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2009
Mois de
decembre
Les
Echos du 10 decembre
DE
FAUX DOCUMENTS DANS LE
CONTENTIEUX
ELECTORAL
Mara victime d'une machination en Commune IV
Certains faux documents auraient été introduits au Tribunal administratif
de Bamako pour motiver l’annulation des élections en Commune IV.
Pour la manifestation de la vérité, une enquête indépendante
s’impose.
Jamais élections municipales n’ont suscité autant de suspense
et de tensions en Commune IV du district de Bamako avec un feuilleton judiciaire
qui ne connaîtra pas de sitôt son épilogue.
Après le Tribunal administratif qui, dans son arrêt du 30 juillet
2009, a annulé les élections, c’était au tour de la
Section administrative de la Cour suprême de confirmer, le 26 novembre
dernier, l’annulation des résultats des communales d’avril
2009 en Commune IV du district de Bamako. Le camp Moussa Mara vient d’introduire
auprès de la Cour une autre requête de révision du procès
comme le prévoient les textes. Ce qui, ipso facto, suspend la décision
de la Cour.
Avant que la justice ne se prononce à nouveau sur l’affaire, il
est cependant intéressant de savoir que le Tribunal administratif de Bamako
a été induit en erreur par des plaignants et que la connaissance
de ces faits par le public s’impose.
Certaines requêtes qui ont été introduites auprès
du Tribunal administratif et sur lesquelles il a délibéré sont émaillées
de contrevérités. La plainte disait ceci : "Dans les bureaux
314, 315, et 316 du centre de Lassa, les présidents des 3 bureaux à savoir
: Aboubacar Alassane Bamba, Mohamed Alassane Bamba et Kadiatou Bamba ont empêché des électeurs
de voter pour les candidats de leurs choix…"
Aura intacte
Cette plainte des indépendants ne résiste pas à l'analyse.
Jamais les sieurs et dames cités n’ont été présidents
dans ces bureaux comme le confirment les requêtes. Les présidents
des bureaux 314, 315, 316 avaient pour noms : Yacouba Konaté, Brahima
Coulibaly, Abdoulaye Koïta. Une simple vérification de la part du
Tribunal lui permettait de faire sa religion sur cette accusation.
Le second fait qui mérite d’être connu est relatif à la
plainte introduite par le Rassemblement pour le Mali (RPM) à propos de
la non-inscription du candidat Cheick Tidiane Kéita sur la liste électorale.
Ce qu’il faut savoir, c’est que ce contentieux avait déjà fait
l’objet d’une décision de la Cour d’appel qui avait
validé la liste indépendante Moussa Mara.
La non-inscription de Cheick Tidiane Kéita sur la liste électorale
ne doit donc pas être de nature à invalider la liste Mara et par
conséquent les élections "parce que l’inscription sur
la liste électorale n'est pas de la personne, mais relève de l’Etat".
Or, dans le jugement n°009 du 30 juillet 2009, le tribunal dit recevoir les
requêtes des plaignants : "Qu’une attestation de la DGE certifie
que des recherches quant à l’inscription du candidat Cheick Tidiane
Kéita, né le 23 février 1957 à Ségou domicilié à Hamdallaye
sur la liste électorale, sont demeurées infructueuses ; que son élection
constitue une violation de l’article 62 de la loi électorale" ne
saurait non plus prospérer.
Comme on le voit, Moussa Mara, qui incarne la jeunesse qui monte dérange.
N'entrant pas dans les calculs de ceux qui n'ont d'horizon que 2012, ils se délectent,
croyant l'avoir envoyé six pieds sous terre. Mais c'est sans compter avec
son aura qui finira par les éclabousser.
Amadou Sidibé
Acceuil
AN
15 DE L’UEMOA
Intégration régionale et réduction de la pauvreté en
mire
A l’occasion du 15e anniversaire de l’Union économique et
monétaire ouest africaine (Uémoa), la Commission de l’Uémoa
et le Centre de recherches pour le développement international (CRDI)
organisent un colloque régional à Ouagadougou au Burkina Faso,
sur le thème "intégration régionale et stratégies
de réduction de la pauvreté".
