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2009

Mois deFévrier

Les Echos du 3 Février 2009

 

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Le Snesup renonce aux heures supplémentaires

La répartition des heures supplémentaires constitue aujourd’hui la pomme de discorde entre le Syndicat des enseignants du supérieur (Snesup) et le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique qui vient de les limiter à 10 h par mois et par enseignant. D’où le mécontentement du Snesup, qui a décidé de renoncer aux heures supplémentaires une bonne fois pour toutes.

L’un des problèmes cruciaux à l’Université de Bamako est le manque de professeurs alors qu’il y a pléthore d’étudiants. Par exemple à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) qui, dit-on, compte à elle seule un effectif de plus de 17 000 étudiants, il n’y a qu’une dizaine de professeurs de rang A pour une centaine de professeurs qui dispensent des cours magistraux et des séances de travaux dirigés (TD).

Cette insuffisance de personnel enseignant pose de nombreux dysfonctionnements notamment au niveau de la qualité de l’enseignement. Cet état de fait a ainsi conduit à l’adoption des heures supplémentaires au détriment d’autres missions importantes de l’Université, dont la recherche.

Conçues pour pallier l’insuffisance de professeurs, les heures supplémentaires sont aujourd’hui au centre d’un malentendu entre le Syndicat national de l’enseignant du supérieur (Snesup) et les autorités universitaires. Ces dernières, qui avaient dans le temps dénoncé des tares dans la répartition des heures supplémentaires jugeant que certains professeurs en avaient trop au détriment d’autres, viennent de prendre des mesures pour les limiter.

Cette mesure du ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique qui, désormais n’accorde plus que 10 heures supplémentaires par professeur et par mois, a provoqué l’ire du Snesup qui a décidé d’abandonner les heures supplémentaires jusqu’à la satisfaction de certaines de ses doléances.

Dans une correspondance qu’il a adressé au Premier ministre le 30 janvier 2009, le Snesup, tout en réitérant son choix d’abandonner les heures supplémentaires, exige l’alignement des salaires des enseignants du supérieur et des chercheurs du Mali, la mise en place de la nouvelle hiérarchie (assistant, DEA, maître de conférence-doctorat, professeurs-doctorat).

Il demande aussi l’augmentation du taux de l’heure supplémentaire, faute de quoi les militants du Snesup renoncent aux heures supplémentaires, une décision qui, il faut le noter, va engendrer des conséquences fâcheuses sur le déroulement normal des années universitaires et l’épuisement des programmes sur une période de 25 semaines, nécessaires pour valider une année universitaire.

Il urge que chacun mette un peu d’eau dans son vin car après tout ce sont les étudiants qui risquent d’être les grands perdants de ce bras de fer. C’est pourquoi, disent certains, l’AEEM ne doit pas rester indifférent dans la résolution de la question des heures supplémentaires qui est peut-être une question d’ordre administratif et pédagogique, mais qui les intéresse aussi au plus haut point.

Amadou Waïgalo

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APRES UNE GREVE DE LA FAIM

Les ex-volontaires de l’Apej sortent leurs griffes

La grève de la faim des anciens volontaires de l’Apej en octobre 2008 a pris fin par la signature d’un protocole d’accord entre l’Etat et les volontaires. Mais, ce protocole n’a pas connu un début d’exécution. Pour se faire entendre, l’Association des jeunes volontaires de l’Apej, qui était lundi face à la presse, a décidé de mener une série d’actions d’envergure en synergie avec plusieurs autres associations.

Dans le protocole d’accord signé le 23 octobre 2008 entre l’Etat et l’Association des jeunes volontaires de l’Apej (contingent 2005-2008), le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’est engagé à dégager des ressources pour le financement des projets initiés par les anciens volontaires de l’Apej et à poursuivre des actions pour leur insertion professionnelle. De leur coté, les ex-volontaires de l’Apej se sont engagés à suspendre la grève de la faim, à mettre un terme à toute forme de manifestation et à privilégier le dialogue.

