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2009

Mois de Février

Les Echos du 27 Février 2009

 

LOGEMENTS SOCIAUX

Enfin, la transparence ?

La commission d’attribution est à pied d’œuvre pour l’attribution des nouveaux logements. Sociaux. Selon certaines sources, ça ne devrait plus tarder que l’on sache la liste des heureux bénéficiaires.

Le Végal qui avait audité le mode d’attribution des logements sociaux avait recommandé l’application d’un logiciel élaboré à cet effet. Il avait également demandé que la commission mette un accent particulier sur le recouvrement, au besoin en expulsant les mauvais payeurs. Il a d’ailleurs promis de repasser après les attributions de cette année pour voir si les choses se passent conformément à ce qu’il a recommandé.

Selon nos sources, il y a au moins un début de solution à ces deux recommandations du Végal. En effet, la commission aurait intenté un procès en expulsion à au moins quatre des mauvais payeurs, ce qui constitue au moins un début. Nos sources précisent également que le logiciel qui a été élaboré et appliqué une seule fois reste performant. Il est en cours d’application pour le programme actuel.

Les logements sociaux constituent une promesse du président ATT et l’ossature de sa campagne électorale. Il tient au moins à ce que lui survive une œuvre à la fois financière, économique et sociale.

Affaire à suivre

Alexis Kalambry

 

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CRISE ECONOMIQUE ET PROTECTIONNISME

Vers une guerre de commerce mondiale ?

Le protectionnisme affiché par certains pays comme moyen de redresser leurs économies laisse présager que la saignée économique et financière mondiale ne trouvera aucune issue heureuse pour l’humanité avec le gel des produits étrangers.

« A mon avis, le plus grand risque dans cette récession mondiale est le protectionnisme. Si nous n’en prenons garde, il pourrait changer une profonde récession en un profond malheur  » avertissait le Premier ministre canadien Stephen Harper en visite officielle aux Etats-Unis il y a quelques jours. Cette mise en garde n’est pas moins qu’une réalité cruelle et un sentiment généralisé qui font bien de peureux à travers le monde. De l’avis d’éminents économistes, tous les pays doivent s’activer à relancer leurs économies à travers un plan local viable. Ce qui stimulerait les interactions macroéconomiques et répercuterait positivement sur la déroute économique du moment.

De la façon dont les choses ont tendance à aller, tout laisse croire que la grande menace s’appelle protectionnisme. Politique économique visant à limiter l’entrée des produits étrangers afin de protéger les intérêts économiques d’une nation, le protectionnisme devient de plus en plus un jargon commun dans les milieux d’affaires et surtout dans la bouche des dirigeants des pays industrialisés en cette période de crise. Ceux-ci craignent que des barrières ne s’érigent devant eux dans leur volonté de marchander leurs produits sur les marchés internationaux.

La Chine , première économie en croissance depuis quelques années et auréolée de son plan de relance économique de 586 milliards de dollars, s’élève contre toute tentative de réguler les marchés nationaux en empêchant l’infiltration de tout produit étranger. L’Empire du Milieu, que d’aucuns accusent d’avoir envahi beaucoup de marchés étrangers avec des produits de qualité douteuse, se verrait ainsi privé d’un grand atout économique C’est pourquoi, il n’a pas tardé à qualifier le plan de relance économique d’Obama de protectionniste. A l’origine de cette accusation se trouve la clause dénommée « buy American » (achetez américain).

Sarkozy s’en fout

Cette dernière stipule que le fer,  l’acier et d’autres produits industriels utilisés dans le cadre des projets financés par le plan de relance américain doivent être des « Made in America ».

Le président Obama a beau défendre que son objectif est loin de préserver uniquement les produits américains, la préoccupation demeure constante. D’ailleurs, lors de sa récente visite au Canada, mention en a été faite. Barack Obama a réaffirmé aux Canadiens que la réponse à la saignée économique et financière doit être mondiale, en ajoutant que son plan admettra la commercialisation de marchandises internationales, dont l’acier et d’autres produits canadiens. Le point culminant reste bien évidemment la mise en œuvre du plan de 787 milliards de dollars, que le Canada, tout comme d’autres nations, attend impatiemment.