Le colloque de Ouaga, qui s’étend du 8 au 10 décembre 2009,
réunit des décideurs, des chercheurs ainsi que des journalistes
spécialisés des 8 pays de l'Union.
A la cérémonie d’ouverture, Dieudonné Ouédraogo,
directeur de l’Institut supérieur des sciences de la population
(ISSP) de l’Université de Ouagadougou et coordonnateur régional
du Projet régional d'appui aux cadres nationaux de suivi-évaluation
des stratégies de réduction de la pauvreté (PARSEP), a indiqué que
cette rencontre "participera fortement de la montée d’un consensus
vis-à-vis de l’amélioration des politiques publiques dans
la région, notamment en matière du suivi-évaluation de l’intégration
régionale et des stratégies à la réduction de la
pauvreté".
Certes, "intégration régionale et stratégies de réduction
de la pauvreté" est le thème central, mais il se décline
en trois autres sous-thèmes que sont : "convergence économique
et lutte contre la pauvreté" ; "les instruments régionaux
de financement et la lutte contre la pauvreté" et le "processus
d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation
des politiques et programmes dans l’Uémoa".
Le colloque enregistrera au moins 12 communications sur les 33 qui avaient été envoyées à la
commission d’organisation suite à l’appel fait en la matière
en début juin 2009. Notre compatriote, Massa Coulibaly, économètre,
professeur à l’Université de Bamako, animera ce jeudi un
panel sur "Tarif extérieur commun et ciblage des pauvres au Mali".
" Au sortir de cette rencontre, nous attendons comme résultats la
vulgarisation
et l’analyse critique de la contribution des programmes et réformes
de l’Uémoa à la lutte contre la pauvreté ; le renforcement
du dialogue et des échanges entre chercheurs, décideurs et journalistes
en matière de lutte régionale contre la pauvreté et l’amélioration
du traitement de la lutte contre la pauvreté à l’échelle
régionale par les journalistes", a ajouté Dieudonné Ouédraogo.
Jules Savaria, ambassadeur du Canada au Burkina Faso ajoutera que le colloque
devra également réfléchir sur des questions précises
telles que : L’engagement des parties prenantes au processus d’intégration
a-t-il été à la hauteur des défis ? De quelle façon
penser l’avenir de l’Union pour que les populations soient davantage
mises au cœur des politiques régionales ?
" Autant de questions que nous avons souhaité soumettre au monde
de la recherche
et des médias pour qu’ils nous livrent leur vision et nous fassent
profiter de leurs connaissances. Cet exercice, la Commission de l’Uémoa
le conduit en association avec le Centre de recherche pour le développement
international".
" La première raison de cet intérêt réside dans
le caractère
inédit de la démarche pour la Commission de l’Uémoa.
Certes, l’Union a une expérience de collaboration avec les institutions
de recherche, notamment à travers son programme d’appui et de développement
des centres d’excellence régionaux. La seconde raison de l’intérêt
de l’exercice est liée au fait que nous sommes parfaitement conscients
que, pour l’Union, mais aussi pour ses Etats membres, la réussite
de leurs politiques de développement ne sera au rendez-vous que s’ils
deviennent des demandeurs actifs des produits de la recherche. La troisième
raison de cet intérêt tient à la justesse du montage que
nous avons imaginé pour cet exercice. Un montage tripartite, si je puis
dire, qui associe chercheurs, médias et acteurs de l’intégration",
ajoutera Ruiz Duarte Barros, commissaire de l’Uémoa, qui remplaçait
Soumaïla Cissé, en déplacement.
Alexis Kalambry
(envoyé spécial)
Acceuil
SECRETAIRE
D'ETAT ABOU SOW :
" L'O. N. et l'ORS doivent être des pôles de développement"
Dans l'interview ci-dessous, le secrétaire d'Etat auprès du Premier
ministre chargé du Développement intégré de la zone
Office du Niger évoque les missions assignées au Sédizon,
fait la part des choses entre son département et le ministère de
l'Agriculture et démontre en quoi le chef de l'Etat avait raison de créer
cette nouvelle entité à la faveur du réaménagement
d'avril 2009. Entretien.
