pas. « Quand il y a un occupant c’est qu’il y a un occupé. Et quand l’Israël se permet d’agresser perpétuellement, les Palestiniens ont le droit de réagir contre les agressions de l’Etat hébreu. C’est ça la légalité internationale ». Israël, ajoute-t-il, quelle que soit la légitimité qu’on essaye de lui donner, est un colonisateur et doit libérer la Palestine.« Un Etat qui n’a pour essence que d’agresser les peuples n’a pas d’avenir. Israël lui-même le sait ».

A l’en croire, il est évident qu’Israël n’aurait jamais pu lancer ses F-16 contre Gaza sans l’assurance d’une impunité internationale totale. Comme on s’y attendait, Washington a proclamé le droit d’Israël à se défendre. Mais Washington, ajoute l’ambassadeur, a fait beaucoup plus. « L’hyper puissance américaine a littéralement conceptualisé le mode d’agression, normé la tactique mise en œuvre par Tsahal contre la bande de Gaza ».

Pensant que l’agression allait élargir le fossé entre le Hamas et l’OLP, l’ambassadeur affirme qu’elle a uni les frères palestiniens. Chose qui s’est matérialisée par la diffusion d’un communiqué du gouvernement de l’Autorité palestinienne dont copie nous a été adressé. « La situation, en dépit de tout différend intérieur, représente l’instant de l’unité de tous les fils du pays afin de se dresser en un seul rang pour arrêter l’agression ».

Le gouvernement, selon le communiqué, demande à la communauté internationale d’intervenir immédiatement pour contraindre Israël à arrêter l’agression ainsi que pour apporter à son peuple dans la bande de Gaza l’assistance et le soutien nécessaires. Et de conclure qu’il ne cédera pas un centime de territoire de la Palestine aux envahisseurs.

Amadou Sidibé

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FRONT SOCIAL

Le point des acquis

Au cours de la cérémonie de présentation de vœux à son ministre le 30 décembre 2008, le personnel du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat a dressé un bilan des activités réalisées en 2008 sur le front social.

De façon sommaire, le secrétaire général du ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat, Dr. Abdramane Touré, parlant au nom de ses collègues, s’est félicité du retour du dialogue social et de la proposition d’un nouveau type de partenariat avec l’UNTM.

En matière de travail et de dialogue social, il a fait le point de la mise en place d’une commission de dialogue pour pallier les insuffisances de représentation dans la gestion des revendications sectorielles. Sur ce plan, M. Touré a évoqué la mise en place d’une commission électorale tripartite relative à l’organisation des élections professionnelles ; la mise en place d’une commission nationale d’organisation du forum sur le travail décent ; la mise en place d’une commission de suivi des résolutions de l’atelier sur la formalisation de l’économie informelle ; la relecture du code du travail ; l’aboutissement de la liste actualisée des travaux dangereux pour les enfants du Mali…

Dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord du 18 juillet 2007 gouvernement-UNTM-CNPM, les doléances des partants volontaires et des compressés ont été satisfaites. La baisse de l’impôt sur les traitements et salaires (ITS) de 2 points de pourcentage, le relèvement du taux des allocations familiales et l’augmentation générale des salaires font partie des revendications satisfaites.

S’adressant au ministre Me Abdoul Wahab Berthé, le Ségal a laissé entendre que « de façon générale, le dialogue est noué, se fait et se perpétue avec les deux centrales syndicales ». Et d’ajouter que « sous votre impulsion personnelle, le dialogue avec les partenaires sociaux est franc, convivial dans un esprit de respect mutuel ».

L’année 2008 a été celle des embauches massives dans la fonction publique avec le recrutement de 3073 agents. Les travailleurs reclassés sont au nombre de 1355 agents. Le département du Travail est aussi sur le front de la réforme de l’Etat. Il est sur le chantier de l’audit organisationnel des services publics. La Fonction publique travaille à assurer l’autorité de l’Etat.

A l’interne, des projets de textes de restructuration de la direction nationale de la fonction publique et du personnel sont en cours d’élaboration ainsi que la création des directions des ressources humaines, des directions financières et de l’approvisionnement et du Centre national de concours et de recrutement. Les régions de Tombouctou et Kidal (les dernières restantes) sont sur la liste de création de nouvelles directions régionales en 2009.

A en croire le Ségal, toutes les directions régionales ont été dotées de véhicules en 2008, la direction nationale du travail ayant étrenné ses nouveaux locaux.