« Depuis plus de trois mois, le protocole a été signé. Nous avons suspendu la grève et nous avons mis un terme à toute forme de manifestation. Mais, l’Etat n’a jamais respecté le protocole » , a regretté Abidina Karambé, le secrétaire général de l’Association des jeunes volontaires de l’Apej, expliquant qu’ils vont entreprendre très bientôt une série d’activités de grande envergure en synergie avec d’autres associations.

« Il faut déplorer que dans ce pays, on a toujours obligé les gens à crier fort pour se faire entendre. Sinon la mise en œuvre de ce protocole ne devait pas avoir de problème. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout avec les jeunes » , s’est engagé Lassana Doumbia, le secrétaire national du Mouvement pour la défense des victimes des administrations maliennes.

Qualifiant le protocole d’accord de piège, Mahamane Mariko du Craj ajoutera qu’ils sont solidaires des volontaires.

Le représentant de l’Association des partants volontaires à la retraite conseillera aux volontaires de faire dorénavant pression sur l’Etat qui, selon lui, n’a jamais tenu sa promesse.

Etaient présents à la conférence de la presse, des représentants d’autres associations qui sont engagées à accompagner les jeunes volontaires dans leur lutte.

Sidiki Doumbia

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

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AXE BAMAKO-BENENA

L’odyssée à bord de Djiguiya Transport

Les passagers du car L-2064-MD de Djiguiya Transport en provenance de Benéna (cercle de Tominian) n’oublieront pas de sitôt leur mésaventure. Pour un trajet d’une demi-journée, les passagers ont passé 3 jours avant d’arriver à destination. Récit d’un voyage mouvementé.

Embarqués à Benéna, les passagers seront abandonnés à leur triste sort à Bla, suite à une panne de moteur. Certains usagers qui voulaient la restitution de leurs frais de voyage Bla-Bamako, soit 3500 F CFA, se sont heurtés au refus catégorique du chauffeur et de ses apprentis.

Ces derniers, sans diplomatie ni respect et courtoisie, répétaient à ceux qui venaient à eux réclamer le remboursement du reliquat des frais qu’il était de leur devoir de les conduire seulement à destination : Bamako. Ils ajoutaient qu’ils n’avaient pas perçu leurs frais de ticket de voyage et par conséquent ne pourraient les rembourser.

Ainsi du lundi 26 janvier au mercredi 29 janvier, les passagers du car ont été abandonnés en rase campagne, dormant à la belle étoile. Parmi eux des femmes et des enfants qui dormaient à la belle étoile.

Les passagers qui en avaient gros sur le cœur à cause de l’arrogance du chauffeur et de ses apprentis espéraient embarquer dans un autre véhicule de la même société, presque vide, en provenance de Mopti. Mais quelle ne fut leur déception lorsque le chauffeur de ce car, un nommé Fassoum, du fond de sa cabine, lancera à leur figure ces mots : « Cela ne m’arrange pas de vous transporter à Bamako ». Et de redémarrer en trombe comme dans une course contre la montre.

Cupidité

Un car de « Cissé Transport » venait de passer depuis une trentaine de minutes, pour aller à Ségou. Dans la Capitale des Balanzans, « Cissé Transport » allait débarquer des voyageurs qui rallieront ensuite Niono. Fassoum courrait derrière ces voyageurs de Niono.

Ce refus de Fassoum de venir en aide fit monter la colère au sein des passagers. Ceux-ci commençaient à se montrer impatients d’autant que les deux mécaniciens de Bla n’avaient pu détecter la panne et le mécanicien, appelé à la rescousse de Bamako, peinait à mettre le moteur en marche. « Nous allons leur montrer notre vrai visage », dit un passager au bout de sa peine le 3e jour, soutenu par certains de ses compagnons d’infortune.

