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2009

Mois de decembre

Les Echos du 10 decembre

 

DE FAUX DOCUMENTS DANS LE CONTENTIEUX ELECTORAL
Mara victime d'une machination en Commune IV
Certains faux documents auraient été introduits au Tribunal administratif de Bamako pour motiver l’annulation des élections en Commune IV. Pour la manifestation de la vérité, une enquête indépendante s’impose.
Jamais élections municipales n’ont suscité autant de suspense et de tensions en Commune IV du district de Bamako avec un feuilleton judiciaire qui ne connaîtra pas de sitôt son épilogue.
Après le Tribunal administratif qui, dans son arrêt du 30 juillet 2009, a annulé les élections, c’était au tour de la Section administrative de la Cour suprême de confirmer, le 26 novembre dernier, l’annulation des résultats des communales d’avril 2009 en Commune IV du district de Bamako. Le camp Moussa Mara vient d’introduire auprès de la Cour une autre requête de révision du procès comme le prévoient les textes. Ce qui, ipso facto, suspend la décision de la Cour.
Avant que la justice ne se prononce à nouveau sur l’affaire, il est cependant intéressant de savoir que le Tribunal administratif de Bamako a été induit en erreur par des plaignants et que la connaissance de ces faits par le public s’impose.
Certaines requêtes qui ont été introduites auprès du Tribunal administratif et sur lesquelles il a délibéré sont émaillées de contrevérités. La plainte disait ceci : "Dans les bureaux 314, 315, et 316 du centre de Lassa, les présidents des 3 bureaux à savoir : Aboubacar Alassane Bamba, Mohamed Alassane Bamba et Kadiatou Bamba ont empêché des électeurs de voter pour les candidats de leurs choix…"
Aura intacte
Cette plainte des indépendants ne résiste pas à l'analyse. Jamais les sieurs et dames cités n’ont été présidents dans ces bureaux comme le confirment les requêtes. Les présidents des bureaux 314, 315, 316 avaient pour noms : Yacouba Konaté, Brahima Coulibaly, Abdoulaye Koïta. Une simple vérification de la part du Tribunal lui permettait de faire sa religion sur cette accusation.
Le second fait qui mérite d’être connu est relatif à la plainte introduite par le Rassemblement pour le Mali (RPM) à propos de la non-inscription du candidat Cheick Tidiane Kéita sur la liste électorale. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce contentieux avait déjà fait l’objet d’une décision de la Cour d’appel qui avait validé la liste indépendante Moussa Mara.
La non-inscription de Cheick Tidiane Kéita sur la liste électorale ne doit donc pas être de nature à invalider la liste Mara et par conséquent les élections "parce que l’inscription sur la liste électorale n'est pas de la personne, mais relève de l’Etat". Or, dans le jugement n°009 du 30 juillet 2009, le tribunal dit recevoir les requêtes des plaignants : "Qu’une attestation de la DGE certifie que des recherches quant à l’inscription du candidat Cheick Tidiane Kéita, né le 23 février 1957 à Ségou domicilié à Hamdallaye sur la liste électorale, sont demeurées infructueuses ; que son élection constitue une violation de l’article 62 de la loi électorale" ne saurait non plus prospérer.
Comme on le voit, Moussa Mara, qui incarne la jeunesse qui monte dérange. N'entrant pas dans les calculs de ceux qui n'ont d'horizon que 2012, ils se délectent, croyant l'avoir envoyé six pieds sous terre. Mais c'est sans compter avec son aura qui finira par les éclabousser.
Amadou Sidibé

