Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer
 

 

 

2009

Mois de decembre

Les Echos du 09 decembre

 

Edito
Engagement ou populisme ?
L’idée d’organiser des Etats généraux du foncier au Mali pour mettre un terme aux nombreux conflits qu’il génère n’est pas une mauvaise chose en soi. Le Mali a été et demeure un pays où les problèmes, de quelque nature qu’ils soient, trouvent leur solution dans le dialogue.
A cet égard, les Etats généraux offrent l’occasion de palabres constructives. Mais encore faudrait-il que l’Etat et les autorités en particulier jouent leur rôle et exercent leur plein pouvoir.
Or, dans le domaine foncier, il est loisible de constater que c’est tout le contraire qui se passe. Le doute est permis que les autorités, en l’occurrence le président de la République, ne prennent pas toutes leurs responsabilités dans l’application rigoureuse des résolutions qui découleront des Etats généraux.
Car, les grands propriétaires terriens, ceux qui spolient les pauvres populations de leurs parcelles, qui s’enrichissent illicitement sur le dos de l’Etat et des populations par la vente illicite d'espaces verts et par la spéculation foncière en tout genre, sont les tenants du pouvoir et de soi-disant opérateurs économiques qui se réclament d'eux.
Par son discours à l'ouverture du forum lundi au CICB (dont vous pouvez lire l'intégralité ci-contre), le président de la République a laissé entrevoir clairement qu’il est au parfum (certains diront même qu'il est un complice) de tout ce qui se fait de répréhensible dans le foncier. Mais, il n'empêche : ATT a tiré le vin. Et il va falloir qu'il le boive jusqu’à la lie pour demeurer crédible aux yeux de l’opinion publique.
On attend dès lors le rétablissement dans leurs droits des populations spoliées de leurs terres, une sanction sans appel de ceux qui dilapident le domaine privé immobilier de l’Etat et des collectivités locales.
Le président de la République est-il vraiment décidé à nettoyer cette écurie d'Augias dans laquelle pataugent ministres, gouverneurs, préfets, sous-préfets pour la plupart essentiels dans son système et des élus locaux fortement amarrés aux appareils de partis politiques de premier plan ?
C'est ce qu'attend de lui le peuple fatigué des agissements de la mafia, mais qui refuse de se faire des châteaux en Espagne parce qu'il n'aura entendu qu'un énième discours populiste… de mauvais aloi.
L'histoire nous édifiera.

