La commission d’attribution est à pied d’œuvre pour l’attribution des nouveaux logements. Sociaux. Selon certaines sources, ça ne devrait plus tarder que l’on sache la liste des heureux bénéficiaires.
Le Végal qui avait audité le mode d’attribution des logements sociaux avait recommandé l’application d’un logiciel élaboré à cet effet. Il avait également demandé que la commission mette un accent particulier sur le recouvrement, au besoin en expulsant les mauvais payeurs. Il a d’ailleurs promis de repasser après les attributions de cette année pour voir si les choses se passent conformément à ce qu’il a recommandé.
Selon nos sources, il y a au moins un début de solution à ces deux recommandations du Végal. En effet, la commission aurait intenté un procès en expulsion à au moins quatre des mauvais payeurs, ce qui constitue au moins un début. Nos sources précisent également que le logiciel qui a été élaboré et appliqué une seule fois reste performant. Il est en cours d’application pour le programme actuel.
Les logements sociaux constituent une promesse du président ATT et l’ossature de sa campagne électorale. Il tient au moins à ce que lui survive une œuvre à la fois financière, économique et sociale.
CRISE ECONOMIQUE ET PROTECTIONNISME
Vers une guerre de commerce mondiale ?
Le protectionnisme affiché par certains pays comme moyen de redresser leurs économies laisse présager que la saignée économique et financière mondiale ne trouvera aucune issue heureuse pour l’humanité avec le gel des produits étrangers.
« A mon avis, le plus grand risque dans cette récession mondiale est le protectionnisme. Si nous n’en prenons garde, il pourrait changer une profonde récession en un profond malheur » avertissait le Premier ministre canadien Stephen Harper en visite officielle aux Etats-Unis il y a quelques jours. Cette mise en garde n’est pas moins qu’une réalité cruelle et un sentiment généralisé qui font bien de peureux à travers le monde. De l’avis d’éminents économistes, tous les pays doivent s’activer à relancer leurs économies à travers un plan local viable. Ce qui stimulerait les interactions macroéconomiques et répercuterait positivement sur la déroute économique du moment.
De la façon dont les choses ont tendance à aller, tout laisse croire que la grande menace s’appelle protectionnisme. Politique économique visant à limiter l’entrée des produits étrangers afin de protéger les intérêts économiques d’une nation, le protectionnisme devient de plus en plus un jargon commun dans les milieux d’affaires et surtout dans la bouche des dirigeants des pays industrialisés en cette période de crise. Ceux-ci craignent que des barrières ne s’érigent devant eux dans leur volonté de marchander leurs produits sur les marchés internationaux.
La Chine , première économie en croissance depuis quelques années et auréolée de son plan de relance économique de 586 milliards de dollars, s’élève contre toute tentative de réguler les marchés nationaux en empêchant l’infiltration de tout produit étranger. L’Empire du Milieu, que d’aucuns accusent d’avoir envahi beaucoup de marchés étrangers avec des produits de qualité douteuse, se verrait ainsi privé d’un grand atout économique C’est pourquoi, il n’a pas tardé à qualifier le plan de relance économique d’Obama de protectionniste. A l’origine de cette accusation se trouve la clause dénommée « buy American » (achetez américain).
Sarkozy s’en fout
Cette dernière stipule que le fer, l’acier et d’autres produits industriels utilisés dans le cadre des projets financés par le plan de relance américain doivent être des « Made in America ».
Le président Obama a beau défendre que son objectif est loin de préserver uniquement les produits américains, la préoccupation demeure constante. D’ailleurs, lors de sa récente visite au Canada, mention en a été faite. Barack Obama a réaffirmé aux Canadiens que la réponse à la saignée économique et financière doit être mondiale, en ajoutant que son plan admettra la commercialisation de marchandises internationales, dont l’acier et d’autres produits canadiens. Le point culminant reste bien évidemment la mise en œuvre du plan de 787 milliards de dollars, que le Canada, tout comme d’autres nations, attend impatiemment.
De l’autre côté de la Manche, Nicolas Sarkozy et sa récente aide au secteur de l’automobile suscitent des remous. Malgré la résolution du sommet de Berlin à récuser le protectionnisme, le plan Sarkozy soulève un certain nombre d'interrogations. En conditionnant son aide de 6,5 milliards d’Euro au secteur automobile (Renault et Peugeot Citroën) à leur engagement à ne pas fermer leurs portes en France pendant 5 ans, Sarkozy n’a-t-il pas méprisé l’importation de voitures étrangères ? N’a-t-il pas foulé aux pieds les accords de libre échange en cette période de crise économique?
