Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2009

Mois de decembre

Les Echos du 24 decembre

 

MALI
Pour une régénérescence du personnel politique
S’il y a une chose qui, par sa banalité, continue son petit bonhomme de chemin sans anicroches sur la scène politique de notre pays, c’est certainement l’absence de jeunes aux postes clés des états-majors des formations politiques et dans les hautes sphères de l’Etat.
Parler de cette situation n’est pas pour plaire à tout le monde pour les raisons que nous savons tous, tant pis ! Le phénomène par sa persistance, et surtout sa nuisibilité pour un meilleur équilibre dans l’éclosion des talents et des compétences fussent-ils jeunes, mérite un correctif pour peu que l’idée de justice, d’égalité et de démocratie ait encore un sens au Mali.
A l’image d’un impotent, secoué par le poids de l’âge et les vicissitudes de la vie, le landerneau politique de par les hommes qui l’animent depuis toujours exige qu’on lui insuffle du sang neuf. Vivifier, régénérer, reconstituer, réactiver à travers la mise sur orbite de la nouvelle génération est un devoir auquel les "anciens" ne sauraient s’y dérober au risque de voir lapidifier pour de bon l’espace politique et les instances de décision de l’Etat.
Hier, la jeunesse avait toute sa place dans la conduite des affaires publiques de façon générale, et occupait souvent le devant de la scène. Beaucoup d’entre nous ignorent que Modibo Kéita à moins de 40 ans était déjà une personnalité de premier plan aussi bien en Afrique que dans le monde, que Moussa Traoré à 32 ans est devenu chef d’Etat même si c'était à la suite d'un coup d'Etat, que Soumana Sacko est devenu ministre des Finances à 36 ans et Premier ministre à 41 ans, que Alpha O. Konaré a été ministre de la jeunesse à 32 ans, et président de la République dans la quarantaine, que Me Mountaga Tall a été chef de parti et candidat aux élections présidentielles à 36 ans, etc.
Sous la Première République, nous avons eu des ministres et responsables des structures âgés de seulement une vingtaine d’années, des exemples de ce genre, il en a existé jusque dans les années 1990. Aujourd’hui au Mali, le statut de jeune est un réel handicap pour prétendre jouer un rôle de premier plan en politique ou au sein de l’administration étatique.
Est jeune toute personne dont la tranche d’âge va de 18 ans à 40 ans. Si nous sommes d'accord sur cette définition, il est aisé de constater que jusqu’à l’âge adulte, c’est-à-dire au-delà de 40 ans, une personne sauf exception, ne peut prétendre jouer un rôle majeur dans une quelconque structure au Mali et cela quelles que soient ses compétences.
L’instinct de préservation, l’illusion de se croire indispensable, et peut être la croyance à une certaine incompétence ou une immaturité des jeunes expliquent cette méfiance des "anciens" à passer le relais ou en tout cas à donner la moindre chance à ceux-ci de s’affirmer. Le constat est là, amer ! Avons-nous combien de jeunes, ministres, chefs de Parti, directeurs de structure, ambassadeurs, secrétaires généraux, représentants du Mali dans les organisations internationales, bref combien de jeunes occupent des postes de responsabilité avec grand R. Au Mali c’est "les mêmes têtes" comme on dit, des personnes inamovibles qui font la pluie et le beau temps, des personnes qui se confondent finalement avec l’intemporalité des fonctions occupées.
Insignifiantes gratifications
L’arbre ne doit pas cacher la forêt, les rares et atypiques cas qui concernent Moussa Mara, maire de la Commune IV, Housseni Amion Guindo dit Poulo, chef de parti politique et député à l’AN, Demba Diallo, maire de Markala, Me Demba Traoré, Moussa Balla Diakité dans un passé récent et Fatoumata Guindo, ministre dans l’actuel gouvernement sont des exceptions qui d’ailleurs corroborent toute notre analyse. Un écran de fumée pour endormir davantage la jeunesse.
Avec plus de 50 % de la population malienne, il est évident que cette jeunesse mérite mieux que ces quelques "gratifications" somme toute insignifiantes. Des miettes assimilées à des oboles qui n'honorent guère la jeunesse. Les quatre premiers avec un mandat électif doivent certainement leur ascension ou leur incroyable irruption dans la chasse gardée des "anciens" par leur témérité, leur aura, leur courage et un tantinet de chance plutôt qu’une volonté de leur donner l’occasion de se faire valoir.