Ces passagers ont été réconfortés dans leur revendication, lorsqu’un élément de la gendarmerie nationale qui, apprend-on, est un proche parent du propriétaire de la société, accusât le chauffeur et ses apprentis « d’assassins ». Le gendarme reprochait au conducteur et aux apprentis de ne l’avoir pas averti et de laisser les passagers en rade dans un état déplorable au bord de la route.

Au 3e jour, le mécanicien parvint à réparer la panne au grand soulagement des quelques passagers restés et condamnés à vivre ce calvaire parce qu’ils n’avaient plus aucun sous sur eux. « Nous n’emprunterons plus ce car. A cause de leur cupidité, nous allions perdre la vie parce que même l’eau commençait à nous manquer. Et n’eût été la générosité de certains habitants, nous serions restés affamés durant tout ce temps », déplore un autre.

Si des sociétés de transport n’hésitent pas à envoyer des véhicules au secours des clients dont le véhicule tombe en panne, tel ne semble pas être la règle à Djiguiya Transport. Ici les passagers sont traités comme des bêtes de somme sur le dos desquels il faut s’enrichir. Mais, comme dit le sage, « celui qui aime l’argent n’en aura jamais assez et celui qui aime la richesse n’en profite jamais ».

Djiguiya Transport devra méditer cet adage et être plus humain avec sa clientèle.

Denis Koné

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9e SESSION DU CESC

Les mines au peigne fin

Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a ouvert lundi, dans ses locaux à Koulouba, la 9e session ordinaire de sa 3e mandature. « Les mines au Mali : enjeux et perspectives », en est le thème.

Moussa Balla Coulibaly, le président du CESC, a procédé le 2 février 2009 à l’ouverture solennelle de la 9e session de l’institution en présence du Premier ministre Modibo Sidibé et de nombreux ministres. Le président Coulibaly a d’abord rappelé l’importance de l’activité minière et son évolution. Il a signalé que notre pays regorge de nombreuses ressources du sous-sol, identifiées depuis les indépendances.

Les discussions et exposés par des experts du ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau se dérouleront pendant deux semaines sur quatre sous-thèmes : « recherches minières au Mali » ; « mines et environnement » ; « mines et développement local » et « mines et artisanat au Mali ».

Et comme son département est convié comme expert, le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Igor Diarra, a eu l’honneur d’ouvrir le bal juste après l’ouverture des travaux. Son exposé qui s’est déroulé en présence du ministre porte-parole du gouvernement, Mme Fatoumata Guindo, a porté sur la situation de l’exploitation minière focalisée sur l’or et la recherche pétrolière.

Aux dires du ministre, il y a cinq mines d’or en exploitation au Mali (Morila, Yatéla, Sadiola, Loulou et Kaarta). Ils produisent une moyenne de 50 tonnes par an. Des sites dont l’ouverture est prévue en 2009 (Karakoto, Siaman et Kodiaran) vont augmenter la production aurifère à environ 52 tonnes. Il existe une multitude de sociétés d’orpaillage traditionnel.

L’or a injecté 1000 milliards au Trésor

Avec cette potentialité, le Mali est, selon le ministre, le 3e producteur d’or après l’Afrique du Sud et le Ghana. L’or constitue 70 % de nos recettes d’exportation et 15 % du PIB. Au plan macroéconomique, l’or assure l’équilibre de la balance des paiements. Les sociétés minières reversent à titre de contribution à l’INPS 1,3 milliard de F CFA par an. Ces dernières années, a indiqué le ministre Diarra, l’or a injecté au Trésor public 1000 milliards de F CFA.

Au regard de cet apport à notre économie nationale, Mamadou Igor Diarra a affirmé que l’or est un produit phare irremplaçable pour le moment. Pour ce qui est de ses enjeux, il les situe sur le triple plan économique, social et environnemental.

Le nouveau code des mines table sur la création d’une chambre des mines, a signalé le ministre. Des réflexions sont en cours pour augmenter la part de l’Etat dans les sociétés minières qui est de 20 %. En termes de perspectives, les réserves en or sont estimées à environ 350 tonnes sans compter que le reste du territoire national susceptible d’être riche en or et en quantité importante de bauxite n’est pas encore exploré.