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AN 15 DE L’UEMOA
Intégration régionale et réduction de la pauvreté en mire
A l’occasion du 15e anniversaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uémoa), la Commission de l’Uémoa et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) organisent un colloque régional à Ouagadougou au Burkina Faso, sur le thème "intégration régionale et stratégies de réduction de la pauvreté".
Le colloque de Ouaga, qui s’étend du 8 au 10 décembre 2009, réunit des décideurs, des chercheurs ainsi que des journalistes spécialisés des 8 pays de l'Union.
A la cérémonie d’ouverture, Dieudonné Ouédraogo, directeur de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) de l’Université de Ouagadougou et coordonnateur régional du Projet régional d'appui aux cadres nationaux de suivi-évaluation des stratégies de réduction de la pauvreté (PARSEP), a indiqué que cette rencontre "participera fortement de la montée d’un consensus vis-à-vis de l’amélioration des politiques publiques dans la région, notamment en matière du suivi-évaluation de l’intégration régionale et des stratégies à la réduction de la pauvreté".
Certes, "intégration régionale et stratégies de réduction de la pauvreté" est le thème central, mais il se décline en trois autres sous-thèmes que sont : "convergence économique et lutte contre la pauvreté" ; "les instruments régionaux de financement et la lutte contre la pauvreté" et le "processus d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des politiques et programmes dans l’Uémoa".
Le colloque enregistrera au moins 12 communications sur les 33 qui avaient été envoyées à la commission d’organisation suite à l’appel fait en la matière en début juin 2009. Notre compatriote, Massa Coulibaly, économètre, professeur à l’Université de Bamako, animera ce jeudi un panel sur "Tarif extérieur commun et ciblage des pauvres au Mali".
" Au sortir de cette rencontre, nous attendons comme résultats la vulgarisation et l’analyse critique de la contribution des programmes et réformes de l’Uémoa à la lutte contre la pauvreté ; le renforcement du dialogue et des échanges entre chercheurs, décideurs et journalistes en matière de lutte régionale contre la pauvreté et l’amélioration du traitement de la lutte contre la pauvreté à l’échelle régionale par les journalistes", a ajouté Dieudonné Ouédraogo.
Jules Savaria, ambassadeur du Canada au Burkina Faso ajoutera que le colloque devra également réfléchir sur des questions précises telles que : L’engagement des parties prenantes au processus d’intégration a-t-il été à la hauteur des défis ? De quelle façon penser l’avenir de l’Union pour que les populations soient davantage mises au cœur des politiques régionales ?
" Autant de questions que nous avons souhaité soumettre au monde de la recherche et des médias pour qu’ils nous livrent leur vision et nous fassent profiter de leurs connaissances. Cet exercice, la Commission de l’Uémoa le conduit en association avec le Centre de recherche pour le développement international".
" La première raison de cet intérêt réside dans le caractère inédit de la démarche pour la Commission de l’Uémoa. Certes, l’Union a une expérience de collaboration avec les institutions de recherche, notamment à travers son programme d’appui et de développement des centres d’excellence régionaux. La seconde raison de l’intérêt de l’exercice est liée au fait que nous sommes parfaitement conscients que, pour l’Union, mais aussi pour ses Etats membres, la réussite de leurs politiques de développement ne sera au rendez-vous que s’ils deviennent des demandeurs actifs des produits de la recherche. La troisième raison de cet intérêt tient à la justesse du montage que nous avons imaginé pour cet exercice. Un montage tripartite, si je puis dire, qui associe chercheurs, médias et acteurs de l’intégration", ajoutera Ruiz Duarte Barros, commissaire de l’Uémoa, qui remplaçait Soumaïla Cissé, en déplacement.
Alexis Kalambry
(envoyé spécial)

