|
|
| |
| |
2009
Mois de
decembre
Les
Echos du 11 decembre
LUTTE
CONTRE LA PAUVRETE DANS
L’UEMOA
Le DSRRP pour appuyer les stratégies nationales
La pauvreté demeure le plus grand défi pour l’Afrique de
l’Ouest. Son incidence est parmi les plus élevées au monde
par rapport aux autres grands blocs régionaux. 60 % environ vit avec moins
d’un dollar par jour en Afrique de l’Ouest contre 46 % pour l’ensemble
de l’Afrique sub-saharienne. L’Uémoa et la Cédéao
ont élaboré un document de stratégie régionale de
réduction de la pauvreté (DSRRP) qui vise à appuyer et compléter
les stratégies nationales de réduction de la pauvreté.
La communication sur la stratégie régionale de réduction
de la pauvreté (DSRRP) a été une des premières communications
du colloque de l’Uémoa CRDI sur "Intégration régionale
et stratégie de réduction de la pauvreté".
" L’objectif global de la stratégie régionale vise à contribuer à l’approfondissement
du processus d’intégration en vue de stimuler une croissance forte,
durable et réductrice de pauvreté ; promouvoir une croissance forte
et un développement durable au sein de l’Union ; faire émerger
une économie régionale compétitive, à même
d’assurer l’insertion de l’Union dans l’économie
mondiale", dira le présentateur.
L’espérance de vie à la naissance est de 48 ans. Près
de la moitié de la population adulte est encore analphabète (44
%). Sur 1000 naissances vivantes près de 100 enfants meurent avant leur
premier anniversaire (92). Plus de 50 % de la population n’a pas accès à l’eau
potable en milieu rural et plus des deux tiers vivent dans des pays qui connaissent
ou ont connu des conflits sérieux lors des 5 dernières années.
Le DSRRP de l’Uémoa et de la Cédéao ambitionne "d’offrir
aux organisations régionales un cadre stratégique pour mieux prioriser
les programmes régionaux et mieux les conjuguer avec les programmes nationaux
; aux Etats membres, une meilleure visibilité de l’ensemble des
programmes régionaux ; aux partenaires, un cadre stratégique, développé par
l’ensemble des pays, qui permet de mieux structurer leurs concours extérieurs
aux pays".
La première partie fait un état des lieux, analyse les acquis en
termes de croissance, pauvreté et développement social, et prend
la mesure de l’ampleur du défi à relever pour atteindre les
OMD.
La deuxième partie présente la revue des politiques nationales
et régionales pour accélérer la croissance et renforcer
le secteur social ; elle propose des mesures pour accroître la complémentarité entre
les politiques nationales et les programmes régionaux afin de renforcer
l’efficacité de l’ensemble.
La troisième partie aborde les questions d’opérationnalisation
du DSRRP, notamment les moyens de dégager les priorités des politiques,
d’élaboration et mise en œuvre d’un plan d’action,
de programmation et de cadrage budgétaire à moyen terme.
Les orientations et politiques de la stratégie régionale peuvent être
résumées en quatre grands axes : amélioration de la gestion
des défis transnationaux, promotion de la démocratie et de la bonne
gouvernance ; renforcement de la stabilité macroéconomique et des
sources de la croissance ; développement des infrastructures de base,
des ressources naturelles et la protection de l’environnement et développement
du capital humain et renforcement du secteur social.
Alexis Kalambry
(envoyé spécial)
Acceuil
GESTION
DURABLE DES TERRES
L’expérience malienne
A Copenhague, notre pays présentera ses solutions de préservation
des terres et un mécanisme portant sur le financement des projets contribuant à la
lutte contre les changements climatiques
Le Mali est l’un des pays les plus touchés par les changements climatiques
dont les conséquences se mesurent par l’installation de la sécheresse
endémique depuis 1970. Cela se manifeste par la tendance à la baisse
de la pluviométrie. On note en moyenne, dans notre pays, une baisse de
la pluviométrie de 20 % entre la période 1951-1970 (période
humide) et la dernière période de référence 1971-2000,
entraînant un déplacement des isohyètes d’environ 200
km vers le Sud.