En tout cas, rien que ses propos sont plus qu’évocateurs de son désir de protéger uniquement le marché hexagonal au détriment de ceux de l’étranger « Si on donne de l’argent aux industries automobiles pour se restructurer, ce n’est pas pour apprendre qu’une usine va partir en Slovaquie ou ailleurs. Il faut qu’on arrête les délocalisations. Qu’on crée une usine Renault en Inde pour vendre des Renault aux Indiens est justifié, mais qu’on crée une usine en Slovaquie pour vendre des voitures en France n’est pas justifié ».
Il est bien clair que les principes de libre-échange ratifiés par la quasi-totalité des nations de la planète sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sont loin être respectés. La crise économique ne fait que mettre à nu les dysfonctionnements structurels et conjoncturels du système commercial mondial. Au demeurant, il est à craindre que le protectionnisme ne poussent définitivement certains pays à geler l’admission des produits étrangers sur leurs marchés. Et cela ne ferait que noircir davantage le tableau assez sombre de la situation économique et financière mondiale.
Ogopémo Ouologuem
(USA)
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FORUM SUR LES INDUSTRIES AGRO ALIMENTAIRES
L’Afrique pousse son secteur privé
Le Forum sur le développement des industries alimentaires en Afrique a débuté mercredi au CICB. Organisé par le gouvernement malien en collaboration avec l’Organisation de la Conférence islamique (OCI), il durera 3 jours. Son objectif vise à accroître l’économie des pays africains de la Oummah islamique et à promouvoir les investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique
La rencontre s’inscrit selon les organisateurs, dans le cadre de la promotion des investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique par le biais, notamment d’une implication plus poussée du secteur privé dans la transformation et le commerce des produits agricoles, de promouvoir les investissements productifs pour développer l’industrie alimentaire en Afrique.
Le potentiel élevage, pêche, l’environnement des affaires, l’accès au financement et les normes phytosanitaires figurent parmi les sujets qui seront débattus par les participants.
Une foire-exposition des produits issus des industries agroalimentaires des pays africains de l’OCI ainsi qu’un salon permanent de rencontre et de partenariat se tiendront en marge des travaux.
La proposition d’organiser un forum au Mali, fait suite aux recommandations du président la République du Mali lors de la visite du secrétariat général de l’OCI à Bamako en mars 2005.
Pour le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, Amadou Abdoulaye Diallo, la rencontre de Bamako se tient à un moment où le continent africain est confronté à des défis comme la crise alimentaire qui, avec la hausse généralisée des prix des produits de première nécessité, a montré les limites des systèmes de production et des politiques et stratégies dans le domaine alimentaire. « Pour faire face à des telles situations qui compromettent le développement des Etats africains, nous devons rendre notre agriculture moderne, performante et compétitive, développer l’agro-industrie et promouvoir les investissements productifs », a-t-il dit.
Les économies des pays africains de la Oummah islamique demeurent aux dires du ministre malien, « fragiles et vulnérables » aux chocs exogènes car le secteur agricole et le secteur privé ne sont pas suffisamment développés.
« On ne peut obtenir un taux de croissance élevé de l’économie qu’avec la valorisation des matières premières locales et l’implication du secteur privé. L’expérience a montré que sans accumulation du capital physique et humain aucun processus de développement ne saurait s’inscrire dans la durée », a dit le ministre de l’Economie du Soudan.
Il s’agira pour les participants venus des pays de faire connaître et mettre en exergue auprès d’un large éventail d’investisseurs tant européens, américains, asiatique qu’africains l’environnement des affaires an Afrique, les opportunités et potentialités qui existent en Afrique dans les filières telles que l’agriculture, l’agro-industrie et dans les portefeuilles comme celui du partenariat, de la privatisation des entreprises ou encore des concessions qui seront faites par les Etats et le secteur privé.
Selon le représentant de l’OCI, les missions de son organisation sont de consolider la solidarité islamique entre les États membres, de renforcer la coopération entre les États membres dans les domaines économiques, sociaux, culturels, scientifiques ainsi que dans les autres domaines d'importance vitale et procéder à davantage de consultations entre les pays membres au sein des organisations internationales.
Idrissa Sako
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