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2009

Mois de Janvier

Les Echos du 06 Janvier 2009

 

BVG

Le Végal jette à la porte certains de ses collaborateurs

Le Vérificateur général est monté d’un cran dans son bras de fer contre son personnel fonctionnaire. Hier, il a fait appel, contre eux, aux forces de l’ordre.

Le Vérificateur général est en guerre ouverte avec ses agents fonctionnaires. Il avait demandé que ceux-ci demandent une mise en disponibilité au lieu d’un détachement. Ceux-ci, ayant refusé, et après une procédure judiciaire, ont eu raison sur lui.

Le 31 décembre dernier, la Section administrative de la Cour suprême a rendu un arrêt pour demander au Vérificateur général de surseoir à l’exécution du renvoi des fonctionnaires. Ses avocats ont immédiatement formulé un recours en révision qui ne « s’imposait » d’ailleurs pas, de l’avis des juristes, car cette procédure n’est utilisée qu’en cas d’urgence.

Pour les magistrats et les fonctionnaires en poste au Bureau du Vérificateur général, aucun décret (pour les magistrats) et aucun arrêté (pour les fonctionnaires), n’a été pris pour mettre fin à leur détachement. Du coup, ils ont voulu continuer à aller travailler normalement. Mais, malheureusement, lundi matin, le Vérificateur avait fait changer les serrures et fait appel aux forces de l’ordre pour empêcher l’accès des lieux aux agents en question.

Alexis Kalambry

 

Sombé Théra dans ses petits souliers

L’adjoint au Vérificateur général, Modibo Diallo, a saisi le procureur de la République de faits graves du Vérificateur général. Sombé, connu pour son zèle en d’autres circonstances, a fait l’aveugle et le muet.

A. K.

 

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FRONT SOCIAL

L’UNTM affûte ses armes

L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est en train de mettre au point un nouveau cahier de doléances. Une tournée nationale est prévue à partir du 11 janvier 2009.

Le nouveau cahier de doléances de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) est en cours d’élaboration. La Bourse du travail entend tout d’abord prendre en compte les aspirations des travailleurs regroupés au sein des 13 syndicats nationaux, les 8 unions régionales et les 46 unions locales.

Le futur cahier de revendications de la première centrale syndicale malienne ne sera pas que le seul point de vue du bureau exécutif central. Celui-ci a décidé de prendre le pouls de ses militants en initiant, à partir du 11 janvier, une grande tournée dans le pays profond qui va conduire le secrétaire général Siaka Diakité et quelques membres de son bureau de Kayes à Kidal.

La délégation va recenser les revendications des masses laborieuses. Il est prévu à l’issue de cette tournée une synthèse nationale à Bamako qui enregistrera la participation de l’Union malienne des travailleurs de France.

La Bourse du travail semble fâchée contre le gouvernement sur la question de privatisation de certaines de nos entreprises.

Du côté de la centrale syndicale, l’Etat est accusé d’être le fossoyeur des entreprises privatisées ou même privées. Les exemples de non-assistance à entreprise en danger sont nombreux. Selon un syndicaliste, les manufactures piles « Hellessens » et piles « Mansa » tirent le diable par la queue à cause de la fraude et de la concurrence déloyale.

L’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) a aussi des difficultés à joindre les deux bouts à cause des mêmes facteurs et surtout du manque de matière première (graine de coton). La société Energie du Mali (EDM-SA) connaît des tensions de trésorerie en raison des créances non payées. L’Etat demeure son plus gros débiteur à travers des institutions et services comme l’Assemblée nationale et l’armée.

La cérémonie de présentation de vœux au secrétaire général de l’UNTM, prévue aujourd’hui à la Bourse du travail, donnera un avant-goût de cette tournée. Au cours de cette cérémonie, un bilan des revendications sera fait et des nouvelles doléances formulées à l’adresse du gouvernement.