De l’autre côté de la Manche, Nicolas Sarkozy et sa récente aide au secteur de l’automobile suscitent des remous. Malgré la résolution du sommet de Berlin à récuser le protectionnisme, le plan Sarkozy soulève un certain nombre d'interrogations. En conditionnant son aide de 6,5 milliards d’Euro au secteur automobile (Renault et Peugeot Citroën) à leur engagement à ne pas fermer leurs portes en France pendant 5 ans, Sarkozy n’a-t-il pas méprisé l’importation de voitures étrangères ? N’a-t-il pas foulé aux pieds les accords de libre échange en cette période de crise économique?

En tout cas, rien que ses propos sont plus qu’évocateurs de son désir de protéger uniquement le marché hexagonal au détriment de ceux de l’étranger « Si on donne de l’argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n’est pas pour apprendre qu’une usine va partir en Slovaquie ou ailleurs. Il faut qu’on arrête les délocalisations. Qu’on crée une usine Renault en Inde pour vendre des Renault aux Indiens est justifié, mais qu’on crée une usine en Slovaquie pour vendre des voitures en France n’est pas justifié ».

Il est bien clair que les principes de libre-échange ratifiés par la quasi-totalité des nations de la planète sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sont loin être respectés. La crise économique ne fait que mettre à nu les dysfonctionnements structurels et conjoncturels du système commercial mondial. Au demeurant, il est à craindre que le protectionnisme ne poussent définitivement certains pays à geler l’admission des produits étrangers sur leurs marchés. Et cela ne ferait que noircir davantage le tableau assez sombre de la situation économique et financière mondiale.

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

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FORUM SUR LES INDUSTRIES AGRO ALIMENTAIRES

L’Afrique pousse son secteur privé

Le Forum sur le développement des industries alimentaires en Afrique a débuté mercredi au CICB. Organisé par le gouvernement malien en collaboration avec l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), il durera 3 jours. Son objectif vise à accroître l’économie des pays africains de la Oummah islamique et à promouvoir les investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique

La rencontre s’inscrit selon les organisateurs, dans le cadre de la promotion des investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique par le biais, notamment d’une implication plus poussée du secteur privé dans la transformation et le commerce des produits agricoles, de promouvoir les investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique.

Le potentiel élevage, pêche, l’environnement des affaires, l’accès au financement et les normes phytosanitaires figurent parmi les sujets qui seront débattus par les participants.

Une foire-exposition des produits issus des industries agroalimentaires des pays africains de l’OCI ainsi qu’un salon permanent de rencontre et de partenariat se tiendront en marge des travaux.

La proposition d’organiser un forum au Mali, fait suite aux recommandations du président la République du Mali lors de la visite du secrétariat général de l’OCI à Bamako en mars 2005.

Pour le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Amadou Abdoulaye Diallo, la rencontre de Bamako se tient à un moment où le continent africain est confronté à des défis comme la crise alimentaire qui, avec la hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, a montré les limites des systèmes de production et des politiques et stratégies dans le domaine alimentaire. « Pour faire face à des telles situations qui compromettent le développement des Etats africains, nous devons rendre notre agriculture moderne, performante et compétitive, développer l’agro-industrie et promouvoir les investissements productifs », a-t-il dit.

Les économies des pays africains de la Oummah islamique demeurent aux dires du ministre malien, « fragiles et vulnérables » aux chocs exogènes car le secteur agricole et le secteur privé ne sont pas suffisamment développés.

« On ne peut obtenir un taux de croissance élevé de l’économie qu’avec la valorisation des matières premières locales et l’implication du secteur privé. L’expérience a montré que sans accumulation du capital physique et humain aucun processus de développement ne saurait s’inscrire dans la durée  », a dit le ministre de l’Economie du Soudan.

Il s’agira pour les participants venus des pays de faire connaître et mettre en exergue auprès d’un large éventail d’investisseurs tant européens, américains, asiatique qu’africains l’environnement des affaires an Afrique, les opportunités et potentialités qui existent en Afrique dans les filières telles que l’agriculture, l’agro-industrie et dans les portefeuilles comme celui du partenariat, de la privatisation des entreprises ou encore des concessions qui seront faites par les Etats et le secteur privé.