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SECRETAIRE D'ETAT ABOU SOW :
" L'O. N. et l'ORS doivent être des pôles de développement"
Dans l'interview ci-dessous, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger évoque les missions assignées au Sédizon, fait la part des choses entre son département et le ministère de l'Agriculture et démontre en quoi le chef de l'Etat avait raison de créer cette nouvelle entité à la faveur du réaménagement d'avril 2009. Entretien.
Les Echos : Depuis quelques mois vous êtes à la tête du secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger et de l’Office riz Ségou (Sédizon), mais peu de gens savent les missions dévolues à ce département. Pouvez-vous nous évoquer ses attributions et ses domaines de compétence ?
Abou Sow : A la suite du réaménagement du gouvernement, intervenu en avril 2009, un poste de secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger et de l’Office riz Ségou a été créé, dont la responsabilité m’a été confiée. Il s’agit en fait d’aller au-delà de la vision réductrice de production du riz pour faire de l’Office du Niger et de l’Office riz Ségou de véritables pôles de développement économique, social et culturel.
En vérité, l’équation fondamentale dans ces deux zones, c’est l’aménagement des terres. Il n’y en a pas suffisamment. Il y a des dizaines de milliers de demandes qui attendent. Il est évident que si l’agriculture est une activité principale, elle n’est pas l’activité exclusive. Et si la production du riz est une activité dominante, elle est bien loin d’être l’unique activité susceptible d’être menée dans les deux zones.
A côté, il y a l’élevage, l’agroforesterie, la pêche, la pisciculture, l’apiculture, l’artisanat, le commerce, le tourisme du bétail. Toutes ces activités sont celles qui peuvent être menées dans les deux zones et qui pourraient contribuer à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des revenus du monde qui vit dans les deux zones. Donc, nous voulons orienter les deux offices vers des activités de diversification en vue de réduire la pauvreté et d’accroître leur chance de progrès et de développement.
Les Echos : Le poste du Sédizon est-ce une sinécure ou une réelle volonté politique pour le développement de la riziculture dans notre pays ?
A. S. : C'est une volonté politique. Le président de la République n’était pas soumis à l'obligation de créer ce poste. Il l’a créé dans la structure gouvernementale actuelle parce qu’il a estimé qu’à un moment donné il fallait donner un coup de pouce, un élan particulier, une dynamique nouvelle et déterminante à ces deux offices afin qu’ils répondent aux espoirs qui sont placés en eux dans la réalisation de la politique nationale en matière de sécurité alimentaire et dans la réalisation de politique de développement intégré tout court.
Les Echos : Vous ne craignez pas un conflit de compétence entre le département de l’Agriculture et le Sédizon que vous dirigez aujourd’hui ?
A. S. : Non ! Ceux qui le disent n’ont absolument rien compris des missions de l’un et de l’autre. L’Office du Niger est un établissement à caractère industriel et commercial (Epic) et l’Office riz Ségou un établissement public à caractère administratif (EPA). Mais tous les deux disposent de personnalité morale, de l’autonomie financière et de gestion et qui étaient placés sous la tutelle du ministère de l’Agriculture à un moment donné.
Aujourd’hui, cette tutelle se déplace. Elle devient une responsabilité du Sédizon. Ce que le ministère de l’Agriculture faisait d’antan dans les deux offices, c’est ce que désormais le secrétariat d’Etat va être appelé à faire avec cette dimension nouvelle qu’il ne s’agit pas seulement du volet agricole mais du volet développement intégré c'est-à-dire tous les aspects de développement stricto sensu.
Les Echos : Mais votre trop grande concentration sur l’agriculture à travers notamment des visites de champs de riz ne risquera-t-elle pas de reléguer au second plan les autres secteurs comme l’élevage, la santé, la pêche… parce que qui parle de développement intégré parle aussi de ces secteurs ?
A. S. : Pas du tout. La création du secrétariat d’Etat… est intervenue juste à la veille du démarrage de la campagne agricole. Vous savez, la campagne commence le 1er avril. Puisque l’autosuffisance alimentaire, la sécurité alimentaire, la souveraineté alimentaire demeurent les préoccupations essentielles aujourd’hui de l’Etat, alors il fallait orienter les efforts vers ces secteurs. Toutefois, cela ne veut pas dire que nous croisons les bras et que nous reléguons les autres secteurs à l’attente.
Au moment où nous sommes en train de porter certains efforts vers l’agriculture, au même moment, nous réfléchissons sur les modalités à mettre en œuvre pour parvenir à un élevage performant dans la zone. Nous le ferons avec le département en charge de ce secteur. Nous pensons à mettre en place les petites unités de transformation de produits maraîchers.
Nous allons le faire en rapport avec le ministère chargé du Commerce et de l’Industrie qui est compétent en la matière. De même, nous réfléchissons à une meilleure réorganisation des associations des femmes et des producteurs maraîchers. C’est pour vous dire que c’est une gamme de réflexions qui est engagée dans tous les secteurs. Comme on le dit, l’on ne voit pas l’herbe croître seulement l’on sent qu’elle pousse. C’est la même chose.
Les Echos : Ce n’est pas que du riz qui est cultivé à l’Office riz Ségou et à l’Office du Niger. Le Sédizon dispose-t-il à ce jour d’un plan de développement pour les autres spéculations ?
A. S. : Un plan de développement oui. Il faudrait interroger le statut juridique de ces deux. Comme je l’ai dit un peu plus haut, l’Office du Niger est un Epic et l’Office riz Ségou un EPA. Les deux ont cette particularité d’être dotés de la personnalité morale et de l’autonomie financière et de gestion. Par conséquent, ils ont une relative autonomie par rapport à leurs missions.
Cependant, celles-ci sont soumises à des évaluations périodiques. Et cette évaluation, nous la ferons désormais. Nous pouvons intervenir pour corriger et imposer les nouvelles visions de l’Etat. Par delà l’Initiative riz, nous voulons aujourd’hui amener le secrétariat d’Etat à définir des axes principaux d’intervention. Il s’agira d’abord pour nous de contribuer à l’augmentation des superficies dans les deux Offices.
Pour l’Office riz Ségou, il s’agit de procéder à la mise en œuvre d’une politique de reconversion parce que dans cette zone, nous sommes encore en submersion contrôlée. Il faudrait s’orienter vers la maîtrise totale d’eau tout comme le système qui est appliqué actuellement à l’Office du Niger.
Nous sommes en contact permanent avec des partenaires et courant janvier, nous allons organiser une rencontre importante pour fixer de façon significative les promesses de financement et les financements acquis ou pouvant être acquis pour financer des opérations d’augmentation de superficies, d’entretenir les canaux, de réhabiliter des superficies dégradées par suite de plusieurs facteurs. Ensuite, d’identifier des axes nouveaux à développer à côté de l’agriculture pour pouvoir installer le plus grand nombre d’exploitants.
Les Echos : De votre nomination à ce jour, vous avez effectué plusieurs sorties sur le terrain dans les deux Offices, comment se présentent les perspectives de récolte ?
A. S. : De façon très satisfaisante. Nous avons procédé déjà aux récoltes dans la zone de l’Office du Niger. Partout, nous avons atteint des rendements de loin supérieurs à ceux jusqu’ici enregistrés. A l’Office riz Ségou, vous avez constaté avec nous que les champs sont en maturité et attendent d’être récoltés.
Partout, les paysans auxquels nous avions posé des questions, nous ont affirmé le nombre de sacs qu’ils pourraient atteindre. Tous sont unanimes à quelques exceptions près pour nous dire que la récolte cette année sera plus importante que celle des années précédentes. Cela voudrait dire tout simplement que nous avons bon espoir que nous serons au rendez-vous des meilleures récoltes. D’ailleurs, les producteurs nous disent que c’est la meilleure campagne de récolte depuis 1982.
Les Echos : Autant dire que la saison II de l’Initiative riz sera une réussite ?
A. S. : Elle l’est déjà. L’Initiative riz a été reconduite cette année en subventionnant encore l’engrais, c’est pour que la production augmente et que les rendements soient améliorés. Et nous avons réalisé les deux facteurs ; à savoir : l'augmentation de la production et l'amélioration des rendements sur les parcelles.
Les Echos : Qu’en est-il des investisseurs nationaux ou étrangers qui se bousculent à la porte notamment à l’Office du Niger pour avoir des superficies cultivables ?
A. S. : Depuis quelques années, nous avons enregistré quelques investisseurs. Mais la procédure est longue. L’investisseur produit une demande qui est examinée et par la suite une zone lui est indiquée. La deuxième étape, c’est qu’on signe une lettre d’intention à son profit et le bénéficiaire doit se préparer à la mise en œuvre de la parcelle.
Pour cela, il fait conduire des études d’impact social et environnemental qui sont assorties de nombreuses conditions et qu’il doit remplir les unes après les autres. Si au terme de l’étude, toutes les conditions qui sont énoncées dans le document sont respectées, il est procédé à la signature d’une convention puis d’un bail emphytéotique. Pour le moment, ces différents paliers n’ont pas été franchis par la presque totalité des requérants qui sont venus nous saisir.
L’on spécule en disant que nous sommes en train de vendre des terres. Aucune terre n’a été vendue. L’on ne vend pas de terre et l’on n’en vendra pas. C’est un bail. Et un bail en droit est un contrat pour une durée bien déterminée. Le bail emphytéotique ailleurs porte sur 99 ans mais à l’Office du Niger, le bail emphytéotique porte sur 50 ans. Et le bail ordinaire sur 30 ans. Présentement, nous préparons les conditions pour permettre à ceux qui ont rempli les conditions d’investir.
Les Echos : Le jeudi 3 décembre 2009, vous avez procédé à Sogobia en compagnie du DG de l’Office riz Ségou au lancement officiel des opérations de recensement des riziculteurs. Quel est selon vous son but exact ?
A. S. : Il s’agit d’abord de rompre avec la navigation à vue. Quand vous avez sous votre responsabilité une zone géographique, vous devez connaître sa configuration réelle, ses contours réels, son compartimentage, le nombre de personnes installées et les possibilités qui existent pour installer d’autres. Tout au long de cette opération, nous allons créer des conditions pour établir un lien affectif et juridique entre la parcelle et son exploitant.
Loin de nous toute idée ou toute intention de vouloir menacer les occupants. Au contraire. L’opération a à la fois un intérêt statistique, économique et un intérêt de sécurisation et des exploitants et des sols.
Les Echos : Quelles pourraient être véritablement les implications de ce recensement sur la gestion des parcelles désormais à l’Office riz Ségou ?
A. S. : C’est l’introduction des éléments de la bonne gouvernance dans la gestion au quotidien de l’entreprise agricole. L’Office riz Ségou demeure avant tout une entreprise agricole. Nous avons besoin de savoir la superficie réelle. Nous sommes dans les phases de l’Initiative riz, si nous devons évaluer les quantités d’engrais dont nous avons besoin, les matériels agricoles qu’il faut acquérir, il faudrait connaître tout naturellement le nombre de paysans, les superficies réelles sur lesquelles les engrais seront répandus et sur lesquelles ces matériels vont être utilisés.
Les Echos : Pour mettre en musique les nombreuses reformes et politiques annoncées, il faut nécessairement des moyens. Vous les avez vraiment ?
A. S. : Vous savez, il ne faut jamais attendre les moyens. Il faut les créer, il faut les chercher.
Propos recueillis par
Mohamed Daou