Acceuil


NATION
Etats généraux du foncier
Discours intégral du président de la République Amadou Toumani Touré à l'ouverture des Etats généraux du foncier le 7 décembre 2009 au Centre international des conférences de Bamako.
Monsieur le Premier ministre ;
Honorable président de l'Assemblée nationale ;
Madame la ministre du Logement, des Affaires foncières et de l'Urbanisme ;
Mesdames, messieurs les ministres ;
Mesdames, messieurs les présidents des institutions de la République ;
Honorables députés ;
Son Excellence Monsieur le doyen du Corps diplomatique ;
Excellences mesdames, messieurs les ambassadeurs ;
Madame la Coordinatrice du Système des Nations unies ;
Mesdames, messieurs les représentants des organisations africaines et internationales ;
Monsieur le gouverneur du district de Bamako ;
Messieurs les gouverneurs des régions ;
Messieurs les présidents des assemblées régionales ;
Monsieur le maire du district de Bamako ;
Madame, messieurs les préfets ;
Monsieur le maire de la Commune III du district de Bamako ;
Messieurs les présidents des coopératives d'habitat du Mali ;
Messieurs les présidents des associations des promoteurs immobiliers du Mali ;
Honorables hôtes ;
Mesdames, messieurs,
Le Code domanial et foncier, de l'avis de plusieurs spécialistes est un bon texte qui reflète a quelques nuances prés les politiques foncières appliquées, dans nombre de pays. Il prend en compte, l'essentiel des préoccupations des acteurs de la gestion foncière dans le contexte de la décentralisation et de la dévolution des biens que la Loi confère aux collectivités territoriales.
II s'agit, entre autres, de l'instauration du cadastre, de la fixation des conditions et procédures d'immatriculation, d'acquisition et d'expropriation et enfin de la reconnaissance des droits coutumiers fonciers. Toutefois, l'application que les décideurs politiques et administratifs font du Code et des différents textes et schémas directeurs d'aménagement régissant le foncier et l'immobilier se traduit par :
• Une véritable dilapidation du domaine privé immobilier de l'Etat et des collectivités locales,
• L'enrichissement illicite des autorités consécutives,
• L'insécurité foncière et immobilière,
• Les conflits fonciers,
• et l'injustice.
Mes chers compatriotes,
Honorables invités ;
Mesdames, messieurs,
C'est dire, que ce ne sont pas les textes qui sont sources de conflits, mais plutôt la volonté de certains individus de tirer profit des avantages, que leur procurent leurs fonctions dans le circuit de décision de la gestion foncière, qui est à la base de tous les maux, qui minent notre système foncier et à terme les repères mêmes de notre société qui, faut-il le rappeler, est fondamentalement agropastorale.
La gestion foncière au demeurant ne peut être une finalité en soi. La terre doit être un instrument au service du développement de l'ensemble du pays et non un moyen d'enrichissement illicite pour quelques individus privilégiés, nous devons avoir une vision stratégique à long terme pour notre pays,
- Quelle sera la configuration de nos villes, villages, fractions et communes dans les décennies à venir ?
- Quel projet d'aménagement global du territoire prévoyons-nous pour notre pays dans les vingt, trente ans à venir ?
Il est évident, que ces questions ne constituent pas la préoccupation de la majorité des décideurs de la filière foncière et immobilière confrontée à plusieurs dérives, dont je me fais le devoir de vous entretenir brièvement et qui portent respectivement sur :
- La dilapidation du domaine privé et immobilier de l'Etat ;
- La spéculation foncière effrénée des autorités concédantes et l'appauvrissement subséquent de leurs communes ;
- La violation des schémas d'aménagement et d'urbanisme ;
- La multiplicité des autorités concédantes ;
- Les conflits entre droit positif et droit coutumier.
Mesdames, messieurs,
La dilapidation du domaine privé immobilier de l'Etat et des communes revêt des formes inquiétantes, en particulier dans les communes et le cercle de Kati, le district de Bamako, à travers l'attribution des concessions rurales,
En effet, dans les communes rurales du cercle de Kati (communes rurales du Mandé, N'Gabacoro-Droit, Kalabancoro...) et dans un rayon de 50 km, autour du district de Bamako, les autorités concédantes chefs coutumiers, maires, sous-préfets, préfets et gouverneurs ont attribué toutes les terres sous forme de concessions rurales de 2,5 à 10 ha le plus souvent transformées en titres fonciers, sans une mise en valeur préalable comme l'indique le cahier de charges des concessions rurales.
En effet, le titre définitif de propriété ne peut être créé au profit du bénéficiaire que s'il a réalisé des investissements prévus pour l'activité projetée, les directions nationales et régionales de l'urbanisme et de l'habitat qui doivent veiller au contrôle effectif de la mise en œuvre du projet assurent pratiquement très peu leur mission, En outre, les propriétaires de ces concessions rurales procèdent à leur morcellement sous forme de lots à usage d'habitation sans changement formel de vocation,
Ainsi, la concession rurale se transforme en concession urbaine avec titre foncier et ce, avec la complicité des services de l'urbanisme et des domaines.
Honorables invités, mesdames, messieurs