Le cas de la ministre est assez révélateur du peu de considération que les autorités ont pour les jeunes. Nommée à l’âge de 33 ans en 2007, elle est la seule vraie jeunesse avec un gouvernement qui frôle la trentaine de membres. Mépris ? Allez savoir. Sa nomination participe beaucoup plus du saupoudrage qu’autre chose. L’illusion de faire croire à une promotion des jeunes, alors qu’en réalité des considérations politiciennes et machiavéliques sous-tendent ces genres d’action.
Ne parlons même pas des jeunes de moins de 30 ans. Responsable à moins de 30 ans relève du rêve au Mali. Comparaison n’est pas raison, soit ! Il est néanmoins important de souligner qu’au Sénégal tout près, nous avons de très jeunes ministres et des responsables avec une vingtaine d’années d’âge. Le président Wade malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, a eu cette sagesse et cette idée géniale de faire tout simplement confiance à sa jeunesse et de mettre au cœur de sa politique la promotion des jeunes. Chose qui stimule davantage l’émergence de nouveaux talents pour une relève de qualité de la classe dirigeante.
En France, les Rama Yade, Laurent Vauquier, Jean Sarkozy (même s’il est le fils de son père), Olivier Besancenot, Cécile Duflot, Nathalie Kosciuscot-Morizet, Benoît Hamon, Delphine Batho, David Martinon, Dominique Sopo, etc. (la liste n'est pas exhaustive loin de là), sont tous des jeunes qui exercent des responsabilités à un niveau élevé sur l’échiquier politique et/ou étatique.
Bien avant, les Chirac, Mitterrand, Fabius, De Villepin, Jacques Delors, Ségolène Royal, Sarkozy, Simone Veil pour ne citer que les quelques plus illustres ont commencé très tôt à occuper le devant de la scène. En France, jeunes et adultes sont tous égaux devant les accessits et ors de l’Etat. Il suffit juste d’avoir les compétences nécessaires, et souvent la qualité de jeune est un plus. Cela s’appelle tout simplement de la considération à l’endroit des jeunes. Cette tendance qui responsabilise le jeune, qui le promeut participe de l’idée d’une croyance en la capacité de celui-ci à faire aussi bien sinon mieux que les "anciens".
Compétences avérées
La démocratie malienne par son exemplarité se doit de prendre en compte cette politique de promotion de jeunes de manière absolue dans la gestion des affaires publiques. Il est clair que toute complaisance ou tout grimage dans cette entreprise, par sa perversion, son inanité conduirait à un margouillis où finalement les acteurs risqueraient de s’empêtrer vainement.
Oui pour la promotion du jeune qui recèle du talent, qui a des compétences avérées et qui aspire à mettre son talent au service de la nation. Aujourd’hui, le Mali regorge des jeunes compétents qui ont de réelles aptitudes dans leur domaine et qui ne demandent qu’à mettre en œuvre leur savoir et leur savoir-faire.
Au-delà de tout calcul politique, nos dirigeants doivent avoir à l’idée que la relève est incontournable et qu’il faut dès maintenant songer réellement à réparer cette injustice qui fait du jeune "le nègre de service", celui qui fait tout, mais n’a rien en retour. De plus en plus l’éveil des consciences quant à la réalité de cette situation déplorable et la volonté d’y mettre fin est manifeste ; il appartient aux autorités de faire en sorte que les jeunes puissent enfin croire en l’avenir. Cette citation de Corneille "aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années" doit se traduire dans les faits sans complaisance. Les partis politiques, qui sont d’essence populaire et qui regorgent un maximum de jeunes doivent accepter de donner à ceux-ci toute leur place.
Le jeune n’est pas là seulement à mobiliser ou à jouer le rôle de bouclier. Par sa compétence, son aptitude, il doit aussi aspirer à jouer un rôle de premier plan au même titre que les autres qui, souvent d’ailleurs, ne sont pas plus valables que lui. Il faut oser ! Un brin d’audace, d’engagement et de volonté pour un réel changement de la donne dans l’affirmation de la frange juvénile, voila le combat du moment.
Le Conseil national des jeunes du Mali a peut-être beaucoup fait pour les jeunes, mais jusqu’à présent son bilan en termes de lobbying pour le "placement" de ceux-ci à des postes clés reste mitigé. Les partis politiques ne sont pas non plus pressés pour donner plus de responsabilité et de visibilité à leurs jeunes militants, alors qu’il est unanimement admis, et reconnu que la jeunesse est l’avenir du pays.
Jeunes du Mali, l’on dit très souvent que "celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu ! Agissez pour occuper toute votre place, dans l’avancée du Mali !
Makan Diallo
(docteur en droit privé, ancien Ater à l’Université d’Orléans, avocat à la cour)