Il faut signaler que l’isohyète 1200 mm n’existe plus sur
la carte du Mali. Ce qui prouve que le régime pluviométrique dans
notre pays est très affecté par la variabilité et les changements
climatiques. Conséquence de cette situation : le démarrage tardif
de la saison des pluies avec des poches de sécheresse, la diminution de
la durée de la saison pluvieuse, l’intensification de l’exode
rural. Il s’y ajoute la disparition des espèces végétales
et animales, l’ensablement des cours d’eau (l’exemple du fleuve
Niger est frappant), la dégradation de la qualité des eaux, la
diminution des recharges des eaux de surface et souterraines, la diminution des
captures de poisson.
Le phénomène de la désertification se manifeste aussi par
l’ensablement affectant les habitations, les terres agricoles, les voies
de communication routières et fluviales. Dans notre pays, les effets des
changements climatiques se traduisent aussi par les épidémies de
méningite, la forte chaleur, la présence permanente de la poussière
en suspension, les vents violents, etc.
Face à ces nombreux risques liés aux changements climatiques, le
ministère de l’Environnement et de l’Assainissement a adopté en
juillet 2007 un plan d’action Gestion durable des terres (GDT) pour mettre
en œuvre une approche multisectorielle impliquant les acteurs concernés
afin d’enrayer la dégradation continue des terres. La GDT se définit
comme l’utilisation rationnelle des terres afin de satisfaire les besoins
humains évolutifs. Elle cherche également à restaurer, voire à augmenter
le potentiel de production à long terme des terres, ainsi que leurs fonctions écologiques.
Le Mali est engagé dans l’élaboration d’un Cadre stratégique
d’investissement en matière de Gestion durable des terres (CSI-GDT).
Le Cadre stratégique d’investissement en matière de gestion
durable des terres identifie l’ensemble des bonnes pratiques et les priorités,
les coûts, les modalités de la mise en œuvre des bonnes pratiques.
Un Comité interministériel regroupant 11 départements a été retenu
comme plate-forme pour harmoniser les interventions des différents acteurs
et bailleurs dans le domaine. La dégradation des terres est un problème
environnemental très large pour qu’un département ministériel
puisse seul le relever. En mettant en commun les ressources et en construisant
un partenariat interne entre les structures nationales et extérieures
avec les partenaires techniques et financiers, cela évite les missions
superposées et les objectifs contradictoires.
Lors du sommet de Copenhague, le Mali montrera au reste du monde qu’il
est engagé dans la GDT. Un film documentaire intitulé : "Gestion
durable des terres : adaptation aux changements climatiques" sera projeté pour
montrer l’ampleur des conséquences des changements climatiques.
Il y aura ensuite un exposé pour présenter les solutions imaginées
par notre pays dans le cadre de l’adaptation aux changements climatiques.
Ces solutions portent essentiellement sur des techniques culturales et des variétés
de cultures adaptées à la rareté des pluies. Les axes stratégiques
de la GDT portent sur la prévention de la dégradation, la préservation
et l’amélioration de la productivité, la réhabilitation
des terres dégradées. Parmi les techniques recommandées,
on peut citer les cordons pierreux, le choix des variétés de cultures
en fonction de l’aptitude des sols, le choix des espèces animales
en fonction des zones éco-climatiques.
A Copenhague, le Mali présentera aussi la "Charte africaine de compensation
volontaire et solidaire" qu’il a initiée. Cette charte éthique,
fondée sur la responsabilité sociétale des acteurs, fait
appel à la compensation carbone qui permet aux pays du Nord de financer
dans les pays du Sud des projets novateurs parmi lesquels la reforestation et
la valorisation des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la
diminution des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Cette initiative malienne permet de multiplier les petits projets de développement
local liés à la filière carbone, notamment en matière
de reboisement et de développement des énergies renouvelables.