La Stratégie nationale de logement (SNL) élaborée en 1995 avait prévu des mesures d'accompagnement telles que "Opération sauvons notre quartier" dans le but de réhabiliter les quartiers spontanés et recaser les populations déguerpies dans des "zones de recasement" sommairement viabilisées. Cette politique qui devait être exceptionnelle est pratiquement devenue la règle, car des zones de recasement fleurissent dans nos villes au profit de plus nantis.
II suffit pour s'en convaincre de sillonner les zones de recasement dans certaines communes, avec des immeubles dont il y a tout lieu de croire qu'ils n'appartiennent pas aux populations déguerpies de quartiers spontanés. Le constat est que les municipalités et leurs autorités de tutelle ne cherchent des zones de recasement très souvent, que dans le but de se livrer à une spéculation foncière, en intéressant au maximum toute la chaîne de décision, de contrôle et de répression en gratifiant les uns et les autres de parcelles selon leur rang.
La tricherie commence dès les enquêtes de ménage à l'issue desquelles les chiffres sont artificiellement gonflés de 1 à 3, voire à 10 afin que le surplus profite à toute la chaîne. Toujours dans le même ordre d'idées, certains opérateurs ou même de simples particuliers en accointance avec les fonctionnaires des services de domaines se sont du jour au lendemain érigés en promoteurs immobiliers et ont acquis beaucoup de parcelles en vue de réaliser des programmes immobiliers.
Au regard de certains avantages conférés par la Loi n°99-040 du 10 août 1999, sur la promotion immobilière, notamment la gratuité ou la réduction du prix de cession des parcelles (…) une parcelle achetée dans les environs de Bamako à 80 F CFA le m2 peut être revendue sans aucun aménagement à 15 000 F CFA le m2, alimentant ainsi la spéculation foncière.
Mesdames, messieurs,
L'Etat ne saurait croiser les bras en assistant à ces dérives. Aussi des réponses appropriées doivent être dans les meilleurs délais apportées à ces situations. S'agissant des concessions rurales, il convient de mettre en œuvre des conventions de gestion entre les différents acteurs (Etat, Commune, village) afin de sauvegarder les zones de culture, au profit des populations des terroirs et faire en sorte que les titres de propriété ne soient délivrés qu'après un investissement réel sur la concession. En outre tout changement de vocation de concession rurale en concession urbaine doit être proscrit, sauf pour des motifs liés à l'utilité publique. En ce qui concerne l'aménagement et la réhabilitation des quartiers spontanés et des zones de recasement, il faut casser le cercle vicieux et mettre en place une Agence nationale d'aménagement foncier (Anaf) qui aura pour mission :
- de recenser toutes les terres à immatriculer au nom de l'Etat et des communes ;
- de rechercher le financement pour l'aménagement de ces terres ;
- d'aménager lesdites terres en vue de les attribuer aux bénéficiaires (communes, Etat, promoteurs immobiliers),
Il reste entendu que le financement pourrait prendre en compte toutes sortes de zones à aménager (zones industrielles, zones d'habitation, équipements collectifs). L'Anaf sera une Agence paritaire (Etat, communes, promoteurs immobiliers, ordres professionnels et associations représentant les populations) et sera dotée d'un fonds d'aménagement foncier.
Honorables invités ;
Mesdames, messieurs,
La spéculation foncière effrénée à laquelle se livrent certains de nos élus locaux vise en réalité non pas à satisfaire des besoins de recasement des populations nécessiteuses, mais plutôt pour s'enrichir à tout prix. Pour reprendre la formule d'un auteur : il s'agit d'une véritable expropriation pour cause "d'utilité privée".
Prenons, à titre d'illustration, un exemple précis : dans une commune, avec le recasement des populations déguerpies, suivant l'enquête ménage, 1875 familles devaient être recasées. En arrondissant les chiffres à 2000 familles et selon les calculs de spécialistes, la surface nécessaire serait de 60 hectares. Au total 200 hectares ont été retenus pour des parcelles de 200 m2.
Les élus communaux à l'issue de cette opération disposeront au total de 140 hectares, soit 4667 parcelles dont le montant de la vente ne passera pas par les caisses de la Commune. C'est dire qu'une telle opération est conduite au détriment de véritables actions de développement communal, telles que la construction de centres de santé, d'écoles, l'aménagement des voies de circulation, etc.
Un autre cas qui continue à susciter des polémiques dans le district de Bamako est l'opération de retrait de Parcelles, qui a touché indistinctement, plusieurs couches de la population, y compris les plus démunies. Cette opération doit être analysée afin de proposer des recommandations pour qu'a l'avenir, il soit tenu compte à la fois des critères administratifs et humains.
Mes chers compatriotes,
Les schémas directeurs d'aménagement et d'urbanisme (SDAU) et les projets d'urbanisation sectorielle sont des documents approuvés en conseil des ministres avant leur mise en œuvre. Force est cependant de constater qu'en violation des règles réglementaires de parallélisme des formes, les autorités communales, en complicité avec les autorités de tutelle, changent de manière unilatérale la vocation de ces zones.
