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2009

Mois de decembre

Les Echos du 07 decembre

 

RECENSEMENT DES RIZICULTEURS DE L’OFFICE RIZ SEGOU
Révolutionner l’outil de production à l'ORS
L’opération de recensement général des riziculteurs de l’Office riz Ségou (ORS), lancée le 3 décembre 2009 à Sogobia (Commune rurale de Farako), par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger et de l’ORS (Sédizon) n’est pas destinée à retirer des parcelles, mais à disposer de statistiques fiables relatives au nombre d’exploitants et le potentiel des superficies rizicultivables des 34 000 hectares.
Nombreux étaient les producteurs de l’ORS qui étaient partagés entre scepticisme et angoisse avant le démarrage de l’opération de recensement général puisqu'ils pensaient que l’objectif visé et inavoué était de leur retirer leurs parcelles et de les réaffecter à d’autres plus nantis. Erreur !
Réticents hier, les producteurs toutes catégories et sexes confondus qui exploitent les casiers aménagés de l’ORS ont fini aujourd’hui par adhérer à l’initiative qui ne vise ni plus ni moins qu’à dénombrer avec exactitude le nombre de paysans par rapport au potentiel qui existe. Pour cela, l’ORS a demandé et obtenu l’accompagnement de la tutelle qu’est le secrétariat d’Etat auprès du Premier ministre chargé du Développement intégré de la zone Office du Niger et de l’Office riz Ségou (Sédizon). D’où la présence d’Abou Sow à Sobia, jeudi dernier, pour procéder au lancement officiel des opérations de recensement général des riziculteurs.
Si le recensement des superficies, une grande première dans notre pays, était l’un des défis majeurs que l’ORS se devait de relever, avec le début des opérations de recensement des producteurs, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que c'est fini le pilotage à vue à l’ORS. C’est une nouvelle page -celle de données statistiques fiables pour les besoins de développement de la zone - qui s’ouvre maintenant.
D’une durée d’un mois avec une possibilité de rallonge jusqu’à la fin décembre 2009, l’opération de recensement est une révolution dans la maîtrise de l’outil de production. Elle marque véritablement le début de la mise en œuvre de certaines dispositions de la Loi d’orientation agricole dans son chapitre II, article 75 relative au foncier agricole, qui énonce que "la politique foncière doit avoir comme objectif la sécurisation des exploitations et les exploitants agricoles, la promotion des investissements publics et privés, l’accès équitable aux ressources foncières et la gestion durable des dites ressources".
Mieux positionner les riziculteurs
Les secteurs concernés sont Sansanding, Farako, Tamani, Konodimini, Dioro et Ségou. Au niveau de chaque secteur, il y a une équipe, excepté Dioro qui en compte trois et qui prend en compte Soké, Dioro et Babougou. En amont, il a été dressé la liste des exploitants à partir de fichiers informatisés.
Les producteurs devant être recensés doivent être munis d’un certain nombre de pièces faisant foi. Il s’agit du carnet de famille ou de la carte d’identité en cours de validité, le permis de conduire, le reçu de la redevance des 5 dernières années ou des tentatives de recensement qui avaient eu lieu dans les années 1990.
L’adhésion des riziculteurs à l’initiative est le fruit d’une intense campagne de sensibilisation à travers des canaux de communication comme les assemblées générales, les réunions de villages, etc. Une adhésion qui n’a pas échappé au Sédizon venu d’une part dans le cadre des opérations du recensement des riziculteurs et d’autre part du suivi habituel qu’il fait de la campagne agricole.
" La campagne se déroule normalement et les opérations de recensement des exploitants rizicoles de la zone ORS a été favorablement accueillie par les paysans de la zone. Nous nous réjouissons de cet état de fait", a indiqué Abou Sow.
Pour le DG de l’ORS, Kassoum Dénon, l’opération a été initiée pour mieux identifier et positionner les 23 476 riziculteurs sur leurs parcelles, dans leurs blocs et dans leurs villages. Et l’artisan de l’opération d’argumenter "que c'est dans le but de disposer d’outil efficace de gestion des terres aménagées en vue d’une mise en œuvre efficiente des objectifs du Programme de développement économique et social dans sa composante agricole".
Mohamed Daou
(envoyé spécial)