Acceuil


ENTREPRISES DE PRESSE ECRITE
Refuges vulnérables de tous les profils
Au Mali, l’animation des 50 organes de presse est assurée par des hommes et des femmes de tous les profils. Des journalistes venant de nulle part et qui n’ont pas souvent les mêmes ambitions pour la noblesse du métier de plus en plus vulnérable.
Les travaux des IIIes Journées de l’information et de la communication, qui ont démarré le 21 décembre 2009 et qui prennent fin ce jeudi 24 décembre, sont marqués par des communications les plus révélatrices. Les participants, au-delà des débats, s’organisent en commission de travail pour faire l’état des lieux de notre presse et soumettre des recommandations en vue d’une presse prospère.
D'ores et déjà, des communications dont celle de Tiégoum Boubèye Maïga, directeur de publication de "La Nouvelle République" relative à "l’état de la presse écrite", ont attiré l’attention des participants.
Après un rappel historique de l’avènement de la presse conduit par le colon français notamment au Soudan français, M. Maïga a rappelé que créer un journal au Mali ne nécessite aucune contrainte majeure. "Il suffit juste de faire une déclaration à l’autorité compétente conformément à la loi portant régime de presse et délits de presse".
Hormis la disposition légale qui impose, selon lui, au directeur de publication d’être titulaire d’un diplôme d’études supérieures (bac + 4) et de se prévaloir de trois ans d’expérience, la facilité à créer un organe de presse comporte des conséquences.
Pour TBM, l’une de ces conséquences est que la profession est aujourd’hui "envahie par toutes sortes de personnes : hommes politiques, militants de partis, hommes d’affaires, chômeurs…"
N’ayant pas les mêmes ambitions pour le métier, les "intrus" de la presse, utilisent, d’après le conférencier, les journaux comme instruments de "propagande et de pression". "Certains utilisent la presse comme outil de lobbying et d’autres comme moyen de chantage", a-t-il avoué. Et de souligner que dans ces conditions, des journaux naissent et meurent comme par enchantement.
A en croire le conférencier, la vulnérabilité de la presse malienne est imputable aussi à certains facteurs dont le marché publicitaire et la faiblesse des tirages. "L’un des goulots d'étranglement de la presse écrite est sans nul doute l’absence de dispositif pour la distribution des journaux".
Vu ces lacunes, M. Maïga a conclu que l’état des lieux est certes préoccupant, mais pas désespérant. Il a suggéré l’appui des organes de régulation comme l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique de la presse (Odep) pour mieux s’occuper de l’autorégulation au sein de la profession.
" Les éditeurs et entreprises de presse doivent se doter des règles de bonne gestion financière, de management des ressources humaines", a plaidé le patron de la "Nouvelle République" invitant les pouvoirs publics à la relecture des textes relatifs à la communication et à revoir à la hausse l’aide à la presse.
Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