C'est ainsi que des parcelles sont délivrées à des tiers sur des espaces destinés à des équipements collectifs, (la fameuse controverse des espaces verts transformés en espaces pour logement ou service, toujours avec les mêmes bénéficiaires). Je vous invite à analyser une proposition de mise en place d'un Observatoire national du foncier et de l'immobilier, qui aura pour mandat, de recenser toutes les pratiques malsaines, afin d'y remédier par des propositions concrètes de solutions. II est impératif pour l'Etat, de rentrer dans une logique de sanction des responsables Politico-administratifs qui se livrent à ces pratiques. Chacun, quel que soit son niveau de responsabilité, doit être astreint au respect strict des textes en vigueur, ainsi que des principes d'éthique et de déontologie.
Mesdames, messieurs,
Nous devons changer de stratégie pour que nos villes, grandes et petites et même nos villages aient des cachets urbanistiques harmonieux et prospectifs, loin de leur image actuelle de "gros villages". Une des missions de l'Observatoire sera de veiller à la bonne application des règles d'urbanisme, en matière de lotissement. II est impératif de respecter la règle primordiale des lotissements, à savoir la viabilisation préalable (regarder certains grands quartiers de Bamako).
Il doit être strictement interdit aux maires, sous-préfets, préfets, gouverneurs, aménageurs privés de vendre un m2 de terrain, même dans les zones de recasement, s'ils n'ont pas fait au préalable la viabilisation, pour que nous puissions enfin sortir de la logique des quartiers lotis qui demeurent des quartiers spontanés. La création de l'Anaf doit nous aider dans ce sens.
Honorables invités ;
Mesdames, messieurs,
Le Code domanial et foncier a introduit une stratification des pouvoirs de décision concernant la cession du domaine immobilier privé de l'Etat qui va des détenteurs des droits coutumiers aux maires, sous-préfets, préfets, gouverneurs, directeur national et directeurs régionaux des domaines. Les dossiers de cession de parcelles faisant l'objet d'une décision du conseil des ministres sont plutôt rares.
Ce qui est fortement déplorable, c'est que dans une seule zone, l'autorité concédante, peut attribuer plusieurs parcelles contiguës dépassant en réalité, les limites de ses prérogatives de 2,5 ha pour les sous-préfets, 5 ha pour les préfets, 10 ha pour les gouverneurs (il y a lieu de ramener ces surfaces à des proportions raisonnables), ceci aboutit à des lotissements anarchiques dont la solution de réhabilitation coûtera très cher à la collectivité et ne donnera en aucun cas, une solution urbanistique satisfaisante.
Un autre facteur aggravant de l'insécurité foncière réside dans la multiplicité des services techniques, dont les compétences se chevauchent : Cartographie polyvalente (Carpol), Institut géographique du Mali (IGM), direction régionale de l'urbanisme et de l'habitat (DRUH). Dans le district de Bamako et le cercle de Kati, on assiste à une véritable concurrence entre ces services, et en définitive, les citoyens se retrouvent avec des titres fonciers qui se superposent. Une diminution des centres de décision est souhaitable par un fusionnement des services et l'élaboration d'un cadastre, afin de connaître avec exactitude les données précisées de tous les terrains.
Mesdames, messieurs,
Le dernier goulot d'étranglement en matière foncière est l'insécurité juridique, qui se situe à plusieurs niveaux. Il est vrai que le Code domanial et foncier a clairement établi que toutes les terres appartiennent à l'Etat qui, après immatriculation, peut les céder à qui de droit. Mais paradoxalement, le Code reconnaît le droit coutumier foncier, sans en définir ni la nature juridique, ni les prérogatives des chefs coutumiers et sans tenir compte de la dimension ethnologique de la notion.
La dévolution coutumière des terres est-elle la même dans le Khasso que dans le Macina ? Certainement pas. Vouloir uniformiser tous ces droits coutumiers spécifiques est une démarche qui porte, en son sein, les germes de tensions et de conflits juridiques inextricables. Les procédures judiciaires peuvent ainsi s'enliser pendant plusieurs années (ou inversement la résurrection de dossiers fonciers, vieux de plusieurs décennies, courant à l'intérieur du pays une insécurité foncière, dont la procédure en justice ne finit pas).
Honorables invités
Mesdames, messieurs,
Je ne saurais terminer, sans rappeler cette aberration (je cherche mes mots). En effet, certains prétendus opérateurs économiques (ils ne le sont que de nom), sont confortablement installés dans la spéculation foncière ; bénéficiant à tous les niveaux de complicités généreuses, mais non gratuites et très bien récompensées ; cela auprès de certains agents des services spécialisés et certains agents de la justice.
On dirait que ces agents ont "leurs opérateurs" et que simplement de ces "opérateurs" ont "leurs agents". Aussi, j'instruis au gouvernement, de mettre en place dans un bref délai, une équipe plurielle pour le recensement et la publication de tous les domaines fonciers de l'Etat (réserves foncières, logements et services) et cela sur l'ensemble du territoire national et à l'étranger. Les conclusions devront me parvenir au plus tard le 30 juin 2010.
Mes chers compatriotes ;
Honorables invités ;
Mesdames, messieurs,
J'ose espérer, qu'au sortir de ce forum, nous disposerons de conclusions et de recommandations pertinentes, qui répondront à nos difficultés actuelles de gestion de notre foncier.
C'est sur cette note d'espoir que je déclare "ouvertes les Assises nationales sur les Etats généraux du foncier"!
Je vous remercie de votre aimable attention.