Selon le représentant de l’OCI, les missions de son organisation sont de consolider la solidarité islamique entre les États membres, de renforcer la coopération entre les États membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels, scientifiques ainsi que dans les autres domaines d'importance vitale et procéder à davantage de consultations entre les pays membres au sein des organisations internationales.

Idrissa Sako

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FESPACO 2009

Le Mali en compétition avec « Fantan fanga »

Avant-dernier volet d’une trilogie sur le pouvoir, « Fantan Fanga » (le pouvoir des pauvres) d’Adama Drabo est le seul long-métrage malien en compétition pour la 21 e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), du 28 février au 7 mars 2009.

« Fantan Fanga » (90 minutes) est le deuxième long-métrage d’une série qu’Adama Drabo compte réaliser sur le pouvoir. Il est donc la suite logique de « Taafé Fanga » (le pouvoir du pagne) axé sur une révolution qui conduit les femmes à prendre le pouvoir dans un village. Une œuvre tournée dans le pittoresque paysage des falaises du plateau Dogon. Malgré le succès rencontré par la première œuvre de la trilogie, le réalisateur a dû attendre dix ans pour lui donner sa suite logique. « On doit envoyer son scénario à une commission qui juge près de 40 manuscrits. Et seuls quatre ou cinq sont retenus par session. De nombreux écrits de qualité ne sont jamais retenus. J'envoie donc et je renvoie, en retravaillant le scénario jusqu'à ce qu'il soit accepté », avait expliqué le réalisateur lors d’une cérémonie officielle du premier coup de clap l’année dernière.

Pour son prochain film, dernier volet de sa trilogie, Adama Drabo espère un traitement plus rapide. Ce troisième film traitera quant à lui du pouvoir de l'art et s'appellera probablement « Donia Fanga » (le pouvoir de la connaissance). Pour ce cinéaste très engagé, la femme, les pauvres et, enfin, la connaissance sont les détenteurs de l’essence du pouvoir. « J'ai compris et aimé ces trois pouvoirs et je les défends », argumente-t-il.

Ce second volet est inspiré du vécu quotidien. « Ce scénario a été motivé par les sacrifices rituels d’une fillette vers Kangaba et d’un petit garçon sur l'île de la Cité du Niger à Bamako », a déclaré Adama Drabo. Pour lui, le Mali, en tant que pays démocratique ne doit pas composer avec des tares comme le sacrifice humain. Et c’est par le 7 e art que cet acteur du Mouvement démocratique a décidé d’exprimer son ras-le-bol contre les sacrifices rituels qui touchent surtout les albinos.

Le tournage du long-métrage a commencé par le Théâtre des sans voix, un groupe que l'un des protagonistes a mis en place en souvenir de sa mère, une handicapée. Ce dernier se rend chez un journaliste pour lui faire des propositions pour sa troupe devant partir en tournée. Au retour de cette visite, son ami albinos est agressé et tué. On lui prélève la tête. Toute l'histoire part de là. C'est ainsi que le promoteur de la troupe et une policière stagiaire ouvrent une enquête. Une étrange enquête, qui leur permet de voir toutes les facettes cachées de la société moderne malienne.

Ce film a coûté environ 100 millions de F CFA financés par l'Union Européenne, le ministère français de la Coopération et l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Au début du tournage, le souhait du réalisateur était de participer au Fespaco 2009. Un rêve devenu réalité.

« Le Mali s'est toujours dressé en tête des cinéastes. Nous voulons mettre un terme à cette série noire d’absence sur le podium du Fespaco. Et j'espère qu’à partir de ce film, tous les deux ans il y aura un film malien au moins. Déjà, que cela soit clair, moi je vais au Fespaco pour l'Etalon 2009 » , attaque Adama Drabo, craint non seulement pour son talent, mais aussi et surtout par son franc-parler.

