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2009

Mois de decembre

Les Echos du 21 decembre

 

IL FAUT LE DIRE

"Foot…aises"
On ne saluera jamais assez le triomphe du Stade malien, récent vainqueur de la Coupe Caf. S’il est vrai que "chacun doit noircir sa place" comme l’enseigne l’exhortation bambara "bè ki diéni yoro fin", les "garçons" du président Mahamadou Samaké alias Sam ont mérité largement l’inscription en lettres d’or de leurs noms dans les annales du football malien.
Et sous d’autres cieux, où l'"on ne change pas une équipe qui gagne", l’ossature des Aigles du Mali à la Coupe d’Afrique des nations "Angola-2010" allait sortir de l’équipe des "Trois Caïmans" du 5 décembre 2009, qui a su nous faire oublier momentanément les couleuvres qu'on ne cesse d'avaler à cause de la mauvaise gouvernance en cours.
On aurait tout au plus vu deux ou trois cadres de l’équipe-type aux éliminatoires combinées Can/Mondial-2010 pour orienter les néo-promus stadistes, les galvaniser, les appuyer parce qu’une équipe qui a de l’ambition, qui veut aller loin se construit certainement sur la base du talent, mais aussi sur la forme du moment et surtout l’engagement des joueurs à mouiller le maillot. Or, aujourd’hui, sur ce plan, on prendrait difficilement à défaut les vainqueurs de la Coupe Caf. Hélas !
Ne voilà-t-il pas donc qu’on reprend les mêmes, c’est-à-dire la plupart de ceux qui ont participé à la calamiteuse campagne de "Ghana-2008", qui plus est, sans tenir compte du fait que certains semblent signer un long bail avec le banc de touche dans leurs clubs depuis belle lurette ? Nul ne peut y changer quelque chose, avertit-on. Malheureusement, sur le terrain, ce n’est pas tant le nom, la carte de visite que le cœur qui joue ! Tant pis !
On nous demande de contribuer dans la collecte de près de 2 milliards de F CFA prévus pour le paiement des primes des joueurs ; cependant on omet de fixer des objectifs à l’entraîneur et aux joueurs, ce qui pouvait davantage inciter les Maliens à mettre la main à la poche. D'ailleurs, quel bilan des contributions à la précédente campagne ? Loi du silence ?
Pendant que tous nos autres adversaires au 1er tour mettent un point d’honneur à se préparer dans des conditions idéales, notamment en se frottant à des équipes de championnats qui en imposent, nous nous contentons d’un tournoi avec des formations aux palmarès quasiment vierges.
Certes, le ballon est rond pour tout le monde, mais, ce sont assurément ceux qui mettent tous les atouts de leur côté, dans la transparence et sans autre arrière-pensée qui peuvent espérer porter haut le flambeau national sur l’arène internationale.
De toute façon, la haute compétition ne fait bon ménage ni avec les pratiques mafieuses, ni avec l’injustice, encore moins l’omerta. Toutes choses à extirper de notre sport si nous voulons que l’exemple du Stade malien fasse tache d’huile.
Espérons néanmoins que l’équipe, dont la majorité des joueurs sont au crépuscule de leur carrière, saura pour une fois se surpasser et démontrer que le succès du SMB était loin d’être un hold-up, mais la prémisse fondamentale de la renaissance du foot malien.
A. M. T.