[haut]

Acceuil


LES MINISTRES N'DIAYE BAH ET EL MOCTAR
" Il y a plus de sécurité au Nord-Mali qu'à Paris"
Lundi, les ministres de l’Artisanat et du Tourisme (Ndiaye Bah) et de la Culture (Mohamed El Moctar) ont rencontré les notabilités, les députés et d'autres personnalités influentes des communautés du Nord-Mali. Objectif : trouver les voies et moyens pour mettre un terme au banditisme résiduel qui sévit au nord du Mali.
Le tourisme draine chaque année des milliers de visiteurs au nord du Mali avec 30 000 touristes, selon le ministre Ndiaye Bah, et des retombées économiques chiffrées à plus de 6 milliards de F CFA. Cette année, avec l’organisation de plusieurs festivals (Eductour, les festivals de Tessalit, d’Essouk, d’Essakane et de Tin Akouer), en fin décembre et début janvier 2010, les populations des régions espéraient faire bonnes affaires.
Mais après des pays occidentaux eurent conseillé à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans ces régions du Nord, suite à l’enlèvement le 25 novembre 2009 de Peter Camate, un Français, par des bandits à Ménaka. L’organisation des festivals se trouve compromise.
Pour les ministres, la décision des pays occidentaux en particulier de la France est une action qui vise à compromettre le tourisme au nord du Mali et en particulier le développement de cette partie du pays. "Il y a plus de sécurité à Kidal qu’à Paris. Il s’agit d’une campagne de désinformation bien préparée et menée par la France contre le Mali", ont avoué les deux membres du gouvernement.
" Pourquoi ne conseillent-ils pas à leurs ressortissants de ne pas aller au Kenya (1er pays touristique de l’Afrique) où il y a plus de banditisme qu’au Mali ?" s’est insurgé Ndiaye Bah. Pour les ministres tout comme les communautés du Nord, l’enlèvement de Peter ne justifie pas cette campagne de dénigrement du Mali et le constat est fait qu’à l’approche des festivals, la France a toujours de quoi démobiliser les touristes, a noté une promotrice de festival.
Selon les ministres, les festivals sont maintenus et toutes les dispositions sécuritaires seront prises pour qu’ils se déroulent bien. Ils ont assuré les promoteurs du soutien de leurs deux départements.
Les communautés vivant au nord ont fait leur autocritique. Comme bon nombre de personnes, elles sont persuadées que les auteurs du banditisme ont leurs complices au sein de la population qu’il va falloir maintenant démasquer. Les communautés n’excluent pas de rencontrer le Groupe salafiste (AQMI) afin de lui demander de quitter le territoire malien.
Denis Koné

[haut]

Acceuil


ECHOS DES REGIONS
KENIEBA ET BOUGOUNI
Une étude sur le travail des enfants dans les mines
En vue de consolider les acquis d’Ipec et mieux comprendre l’exploitation des enfants par le travail au Mali, le BIT et ses partenaires ont mené une étude sur le travail des enfants et ses pires formes dans le secteur des mines et carrières. L’atelier de validation et de restitution de l’étude a eu lieu mardi.
L’étude du Bureau international de travail (BIT) sur le travail des enfants dans les mines et carrières a concerné trois pays de la sous-région : Burkina Faso, Togo, Mali. Dans notre pays, l’étude s’est focalisée dans deux régions notamment deux cercles emblématiques de ce phénomène. Il s’agit de Kéniéba (Kayes) et de Bougouni (Sikasso).
" L'étude sur les questions du genre, le travail des enfants et les pires formes de travail des enfants dans les mines et carrières, le cas de Kéniéba et Bougouni", validée le 8 décembre, est une contribution dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants dans notre pays.
Aux dires de Michel Grégoire, conseiller technique principal du Projet d’appui à la préparation d’un programme assorti de délais pour l’élimination des pires formes de travail des enfants au Mali (TBT-Mali), cette initiative vient en appui aux efforts déjà consentis par son projet.
" Ce qui retiendra notre attention dans les premiers résultats de cette étude, c’est la nécessité de prendre à la racine le problème de l’utilisation répandue et de nature dégradante de petites filles et de petits garçons dans les travaux dangereux, en intégrant l’élimination du travail des enfants dans le cadre de la Stratégie de réduction de la pauvreté", a dit M. Grégoire.
Le directeur national du travail a promis que son département prendra acte des recommandations de l’étude.
Sidiki Doumbia

