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2009

Mois de decembre

Les Echos du 23 decembre

 

MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE/OIF
Campagne d’information sur le Code de la famille
Le bureau du Médiateur de la République, en partenariat avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a organisé mardi un forum de sensibilisation et de formation sur le thème "la famille au Mali : hier, aujourd’hui et demain".
A propos du Code des personnes et de la famille, un forum, co-organisé par le Médiateur de la République et l'OIF le 22 décembre, a ouvert le débat sur les questions existentielles qui touchent l'organisation de notre société, notamment le mariage, le divorce et les successions. Selon Me M’Bam Diatigui Diarra, Médiateur de la République, la famille est le refuge privilégié des valeurs morales et sentimentales.
L’importance des valeurs morales et affectives explique en partie les transformations profondes que nos familles ont subies. Le Mali, à l’instar des autres pays africains, aux dires du Médiateur, est confronté à la recherche des voies et moyens pour bâtir une famille conforme à nos valeurs culturelles, religieuses et ouverte à la modernité.
La question des normes applicables à la famille, leur évolution et leur conformité aux exigences sociales est un sujet sensible en Afrique comme partout dans le monde. C’est pourquoi, le processus d’adoption du Code des personnes et de la famille a suscité de vives réactions de la part des citoyens soucieux du devenir de notre société, a-t-elle ajouté.
Pour elle, la famille est à la fois l’entité la plus évidente et naturelle que l’individu connaisse et une entité extrêmement complexe et difficile à aborder en dehors de l’environnement socioculturel. Le droit de la famille a des impacts sur l’ensemble de l’organisation sociale du pays.
Il touche aux droits fondamentaux des personnes et de la famille, c’est pourquoi toute réforme concernant le droit des personnes et de la famille ne peut laisser indifférent aucune couche sociale et de façon plus générale aucun peuple.
Le forum qui a réuni d’éminentes personnalités, représentant les confessions religieuses, les griots, les leaders communautaires, les leaders d’opinion visait à donner la parole aux citoyens pour échanger et communiquer dans la tolérance sur les préoccupations fondamentales de la société malienne.
Aux termes de ces échanges, il s’agit de "constituer un réseau de personnes ressources porteuses de valeurs éthiques, capables d’impulser un changement de comportement dans notre société à travers l’éducation à la citoyenneté sans distinction de race, de sexe, de religion, d’appartenance culturelle et autres considérations".
Aminata Traoré
(stagiaire)

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PAYSAGE AUDIOVISUEL AU MALI
Déphasage avec les textes
Il y a au Mali 500 autorisations d’émission, 300 stations de radios privées qui émettent aujourd’hui dans des conditions de précarité et de dysfonctionnement sans précédent.
S’il y a un acteur incontournable qui a pris part à l’avènement de la démocratie, c’est bien les médias privés qui, à partir de 1992, ont connu un essor prodigieux avec la multiplication des radios et organes de presse au profit du public. Cependant, à l’image de la presse écrite, le paysage audiovisuel au Mali connaît des dysfonctionnements majeurs.
Sékou Coulibaly, conseiller technique au ministère de la Communication et des Nouvelles technologies (MCNT), a évoqué ces dysfonctionnements au cours d’une communication sur le thème "Le paysage audiovisuel du Mali : diagnostic et perspectives" qu’il a présentée lundi 21 décembre 2009 aux IIIes Journées de l’information et de la communication qui se tiennent présentement au Cres à Badalabougou.
Pour M. Coulibaly, la première insuffisance dans l’audiovisuel malien réside au niveau des textes qui régissent la presse audiovisuelle, adoptés en 1992. "Ces textes s’avèrent inadaptés aujourd’hui face au développement rapide des technologies de l’information et de la communication avec l’apparition de nouveaux services et de nouveaux modes de diffusion, rendant l’information plus accessible et diversifiée", a-t-il ajouté, estimant que dès lors il urge de procéder à la relecture des textes législatifs et réglementaires.
Au-delà des médias publics (ORTM, Cespa, CNCM) et les radios étrangères au nombre de quatre (Radio Beijing, RFI, Africa N°1 et BBC) qui émettent sous le couvert de la télévision nationale, les radios privées, selon le conférencier, ont connu un boom grâce à la procédure de délivrance de l’autorisation d’émettre "peu contraignante".
Pour le conseiller technique, cette situation a été favorisée par la commission radio du ministère et qui, regrettera-t-il, n’a jamais fonctionné. Il convient de préciser que cette commission a pour mission de donner un avis technique sur les demandes d’autorisation soumises au MCNT.
" Aujourd’hui, plus de 500 stations radios FM ont été autorisées à émettre au Mali. Toutefois, celles qui fonctionnent sont estimées au nombre de 300". Et d’ajouter que "les stations privées sont confrontées pour la plupart au défi des normes professionnelles (techniques et éthiques) et fonctionnent dans des conditions précaires".
En plus de ces lacunes, le conférencier a déploré le manque de ressources humaines qualifiées et la méconnaissance des textes par la plupart des promoteurs de radios. Parlant de la télévision privée - une question qui intéresse beaucoup de nos concitoyens -, il a indiqué qu’aucune autorisation de création n’a été délivrée dans ce sens malgré l’existence des textes.
Dans ses recommandations, le conseiller technique du MCNT propose, entre autres, l’attribution des fréquences à travers une procédure d’appel à candidatures, la mise en place d’un fonds de soutien à la promotion de la production nationale d’œuvres audiovisuelles, le renforcement de l’aide à la presse…
Amadou Waïgalo