Le ministre Diarra a mis l’accent sur l’existence de la volonté politique tout en mettant le doigt sur le manque de moyens. Mais il a toutefois assuré qu’un certain nombre de centrales électriques verraient le jour dans deux ou trois ans.

L’insuffisance de ressources humaines qualifiées avec le départ à la retraire de cadres du secteur constitue une autre inquiétude pour Igor Diarra. « Il incombe aux plus hautes autorités de prendre les dispositions pour que les ressources humaines soient formées », a-t-il averti.

Le département des Mines, de l’Energie et de l’Eau semble prendre les devants en négociant avec une université étrangère 100 places pour des étudiants maliens.

Abdrahamane Dicko

 

Du pétrole en juin 2009

Les propos du ministre sur la recherche pétrolière étaient des plus attendus au CESC. Mamadou Igor Diarra a affirmé que la série des forages commencera en juin 2009. Cette étape est l’ultime phase d’exploitation du pétrole brut. Le problème, à ses dires, n’est pas de trouver du pétrole, mais si la quantité est suffisante. « Les mêmes indices découverts partout où il y a eu du pétrole existent chez nous au Mali », a-t-il dit. « Nous sommes très optimistes sinon les 30 milliards de F CFA investis à ce jour dans la recherche n’auraient pas leur raison d’être ». La recherche pétrolière lancée en 2003 a créé 5 bassins subdivisés en 29 blocs. Sur les 29 blocs, 22 ont été déjà attribués à des entreprises ou groupements d’entreprises étrangères.

A. D.

Des matières semi-précieuses exposées au CESC

La session inaugurale du CESC a donné lieu à une exposition de matières semi-précieuses au rez-de-chaussée de la salle des plénières de l’institution. Le promoteur de la société « URL Diawara », spécialiste en joaillerie accompagné d’un géologue, a montré son savoir-faire et les immenses potentialités de notre sous-sol. Le visiteur peut voir dans ses vitrines, des colliers, bracelets, vaisselles, bijoux et ornements taillés dans de l’émeraude, grenat, calcédoine, quartz, opale, prenit, marbre, ométhi. Mahamadou Diawara, le promoteur, a détaillé ses œuvres. Certaines d’entre elles ne servent pas qu’à embellir ou à orner. Il y en a qui en ont des vertus thérapeutiques comme le prenit qui soigne les ulcères. Les quartz et calcédoine auraient des pouvoirs surnaturels et sont beaucoup utilisés par des adeptes de la spiritualité.

A. D.

 

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PREMIERE DAME DES USA

Les promesses de Michelle Obama

La première Dame noire des Etats-Unis, qui a beaucoup contribué à la réussite politique de Barack Obama, entend profiter de son statut pour faire œuvre utile. Elle est déjà une référence et un “top model” pour de nombreuses personnes.

Dans « Soundjata ou l’épopée Mandingue », l’historien guinéen Djibril Tamsir Niane met en relief le rôle de la femme dans la réussite des hommes en relevant que Sogolon, la femme buffle, est à l’origine du succès inédit de l’empereur du Mali dans la mesure où tout a été la résultante de son mariage avec le roi Naré Maghan, père du héros du XIIe siècle.

S’il y a quelqu’un qui a été incontournable dans la conquête de la Maison Blanche par Barack Obama, c’est sans doute sa douce moitié Michelle Lavaughn Obama née Robinson.

Le 1er président noir des USA l’a lui-même avoué dans son discours devant une foule en délire à Chicago en cette nuit exceptionnelle du 4 novembre 2008. « Je ne serais pas devant vous ce soir sans l’aide inconditionnelle de ma meilleure amie depuis 16 ans, le roc de notre famille et l’amour de ma vie, la future première Dame de notre pays, Michelle Obama ».