Abdrahamane Dicko

 

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NOTE ZERO

 Au DG d’EDM

Incapable d’assurer la desserte en eau et en électricité même en période de crue, l’Energie du Mali (EDM-SA), qui continue de coltiner le poids de ses incapacités, s’est, semble-t-il, spécialisée dans l’arnaque de citoyens. Nos compatriotes vivant à l’étranger et qui souhaitent souscrire une police d’abonnement sont singulièrement les victimes désignées des agents de l’entreprise qui les pressurent.

Un Malien du Canada vient de faire les frais de la cupidité de certains travailleurs d’EDM. Malgré toutes ses démarches pour entrer en possession du surplus indûment encaissé, on continue de le tourner en bourrique. De quoi s’agit-il ? L. D. vient d’achever la construction de sa maison à Sébénicoro. Pour un meilleur confort, il décide de se connecter au réseau EDM.

En dépit de l’existence d’un poteau à partir duquel il pouvait être desservi, l’agence de Lafiabougou lui impose l’achat d’un autre, facturé à 702 000 F CFA TTC (reçu n°01.566682.024 du 10 octobre 2008). Mais quelle ne fut sa surprise de constater qu’au lieu d’un nouveau poteau, il est branché à celui déjà existant !

Qui plus est, il est privé de courant peu de temps après parce qu’il manquait un connecteur, qu’il paye de sa poche. Après un bref calcul, il en est arrivé à la conclusion que l’opération n’aura coûté en tout et pour tout que quelque 200 000 F CFA. Les 500 000 F CFA de différence ont dû être carottés par des agents sans foi ni loi. Contactés pour une solution à l’amiable, les services de l’EDM jouent au dilatoire, couvrent les agents indélicats, convaincus que le « client », en vacances, s’en retournera bientôt et l’affaire ainsi close.

On ignore combien de Maliens comme Monsieur D. souffrent de cette boulimie de gains faciles, mais il est constant que la qualité des services de l’EDM laisse à désirer dans la mesure où de nombreux clients se plaignent de destruction de leurs appareils due à la baisse ou à la surtension ; à la corvée d’eau en toutes saisons.

Première « note zéro » de l’année 2009, le directeur général de l’EDM a tout intérêt à remettre de l’ordre dans son service, en extirpant les fraudeurs des rangs, à faire preuve d’équité et surtout à honorer les engagements vis-à-vis des consommateurs.

Bayer

 

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MASSACRE DE NAMPALA

Complainte pour une nation

Le massacre de Nampala, perpétré par la bande du scélérat Ibrahim Ag Bahanga, est révélateur du mal profond qui ronge aujourd’hui le Mali…

En ce matin fatidique, plusieurs enfants du Mali ont cru rêver en apprenant la nouvelle : la rébellion « bahangiste » ou ce qu’il en reste, une meute de malfrats qui tuent et pillent sans objectifs stratégiques ni buts précis, a frappé à Nampala, dans le cercle de Niono, région de Ségou. Oui, il ne s’agit ni de Kidal, ni de Gao ni de Tombouctou ou, à la limite, géographiquement parlant, de Mopti, mais de la région de Ségou.

Ils avaient sévi, avec la même audace, à Diabali. Il est clair, sauf pour les sourds, muets et aveugles, qu’enhardi par la mollesse ou carrément l’indolence militaire de nos autorités, Ibrahim Ag Bahanga, ne se donne plus de frontières. Il se donne désormais le droit de frapper où il veut, quand il veut, pour battre retraite, sans conséquences. (Entre parenthèses, avez-vous remarqué que les médiateurs, apôtres du pacifisme sans nuances et autres facilitateurs endimanchés ne réagissent jamais quand ce sont les « rebelles » qui orchestrent leurs coups mais se précipitent à lancer des appels à la paix et à la reprise des pourparlers dès que l’armée malienne frappe ?)