PARTI A LA RECHERCHE D’UN MIEUX-ETRE
Cheick T. Dabo le Malien déçu par la France
Parti en France en 1999 pour y rester afin de gagner sa vie, Cheick Tidiane Dabo n’a rencontré que désillusions.
En 1999, Cheick Tidiane Dabo a quitté le Mali pour la France à la recherche d’un mieux-être. Vers la fin 2001, il s’est inscrit dans la boîte d’intérim de l’Office français de prestation (LFD) dans l’optique de décrocher un job.
Dieu faisant bien les choses, la chance lui a souri, car la boîte en question le recommande à une société de métallurgie dénommée Torjjman. Après 6 mois sans un contrat, la société a fait signer à Cheik dans un premier temps un contrat à durée déterminée et dans un second temps un autre contrat à durée indéterminée trois mois plus tard.
Cependant, à entendre M. Dabo, son patron n’a jamais daigné respecter les clauses du contrat en l’occurrence, la communication de son vrai numéro à la Caisse d’assurance maladie. "Mon patron n’a jamais respecté les clauses du contrat dans la mesure où il n’a jamais voulu mettre le vrai numéro de ma carte d’assurance maladie sur mon bulletin de salaire. Il mettait un numéro inexistant", se plaint Cheick T. Dabo.
L’intéressé a découvert la malversation de son employeur lors d’un de ses passages à la Caisse d’assurance maladie où il s’est rendu compte qu’il y a incohérence entre le numéro à la Caisse d’assurance maladie et celui figurant sur son bulletin de salaire. A son retour des congés, l’assurance a fait parvenir au patron de la société Torjjman une correspondance lui demandant de se conformer à la réglementation. Ce à quoi il est resté sourd.
Aux dires de notre interlocuteur, "le boss" n’ayant pas apprécié sa démarche lui a notifié son limogeage. Interloqué, Cheick T. Dabo a saisi le Conseil de prud’homme (tribunal) pour casser la décision du patron. Mais en vain. Et l’homme n’était pas non plus au bout de ses peines. "Mon patron a payé un certain Mamady Kourouma suite à ma plainte de me suivre dans tous mes faits et gestes, de brutaliser tout mon entourage. Ce dernier était couvert par la police", raconte M. Dabo.
Comme si cela ne suffisait pas dit-il, "il a mis des policiers à mes trousses qui m’ont interpellé sous prétexte que j’ai violé une fille. Je suis resté dans les liens de l’accusation pendant un mois. C’est après que la date du procès est passée que j’ai été relâché".
Selon M. Dabo, au bout d’une année de travail, son employeur lui avait également promis un 13e mois. "Là aussi je suis resté sur ma faim, car il n’a jamais honoré cet engagement". L’espoir étant brisé puisqu'il a perdu son emploi, Cheick Dabo a demandé et obtenu l’aide au retour au Mali où il a débarqué en décembre 2008.
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


MOIS DE LUTTE CONTRE LE SIDA
L’œuvre de bienfaisance du MDG à Amas/Afas
Le Sida n’épargne aucun pays, aucune couche de la société tant que des dispositions pratiques de protection contre la maladie ne sont pas prises. Au Mali, le taux de prévalence du VIH/Sida est passé de 1,7 % en 2001 à 1,3 % en 2006. De même, le nombre de personnes bénéficiant de traitements anti rétroviraux est passé de 6500 personnes en 2005 à plus de 25 000 en 2009. Dans notre pays, le mois de décembre est consacré "Mois de lutte contre le Sida".
Pour marquer ce mois d’une pierre blanche et témoigner de sa volonté de lutter contre la marginalisation, l’exclusion des personnes vivant avec le VIH/Sida, le Mouvement devoir de génération (MDG) a procédé mardi après-midi à la remise de produits à Amas/Afas. C’était au siège de l’association portant le même nom.
Les produits étaient composés d’une tonne de riz, de 5 cartons de sucre, de 6 cartons de tomates, de 5 cartons d’huile et de 5 autres de Spaghetti et d’une enveloppe de 150 000 F CFA. En plus de ce don du MDG, l’ONG "Oui pour une enfance noble" (Open) s’est engagée à offrir à l’Amas/Afas une semaine de repas communautaire.
Pour le président actif du MDG, Thierno Diallo, le Sida n’est pas une maladie souhaitable, mais il ne doit pas être une cause de stigmatisation des personnes porteuses du virus. "En apportant ce don à Amas/Afas, c’est une manière pour nous de faire comprendre aux gens que les porteurs du VIH/Sida ne doivent pas être stigmatisés. On peut attraper simplement le Sida par la transfusion sanguine, les seringues… Ce n’est pas une maladie souhaitable, mais ce n’est pas une raison de rejeter les personnes qui en souffrent".
Créé en septembre 2008, le MDG vise à responsabiliser la jeunesse par une prise de conscience de son devoir d’intervenant actif dans le processus de développement du pays. Sa devise, aux dires de son président est"une jeunesse responsable pour le Mali de demain".
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


