Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2009

Mois de decembre

Les Echos du 11 decembre

 

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE DANS L’UEMOA
Le DSRRP pour appuyer les stratégies nationales
La pauvreté demeure le plus grand défi pour l’Afrique de l’Ouest. Son incidence est parmi les plus élevées au monde par rapport aux autres grands blocs régionaux. 60 % environ vit avec moins d’un dollar par jour en Afrique de l’Ouest contre 46 % pour l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne. L’Uémoa et la Cédéao ont élaboré un document de stratégie régionale de réduction de la pauvreté (DSRRP) qui vise à appuyer et compléter les stratégies nationales de réduction de la pauvreté.
La communication sur la stratégie régionale de réduction de la pauvreté (DSRRP) a été une des premières communications du colloque de l’Uémoa CRDI sur "Intégration régionale et stratégie de réduction de la pauvreté".
" L’objectif global de la stratégie régionale vise à contribuer à l’approfondissement du processus d’intégration en vue de stimuler une croissance forte, durable et réductrice de pauvreté ; promouvoir une croissance forte et un développement durable au sein de l’Union ; faire émerger une économie régionale compétitive, à même d’assurer l’insertion de l’Union dans l’économie mondiale", dira le présentateur.
L’espérance de vie à la naissance est de 48 ans. Près de la moitié de la population adulte est encore analphabète (44 %). Sur 1000 naissances vivantes près de 100 enfants meurent avant leur premier anniversaire (92). Plus de 50 % de la population n’a pas accès à l’eau potable en milieu rural et plus des deux tiers vivent dans des pays qui connaissent ou ont connu des conflits sérieux lors des 5 dernières années.
Le DSRRP de l’Uémoa et de la Cédéao ambitionne "d’offrir aux organisations régionales un cadre stratégique pour mieux prioriser les programmes régionaux et mieux les conjuguer avec les programmes nationaux ; aux Etats membres, une meilleure visibilité de l’ensemble des programmes régionaux ; aux partenaires, un cadre stratégique, développé par l’ensemble des pays, qui permet de mieux structurer leurs concours extérieurs aux pays".
La première partie fait un état des lieux, analyse les acquis en termes de croissance, pauvreté et développement social, et prend la mesure de l’ampleur du défi à relever pour atteindre les OMD.
La deuxième partie présente la revue des politiques nationales et régionales pour accélérer la croissance et renforcer le secteur social ; elle propose des mesures pour accroître la complémentarité entre les politiques nationales et les programmes régionaux afin de renforcer l’efficacité de l’ensemble.
La troisième partie aborde les questions d’opérationnalisation du DSRRP, notamment les moyens de dégager les priorités des politiques, d’élaboration et mise en œuvre d’un plan d’action, de programmation et de cadrage budgétaire à moyen terme.
Les orientations et politiques de la stratégie régionale peuvent être résumées en quatre grands axes : amélioration de la gestion des défis transnationaux, promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance ; renforcement de la stabilité macroéconomique et des sources de la croissance ; développement des infrastructures de base, des ressources naturelles et la protection de l’environnement et développement du capital humain et renforcement du secteur social.
Alexis Kalambry
(envoyé spécial)