Colère contre le MCNT
Après l’intervention du ministre de la Communication et des Nouvelles technologies à l’ouverture des Journées de l'information et de la communication, qui a tantôt caressé les hommes et femmes de média dans le sens du poil tantôt les a épinglés, certains confrères se disent indignés. Ils ont tenu à manifester leur colère au cours des débats. A l'image de M. Dia, professeur dans une université canadienne, qui n’a pas hésité de parler "d’insulte" à la profession. "Sous d’autres cieux, le ministre, en s’attaquant aux journalistes, allait démissionner le lendemain", a-t-il commenté. Les conférenciers ont joué à l’apaisement, arguant que Mme Diarra Mariam Flantié Diallo n’a fait que décrire une situation connue de tous.
A. W.

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CONTENTIEUX POST-ELECTORAUX D’AVRIL 2009
Les prémices d'une crise sociale
La machine juridico-administrative, qui statue sur le contentieux électoral d’avril 2009, est en train de réveiller les vieux démons et profiler à l’horizon la haine entre populations. Toutes choses qui risquent de nous conduire sur un terrain où personne n’a rien à gagner. Les autorités doivent être prévoyantes.
Partout où la justice s’est prononcée sur le contentieux électoral, la tension est vive. A Yélimané, Ségou, Banamba, où la juridiction suprême a confirmé les verdicts du Tribunal administratif de Bamako, il existe une certaine guerre froide entre populations locales.
A Kalabancoro, à Moribabougou, en Commune IV, les yeux sont désormais tournés vers la Cour suprême. A l'énoncé du verdict de cette Cour, des populations de la Commune IV avaient commencé à s’attaquer à certains biens collectifs. Personne ne peut prévoir ce qui va se passer après le recours en révision du procès introduit par le maire actuel et le MPR.
Inquiétudes, déception, risques d’affrontements entre populations de même contrée : voilà quelques maux qui troublent les esprits ces derniers temps après quelques décisions de justice sur le contentieux électoral et dont les prémices de tensions commencent à frapper à nos portes.
Après les élections municipales d’avril dernier, des formations politiques ou collectifs de partis ont saisi la justice pour diverses raisons dans certaines circonscriptions électorales. Sept mois après leur saisine, les décisions de la justice sont en train de créer une certaine tension dont notre pays n’a pas besoin.
De mémoire de Malien, les procès post-électoraux (municipales) ne se sont jamais tenus de la sorte. Sept mois après les faits que des Maliens se traînent toujours devant la justice pour des problèmes de fraudes électorales, est inédit.
A partir du moment où la justice a été saisie, il serait loisible qu’elle fasse son travail d’instruction "indépendante". Loin de vouloir nous substituer à elle, les verdicts qu’elle rendra, quelle que soit leur nature, risquent d’être préjudiciables à notre jeune démocratie en occasionnant un certain différend entre acteurs avec des retombées négatives sur leurs localités respectives.
La case près du feu
Aujourd’hui, beaucoup se posent la question de savoir à qui ces changements d’hommes dans les communes profitent ?
Le Mali, de tout le temps, a eu la chance d'élire ses chefs et dirigeants dans la plus grande sérénité et les dirigeants de l’époque (1992-2002) avaient su se départir des considérations politiciennes pour faire régner le calme. Aujourd’hui, est-ce qu’on va laisser le pire se produire pour des intérêts personnels ? Mais la paix sociale et l’unité des Maliens, gage d’un développement valent plus que toutes les amitiés.
Pour leur part, les ressortissants de Yélimané ont averti et pris à témoin sur tout ce qui va se passer sur un quelconque changement d’équipe pour faire plaisir à un individu. Des mots qui font peur ont été entendus.
" Quand nous disons que le cercle de Yélimané est en danger, c’est vrai, nous nous sommes engagés dans un processus qui, si on ne l’arrête pas à temps, va nous conduire vers des incidents dans ce cercle. Le cercle de Yélimané n’appartient à personne. Trop, c’est trop ! Il y a énormément de choses qui se sont passées dans ce cercle, à propos desquelles nous nous sommes tus. Aujourd’hui, la ligne rouge est franchie et il n’est plus question de laisser un seul homme faire la pluie et le beau temps dans ce cercle. Les populations de Yélimané ne sont pas prêtes à accepter l’injustice…"
Certains avaient même menacé le blocage du travail des communes, à travers l’incivisme, la démission collective des maires qui sont sous leur contrôle.
Qui ne se souvient du cas de Banamba, où les affrontements ont sanctionné la mise en place de la mairie ? A Ségou, le verdict de la Cour suprême, qui a permis à "l’opposition" de contrôler la mairie, n’a pas échappé aux violences entre populations.
Les plus hautes autorités du pays sont averties sur les conséquences issues des contentieux post-électoraux.
Amadou Sidibé