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JUSTICE
Le frère du président de Guinée-Bissau rançonné à Bamako
Intermédiaire d’une société russe qui voulait acheter une importante quantité d’or dans notre pays et victime de racket, un officier de l’armée bissau-guinéenne, pris dans un guet-apens tendu par des hommes au-dessus de tout soupçon - suivez notre regard - est emprisonné à Bamako pour sa "sécurité" dit-on.
La transaction porte sur près de 6 milliards de F CFA. Les présumés coupables sont connus, certains ont été arrêtés et relâchés, tandis que d’autres n’ont jamais été inquiétés.
Cette bande est connue et reconnue des milieux judiciaires pour ses pratiques malveillantes dans plusieurs escroqueries d’or. Ses victimes sont toutes des étrangers qui viennent dans notre pays pour acheter du métal jaune. Mais, jusqu’ici, aucun membre du gang n'a été condamné.
Pour mieux convaincre ceux qui deviendront par la suite leurs proies, les présumés coupables leur exhibent une importante quantité d’or de qualité supérieure. Cela se passe dans les locaux de la direction nationale d'un grand service de l'assiette.
Les démarcheurs des petits juges ne sont pas en marge puisqu’ils auraient demandé au prisonnier/otage, dans un premier temps, le paiement de 20 millions contre sa libération.
Ce montant est revu à la baisse depuis à 10 millions, mais le séquestré se considérant comme victime, quitte à mourir entre les mains de ses "guillotineurs". Nous précisons que l’encombrant embastillé qui est soumis à un régime pénitentiaire des plus dégradants, entamera une grève de la faim en janvier prochain.
Bon à savoir : le prisonnier n’est autre que le petit frère de l’actuel président de la Guinée-Bissau Malame Bakaye Sagna. Quelle bonne publicité pour le début du cinquantenaire du Mali d’ATT, pays des grands affairistes devant l’éternel !
Ha ! "Justice et pratique de la justice au Mali", quand tu donnes raison à ton auteur !
Beaucoup de convictions, aujourd’hui ébranlées, se souviennent encore de Me Aliou Diarra lors du procès dit "crimes de sang" (jugement de Moussa Traoré juin 1992-février 1993), lorsqu’il s’écria : "Imaginez ce qu’aurait été le Mali sous Birus et Anatole ?"
Nous reformulons la question 16 ans après. Quel est ce Mali sous ATT ?
A. K. D.
(journaliste indépendant)

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CINQUANTENAIRE DU MALI INDEPENDANT
Des activités d’assainissement en amont
2010 est l’année du cinquantenaire du Mali indépendant. Les autorités du pays ont décidé de donner un éclat particulier à l’événement à travers des activités citoyennes.
C’est dans ce cadre qu’il a été procédé samedi sur le boulevard de l’Indépendance au lancement des activités d’assainissement des lieux de cultes (mosquées, églises et places publiques). Le coup de balai symbolique, couplé à la remise symbolique de matériels de nettoyage aux confessions religieuses, a été donné par des membres du gouvernement et des autorités politico-administratives.
L’organisation en amont d'activités d’assainissement intervient en prélude aux journées de prêches et de prières qui seront organisées sur toute l’étendue du territoire national respectivement le 25 décembre 2009 pour la communauté chrétienne et le 1er janvier 2010 pour la communauté musulmane.
L’objectif recherché, à travers ses activités d’assainissement initiées par la Commission nationale d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Mali, est de rendre notre cadre de vie et nos lieux de cultes saints, propres et attrayants. Des interventions, l’on retiendra "qu’il n’y a pas d’adoration possible sans un cadre de vie assaini". Tous se sont félicités de la grande considération des initiateurs de l’événement pour la cause divine.
Le président de la Commission nationale d’organisation du cinquantenaire de l’indépendance du Mali a exhorté les uns et les autres à faire preuve de civisme durant toute la campagne d’assainissement.
Mohamed Daou

