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2009

Mois de decembre

Les Echos du 02 novembre

 

BITTAR ET SIAKA DIAKITE ELUS
Le glas qui sonne pour le CESC
Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a élu le lundi 30 novembre le bureau de sa 4e mandature. Le tandem, Jeamille Bittar (CCIM) pour la présidence et Siaka Diakité (UNTM) pour la vice-présidence, a été installé aux commandes pour 5 ans par le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, assurant l'intérim du Premier ministre et le ministre chargé des Relations avec les institutions. Vu la personnalité des promus, on peut parier que l'institution s'achemine inexorablement à l'article de la mort.
Depuis le 23 septembre 2009, date de la fin de la 3e mandature du CESC, cette institution n’avait pu mettre en place le bureau de sa 4e mandature faute de consensus sur le nom des 58 membres des groupes professionnels à y siéger.
L’arbitrage a duré près de 3 mois et portait d’une part sur le litige entre la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), d’autre part un contentieux dans le secteur privé entre la CCIM et le Groupement des commerçants du Mali.
Le décret n°608-PRM du 12 novembre 2009 a validé la liste de la CCIM composée de Jeamille Bittar et Djonké Yernangoré et celle des salariés du secteur privé et public exclusivement formée des 12 représentants de l’UNTM.
Comme du papier à musique, Jeamille Bittar a succédé à Moussa Balla Coulibaly à la tête du CESC. Il a été élu par 32 voix, soit 60,37 % face à Mohamed H. Coulibaly, un ancien membre du CESC (20 voix) et Abdoulaye Amadou Diallo, un Malien de l’extérieur (1 voix).
Il a pour vice-président Siaka Diakité le secrétaire général de l’UNTM, qui a recueilli 32 voix contre 19 pour Issa Sidibé et 1 voix pour Abdoulaye Amadou Diallo. Les 2 secrétaires de bureau sont Tibou Telly de l’UNTM qui se succède à lui-même au poste de 1er secrétaire et René Alphonse Barbier de la Fédération du bétail et de la viande du Mali (Fébevim) comme 2e secrétaire.
L’élection de Jeamille Bittar était gagnée d’office pour ceux qui ont suivi les péripéties de l’arbitrage à laquelle sa liste devait faire face à la Primature eu égard à la violation des textes qu’il avait faite au détriment du Groupement des commerçants du Mali.
Une institution désormais sans personnalité
Comme s’il était dans le secret des dieux, il avait crié haut et fort que sa liste ne serait pas invalidée. Et comme les dieux l’avaient entendu, le président de la République, dont il revendique l’amitié, a signé le fameux décret validant sa liste.
Le boulevard est resté ouvert à Jeamille Bittar par le désistement de l’UNTM à occuper le fauteuil de président du CESC. Ce siège revenait de droit aux salariés du secteur public et privé après les trois mandants successifs du secteur privé.
Dans les coulisses, il se dit que le président ATT jouait la carte de l’UNTM en espérant voir son secrétaire général occuper la place de Moussa Balla Coulibaly. Etait-ce une manière subtile de préparer le terrain au jeune loup Bittar sachant bien que Siaka ne va pas laisser tomber sa casquette de patron de la Bourse du travail où les charges et les opportunités sont plus grandes ? Tout porte à le croire.
Le CESC est la 8e institution du Mali composée de différentes couches socioprofessionnelles dont la mission est de conseiller les pouvoirs publics dans leur prise de décision économique, sociale et culturelle. Le choix téléguidé de Bittar de le diriger met encore plus bas que terre notre pays.
Le nouveau président du CESC n’a ni l’expérience, ni la carrure encore moins l’âge de présider une telle institution pour qui connaît la chienlit qu’il a créée à la CCIM qu’il préside depuis le hold-up électoral de 2006. Il a divisé le secteur privé qui cherche ses marques et a mal géré la CCIM qui marche sur découvert avec des affaires de marchés douteux.
Abdrahamane Dicko