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ANNULATION DES ELECTIONS EN COMMUNE IV
Des marcheurs réclament Moussa Mara
Mécontents de l'arrêt de la Cour suprême d’annuler les élections communales en Commune IV, des sympathisants de Moussa Mara ont marché hier de la Cour suprême à la mairie de la Commune IV.
Le verdict sur le contentieux électoral de la Commune IV est tombé hier matin à la Cour suprême. Elle a annulé les élections communales en Commune IV. Cet arrêt de la Cour suprême a provoqué l'ire des partisans de Moussa Mara qui ont marché du prétoire à la mairie de la Commune IV.
" Moussa Mara ou rien", "Mara, nous mourrons derrière toi", "Nous irons jusqu’au bout", scandaient les marcheurs. Sur des pancartes, on pouvait lire : "Justice du Mali n’embrasez pas la Commune IV", "Justice du Mali, nous avons choisi Moussa Mara", "Qui aime la Commune IV, aime Moussa Mara".
Tout le long de l’avenue Cheikh Zayed, les résidants de la Commune IV, qui n’ont pas pu suivre les marcheurs, maugréaient : "Nous ne voulons que Mara. Nous voulons des travailleurs et non des corrupteurs".
" La Cour suprême vient d’annuler les élections de la Commune IV. Nos avocats avaient demandé le renvoi des dossiers pour les étudier. Mais, ils ont précipité l'arrêt. On ne sait pourquoi. Nos avocats se sont tous retirés. Mais avec tout ça, le verdict est tombé. La Cour a annulé les élections. Il n’y a pas de justice dans ce pays", a déploré un manifestant.
" Comme la justice malienne ne sait plus juger, ATT viendra trancher en Commune IV", a promis une vieille dame. A quelque 50 mètres de la mairie, les forces de l’ordre ont bloqué le passage aux marcheurs qui ont été dispersés.
Mais, selon Bakary Kéita, membre du Mouvement Moussa Mara de Djicoroni-Para, les partisans du maire déchu vont bientôt organiser un meeting ou une autre marche.
Sidiki Doumbia