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INTEGRATION
Ce Tec qui appauvrit les Maliens !
Selon une étude menée par Massa Coulibaly, le Tarif extérieur commun (Tec) appauvrit au Mali !
Dans le cadre de la commémoration des 15 ans de l’Uémoa, un colloque regroupant chercheurs, journalistes et décideurs a eu lieu à Ouagadougou du 8 au 11 courant. Au cours de ce colloque, Massa Coulibaly, économètre, professeur à la Faculté des sciences économiques de Bamako, a présenté une communication sur : "Tarif extérieur commun et ciblage des pauvres au Mali".
Cette étude "essaie d'établir si l'application du Tec, mise en contexte avec les données d'enquêtes budget/consommation, est telle que les ménages avec des niveaux modestes de consommation ou d'achat de biens échangeables supportent une pression fiscale proportionnellement plus faible que ceux disposant de revenus plus conséquents". Et sa réponse est négative !
Pour apprécier le poids des pauvres dans les "bénéfices" de la catégorisation des produits du Tec de l'Uémoa, Massa Coulibaly utilise un certain nombre d'indicateurs de "ciblage" calculés sur les données du Mali. Cette consommation a trois sources principales ; à savoir : l'autoconsommation, l'achat et le cadeau reçu.
Les données de 2006 établissent la pauvreté à 44,5 % au Mali, en tenant compte des transferts entre ménages et des cadeaux que reçoivent beaucoup de ménages avec pour conséquence soit de les sortir de la pauvreté à défaut d'atténuer la profondeur et/ou la sévérité de la pauvreté. "Cette incidence de la pauvreté est établie à partir des seuils de pauvreté retenus par strates comme milieu et région (Banque mondiale [2007]), et sur la base des dépenses totales de consommation des ménages", note-t-il.
Au total, le milieu rural renferme proportionnellement plus de pauvres que le milieu urbain, 85 % des pauvres vivent à la campagne alors que la population rurale représente 68 % de la population totale. A contrario, 15 % des pauvres vivent en ville alors que la population urbaine représente 32 % de la population du pays. Ainsi, il y a plus de pauvres en milieu rural qu'il n'y a de pauvreté et l'inverse en milieu urbain. Une telle structuration peut être faite pour chaque strate où il apparaît que les villes des régions de Ségou, de Mopti et de Gao sont plus des villes de pauvres que de pauvreté, poursuit Pr. Coulibaly.
En plus du droit de base constitué des taxes permanentes, des mesures complémentaires dites de sauvegarde sont prévues en vue de protéger des secteurs et de prémunir la région des perturbations du marché mondial. Ce sont, dans leur principe tout au moins, des mesures temporaires et pouvant donc s'appliquer indépendamment de la catégorisation tarifaire (y compris sur des produits de première nécessité comme le riz, le sucre ou l'huile végétale), basée elle sur le degré de transformation et sur les priorités sociales.
Les pauvres hors circuit
Ces mesures complémentaires ou mesures de sauvegarde sont censées suppléer les insuffisances de la taxation de base et contribuer à faire véritablement du Tec un instrument non seulement de politique commerciale mais aussi de politique agricole et autres et aider à l'atteinte de bien d'objectifs sectoriels.
En 2006, le Mali a importé pour 903 milliards de F CFA de marchandises diverses sur lesquelles, une fiscalité globale d'environ 215 milliards CFA a été prélevée, soit 24 % de pression globale avec un droit de douane moyen de 6,4 % ou un peu moins de 58 milliards F CFA.
Les pays de l'Uémoa restent les principaux partenaires commerciaux du Mali, les autres pays de la Cédéao ne représentent à eux que 3 % des importations. L'Union européenne et l'Asie représentent, quant à elles, 29 % des importations.
Par catégorie de produit, les catégories 2 et 3 absorbent près des 2/3 des importations du Mali, le tiers restant couvrant les catégories 0 et 1. La catégorie 2 domine les importations en provenance de l'Uémoa (65 %) tandis que les catégories 0 et 1 proviennent pour une très large part de l'UE et du reste du monde. Cette structure est également reflétée dans la structure tarifaire par zone géographique d'importation.
En analysant la pression fiscale effective par catégorie et par zone géographique, il apparaît que la pression effective est inférieure au taux officiel quelle que soit la catégorie considérée. Au total, cette pression est de 6,4 % du volume des importations, taux variant de 5,5 % pour l'Uémoa à 9 % pour l'Asie ou la Cédéao hors Uémoa.
Les dépenses des ménages en importation de produits de consommation et d'équipements familiers divers sont estimés à 313 milliards F CFA et des recettes douanières de 91 milliards F CFA, soit environ 35 % des importations totales de l'année et 42 % des recettes fiscales de la même année (2006).
Ce ratio monte à 90 % des importations si l'on ne considère que celles des catégories 0 et 3 composés de biens sociaux et de produits finis directement destinés à la consommation. Le taux de pression fiscale s'établit ainsi à 29 % pour un droit de douane moyen de 7,5 % des importations totales. Le droit effectivement appliqué diffère du droit officiel, des exonérations douanières accordées sur certains produits pour diverses raisons dont celles relevant du code des investissements, du code minier ou des politiques de stabilisation des prix intérieurs.
" Les résultats indiquent, à quelques exceptions près, que quel que soit l'indicateur de ciblage utilisé, les pauvres bénéficient moins que les non pauvres des avantages de la catégorisation du Tec, que l'indicateur soit relatif à la consommation, aux importations, à la pression fiscale ou aux exonérations douanières", conclut l’étude de Massa Coulibaly.
Alexis Kalambry