Ce n’était pas pour une simple formalité que Barack Obama lui a rendu hommage, mais pour un travail bien accompli. Celle qui a fêté ses 45 ans seulement 3 jours avant de devenir officieusement First Lady des Etats-Unis a été de tous les combats visant à propulser son mari au-devant de la scène. De leur première rencontre lors d’un déjeuner d’affaires dans le cadre d’un cabinet de droit qu’ils servaient ensemble à Chicago à aujourd’hui. C’est à Michelle qu’était confié l’encadrement de Barack lors de son passage au cabinet juridique, lieu du début de leur romance.

Depuis ce tournant décisif de sa vie, suivi de leur mariage en 1992, elle n’a cessé d’user de son influence en tant qu’avocate et de ses relations sociales pour pousser son mari à gravir les échelons politiques même si elle n’était pas totalement partante au départ pour une carrière politique de l’homme dont le succès éclatant surprendra le monde entier. En 2000, la native de Chicago a tapé à toutes les bonnes portes avant de constater l’échec de la candidature de Barack Obama à la Chambre des représentants.

Ce n’était que partie remise pour elle puisqu’en 2004, elle aidera triomphalement son mari à devenir sénateur de l’Illinois. Puis vint l’élection à l’investiture démocrate pour la présidentielle dernière face à la charismatique Hillary Rodham Clinton et la victoire contre le républicain McCain.

Engagement exemplaire

La mère de Malia et Sasha Obama a certes consenti d’énormes sacrifices pour la brillante carrière politique de son mari et a même renoncé à certains emplois juteux pour le supporter, mais une de ses interventions lors de la dernière campagne a été primordiale dans la décision d’Américains, à en croire des observateurs politiques. Quand le candidat Obama était acculé par les critiques de ses adversaires qui l’accusaient de “se pavaner avec les terroristes”, en l’occurence Bill Ayers, Michelle est montée au créneau en défendant vaillamment son mari et en le décrivant comme un homme qui serait un bon président.

« Je ne connais aucune personne impliquée dans la politique d’éducation à Chicago qui ne soit pas en contact avec Bill Ayers. Le peuple américain n’a pas besoin des questions sur ce lien. Ça fait 20 mois qu’on est en campagne et les Américains ont eu à connaître Barack. Il a écrit un livre, des livres ont été écrits sur lui. Ils connaissent son cœur, son esprit, et je veux seulement leur demander de juger Barack et les autres candidats sur leurs actions, leur caractère, plutôt que sur ce que quelqu’un a fait quand il avait 8 ans » .

Cette précision et cette efficacité de Michelle Obama dans ses actes est d’abord le fruit d’un bon parcours universitaire. Fille d’un employé d’une usine d’eau et d’une secrétaire, donc issue d’une famille pauvre dont les ancêtres ont été esclaves dans l’Etat de Caroline du Sud, où elle a toujours des parents, Michelle Obama a accumulé les diplômes universitaires. Elle détient une maîtrise en sociologie de l’Université de Princeton et une autre en droit, comme son mari, obtenue en 1988 à la célèbre Université Harvard.

Révolutionnaire, Michelle Obama l’est. Et les universités qu’elle a fréquentées ont été des tribunes pour elle. A Princeton, elle a dénoncé la méthodologie d’enseignement de la langue française qui, pour elle, devait être plus axée sur la conversation. Elle est allée plus loin en écrivant son mémoire de fin d’études sur « Les Noirs éduqués de Princeton et la communauté noire ». La lutte de l’adepte du changement a continué à Harvard où elle a participé à des manifestations visant le recrutement de professeurs issus de minorités sociales.

Comme si l’histoire l’attendait de pied ferme, c’est cette militante de la reforme qui incarne le changement aujourd’hui en se retrouvant première Dame noire des USA, une chose à laquelle elle-même ne s’attendait guère il y a seulement quelques années. En plus du fait qu’elle aura un impact immense sur les décisions du 44e président des USA en tant que « confidente », la géante dame sait bien à quoi s’en tenir avec son statut de première Dame. Elle reste ambitieuse et laisse présager que son combat n’est pas terminé.