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MALI
En attendant les crédits carbone...
En 2012, quand les acacias senegal auront poussé, les villageois de la zone de Nara, au nord du Mali, bénéficieront de la vente de crédits carbone et de l'exportation de la gomme arabique. Mais leur quotidien a déjà changé. Occupés à planter de jeunes arbres, ils migrent moins.
" Avant que mon village ne commence à planter des acacia senegal, je vendais du bois mort que j’allais chercher à une demi-journée de marche de chez moi. Aujourd’hui, je suis fier de ces plantations, car elles m’apportent de quoi nourrir ma famille sans être obligé de me déplacer", se réjouit Mohamed Abd Khibé, gardien de la plantation communautaire du village de Dialoubé, à 400 km environ au nord de Bamako. Un village qui depuis des années survit tant bien que mal dans cette savane battue par les vents et parsemée de rares arbustes chétifs.
Ici, le sol complètement dégradé est impropre à l'agriculture comme à l'élevage. Toutefois, l'espoir est là. Il réside dans ces petits acacias qu'on aperçoit au loin dépassant encore à peine des herbes. Cet arbre aux multiples usages doit enclencher un cercle vertueux en restaurant les écosystèmes et les activités agricoles.
Dialoubé fait partie des quatre villages de la localité de Nara bénéficiaires du projet Mali acacia qui prévoit la plantation de 10 000 ha d'acacia gommier. Ce projet est en cours de validation pour obtenir le label MDP (Mécanisme de développement propre), créé par le protocole de Kyoto afin d'atténuer les effets du changement climatique.
Le MDP autorise des entreprises polluantes des pays industrialisés à racheter des crédits carbones, sorte de droit à polluer, à un projet de développement du Sud qui réduit les gaz à effet de serre comme le CO2. D'ici 2012, 100 000 tonnes de CO2 seront séquestrées par les arbres du projet Mali acacia qui de surcroît produiront dans cinq à dix ans, quelque 2000 t annuelles de gomme arabique. Recherchée par les industries cosmétique, pharmaceutique et alimentaire notamment, la gomme sera récoltée en vue d'être exportée.
Moins de migrations
On n'en est pas encore là. Mais il y a déjà des retombées positives pour les habitants des villages de Nara où la migration est une des principales sources de revenus. La plantation de 6000 ha d'acacia y est prévue d'ici 2012. Les premiers ont été mis en terre en 2007 et 850 ha ont déjà été plantés.
" Avant ce projet, 33 familles migraient temporairement chaque année en Côte d’Ivoire ou en Mauritanie. De nos jours, seules trois le font", constate Check Billal Khibé, ancien maire de Dialoubé. Proche de la frontière mauritanienne, ce village est habité par des Maures pour qui entretenir des pépinières et planter ces arbres est d'ores et déjà une aubaine.
La plantation de Tendjé, à une vingtaine de kilomètres de Nara, emploie elle quatre à six ouvriers permanents selon les années grâce à un financement de la Banque mondiale. Une quarantaine de personnes appartenant aux sept familles du village leur prêtent main forte pendant les périodes de forte activité pour mettre en pot les jeunes plants.
Les paysans en profitent aussi déjà pour cultiver entre les jeunes acacias des variétés de cultures améliorées et adaptées aux conditions climatiques de la zone comme les pastèques et l’oseille de Guinée, comme le conseille le responsable de la plantation de Tendjé.
Le Projet Mali acacia résulte d'un partenariat public privé entre l'Institut d’économie rurale (IER) du Mali, Deguessi Vert, une entreprise agro-industrielle malienne et les communautés bénéficiaires, sous la houlette du Bio Carbon Fund (BCF) de la Banque Mondiale. Les partenaires du projet attendent beaucoup de ces plantations. "D'une part, il y aura la gomme arabique que les paysans vont vendre. De l’autre, le carbone séquestré sera vendu en crédits carbone à des entreprises qui ne peuvent pas respecter leurs quotas d’émission de gaz à effet de serre", rappelle Mamadou Doumbia, directeur de recherches à IER de Bamako, chargé de travaux d'analyse.
Mali acacia en est actuellement au stade des études pour être éligible au MDP. Le plus difficile pour être coté sur le marché du carbone est d'établir le niveau du carbone avant et après le démarrage des plantations d’arbres. "Nous avons mesuré la situation de référence du projet Mali acacia que les vérificateurs de la Banque mondiale ont d’ailleurs approuvée", poursuit Dr. Doumbia. Les revenus de la vente des crédits carbone bénéficieront aux villageois par la construction d'écoles et de centres de santé.
Protéger le futur
En attendant, le projet doit surmonter certaines difficultés. Seydou Tall, responsable financier du projet chez Deguessi, regrette la lenteur de sa mise en œuvre. "Notre objectif est de planter des acacias sur 6000 ha, mais les financements ne suivent pas, dit-il. Nous sommes obligés de nous battre chaque année pour avoir des fonds tandis que 18 villages environnants souhaitent être intégrés au projet".
Les jeunes plants finissent parfois sous la dent des animaux qui transhument par là entre la Mauritanie voisine et le sud-ouest du Mali. Les premières plantations avaient été presque dévastées. "Nous avons été obligés de les clôturer avec du grillage", indique Jean Kéita, un animateur du projet.
Le manque d'eau est aussi un gros problème pour les acacias les premières années. L’eau des puits traditionnels peu profonds est ici salée et impropre à l’agriculture et à la consommation des ménages. Les rares forages qui approvisionnent la ville de Nara et les villages environnants en eau potable ne suffisent pas. Il faut régulièrement remplacer les jeunes plants qui n'ont pas résisté à la sécheresse.
Mais quand cet arbre sahélien se sera enraciné plus profondément, les sols comme les hommes pourront commencer à revivre.
Soumaïla T. Diarra
(Syfia)