SERIE D’INAUGURATIONS EN 3e REGION
La réponse santé aux priorités du PDES
Du 22 au 25 décembre 2009, le ministre de la Santé Oumar Ibrahima Touré, accompagné d’une forte délégation, a sillonné la région de Sikasso pour inaugurer les centres de santé de référence de Sélingué, Bougouni, Kolondiéba, Kadiolo, Kignan, Yorosso et Koutiala.
Dans son intervention lors des différentes cérémonies d’inauguration, Oumar Ibrahima Touré a confié : "L’amélioration de l’état de santé de nos populations est une des grandes priorités du Programme de développement économique et social initié par S. E. Amadou Toumani Touré, président de la République, chef de l’Etat. Et comme vous le savez, le Projet santé IV développé dans la région de Sikasso a concerné la construction et la réhabilitation de 8 centres de santé de référence, 20 centres de santé communautaire, la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, 9 services de développement social et de l’économie solidaire et l’extension de l’Ecole des infirmiers du premier cycle".
Il faut souligner que le coût total des investissements du Projet santé IV en 3e région est estimé à 14 milliards de F CFA sur lequel on note une participation du budget national à hauteur de 10 %. Ce montant global concerne les infrastructures, les équipements, la formation des ressources humaines et l’approvisionnement des établissements de soins construits ou rénovés en médicaments et consommables.
Quant au montant du seul volet construction ou rénovation des établissements de soins, il s’élève à près de 6 milliards 500 millions de F CFA. Sur ce montant 80,26 % ont été investis par la Banque africaine de développement et 19,74 % par l’Etat malien.
Le ministre de la Santé dira : "L’amélioration de l’état de santé des populations de notre pays, singulièrement celles de la région de Sikasso, est notre combat de tous les jours. A cet effet, il nous faudra travailler à mieux planifier nos activités, mieux utiliser les établissements de soins, et établir une collaboration fructueuse avec les organisations de la société civile, le privé, les ONG et les structures confessionnelles. C’est donc un appel à l’action, au bon accueil des malades et à une saine collaboration, que je lance. Ensemble, nous devrons œuvrer pour la réussite du grand dessein que forme pour le bien-être et la santé de nos populations, le président de la République, S. E. M. Amadou Toumani Touré".
Notons que le ministre a inauguré les différents centres de santé de référence, en présence du Gouverneur de la région de Sikasso, des Préfets de cercle, du Dr. Doutambé de l’Organisation mondiale de la santé et de Fountieri Diarra, chef de projet de l’Agetier, entre autres.
(correspondance particulière)

[haut]

Acceuil


 