« Top model »

Croyant qu’elle peut “beaucoup faire avec la plate-forme” qui lui est offerte, elle entend s’intéresser aux problèmes relatifs aux familles des militaires ainsi qu’à l’équilibre emploi vie pour les femmes.

Cependant, a-t-elle déjà répété, l’éducation de ses deux filles restera sa priorité. Et elle sait ce que c’est que de devoir jongler entre carrière professionnelle et famille. Celle dont même les moments les plus intenses de la campagne n’ont pas détourné l’attention qu’elle accorde à ses progénitures n’a pas de programme public pour l'instant, le temps de permettre à Malia et Sasha de s'adapter  à la Maison Blanche.

« Honnêtement, mon premier travail sera de continuer à être la maman en chef et de veiller à ce que durant cette transition, elles prennent leurs marques et sachent qu’elles continueront à être le centre de notre univers ».

Michelle Obama sera une référence pour les Américaines vu surtout la réputation de « top model » dont elle jouit à travers le pays. Ressemblant plus que jamais à une icône de la mode, l'élégante grande dame au sourire angélique a une garde-robe qui fait l'objet de tous les commentaires. Avec un style vestimentaire “imparable”, ses habits, à l’image de ceux qu’elle portait le jour de l’investiture historique de son mari, s’arrachent dans les boutiques et sa coiffure devient de plus en plus prise parmi les demoiselles.

Vient s’ajouter à toute cette longue liste, sa tendresse exceptionnelle avec son mari qu’elle ne cache même pas en public. Hellen Garett, une Noire de Raleigh (Caroline du Nord) a été séduite par le degré d’affection du couple Obama : « J’adore les voir montrer publiquement leur amour. Qu’Obama choisisse une grande, brune et belle femme comme épouse signifie beaucoup pour moi. Surtout que la perception de la beauté n’a toujours pas été assimilée à la femme noire ». A n’en pas douter, la première Dame est une fierté pour les Américaines noires et pourquoi pas la femme noire tout court ?

En tout cas, avec son expérience de la vie publique, son éducation, sa popularité grandissante et son parcours professionnel émaillé de postes de responsabilités (avocate, assistante au maire de Chicago, directrice exécutive du Bureau de Chicago des Allies publics, vice-doyen chargé des affaires estudiantines à l’Université de Chicago...), tout porte à croire qu’elle répondra présente dans son rôle de First Lady.

Mais, attendons de voir l’artisane à l’œuvre !

Ogopémo Ouologuem

(USA)

 

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SEGOU

Le Festival sur le Niger comme le Fespaco de Ouaga

Les rideaux sont tombés dimanche après-midi sur la 5e édition du Festival sur le Niger à Ségou. Rendez-vous du « donner et du recevoir », l’édition 2009 a été marquée par des conférences-débats, des prestations d’artistes et autres manifestations culturelles à la grande satisfaction d’un public qui a massivement fait le déplacement.

« Grâce à ce Festival, nous nous sommes enrichis à tous points de vue. Nous sommes désormais plus réceptifs à d’autres cultures, plus ouverts au monde, capables de plus de compréhension de l’autre, pourtant si proche » . Ce sont là des propos du ministre de l’Artisanat et du Tourisme Ndiaye Bah à la clôture de la 5e édition du Festival sur le Niger à Ségou, un événement qui commence à convaincre les observateurs.

Du 28 janvier au 1er février, Mamou Daffé, son directeur, et le comité d’organisation ont réussi le pari de la mobilisation. Pendant quatre jours, l’ambiance était au rendez-vous dans la Capitale des Balanzans au point que le festival est devenu à Ségou ce qu’est le Fespaco pour Ouagadougou. L’équipe dirigée par Mamou Daffé est en passe de réussir l’objectif du festival, c’est-à-dire faire de la Cité des Balanzans, la plus grande destination touristique du pays.