Abdrahamane Dicko

 

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EMPLOI ET FORMATION PROFESSIONNELLE

Le Prodefpe en route

Notre pays dispose depuis mardi d’un Programme décennal de la formation professionnelle et de l’emploi (Prodefpe). Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Ibrahima Ndiaye a présidé la cérémonie de restitution des travaux de préparation et de l’élaboration du programme.

L’année 2008 a été le point de départ de plusieurs engagements pris par le département de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour promouvoir l’emploi et la formation professionnelle en faveur des jeunes, une couche dont les préoccupations d’emploi et de renforcement des capacités sont nombreuses.

Le Programme décennal de formation professionnelle et de l’emploi (Prodefpe) se veut être une solution à la crise de l’emploi et de qualification professionnelle. Le rapport de la commission des experts qui sont chargés de la préparation et de l’élaboration du Prodefpe a été soumis mardi à l’appréciation des cadres du département. Au cours de l’atelier, ces derniers vont s’atteler à s’en approprier, à faire des critiques et de propositions concrètes pour définire clairement la trajectoire du Prodefpe .

Le ministre Ibrahima Ndiaye, qui a présidé la cérémonie de restitution des travaux de la commission des experts pour la préparation et l’élaboration de ce programme, voit dans le Prodefpe « une chance pour la jeunesse de notre pays par l’innovation et la rénovation, l’ouverture dans les filières de formation grâce à la refonte de notre système de formation professionnelle, l’accroissement des opportunités d’emplois et l’offre de choix diversifiés, le retour de la qualité ».

Outre des innovations et rénovations dans le système de formation professionnelle des jeunes, le Prodefpe va également permettre au département de l’Emploi et de la Formation professionnelle de changer ses méthodes d’approche en inscrivant ses interventions dans une vision holistique et à redéfinir la forme de collaboration avec ses partenaires dans un cadre de développement du paritarisme.

De plus, c’est la première fois, que le département de l’Emploi et de la Formation professionnelle se dote d’un programme décennal depuis l’adoption d’une politique nationale de l’emploi et d’une politique nationale de formation professionnelle.

L’avantage de Prodefpe réside aussi dans le fait qu’il touchera environ 8 millions de Maliens. L’atelier de validation regroupe, outre les membres du cabinet, les directeurs nationaux des différentes structures du département et les chefs des divisions.

Denis Koné

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AMADOUNE TRAORE, NOUVEAU S. G. DE L’AEEM

« Nous allons ré-instaurer la discipline dans nos rangs »

C’est avec 320 voix pour et 31 contre qu’Amadoune Traoré a été élu secrétaire général du bureau de coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM). Dans l’entretien qu’il nous a accordé, il se prononce sur les défis qui se posent à l’AEEM qui gagne, selon lui, en maturité malgré quelques cas d’indisciplines flagrantes en milieux scolaires et universitaires. Interview.

Les Echos : Certains observateurs notent que le 16e congrès de l’AEEM s’est déroulé dans une atmosphère apaisée. Quel commentaire faites-vous de cette appréciation ?

Amadoune Traoré : Cela dénote de la maturité de notre association et signifie aussi que les actes de violences qu’on pouvait constater lors des congrès de l’AEEM ne sont plus de saison. Je profite également de l’occasion pour remercier l’ensemble des élèves et étudiants du Mali pour la confiance qu’ils ont placée en moi.

Les Echos : Quels sont les défis qui se posent à l’AEEM et comment comptez-vous vous y attaquer ?

A. T. : Les défis sont nombreux, mais il va falloir que nous nous attaquions rapidement à certains problèmes. Par exemple dans nos rangs, il n’y a pas beaucoup de discipline. Il y aussi le fait que nous sommes un peu désordonnés et dispersés. Il y a nécessité de procéder à un rassemblement.

Les Echos : On a vu que le thème central du congrès était le partenariat, pourquoi le choix de ce thème ?

A. T. : Oui, nous avons trop parlé de partenariat parce que nous constatons que le partenariat avec l’Etat n’est pas franc. L’AEEM a tendu la main à l’Etat, mais, en retour, les besoins n’ont pas été satisfaits comme on le souhaitait. S’il y avait un partenariat franc, certains problèmes n’allaient pas se poser.

Les Echos : Pouvez-vous nous citer quelques-unes de vos doléances ?