SIKASSO
Les journées nationales de la qualité
Le coup d'envoi de la 7e édition des journées nationales de la qualité a été donné le lundi 7 décembre à Sikasso. Cette édition décentralisée dans les régions est, pour l'Association malienne pour la qualité (Amaq), l'occasion d'inciter les entreprises maliennes à faire plus dans la qualité des produits et services dans la perspective de la mondialisation.
Le choix de Sikasso pour abriter les 7es journées nationales de la qualité n’est pas fortuit, car la 3e région est à potentialité économique influente de par son produit stratégique qu’est le coton. L’établissement d'une culture de la qualité au sein des entreprises maliennes est aujourd'hui le premier objectif de ces journées de la qualité.
En effet, le contexte économique actuel, marqué par la globalisation, entraîne une concurrence farouche sur les marchés mondiaux et sous-régionaux. Créée en août 1997, sous l'égide du ministère en charge de l'Industrie et du Commerce, l'Amaq a été conçue comme une réponse adaptée aux exigences commerciales du contexte régional et international en pleine mutation.
L’Amaq entend préparer nos entreprises à ce combat. Selon son président, Modibo Babo, "le temps est révolu et il faut comprendre que l'accès aux marchés internationaux dépend de la qualité des produits et des services. Ainsi, il ne s'agit pas de produire plus, mais de produire en qualité. L'Amaq ambitionne de créer une culture de la qualité au sein de la population et d'asseoir un réflexe d'exigence de qualité chez les consommateurs".
Cette vision est partagée par le directeur de cabinet du gouverneur de Sikasso, Seydou T. Camara, qui a présidé la cérémonie de lancement de la journée. Pour lui, "la journée se tient dans un contexte économique particulier marqué par une concurrence rude". Pour gagner le pari de la globalisation, nos entreprises devront améliorer la qualité de leurs produits et services et le gouvernement soutiendra toute initiative allant dans ce sens, a-t-il ajouté.
Le coton au centre des débats
Le coton a occupé une place de choix au lancement. Pour Mme Nanténè Coulibaly, chef service qualité à la CMDT, "suite à l’installation de la crise de la filière cotonnière, que l’on croyait conjoncturelle, transitoire, en une crise structurelle voulue, la société cotonnière malienne a compris que seule une stratégie d’amélioration soutenue de la qualité de son coton fibre sur le marché international la sauverait d’une disparition certaine".
La situation actuelle de la mondialisation des échanges économiques place la satisfaction du client au rang de premier critère de choix des biens et services de telle sorte que le système traditionnel produise la qualité adoptée par la CMDT s’est avéré insuffisant.
Diakaridia Ouattara de la coopérative de Fanidiama dans le cercle de Kadiolo a affirmé que "la qualité du coton dépend en grande partie du conditionnement après la récolte et dans ce sens sa coopérative a réalisé un bon record sur les 658 hectares cultivés pour plus de 800 tonnes de coton premier choix". Il a invité les cotonculteurs à l’excellence pour sauver l’économie malienne.
Assurer un niveau satisfaisant de qualité générique aux populations de notre pays est aujourd'hui devenu une exigence qui relève d'un droit que notre Etat doit garantir. La protection de la santé publique est centrale dans l'action administrative et la sécurité sanitaire et nutritionnelle des aliments en est une des composantes essentielles. Elle implique une action conjointe des ministères chargés de l'Agriculture, de la Santé et des associations de consommateurs.
A ce propos, le représentant des consommateurs, Modibo Kaba Diakité, a précisé que "seule une approche globale qualifiée du champ à l'assiette, qui s'exerce depuis le stade de la production jusqu'à celui de la vente au consommateur en passant par toutes les étapes de l'élaboration des denrées alimentaires, permet d'embrasser tous les aspects de la sécurité sanitaire des aliments. Cette démarche s'appuie en particulier sur la connaissance des risques, sur les contrôles effectués à tous les stades de la filière et sur l'information du public".
B. Y. Cissé
(correspondant régional)

[haut]