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LE PROGRMME REHAM AL-FARRA DE L’ONU
Une aubaine pour les jeunes journalistes
Exposés, voyages d’études et découvertes de New York, Washington et Rochester ont permis aux participants au Programme Reham Al-Farra 2009 de s’imprégner de la gigantesque réalisation de la plus grande organisation humaine qu’est l’ONU.
Du 8 septembre au 16 octobre 2009, neuf jeunes journalistes de la Mauritanie, du Cap-Vert, du Rwanda, des Seychelles, du Panama, de Tuvalu, d'Ukraine, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et du Mali ont pris part au programme de formation des journalistes Reham Al-Farra de l’Organisation des Nation unies.
Pendant six semaines, ils ont assisté au total à une trentaine d’exposés sur le fonctionnement du système des Nations unies au siège de l’institution à New York. Des activités de maintien de la paix, le développement de la science, la culture, la préservation de l’environnement, la lutte contre le terrorisme et la prolifération des armes légères, la gestion du conflit du Moyen-Orient… ont été des thèmes principaux du programme.
Aussi des visites de terrain dans les stations de télévisons comme Fox News, CBS News et des journaux et agences de presse (Reuters, New York Times…) ont été également des temps forts de l’édition 2009 de Reham Al Farra. Il s’agissait aux termes de la formation de permettre aux participants de se familiariser avec les questions dont est saisie la 64e session de l'Assemblée générale qui, cette année, avait pour thème principal le changement climatique, un phénomène récurrent menaçant l’existence de l’être vivant.
Il faut noter que ce programme n'est pas destiné à fournir des compétences de base de formation pour les participants travaillant actuellement en tant que professionnels des médias. Il leur permet d’exposer les travaux de l'Onu et leur offre l'occasion de s’imprégner des réalités sur les coopérations internationales et les efforts de développement de l’ONU axés sur la promotion de la paix.
A la fin du programme, les participants sont censés rentrer chez eux pour poursuivre les travaux dans les médias et contribuer à une meilleure compréhension de l'Organisation des Nations unies. Pour Kimberly Mann, responsable du programme Reham Al-Farra, il s’agit surtout au cours de la formation d’amener les participants à se familiariser avec les questions dont s’est saisie la 64e session de l'Assemblée générale de l’ONU.
A Washington, les participants ont assisté à des séances d’exposés à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI). Sur invitation de l’Association des Nations unies de Rochester chaque participant de l’édition 2009 de Reham Al-Farra a été accueilli pour trois jours dans une famille américaine. Cette étape fut l’un des moments les plus émouvants du programme.
Parlant de l’expérience personnelle, la famille Frenzel qui a accueilli votre serviteur a une passion réelle pour l’Afrique et pour le Mali en particulier malgré qu’elle ait peu d’information sur notre pays. Cependant, les Frenzel savent bien que leur ville est en jumelage avec le Mali et que le regretté Ali Farka Touré, le seul personnage malien que le couple Frenzel et leur trois enfants connaissent, fut l’un des meilleurs bluesmen du monde.
Amadou Waïgalo
(envoyé spécial aux Etats-Unis)