A. T. : Nous avons de sérieux problèmes avec les nouveaux bacheliers qui sont à peu près 16 000 à être confrontés à un problème de place. Dans beaucoup de facultés, les premières années ne pourront pas rentrer. C’est le cas à la Faculté des lettres, langues, arts et sciences humaines (Flash). Il faut dire qu’il y un manque criard de salles de classes. Aussi, nous avons vraiment besoin d’une cité universitaire digne de ce nom parce que les campus de l’IUG, de la Fast et de la FMPOS sont débordés. Il est courant de voir plus de trente étudiants dans une chambre. Nous sommes obligés de procéder ainsi de peur de voir des étudiants dormir à la belle étoile.

Les Echos : Quand est-il de l’approche « revendiquer tout en restant en classe » adoptée par AEEM depuis un certain temps ?

A. T. : J’étais membre du bureau sortant et je pense que c’est un serment que notre association a fait et qui a pour objectif de ramener l’école à l’école. Il s’agira pour le nouveau bureau aussi de continuer sur la même lancée, c’est-à-dire revendiquer tout en étudiant.

Propos recueillis par

Amadou Waïgalo

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GOUVERNANCE

Vrai problème, fausse solution

Désormais, c’est comme si tout devait commencer par un sondage et finir par un débat. Chaque jour, une poignée d’animateurs, de journalistes et d’experts, orchestre l’agenda idéologique de la nation. Ils se présentent comme les intermédiaires de l’opinion et les garants de la démocratie, mais ils reflètent un monde social très particulier, très éloigné des vraies discussions et des combats qui se livrent. La censure à laquelle ils s’adonnent n’est plus le silence, mais la noyade de l’intelligence sous les flots de l’insignifiance.

Depuis près de dix ans, c’est pour un petit jury inamovible d’organisateurs de « débat » que les élèves manifestants devraient défiler, les intellectuels réfléchir, les citoyens se laisser sonder.

Quand chacun se plie à une telle imposition, devenue naturelle, y résister expose soit à l’accusation, banale de « refuser le débat », soit à l’imputation plus savante puisque badigeonnée de références à la Jürgen Habermas, de s’isoler hors de « l’espace public ». Les communicateurs, d’un jour, précisent tout simplement vouloir nous situer de force, dans le terrorisme intellectuel.

Patrick Champagne l’a bien confirmé : « Rien n’est plus trompeur que l’image, souvent évoquée à propos de la presse, du forum, du lieu où tout pourrait être discuté. Il n’existe pas un espace ouvert à tous ceux qui le veulent, mais des agents qui décident en fonction des lois propres de fonctionnement du champ journalistique, ce qui mérite ou non d’être porté à la connaissance du public plus ou moins larges et hétérogènes socialement ».

Faudrait-il désormais ajouter au pouvoir que les journalistes (au pouvoir) s’arrogent de déterminer les informations qui doivent être portées à la connaissance des citoyens. Déterminer les priorités qui ne sont pas forcément celles de leurs invités. Qu’ainsi, tel le journaliste politique choisissant les questions qu’il se pose, qu’il posera et auxquelles les invités devront répondre.

Qui doute de l’extravagance d’une telle puissance octroyée à un quarteron de nomenklaturistes du grand entretien ? Des journalistes révérencieux ont trouvé une radio internationale pour exprimer leur opinion d’homme libre, car ici, c’est la passion du service public qui ne sied pas avec la libre expression.

A l’heure de l’arbitraire patronal et la généralisation de la précarité du travail dans le secteur du journalisme, il faut assurément tout l’irénisme que procure une situation matérielle appréciable pour croire à la disparition de la verticalité sociale et résister à la tentation qui orne les couloirs de la connivence.

« Plus un système est h émogénique, plus l’imagination est frappée par ses revers »

Le pic de la « tyrannie de la communication » est atteint aujourd’hui avec le façonnement de l’information par les tenants du pouvoir et leurs acolytes. On fait signer des articles par des gérants des drogueries qui n’ont manifestement ni le bagage culturel, encore moins le niveau intellectuel de l’article dont ils prétendent être les auteurs.

Des contrats de six millions sont octroyés aux animateurs de radio au détriment de leur organe. L’argent public est mis à la disposition des mercenaires de micro pour retirer des kiosques, un journal qui faisait étalage des frasques du Vérificateur général.