Elle sera présentée au cours d’une Journée du Mali
que le ministère de l’Environnement et de l’Assainissement
organisera à Copenhague.
(source : ministère de l’Environnement et de l’Assainissement)
Acceuil
ESPACE
D'INTERPELLATION
DEMOCRATIQUE
Les droits des "faibles" violés sans pitié
Délogés, recasés, expropriés, combien sont-ils à s’estimer
aujourd’hui lésés par la corruption, le détournement
de parcelle, les mauvais procès ? Le nombre est impressionnant. Ce sont
toutes ces personnes qui ont demandé jeudi une justice plus équitable à l’Espace
d’interpellation démocratique (EID), un exercice de démocratie
directe, initié depuis 14 ans.
Le droit au logement est un droit humain fondamental stipulé par l’ONU
et reconnu par des traités régionaux et de nombreuses constitutions
nationales. Il est reconnu au niveau international et dans plus de 100 constitutions
nationales dans le monde. C’est un droit reconnu pour chaque personne.
En dépit de ce droit, les sans-abri, les mal-logés et les expulsés
sont de plus en plus nombreux dans toutes les villes et campagnes. Ne pas respecter
ces principes équivaut à une violation des droits humains. Le Mali, à travers
ses dirigeants, est parmi les nations qui violent allégrement ces dispositions
des Nations unies.
Délogés, recasés, expropriés, combien sont-ils à s’estimer
aujourd’hui lésés par la corruption, détournement
de parcelle, les mauvais procès ? Le nombre est impressionnant. Ce sont
toutes ces personnes qui ont demandé jeudi une justice plus équitable à l’Espace
d’interpellation démocratique (EID), un exercice de démocratie
directe, initié depuis 14 ans.
Ils sont aujourd’hui des milliers de familles victimes des abus des autorités.
Les plus riches, avec la bénédiction de la justice, s’emparent
des biens des plus pauvres. Le maire du district de Bamako, en dépit de
la décision du gouverneur de Bamako, et de l’appel du président
de la République à suspendre sa décision de retrait de parcelles
acquises au prix de sacrifices énormes, a continué son aventure
comme si de rien n’était.
Les lots ont été ré attribués aux députés,
magistrats et aux plus nantis. Certains ont saisi la justice, mais c’était
sans compter que la cause était déjà entendue. Que faire
dans ces conditions si ce n’est de pleurer toutes les larmes de son corps.
Ce ne sont pas les populations de Tabakoro, Yirimadio, Kalabambougou qui nous
diront le contraire de cette violation des textes. Tout le Mali a assisté dernièrement à Kalabambougou
(Commune IV) à la démolition injuste de maisons sans sommation
avec la complicité des hommes en robe noire.
A l’EID tenu hier, beaucoup de dossiers avaient trait aux retraits illégaux
ou forcés des maisons et parcelles. Tous les interpellateurs ont pointé un
doigt accusateur sur les maires, les préfets et autres sous-préfets,
les commerçants…
ATT, au cours des Assises du foncier a reconnu que les droits des citoyens sont
systématiquement violés par les spéculateurs fonciers. Mais
c'est d'action dont le peuple a maintenant besoin. Aux actes donc M. le président
!
Amadou Sidibé
10 décembre : une prescription de l'AG des NU
En 1950, l’Assemblée générale des Nations unies a
invité les Etats et les organisations intéressées à adopter
le 10 décembre de chaque année comme Journée des droits
de l’Homme pour marquer l'anniversaire de l’adoption de la Déclaration
universelle des droits de l'Homme (1948). La charte de l’ONU, signée
librement par le Mali, est violée à longueur de journée à cause
de l’ampleur que prend l’injustice dans notre pays.
A. S.
Acceuil
| | |