Acceuil


GESTION DURABLE DES TERRES
L’expérience malienne
A Copenhague, notre pays présentera ses solutions de préservation des terres et un mécanisme portant sur le financement des projets contribuant à la lutte contre les changements climatiques
Le Mali est l’un des pays les plus touchés par les changements climatiques dont les conséquences se mesurent par l’installation de la sécheresse endémique depuis 1970. Cela se manifeste par la tendance à la baisse de la pluviométrie. On note en moyenne, dans notre pays, une baisse de la pluviométrie de 20 % entre la période 1951-1970 (période humide) et la dernière période de référence 1971-2000, entraînant un déplacement des isohyètes d’environ 200 km vers le Sud.
Il faut signaler que l’isohyète 1200 mm n’existe plus sur la carte du Mali. Ce qui prouve que le régime pluviométrique dans notre pays est très affecté par la variabilité et les changements climatiques. Conséquence de cette situation : le démarrage tardif de la saison des pluies avec des poches de sécheresse, la diminution de la durée de la saison pluvieuse, l’intensification de l’exode rural. Il s’y ajoute la disparition des espèces végétales et animales, l’ensablement des cours d’eau (l’exemple du fleuve Niger est frappant), la dégradation de la qualité des eaux, la diminution des recharges des eaux de surface et souterraines, la diminution des captures de poisson.
Le phénomène de la désertification se manifeste aussi par l’ensablement affectant les habitations, les terres agricoles, les voies de communication routières et fluviales. Dans notre pays, les effets des changements climatiques se traduisent aussi par les épidémies de méningite, la forte chaleur, la présence permanente de la poussière en suspension, les vents violents, etc.
Face à ces nombreux risques liés aux changements climatiques, le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a adopté en juillet 2007 un plan d’action Gestion durable des terres (GDT) pour mettre en œuvre une approche multisectorielle impliquant les acteurs concernés afin d’enrayer la dégradation continue des terres. La GDT se définit comme l’utilisation rationnelle des terres afin de satisfaire les besoins humains évolutifs. Elle cherche également à restaurer, voire à augmenter le potentiel de production à long terme des terres, ainsi que leurs fonctions écologiques.
Le Mali est engagé dans l’élaboration d’un Cadre stratégique d’investissement en matière de Gestion durable des terres (CSI-GDT). Le Cadre stratégique d’investissement en matière de gestion durable des terres identifie l’ensemble des bonnes pratiques et les priorités, les coûts, les modalités de la mise en œuvre des bonnes pratiques.
Un Comité interministériel regroupant 11 départements a été retenu comme plate-forme pour harmoniser les interventions des différents acteurs et bailleurs dans le domaine. La dégradation des terres est un problème environnemental très large pour qu’un département ministériel puisse seul le relever. En mettant en commun les ressources et en construisant un partenariat interne entre les structures nationales et extérieures avec les partenaires techniques et financiers, cela évite les missions superposées et les objectifs contradictoires.
Lors du sommet de Copenhague, le Mali montrera au reste du monde qu’il est engagé dans la GDT. Un film documentaire intitulé : "Gestion durable des terres : adaptation aux changements climatiques" sera projeté pour montrer l’ampleur des conséquences des changements climatiques. Il y aura ensuite un exposé pour présenter les solutions imaginées par notre pays dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques.
Ces solutions portent essentiellement sur des techniques culturales et des variétés de cultures adaptées à la rareté des pluies. Les axes stratégiques de la GDT portent sur la prévention de la dégradation, la préservation et l’amélioration de la productivité, la réhabilitation des terres dégradées. Parmi les techniques recommandées, on peut citer les cordons pierreux, le choix des variétés de cultures en fonction de l’aptitude des sols, le choix des espèces animales en fonction des zones éco-climatiques.
A Copenhague, le Mali présentera aussi la "Charte africaine de compensation volontaire et solidaire" qu’il a initiée. Cette charte éthique, fondée sur la responsabilité sociétale des acteurs, fait appel à la compensation carbone qui permet aux pays du Nord de financer dans les pays du Sud des projets novateurs parmi lesquels la reforestation et la valorisation des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la diminution des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Cette initiative malienne permet de multiplier les petits projets de développement local liés à la filière carbone, notamment en matière de reboisement et de développement des énergies renouvelables.
Elle sera présentée au cours d’une Journée du Mali que le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement organisera à Copenhague.
(source : ministère de l’Environnement et de l’Assainissement)

[haut]

Acceuil


ESPACE D'INTERPELLATION DEMOCRATIQUE
Les droits des "faibles" violés sans pitié
Délogés, recasés, expropriés, combien sont-ils à s’estimer aujourd’hui lésés par la corruption, le détournement de parcelle, les mauvais procès ? Le nombre est impressionnant. Ce sont toutes ces personnes qui ont demandé jeudi une justice plus équitable à l’Espace d’interpellation démocratique (EID), un exercice de démocratie directe, initié depuis 14 ans.
Le droit au logement est un droit humain fondamental stipulé par l’ONU et reconnu par des traités régionaux et de nombreuses constitutions nationales. Il est reconnu au niveau international et dans plus de 100 constitutions nationales dans le monde. C’est un droit reconnu pour chaque personne.
En dépit de ce droit, les sans-abri, les mal-logés et les expulsés sont de plus en plus nombreux dans toutes les villes et campagnes. Ne pas respecter ces principes équivaut à une violation des droits humains. Le Mali, à travers ses dirigeants, est parmi les nations qui violent allégrement ces dispositions des Nations unies.
Délogés, recasés, expropriés, combien sont-ils à s’estimer aujourd’hui lésés par la corruption, détournement de parcelle, les mauvais procès ? Le nombre est impressionnant. Ce sont toutes ces personnes qui ont demandé jeudi une justice plus équitable à l’Espace d’interpellation démocratique (EID), un exercice de démocratie directe, initié depuis 14 ans.
Ils sont aujourd’hui des milliers de familles victimes des abus des autorités. Les plus riches, avec la bénédiction de la justice, s’emparent des biens des plus pauvres. Le maire du district de Bamako, en dépit de la décision du gouverneur de Bamako, et de l’appel du président de la République à suspendre sa décision de retrait de parcelles acquises au prix de sacrifices énormes, a continué son aventure comme si de rien n’était.
Les lots ont été ré attribués aux députés, magistrats et aux plus nantis. Certains ont saisi la justice, mais c’était sans compter que la cause était déjà entendue. Que faire dans ces conditions si ce n’est de pleurer toutes les larmes de son corps.
Ce ne sont pas les populations de Tabakoro, Yirimadio, Kalabambougou qui nous diront le contraire de cette violation des textes. Tout le Mali a assisté dernièrement à Kalabambougou (Commune IV) à la démolition injuste de maisons sans sommation avec la complicité des hommes en robe noire.
A l’EID tenu hier, beaucoup de dossiers avaient trait aux retraits illégaux ou forcés des maisons et parcelles. Tous les interpellateurs ont pointé un doigt accusateur sur les maires, les préfets et autres sous-préfets, les commerçants…
ATT, au cours des Assises du foncier a reconnu que les droits des citoyens sont systématiquement violés par les spéculateurs fonciers. Mais c'est d'action dont le peuple a maintenant besoin. Aux actes donc M. le président !
Amadou Sidibé