Pour revenir à notre sujet, il est important de souligner que le massacre gratuit de Nampala est un signe, un signal inquiétant pour les fils du Mali : ils ne sont en sécurité nulle part sur le territoire national. Car, à mon avis, la mission première d’une armée, avant de faire la guerre, est de sécuriser sa population. Or, il semble de plus en plus évident que notre armée n’en est pas capable puisqu’elle n’arrive pas à se protéger elle-même. Cela n’est pas un jugement de valeur sur nos troupes ou leurs commandants, c’est un constat.

Evidemment, il y a des raisons que le commun des Maliens ignore. Pourquoi l’armée n’arrive-t-elle pas à faire son travail, comme une vraie armée de métier ? En posant cette question, j’entends déjà les griots professionnels crier des motifs qu’eux seuls sont capables de défendre. Cependant, je persiste et signe : jamais l’armée malienne, depuis l’indépendance, n’a montré des signes aussi inquiétants de paralysie, d’incapacité d’anticipation et de combat.

Ce n’est pas un appel à la guerre, c’est un appel au simple bon sens. Nous avons des officiers, sous-officiers et hommes de rang par milliers, la nation consent d’énormes sacrifices pour les former, les payer, les doter en équipements, les habiller et les loger. La contrepartie de ce contrat, c’est qu’ils doivent faire, sans murmures ni hésitations, leur travail.

Je suis de ceux qui, depuis les attaques de mai 2006, ont prôné une riposte intelligente, mesurée et ciblée. Les ennemis du Mali d’aujourd’hui ne sont pas les Touaregs. La quasi-totalité de nos compatriotes tamasheqs sont opposés à la bande d’assassins et pillards de Kidal. Les Touaregs ont publiquement répudié ces méthodes, faisant profession de foi l’unité de la nation.

A part les quelques centaines de combattants et les indécrottables pyromanes qui les soutiennent et les soutiendront toujours ailleurs dans le monde, Bahanga ne représente plus qu’une horde de brigands en kalachnikovs qui fendent le désert dans des 4x4 volés et du carburant de trafic. Ils vivent de divers trafics et du produit du pillage. C’est cela que l’armée et les forces de sécurité doivent combattre. Jusqu’à présent, nous n’avons rien vu.

L’exemple d’à côté

Je ne pense pas que la force de l’armée, de la police ou de la gendarmerie soit ailleurs que dans l’accomplissement de la mission régalienne de sécurité des citoyens. Le Niger n’est ni plus riche ni plus influent que le Mali. Les soldats nigériens ne sont pas plus braves que les nôtres. Alors, comment, au Niger, a-t-on réussi à mettre le MNJ sur aboyeur automatique au point où ses parrains lancent des appels incessants au dialogue ?

Même dans la Guinée en déconfiture de feu Lansana Conté, l’armée a mis en déroute les rebelles venus de Sierra Leone et du Liberia, sans assistance extérieure. Alors, que se passe-t-il au Mali ? Il est du devoir des autorités de dire la vérité, la stricte vérité à la population : ou bien l’armée est capable de la défendre et qu’elle le fasse ou bien, elle n’en est pas capable et que les citoyens s’organisent. Ce serait, malheureusement, là, la déconfiture de toute la nation, ce qu’aucun Malien digne de ce nom ne saurait envisager.

Je ne comprends pas qu’Ibrahim Ag Bahanga qui revendique haut et fort des crimes qui conduiraient directement devant le peloton d’exécution n’importe quel autre Malien qui se serait permis un ersatz de ces méfaits, ne soit même pas l’objet d’un vulgaire bout de papier symbolique que l’on appelle « mandat d’arrêt international ». Si ce n’est pas Dieu qui le protège, avouons que ses parrains sont franchement puissants ! Je suis aujourd’hui inquiet pour le Mali et les Maliens parce que les signes, à moins de se résoudre résolument à nier la réalité, montrent que le point de rupture n’est pas loin. Il y a anguille sous les roches du désert, il faut le dire.