Les Echos : Depuis quelques mois vous êtes à la tête du secrétariat
d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement
intégré de la zone Office du Niger et de l’Office riz Ségou
(Sédizon), mais peu de gens savent les missions dévolues à ce
département. Pouvez-vous nous évoquer ses attributions et ses domaines
de compétence ?
Abou Sow : A la suite du réaménagement du gouvernement, intervenu
en avril 2009, un poste de secrétariat d’Etat auprès du Premier
ministre chargé du Développement intégré de la zone
Office du Niger et de l’Office riz Ségou a été créé,
dont la responsabilité m’a été confiée. Il
s’agit en fait d’aller au-delà de la vision réductrice
de production du riz pour faire de l’Office du Niger et de l’Office
riz Ségou de véritables pôles de développement économique,
social et culturel.
En vérité, l’équation fondamentale dans ces deux zones,
c’est l’aménagement des terres. Il n’y en a pas suffisamment.
Il y a des dizaines de milliers de demandes qui attendent. Il est évident
que si l’agriculture est une activité principale, elle n’est
pas l’activité exclusive. Et si la production du riz est une activité dominante,
elle est bien loin d’être l’unique activité susceptible
d’être menée dans les deux zones.
A côté, il y a l’élevage, l’agroforesterie, la
pêche, la pisciculture, l’apiculture, l’artisanat, le commerce,
le tourisme du bétail. Toutes ces activités sont celles qui peuvent être
menées dans les deux zones et qui pourraient contribuer à la réduction
de la pauvreté et à l’amélioration des revenus du
monde qui vit dans les deux zones. Donc, nous voulons orienter les deux offices
vers des activités de diversification en vue de réduire la pauvreté et
d’accroître leur chance de progrès et de développement.
Les Echos : Le poste du Sédizon est-ce une sinécure ou une réelle
volonté politique pour le développement de la riziculture dans
notre pays ?
A. S. : C'est une volonté politique. Le président de la République
n’était pas soumis à l'obligation de créer ce poste.
Il l’a créé dans la structure gouvernementale actuelle parce
qu’il a estimé qu’à un moment donné il fallait
donner un coup de pouce, un élan particulier, une dynamique nouvelle et
déterminante à ces deux offices afin qu’ils répondent
aux espoirs qui sont placés en eux dans la réalisation de la politique
nationale en matière de sécurité alimentaire et dans la
réalisation de politique de développement intégré tout
court.
Les Echos : Vous ne craignez pas un conflit de compétence entre le département
de l’Agriculture et le Sédizon que vous dirigez aujourd’hui
?
A. S. : Non ! Ceux qui le disent n’ont absolument rien compris des missions
de l’un et de l’autre. L’Office du Niger est un établissement à caractère
industriel et commercial (Epic) et l’Office riz Ségou un établissement
public à caractère administratif (EPA). Mais tous les deux disposent
de personnalité morale, de l’autonomie financière et de gestion
et qui étaient placés sous la tutelle du ministère de l’Agriculture à un
moment donné.
Aujourd’hui, cette tutelle se déplace. Elle devient une responsabilité du
Sédizon. Ce que le ministère de l’Agriculture faisait d’antan
dans les deux offices, c’est ce que désormais le secrétariat
d’Etat va être appelé à faire avec cette dimension
nouvelle qu’il ne s’agit pas seulement du volet agricole mais du
volet développement intégré c'est-à-dire tous les
aspects de développement stricto sensu.
Les Echos : Mais votre trop grande concentration sur l’agriculture à travers
notamment des visites de champs de riz ne risquera-t-elle pas de reléguer
au second plan les autres secteurs comme l’élevage, la santé,
la pêche… parce que qui parle de développement intégré parle
aussi de ces secteurs ?