10 décembre : une prescription de l'AG des NU
En 1950, l’Assemblée générale des Nations unies a invité les Etats et les organisations intéressées à adopter le 10 décembre de chaque année comme Journée des droits de l’Homme pour marquer l'anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme (1948). La charte de l’ONU, signée librement par le Mali, est violée à longueur de journée à cause de l’ampleur que prend l’injustice dans notre pays.
A. S.

[haut]

Acceuil


MOUSSA SAIBA SISSOKO, INSPECTEUR DES DOMAINES
" Que chacun se cantonne dans ses attributions"
Les travaux des Etats généraux sur le foncier (EGF) s'achèvent aujourd'hui au CICB de Bamako. Les travaux en atelier ont porté sur "la législation en matière d’habitat et de construction et l’aménagement du territoire", "gestion des contentieux liés à la problématique de l’exécution des décisions de justice", "la femme et l’accès au foncier rural', entre autres. Dans l’entretien ci-dessous, Moussa Saïba Sissoko, inspecteur des domaines évoque les difficultés qu’il a rencontrées dans la gestion du foncier, interpelle les citoyens et porte un espoir sur les EGF.
Les Echos : Vous avez suivi attentivement le discours du président de la République à l’ouverture des travaux des EGF. Quelle lecture ou commentaire en faites-vous ?
Moussa Saïba Sissoko : Le président de la République est le premier magistrat du pays. Il a dit des choses qui interpellent tous les acteurs de la gestion foncière en particulier nous les agents des domaines. Pour moi, les gestionnaires sont l’ensemble des services de l’Etat dont l’activité concourt à donner satisfaction aux citoyens, ceux qui demandent des terrains pour des besoins de tous ordres, les autorités concédantes, les services techniques qui étudient les dossiers. Et en la matière, c’est le décret 01 du 2 février 2001 qui précise les attributions des uns et des autres.
Donc la gestion foncière exige la collaboration entre ces services afin que les actes posés soient des actes irréprochables mais également des actes qui sécurisent tous les citoyens. Personnellement, ce que je peux conseiller à travers le discours du président de la République qui, comme s'il était au centre et il l’est d’ailleurs, connaît tous les problèmes des services, c'est que chacun reste cantonné dans ses attributions et les faire conformément à la loi. Que force reste à la loi si on veut que les litiges fonciers ne naissent pas entre les populations.
Les Echos : Vous êtes un cadre qui a une longue expérience dans la gestion des affaires foncières. A partir de cette expérience pouvez-vous nous dire si les problèmes sont identiques ou non partout au Mali ?
M. S. S. : Oui, depuis toutes les années que je travaille aux domaines à travers la direction nationale des impôts où ses services étaient logés, les attributions sont exercées diversement, mais le contenu n’a pas changé. Tout simplement les plus hautes autorités ont voulu donner de l’importance au foncier parce que la terre est le ciment de toute la société, tout le monde se retrouve sur la terre et vit sur la terre.
Les problèmes que nous connaissons aujourd’hui ont connu une ampleur parce qu’il y a la pression démographique, des facteurs climatiques et environnementaux qui font que les populations se concentrent désormais dans les villes où naissent des problèmes entre agriculteurs et éleveurs, entre villages et entre communes par manque de pâturage. Mais les problèmes sont un peu les mêmes partout au Mali.
Les Echos : Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontées dans la gestion du foncier ?
M. S. S. : Elles ont été nombreuses et elles résultent de ce que j’ai dit plus haut, la rareté des pâturages, la pression démographique, qui engendre des litiges qui se transportent dans les bureaux à l’occasion de l’élaboration des dossiers techniques que les citoyens introduisent pour avoir un lopin de terre, qui pour construire une maison, qui pour un champ, etc.
Souvent du fait de la non-maîtrise des limites entre villages, communes, voisins, il y a des frustrations et ces litiges se transportent devant les tribunaux. Mais il suffit que tout ce que nous faisons passe par la procédure (les enquêtes commodo et incommodo…) pour prévenir les frustrations. Au niveau des domaines, si la procédure de création de titre foncier (l’immatriculation) obéit aux règles édictées par le code domanial et foncier, se fait dans les règles de l’art, les erreurs seront minimes.
Les Echos : Pensez-vous que les EGF apporteront des solutions durables aux problèmes du foncier ?
M. S. S. : Les EGF sont une première, c’est vrai qu’il y a eu des forums. J’ai bon espoir et j’attends une suite heureuse. Depuis 2003, beaucoup de travail a été fait par tout le monde et avec la moisson de tout ce qui a été fait, les problèmes seront amoindris.
Propos recueillis par
Denis Koné

