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2009

Mois de Février

Les Echos du 18 Février 2009

 

HAUT CONSEIL DES MALIENS DE L’EXTERIEUR

Le nouveau bureau contesté par les « Français »

L’élection du nouveau bureau du Haut conseil des Maliens de l’extérieur conduit par Habib Sylla, qui réside au Gabon, n’a pas fini de faire grincer des dents.

L’appel à la réconciliation des cœurs et des esprits lancé par le président ATT à l’ouverture de la 5e conférence ordinaire du HCME, vendredi 13 février, n’a finalement pas été entendu par tous nos compatriotes vivant à l’étranger.

Après les multiples crises au sein de l’ancien bureau dirigé par Abdrahamane Chérif Haïdara, le nouveau bureau du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME) risque d’être confronté à d’autres rudes épreuves. Les Maliens de France, dans leur majorité, se plaignent de la composition du nouveau bureau. En effet, aucun Malien de France ne figure parmi les 19 membres de l’exécutif issu de la 5e conférence ordinaire.

Ils estiment qu’il ne peut y avoir de bureau des Maliens de l’extérieur sans une représentation « française ». Ce qui paraît légitime eu égard au nombre de nos compatriotes vivant en France. Pour manifester leur désapprobation, des mécontents ont voulu, mardi, organiser un point de presse au Centre Djoliba.

La rencontre a été reportée sine die. Selon des sources, les initiateurs de la rencontre auraient été sommés de renoncer à cette action, qui, il faut se l’avouer, n’honore ni ses initiateurs ni le HCME dans son ensemble. Tout porte à croire que Diadié Soumaré, candidat malheureux au poste de présidence du HCME et d’autres voulaient dénoncer une immixtion des autorités dans l’élection du nouveau président Habib Sylla.

Diadié Soumaré avait estimé qu’il a la majorité des voix et indiquait que le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine voulait l’écarter au profit d’un bureau « illégal et illégitime ». L’absence des Maliens de France dans le nouveau bureau s’expliquerait par un conflit fratricide entre membres d’une même communauté.

Cette ultime protestation, si l’on ne prend garde, risque de porter un coup malheureux à l’unité du HCME en général et des Maliens de France en particulier.

Amadou Sidibé

Denis Koné

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AXE AUTOGARE DE SOGONIKO-ECOVIE

Route dégradée, désagréments pour riverains et usagers

Au Mali, les routes se construisent et se dégradent aussitôt. Les structures techniques budgétivores comme l’Agéroute et l’Autorité routière n’existent que de nom. La dégradation de la route qui va de l’autogare de Sogoniko à Ecovie en passant devant la Brigade territoriale de gendarmerie de Faladié en est une parfaite illustration.

La route goudronnée qui va de la Gare routière de Sogoniko à Ecovie passant devant la Brigade territoriale de gendarmerie de Faladié en Commune VI est dans un état de dégradation avancée. Pour circuler, les usagers de cette voie choissent leurs trous. Non seulement elle est parsemée de nids de poules, mais elle comporte de nombreux trous béants qui peuvent provoquer des accidents et endommager les suspensions des véhicules.

Ce tronçon est pourtant une rue passante. Elle est la principale voie qui mène à des infrastructures hôtelières comme Komoguel (où le président de la République fête tous les ans la Saint Sylvestre), à Bittar Impression, propriété du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) et à Toguna, une industrie de production d’engrais qui brasse des milliards pour avoir notamment empoché des milliards de F CFA dans « l’Initiative riz » du Premier ministre Modibo Sidibé). Il est un passage obligé pour des habitants de Magnambougou, Sokorodji et surtout du quartier résidentiel de Banankabougou-Séma.

C’est dans le cadre du grand chantier de la Can-2002 que cette route avait été bitumée et pourvue en éclairage public. Elle faisait la fierté de ces usagers et reste encore un raccourci pour de nombreuses compagnies de transport interurbain.

A cause des eaux de ruissellement, des caniveaux bouchés et surtout du mauvais entretien, cette voie se dégrade après chaque hivernage. Les services techniques du ministère de l’Equipement et des Transports procèdent au colmatage en bouchant simplement les trous. Le week-end dernier, un riverain, excédé par l’indifférence des pouvoirs publics, a pris le problème à bras-le-corps en payant de sa poche un voyage de briques de chantier concassées pour boucher des nids-de-poule.

