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2009
Mois de
decembre
Les
Echos du 07 decembre
RECENSEMENT
DES RIZICULTEURS DE L’OFFICE
RIZ SEGOU
Révolutionner l’outil de production à l'ORS
L’opération de recensement général des riziculteurs
de l’Office riz Ségou (ORS), lancée le 3 décembre
2009 à Sogobia (Commune rurale de Farako), par le secrétaire d’Etat
auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de
la zone Office du Niger et de l’ORS (Sédizon) n’est pas destinée à retirer
des parcelles, mais à disposer de statistiques fiables relatives au nombre
d’exploitants et le potentiel des superficies rizicultivables des 34 000
hectares.
Nombreux étaient les producteurs de l’ORS qui étaient partagés
entre scepticisme et angoisse avant le démarrage de l’opération
de recensement général puisqu'ils pensaient que l’objectif
visé et inavoué était de leur retirer leurs parcelles et
de les réaffecter à d’autres plus nantis. Erreur !
Réticents hier, les producteurs toutes catégories et sexes confondus
qui exploitent les casiers aménagés de l’ORS ont fini aujourd’hui
par adhérer à l’initiative qui ne vise ni plus ni moins qu’à dénombrer
avec exactitude le nombre de paysans par rapport au potentiel qui existe. Pour
cela, l’ORS a demandé et obtenu l’accompagnement de la tutelle
qu’est le secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre
chargé du Développement intégré de la zone Office
du Niger et de l’Office riz Ségou (Sédizon). D’où la
présence d’Abou Sow à Sobia, jeudi dernier, pour procéder
au lancement officiel des opérations de recensement général
des riziculteurs.
Si le recensement des superficies, une grande première dans notre pays, était
l’un des défis majeurs que l’ORS se devait de relever, avec
le début des opérations de recensement des producteurs, l’on
peut affirmer sans risque de se tromper que c'est fini le pilotage à vue à l’ORS.
C’est une nouvelle page -celle de données statistiques fiables pour
les besoins de développement de la zone - qui s’ouvre maintenant.
D’une durée d’un mois avec une possibilité de rallonge
jusqu’à la fin décembre 2009, l’opération de
recensement est une révolution dans la maîtrise de l’outil
de production. Elle marque véritablement le début de la mise en œuvre
de certaines dispositions de la Loi d’orientation agricole dans son chapitre
II, article 75 relative au foncier agricole, qui énonce que "la politique
foncière doit avoir comme objectif la sécurisation des exploitations
et les exploitants agricoles, la promotion des investissements publics et privés,
l’accès équitable aux ressources foncières et la gestion
durable des dites ressources".
Mieux positionner les riziculteurs
Les secteurs concernés sont Sansanding, Farako, Tamani, Konodimini, Dioro
et Ségou. Au niveau de chaque secteur, il y a une équipe, excepté Dioro
qui en compte trois et qui prend en compte Soké, Dioro et Babougou. En
amont, il a été dressé la liste des exploitants à partir
de fichiers informatisés.
Les producteurs devant être recensés doivent être munis d’un
certain nombre de pièces faisant foi. Il s’agit du carnet de famille
ou de la carte d’identité en cours de validité, le permis
de conduire, le reçu de la redevance des 5 dernières années
ou des tentatives de recensement qui avaient eu lieu dans les années 1990.
L’adhésion des riziculteurs à l’initiative est le fruit
d’une intense campagne de sensibilisation à travers des canaux de
communication comme les assemblées générales, les réunions
de villages, etc. Une adhésion qui n’a pas échappé au
Sédizon venu d’une part dans le cadre des opérations du recensement
des riziculteurs et d’autre part du suivi habituel qu’il fait de
la campagne agricole.
" La campagne se déroule normalement et les opérations de
recensement
des exploitants rizicoles de la zone ORS a été favorablement accueillie
par les paysans de la zone. Nous nous réjouissons de cet état de
fait", a indiqué Abou Sow.
Pour le DG de l’ORS, Kassoum Dénon, l’opération a été initiée
pour mieux identifier et positionner les 23 476 riziculteurs sur leurs parcelles,
dans leurs blocs et dans leurs villages. Et l’artisan de l’opération
d’argumenter "que c'est dans le but de disposer d’outil efficace
de gestion des terres aménagées en vue d’une mise en œuvre
efficiente des objectifs du Programme de développement économique
et social dans sa composante agricole".
Mohamed Daou
(envoyé spécial)
Acceuil
QUATRE
QUESTIONS AU DG DE L’ORS
" Nous voulons assainir le secteur"
Les Echos : Qu’est-ce qui justifie à vos yeux le recensement des
riziculteurs ?
Kassoum Dénon : C’est pour connaître le nombre de paysans
par rapport au potentiel qui existe. Au-delà, ce recensement doit nous
permettre de régler tous les litiges. Nous avons demandé l’aval
de la tutelle qu’est le Sédizon qui nous a encouragé dans
ce sens. Nous notons avec satisfaction l’adhésion des producteurs à ce
recensement. Cependant, je voudrais assurer les uns et les autres que l’objectif
n’est pas de retirer des parcelles. Mais nous voulons assainir le secteur
en mettant fin au métayage pour permettre aux vrais exploitants agricoles
de bien travailler.
Les Echos : Comment l’opération sera-t-elle organisée sur
le terrain ?
K. D. : Nous avons sept secteurs et nous avons mis en place sept équipes
composée chacune de trois personnes : un président, un percepteur
et un suppléant. Le contrôle se fait à partir d’une
liste de base sur présentation du carnet de famille ou de la carte d’identité en
cours de validité, du permis de conduire, du reçu de la redevance
des cinq dernières années ou des tentatives de recensement qui
avaient lieu dans les années 1990.