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QUATRE QUESTIONS AU DG DE L’ORS
" Nous voulons assainir le secteur"
Les Echos : Qu’est-ce qui justifie à vos yeux le recensement des riziculteurs ?
Kassoum Dénon : C’est pour connaître le nombre de paysans par rapport au potentiel qui existe. Au-delà, ce recensement doit nous permettre de régler tous les litiges. Nous avons demandé l’aval de la tutelle qu’est le Sédizon qui nous a encouragé dans ce sens. Nous notons avec satisfaction l’adhésion des producteurs à ce recensement. Cependant, je voudrais assurer les uns et les autres que l’objectif n’est pas de retirer des parcelles. Mais nous voulons assainir le secteur en mettant fin au métayage pour permettre aux vrais exploitants agricoles de bien travailler.
Les Echos : Comment l’opération sera-t-elle organisée sur le terrain ?
K. D. : Nous avons sept secteurs et nous avons mis en place sept équipes composée chacune de trois personnes : un président, un percepteur et un suppléant. Le contrôle se fait à partir d’une liste de base sur présentation du carnet de famille ou de la carte d’identité en cours de validité, du permis de conduire, du reçu de la redevance des cinq dernières années ou des tentatives de recensement qui avaient lieu dans les années 1990.
Les Echos : Sur combien de temps va-t-elle s’étendre ?
K. D. : Nous nous sommes fixés un mois allant du 19 novembre au 19 décembre 2009. Mais il peut y avoir des contingences et l’on pourra aller jusqu’à la fin du mois de décembre.
Les Echos : Quelles peuvent être les retombées d’une telle opération pour l’ORS ?
K. D. : L’opération va nous permettre d’avoir des statistiques fiables. Nous allons connaître non seulement notre potentiel, mais également le nombre d’exploitants. Et chaque fois que nous voulons amener un projet, nous savons déjà où l'orienter. A la fin de l’opération, nous saurons qui est où, sur quelle parcelle, dans quel bloc…
Propos recueillis par
Mohamed Daou

ORS : des résultats encourageants
Du début à la fin de la campagne agricole, il est toujours important que le chef de département intervienne pour constater de visu si la politique nationale a été respectée et si des problèmes particuliers ne se posent pas à l’encadrement et aux paysans.
Voilà pourquoi après le lancement officiel des opérations de recensement des riziculteurs, le Sédizon Abou Sow a visité des champs de cultures sèches, irriguées et maraîchères. "Je suis particulièrement impressionné par les résultats, par le recours de plus en plus des producteurs à la fumure organique, aux semences sélectionnées… De par l’aspect des champs, nous-nous rendons compte du bon travail".
Partout où le Sédizon est passé, les producteurs l'ont assuré qu’ils feront en moyenne 2,5 tonnes à l’hectare. Le ministre Sow de rappeler que l’Initiative riz est une opération donnant/donnant, c'est-à-dire que le prix ne s’effrite pas, mais qu'il reste accessible.
M. D.