C'est quoi le Tec ?
Le traité de l’Uémoa a fixé à l’article 4-C parmi les objectifs assignés à l’Union, la réalisation du marché commun, dont l’union douanière est une étape. Cette union ne peut se réaliser sans l’unicité du tarif dans les 8 Etats membres (3 509 600 km2, 80 340 000 habitants).
L’union douanière, faut-il rappeler, est une zone de libre-échange dotée d’un Tarif extérieur commun (Tec). C’est le tarif extérieur commun qui transforme une zone de libre-échange en union douanière. L’union douanière est un espace économique caractérisé par la libre circulation des marchandises entre les Etats membres de l’Union et l’existence d’un tarif extérieur commun.
Le Tarif extérieur commun de l'Uémoa, entré en vigueur le 1er janvier 2000, a deux conséquences : une même nomenclature tarifaire et statistique (NTS), c’est-à-dire un même système de désignation et de codification des marchandises, et d’autre part, applique aux marchandises originaires des pays tiers, les mêmes droits de douane (ou de droits de porte ou droits d’entrée). Il régit désormais les relations entre les Etats et déplace le cordon douanier.
Au niveau national, la politique tarifaire vise des objectifs divers et parfois contradictoires : augmentation des recettes fiscales, protection de la production nationale, équilibre de la balance des paiements, modification de la structure de la consommation…
Les objectifs assignés au Tec de l’Uémoa se manifestent à travers la simplification des systèmes tarifaires en vigueur dans l’Union (face justement à la prolifération des droits et taxes, à une différenciation tarifaire excessive, au niveau relativement élevé de la fiscalité globale) ; l’ouverture de l’Union sur l’économie mondiale (vu la faible dimension économique de l'Union qui limite les possibilités d'un développement autocentré) ; la protection de la production communautaire (protection effective positive par des tarifs nominaux bas sur les intrants) ; la lutte contre les détournements de trafic...
Pour les politiques, il est surtout un "puissant" instrument de lutte contre la pauvreté.
A. K.

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MICROCREDIT AUX FEMMES ET JEUNES DE BOUGOUNI
Le ressort de la croissance
D’une durée de trois ans et d’un montant de plus d’un milliard de F CFA, le Projet de microcrédit pour la promotion de l’entreprenariat des femmes et des jeunes lancé jeudi par le Premier ministre à Bougouni, devra à terme permettre le financement de 3 575 activités génératrices de revenus.
Les femmes et les jeunes constituent les couches les plus défavorisées en matière d’accès au crédit. C’est dans ce contexte qu’est intervenu le 16 novembre 2009 dans la Cité du Banimonotié (Bougouni) le lancement par le Premier ministre, Modibo Sidibé, des activités du Projet de microcrédit pour la promotion de l’entreprenariat des femmes et des jeunes.
Perçu à la fois comme un amortisseur de lutte contre la pauvreté et un ressort d’une croissance forte et durable, le Projet résulte d’un accord de prêt de 1,975 milliard de F CFA entre la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le gouvernement du Mali. Dans cet accord, la quote-part de la BOAD se chiffre à 1,250 milliard de F CFA, soit 75 %, celle du Mali 625 millions de F CFA, soit 19 %, et les bénéficiaires du Projet interviennent à hauteur de 100 millions de F CFA.
Le groupe cible du Projet sont les jeunes et les femmes porteurs d’initiatives. Il couvre le district de Bamako et ses zones périphériques, les régions de Sikasso, Ségou et Gao. A travers le lancement du Projet, le gouvernement ambitionne de mettre à la disposition des femmes et jeunes une connaissance professionnelle, des ressources financières et assurer leur insertion dans le tissu économique et social.
Globalement, il vise à résorber le chômage, le sous-emploi des femmes et des jeunes. D’une durée de 3 ans, le Projet devra à terme permettre la formation de 2500 femmes et jeunes en gestion d’entreprise de crédit, le financement de 3575 activités génératrices de revenus, le financement de 1000 projets et de 250 PME-PMI. Le financement du Projet se fera à travers des systèmes financiers décentralisés.
Il s’agit de Kafo Jiginew pour la région de Sikasso, Nyèsigiso pour la région de Ségou, Layidu Wari pour le district de Bamako et Kondo Jigima pour la région de Gao. D’ailleurs, la cérémonie a été marquée par la remise symbolique des chèques géants aux présidents du conseil d’administration des trois systèmes financiers décentralisés sélectionnés.
Venu compléter et consolider l’ensemble des initiatives et dispositifs pris par le gouvernement en direction des femmes et des jeunes, le Projet, aux dires du Premier ministre, "confirme l’engagement et la volonté du gouvernement de faire des femmes et des jeunes des acteurs majeurs de développement du pays". Pour sa réussite, le chef du gouvernement, représentant le président de la République, a laissé entendre qu’il n’y a pas de miracle.
" La réussite du Projet dépend de vous les bénéficiaires, de votre sens de responsabilité, de la bonne gouvernance de son exécution, du respect des engagements contractuels". Et à Modibo Sidibé d'ajouter : "Notre ambition dans le Programme de développement économique et social va au-delà de la lutte contre la pauvreté. Nous voulons la prospérité".
Les services financiers décentralisés partenaires du Projet, se sont engagés à gérer en bon père de famille les fonds qui seront mis à leur disposition. La micro finance offre ses services à plus d’un million de bénéficiaires directs à travers 1282 guichets. Le chef du gouvernement a profité de sa visite éclair pour rendre une visite de courtoisie aux notabilités de Bougouni.
Mohamed Daou