Les autorités en charge de l’entretien courant des routes ne sont pas plus coupables que la brochette d’hommes d’affaires dont les entreprises jalonnent le parcours. Jeamille Bittar, le président de la CCIM, pouvait donner le bon exemple parce qu’il a non seulement ses bureaux situés à ce niveau et ses bus au départ comme à l’arrivée de voyage, empruntent quotidiennement ce chemin.

L’homme qui a des ambitions politiques, il dit à ses confidents que la CCIM est comme un Etat qu’il peut digérer (sic), a les moyens pour avoir gagné au titre de l’année 2008-2009 le marché de livres scolaires de l’Etat pour près de 3 milliards de F CFA. Il dédaigne apparemment l’exemple de l’opérateur économique Mandiou Sympara qui s’est illustré en Commune I. Il a fait paver toute la rue qui conduit à son domicile à Djélibougou. D’autres particuliers rendent la devanture de leurs maisons ou entreprises agréables, de leur propre gré et dans l’anonymat.

Pourquoi les entreprises situées sur la route de la gendarmerie de Faladié ne feraient-elles pas œuvre salvatrice ? Quelle notion de citoyenneté, d’environnement se font les responsables de ces entreprises ?

L'Autorité routière, à qui l’Etat alloue des dizaines de milliards de F CFA par an pour l'entretien courant des routes et l'Agéroute, qui touche des dizaines de milliards de F CFA par an aux postes de péage, doivent dans tous les cas rendre des comptes.

Abdrahamane Dicko

 

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FEMMES DE MEDIAS

Le défi de l’auto-évaluation

Au Mali, la présence « massive » des femmes dans les médias constitue un espoir dans la promotion et la défense des droits de la femme en général, des leurs en particulier. Toutefois, leur dynamisme, baromètre de la rupture avec les stéréotypes, est jugé timide et peu profitable à la cause de la femme, selon des observateurs.

Difficile pour une femme d’exercer un métier des médias au Mali. Malgré l’évolution de la société, bon nombre de contraintes persistent et demeurent sources d’ennuis : absence prolongée hors du foyer ou du cercle familial inadmissible, prise de parole en public pas toujours tolérée…

Si certaines femmes osent s’assumer malgré les « chantages » de leurs conjoints telle cette responsable de radio qui s’est imposée en dépit des menaces de séparation brandies par son mari, d’autres optent pour des compromis les empêchant de s’éloigner du cadre familial (comme cette animatrice qui ne voudrait pas effectuer de déplacement loin de son foyer). D’autres encore renoncent tout simplement. Les pesanteurs socioculturelles et la vie de foyer constitueraient-elles un déni de liberté individuelle féminine ? Pour un confrère, la vie affective des femmes est sacrifiée pour leur travail dans les médias ou vice-versa.

L’histoire des médias maliens reste marquée d’empreintes féminines. A l’accession du Mali à l’indépendance en 1960, elles étaient déjà présentes à la radio mais également dans la presse écrite. On peut citer les cas d’Aïssata Cissé et de Sadio Touré pour la radio et plus tard Rose Bastide à la presse écrite, en l’occurrence le quotidien national « L’Essor ». Admise à la retraite après trente années de bons et loyaux services, Sadio Touré rappelle le rôle joué par les femmes de radio à l’époque : « Aïssata Cissé faisait la fierté de toutes les femmes dans la célèbre émission radiophonique disque demandé ».

Parlant de sa propre contribution, Mme Touré explique avoir réalisé des magazines sur divers sujets liés à la femme. Elle était également présente sur les terrains du reportage et a présenté pendant plusieurs années le journal parlé à la Radiodiffusion télévision du Mali. Rappelée à la « tâche » lors des programmes spéciaux de la cérémonie anniversaire des 25 ans de la Télévision nationale en fin 2008, la doyenne des présentatrices de journal au Mali avait encore démontré sa vigueur.

Rôle des femmes dans les médias

Avec la démocratisation et l’ouverture médiatique qui a suivi, les femmes, dans leur soif de liberté, ne se contentent plus du statut professionnel d’agent d’exécution, elles accèdent désormais à des postes de décision en devenant promotrices et responsables d’organes. Il s’agit par exemple de Maïmouna Traoré du journal « Niéléni », Ramata Dia, promotrice du réseau des radios Guintan et du journal «  La Cigale muselée », de Makoro Camara, fondatrice et directrice de publication du journal « Kabako », et également propriétaire d’une imprimerie.