[haut]

Acceuil


SYLIMA
Rideaux sur la 1re convention
A la clôture de sa convention ordinaire, le président du Sylima, Hamèye Founé Mahalmadane, a invité l’Etat à ne pas s’accommoder de la mauvaise distribution de la justice, les magistrats à s’assumer et les justiciables à se plaindre des comportements peu orthodoxes d’un juge.
Le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) a tenu du 6 au 7 décembre 2009, au Crès de Badalabougou sa 1re convention ordinaire qui a eu comme point d’orgue la relecture des textes et le renouvellement du bureau. Le président sortant, Hamèye Founé Mahalmadane se succède à lui-même pour un mandat de quatre ans.
Hamèye Founé a mis les pieds dans le plat en interpellant l’Etat pour qu’il ne s’accommode pas de la mauvaise distribution de la justice. Il a demandé à ses collègues de s’assumer et aux justiciables qui se sentent lésés par le comportement peu orthodoxes d’un juge de le dénoncer.
Le bilan des trois ans d’activités a été examiné au cours des travaux. A la lumière des débats, le Sylima a gagné en notoriété avec comme credo la rigueur et l’exemplarité demandées à ses militants. Le Sylima, aux dires de son président, se bat pour une justice indépendante et forte.
La tenue d’un séminaire sur l’éthique et la déontologie des magistrats en 2007 et la présentation de doléances pour l’amélioration des conditions de vie des magistrats en 2008 participent de la recherche d’une justice saine et performante au service des justiciables.
L’ouverture des travaux a été présidée par le chef de cabinet du ministre de la Justice Garde des Sceaux avec la présence des représentants de l’UNTM et de la CSTM.
Né le 14 octobre 2006 d’une scission du Syndicat autonome de la magistrature (Sam), le Sylima a fêté ses trois ans le 13 octobre 2009. En cette occasion solennelle et à la faveur d’une conférence de presse, son président, Hamèye Founé Mahalmadane, avait donné la primeur de l’information sur la convocation de la 1re convention ordinaire de son syndicat.
Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


 

DOSSIER

EPILOGUE
L’opposition sous la 1re République : 1960-1968
La 1re République (1960-1968), dirigée par l’US-RDA, eut 8 ans d’existence au cours desquels au-dedans comme au-dehors, le régime fut regardé et considéré comme l’un des plus progressistes d’Afrique de l’Ouest. L’image que les contemporaines eurent d’elle fut d’une période glorieuse de changement et d’espoir, celle du grand Mali qui à défaut d’être le pays de Soundiata Kéita fut celui de Modibo Kéita et de ses compagnons.
Pour avoir combattu le colonialisme et conduit le pays à l’indépendance dans les conditions que l’on sait, pour avoir transformé l’embryon d’administration légué par la colonisation en un Etat moderne, avec peu de cadres et avec des moyens réduits, le régime a marqué les esprits plus que d’autres plus nantis sur le plan économique et bien placés dans les faveurs de l’ancienne métropole qui ne tolérait pas d’être boudée par une ancienne colonie devenue inopportunément indépendante.
Ses tombeurs, en 1968, le rendirent encore plus grand par la médiocrité dans laquelle ils s’établirent pour au moins un quart de siècle avant d’être balayés en 1991 comme un feu de paille par un Mouvement démocratique qui n’était pas venu pour cela et qui fut surpris de se retrouver aux affaires avec la bénédiction des masses populaires.
Sur le plan des institutions, ce fut un régime parlementaire (héritage de la colonisation) monocaméral qui évolua en quelques années vers le monopartisme de fait par des circonstances politiques assez particulières qui le poussèrent à ce choix auquel, peut-être, ses dirigeants ne s’attendaient pas.
Le PSP, le parti rival, se disqualifia dès 1956 après 10 ans de domination politique (1946-1956) et ne retrouva plus jamais ses marques sur le plan électoral, devenant ainsi un parti menant un combat d’arrière-garde à l’ombre de l’administration coloniale.
Le PAI (Parti africain pour l’indépendance), à cause de ses théories marxistes-léninistes sur le devenir du pays, n’arrivait plus à mobiliser les masses et à se poser en parti d’avant-garde capable d’inquiéter la formation adverse au pouvoir. En septembre 1960, l’US-RDA vint au pouvoir avec comme seul concurrent potentiel le PSP dont des cadres étaient dans la haute administration à l’image de Fily Dabo Sissoko au ministère de l’Education nationale et de quelques-uns dans la santé, la douane, etc. Mais ce parti, coupé des masses, inexistant quasiment sur le terrain n’arrivait pas à jouer le rôle d’un bon parti d’opposition à cause de la toute puissance de l’adversaire d’une part, du manque de volonté politique d’autre part par le fait même de la démobilisation des militants.
Il y a aussi le fait que le contexte politique de l’époque, au Mali comme dans beaucoup de pays africains, acceptait difficilement la contestation et l’existence de contrepouvoirs comme les partis d’opposition et les syndicats. En dépit de ce contexte général, la bipolarisation de la vie politique au Mali continua jusqu’en 1962, date de la création du franc malien suivie de la contestation du PSP et des commerçants de Bamako qui vécurent mal cet événement à cause du rude coup qu’il portait au libéralisme économique.
La collusion entre la politique et les affaires conduisit à l’intention des cadres PSP et des têtes de proue du monde des affaires dont la plus charismatique était Marba Kassoum Touré, par ailleurs grand bailleur de fonds du PSP. L’US-RDA, qui commençait à mal prendre les agissements du PSP, profita de la marche de contestation pour faire le ménage dans les rangs de ce seul parti d’opposition et au sein des hommes d’affaires qui parlaient le même langage que les hommes de l’opposition politique ou ce qui en tenait lieu.
Le climat politique fut alors propice pour caporaliser l’organisation de masse, les syndicats et jeter les jalons du parti unique de fait. On peut considérer qu’à partir de 1962-1964 l’opposition politique a cessé d’exister au Mali et que commença véritablement à cette époque le règne sans partage de l’US-RDA.
Toutefois, cela ne veut pas dire que tout le monde était d’accord sur ce qui se faisait sur le plan politique, mais rares étaient les citoyens qui avaient exprimé une opinion contraire à celle du parti qui fonctionnait alors comme un parti unique. Mais pour autant l’Assemblée nationale ne comportait pas que des députés US-RDA, car il y avait en son sein des indépendants et quelques élus PSP mais qui finirent par se dissoudre dans les rangs de l’US-RDA où par rester sans voix dans l’ombre.
De toute évidence, l’opposition parlementaire n’a pas survécu à l’opposition politique dont elle était le prolongement et leur mort simultanée permit à l’US-RDA de gouverner toute seule jusqu’en 1968. Le fait de faire son cavalier seul, comme c’était la mode, ne lui fut pas pourtant bénéfique parce que l’inexistence de toute opposition lui ouvrit par la suite des boulevards d’erreurs qui conduisirent directement au putsch de novembre 1968.
Facoh Donki Diarra