Pendant mon dernier séjour à Bamako, j’ai eu une conversation animée avec un ami d’enfance qui porte maintenant de belles barrettes de commandant des forces de sécurité et j’en suis sorti abasourdi. Nous discutions des élections qui avaient lieu et de ce qui pourrait advenir quand, avec un regard malicieux, il m’a lancé : « Nous sommes prêts. Tout est en place. Si ces gens de l’opposition essaient, par quelque moyen que ce soit de troubler l’ordre public par des manifestations ou des pillages, nous allons les mâter sévèrement. Il n’y aura aucune tolérance ! »

Il le disait avec une dose de fierté qui faisait scintiller ses yeux. J’ai simplement répliqué : « Pourquoi ne prenez-vous pas les mêmes mesures pour traquer les rebelles du Nord et mettre fin à cette insécurité et surtout à cette sourde colère que ressentent de plus en plus de Maliens face aux meurtres gratuits de leurs compatriotes » ? Il m’a répondu sèchement : « Combien de Maliens sont prêts à mourir dans le désert ? » Quand les forces armées sont plus aptes à mâter des civils sans armes que de rebelles, c’est le symptôme d’un dysfonctionnement réel.

Aujourd’hui, j’ai envie d’entendre ceux qui ont kidnappé et tabassé le pauvre Dragon de Radio Kledu se vanter d’avoir harponné, avec le même « professionnalisme », Ag Bahanga, Fagaga ou seulement un de leurs laquais parmi ceux qui pérorent à la nausée dans les médias « internationaux » et revendiquent des actes de gangstérisme abject. Oui, la réponse de l’ex-ami valait des dizaines de discours entendus çà et là.

Une inflation de galonnés

Mais, je doute fort que nous en soyons arrivés à cette extrême : la descente du colonel Ag Gamou sur la bande à Bahanga nous a prouvé le contraire. Il y a, aujourd’hui, à ce moment, des milliers de soldats maliens prêts à en découdre. J’ai fait le décompte avec un ami vieil ami, ex-colonel de l’armée française : le Mali compte aujourd’hui plus de colonels et de généraux que tous les pays voisins ? Pourquoi ATT les bride, les empêche de faire leur travail ? Ont-ils les coudées franches pour agir ? Y a-t-il des forces tapies dans l’ombre qui freinent le président ou lui font carrément du chantage ? Jusqu’où ira ce décompte macabre ?

Je ne peux croire la théorie d’un ami cher qui me dit qu’ATT veut préserver, à n’importe quel prix, son image lisse de sage, médiateur, faiseur de paix. La ficelle me semble trop grosse. On ne sacrifie pas la sécurité de ses compatriotes pour décrocher quelques breloques lors de cérémonies mondaines ou les faux-culs bousculent les hypocrites, les marchands de canons embrassent les professionnels du gnangnan humanitaire. Les rodomontades d’Ibrahim Ag Bahanga sont, in fine, la preuve d’une assurance guerrière inversement proportionnelle à celle de notre chef de l’Etat.

Au fond, j’aimerais entendre ATT parler et agir, comme lors d’une conversation que j’ai eue avec lui dans un bureau à Paris, il y a huit ans, quand il me disait : « Je suis profondément conciliant et je crois à la paix, mais quand c’est le moment de tracer une ligne rouge, je n’hésite pas à frapper fort ! » Il me parlait d’un ex-frère d’armes qui a tenté de le renverser après le coup d’Etat de mars 1991. ATT, la ligne rouge est franchie, êtes-vous en mesure de « frapper fort » leurs auteurs ?

Sen Tzu, un des plus grands stratèges militaires de l’Histoire, disait, dans l’Art de la guerre : Une armée en paix qui veille sur son peuple est une armée d’anciens combattants qui ont déjà fait la guerre. Aujourd’hui, il n’y a plus personne de crédible et sérieux dans le monde qui croirait que l’armée malienne agirait comme au temps de Diby Sillas Diarra, en massacrant des femmes, enfants et vieillards. L’armée malienne compte des centaines de patriotes touaregs qui connaissent le désert aussi bien qu’Ag Bahanga et sa bande de criminels, ses mercenaires du MNJ et ses conseillers occultes qui rient avec les Maliens, le couteau entre les dents.