La petite histoire
Depuis 1981, le Département public de l'information (DPI) de l'ONU a parrainé le programme Reham Al-Farra, une bourse annuelle accordée aux radiodiffuseurs et aux journalistes des pays en développement et les pays à économie de transition, au siège de l'ONU pour une période de six semaines. Fondée en 1980 par l'Assemblée générale, il offre aux journalistes l'occasion de se familiariser avec les travaux de l’ONU. Cette année, 9 jeunes journalistes sur une prévision de dix ont fait le déplacement à New York. Le 10e, un Iranien, s’est vu refuser le visa d'entrée aux USA. Selon les informations, les autorités américaines n’ont pas été sensibles aux interventions de l’ONU visant à accorder un visa américain au participant iranien. Mais, sachant que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran ne sont pas au beau fixe, le niet américain n'a pas varié.
A propos de Reham Al-Farra
Reham Al-Farra était une jeune journaliste jordanienne dévouée, tuée le 19 août 2003 lors des attentats terroristes contre le QG de l’ONU à Bagdad (Irak). Elle travaillait au compte du DPI des Nations unies et elle est morte à 29 ans. Reham s'est rendue à Bagdad pour prendre des fonctions temporaires de porte-parole dans le bureau du représentant spécial de l’ONU en Irak après son adhésion à l'institution neuf mois plus tard. Mlle Al-Farra était la première femme chroniqueur politique du journal Al Arab Al Yawm, d’Amman. Elle avait aussi été active au Centre pour la défense de la liberté des journalistes. En reconnaissance le département public de l’information de l’Onu a décidé de nommer son programme annuel de formation des jeunes journalistes : The Reham Al-Farra.
Chez Ban Ki-moon
La journée du 7 octobre 2009 au cours de laquelle les neuf participants de la 29e édition de Reham Al-Farra ont rencontré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, restera à jamais gravée dans leur mémoire. Malgré son agenda très chargé, M. Ban Ki-moon a tenu à rencontrer les jeunes journalistes pour leur réaffirmer sa satisfaction et son attachement au programme qui représente, selon lui, un moyen de faire la promotion des objectifs des Nations unies axés sur de la culture de la paix et le développement humain durable.
A. W.