Il faut souligner qu’Adama Drabo avait reçu le Prix du jury du Fespaco avec « Taafé Fanga ». Le Mali détient trois Etalons d'Or du Yennenga, la récompense suprême du Fespaco, grâce à « Baara » (1979) et « Finyè » (1983) de Souleymane Cissé et « Guimba, le tyran » (1995) de Cheick Oumar Sissoko. « Fantan Fanga » réussira-t-il à enrichir ce palmarès d’un 4 e Etalon ? C’est en tout cas l’ambition affichée par son réalisateur, seul ambassadeur du Mali dans la compétition des longs-métrages.

Alphaly

 

Forte présence malienne

En dehors des longs-métrages, le Mali est bien représenté dans les autres compétions de cette 21 e édition du Fespaco. Ainsi, au niveau des courts-métrages, le cinéma malien sera en lice avec « Nziri Nin Kera Yèrèmahonya Waatiyé » (Il était une fois l'indépendance) de Daouda Coulibaly. Au niveau des documentaires, les couleurs du Malis seront défendues par « ARU » de Léopold Togo, « Emertery Stories : A Rebel Missionnary in South Africa » de Cheick M. Cherif Kéita. Le Mali est aussi présent dans la catégorie des « Séries et Sitcoms » avec « Duel à Dafa » de Ladji Doucouré. Par contre, notre pays sera absent dans la catégorie « Fiction TV/Vidéo ».

Alphaly

 

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SURDITE

La langue des signes

Un sourd-muet peut penser, écrire et communiquer dans n’importe quelle langue au même titre qu’un entendant .

Un sourd-muet est une personne qui a perdu l’usage de son ouie. Il existe trois catégories de sourds-muets. Les sourds-muets lourds, les sourds-muets légers et les sourds-muets profonds. Le sourd-muet lourd est une personne qui a perdu totalement son ouie. Par contre, le sourd-muet léger est une personne qui entend des bruits de moto ou de sonorisation. Alors qu’un sourd-muet profond est celui qui n’entend rien. Selon Abdoulaye Boubacar Tandia, instituteur, un sourd-muet peut penser, écrire et communiquer dans n’importe quelle langue au même titre qu’un entendant. « Il y a 26 lettres d’alphabet. Toutes les 26 lettres sont représentées par des signes. Ils apprennent comme des enfants. Il y a une méthode d’apprentissage pour les sourds. La méthode appliquée est visuelle, gestuelle et mimique », explique notre interlocuteur.

Les signes sont des langues visuelles et gestuelles, et non sonores comme les autres langues. Ce ne sont pas des pantomimes. Elles emploient des signes et ont une grammaire élaborée qui leur est propre. Il est nécessaire que l’interlocuteur comprenne aussi la langue des signes pour que le sourd puisse communiquer avec lui. Certaines familles improvisent aussi des signes, mais ils ne font pas partie de la langue des signes. Contrairement à une idée très répandue, celle-ci n’est pas universelle : chaque pays possède sa propre langue des signes et certaines régions possèdent même leur patois. « Les sourds-muets lettrés entre eux communiquent au téléphone par le système de messagerie. Les non lettrés communiquent traditionnellement. Au Mali, il existe des signes de langage malien, américain, français et Québécois », indique M. Tandia. Généralement, les sourds-muets se marient entre eux.

Signes communs

Toutefois, certains signes sont communs à plusieurs pays, et cela peut permettre à des sourds, pourtant originaires de pays très différents, de communiquer rapidement entre eux grâce à des signes très iconisés. La langue des signes existe au Mali depuis plusieurs années. Il existe des interprètes en langue des signes. Contrairement à ce que croient l’immense majorité des gens, la langue des signes n'est pas la langue naturelle des sourds. C’est seulement le moyen de communication le plus ancien élaboré par ces derniers entre eux. De nos jours, l’adoption ou non de la langue des signes comme langue maternelle de l’enfant est fonction du choix de rééducation des parents et des professionnels de la surdité, et ne relève pas d'un déterminisme qui n'a jamais été que supposé.

Les sourds utilisent les signes de la langue. Ils possèdent leur propre syntaxe tout en conservant la syntaxe de la langue française.