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IL FAUT LE DIRE
" Malian way of life"
On aurait dit que certains qu’on fréquentait jour et nuit il n'y a pas longtemps ; qui ont vraiment grandi dans la dèche sont réellement nés une cuillère en or à la bouche. Sortis de nulle part, ils tutoient aujourd’hui les sommets et les succès. Ce ne sont en réalité que de faux demi-dieux, poussés par des mains complaisantes et qui se saoulent de notre sang qu’ils sirotent comme un breuvage divin, car même les Américains ne rêvent plus de rêve américain ! Mais, appelons cela le "malian way of life".
Celui-ci veut donc que ceux qui n’ont rien hérité, mais qui "arrivent" contre vents et marées voient désormais les autres du haut de leur grandeur. Ils n’ont pas gagné le gros lot au PMU-Mali encore moins au "Millionnaire" (qui n’existe même pas ici) et pourtant, ils brassent des millions à longueur de journée… plus que les joueurs les plus friqués et les plus chanceux des casinos les plus huppés de la planète terre.
Ils n’ont ni le bagout ni la taille de la fonction et pourtant, on dresse d’eux le profil idéal. Sont-ils donc plus futés que les autres ? Pas si sûr. Ce qui l’est par contre, c’est qu’ils savent traduire en acte le postulat qui énonce que "la ligne droite est le plus court chemin d’un point à un autre". Toutefois, celui-ci, dans notre cas, est parodié parce qu'"au Mali, quand on entre en politique, on entre en affaires", Aminata Dramane Traoré dixit.
Sur les chemins du diable, à force de mensonges, de délations, d’intrigues… et d’autres abjections, ils sont devenus incontournables dans un système qui a juré de dépecer le peuple comme un mouton de Tabaski et de faire la peau aux vertus. Ils sont comme dans le champ de gombo de leurs grand-mères.
Il y a moins de 20 ans, ils auraient infailliblement snobé celui dont ils font à présent l’éloge dithyrambique. Ils l’auraient bousculé dans leur empressement à faire allégeance à son prédécesseur. Aujourd’hui, en plus de la basse besogne qu’ils exécuteraient sans hésitation ni murmure, ils pousseraient le zèle jusqu’à trouver des liens de parenté inexistants avec tous ceux qui peuvent leur servir d’échelle pour paraître. Pure vanité.
Ils sont incapables de dégoter seuls un mandat électif ? On leur offre la haute administration sur un plateau d’argent, quitte à mettre plus bas que terre des entités dont le bon fonctionnement est essentiel dans un Etat de droit. Adieu culture, expérience et sagesse ! La gouaille suffit. Ouais ! Les colères feintes après coup ne sont qu’un acte de la mise en scène réglée comme du papier à musique. Tant pis pour les électeurs !
Et comme dans notre démocratie atypique, tout est possible sauf un 3e mandat, celui qui ne se lève pas dès à présent, il est mort. Car, entre nous, n’est-il pas préférable pour un gouvernant à la gouvernance répréhensible de remettre le témoin à un m’as-tu-vu dont la seule ambition est d’écraser les morts et les vivants plutôt qu’à un politicien soucieux du bien-être populaire, de surcroît adepte du changement ?
Dans tout ça là ô, pourquoi ne pas simplement imiter l'équipe de foot du Stade malien, vainqueur samedi de la Coupe de la Caf. Sa recette est simple : elle a travaillé d'arrache-pied pour honorer la nation ? Ha "yèrèwolow" ! Aw ni tié !
A. M. T.

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PRYTANEE MILITAIRE DE KATI
Le baptême des "bleus"
Après trois mois d’initiation, les nouveaux élèves admis au Prytanée militaire de Kati, appelés dans le jargon militaire les "bleus", ont été présentés samedi au drapeau.
La présentation des élèves de la promotion 2009-2010 du Prytanée militaire de Kati au drapeau samedi dernier marque leur intégration dans la famille des élèves du PMK.
Le Prytanée militaire de Kati fidèle à sa devise "s’instruire pour servir" a, à travers cette cérémonie, transmis aux plus jeunes la notion d’appartenance à une famille, la connaissance d’un héritage commun et l’engagement pour une même cause : celle de toujours servir.
Les "bleus" ont prêté serment avant d’être présentés au drapeau. Des attributs (béret, galon, insigne) ont été remis à chacun d’eux. Plus qu'un événement, la cérémonie est, selon le lieutenant-colonel Abdramane Baby, le commandant du PMK, un des moments clés des traditions de son école.
Au nombre de 59, dont 12 filles, les nouveaux "bleus" comptent 41 Maliens, 3 Burkinabés, 2 Camerounais, 2 Ivoiriens, 1 Gabonais, 2 Guinéens, 2 Nigériens, 2 Sénégalais, 2 Tchadiens et 2 Togolais.
Aux dires du lieutenant-colonel Baby, les nouveaux élèves de la 7e année du PMK ont appris, sous la conduite de leurs aînés supervisés par l’encadrement militaire et un officier, des aptitudes qui les permettront d’épouser progressivement les valeurs cardinales de l’école.
La cérémonie a pris fin par un défilé militaire sur les notes de la fanfare du PMK créé en 1989.
Sidiki Doumbia