Dans le livre blanc sur « La situation de la femme malienne », publié par l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF), un sondage de 1998 donnait 42 femmes journalistes de la presse écrite contre 289 hommes, soit 13 % contre 87 %. Au même moment, dans la presse audiovisuelle, elles étaient deux fois plus nombreuses avec 26 %.

Dix années après, en 2009, le nombre des femmes explose dans les médias avec cependant la même inégalité de chiffre avec les hommes. En effet, chacune des 200 radios privées du Mali « emploie » au moins une femme pour au moins 4 hommes. De même la cinquantaine de publications existantes s’offrent individuellement les services d’au minimum une journaliste. Aussi de plus en plus les femmes accèdent-elles aux postes de responsabilité.

Toutefois, l’écrasante majorité des femmes de média demeurent des agents d’exécution. A ce titre, elles assurent, pour la radio, l’animation d’émissions musicales pour la plupart. D’autres (très peu) s’emploient dans des genres radiophoniques bien élaborés comme les magazines, les reportages… Les thématiques abordées par les femmes touchent les problèmes de la femme ou de la société en général, l’environnement, la santé. Mais, certaines animations, jadis « chasse gardée » des hommes, sont aujourd’hui assurées par des femmes notamment les journaux parlés, les commentaires de journaux.

A la presse écrite, elles sont de plus en plus présentes sur le terrain du reportage. Moussa Bolly, journaliste de profession, souligne la contribution indéniable des médias dans l’émancipation des femmes africaines en général et des Maliennes en particulier : « Ce sont des relais importants pour dénoncer les violences faites à la femme dans tous les milieux ».

Les femmes de médias engrangent aujourd’hui une solide expérience qui pourrait être mise au service d’autres domaines de la vie du pays. Mais si elles participent activement dans la sensibilisation des autres femmes pour leur implication dans la vie politique du Mali (les élections communales par exemple), les femmes de médias ne se sentent pas concernées par le sujet. De plus, les programmes de galvanisation du département de la Promotion féminine ne s’adressent pas à cette couche de la population féminine.

Conséquence : les femmes de média s’investissent dans la promotion des droits de la femme, oubliant très souvent qu’elles en constituent un maillon. Manquent-elles confiance en elles-mêmes ? Les rencontres d’échanges lors des formations avec des communicatrices sur la « valorisation des compétences » révèlent plutôt l’absence d’une réelle prise de conscience de leurs propres capacités et des opportunités d’évolution dans d’autres secteurs socioprofessionnels.

Le journaliste Moussa Bolly pense que le rôle de la femme dans les médias « est aussi précieux que celui qu’elle joue dans la société elle-même ». Pour lui, la femme se caractérise généralement par sa finesse d’esprit et la rigueur de son analyse, deux qualités importantes dans la mission d’information et de sensibilisation que jouent les médias.

Pour Sadio Touré, le rôle de la femme de média doit aller dans le sens de la libération de la femme de la tutelle économique et culturelle. « Elles doivent s’y donner beaucoup et se faire comprendre ». Elle situe la force des femmes de médias de la nouvelle génération dans leur capacité à pouvoir toucher davantage de public féminin à travers les radios privées, les différents journaux (dont des titres spécialisés), et l’ouverture sur le monde facilité par l’Internet.

S’agissant des faiblesses, M. Bolly les lie surtout aux pesanteurs socioculturelles et au poids souvent de la vie conjugale. « Il n’est pas par exemple facile d’être journaliste et femme au foyer ». Sadio Touré témoigne que sans la compréhension de son mari, sa carrière aurait été sacrifiée sur l’autel de son foyer ou vice-versa. Elle explique : « C’était inconcevable pour certaines personnes de me voir travailler la nuit ou alors voyager hors du pays laissant mon mari et les enfants seuls ».

M. Bolly rapporte la tendance qui croit que les journalistes sont des « proies faciles ». Quant à notre patron de presse, il fustige la faiblesse du rendement des femmes de médias. Parlant du respect des collègues hommes, Moussa Bolly juge que cela dépend de la femme elle-même en tant que journaliste ou agent de média. « Plus elle prouve ses compétences et sa disponibilité, plus elle est respectée ». Il regrette que certaines femmes ne fassent pas suffisamment d’efforts pour se faire respecter.