Charlotte et Morgane, deux accrocs de festivals n'en revenaient pas. « L’an dernier, on était là, on est reparti sur notre faim. Ça circulait assez mal entre les deux scènes. On voit que le festival a grandi et les organisateurs ont beaucoup travaillé. En plus, l'ambiance est super sympa ». Et d’ajouter qu’ils sont à leur 10e festival en l’espace de deux ans à travers l’Afrique et l’Europe. « Le Festival sur le Niger occupe, ont-ils poursuivi, une bonne place dans notre classement ». A leurs dires, « si les organisateurs s’y mettent encore, l’événement égalera ou dépassera même les plus grands festivals du continent et d’ailleurs ».

Le nombre de visiteurs cette année a considérablement augmenté. De moins de 1000 visiteurs à la 1re édition, l’événement a enregistré plusieurs milliers de participants. Ce qui, aux yeux de Mamou Daffé, est un bon signe pour la suite.

Le ministre de la Culture, Mohamed El Moctar, a salué les festivaliers pour leur conviction que le dialogue interculturel peut rendre notre monde meilleur et notre avenir mieux partagé, puisque mieux compris. Il a noté que la vision du promoteur qui a permis à cet événement de devenir quasiment une industrie culturelle, correspond à la mission et traduit concrètement la préoccupation du chef de l’Etat qui souhaite que la culture nourrisse son homme.

Cette année, contrairement aux années passées, les Maliens en général et les Ségoviens en particulier se sont appropriés du festival. Du premier au dernier jour, les artères de la ville ont grouillé de monde. Expatriés, ressortissants de Ségou et d’environs, professeurs d’université et étudiants, hommes de culture, festivaliers tout simplement, chacun y était suivant ses intérêts.

« Famakadissongo »

Plusieurs sites de prestation ont été dressés pour permettre au plus grand nombre d’être en communion avec les artistes. De 9 h à 14 h et de 16 h à 18 h, manifestations traditionnelles et artistes en herbe rendaient aux spectateurs leur savoir-faire en matière de danse et dévoilaient leur mystère. Des sites de danse, les festivaliers regagnaient qui la foire commerciale, qui les soirées-cabarets pour rendre davantage agréable la fête. D’un coin du quai aménagé à cet effet jusqu’au bateau Kankou Moussa accosté, l’ambiance était ainsi maintenue de bout en bout.

Les différentes prestations auront démontré la richesse de la culture de la région et du pays. Ainsi, la cérémonie d’ouverture en son et en couleurs, présidée par Mohamed El Moctar, ministre de la culture, a été essentiellement une mise en scène intitulée « Famakadissongo » qui a retracé un pan du Royaume bambara de Ségou.

A Ségou, selon l’histoire, dans le Royaume bambara, il fut une période de l’année où tous les chefs de tous les territoires soumis devaient défiler à la cour royale pour payer l’impôt. Toujours, selon les détenteurs de l’histoire, cela se faisait dans une fête populaire, au cours de laquelle toutes les ethnies et toutes les organisations socioprofessionnelles venaient avec leur folklore.

L’une des grandes activités qui a émerveillés les spectateurs a été le concert géant au quai des arts. Les artistes Oumou Sangaré, Coumba Gawlo Seck, Babani Koné, Abdoulaye Diabaté, Mamadou Diabaté dit Djelikedjan, l’un des joueurs de kora à faire carrière aux Etats-Unis, Adia Soumano, Bassékou Kouyaté, Mangala Camara, Oumar Koïta, Neba Solo, le Nigérien Mamar Kassey, Vieux Farka Touré ont montré ce dont ils sont capables. Les milliers de festivaliers ont aussi savouré la musique des Amazones de Guinée et du Super Biton de Ségou. La musique du Venezuela a été servie par Pibo Marquez avec son groupe.

A la 5e édition, Mamou Daffé et le comité scientifique ont décidé de mener la réflexion sur : « solutions environnementales ». Une conférence publique a permis de décortiquer le thème. On peut dire sans fausse modestie que la 5e édition du festival a tenue toutes ses promesses puisqu’en dehors des activités, une conférence animée par Malick Sène, le secrétaire exécutif du HCNLS, sur le Sida a retenu l’attention.