SOUS LA Ire REPUBLIQUE
Le PSP ne fut pas une opposition
On ne peut parler d’opposition politique du Parti progressiste soudanais (PSP) sous la Ire République (1960-1968). C’est du moins l’avis d’Amadou Seydou Traoré dit Amadou Djicoroni, politologue et ancien membre de l’Union soudanaise RDA.
Créé en 1945, le Parti progressiste soudanais (PSP) n’a pas été un parti d’opposition. De 1960 à 1968 (date du coup d’Etat militaire qui a renversé le régime de Modibo Kéita) l’Union soudanaise RDA a été le seul parti à diriger le pays.
Le PSP, en effet, par une lettre datée du 24 mars 1959 et publiée dans L’Essor du 19 septembre 1959, signée par son président Hammadoun Dicko, avait rejoint les rands de l’US-RDA, explique Amadou Seydou Traoré. Cette adhésion au parti avait été discutée auparavant à une conférence des délégués fédéraliste du PSP tenue le 24 mars 1959.
" Il n’y avait opposition ni à l’intérieur ni à l’extérieur du pays", affirme notre interlocuteur, qui reconnaît cependant qu’il y avait un parti clandestin dirigé par Abdrahamane Baba Touré (paix à son âme) qui se réclamait de l’idéologie marxiste-léniniste. A en croire Amadou Djicoroni, l’opposition s’exerçait à travers les débats d’idées dans les quartiers, villages et villes.
Dans ces débats, dit-il, chacun pouvait exprimer son opinion même contraire à celles de l’US-RDA. D’ailleurs, le PSP ne pouvait être un parti d’opposition, car la plupart de ses cadres avaient intégré l’appareil d’Etat, dans les sociétés d’Etat où ils occupaient des postes aussi importants que stratégiques, relève M. Traoré.
Ainsi son leader, Fily Dabo Sissoko avait hérité d’un poste de conseiller au ministère de l’Education dirigé à l’époque par Abdoulaye Singaré. De même, 37 cercles sur les 42 que comptait le Mali étaient dirigés par des commandants de cercle tous cadres du PSP. "Il (Ndlr le PSP) commandait l’administration", aux dires de M. Traoré qui ajoute qu’au 22 septembre, rares étaient les Maliens qui ne se réclamaient pas de l’Union soudanaise RDA.
Selon les termes de la lettre de Fily Dabo Sissoko, adressée à Modibo Kéita et à l’US-RDA, le PSP était convaincu que la réalisation de l’unité africaine et de fait, une union des Maliens, était un préalable. Pour M. Traoré cette "absorption du PSP" et cette unité des Maliens avec l’absence d’une opposition politique a fait trembler la France qui a tout mis en œuvre d’abord pour faire échec à la Fédération du Mali et plus tard chuter le régime de Modibo Kéita. "Les leaders du PSP n’ont pas été arrêtés en tant qu’opposants, mais cadres de l’US-RDA, du Mali", conclut-il.
Denis Koné