La labiale permet au sourd de comprendre un interlocuteur oralisant, mais ne lui permet pas de percevoir l’intégralité du message. On estime que 30 % seulement du message est « lu » sur les lèvres, le reste étant interprété par la personne sourde suivant le contexte (suppléance mentale), ce qui donne souvent lieu à des malentendus. Par exemple, certains sons se ressemblent énormément sur les lèvres comme baba, papa et maman. Des phonèmes sont invisibles sur les lèvres comme le /r/ et le /k/ et sont donc difficiles à percevoir. Il existe même des blagues sourdes tirant parti de ces confusions comme meilleurs veaux pour « meilleurs vœux »…

Mohamed Daou

 

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EPILOGUE

La surdité

Dans beaucoup de zones au Mali, aussi bien en ville qu’à la campagne, les maladies handicapantes ou les infirmités ne sont pas toujours comprises comme un phénomène naturel ; nombreux sont en effet les gens qui ont tendance à les prendre pour la marque de la main cruelle d’une tierce personne voulant du mal à leurs semblables souvent suite à une offense faite, souvent de façon gratuite.

Le sorcier et le féticheur, deux personnages qu’on rencontre un peu partout, sont censés remplir ce rôle à l’aide de moyens occultes que le commun des villageois (ou même des citadins) ne connaît pas. Mais l’infirmité, selon les croyances anciennes, peut aussi provenir du comportement ou de la profession jugée dangereuse du père qui de par ses activités font des victimes innocentes dans son entourage. Ainsi, si la cécité à la naissance est perçue comme l’œuvre de divin à la fois par les musulmans et les animistes, la surdité, elle, n’est pas considérée comme naturelle dans les zones rurales. On a en effet remarqué qu’elle survient de préférence dans la famille des grands chasseurs ayant un tableau de chasse particulièrement garni, ce qui tendait à montrer que cette fréquence est liée à l’activité des chasseurs.

Les ruraux y voient donc la manifestation de la rancœur des génies de la brousse outrés par les massacres perpétués sur d’innocentes têtes dont certaines races particulièrement innocentes comme les antilopes sont surtout recherchées par les chasseurs. L’habitude prise par le chasseur de tirer gratuitement les bêtes sauvages font que celui-ci un jour tombe victime de leur charge négative (niama) dont la manifestation la plus éloquente apparaît sur l’un de ses enfants sous la forme de la surdité accompagnée par l’incapacité de parler. Dans les zones rurales, la surdité n’est donc pas aussi naturelle qu’on peut le penser en ville puisque la superstition et les traditions sociologiques lui trouvent les causes différentes de celles dites physiques et qui décrivent des anomalies dans le fonctionnement normal de l’organisme humain. C’est sans doute pour cette raison que les rurale la craignent moins que la cécité congénitale considérée, elle, comme la pire des calamités. D’autres aussi, constatant que les sourds-muets forts physiquement, assez habiles et entreprenants, y voient un frein mis pour empêcher un grand destin de s’accomplir. C’est dire que le sourd-muet bénéficie d’un préjugé social plus favorable que l’aveugle qui, dans bien des cas, évolue vers la mendicité. Même, les filles qui ont ce handicap sont réputées très courageuses, après un gain et bourrée d’énergie. On comprend donc mieux pourquoi certaines arrivent à avoir un mari bien portant et d’autres à devenir très riches.

Dans la mentalité collective, il est plus préférable d’avoir un sourd-muet comme fils plutôt qu’un aveugle, surtout si cette infirmité est congénitale. En brousse le plus grand malheur qui puisse frapper un homme est de naître aveugle. Dans cette condition si on n’est pas d’une famille aisée, c’est toute la vie qui est ratée. Tel n’est pas le cas des sourds-muets qui est capable de tout faire et souvent le fait même mieux qu’un homme normal, entendant bien et parlant parfaitement bien. Le déficient auditif est d’ailleurs considéré dans la ville comme à la campagne, comme une force de la nature, un bourreau du travail qui ne recule devant aucune tâche : labour, tissage, maraîchage, etc… En tout cas ce n’est pas un personnage négatif comme l’aveugle ou le paralytique qui dans bien des situations devient rapidement une charge sociale quasi inutile pour la communauté. Même dans le mariage, il est plus facile de trouver une femme pour le sourd-muet que n’importe quel autre infirme parce que tout simplement il ne manque pas de moyens de se défendre dans la lutte sociale. Si la famille a les moyens l’épouse du sourd-muet peut même être une femme normale ; dans le cas contraire elle sera une femme de même condition physique que lui et c’est ce qui se voit généralement. Le seul gros problème avec le sourd-muet est la communication parce que privé de la capacité de la parole, il ne lui reste plus que les signes pour se faire comprendre des autres. Mais cet obstacle est ponctuellement levé par les progrès de la science et de la technique qui trouvent à ce mal des méthodes de communication à l’aide de signes qui permettent aux sourds-muets de parler, non seulement entre eut, mais également avec les autres. Ces procédés de communication performants, ajoutes au fait que le sourd-muet n’est pas négativement perçu dans la vie sociale, font de lui un membre à part entière de la communauté qui, bien encadré et vivant dans de bonnes conditions peut même réussir là ou des personnes bien portantes ont échoué.