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OFFICE DU NIGER
Kassoum Dénon nommé PDG
La nouvelle est tombée hier en conseil des ministres : Kassoum Dénon, précédemment DG de l’Office riz Ségou (ORS), est nommé PDG de l’Office du Niger.
Après l’Institut polytechnique rural de Katibougou (IPR) où il obtient le diplôme d’ingénieur des sciences appliquées en agriculture en 1986, après un second passage, le futur ex-DG de l’ORS a commencé sa carrière à l’Opération périmètre irrigué de Kayes, un sous-projet de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS).
Il effectuera ensuite un passage à la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) avant d’atterrir à l’ORS en 1997 où il a été successivement chef de division, DGA et DG de 1997 jusqu’à hier mercredi 9 décembre 2009, date de sa nomination à la tête de l’Office du Niger.
A 56 ans, Kassoum Dénon est un professionnel du secteur agricole qui a consacré près de deux décennies de sa carrière à la riziculture. Nul doute que l’homme est en terrain connu. Sa nomination intervient après qu'il eut engagé des réformes au sein de l’ORS dont la dernière en date est le recensement général des riziculteurs qui n’a pour but que de disposer de statistiques fiables. Le passage de Dénon à l’ORS n’a pas été inutile.
Il s’est battu corps et âme pour obtenir des financements pour l’aménagement des superficies cultivables, la construction des pistes rurales, l’entretien des infrastructures. D’ailleurs Kassoum Dénon a été promu au moment où il faisait ses valises pour Amsterdam (Hollande) dans le cadre de ses rencontres périodiques avec ses partenaires pour le financement de projets dans l’ORS. L’un de ses rêves ces dernières années était de passer du système de submersion contrôlée en maîtrise totale de l’eau.
Nul doute, le tout nouveau PDG de l’Office du Niger a laissé des traces indélébiles à l’ORS. Il saura maintenir la même flamme à la tête de l’Office du Niger. Bon vent et bon courage M. Dénon !
Mohamed Daou