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LE STADE REMPORTE LA COUPE DE LA CAF
C'est historique !
On pourra désormais dire enfin qu’une équipe malienne a inscrit son nom au palmarès des compétitions africaines des clubs parce que pendant plus de 40 ans cela n’était pas arrivé. Et le Stade malien de Bamako, qui avait raté la finale de 1965, revient sur les devants de la scène avec un premier sacre. Samedi dernier au stade Modibo Kéita, il a vaincu par 3 buts à 2, (2-2 sur l’ensemble du match), l’Entente sportive de Sétif d’Algérie (ESS), succédant ainsi au club tunisien du CS sfaxien. L'équipe empoche du coup environ 300 millions de F CFA.
Le Stade malien de Bamako vient d'écrire l'une des plus belles pages de l’histoire du football du Mali. Ce sont ses joueurs qui ont permis à ce pays de remporter pour la première fois un trophée majeur au niveau des clubs sur le continent.
Comme pour justifier l’adage selon lequel les grandes équipes ne meurent jamais, le Stade malien de Bamako a donné, en l’espace d’une saison de football l’espoir à un peuple de supporters qui désespérait de revivre l’époque bénie des Bakary Samaké "Bakaridjan", Moriba Dembélé et autres Ben Omar Sy.
La formation, sacrée samedi vainqueur de la Coupe Caf pour la toute première fois de son histoire, n’a pas volé son succès final. Loin de là. Le Stade malien de Bamako a fait montre tout au long de la compétition des vertus qui consacrent les grandes équipes. Sens du jeu et technique en mouvement, capacité et mental à toute épreuve, le Stade n'a pas dérogé à sa règle qui est d’évoluer de la même manière autant à domicile qu’en déplacement.
Cette idée directrice si chère à l’équipe lui a permis de se sortir d’un match retour piège. Le Stade malien en se rendant en Algérie il y a juste une semaine pour la manche aller, croyait en ses chances de ramener le football malien au sommet du continent. Mais, il est tombé sur une formation de Sétif elle aussi misant sur toute l’offensive. En perdant sur le score de 2-0 dans un stade du 8-Mai 1945 de Sétif enveloppé dans un froid de canard, le Stade avait malgré tout l’espoir.
Mais le retour va s’avérer plus compliqué que prévu. Il faut croire que les 30 000 spectateurs du stade Modibo Kéita dont le président de la République, ATT, ont su motiver le Stade. 2-0 à la fin de la rencontre, buts de Bakary Coulibaly "Bako" (52e) et Ousmane Bagayoko sur penalty (54e).
Le cœur à l'ouvrage
Il a été procédé directement aux tirs aux buts et c’est là que Soumbeyla Diakité, le portier stadiste a réalisé le miracle : trois arrêts avec comme résultat : 3-2 pour le Stade malien de Bamako. La joie des supporters venus assister au match était immense. Forcément de l’autre coté, l’Entente sportive de Sétif (ESS) est tombée de haut.
Dans le match et pendant plus de 50 minutes, le Stade va buter sur une défense algérienne regroupée dans ses buts. Il va alors multiplier les offensives et accumuler corner sur corner, coup franc sur coup franc. En maintenant ainsi le ballon dans la surface de réparation adverse, il finira par trouver l’ouverture à la 52e sur un centre d’Oumar Koné et un mauvais renvoi du défenseur sétifien Guedider Abdelkhaled pour Bakary Coulibaly "Bako" et surtout l’aggravation du score deux minutes plus tard par Ousmane Bagayoko consécutive à une faute en pleine surface de réparation d’un joueur algérien.
Dès lors, son chaud public, tout acquis à sa cause avec le président de la République en tête et surtout sa capacité à garder le ballon et à ainsi maintenir la pression constituaient, pour les Blancs, l'assurance de conserver cette avance. Jamais après les deux buts, Sétif ne se mettra en position de troubler l’équipe qui s’est montrée la plus forte sur les deux manches.
La victoire du Stade malien de Bamako sonne-t-elle le réveil de l’Afrique dite noire (les équipes) parce que ces cinq dernières années ce sont celles du Maghreb qui ont dicté leur loi ?
Si on ne peut tirer des conclusions définitives, il faut néanmoins remarquer que les deux finalistes sont deux anciennes places fortes de football dans leurs pays respectifs. Le Stade, finaliste malheureux de 1965, et le Sétif, ex-vainqueur de la Coupe d’Afrique des clubs champions (1988), tenant et finaliste de l’actuelle Coupe de la Ligue arabe.
En tout état de cause, le hasard en football n’existe pas. Dans ce domaine comme dans tous les autres le succès découle du travail sur la durée et de la mise à disposition des moyens. Ce sont les conditions pour réaliser des résultats.
Boubacar Diakité Sarr

Ils ont dit
Ali Mechiche (entraîneur de Sétif) : "Une belle finale et des regrets"
" Ce fut une très belle finale mais avec des regrets. A nous de tirer les enseignements nécessaires et de nous préparer pour les compétitions à venir. Je souhaite bonne chance au Stade, qui est une bonne équipe d’avenir qui méritait cette victoire. Nous avons eu le coup du sort avec le penalty. Félicitation pour le Stade".