Regard critique sur les femmes de média au Mali

Le nombre important des femmes dans les différents types de médias au Mali est-il synonyme de leur dynamisme dans ce secteur ? Des observateurs sont très critiques à ce sujet. Un patron d’organe de presse écrite employant des femmes estime que les femmes de médias n’ont pas conscience de leur rôle. Il dénonce « l’aspect folklorique engendré par les fêtes épidermiques (genre) ».

Pour ce directeur de publication, dans la presse écrite très peu de femmes se battent pour avoir le même volume de travail, pour être traitées sur le même pied que les hommes de la rédaction. Par contre, une journaliste confirmée, secrétaire de rédaction dans un journal de la place dénonce le sexisme dont elle est victime. « J’ai toute la capacité nécessaire pour assumer un poste de décision, mais on a toujours préféré le confier à un homme, et c’est moi qui fait la correction de tous les articles ».

Il est fait grief aux femmes de médias de toujours vouloir user de leur charme. « Elles sollicitent des faveurs pour travailler moins, descendre plus tôt… », ajoute notre patron de presse. Réagissant à cette remarque, Sadio Touré se demande en quoi les femmes de médias peuvent se plaire dans la complaisance dès lors qu’elles exercent le même travail que les hommes. « Les patrons de presse qui pensent cela ont certainement leur raison, s’ils le disent ». Mme Touré les exhorte cependant à comprendre les femmes dans leur souhait de rentrer tôt à la maison puisque, défend-elle, « c’est à cause des enfants. Elles doivent fournir les mêmes efforts tant au service qu’à la maison, faire face à leur devoir de mères, d’épouses, sans compter le rôle important qu’elles doivent jouer dans les activités sociales ».

La pionnière Sadio trouve que la démocratisation des médias et l’avènement de l’Internet ne permettent pas d’excuse pour la nouvelle génération de femmes de médias. Selon elle, les technologies de l’information et de la communication ouvrent des perspectives incomparables.

A propos de perspective, pour les femmes de médias, M. Bolly les trouve peu reluisantes au Mali, ce d’autant que, soutient-il, les filles qui exercent actuellement dans les médias fournissent, dans la plupart des cas, peu d’efforts pour progresser dans la maîtrise du métier. « Elles pensent que le simple fait de se dire journaliste est suffisant pour s’imposer dans ce milieu où la concurrence est pourtant très rude avec les hommes ». Il demande aux femmes d’accepter de se battre pour s’imposer par la formation, le courage et la disponibilité. Toutes choses sur lesquelles Sadio Touré insiste.

La problématique de la formation

L’importance des médias dans l’évolution du statut de la femme n’échappe pas aux femmes de médias elles-mêmes, ceci explique certainement leur option pour ce travail contraignant. Pour la plupart, l’apprentissage s’est fait sur le tas, une expérience certes enrichissante mais incomplète qui nécessite des formations ciblées.

Du côté de la radio, les femmes reçoivent plus ou moins suffisamment de mises à niveau avec l’appui des partenaires, mais l’on constate une absence dommageable d’articulation entre les différentes activités de formation. Ainsi, les modules de formation se répètent-ils pour les mêmes publics cibles au détriment d’autres bénéficiaires. De plus, ces modules ne traduisent pas toujours les besoins des agents de radios.

Une autre difficulté concerne la mise en pratique des acquis, ceci exigeant une véritable remise en cause de la méthode habituelle de travail et des efforts, la gent féminine (pour ne parler que d’elle) n’étant pas toujours prête à les intégrer malgré leur pertinence.

Par ailleurs, ni le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies, ni celui de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille ne démontre une réelle volonté d’accompagner les femmes de médias dans le renforcement de leurs capacités, ce malgré leur implication massive aux côtés de ces départements dans les campagnes de sensibilisation nationale. Les séances de formation réalisées sont quasi exclusivement des appuis apportés par les partenaires techniques et financiers.

Les différentes compétitions internationales en l’occurrence, le « Festival des ondes » sont des occasions pour mesurer les failles qui vont de la confusion des genres radiophoniques exhibant leur non maîtrise, la mauvaise qualité des éléments sonores, etc. Quant aux journalistes de la presse écrite, parents pauvres des programmes de renforcement des capacités, elles sont souvent concernées lorsque les thèmes portent sur la femme, l’enfant...