Les Echos : Sur combien de temps va-t-elle s’étendre ?
K. D. : Nous nous sommes fixés un mois allant du 19 novembre au 19 décembre
2009. Mais il peut y avoir des contingences et l’on pourra aller jusqu’à la
fin du mois de décembre.
Les Echos : Quelles peuvent être les retombées d’une telle
opération pour l’ORS ?
K. D. : L’opération va nous permettre d’avoir des statistiques
fiables. Nous allons connaître non seulement notre potentiel, mais également
le nombre d’exploitants. Et chaque fois que nous voulons amener un projet,
nous savons déjà où l'orienter. A la fin de l’opération,
nous saurons qui est où, sur quelle parcelle, dans quel bloc…
Propos recueillis par
Mohamed Daou
ORS : des résultats encourageants
Du début à la fin de la campagne agricole, il est toujours important
que le chef de département intervienne pour constater de visu si la politique
nationale a été respectée et si des problèmes particuliers
ne se posent pas à l’encadrement et aux paysans.
Voilà pourquoi après le lancement officiel des opérations
de recensement des riziculteurs, le Sédizon Abou Sow a visité des
champs de cultures sèches, irriguées et maraîchères. "Je
suis particulièrement impressionné par les résultats, par
le recours de plus en plus des producteurs à la fumure organique, aux
semences sélectionnées… De par l’aspect des champs,
nous-nous rendons compte du bon travail".
Partout où le Sédizon est passé, les producteurs l'ont assuré qu’ils
feront en moyenne 2,5 tonnes à l’hectare. Le ministre Sow de rappeler
que l’Initiative riz est une opération donnant/donnant, c'est-à-dire
que le prix ne s’effrite pas, mais qu'il reste accessible.
M. D.
Acceuil
IL
FAUT
LE
DIRE
" Malian way of life"
On aurait dit que certains qu’on fréquentait jour et nuit il n'y
a pas longtemps ; qui ont vraiment grandi dans la dèche sont réellement
nés une cuillère en or à la bouche. Sortis de nulle part,
ils tutoient aujourd’hui les sommets et les succès. Ce ne sont en
réalité que de faux demi-dieux, poussés par des mains complaisantes
et qui se saoulent de notre sang qu’ils sirotent comme un breuvage divin,
car même les Américains ne rêvent plus de rêve américain
! Mais, appelons cela le "malian way of life".
Celui-ci veut donc que ceux qui n’ont rien hérité, mais qui "arrivent" contre
vents et marées voient désormais les autres du haut de leur grandeur.
Ils n’ont pas gagné le gros lot au PMU-Mali encore moins au "Millionnaire" (qui
n’existe même pas ici) et pourtant, ils brassent des millions à longueur
de journée… plus que les joueurs les plus friqués et les
plus chanceux des casinos les plus huppés de la planète terre.
Ils n’ont ni le bagout ni la taille de la fonction et pourtant, on dresse
d’eux le profil idéal. Sont-ils donc plus futés que les autres
? Pas si sûr. Ce qui l’est par contre, c’est qu’ils savent
traduire en acte le postulat qui énonce que "la ligne droite est
le plus court chemin d’un point à un autre". Toutefois, celui-ci,
dans notre cas, est parodié parce qu'"au Mali, quand on entre en
politique, on entre en affaires", Aminata Dramane Traoré dixit.
Sur les chemins du diable, à force de mensonges, de délations,
d’intrigues… et d’autres abjections, ils sont devenus incontournables
dans un système qui a juré de dépecer le peuple comme un
mouton de Tabaski et de faire la peau aux vertus. Ils sont comme dans le champ
de gombo de leurs grand-mères.
Il y a moins de 20 ans, ils auraient infailliblement snobé celui dont
ils font à présent l’éloge dithyrambique. Ils l’auraient
bousculé dans leur empressement à faire allégeance à son
prédécesseur. Aujourd’hui, en plus de la basse besogne qu’ils
exécuteraient sans hésitation ni murmure, ils pousseraient le zèle
jusqu’à trouver des liens de parenté inexistants avec tous
ceux qui peuvent leur servir d’échelle pour paraître. Pure
vanité.
Ils sont incapables de dégoter seuls un mandat électif ? On leur
offre la haute administration sur un plateau d’argent, quitte à mettre
plus bas que terre des entités dont le bon fonctionnement est essentiel
dans un Etat de droit. Adieu culture, expérience et sagesse ! La gouaille
suffit. Ouais ! Les colères feintes après coup ne sont qu’un
acte de la mise en scène réglée comme du papier à musique.
Tant pis pour les électeurs !
Et comme dans notre démocratie atypique, tout est possible sauf un 3e
mandat, celui qui ne se lève pas dès à présent, il
est mort. Car, entre nous, n’est-il pas préférable pour un
gouvernant à la gouvernance répréhensible de remettre le
témoin à un m’as-tu-vu dont la seule ambition est d’écraser
les morts et les vivants plutôt qu’à un politicien soucieux
du bien-être populaire, de surcroît adepte du changement ?
Dans tout ça là ô, pourquoi ne pas simplement imiter l'équipe
de foot du Stade malien, vainqueur samedi de la Coupe de la Caf. Sa recette est
simple : elle a travaillé d'arrache-pied pour honorer la nation ? Ha "yèrèwolow" !
Aw ni tié !
A. M. T.
Acceuil
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