APRES LE FORUM DE BANKASS
Les populations du pays Dogon tournées vers le développement
Il n’y a plus de place pour un conflit quelconque qu’il soit intra ou intercommunautaire en pays Dogon. Le Forum de Bankass a décidé d’un moratoire de 10 ans sur tout conflit.
" Le pays Dogon se trouve suffisamment handicapé par les conflits de natures assez variées", a dit le gouverneur de la 5e région qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier national de Ginna Dogon sur le mécanisme de prévention et de résolution des conflits intra et intercommunautaire en pays Dogon. Ces conflits ont eu un impact négatif sur la vie socio-économique de la zone.
Pour le président de Ginna Dogon, "il n’y a pas de développement sans paix, et sans paix il n'y a point développement". Le moratoire devrait permettre à la zone de se consacrer à son développement, a ajouté Mamadou Togo. En effet, le pays Dogon, qui couvre les cercles de Bankass, Douentza, Koro, Bandiagara et une partie de Mopti, dispose d’un grand potentiel agro sylvo pastoral qui ne demande qu’à être mis en valeur quoiqu’une bonne partie du terroir soit constitué de montagnes et de falaises.
Si ce moratoire venait à être respecté, il est possible d’atteindre des résultats impressionnants. "Ainsi, la promotion de la pierre, un matériau de construction en abondance dans le pays Dogon, permettra de construire des ponts, des digues et des locaux pour assurer le désenclavement de l’ensemble de la 5e région dans un délai de 10 ans, de parvenir à atteindre l’autosuffisance alimentaire en 10 ans à travers les filières porteuses et stratégiques de l’agriculture, de l’élevage et des plantations, de la transformation et de la conservation. Il suffira à cet effet de renoncer aux conflits pour admettre que tout cela est bien possible", pense le gouverneur de la 5e région. A l’en croire, le pays Dogon a été toujours considéré comme un havre de paix et de sagesse dans notre pays.
Selon lui, l’approche consistant à faire un recours mesuré, responsable, légitime et compatible avec la légalité, très utile pour les autorités et les populations elles-mêmes. Le gouverneur estime que les mécanismes traditionnels séculaires de règlement ont déjà fait leur preuve.
Denis Koné

[haut]

Acceuil


 
SAISON TOURISTIQUE 2009-2010
Des touristes en route pour Tombouctou
Annoncé pour début janvier 2010 (entre le 4 et le 5), le lancement de la saison touristique couplé à la saison culturelle sera suivi sur les dunes du sable par de nombreux touristes qui ont promis de faire le déplacement dans la Cité des 333 Saints pour démontrer que le Nord Mali reste un havre de sécurité. La visite du député de Seine Saint-Denis dans la Cité des 333 Saints, mardi dernier, en est la preuve.
" Les touristes peuvent venir en toute sécurité. Ils n’ont rien à craindre parce qu’il n’y a rien au nord. Nous sommes un Etat sécurisé. Il n’y a pas plus de sécurité aux Etats-Unis, en France, encore moins en Afrique du Sud qu’au Mali". Ces propos sont du ministre de l'Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah, qui, au cours d’une conférence de presse, a fait une sortie musclée contre les autorités françaises qui ont conseillé leurs ressortissants de quitter le Nord-Mali après l’enlèvement de Pierre Camatte, un ressortissant français installé au Nord-Mali.
Quelques semaines après, l’histoire est en train de donner raison au ministre. Nonobstant l’appel de "l’ami" (Ndlr, le ministre français des Affaires étrangères) du Mali, ils sont aujourd’hui, des dizaines de touristes à se préparer à visiter Tombouctou pour participer au lancement de la saison touristique, qui sera suivi du festival d’Essakane.
Pour des touristes que nous avons rencontrés, contrairement aux deux autres régions, la Cité des 333 Saints ne fait pas partie de la "ligne rouge" qu’ils ont tracée. Par conséquent, Tombouctou peut s’apprêter à les accueillir sur son sol. D’ailleurs, à leurs dires, depuis quelques jours, certains sont déjà arrivés. Pour eux, on ne peut pas parler de tourisme au Mali, sans Tombouctou. "Nous avons fait beaucoup de pays. S’il faut visiter et quitter le Mali sans visiter cette ville, c’est que nous n’avons pas atteint notre objectif".
La solidarité du député de Saint-Denis
Ce n’est pas le député de Seine Saint-Denis (France) qui dira le contraire. Ce parlementaire français, malgré l’appel de Bernard Kouchner aux Français à ne pas se rendre au nord, a effectué le voyage de Tombouctou le 21 décembre. L’élu infirmait du coup les propos tenus dans certains milieux. "Tombouctou et ses environs restent sécurisés. La ville est même plus sécurisée qu’avant", notera un membre de sa délégation.
Pour le lancement de la saison touristique, les autorités régionales n’ont rien ménagé pour la circulation des personnes et des biens.
Pour le festival au désert, prévu du 7 au 8 janvier 2010 à Essakane, les organisateurs sont eux aussi en train de mettre la dernière main sur les préparatifs. Là aussi, rien à craindre. "C’est un défi de faire venir les festivaliers à Tombouctou puis à Essakane", a dit un des organisateurs.
Le Nord-Mali, singulièrement la région de Tombouctou, constitue le 2e pôle d'attraction touristique du pays après le triangle Mopti-Djenné-pays Dogon. Ces régions accueillent annuellement plus de 30 000 visiteurs internationaux pour plus de 6 milliards de F CFA de retombées économiques.
En l’espace de quelques années, grâce aux actions conjuguées du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, du secteur privé et des partenaires au développement, le Nord du Mali, en l’occurrence les régions de Tombouctou et de Gao, a connu un développement rapide des activités artisanales, hôtelières et touristiques.
En tout cas, ce que les uns et les autres doivent savoir, c’est que Tombouctou est une ville bénie qui résistera à toutes sortes de sabotage et autres… commérages.
Amadou Sidibé