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ECHOS DES REGIONS
TOMBOUCTOU
Vaincre le mythe de l’insécurité
Pour atténuer la campagne d’intoxication du ministère français des Affaires étrangères qui demande à ses ressortissants à ne pas se rendre dans les trois régions du Nord du Mali, suite à l’enlèvement de Pierre Kamat, détenu par l’aile dure d’AQMI, l’Assemblée régionale et la direction régionale du tourisme ont organisé une conférence de presse le samedi 5 décembre 2009 suivie d’un dîner gala animé par les artistes de la région.
L’Assemblée régionale et le promoteur du festival du désert (Essakane) ont animé un point de presse le samedi 5 décembre sur le lancement de la Quinzaine régionale du tourisme et de la culture. La conférence, qui s’est tenue à l’hôtel Colombe, a regroupé dans un climat de joie et de convivialité plusieurs personnalités.
La cérémonie était présidée par Mohamed Ibrahim Cissé, président de l’Assemblée régionale assisté du président du comité régional d’organisation Dédéou Traoré et du promoteur du festival du désert Manny Ansar. La présente édition qui a pour thème "une opportunité pour promouvoir la paix, la sécurité et un développement durable" est placée sous le signe du renforcement de la paix et du désenclavement.
Cette conférence visait à sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur le fait que Tombouctou est une terre de cohésion sociale, de sécurité où les touristes peuvent converger pour découvrir l’image combien rayonnante et glorieuse de la culture touristique de Tombouctou.
M. Cissé a rappelé l’importance du lancement de la Quinzaine touristique et culturelle prévue du 4 au 18 janvier 2009. La région de Tombouctou au-delà, de la ville de Tombouctou est justement la région par excellence touristique du Mali. C’est la destination privilégiée des touristes. Le Mali n’est connu dans certaines contrées qu’à travers Tombouctou.
M. Cissé reconnaît qu’il y a eu un incident à Ménaka. "S’agissant d’insécurité, nulle part au monde, le risque zéro n'existe. Des catastrophes naturelles existent. Combien de fois il y a eu Katarina aux Etats-Unis d’Amérique ?"
Pour le promoteur du festival du désert, Manny Ansar, le festival du désert s’inscrit, dans le cadre de la quinzaine culturelle et touristique, prévue du 7 au 9 janvier. C’est pour montrer à la face du monde que Tombouctou et le nord du Mali sont fréquentables.
" Nous avons des milliers de touristes qui s’apprêtent à venir, j’ai avec moi une liste de plus de 50 journalistes tous non Africains qui viennent de tous les continents du Brésil, de la Nouvelle-Zélande, du Canada et de la Grèce qui sont déjà prêts. Si nous maintenons les dates des événements, ils seront présents", a indiqué M. Ansar.
Selon le président du comité régional d’organisation, Dédéou Traoré, "cette Quinzaine culturelle et touristique est un défi, que nous devons tous relever, autant par les responsables de la région de Tombouctou que l’ensemble des responsables du pays".
La Quinzaine, à ses dires, vise à prouver à l’opinion publique nationale et internationale, à travers ce qui est prévu comme manifestations, rencontres, et activités que le combat mené à Tombouctou, ce n’est pas un combat avec des armes à feu, mais un combat contre la pauvreté et le sous-développement.
Abdou Maïga
(correspondant régional)


MISE EN PLACE DU CESC
La CSTM Ségou fâchée
Les enseignants de Ségou ont boycotté les cours le 8 décembre pour marquer leur mécontentement après l'exclusion de la CSTM dans la mise en place du CESC.
La marche est partie du Groupe scolaire Bandiougou Bouaré au gouvernorat de Ségou. Les quelques personnes qui ont pris part à l’événement scandaient tout au long du parcours : "Abas l’injustice entre les centrales syndicales", " La CSTM désapprouve le nouveau bureau CESC", "Abas l’exclusion de la CSTM du CESC".
Ils ont été reçus par Yacouba Samoura, le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur. La déclaration lue par la Mme Touré Alima Coulibaly, secrétaire générale des enseignants contractuels, dénonce "l’exclusion qui est une caractéristique de la politique du président Amadou Toumani Touré". Aussi, Mme Coulibaly accuse les pouvoirs publics de fouler aux pieds les arrêts de justice et d’agir sans mesure ni retenue.
Fort de ce constat, les syndicalistes exigent du président de la République le respect de son serment de soldat et de chef d’Etat, l’implication de la CSTM dans toutes les commissions paritaires, les conseils d’administration, les conseils supérieurs du travail et de la fonction publique.
Les enseignants de la CSTM demandent que toute la lumière soit faite sur l’utilisation des fonds provenant de la vente de la Sotelma et de la BIM et que ces fonds soient reversés au Trésor conformément à la loi des finances et qu’elles servent à payer a priori la dette intérieure.
Ils ont dit que la lutte qu’ils ont menée pour la démocratie n’a pas été faite pour accepter le musellement de la part d’un régime pseudo démocratique. Ils ont promis de barrer la route aux dérives dictatoriales d’ATT et de ses valets.
Daouda Coulibaly
(correspondant régional)

SIKASSO
La CSTM dans les rues
La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM/Sikasso), conformément au calendrier du bureau national, a organisé une marche de protestation partie de son siège dans le quartier de Wayerma au gouvernorat où ses militants ont été reçus par Seydou T. Camara, directeur de cabinet du gouverneur.
La marche a commencé aux environs de 9 h. D'une cinquantaine de personnes au départ, le lot a grossi au fur et à mesure que les marcheurs s’approchaient du gouvernorat, la plupart étaient des enseignants.
Selon un marcheur (un enseignant), "il y a eu de l’injustice lors de la mise en place du bureau du CESC, dont le président actuel est Jeamille Bittar". Et un autre marcheur d’ajouter de façon amère : "Le gouvernement ne tient pas ses promesses, les syndicalistes doivent avoir les mêmes droits vis-à-vis des institutions. Ça suffit le gouvernement est en train de piétiner la CSTM !"
En organisant cette marche, les responsables syndicaux de la CSTM voulaient protester contre leur mise à l'écart dans la composition du bureau et des commissions du CESC au profit exclusif de l'UNTM.
Le porte-parole des syndicalistes, Alou Coulibaly, secrétaire administratif de la CSTM/Sikasso a lu une déclaration qui a été remise à l’exécutif régional. "Nous voulons rompre avec le silence. On ne veut plus que les choses se passent sans nous. On veut obliger l'Etat à nous consulter, on demande notre participation au CESC. Plusieurs fois, nous avons attiré l’attention du gouvernement sur ce problème, cette marche, selon nous, est le symbole de l’unité et de la solidarité en toute démocratie", peut-on lire dans la déclaration.
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