Francis Ambane (joueur de Sétif) : "Nous pouvions gagner"
" Je regrette cette finale parce qu’on l’a perdue alors qu’on avait la possibilité de la gagner. Et j’espère que nous allons tirer les leçons de cet échec pour la suite des échéances à venir, mais enfin ce n’est pas la fin du monde".

Djibril Dramé (entraîneur du Stade) : "Ma tactique a porté"
" Je suis animé d’un sentiment de joie, nous avons eu des problèmes en première mi-temps par rapport aux positionnements de l’équipe adverse qui était dans la même situation que nous. En deuxième mi-temps, nous avons compris cela et les Algériens, qui jouaient avec des avants-centres fixés, anticipaient avec une mission de destruction. J’ai demandé alors à mes joueurs de pénétrer au cœur de la défense pour renverser leur jeu. Dieu merci cela a porté ses fruits".

Soumbeyla Diakité (capitaine du Stade) : "Le groupe était motivé"
" Nous y sommes, nous étions conscients et l'on a tout fait pour y arriver et voici la Coupe. Or ce n’était pas facile, mais l’essentiel c’était de remonter le handicap et remporter le trophée. Je tenais à faire quelque chose devant le public et pour ce public, j’étais motivé. Le plus important, c’est le travail que le collectif a fourni. Je remercie le peuple pour son soutien".
B. D. S.

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LES A COTES
Amadou n’a pas oublié le Stade
Le conseiller au sport et à la culture à la présidence de la République, président d’honneur de Malifoot, Amadou Diakité, présent samedi en Afrique du Sud dans le cadre du tirage au sort de la Coupe du monde, nous a appelé pour s’informer sur la situation des stadistes d'avant la grande finale et, surtout, lui adresser son message de soutien à Soumbeyla Diakité et ses coéquipiers.

Vols spéciaux
La délégation algérienne a fait le déplacement de Bamako à bord de 2 vols spéciaux. Le second vol mis à la disposition de l’Entente pour ce grand rendez-vous historique, est arrivé à quelques heures de la rencontre.
Le Wali au stade
En plus de la présence du double champion du monde de taekwondo, Daba Modibo et de l’artiste musicien Habib Koité, on notait également la présence du wali de Sétif. Ce dernier qui a offert son hospitalité aux Maliens n’a pas voulu rater lui non plus l’occasion de se rendre au Mali pour être témoin de la finale.

ATT a rendu visite aux joueurs
Le président de la République, Amadou Toumani Touré n’a pas hésité à se rendre, jeudi dernier, au stade lors de l’entraînement du Stade pour discuter avec les joueurs et les motiver à se donner à fond durant ce match retour. ATT avait prodigué ses encouragements et les a invités à plus de détermination pour la finale du samedi dernier. Il estimait que l’objectif des Blancs de Bamako devrait être de remonter les deux buts. Pour cela il s’est adressé à Bako et Ousmane Bagayoko pour cela. Message reçu.

40 journalistes algériens au stade
Vu l’importance du rendez-vous et contrairement aux précédentes sorties de l’Entente en Afrique, ce sont pas moins, selon le chargé de communication du club sétifien, Laidaoui Hamouda, 40 journalistes algériens dont 6 photographes qui ont fait le déplacement pour couvrir ce match retour. On notait également, deux confrères ivoiriens (Jean Louis Farah Touré, AFP, Abidjan et Hamed Konin de l’Intelligent d’Abidjan), un Français, notre compatriote Mahamet Traoré, promoteur du site de malifootball.com et une dizaine de confrères de l’intérieur. Tous se sont félicités de leur condition de travail.Premier cadeau
Avant de laisser apparaître leur tunique, les Blancs de Bamako arboraient des tee-shirts à l’effigie d’Orange qu’ils ont offerts aux supporters avant le coup d’envoi de la rencontre.