Le vrai débat qui porte sur l’idéologie endogamique de la construction de la nation est occulté et remplacé par des tracts mensongers diffusés sous le sceau de « tribune » dans la presse. La presse confectionne ses débats et ses polémiques autour des événements impopulaires et les font passer comme étant partagés par la majorités des citoyens.

Pour coller au factuel, la crise commencée au nord de notre pays et qui se généralise, donne aux cellules de communication et leurs mentors qui n’ont apparemment pas de solutions au problème, une occasion de se pourfendre dans les médias. Ils noient leur insuffisance dans de fausses informations distillées avec dextérité dans la presse privée, comme publique. C’est ce qu’on appelle la gestion des affaires de l’Etat par le mensonge institutionnalisé.

« Progressivement , explique Patrick Champagne, l’information tend à être de plus en plus sous-traitée à des journalistes précaires corvéables à merci qui travaillent à façonner et à fabriquer une information sur commande ». « Il faut de longues années, écrit Vaclav Havel, avant que les valeurs s’appuyant sur la vérité et l’authenticité morale s’imposent et l’emportent sur le cynisme ; mais à la fin, elles sortent victorieuses, toujours ».

En attendant ce jour, l’ORTM peut mettre sous silence les attaques à la grenade à Gao, contre les domiciles de certains responsables touaregs inféodés au régime de Bamako et ouvrir son JT de 20 heures avec le voyage à Koutiala du chef de l’Etat pour y inaugurer un stade.

Abdoul Karim Dramé

(journaliste indépendant)

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ERREMENTS DU POUVOIR

Koulouba n’a pas de solutions à la crise du Nord

L’histoire est bien plus rusée que les historiens et les réalités plus rusées que les réalistes.

Il a été « formé pour faire la guerre » certes. Mais la nature a dépourvu son cœur de toute ardeur guerrière. Et l’on ne lui connaît aucun passé guerrier, n’ayant participé à aucun conflit armé.

Oui, il fait partie des acteurs du Mouvement démocratique, mais sans la collaboration des proches de Moussa Traoré, le succès aurait eu un goût plus amer. Il a été incontestablement médiateur dans les conflits aux Grands lacs, mais force est de reconnaître que toutes ses médiations se sont soldées par un échec. La République démocratique du Congo est toujours en guerre et divisée en deux.

La République centrafricaine n’a pas totalement retrouvé la quiétude. De 1992 à nos jours, rébellion et coup d’état se sont succédé. Une conférence nationale de réconciliation et de pardon vient de s’achever. Ouverte le 9 décembre 2008, elle était présidée par le président gabonais, El hadj Omar Bongo Ondimba. Le président François Bozizé, initiateur de la rencontre, n’a même pas eu la politesse d’inviter celui qui fut le médiateur attitré des Nations unies.

Les capacités du locataire de Koulouba à régler les problèmes sont très faibles, il a plutôt tendance à les déplacer ou à les résoudre avec les méthodes du sapeur-pompier, mais jamais à les solutionner.

Les changements institutionnels survenus au Mali depuis le début des années 1990 s’inscrivent davantage dans une logique de réaménagement du système existant que dans une réelle perspective de remise en cause véritable des régimes de parti unique. Les élections sont plutôt perçues par les dirigeants comme un moyen de garder le pouvoir ou d’y accéder afin d’assurer à leur seul et inique profit, le contrôle des richesses nationales, tout en instaurant un clientélisme généralisé.

Kadhafi en maître

La démocratisation a certes permis aux Maliens d’élire leur président et lui fournir la légitimité de gouverner. Mais quelle sorte de dirigeants avons-nous ? Des hommes pressés de s’enrichir et de se constituer un patrimoine avant d’être démis, et tout aussi avides du « pouvoir pour le pouvoir » que leurs prédécesseurs qualifiés de dictateurs. La restauration en cours depuis 2002 nous édifie clairement.

« La concupiscence est une fièvre qui nous met en état d’infériorité. L’œuvre de chair peut être une pratique paisible, qui vous prémunit contre des troubles les plus profonds et les égarements les plus graves » . Prêtez la citation à Pierre Benoît et méditez sur le cadeau de Kadhafi à son frère et ami.

Le locataire de Koulouba, qui veut avoir de nom en tout, vient d’être pris de cours par le Guide libyen. Mouammar Kadhafi a négocié à son insu avec une partie des rebelles jusqu’au succès, avant de venir à Bamako en son absence, se donner le luxe de l’accueillir à l’aéroport, pour lui annoncer la bonne nouvelle.

