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2009
Mois de
decembre
Les
Echos du 15 decembre
KALABAMBOUGOU
Quand des faux titres fonciers dictent leur loi
La démolition de maisons à Kalabambougou en Commune IV, la semaine
dernière est loin d’être une erreur d’huissier comme
nous l’écrivions dans notre précédente parution. Le
procureur de Kati avait bel et bien ordonné la casse de ces maisons, mais
sur la base de faux titres fonciers dont se prévalent de soi-disant propriétaires
fonciers.
Le ministère des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières
a notifié, en 2001, la mise à disposition de la Commune IV d’un
terrain d’une superficie de 100 hectares dans la zone de réserve
foncière de Kalabambougou, au compte de la mairie de la Commune IV.
Dans une lettre qu’il a adressée au maire de la Commune IV de l’époque,
le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, a
expliqué que ces parcelles sont destinées au recasement des populations
déguerpies de Bougoudani (Lafiabougou), suite aux programmes de réhabilitation
et des victimes des inondations de ce quartier. La zone de Kalabambougou a été dûment
dévolue à la Commune IV.
Un an après, en 2002, les services de l’urbanisme du cercle de Kati
ont commencé à amputer et vendre dans les 100 hectares affectés à la
Commune IV. Pour ne pas être pris de court, le maire de la Commune IV a écrit
au directeur national des domaines et du cadastre, l'a informé que les
services de l’urbanisme du cercle de Kati se livrent depuis un certain
temps à l’occupation du domaine foncier communal, ajoutant que ces
services distribuent des titres fonciers à des personnes sur les terres
relevant de sa compétence territoriale.
Les deux titres délivrés dans les 100 hectares de Kalabambougou
par les services d’urbanisme de Kati sont le TF 6395 du 19 novembre 2001
accordé à Diaguily Diombana et le 7435 au compte de la famille
Niaré. Par décision n°0001 du 4 février 2003, le directeur
national des domaines et du cadastre a annulé, pour incompétence
territoriale, les titres 7445 et 7446 de Kati et les actes administratifs de
cession n°02-641 et 02-650/DRDC-Koulikoro des 17 juillet et 19 juillet 2002.
Le contentieux jugé clos avec l’annulation des faux titres par les
domaines de l’Etat et du cadastre resurgit six ans plus tard au grand dam
des propriétaires de la centaine de maisons construites à Kalabambougou.
Ces derniers ont été surpris par le bruit des bulldozers accompagné d’éléments
de maintien d’ordre. La population n’avait pas été visiblement
avertie. L’opération a été arrêtée de
justesse, mais trois maisons ont été démolies et beaucoup
d'autres fondations.
Le 2e adjoint au maire de la Commune IV, Seydou Kéita, que nous avions
approché ce jour-là avait indiqué que la démolition
est une erreur émanant de l’huissier. Il se plaignait de n’avoir
pas reçu une copie de la grosse du jugement ni de sommation interpellative.
Sidiki Doumbia
Acceuil
NORD-EST
DU MALI
Une situation agropastorale critique
La 25e rencontre annuelle du Réseau de prévention des crises alimentaires
(RPCA), tenue du 8 au 11 décembre à Bamako, a attiré l’attention
des décideurs sur une situation agropastorale critique à l’Est
du Sahel, c'est-à-dire le Nord-est du Mali. Les mauvaises perspectives
des productions agropastorales dans ces zones risquent de compromettre sérieusement
la sécurité alimentaire à la prochaine période de
soudure.
Les conclusions de la 25e réunion du RPCA sur les perspectives de la situation
alimentaire en 2010 au Sahel et en Afrique de l’Ouest sont alarmantes.
A l’issue de quatre jours de travaux, des experts internationaux en agriculture
ont estimé que la situation agropastorale est critique au Niger, au nord-est
du Mali, au nord-est du Burkina Faso, au Tchad et en Mauritanie suite au déficit
pluviométrique, engendrant un faible niveau de remplissage des points
d’eau et une régénération médiocre des herbacées.
Les perspectives agropastorales, a conclu la rencontre du RPCA, sont globalement
bonnes dans les pays humides et dans les zones à l’ouest du Sahel,
mais mauvaises, voire médiocre dans les zones du Sahel oriental.
La production céréalière prévisionnelle 2009-2010
des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, à l’exception
du Liberia et de la Sierra Leone, est estimée à 51 millions de
tonnes un niveau de production équivalent à celui de 2008-2009.
Aussi dans ces zones la baisse des prix internationaux des céréales
n’a-t-elle été transmise que très partiellement aux
marchés locaux en raison notamment de la levée des mesures tarifaires
prises pendant la crise et ainsi que la dépréciation des monnaies
dans certains pays en l'occurrence le Ghana, la Gambie, le Nigeria et la Mauritanie.