A quel chiffre, à quel nombre de « morts pour rien » et d’otages s’arrêtera la valse funéraire ? Une chose est sûre : il ne faut pas compter sur ceux qui n’ont aucune espèce de respect pour la vie du simple Malien pour appeler Ag Bahanga à la raison. Alors, comme on le dit au Québec : à ATT de montrer que le bateau Mali a un capitaine, un vrai, pas celui du Titanic ?

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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MALIENS EXPATRIES DE LA CÔTE D’IVORE

Où sont les 300 millions offerts par Bakoré ?

La Coordination des associations des Maliens expatriés de la Côte d’Ivoire (CAMRCI) était lundi face à la presse pour faire le bilan de deux années d’activités et des perspectives. Confrontée présentement à un problème de financement pour la réalisation de ses projets, la CAMRCI continue de courir après les 300 millions de F CFA que Bakoré Sylla a débloqués en son nom en 2006. Ce fonds a disparu entre des ministères.

Les événements regrettables de septembre 2002 en Côte d’Ivoire ont été ressentis un peu partout en Afrique de l’Ouest. Notre pays, qui comptait plus de 3 millions de citoyens dans ce pays, a été durement frappé. 51 152 Maliens qui étaient installés dans ce pays ont été contraints de regagner le bercail pour des raisons de sécurité.

Ce retour, organisé en avion et en bus, a causé beaucoup de problèmes à nos compatriotes qui, en plus des grandes pertes matérielles, ne savaient plus que faire au pays natal abandonné par certains depuis plus de 20, voire 30 ans.

Ainsi, les rapatriés, outre de l’aide des autorités, ont pris leur destin en main. Ils se sont organisés en association pour défendre leurs intérêts. Ce qui a abouti à la création de la CAMRCI en 2006 pour l’insertion socioprofessionnelle des Maliens expatriés de la Côte d’Ivoire, et pour faire face à la problématique du logement et de l’éducation de leurs enfants.

La conférence de presse de lundi de CAMRCI portait sur deux points : le bilan des activités de 2006-2008 et les perspectives 2009-2011. Balla Magassa, le secrétaire général de la CAMRCI, indiquera que de 2006 à nos jours, la Coordination a pu atteindre certains de ses objectifs. Sur le plan de logement, il dira que la Coordination a pu avoir 300 lots à Tingole, 110 lots à Maracakoungo et des hectares à Diatoula pour ses membres.

Problème de financement

« On attend les titres fonciers pour les attribuer aux membres » , a-t-il ajouté. Selon le conférencier, la CAMRCI a construit deux écoles fondamentales pour les enfants des Maliens expatriés en Côte d’Ivoire. Elle a pu réinsérer 450 femmes et plusieurs jeunes qui ont dépassé l’âge d’aller à l’école, a dit le conférencier, ajoutant que les années 2009-2011 seront consacrées à la construction des lots. « On va investir les hommes dans l’agriculture et augmenter le nombre d’emploi des femmes. Nous nous basons sur l’emploi des femmes parce que beaucoup d’hommes sont retournés en Côte d’Ivoire et ont laissé sur place leurs femmes et enfants ».

A cause du manque de financement, les projets de la CAMRCI auront du mal à être réalisés. Balla Magassa a déploré que l’argent que Bakoré Sylla leur a généreusement octroyé dorme dans un compte bancaire. « De 2006 à nos jours, on a fait des recherches pour savoir où se trouve ce fonds. Mais, jusque-là on n’en sait pas plus. On a fait le tour des ministères et du gouvernorat de Bamako, mais chacun a toujours dit que c’est l’autre qui garde le fonds », a-t-il regretté.

Alassane Sanogo, le président de l’Association des jeunes Maliens expatriés de la Côte d’Ivoire, ajoutera « qu’on dit que le fonds est bloqué dans un compte bancaire. Bakoré nous a affirmé qu’il a donné le fonds aux autorités, qu’il ne sait malheureusement plus là où on l’a mis ». Il a précisé que le montant du fonds est de 300 millions de F CFA.