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SIKASSO
Ç a "riz" dans les bas-fonds
Pour l’autosuffisance alimentaire en riz, une organisation féminine s’élance dans la production du riz local dans les bas-fonds dans la région de Sikasso.
Dans le Sud du Mali, les bas-fonds et les petites plaines inondables couvrent quelque 300 000 ha dont 16 % sont cultivés. Plus de 90 % des 4500 villages de la région disposent d’un bas-fond ou d’une portion de bas-fond. On recense quelque 360 aménagements agropastoraux, couvrant une superficie d’environ 4100 ha et représentant un investissement de près de 5 milliards de F CFA, selon la direction régionale de l'agriculture. Les bas-fonds assurent plus de 11 % de la production nationale de riz paddy, devant les productions fruitières (mangues, agrumes, bananes), maraîchères et de tubercules (patate douce et manioc, pommes de terre).
A Mali-Sud, pendant la saison sèche, les troupeaux, de plus en plus nombreux, utilisent les terres des bas-fonds comme pâturages et points d’abreuvement. A Sikasso, s’il est une partenaire sur qui l'on peut compter pour le développement, c’est bien la rurale, longtemps négligée et déconsidérée. Pied de nez à l'imaginaire populaire : les femmes rurales constituent aujourd’hui un pôle positif pour le développement.
L’effort à fournir est de les sensibiliser, de leur expliquer sans se prendre pour un connaisseur hors pair, de les organiser et de faire une bonne répartition des tâches à accomplir : les résultats seront alors à la hauteur des attentes.
Les rizicultrices des coopératives de Niéna et de Tiola, deux villages voisins, situés à 75 km à l’ouest de Sikasso, se partagent 150 hectares. Elles disposent de 130 hectares en plaine aménagée à l’est et de 20 hectares à l’ouest en plaine non aménagée.
La plaine aménagée à l’est du village reçoit des variétés flottantes ou riz de bas-fond, qui sont le plus souvent des variétés régionales, en ses parties basses (riz bouaké, malo ba diam, gambiaka, lanoyo, malo dié, télimani apportée de la région de Tombouctou et qui est une variété rapide et précoce…) et du riz dit pluvial en ses parties hautes (nérica, canogo…)
Sur le site situé à l’ouest du village ne sont cultivées que des variétés flottantes. Ces deux plaines n’ont pas de ressources permanentes d’eau, elles sont irriguées par les eaux de ruissellement. La découverte du riz pluvial nérica a permis de produire du riz en culture sèche dans les champs profitant comme les autres cultures des eaux de pluies.
Djénéba Sangaré, membre de la coopérative, rencontrée au marché de Niéna rapporte que "la Coopérative a été mise en place grâce a la volonté de Jean-Paul Dembélé. Elle s’est donnée comme mission de développer la culture du riz afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire, de faciliter et d’assurer l’approvisionnement de ses membres en intrants (engrais, semences, herbicides) et la commercialisation du riz. Pour cela, la Coopérative traite avec les structures financières comme la BNDA et Kafo Jiginew, en contractant des prêts à court terme, remboursables en 10 à 12 mois".
A l'instigation de l’Assemblée régionale de Sikasso, le fonds japonais dit Fonds KR2 a financé l’aménagement en 2007 de 13 bas-fonds situés dans les cercles de Sikasso, Yorosso, Koutiala, Bougouni et Dioïla.
Cependant l'arbre ne doit pas cacher la forêt. Aminata Diarra raconte : "Pour répondre aux besoins d’eau, il faudrait creuser de nombreux canaux à large diamètre afin de remonter l’eau et élaborer un système de vases communicants. Nous, productrices, sommes également confrontées à des difficultés d’accès aux facteurs de production comme la formation en techniques agricoles, les terres de culture". La commercialisation a été assez bonne. Le système de CSV (crédit stockage vivrier) a été adopté.
Ce système consiste à acheter le riz au moment des récoltes au prix du marché. Il est ensuite stocké durant 3 à 4 mois puis revendu au prix du moment. La différence des deux prix est remise aux productrices après solde de tout compte. Pour réduire considérablement les importations de riz et lutter contre la vie chère à la suite de l’augmentation des prix de certaines denrées alimentaires, dont le riz, il est nécessaire de soutenir et d’encourager les productrices locales dans leurs activités agricoles.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