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ECHOS DES REGIONS
GESTION DES CATASTROPHES A SIKASSO
La protection civile teste ses capacités
L’ampleur des catastrophes naturelles observées dans le monde exige de poursuivre sans relâche la prévention pour diminuer leur impact.
Les communes de Zangaradougou et Kafouziéla en 3e région du Mali ont abrité le 21 décembre 2009 un exercice de simulation du plan national de gestion des catastrophes naturelles et des crises humanitaires sous la présidence du directeur national de la protection civile, le colonel Mamadou Traoré, en présence du directeur national du développement social, Alassane Bocoum, et Mme Kéita Aïda Mbow, représentante de la coordonnatrice du Système des Nations unies au Mali.
C’est pour mieux gérer les inondations, les sécheresses, les catastrophes et autres crises humanitaires en vue de promouvoir le bien-être des populations et le développement humain durable en général, que le gouvernement a adopté un plan de gestion des catastrophes dénommée "Vaste bleue".
Pour vérifier ce dispositif, deux communes, situées à 30 km de Sikasso, ont abrité cet exercice de simulation en vue de permettre aux différents acteurs impliqués dans la gestion de ces crises d’être efficaces en situation réelle. L’opération s’étant fixée pour objectif principal de tester l’état de préparation de l’ensemble des responsables sectoriels face à une situation d’urgence, mais également de tester leur capacité à gérer l’intervention que celle-ci nécessite, y compris les tâches de la coordination.
Pour faire face aux catastrophes ou aux interruptions éventuelles de la vie nationale, la direction nationale de la protection civile s'applique à maîtriser les trois phases de la crise : la préparation, la réponse et le retour d'expérience. Les opérations de ce type se caractérisent par une simulation portant sur trois niveaux de connaissances appartenant à des domaines différents.
Il s'agit de réaliser un outil capable à la fois de simuler le processus physique qui sous-tend le déroulement de la catastrophe, en identifiant la région où se déroule le sinistre, du point de vue de la géographie que des pratiques socio-économiques de ses habitants, de simuler l'organisation de l'institution (ou des institutions) intervenante, aussi bien du point de vue de leur hiérarchie interne et de leurs moyens d'intervention que de leurs pratiques de coopération avec les autres institutions.
Associant les acteurs à tous les niveaux et simulant des situations proches de la réalité au regard des risques et menaces inhérents à notre territoire, les exercices visent des objectifs clairs de préparation de tous les services, prioritairement dans les domaines où l'entraînement semble nécessaire.
C’est dans ce cadre que les communes de Zangaradougou et Kafouziéla ont été choisies. Ce sont deux localités qui se trouvent dans le lit du "Lotio", un cours d’eau qui traverse la ville de Sikasso. En période de crue, plusieurs villages situés dans son versant sont menacés d’inondation. L'actualité météorologique a montré qu'aucune des deux communes n'est à l'abri de situations déstabilisantes nécessitant une réaction rapide.
Il est donc nécessaire de développer et d'améliorer les modèles de prévision, les outils de surveillance et d'élaborer des mesures réglementaires et des plans d'urgence en cas de catastrophes. C’est pourquoi plusieurs jeunes filles et garçons ont été impliqués dans l’opération de simulation qui, au fil du temps, seront les relais du plan communal de sauvegarde sous la supervision de l’administration et du service de la protection civile.
Pour permettre le développement de cette pratique, la direction nationale de la protection civile en organisant pour la première fois une telle mission dans une région a élaboré des outils méthodologiques pour la conduite des exercices et a invité toutes ces directions régionales à y prendre part.
Un exposé liminaire a été fait dans la salle de conférence du gouvernorat sous la présidence du directeur de cabinet Seydou T. Camara sur le document de référence pour monter et réaliser un exercice de sécurité civile. Il a été suivi de guides thématiques qui permettront aux préfectures et aux mairies d'organiser des exercices dans des thématiques particulières.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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SPORT DE MASSE A KAYES
La Commune de Colimbiné remporte la coupe
Lancée le dimanche 22 février 2009 au stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes, la phase finale du sport de masse s’est tenue du 17 au 20 décembre. La finale a été remportée dimanche dernier par la Commune de Colimbiné face à la Commune de Bangassi par la plus petite des marges (1-0).
Le sport de masse a été lancé en février dernier par Hamane Niang, le ministre de la Jeunesse et des Sports dans le but de réorganiser la pyramide du développement du sport dans notre pays.
La phase éliminatoire du tournoi de football a opposé les formations des 28 communes du cercle de Kayes. Les onze meilleures équipes victorieuses de la phase éliminatoire ont pris part, la semaine dernière, à la phase finale.
Pendant trois jours de compétition, les formations se sont rencontrées en éliminatoire directe. La finale a opposé, au quatrième jour, l’équipe de la Commune de Colimbiné à l’équipe de la Commune de Bangassi. La partie a été remportée par la Commune de Colimbiné par un but à zéro.
Le développement sportif à la base a pour objectif d’élargir le soubassement sportif par la pratique et l’animation sportive de masse, surtout en milieu rural et urbain. Le sport de masse est un terreau fertile de la révélation de jeunes talents.
Le tournoi a permis la découverte de nombreux jeunes talents qui pourront assurer l’avenir du football à Kayes et au Mali. Pour le ministre, cette première édition a servi à la détection de jeunes talents supposés alimenter les sélections locales, régionales et nationales.
L’étape de Kayes sera la locomotive pour le reste du pays. Ainsi, le gouverneur de Kayes a souhaité la réussite de la nationalisation de la compétition. Le ministre Hamane Niang a promis que rendez-vous est pris pour 2010 dans une autre région.
La réussite du sport de masse dépendra du partenariat à créer autour du sport à la base. Et cette option devra se traduire par un programme de création, de construction d’infrastructures, d’installations et d’équipements sportifs au profit des jeunes de nos communautés.
La finale du tournoi a été émaillée d'une course de tricycles des handicapés physiques et d'un match qui a opposé les anciens footballeurs de Kayes aux anciens footballeurs de Bamako. Les anciens de Bamako ont battu les anciens de Kayes par 2 but à 0.
Sidiki Doumbia
(envoyé spécial)