A. S. : Pas du tout. La création du secrétariat d’Etat… est
intervenue juste à la veille du démarrage de la campagne agricole.
Vous savez, la campagne commence le 1er avril. Puisque l’autosuffisance
alimentaire, la sécurité alimentaire, la souveraineté alimentaire
demeurent les préoccupations essentielles aujourd’hui de l’Etat,
alors il fallait orienter les efforts vers ces secteurs. Toutefois, cela ne veut
pas dire que nous croisons les bras et que nous reléguons les autres secteurs à l’attente.
Au moment où nous sommes en train de porter certains efforts vers l’agriculture,
au même moment, nous réfléchissons sur les modalités à mettre
en œuvre pour parvenir à un élevage performant dans la zone.
Nous le ferons avec le département en charge de ce secteur. Nous pensons à mettre
en place les petites unités de transformation de produits maraîchers.
Nous allons le faire en rapport avec le ministère chargé du Commerce
et de l’Industrie qui est compétent en la matière. De même,
nous réfléchissons à une meilleure réorganisation
des associations des femmes et des producteurs maraîchers. C’est
pour vous dire que c’est une gamme de réflexions qui est engagée
dans tous les secteurs. Comme on le dit, l’on ne voit pas l’herbe
croître seulement l’on sent qu’elle pousse. C’est la
même chose.
Les Echos : Ce n’est pas que du riz qui est cultivé à l’Office
riz Ségou et à l’Office du Niger. Le Sédizon dispose-t-il à ce
jour d’un plan de développement pour les autres spéculations
?
A. S. : Un plan de développement oui. Il faudrait interroger le statut
juridique de ces deux. Comme je l’ai dit un peu plus haut, l’Office
du Niger est un Epic et l’Office riz Ségou un EPA. Les deux ont
cette particularité d’être dotés de la personnalité morale
et de l’autonomie financière et de gestion. Par conséquent,
ils ont une relative autonomie par rapport à leurs missions.
Cependant, celles-ci sont soumises à des évaluations périodiques.
Et cette évaluation, nous la ferons désormais. Nous pouvons intervenir
pour corriger et imposer les nouvelles visions de l’Etat. Par delà l’Initiative
riz, nous voulons aujourd’hui amener le secrétariat d’Etat à définir
des axes principaux d’intervention. Il s’agira d’abord pour
nous de contribuer à l’augmentation des superficies dans les deux
Offices.
Pour l’Office riz Ségou, il s’agit de procéder à la
mise en œuvre d’une politique de reconversion parce que dans cette
zone, nous sommes encore en submersion contrôlée. Il faudrait s’orienter
vers la maîtrise totale d’eau tout comme le système qui est
appliqué actuellement à l’Office du Niger.
Nous sommes en contact permanent avec des partenaires et courant janvier, nous
allons organiser une rencontre importante pour fixer de façon significative
les promesses de financement et les financements acquis ou pouvant être
acquis pour financer des opérations d’augmentation de superficies,
d’entretenir les canaux, de réhabiliter des superficies dégradées
par suite de plusieurs facteurs. Ensuite, d’identifier des axes nouveaux à développer à côté de
l’agriculture pour pouvoir installer le plus grand nombre d’exploitants.
Les Echos : De votre nomination à ce jour, vous avez effectué plusieurs
sorties sur le terrain dans les deux Offices, comment se présentent les
perspectives de récolte ?
A. S. : De façon très satisfaisante. Nous avons procédé déjà aux
récoltes dans la zone de l’Office du Niger. Partout, nous avons
atteint des rendements de loin supérieurs à ceux jusqu’ici
enregistrés. A l’Office riz Ségou, vous avez constaté avec
nous que les champs sont en maturité et attendent d’être récoltés.
Partout, les paysans auxquels nous avions posé des questions, nous ont
affirmé le nombre de sacs qu’ils pourraient atteindre. Tous sont
unanimes à quelques exceptions près pour nous dire que la récolte
cette année sera plus importante que celle des années précédentes.