Affluence
L’affluence, comme il fallait s’y attendre, était très grande au stade. Le public ayant massivement fait le déplacement, l’enjeu étant de taille. La cuvette du stade Modibo Kéita a compté plus de 30.000 entrées payantes pour une recette que les autorités dévoileront dans les jours à venir.

Les abords de « Olympe Hôtel », QG des Blancs de Bamako a été pris d’assaut par les supporters. Amis, parents, connaissances ou fans sont venus congratuler leurs joueurs. Mais beaucoup d’autres avaient pour intention de repartir à la maison avec des maillots ou billets de banque dont certains stadistes leur gratifieraient.
Le Mali a honoré les Sétifiens.
Les dirigeants de Sétif ont apprécié l’hospitalité malienne. Ces derniers ont renvoyé l’ascenseur à

la délégation algérienne en lui offrant un séjour agréable à Bamako. Et c’est le MJS, Hamane Niang, qui a tenu à organiser une petite fête en l’honneur des Sétifiens. Ce qui a vraiment fait plaisir à la bande au Wali.
Rassemblés par
Sarr

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LUCARNE
Modibo Kéita rencontre l’histoire
Il manquait un grand moment de l’histoire au stade Modibo Kéita. C’est chose faite depuis le samedi dernier avec le sacre du Stade malien de Bamako en Coupe de la Confédération africaine de football (Caf) où l'enceinte sportive a accueilli son "peuple" pour un après-midi historique.
Belle et imposante, la "perle de Médine" a poussé sur un vert champ de blé. Samedi dernier, ce stade était pour l’occasion, tout de blanc ou bleu vêtu. Il s’est préparé comme jamais à recevoir ses invités, recevoir son "peuple". Et il y avait des Fennecs et des Aigles. Il y avait un derby Afrique dite noire Maghreb. Et surtout le Mali tout entier tourné vers lui, presque d’une manière divine.
Le stade Modibo Kéita a abrité tant de rencontres des équipes et des sélections nationales toutes catégories confondues. Il a connu tant de rencontres et de résultats positifs et négatifs. Mais celle du 5 décembre entre le Stade malien et l'Entente sportive de Sétif samedi dernier était particulièrement attendue. Elle a été positive. Elle a suffi au bonheur des 14 millions de Maliens, fiers de leurs sportifs et de leur stade.
Les grandes infrastructures sportives ont cela en commun. Elles sont le fruit de gros investissements, mais elles ne rentrent véritablement dans la mémoire populaire qu’en étant associées aux conquêtes. Avant samedi, le stade Modibo Kéita avait tout pour lui. Il lui manquait seulement ce grand moment de l’histoire avec lequel il avait rendez-vous. Le stade a son histoire et le Stade pardon le Mali la Coupe Caf.
Boubacar Diakité SarrAPRES LE MATCH
Tout le Mali chante et danse
La finale retour de la 6e Coupe de la Caf Orange, Stade-Sétif a joué avec les nerfs des Maliens jusqu’à la fin des fins, c’est-à-dire la dure épreuve des penalties après 90 angoissantes minutes.
Lorsque le dernier tireur algérien a raté son penalty, une immense clameur de joie a secoué le centre de la capitale où des milliers de supporters du Stade, la main sur le cœur, suivaient le match sur la télévision nationale pour certains, des postes récepteurs collés aux oreilles pour d’autres.
Ils étaient tous fous de joie les Maliens et tellement fiers de cette performance sportive. Hommes, femmes et surtout jeunes en grand nombre se sont constitués spontanément en immenses foules pour investir les artères de Bamako. Ils étaient venus manifester leur bonheur de voir leur équipe battre, un à un les grands clubs du football africain depuis le Stade tunisien… jusqu'au ENPPI d'Egypte.
Brandissant des drapeaux aux couleurs nationales ou des banderoles à la gloire du Stade malien de Bamako et de ses héros sportifs, des marées humaines ont envahi les principales avenues et places publiques à Bamako et partout ailleurs à Ségou, Sikasso et dans toutes les régions et même l’extérieur (Abobo en Côte d’Ivoire). Ces derniers d’ailleurs ont joint au téléphone des joueurs dont Oumar Koné pour partager leur joie.
Au son des klaxons de voitures à n’en pas finir, des tambourins répondaient des zikhr de femmes tout aussi heureuses de cette première consécration historique au niveau des clubs.
Les supporters du Stade s’en sont donnés à cœur joie. Ils scandaient des louanges à la gloire du Mali et de sa jeunesse, laquelle montre jour après jour son aptitude à réaliser les exploits et à accéder à l’excellence non seulement en sport mais dans d'autres domaines.
" C’est un jour de gloire et de bonheur pour les amoureux du football, mais aussi pour tous les Maliens", a clamé un jeune qui arborait fièrement un drapeau aux couleurs nationales flottant au vent. D’autres jeunes, sautant et dansant frénétiquement, magnifiaient avec encore plus de fougue le succès du football malien avec des slogans fort optimistes. "La Coupe à nous, le Stade montre le chemin, le nouveau bureau de Malifoot montre une preuve".
Partout dans le pays, les Maliens n’en finissaient pas de manifester leur joie en espérant que la Can-2010 se terminera elle aussi par une grande fête similaire.
Boubacar Diakité Sarr