IBI (FALAISES DE BANDIAGARA)
Le 1er symposium de la sculpture se prépare
Le village d’Ibi (dans les falaises de Bandiagara) abritera pour la première fois du 15 janvier au 15 février 2010 un symposium international de sculpture. Dénommé "Degué Labon", il verra la participation d'artistes nationaux et internationaux.
Le premier symposium international de sculpture d'Ibi se tiendra du 15 janvier au 15 février 2010 au cœur du pays Dogon. C'est une initiative de Chantal Zougui, plasticienne et de Laya Kodio, sculpteur, natif d'Ibi. Un mois durant, les falaises de Bandiagara seront prises d’assaut par des artistes venant de différents horizons. Ils ont pour noms : Amaguiré Dolo, Thierno Diallo, Jean No, Philippe Barzic, Laya Barzic, Tertulien Bilavi, Chantal Zougui.
A en croire Mme Zougui, il s’agira, pour les artistes, une fois sur place de réaliser une sculpture en lien étroit avec leur œuvre et l’espace dans lequel ils se trouvent. "C’est sur place qu’ils vont rechercher les matériaux pour la réalisation de leurs œuvres dans le secteur".
Pour Mme Zougui, le symposium fera l’objet d’une vidéo et des photographies seront prises pour une rétrospective. Pour les initiateurs, la rencontre va permettre de promouvoir l’art et la culture afin d’aider la population locale à développer son économie au niveau national, international et éducatif auprès des jeunes.
" La venue au village d’artistes internationaux sur la falaise va permettre de faire d’une part travailler les gens du village et d'autre part drainer un mouvement de population dans une zone difficile d’accès". Il s’agira aussi de créer un lien entre nos différentes cultures par l’apport d’idées créatives et d’échanges dans le domaine des différentes expressions artistiques.
Des dispositions sont prises pour les visiteurs, a dit Mme Zougui. "Un parcours guidé sera assuré par quelques jeunes gens du village pour permettre aux visiteurs d’être dirigés sur le lieu du symposium où travaillent les artistes".
Il est prévu que les œuvres réalisées restent sur place pour être exposées par la suite dans d’autres lieux. Mme Zougui indique que si les fonds le permettent, un musée "Dégué Labon" contemporain d'Ibi pourrait voir le jour et accueillir les œuvres des sculpteurs présents.
A noter que la rencontre a le soutien des autorités maliennes et de plusieurs autres partenaires.
Amadou Sidibé

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org