Alerte
La réunion du RPCA a indiqué que les mauvaises perspectives des
productions agropastorales à l’est du Sahel (Sud-est du Niger, Nord
du Nigeria, Tchad, Nord-est du Mali et Nord-est du Burkina), couplées
au prix élevé des céréales, risquent, dans les prochains
mois, de compromettre la sécurité alimentaire des ménages
les plus vulnérables, en particulier pendant la période de soudure
qui risque de commencer plus tôt pour certains ménages.
La réunion a recommandé aux décideurs politiques de renforcer
les appuis aux cultures de contre-saison à travers la fourniture des intrants
agricoles et les technologies de maîtrise de l’eau et de faciliter
la mise en œuvre d’action de mesure visant l’accès aux
aliments de bétail, la mobilité du cheptel ainsi que la libre circulation
des produits vivriers conformément aux accords régionaux.
Il a été également recommandé au CILSS d’accélérer
la mise en place du Réseau des sociétés chargées
de la gestion des stocks nationaux de sécurité alimentaire. Le
commissaire à la sécurité alimentaire du Mali a assuré que
les autorités politiques des pays membres du Réseau vont examiner
avec attention les recommandations de la réunion.
Des recommandations fortes ont été également faites sur
la nécessité de valoriser et d’appuyer la transformation
des produits locaux.
La 25e réunion coïncidait avec le 25e anniversaire du RPCA qui regroupe
plusieurs pays de la région.
Sidiki Doumbia
Acceuil
BRUITS
SOURDS
AMM : l'URD décrète "Tout sauf Bill"
Au sein de la Ruche, ils sont officiellement trois candidats à briguer
le fauteuil de président de l’Association des municipalités
du Mali (AMM). Il s’agit de Boubacar Bah dit Bill (maire de la Commune
V), d’Abdel Kader Sidibé (maire de la Commune III et président
sortant) et d’Adama N. Diarra (maire de Kourouma, Sikasso). Longtemps annoncé,
le parti ne s’était pas réuni si ce n’est que la semaine
dernière qu'il a tranché la question de candidature. C’est
Boubacar Bah dit Bill qui a été choisi par l’Adéma
pour briguer la présidence de l’Association. De sources bien introduites
rapportent que la candidature de Bill ne fait pas l’unanimité au
sein de la Ruche pour la simple raison que d’aucuns trouvent l’homme
difficile. L'URD, allié de l'Adéma, a décrété le "Tout
sauf Bill". En tout cas, la section Adéma de Sikasso n’a pas
caché sa détermination à maintenir la candidature d'Adama
N. Diarra. Autant dire que l’élection du président de l’AMM
se tient sur fond de crise larvée à l’Adéma.
A.
N. : Les
députés
refusent
de voter
le projet
de budget
Le
projet
de budget
2010 soumis à l’examen des élus de la
nation n’est toujours pas voté. A l’origine du retard, le
refus des parlementaires d’adopter le projet de budget tant que toute la
lumière n’est pas faite sur les fonds issus de la cession de la
Sotelma et qui n’ont pas été non plus inscrits au budget
2010. Pour bon nombre de députés, les explications fournies par
le président de la République relatives à la clé de
répartition des 180 milliards de F CFA ne tiennent pas la route. Et qu’en
la matière, il n’appartenait pas non plus au chef de l’Etat
de dresser la liste des investissements pour lesquels l’argent sera dépensé.
Ce qui fait dire à certains élus de la nation qu’ATT, en
agissant de la sorte, a tout simplement voulu se justifier aux yeux de la Communauté internationale.
Au demeurant, les députés ne sont pas prêts à voter
de sitôt le projet de budget 2010.
A.
N. : Le président
de la Commission
des finances
invisible
Il
nous est
revenu
que le
président de la Commission des finances, Oualy
Diawara, est invisible depuis un certain temps à l’hémicycle à Bagadadji.
Il mettrait toujours en avant des prétextes de voyage pour se faire excuser
lors des débats. Il serait parti à Copenhague pour prendre part
au Sommet mondial sur les changements climatiques. Or, ses collègues ne
veulent pas voter le projet de budget 2010 en son absence. Ils souhaitent que
les débats se fassent en sa présence et qu’il explique en
quoi les 180 milliards de la Sotelma sont sécurisés. Ce à quoi
apparemment l’élu ne veut pas se prêter. Craignant un débat
d’idées avec les autres députés, il a opté pour
la politique de la chaise vide. D’ailleurs, l’Assemblée nationale
devait examiner la semaine dernière la question du vote ou non du budget
2010.
Stade
malien, des
joueurs démotivés
Après leur victoire le 5 décembre 2009 sur l’Entente sportive
de Sétif d’Algérie 3-2 en Coupe de la Confédération
africaine de football (Caf) à l’issue des tirs au but, les joueurs
du Stade malien attendent de l’argent. Impatients d’en obtenir plus
après la Coupe, certains ont aujourd’hui le moral au talon. Conséquence
: ils tardent à rejoindre le centre de Sotuba pour reprendre les entraînements.
C’est seulement à la veille de la fête que chaque joueur du
Stade avait reçu la modique somme de 100 000 F CFA. Et depuis ils
rasent les murs.
Acceuil
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