 

FACE A L’INJUSTICE ET AU MANQUE DE TRANSPARENCE
La CSTM bat le macadam
Contre l’ostracisme des autorités à cause de son absence au Conseil économique, social et culturel (CESC), la CSTM a marché le mardi sous les fenêtres du Premier ministre. Une marche synchronisée a eu lieu dans des régions.
La Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) est montée au créneau le mardi 8 décembre. Au cours d’une marche pacifique qui est partie de son siège au Quartier du fleuve pour la Primature, Hammadoun Amion Guindo, accompagné de plus de 300 personnes, a dénoncé ce qu’il appelle "l’injustice des autorités dans l’application des lois et règlements et leur manque de transparence dans la gestion des fonds des entreprises privatisées dont la Sotelma et de la BIM-SA, soit 220 milliards de F CFA".
Sur une banderole déployée par les syndicalistes hostiles au régime en place, on pouvait lire "Amadou Toumani Touré, pourfendeur des lois, règlements et arrêts de justice". Arrivés à la Primature sous encadrement des forces de l’ordre, les marcheurs ont été reçus par Makan Fily Dabo, directeur de cabinet du Premier ministre. Le secrétaire général de la CSTM a lu une déclaration dont copie a été remise à M. Dabo pour le compte du Premier ministre Modibo Sidibé.
Selon Hammadoun Amion Guindo, la CSTM vient de marcher pour protester contre les nombreux abus dont elle est victime de la part des pouvoirs publics. Le patron de la CSTM a dénoncé des pratiques du chef de l’Etat comme "l’exclusion" qui est, selon lui, une des caractéristiques de sa politique, "la violation des lois, règlements et arrêts de justice", "le détournement de biens pour des intérêts personnels".
Le secrétaire général de la CSTM a de ce point de vue demandé que toute la lumière soit faite sur l’utilisation des recettes spéciales générées par la vente de la Sotelma et de la BIM-SA, soit 220 milliards de F CFA. Que ces recettes soient budgétisées, soumises à l’appréciation des députés et restituées au Trésor public conformément à la loi des finances et qu’elles servent à payer la dette intérieure.
La CSTM demande en outre son implication dans les commissions paritaires, les conseils d’administration, les conseils supérieurs du travail et de la fonction publique.
Abdrahamane Dicko

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TIRAGE AU SORT DES COUPES AFRICAINES
Les adversaires des clubs maliens connus
Le bureau de la commission des compétitions interclubs de la Confédération africaine de football (Caf), s'est réuni mardi au siège de l’institution au Caire. Le tirage au sort de la 14e Ligue des champions et de la 7e Coupe de la Caf a eu lieu.
En Ligue des champions, le champion malien en titre, le Djoliba AC, affrontera Ahly Benghazi (Libye) avec le match aller à Bamako. Le vainqueur de cette opposition rencontrera le vainqueur de la rencontre ASC Linguère du Sénégal-Ashanti Kotoko de Kumasi (Ghana).
Le COB, 2e du dernier championnat national, qualifié pour la Coupe de la Confédération, jouera au 1er tour contre Central Parade de la Sierra Leone. Le vainqueur rencontrera le Primeiro de Agosto d’Angola.
Toujours en Coupe de la Confédération, le second représentant de notre pays et vainqueur du trophée le samedi dernier, le Stade malien de Bamako, exempt du 1er tour devra se défaire du vainqueur du match Usfa (Burkina) et le Séwé-Sport de San Pedro de la Côte d’Ivoire. Et le vainqueur affrontera le Stade malien de Bamako avec le match retour les 2, 3 et 4 avril à Bamako.
Les dates des rencontres sont fixées pour les 12, 13 et 14 février 2010 pour les matchs aller et les 26,27 et 28 février pour les matchs retour.
Rappelons que le Tout-Puissant Mazembe de Lubumbashi et le Stade malien de Bamako sont les lauréats pour l’année 2009.
B. D. S.

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