PREMIERE REPUBLIQUE
Une opposition décapitée
L’arrestation en 1962 des responsables du PSP pour avoir manifesté contre la création de la monnaie nationale a sonné le glas de l’opposition politique sous la 1re République.
La création de la monnaie nationale en 1962 a pratiquement divisé les salaires par deux, mais l’Etat a fait des efforts pour maîtriser les prix. Toutefois, la situation économique créée en 1962 ne permettait plus aux "petits bourgeois" d’assurer le train de vie auquel ils s’étaient habitués. D’où des tentations de la part de certains qui évoluaient dans les sociétés et entreprises d’Etat.
De ce fait, il y a des enrichissements qui ne s’expliquaient pas puisque les salaires étaient faibles. C’est ainsi que l’opération les "3V" (villas, voitures, vergers) a été lancée par l’US-RDA pour savoir la provenance des richesses. Les enquêtes menées ont conduit à la confiscation des voitures. L’on s’est rendu compte que la plupart des "3V" appartenaient aux dignitaires du régime. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’opération n’a fait que long feu parce que des responsables à l’époque étaient impliqués.
L’opposition existante s'incarnait dans le PSP. C’était une opposition politique. A partir de 1962, des responsables politiques de ce parti, comme Fily Dabo Sissoko, Hammadoun Dicko et certains ont été appréhendés pour avoir manifesté contre la création de la monnaie nationale. Ils ont été arrêtés, jugés, condamnés et envoyés à Kidal. Avec la mort de Fily Dabo et de Hammadoun Dicko en 1964, ce fut la fin de l’opposition. Et le pouvoir unique de fait s’est instauré.
Mohamed Daou

L'OPPOSITION SOUS MODIBO
Des Bamakois se souviennent
Muselée sous la Première République, l’opposition, selon des Bamakois, reste pourtant essentielle pour le bon fonctionnement d’un régime, ce qui ne fut pas le cas de 1960 à 1968. Réactions.
Moustapha Kéita (enseignant à la retraite) :
" Sous Modibo Kéita, compte tenu du régime en place, l’opposition n’avait pas sa raison d’être. C’était le parti unique. Tout le monde était pour le socialisme. L’opposition était muselée. Nous étions jeunes et l'on nous préparait à l’école afin d’être partie prenante du socialisme".

Oumar Sidibé (ex-comptable) :
" L’opposition n’avait pas de poids du temps de Modibo Kéita. Tout le monde était obligé de suivre le régime. Malgré cela, le régime travaillait bien. Pour moi, l’opposition n’était pas nécessaire".
Oumou Diarra (enseignante à la retraite) :
" L’opposition est toujours essentielle au bon fonctionnement d’un régime. Le régime de Modibo allait être plus efficace s’il y avait dans le temps une opposition digne de ce nom. Mais, c'est vraiment dommage".
Propos recueillis par
Sidiki Doumbia