Sidiki Doumbia

 

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ROKIA SANOGO, PREMIERE MALIENNE PROF DE PHARMACIE

Le Cofem honoré

Le Collectif des femmes du Mali (Cofem) a oganisé mercredi 31 décembre 2008 à son siège à Faladié une réception en l’honneur de Mme Rokia Sanogo, membre fondatrice du Cofem, à l’occasion de son admission au concours d’agrégation organisé par le Cames en pharmacognosie à Brazzaville du 3 au 10 novembre derniers.

« Rokia Sanogo est la première femme dans son domaine à recevoir ce titre, c’est une fierté pour toutes les femmes du Mali. C’est pourquoi nous avons organisé cette cérémonie en son honneur. Nous invitons les femmes à se battre et à s’affirmer comme l’a fait Rokia » , a dit Mme Fomba Fatoumata Koné, la présidente du Cofem qui a salué l’heureuse récipiendaire au nom de toutes les femmes du Mali pour son courage et son abnégation.

Très émue, Mme Rokia Sanogo, qui a tenu à ce que sa camarade, la désormais Pr. Mariam Sylla du CHU Gabriel Touré, première femme pédiatre du Mali à être admise au concours d’agrégation du Cames dans son domaine, a remercié les membres du Cofem pour leur soutien et leur encouragement. A noter que le Mali avait 5 candidats, dont deux femmes. « Tous les candidats qui sont des chercheurs à la FMPOS ont passé », a précisé Rokia Sanogo.

Aussi les membres du Cofem ont-elles saisi l’occasion pour exhorter les femmes à jouer pleinement leur rôle dans la vie de la nation. « Nous sommes les pionnières. Nous avons joué un rôle important dans l’avènement de la démocratie. Nous ne devons pas baisser les bras maintenant. Il faut qu’on joue notre partition, nous avons les moyens et arguments pour ce faire. Chacune d’entre nous dans son parti peut efficacement contribuer à l’ancrage de la démocratie. A plus de justice et à plus de liberté ».

I. S.

 

 

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CONTRE L’INSECURITE ROUTIERE

L’UJMMA s’implique

L’Union des jeunes musulmans du Mali (UJMMA) a, en collaboration avec les ministères de l’Equipement et des Transports ; de la Sécurité intérieure et de la Protection civile, organisé le mardi 30 décembre 2008 dans les locaux de la mairie de la Commune IV, une conférence-débats sur l’insécurité routière.

Animée en langue nationale, la conférence débats de l’UJMMA portait sur le « rôle de l’islam dans la lutte contre l’insécurité routière ». Elle a regroupé des leaders politiques de la Commune IV, des chefs religieux de la capitale, des agents de la police et de la protection civile.

Mamadou Sow, technicien au ministère de l’Equipement et des Transports, conférencier, a dit que ce n’est pas la première fois que les associations religieuses organisent une telle conférence. Il affirmera que le principal problème de la circulation routière est dû au manque de pistes cyclables. Selon M. Sow, cette année, une seule route nationale a enregistré 302 accidents qui ont fait 80 tués.

« Les jeunes sont les principales victimes des accidents. L’année dernière, 366 personnes sont décédées d’accidents de voiture et les motos en ont tué 243 » , a-t-il dit. Pour le conférencier, les causes des accidents sont en général l’excès de vitesse et le non-respect du code de la route.

Mohamed Maki Bâ, le président de l’UJMMA, a dit que son association fait ce travail pour nous-mêmes car ce sont les musulmans et fils de musulmans qui sont généralement victimes des accidents. Et le maire de la Commune IV d’ajouter que cette action de l’UJMMA montre que la religion islamique s’intéresse, en plus de la prière, des autres activités de la société.

Sidiki Doumbia

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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Le mouvement mondial des femmes

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