Journée historique à Kabaté
Les heureux finalistes de Colimbiné ont été accueillis le lundi 21 décembre à Kabaté, la capitale de la Commune de Colimbiné. Kabaté est un gros village soninké, situé à 40 de Kayes sur la route Bamako-Kayes. Les jeunes ont été escortés, du stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes à Kabaté, par leur maire, leurs frères et sœurs. Tout au long de la route, les populations sont sorties pour acclamer les champions de Kayes. Pour les habitants de la Commune de Colimbiné. Le 20 décembre 2009 restera graver dans le livre d’or de cette commune.
Des nouvelles infrastructures
Profitant de son séjour dans la Cité des Rails, le ministre Hamane Niang a visité les chantiers de la nouvelle direction régionale de la jeunesse de Kayes et le nouveau terrain de basket à Kayes/Lafiabougou. Les nouveaux locaux de la direction régionale qui ont coûté environ 200 millions de F CFA doivent être inaugurés en février prochain. Le ministre a fait savoir que des locaux sont en train d'être construits dans toutes les régions du pays pour loger les directions régionales.
La fête des handicapés
Le 3 décembre dernier, la communauté internationale a célébré la Journée mondiale des handicapés. Cette journée n’a pu être commémorée à Kayes que le samedi 19 décembre. Les handicapés de la région ont profité de la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, qui les a appuyés, pour faire leur fête. Selon la présidente des handicapés de Kayes, le report de la célébration était du à un manque de moyens. La fête a été marquée par une course de tricycles où chaque participant a eu un prix.
Rassemblés par
S. D.

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