Face aux exigences du travail des médias (maîtrise des techniques, du code et de la déontologie, genre…), la formation des femmes de médias doit figurer dans les priorités des départements de la Communication et de la Promotion féminine, eu égard à l’importance des populations destinataires des « messages » et surtout aux enjeux « communication et promotion des droits ».

L’autocritique étant un déterminant dans le travail des médias, Sadio Touré ne manque pas d’interpeller la nouvelle génération de femmes de médias : « Formez-vous ! A tout âge, on peut se former ! »

Maïmouna Coulibaly

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LITIGE AUTOUR DES MAGASINS DU DIBIDA

Lah réclame 20 millions de F CFA à la Commune III

Près de 20 millions de F CFA, c’est le montant cumulé de 3 ans de loyers impayés à Cheickna Lah.

En 1997, le marché Dibida a fait l’objet d’une reconstruction. Un contrat a été signé entre la mairie de la Commune III, qui n’avait pas les moyens pour faire face aux travaux, et Cheickna Lah, les a pris en charge. Dans ce contrat bail, il était convenu que M. Lah devait louer les magasins à 30 000 F CFA et que les loyers devaient lui revenir jusqu’à la fin de contrat qui s’étalerait sur 20 ans.

Mais, contre toute attente, selon Charles Berthé, proche de M. Lah, la mairie de la Commune III aurait signé des contrats parallèles avec des occupants du marché, ramenant le montant des loyers à 20 000 F CFA qu’elle encaisserait « indûment ».

« La mairie de la Commune III a signé un contrat-bail avec M. Lah en fixant les frais de loyer à 30 000 F CFA par mois. Plus tard, elle s’est permise d’aller signer un autre contrat avec des occupants en ramenant le montant des loyers à 20 000 F CFA » .

Aux dires de M. Berthé, depuis 3 ans que les magasins sont occupés, Cheickna Lah n’a pas reçu un kopeck en guise de loyers alors qu’il a investi des millions de F CFA à la reconstruction du marché Dibida. C’est la mairie de la Commune III qui est en train d’encaisser tous les fonds. Ce qui est contraire, aux dires de M. Berthé, aux clauses du contrat.

« La mairie n’a pas le droit de gérer ces magasins parce qu’ils sont les propriétés de Cheickna Lah jusqu’à expiration du délai contenu dans le contrat. La mairie elle-même a fixé l’échéance du contrat à 20 ans » , explique Charles Berthé.

Excédé, Cheickna Lah a assigné en justice la mairie de la Commune III qui a été condamnée à remettre le demandeur dans ses droits. Aujourd’hui, M. Lah réclame le paiement du montant total des loyers qui s’élève à près de 20 millions de F CFA. Mais en vain.

Dans l’impossibilité d’entrer en possession de son argent, Cheickna Lah a décidé de mettre dehors les occupants de certains magasins qui ont marché la semaine dernière sur la mairie de la Commune III auprès de qui ils versent les loyers.

Mohamed Daou

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LA SAINT VALENTIN

D’inconnue à fête populaire

Le Mali, à l’instar du monde entier, a célébré le 14 février la Saint Valentin, fête dédiée aux amoureux. Naguère peu connue des Maliens, la Saint Valentin est en train de prendre une ampleur considérable au Mali.

Le Mali a commencé à célébrer la Saint Valentin, il n’y a pas longtemps. Mais la commémoration du 14 février cette année a suscité plus d’engouement que les années précédentes. Déjà, la veille, les jeunes ne parlaient plus que de ça. Fêter la Saint Valentin demeurait leur seul sujet de causerie surtout dans les « grin ». Chacun pensait au cadeau qu’il pouvait offrir à son Valentin ou à sa Valentine, en guise de témoignage de l’amour.

Au jour J, le samedi 14 février, les jeunes attendaient le coucher du soleil avec impatience, chacun avait hâte de voir le cadeau qui lui était offert par son amoureux. Les cadeaux offerts étaient généralement des roses en plastique, les parures féminines (boucles d’oreilles, colliers, maillots de bain, culottes, chemises et autres, chocolats, photos cadrées…). Les plus nantis ont offert des tableaux, des roses fraîches à leurs dulcinées.

La nuit de la Saint Valentin, le stationnement à la Rue princesse de Badalabougou était impossible. Il n’y avait plus de place pour garer le moindre engin, tant les parkings étaient pleins. De « Amandine » en passant par le « Petit café » jusqu’au « Priv’lège », l’ambiance en ces lieux était carnavalesque. Les night-clubs refusaient du monde.