Facoh Donki Diarra

 

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Potins

Incidents entre une journaliste et un membre du Cochan

Le président de la Commission médias local d’organisation, Pr. Sery Bahi et notre consœur de l’Agence APA d’Abidjan, Gou Aya Elisabeth ne se portent pas dans les cœurs. En effet après avoir donné des consignes par rapport à la distribution des feuilles de match de la rencontre Tanzanie Côte-d’Ivoire, une rencontre ou les Eléphants étaient malmenés sur la pelouse par les Taifa Stars, dans les gradins se passait une scène insolite sous les yeux d’une centaine de confrères accrédités. Le président de la Commission média local a été interpellé par notre consœur qui le reprochait l’insécurité dans laquelle se trouvaient les journalistes dans les gandins mêlés à des spectateurs. Le Pr. Sery n’ayant pas digéré cette remarque a eu des altercations suivies d’injures avec la journaliste.

Du hooliganisme

Lors du match d’ouverture Côte-d’Ivoire Zambie (0-3), tout comme celui comptant pour la seconde journée du groupe A entre la Tanzanie et la Côte-d’Ivoire (1-0), des supporters ivoiriens mécontents du comportement des joueurs ont jeté des projectiles sur l'aire du jeu. Même les forces de l'ordre n’ont pas pu tempérer les ardeurs des hooligans.

Chan n’est pas Uémoa

Cette phrase revenait tout le temps sur les lèvres de bon nombre de supporters ivoiriens après la défaite (1-0) de leur équipe devant la Tanzanie. Et ce pour signifier que les deux victoires au tournoi de l’Uémoa n’a rien à voir avec cette compétition africaine qui a presque la même dimension que la Can à part la participation des footballeurs professionnels. Certains d’entre eux se sont consolés à la fin du match en scandant le nom de Didier Drogba auteur du but de Chelsea contre la Juve en champions league d’Europe.

Un stand made in Sénégal

Sur l’ensemble des huit pays qualifiés pour le Chan, seul le Sénégal a ouvert un stand au village Chan (Vichan). Le stand est achalandé de produits culturels sénégalais, (basins teintés, bijoux et autres). Les stands ne manquent pas de visiteurs en de pareille circonstance.

5 hôtels réquisitionnés par le Cochan

La Commission hébergement du Cochan a réquisitionnée 5 hôtels pour toutes les délégations sportives étrangère y compris les sélections et la presse. Deux hôtels sont mis à Al disposition des équipes et les trois autres sont réservés aux membres des délégations étrangères.

Le Show Orange

Didier Drogba est décidément l’icône de la société de téléphonie mobile, Orange Côte-d’Ivoire, au village Chan. La preuve c’est que 15 statuts de la Star Ivoirienne du ballon rond y sont installés par Orange dans les sites de Yopougon, Treichville et Kumasi.

Marcio Maximo au chevet de Kouadio Georges

Marcio Maximo s’est rendu sur le banc de la sélection nationale ivoirienne. Le sélectionneur brésilien des Taifa Stars accompagné de deux de ses collaborateurs pour consoler son collègue ivoirien. Même son de cloche entre les joueurs des deux équipes qui se sont salués et échangés au rond-point central à la fin du match mais le hic est que tout s’est passé sous une pluie d’injures des supporters ivoiriens aux Eléphants.

Rassemblées par

Boubacar Diakité Sarr

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