Le groupe, qui est entré dans les rangs de l’armée malienne et dont la figure de proue est Fagaga, est moins représentatif que celui dirigé par Bahanga. D’après nos sources, Bahanga a dit niet au Guide libyen avant de quitter Tripoli pour la Mauritanie où il compte s’implanter pour un long séjour.

Ibrahim Ag Bahanga aurait décliné toutes les offres du Guide et parti vers ses nouvelles terres d’accueil tout en perpétrant sur son passage une attaque très meurtrière à Nampala pour marquer les esprits. Comme pour dire « je suis bien là, tenez-vous bien, sinon, vous en prendrez pour vos grades ».

Abdoul Karim Dramé

(journaliste indépendant)

 

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SPORT AIR

Une discipline qui s’affirme

Le sport air, à l’instar des autres disciplines sportives est progressivement en train de gagner le cœur des Maliens. En témoignent les sauts de parachutage lors des grands événements sportifs et culturels comme ce fut le cas à l’ouverture de la Biennale-2008.

Le monde du sport air bouge au Mali. A preuve, il ne passe plus de finale de coupe nationale, sous-régionale ou internationale dans notre pays sans que les sauts de parachute ne soient organisés sous l’égide de la Fédération malienne de sport air que dirige le colonel Abdine Guindo. Ce dernier est également 1er vice-président du sport air au plan africain.

De la création de la Fédération malienne de sport air (FMSA), lors de la saison 2005-2006 à nos jours, le nombre de clubs ne fait que s’accroître au Mali dont l’aviation civile.

Le sport air est devenu la distraction de nombreuses personnes. « Dès qu’ils sont annoncés pour les manifestations sportives ou culturelles, je suis le premier sur le lieu », témoigne un fan de ce sport qui gagne de jour en jour du terrain. Les clubs se créent à un rythme effréné. Il s’agit d’équipe d’aviation civile, de parachute sportif et d’aviation générale sans oublier les ultras légers motorisés, selon le capitaine Youssouf Traoré. Le tout sous le contrôle d’une dizaine d’éléments de parachutistes anciens et nouveaux.

Le patron de la 334e Compagnie de commandement et d’instruction des troupes aéroportées et DTN du sport air, le capitaine Youssouf Traoré est satisfait de ce boom, tout comme le chargé de maintenance des matériels de parachutage, le major Mamadou Bah.

Cet esprit d’émulation a facilité la création de l’équipe nationale de sport air dont les récentes sorties au plan international comme en Egypte ont été satisfaisantes. Des performances qui ne sont pas passées inaperçues. Malgré ce vent d’enthousiasme, la Fédération connaît des difficultés financières. En effet, le sport air étant une discipline qui ne génère pas de recettes, les charges de gestion sont le plus souvent supportées par de bonnes volontés.

Pour pallier les difficultés financières, les responsables tentent de faire appel aux sponsors. Le sport air connaît d’énormes difficultés liées aux engins (avion, parafoil, parachutes, frais de participation, etc.)

« Pour les compétitions, nous avons besoin d’une cible parafoil, estimée à 6000 dollars américains. Donc, nous attendons que les ministères de la Jeunesse et des Sports, du Tourisme et de l’Artisanat ainsi que le Comité national olympique et sportif du Mali nous soutiennent » , affirme le capitaine Youssouf Traoré. Et d’ajouter que « les moyens doivent être débloqués pour la préparation des prochaines sorties dont la Can du sport air prévue en mars 2009 en Libye ».

Sport air, initié par les militaires, a été récupéré par les civils, est configuré en trois compétitions : vol contact, vol relatif et précision d’atterrissage. Le vainqueur est celui qui atteint sa cible atterrissage de près.

Le championnat national sera organisé après la Coupe d’Afrique des nations de Libye. Première compétition africaine de sport air, notre pays prendra part au rendez-vous de Tripoli en compagnie du Maroc, de l’Egypte, du Sénégal, de l’Afrique du Sud, de la Libye et la Chine en tant qu’invitée.

Pour le championnat national, les zones de saut existent presque partout notamment dans le district en zone ACI de Kalaban, à Djicoroni Para, le Champ hippique…

La formation demeure à l’heure actuelle l’une des priorités de la Fédération. Un programme sera mis sur pied pour les compétiteurs.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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