Ceux qui n’avaient pas réussi à accéder aux boîtes semblaient plus nombreux. Dans les alentours, il fallait faire preuve de prudence pour ne pas se faire percuter par une motocycliste ou par une automobiliste. Certains, las d’attendre qu’il y ait moins de monde, se sont finalement décidés à prendre une autre direction pour que leur soirée ne soit pas complètement gâchée.

A quelques distances de la Rue princesse, au Palais de la culture aussi, l’ambiance était au rendez-vous, chacun y trouvait son compte, les jeunes aussi bien que les adultes. Là-bas un concert, avec au programme Babani Koné dite Sirani, Nanpé Sadio, Madou Fakoly Doumbia et autres, a drainé la foule. Du côté du Café des arts, provenaient des sonorités de la Nouvelle génération.

A la rive gauche, plus précisément sur la route de Koulikoro où sont basées des boîtes de nuit comme « Le ByBlos », « Ibiza Night club » et autres, les décibels crachaient le feu.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

 

14 FEVRIER

La bonne date pour des commerçants

La Saint Valentin est aussi l’occasion pour quelques commerçants surtout les fleuristes, les gérants d’alimentations et des boutiques de prêt-à-porter… de se faire plein d’argent.

Les 13 et 14 février, certaines boutiques spécialisées dans la vente des fleurs avaient fini presque par placer toutes leurs marchandises. C’était la ruée devant certaines boutiques de prêt-à-porter aussi.

Ceux qui emballent les cadeaux se sont frotté les mains. C’était même la queue devant certains. Soumaïla Dialla, vendeur dans une d’alimentation à Hamdallaye, affirme avoir reçu plus de 100 clients la nuit de la Saint Valentin. Parmi ces clients, il y avait, dit-il, ceux qui achetaient des chocolats, des chipes… A ses dires, le prix fixé pour emballer un cadeau peut aller jusqu’au-delà de 5000 F CFA. « Le prix dépend du volume de l’objet ». Il précise que chacune des feuilles utilisées pour l’emballage coûte 800 F CFA.

Quelques jours avant la fête, on pouvait voir partout dans le marché, des vendeurs de roses en plastique. Une vendeuse de cadeaux (habits, bijoux, gâteaux, chocolats…) déclare une recette de 750 000 F CFA.

La Saint Valentin qui est la fête des amoureux passe cependant inaperçue dans certaines localités. Nombreux sont les Maliens qui fêtent la Saint Valentin mais peu sont ceux qui connaissent sa vraie signification. Peut-on vraiment parler d’une fête des amoureux ?

Toujours est-il que certains hommes fêtent la Saint Valentin avec plusieurs femmes offrent ou reçoivent des cadeaux de chacune d’elles.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

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ESCROQUERIE AU BOUT DU FIL

Il perd plus de 25 millions par téléphone

Usant du téléphone, Sambourou Diallo dit Lamine et Hama Waïgalo, un groupe de malfaiteurs ont soulagé Hackou Badiaka, un Malien résidant au Congo Brazzaville, d’une somme de plus de 25 millions de F CFA. Les deux bandits ont été arrêtés la semaine dernière par le commissariat de police du 3e arrondissement.

Tout a commencé en janvier 2008 quand un coup de téléphone de Sambourou Diallo dit Lamine, l’un des escrocs, domicilié à Banankabougou-Est, tombe par hasard sur Hackou Badiaka, un Malien du CongoBrazzaville. Au cours de leur conversation, Sambourou Diallo a fait croire à M. Badiaka qu’il est marabout à Bamako.

Convaincu, M. Badiaka lui demande de l’aider à recouvrer son argent (82 millions de F CFA) détourné par un Malien. Sambourou Diallo lui dit qu’il le passe à son maître qui est juste à côté de lui.

Effectivement, il passe Hackou Badiaka à son ami Hama Waïgalo qui après une longue conversation dit à son interlocuteur qu’ils ont besoin de deux bœufs d’une valeur de 200 000 pour des sacrifices. Sans embarras, M. Badiaka envoie cette somme par le canal de Sacko, un commerçant qui fait le transfert d’argent au Grand marché près de la Galerie Djigué. Les escrocs lui demandent ensuite d’envoyer 2000 000 de F CFA qu’il s’empresse de faire par le même canal. Depuis lors, les deux malfrats lui demandent régulièrement l’argent pour des sacrifices.