Cela voudrait dire tout simplement que nous avons bon espoir que nous serons
au rendez-vous des meilleures récoltes. D’ailleurs, les producteurs
nous disent que c’est la meilleure campagne de récolte depuis 1982.
Les Echos : Autant dire que la saison II de l’Initiative riz sera une réussite
?
A. S. : Elle l’est déjà. L’Initiative riz a été reconduite
cette année en subventionnant encore l’engrais, c’est pour
que la production augmente et que les rendements soient améliorés.
Et nous avons réalisé les deux facteurs ; à savoir : l'augmentation
de la production et l'amélioration des rendements sur les parcelles.
Les Echos : Qu’en est-il des investisseurs nationaux ou étrangers
qui se bousculent à la porte notamment à l’Office du Niger
pour avoir des superficies cultivables ?
A. S. : Depuis quelques années, nous avons enregistré quelques
investisseurs. Mais la procédure est longue. L’investisseur produit
une demande qui est examinée et par la suite une zone lui est indiquée.
La deuxième étape, c’est qu’on signe une lettre d’intention à son
profit et le bénéficiaire doit se préparer à la mise
en œuvre de la parcelle.
Pour cela, il fait conduire des études d’impact social et environnemental
qui sont assorties de nombreuses conditions et qu’il doit remplir les unes
après les autres. Si au terme de l’étude, toutes les conditions
qui sont énoncées dans le document sont respectées, il est
procédé à la signature d’une convention puis d’un
bail emphytéotique. Pour le moment, ces différents paliers n’ont
pas été franchis par la presque totalité des requérants
qui sont venus nous saisir.
L’on spécule en disant que nous sommes en train de vendre des terres.
Aucune terre n’a été vendue. L’on ne vend pas de terre
et l’on n’en vendra pas. C’est un bail. Et un bail en droit
est un contrat pour une durée bien déterminée. Le bail emphytéotique
ailleurs porte sur 99 ans mais à l’Office du Niger, le bail emphytéotique
porte sur 50 ans. Et le bail ordinaire sur 30 ans. Présentement, nous
préparons les conditions pour permettre à ceux qui ont rempli les
conditions d’investir.
Les Echos : Le jeudi 3 décembre 2009, vous avez procédé à Sogobia
en compagnie du DG de l’Office riz Ségou au lancement officiel des
opérations de recensement des riziculteurs. Quel est selon vous son but
exact ?
A. S. : Il s’agit d’abord de rompre avec la navigation à vue.
Quand vous avez sous votre responsabilité une zone géographique,
vous devez connaître sa configuration réelle, ses contours réels,
son compartimentage, le nombre de personnes installées et les possibilités
qui existent pour installer d’autres. Tout au long de cette opération,
nous allons créer des conditions pour établir un lien affectif
et juridique entre la parcelle et son exploitant.
Loin de nous toute idée ou toute intention de vouloir menacer les occupants.
Au contraire. L’opération a à la fois un intérêt
statistique, économique et un intérêt de sécurisation
et des exploitants et des sols.
Les Echos : Quelles pourraient être véritablement les implications
de ce recensement sur la gestion des parcelles désormais à l’Office
riz Ségou ?
A. S. : C’est l’introduction des éléments de la bonne
gouvernance dans la gestion au quotidien de l’entreprise agricole. L’Office
riz Ségou demeure avant tout une entreprise agricole. Nous avons besoin
de savoir la superficie réelle. Nous sommes dans les phases de l’Initiative
riz, si nous devons évaluer les quantités d’engrais dont
nous avons besoin, les matériels agricoles qu’il faut acquérir,
il faudrait connaître tout naturellement le nombre de paysans, les superficies
réelles sur lesquelles les engrais seront répandus et sur lesquelles
ces matériels vont être utilisés.
Les Echos : Pour mettre en musique les nombreuses reformes et politiques annoncées,
il faut nécessairement des moyens. Vous les avez vraiment ?
A. S. : Vous savez, il ne faut jamais attendre les moyens. Il faut les créer,
il faut les chercher.
Propos recueillis par
Mohamed Daou
Acceuil
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