FINALE COUPE CAF
Le Stade malien s’offre le trophée !
En finale retour de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), le Stade malien de Bamako recevait, le samedi 5 décembre dans un stade Modibo Kéita survolté, l’Entente Sportive de Sétif. Après avoir refait son retard de l’aller, le Stade s’est imposé aux tirs aux buts par 3-2. Les Blancs remportent ainsi le 6e trophée de la Coupe de la Caf. C’est historique !
En match retour, le Stade malien de Bamako a battu l’Entente sportive de Sétif (Algérie) aux tirs au but par 3 tirs à 2 après avoir remonté son retard de deux buts dans le temps réglementaire. Cette rencontre s’est disputée dans un stade Modibo Kéita relooké pour la circonstance et qui a naturellement refusé du monde.
Battus 2-0 par l’Entente Sétif d’Algérie au stade du 8-Mai une semaine auparavant, les Blancs de Bamako devaient renverser la situation en remontant rapidement ce handicap. Un défi immense, car même privé des services de son artificier Abdelmalek Ziaya (expulsé à l’aller), l’Entente Sétif n’avait pas fait le déplacement en victime expiatoire.
Soumbeyla Diakité et ses camarades ont naturellement débuté la partie tambour battant. Mais, malgré leur détermination, les attaquants maliens vont se heurter toujours au double rideau défensif algérien. Ainsi, le score à la mi-temps sera de 0-0.
Mais, aussitôt la reprise annoncée, le Stade s'est lancé corps et âme dans la bataille et obtiendra deux buts presque coup sur coup par Bakary Coulibaly dit Bako (50e) et de Ousmane Bagayoko sur penalty à la 52e. Les Blancs venaient de refaire leur retard du match aller. La pression changea logiquement de camp, car les Algériens étaient obligés de se découvrir pour essayer de marquer le but qui pouvait faire toute la différence en leur faveur.
En voulant coûte que coûte marquer un 3e but, les Stadistes vont leur offrir quelques opportunités en se faisant découvrir par dernière. Mais les 90 minutes réglementaires ont pris fin sur ce score de 2-0 en faveur des Maliens. Il fallait alors recourir aux tirs aux buts car les deux formations étaient à égalité (2-2) sur les deux matches. Et ce sont les Stadistes qui se sont montrés les plus adroits en réussissant 3 tirs contre 2 à l’Entente. Les Blancs doivent surtout tirer le chapeau à leur portier et capitaine Soumbeyla Diakité qui a réussi à arrêter 3 penalties adverses.
Il faut dire que les protégés de Djibril Dramé avaient mis toute la semaine à profit pour préparer cette rencontre sous les regards de nombreux supporters. Tous les anciens du club s’étaient également mobilisés pour apporter leur soutien à l’équipe. Moyens financiers et logistiques qui ont sans doute contribué à ce sacre stadiste.
Ainsi 44 ans après son échec face à l'Oryx de Douala (Cameroun) en finale d’une coupe africaine, le Stade malien s’est repris en offrant au Mali son premier trophée continental de club en football. Une performance saluée par des concerts de klaxons et des scènes de liesse populaire dans les rues de Bamako et un peu partout au Mali.
Moussa Bolly

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