Amadou Sidibé

 

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LIGUE AFRICAINE DES CHAMPIONS

Le Djoliba atomise le Casa Sports

Le Djoliba AC a bien entamé sa campagne des préliminaires de la Ligue des champions dimanche 1er février 2009 au stade Omnisports Modibo Kéita : en battant sur le score sans appel de 4-0 son adversaire, le Casa Sports du Sénégal.

On n’avait pas tort de soutenir que le Djoliba ne devait pas avoir de problème face à Casa Sports dimanche en match aller du tour préliminaire de la Ligue africaine des champions. Le score 4-0 à son actif est venu confirmer cet a priori.

La partie a démarré sur des chapeaux de roue, contraignant les visiteurs à une défense hermétique. Mais, dès la 5e une belle déviation de Janvier Abouta, mal exploitée certes, allait sauter le verrou. Le Djoliba accentuera alors la pression sur les deux flancs mais échouait chaque fois par maladresse. Il a fallu attendre la 10e. Sur un centre venu de la gauche, Abouta, d’une tête mal ajustée, trouvera Amadou Diallo sur la ligne, qui a poussé la balle dans les buts vides.

Après l’ouverture du score, la partie s’équilibra avec des occasions de part et d’autre. Menés, le vice-champion du Sénégal a tant bien que mal tenu jusqu’à la mi-temps. Mais, c’est après que les choses allaient se gâter pour lui avec un second but du Djoliba. Abouta à la réception d’un centre en retrait de Yahaya Coulibaly corse l’addition. On était à la 48e.

A la 75e, Souleymane Dembélé dans un raid solitaire, voyait Omar Bodian, le portier Casamançais avancé et d’un tir de plus de 30 mètres loge le cuir dans les filets sénégalais. On croyait la messe dite. Cependant, le Djoliba dans le temps additionnel, par l’intermédiaire d’Ousmane Cissé couronnera le succès.

Avec un tel score, difficile de pronostiquer un possible renversement de situation pour le Casa Sports dans deux semaines à Ziguinchor. A moins d’un miracle, les protégés de Nouha Cissé devront faire leurs adieux à la compétition dès ce tour préliminaire.

A noter que la rencontre a été présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit

Alou Badra Diallo (entraîneur du Djoliba)  : « L’expérience comme credo »

« Un but matinal, des difficultés au milieu, les hésitations en défense : voilà résumée notre première mi-temps. Dans cette compétition, nous devons montrer un autre visage pour aller loin. Cependant, le score me rassure et depuis le début du championnat on n’avait pas marqué autant de buts dans une rencontre, ce qui dénote que la compétition africaine est une autre pair de manches. Et en la matière, on a une expérience qu’il faut mettre au service du football malien ».

Demba Ramata Ndiaye (entraîneur du Casa Sports) : « Un naufrage collectif »

« Nous avons perdu lourdement, c’est vraiment dommage. J’ai vu une équipe de Casa méconnaissable à tous les niveaux. Un naufrage collectif comme si c’est un sous-marin qui a explosé. Jamais on n’a pris quatre buts. Jamais on n’a joué sans en marquer. Les défaillances individuelles ont occasionné les buts, excepté le 4e. Le retour se préparera sous de bons auspices et on va gagner ».

Damao Diatta (capitaine du Casa Sports)  : « Nous rendrons la monnaie au retour »

« Le Djoliba devant son public avait la faveur comme l’atteste le score. A Ziguinchor, ce sera à nous de jouer et nous aurons les moyens de les battre à 5-0 ».

Cheick Oumar Bathily (capitaine du Djoliba)  : « Rien n’est gagné à l’avance »

« Ce score nous rassure. N’empêche nous irons au Sénégal avec l’idée de repartir à zéro. Je remercie le public sportif malien et particulièrement les responsables et supporters du club ».

Propos recueillis par

B. D. S.

 

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