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2e JOURNEE DU CHAMPIONNAT NATIONAL
Le Stade confirme, le COB trébuche
La 2e journée du championnat national de Ligue 1 a démarré le vendredi dernier au stade du 26-Mars. Elle s’est poursuivie samedi et dimanche et prendra fin demain au stade Babemba Traoré de Sikasso avec la rencontre Stade malien de la localité et Bakaridjan.
A la rencontre inaugurale de la 2e journée vendredi dernier au stade du 26-Mars, en raison du concert de la star jamaïcaine, Sean Paul au stade Modibo Kéita, l’AS Réal s’est refait une santé après sa défaite de la première journée en s’imposant (1-0) face au COB.
La bande à Moussa Kéita "Dougoutigui" confirme ainsi son intention de jouer les premiers rôles avant le départ du coach pour l'équipe nationale où il va driver les juniors. Si cette information se vérifie dans les jours à venir, il est possible de voir l’ancien entraîneur du Djoliba, Alou Badara Diallo "Conti" sur le banc de touche des Scorpions.
Samedi au stade Modibo Kéita en première heure, le Stade malien de Bamako, grâce aux réalisations de Mahamadou Mariko (34e sur penalty), Souleymane Diarra (66e) et Seydou Ballo (81e), s’est imposé (3-0) devant l’AS Police. En seconde heure, l’Asko a battu (2-1) l’Usfas.
Par ailleurs, dans l’affaire dite Michel Kigoma entre le Djoliba et le CSD, des personnalités du football malien se sont impliquées afin que les différentes parties puissent trouver un terrain d’entente. Et tout porte à croire que le technicien congolais pouvait se retrouver sur le banc de touche des Rouges pour le compte de la rencontre d’hier entre le Djoliba et la JA.
Boubacar Diakité Sarr

Seydou remporte le Mondial des clubs
Le samedi dernier, le milieu de terrain des Aigles et du FC Barcelone a décroché la Coupe du monde des clubs face aux Argentins d’Estudiantes à Abou Dhabi. Mené 1-0, le Barça a fini par trouver la solution à une minute de la fin du temps réglementaire, grâce à une tête de Pedro face à une équipe argentine pourtant très solide. Aux prolongations, le Ballon d’or 2009 Lionel Messi a inscrit le but de la victoire. Seydou Kéita également en lice pour le Ballon d’or 2009 africain ne pouvait espérer meilleure manière d’entamer sa préparation avec les Aigles en vue de la Can-2010. Bon vent Seydoublen !
Des Aigles en famille

Les Aigles et leur encadrement technique pourront passer du bon temps avec leur épouse ou leur compagne pendant la Can-2010, assure le sélectionneur national Stephen Keshi. "Ceux qui ont envie, je les autoriserai. N'ayez aucun doute là-dessus", nous a-t-il dit au téléphone le samedi dernier. Il en sera de même pour les membres du staff technique et d’ailleurs des PTA sont déjà envoyés à qui de droit.
Kola au Qatar

Les Aigles du Mali prendront part du 27 décembre 2009 au 2 janvier 2010 au tournoi du Qatar et à un match amical contre l'Egypte le 4 janvier à Dubaï. C'est en prélude au tournoi et pour raffermir le partenariat avec le monde du football arable en général et la Confédération asiatique de football que le président de Malifoot s’est envolé le vendredi dernier pour le golfe persique.

Sidi Yaya out !
Un léger réaménagement au sein de l'effectif des Aigles pour la préparation de la Can-Orange-Angola 2010 est intervenu samedi. Suite à une blessure au genou avec son club de Xeres (Liga espagnole), le milieu de terrain Sidi Yaya Kéita est indisponible pour un mois et pour la Can. Le sélectionneur national Stephen Keshi, pour le remplacer, a fait appel poste pour poste à Samba Sow (Lens, France).
Rassemblés par
Boubacar Diakité Sarr

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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