Acceuil


ACCIDENTS DE CIRCULATION
Plus d'un million de morts par an
Plus d’un million de morts, plus de 50 millions de blessés dont la quasi-totalité dans des situations graves : c’est le décompte macabre qui est fait des accidents de circulation par an à travers le monde. La "Décennie de lutte contre l'insécurité routière" (2010-2020) est décrétée.
Le caractère effroyable des accidents de circulation n’est plus à démontrer. Drame silencieux, les accidents de route, qui constituent actuellement la 9e cause de décès dans le monde, sera la 5e d’ici à 2030 si rien n’est fait.
La problématique a mobilisé, du 19 au 20 novembre 2009, les ministres, chefs de délégation, représentants d’organisations internationales, régionales et sous-régionales et non gouvernementales et d’organismes privés à Moscou (Russie). C’était à la faveur de la 1re Conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière, une rencontre à laquelle le ministre de l’Equipement et des Transports a pris part.
C’est pour donner des éclairages sur la rencontre, ses enjeux, les décisions et les recommandations qui en ont résulté que le département en charge des Transports a organisé hier à l’Institut de formation en transport et en équipement une conférence de restitution.
Mali : 659 tués
Parlant de la gravité de la situation au plan mondial, le ministre Hamed Diané Séméga dira que les chiffres sont parlants. Le décompte macabre fait ressortir que plus de 1,3 million de personnes trouvent la mort par an à travers le monde des suites d’accidents de circulation. Le nombre de blessés se chiffre à plus de 50 millions dont la quasi-totalité se trouve dans des situations critiques. Plus de 90 % des victimes sont des pays à faible revenu et moyen.
Au Mali, pour la seule année 2007, les accidents de circulation ont fait 10 731 victimes dont 659 tués. La situation commande un changement des habitudes et le respect des règles élémentaires du code de la route.
La conviction du ministre est que la tendance doit être inversée pour éviter des désastres humains. Et comme le risque zéro n’existe pas, Hamed Diané Séméga a insisté sur le fait que chacun de nous "se transforme en un véritable acteur de lutte contre l’insécurité routière".
Le forum de Moscou au-delà des échanges sur les bonnes pratiques et de proposition d’un certain nombre d’actions, les années 2010-2020, "Décennie de lutte contre l’insécurité routière".
Mohamed Daou

[haut]

Acceuil


 

ENLEVEMENT D’UN FRANÇAIS AU NORD
La JMDP désapprouve la France
La Jeunesse malienne pour le développement et le progrès (JMDP) a condamné lundi le tapage médiatique que la France orchestre depuis un moment à l’encontre de notre pays après l’enlèvement de l'un de ses expatriés au nord.
Conformément à ses objectifs de contribution à l’épanouissement de la jeunesse malienne et à la lutte contre toutes formes de violences au sein de cette jeunesse, la JMDP a fait part de sa désapprobation de la situation de confusion entretenue par des organes de presse française.
L’association a déploré que la France est en train d'hypothéquer le développement socio-économique et politique des régions du Nord, en créant un état de psychose et de découragement des bailleurs de fonds et organisations de la société civile.
" La JMDP demande aux autorités françaises de cesser, à travers leurs médias, tout comportement alarmiste visant à compromettre dangereusement l’accalmie constatée au Nord-Mali. Une accalmie chèrement acquise par les dignes fils du pays", a dit Aboubacar Bany Zan, le président de la JMDP.
Le représentant du Conseil national de la jeunesse ajoutera que "nous ne sommes pas d’accord que notre pays soit sali parce que tout simplement un citoyen français a été enlevé".
Créée en 2001 par des jeunes diplômés sans emploi, la JMDP vise à sensibiliser la jeunesse malienne sur les problèmes de l’heure et à contribuer à son épanouissement.
Sidiki Doumbia

[haut]