Entre-temps, Hackou Badiaka décide de venir à Bamako à la rencontre de ses « marabouts ». Il téléphone à son grand frère, Djeïdy Siby, transporteur à Bagadadji, pour l’informer qu’il a rendez-vous avec des « marabouts » à Bamako et qui doivent l’aider à rentrer en possession de son argent détourné. Il fait également savoir à son aîné qu’il a déjà donné son numéro aux « marabouts ». Le même jour, Sambourou Diallo contacte Djeïdy Siby pour lui dire qu’il s’appelle Lamine et qu’il est venu de la région de Mopti pour accueillir son jeune frère.

A Bamako, Hackou Badiaka est conduit en compagnie de son grand frère « au Baobab » à Magnambougou où il paye la note d’hôtel de Sambourou alias Lamine. Le lendemain soir, les larrons conduisent M. Badiaka en rase campagne à 45 km de Bamako sans Djeïdy Siby qui est contraint par les bandits de rester à la maison. A leur retour de la brousse, Hackou Badiaka fait savoir à son grand frère que les deux individus lui ont fait voir le diable.

Quelques jours après M. Badiaka retourne au Congo où il maintient toujours son contact avec ses « marabouts ». Le vendredi 6 février 2009, il appelle son frère pour lui dire que Lamine et son « vieux » ne sont pas des marabouts mais des escrocs. Il informe ensuite son frère qu’après lui avoir soutiré la somme de 25 340 000 F, les deux individus ont coupé le pont. Mais, à sa grande surprise, dans la nuit du 5 au 6 février, les escrocs l’ont contacté pour lui demander d’envoyer 750 000 F CFA pour qu’ils puissent partir au Congo.

Djeïdy Siby, sans tarder, informe le commissariat de police du 3e arrondissement qui, par téléphone, demande à Hackou Badiaka de faire croire aux malfrats qu’il enverra l’argent. Le mercredi 11 février, aux environs de 8 h, M. Badiaka informe le commissariat que les individus ont téléphoné et qu’il leur a dit qu’il a déjà envoyé l’argent.

Immédiatement, une équipe dirigée par le chef de la brigade de recherche du commissariat de police du 3e arrondissement, l’inspecteur principal de police Papa Mamby Kéita dit l’Epervier du Mandé, se transporte sur le lieu du transfert d’argent. Après 3 h de guet, l’équipe arrête les deux escrocs. Interpellés sommairement dès leur arrivée au poste de police, les malfrats ont reconnu les faits. Ils devront répondre de leur acte devant le procureur de la République près le Tribunal de la Commune II.

Sidiki Doumbia

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MALI-PAM

16 milliards de F CFA pour lutter contre la malnutrition

L’amélioration de l’état nutritionnel des femmes enceintes, des enfants et des personnes vivant avec le VIH/Sida et la tuberculose est l’objectif visé par la lettre d’entente signée entre le gouvernement du Mali et le Programme alimentaire mondial (Pam-Mali).

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moctar Ouane, et la représentante du Programme alimentaire mondial (Pam) au Mali, Mme Alice Martin-Daihirou, ont procédé, le lundi 16 février 2009 à Koulouba, à la signature de la lettre d’entente entre le Mali et le Pam relative à la « lutte contre la malnutrition dans les zones vulnérables à l’insécurité alimentaire ».

D’un montant de plus de 16 milliards de F CFA, cette lettre d’entente a pour objectif de renforcer les acquis du Programme d’intervention prolongée de secours et de redressement (IPSR) qui a pris fin en décembre 2008.

Selon le chef de la diplomatie malienne, cet appui du Pam, qui doit être exécuté au cours de la période 2009-2010, concernera 896 324 de nos concitoyens vulnérables dans les régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Tombouctou, Kidal, Gao, Sikasso, Mopti et le district de Bamako.

La représentante du Pam au Mali a pour sa part renouvelé l’engagement de son organisme à accompagner le Mali dans ses efforts de lutte contre l’insécurité alimentaire. Elle a précisé que l’aide mise à la disposition de notre pays est consacrée à l’achat de vivres au profit des personnes vulnérables.

Amadou Waïgalo

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Du nouveau aux éditions jamana

"Je ne suis pas fou "

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Droit civil

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Tome 2: 6000f cfa

 

 

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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