OPPOSITION SOUS LE REGIME DE L’US-RDA
La répression comme remède
Selon des responsables du Parti pour la solidarité et le progrès (PSP) lors d’un débat le 8 août 2005, organisé à Bamako par les descendants de Fily Dabo Sissoko, de Hamadoun Dicko, de Moussa Diarra, Marba Kassoum Touré et autres, l’opposition sous la 1re République a subi des exactions et les événements du 20 juillet 1962 ont constitué un tournant politique majeur de l’histoire de notre pays.
Des témoignages et des révélations jaillis lors de cette rencontre ont permis à la jeune génération de se faire une idée de ce qu’était l’opposition sous le régime politique de la première République dirigée par le président Modibo Kéita. Selon Boubacar Séga Diallo, un historien qui projette d’éditer un livre sur les événements du 20 juillet 1962, un pays ne peut pas avancer sans réfléchir sur son passé.
Selon de nombreux témoins, la répression des opposants au régime socialiste de Modibo Kéita aurait pris des tournures dramatiques après une déclaration à l’Assemblée nationale faite par le chef de l’Etat, Modibo Kéita, annonçant la création du franc malien, la circulation de cette monnaie nationale était effective le 1er juillet 1962.
Les échanges devaient se terminer le 17 juillet. Très tôt, le franc CFA n’avait plus cours. Ceux qui n’étaient pas favorables au franc malien et qui rechignaient à venir échanger leur monnaie, étaient traités par la Radio nationale d’apatrides, de comploteurs. Les principaux acteurs accusés de complot étaient des hommes politiques du Parti progressiste soudanais (PSP) : Fily Dabo Sissoko, Hammadoun Dicko et l’opérateur économique Marba Kassoum.
A l’arrestation de ce dernier, son griot en a fait écho au marché, "le lion est pris". Une manifestation immédiate des commerçants s’en est suivie et une marche spontanée s’est ébranlée en direction de l’ambassade de France en scandant de slogans hostiles au franc malien.
Les faits historiques têtus
Dès lors, la machine répressive du l’US-RDA s’est mise en action : plus de 300 personnes ont été arrêtées et jugées par un tribunal populaire mis en place. Selon l’historien, ce tribunal d’exception était présidé par un commissaire politique et comprenait un seul magistrat. "Il a siégé du 23 au 27 juillet 1962 statuant sur des inculpations de détention de sommes frauduleuses en F CFA".
C’est à comprendre qu’après les opérations de change, personne en territoire malien ne devait plus être en possession du F CFA. "Marba Kassoum Touré en posséderait encore 101 000 F CFA et Fily Dabo Sissoko 30 000 F CFA".
" Au PSP nous sommes restés réservés sur la question pour regarder vers l’avenir comme nous enseigne Fily Dabo Sissoko. Je n’ai pas de problèmes avec ceux de l’US-RDA, mais j’ai des problèmes avec l’interprétation de l’histoire. On ne peut pas se taire indéfiniment lorsqu’il y a des gens qui falsifient l’histoire", a martelé Oumar Hammadoun Dicko.
Des moments pathétiques lorsque le vieux Mamadou Niang a décrit l’assassinat du sénateur Mamadou Mbodj et l’incendie chez Moussa Diarra, le 2 février 1959.
Selon des témoignages, beaucoup de détenus des événements du 20 juillet, comme on les appelait, sont décédés des suites de mauvais traitements, de malnutrition. "Ces événements ont creusé le fossé entre le peuple et le gouvernement qui s’apparentait à un régime policier dans lequel toutes les dérives étaient autorisées".
Mamadou Niang qui a vécu les événements, 40 ans après, a rapporté des témoignages. Il a parlé de l’assassinat du sénateur Mamadou Mbodj le 2 septembre 1958. "Cet assassinat est le fait de Modibo Kéita qui a endoctriné les gens pour le tuer, j’en ai été témoin oculaire", a-t-il ajouté. Enfin, il a martelé haut et fort que Modibo avait un régime policier.
Idrissa Sako

CONTRE LE FRANC MALIEN
Un front contre la 1re République
Généralement, on admet que le régime de la 1re République sous la conduite de Modibo Kéita n’a pas tellement subi les affres de l’opposition comparativement aux autres régimes. Cependant, force est de reconnaître que la 1re République a été suffisamment secouée par une opposition dite économique suite à la création du franc malien en 1962.
Selon Moussa Ndiaye, cheminot à la retraite, le régime socialiste de Modibo Kéita a marqué une page sombre de l'histoire politique du Mali, avec l'arrestation de Fily Dabo Sissoko, Hammadoun Dicko, El hadj Kassoum Touré dit Maraba Kassoum et leurs compagnons à la suite de manifestations du 20 juillet 1962 contre la création du franc malien.
A l’en croire, en 1960 un office des changes avait été mis en place et chargé de surveiller les rentrées et sorties d'argent dans le pays. Des opérations monétaires, dit-il, subordonnées à la présentation d'une autorisation du gouvernement.
" La création de la Société malienne d'importation et d'exportation (Somiex) en 1960 et de la Régie des transports en 1961 avait pour objectif la réduction du poids des commerçants et des transporteurs dans l'économie", explique notre interlocuteur qui précise que cette politique économique et monétaire a frustré à l’époque les commerçants qui, à travers leur syndicat, avaient adressé une pétition au président du Conseil du gouvernement pour manifester leur réprobation.
A partir de cette date précisément le 1er juillet 1962, l'Agence nationale de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bcéao) devait cesser toute activité. "Quarante-huit heures plus tard, le franc CFA n'était plus autorisé comme moyen de paiement", révèle Moussa Ndiaye.
Les commerçants, principalement Kassoum Touré, considéré comme le bailleur de fonds de l’US-RDA et des responsables du Parti progressiste soudanais (PSP) ne cachent pas leur opposition au franc malien. Le bloc alors constitué par les politiques et les commerçants marche sur le commissariat central scandant des slogans hostiles au régime. Les 18 et 19 juillet 1962, les services de sécurité procèdent à leur arrestation.
Parmi les personnes interpellées figurent Fily Dabo Sissoko, Hammadoun Dicko, El hadj Kassoum Touré. Ils sont jugés et condamnés à mort par un tribunal populaire composé de 39 jurés.
Déportés à la maison d’arrêt de Taoudenit (Kidal) pour une détention à perpétuité notre vieux cheminot rappelle que les Maliens apprennent plus tard le 30 juin 1964 la mort des contestataires.
Amadou Waïgalo

[haut]