Acceuil


 
CAN/ORANGE ANGOLA-2010
L’ORTM face aux droits TV d’un milliard de F CFA
La chaîne audiovisuelle, LC2, détentrice des droits de retransmission dans l'espace francophone ouest-africain, a fixé le montant de la retransmission de la Can/Orange Angola-2010 et autres compétitions Caf. Contrairement à 2008 où LC2 avait mis la barre à 549 millions de F CFA, cette année les chaînes nationales des pays qualifiés au sud du Sahara en dehors du Nigeria devront débourser 1,5 million d'euros, soit environ 1 milliard de F CFA. Un casse-tête chinois pour l'ORTM.
Le prix fixé par LC2, notre pays et d’autres de la sous-région, notamment le Sénégal, le trouvent exorbitant. "Les membres du Réseau de l’audiovisuel public francophone (Rapaf) expriment leur refus de la logique d’augmentation sans cesse croissante et inconsidérée des droits de la Can, qui constitue un danger réel pour l’avenir du service public radio et télévision en matière de sport et un frein à l’intégration africaine".
C'est la réaction du Rapaf en réponse à une correspondance en date du 5 novembre 2009 de LC2-AFNEX, fixant le montant du prix d’acquisition des droits audiovisuels pour l’Afrique subsaharienne de la Can-2010 et des compétitions de la Caf et dont le délai de paiement pour profiter de cette offre est fixé au 15 décembre prochain.
Le Rapaf est composé de 20 télévisions d’Afrique au sud du Sahara et de Madagascar 10 de ses pays membres prendront part à la Can-Orange-2010. Ce prix n'a pas outre mesure fait tressaillir le responsable marketing de l’ORTM, Bally Idrissa Sissoko. Mais il n’a pour l’instant donné l'assurance que les téléspectateurs maliens verront les 32 matches de la Coupe d’Afrique des nations-Orange-Angola-2010.
Devant le refus d’African News and Network Exchange (AFNEX) que dirige le Béninois Christian E. Lagnide de consentir une réduction des coûts, une délégation de l’Union africaine de radiodiffusion (UAR), composée de son président et des directeurs commerciaux, est en train de voir dans quelle mesure les pays peuvent s’engager ou non.
LC2-AFNEX à la barre
Dans ce cadre, elle a proposé à la mise en place d’un modèle économique alternatif devant permettre de réduire les montants des droits. Ce modèle est basé sur la mise en place par l’UAR d’une régie publicitaire commune pour ses membres, la recherche de ressources additionnelles éventuelles par le biais de subventions de certains pays ou organismes internationaux en contrepartie de visibilité ou autres besoins de communication.
Par ailleurs, le Réseau de l’audiovisuelle publique francophone, par la voix de son président, le directeur général de l’ORTM, Sidiki N’fa Konaté au cours de sa réunion annuelle de Cotonou, a marqué sa désapprobation des montants des droits proposés en rappelant que "les tarifs proposés sont indéfendables auprès de nos autorités de tutelle et encore moins auprès de nos populations confrontées à plusieurs problèmes de développement", souligne-t-il.
Ce montant inclut les diffusions de la Ligue des champions, du Chan, de la Coupe de la Confédération, de la Super Coupe, des matches qualificatifs de la Can et de la Can juniors-Orange-2011. Face à la situation et en dépit de la désapprobation de certains pays, d’autres comme le Burkina, ne sont pas intéressés par l'événement.
Nos autorités se doivent de parer au plus pressé face à cette situation préoccupante au bonheur des milliers de téléspectateurs.
Boubacar Diakité Sarr


SACRE DU STADE EN COUPE CAF
Le fruit d’une démarche conséquente
Le succès, samedi dernier du Stade malien de Bamako en finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) constitue un événement national dont il importe d’analyser la signification et les enseignements.
La victoire finale en Coupe de la Caf des Blancs de Bamako le 5 décembre 2009 est tout d’abord le couronnement d’une épopée entamée quelques mois auparavant par un groupe de jeunes sportifs qui se sont illustrés en se donnant à fond pour honorer comme il se doit le contrat de confiance conclu avec la communauté nationale.
Ce contrat se base essentiellement sur la foi de tout un peuple en la capacité de sa jeunesse à se surpasser, à briller pour porter haut les couleurs nationales et à mériter de la confiance placée en elle pour relever avec succès l’exaltant défi de l’excellence et de la distinction.
La victoire traduit ensuite la réussite d’une démarche authentique, initiée depuis l’avènement du changement et qui consiste à considérer les jeunes comme un partenaire à part entière dans l’œuvre d’édification du Mali de demain.
Ainsi le dialogue permanent avec la jeunesse, la responsabilisation continue des jeunes à travers leur implication effective dans l’effort national de construction… conjugués aux mécanismes et institutions créés pour qu'ils puissent faire éclore leurs facultés de création, d’imagination et d’initiative ont-ils pour ambition de former une jeunesse enracinée dans la culture de l’époque, la culture de la réussite, de la victoire et de la distinction.
Le sacre historique du Stade malien de Bamako vient confirmer que le Mali peut gagner son pari du changement sur la jeunesse imbue des valeurs fondatrices de l’ère nouvelle : sacrifice, réussite, confiance en l’avenir et participation active à la consécration d'un projet de société clair débarrassé des oripeaux de la démagogie.
Il conforte enfin les chances du Mali d’être bien noté au niveau des compétitions africaines des clubs. Le parcours de notre représentant qui a déjà impressionné les observateurs et les journalistes qui ont suivi la campagne 2009 de la Coupe Caf.
Le succès de samedi dernier du Stade malien de Bamako démontre que le Mali est désormais une puissance footbalistique qui peut et doit imposer le respect, la considération et l'estime, à condition que les jeunes prennent conscience de l'importance de leur apport et mettent le pays au-dessus des intérêts particuliers.
Boubacar Diakité Sarr

[haut

Acceuil


DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

PETIT PRECIS DE REMISE A NIVEAU

SUR L'HISTOIRE AFRICAINE...

Prix:6500 f cfa

Droit civil

Tome 1: 4000f cfa

Tome 2: 6000f cfa

 

 

L'épopée shongoî

Prix:2500 cfa

La conjuration

Prix:4000f cfa

[haut]

acceuil

Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org