Acceuil


 
LA SAISON 2009-2010 DEMARRE DIMANCHE
Un championnat new-look

Le championnat national de Ligue 1 de football débute ce dimanche avec en toile de fond la mise en œuvre des nouvelles mesures prises par le bureau fédéral et destinées à élever le niveau du football national et à améliorer la qualité du jeu.
Le championnat national de football 2009-2010 débute le 12 décembre 2009. L'ouverture de la saison sera précédée ce samedi par la Super coupe qui opposera le Djoliba au Stade malien de Bamako.
Au chapitre des nouveautés, on assistera à l’arrivée d’un nouveau sponsor. La Fédération a même décidé d’animer une conférence de presse dans les prochains jours pour situer les enjeux et les perspectives de la nouvelle saison.
L'exercice 2009-2010 sera, en outre, un prélude à la mise en place d'une ligue professionnelle de football dès la saison 2010-2011. Le corps arbitral est également concerné par les nouvelles mesures, puisque le bureau fédéral a décidé de l'augmentation des indemnités pour les arbitres internationaux, fédéraux et inter ligues. Avec le sponsoring, les matches de la Ligue 1 seront retransmis en direct à la télévision ainsi que sur les ondes des radios libres et nationale.
Pour préparer la saison, la plupart des clubs et Ligues ont opté pour des tournois, à l'image de Ségou. L’AS Police et le Sigui, qui ont accédé cette année en Ligue 1, se sont préparés dans leurs fiefs respectifs. De son côté, la DTN, avec le soutien du Projet germano-malien et en collaboration avec le MJS, le Cnosm et Malifoot, fidèle à sa mission, a formé les entraîneurs pour affronter l’épreuve des nerfs qu'est le championnat national.
Les prétendants au titre de champion sont nombreux, si l'on s'en réfère au marché des transferts à l'intersaison. A commencer par le champion en titre, le Djoliba, qui a étoffé son ossature, tout comme le Stade malien de Bamako, récent vainqueur de la Coupe Caf.
D’autres miseront sur le maintien comme les promus qui promettent de jouer sans aucun complexe. En prélude à l’ouverture de la saison, on assistera à la finale de la Super coupe qui consacre l’ouverture solennelle de la saison.
Ainsi le jeudi dernier, la Fédération malienne de football et son partenaire, la Sotelma-Malitel-SA, ont procédé à la remise d’équipements aux équipes qui disputeront cette compétition. Il s’agit du Djoliba et du Stade. A noter que cette compétition portera désormais le nom de Ben Oumar Sy, premier entraîneur local du Mali.
A noter que, tôt hier matin, le président de Malifoot, Hammadoun Kolado Cissé, s’est rendu en compagnie du président délégué du Stade malien de Bamako avec la Coupe Caf, dans les familles fondatrices de Bamako, chez les chefs coutumiers et religieux, les protestants et catholiques, le Haut conseil islamique, etc. afin de les remercier pour leurs bénédictions.
Boubacar Diakité Sarr


Programme de la 1re journée
Dimanche
COB-Sigui
CSK-Stade malien de Sikasso
A Ségou : Bakaridajn-Réal
Dimanche
AS Police-JA
Asko-Onze Créateurs
Le mercredi 16 décembre
CSD-SMB
Djoliba-Usfas


MONDIAL-2010
" L’Afrique du Sud est prête"

" Notre pays doit abriter la Coupe du monde Fifa-2010 avec dynamisme et efficacité pour assurer que nous sommes reconnus comme pays de choix au-delà du tournoi. Nous devons être de bons hôtes dans l’accueil et montrer notre efficacité pendant l’événement".
C'est l'appel lancé par S. E. Rantoberg W. Mokou, ambassadeur d’Afrique du Sud au Mali, vendredi dernier à l’occasion de la cérémonie du tirage au sort de la Coupe du monde 2010 en direct de Cap Town à l’hôtel Radisson Blue. La cérémonie était organisée par l’ambassade de la République d’Afrique du Sud au Mali en partenariat avec le Réseau des reporters culturels et sportifs francophones/section malienne (RCSF).
Présidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang, la cérémonie a enregistré la présence de plusieurs diplomates accrédités dans notre pays, du représentant de la Francophonie auprès du chef de l’Etat, du directeur général de la BDM, du président de la section malienne de l’Union de la presse francophone (UPF), des représentants du Cnosm, de l’UJAO, de l’AJSM, de l’Ufresa et d'autres invités de marque.
Ce beau monde a suivi avec intérêt le spot publicitaire et le tirage au sort des groupes. Dans son message de solidarité, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hamane Niang a indiqué que la Coupe du monde n’est pas et ne sera pas la seule affaire de nos frères et amis sud-africains, mais celle d’un continent qui a à cœur de réussir cet événement "sous le double signe de l’organisation et de la réalisation de meilleures performances sportives, pourquoi pas la conquête du trophée mondial". Et d’inviter tous les pays africains à soutenir les équipes nationales africaines qualifiées au Mondial.
Le tirage a réservé des fortunes diverses aux représentants africains, notamment les Eléphants de Côte d’Ivoire qui ont hérité de la poule de mort en compagnie du Brésil, du Portugal et de la Corée du Nord. La Coupe du monde est prévue du 11 juin au 12 juillet 2010 en Afrique du Sud.
Boubacar Diakité Sarr

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org