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MAIRIE DE LA COMMUNE IV
Moussa Mara comme Obama
On peut tout dire de l'équipe Moussa Mara sauf qu’elle n’est pas un groupe de bâtisseurs au service de la Commune IV. En 6 mois d’exercice, ce que Moussa Mara et ses camarades ont réalisé équivaut à un mandat entier de certaines communes. Fenêtre sur quelques-unes de ses réalisations.
C’est à un programme ambitieux de développement de la Commune IV que Mara s’est attaqué à sa venue à la tête de la mairie. L’homme a une vision de bâtisseur et un esprit d’optimiste quant à l’avenir de son pays. Bien avant qu’il ne soit à la tête de la mairie, cet homme s’est donné corps et âme pour le développement de la Commune IV.
La nouvelle équipe municipale de la Commune IV du district de Bamako est résolue à marcher dans le sillage de la décentralisation conformément à son esprit et souhaite emprunter ce chemin avec le soutien de la population. C’est pour cette raison qu'elle fait de la gouvernance la pierre angulaire de son action. Elle se fixe comme objectif de faire en sorte que la population se réapproprie de sa municipalité et considère ses élus comme ses missionnaires, les personnes par lesquelles elle va se forger un destin constructif.
Comme promis à son avènement, le jeune maire, conformément à ses promesses de campagne, a instauré la tenue scolaire (une opération qui a coûté 50 millions de F CFA) et qui a servi à habiller plus de 10 000 enfants. A cela s’ajoutent la construction et plusieurs kits scolaires pour un montant d’environ 87 millions de F CFA, sur financement extérieur à travers l’ANICT.
Il lui a fallu seulement trois mois à la tête de la mairie pour que les conditions de travail dans les centres changent. Avant son arrivée, les conditions de travail laissaient à désirer.
L’amélioration des conditions de travail dans les centres a été marquée par la réhabilitation des bâtiments, l’équipement en matériels et mobiliers de bureaux, l’électrification de certains centres pour une somme d’environ 25 millions de F CFA. L’aménagement de la salle de délibération du conseil municipal a coûté environ 7 millions de F CFA.
La fonctionnalisation du site, l’installation de moyens de communication inter-services et l'accès aux réseaux de communication extérieure (Internet), l'équipement progressif de tous les services en matériel informatique et de communication (investissement d’environ 10 millions de F CFA pour l’instant) sont désormais des réalités.
Il a été instauré un dispositif sommaire d’archivage des courriers arrivée et départ au niveau du secrétariat général, des différents adjoints au maire et des services techniques. Depuis la fin du mois de juin, aucun courrier reçu ou envoyé ne se perd. En fonction du numéro de réception, les agents peuvent désormais situer 100 % des courriers reçus et indiquer le niveau de traitement de chacun.
Sur le plan de l’assainissement, une opération participative est organisée : les populations curent les caniveaux et la mairie évacuent la boue (une opération en cours qui se caractérise par la mise à disposition de trois camions et de leurs équipages pendant 30 jours pour un coût prévisionnel de 6 millions de F CFA dont 5 millions subventionnés par Orange).
L’information des populations à travers un journal existe depuis quelques mois. Il est indispensable que les citoyens de la Commune soient au fait des actions municipales.
Les projets à court terme
D’ici la fin de l’année, la nouvelle équipe veut s’attaquer à plusieurs projets. Longtemps attendus, les appels d'offres pour la clôture du cimetière de Sébénicoro pour un budget d’environs 50 millions de F CFA, la construction d’une fourrière ont été lancés. De même la charte des usagers sera finalisée pour mi-décembre avec une signature officielle pour début 2010.
Il n’est un secret pour personne que les voies de Sébénicoro et environs sont dans un état de dégradation avancée. Moussa Mara et son équipe sont en passe de réparer la route Sébénicoro-Kalabanbougou pour 2 millions de F CFA. L’inscription dans le budget 2010 du premier chantier de pavage de grande ampleur par le choix porté sur l’une des grandes voies du quartier de Djicoroni Para (voie de l’école du fleuve, voie de l’usine céramique, voie des 30 mètres…) pour 100 millions de F CFA. Cette semaine sera lancé l’appel public pour recruter 50 jeunes que des artisans de la Commune vont s'engager à recevoir et à former sur un an sur financement de la commune pour 10 millions de F CFA.
Dans dix jours seront signés 24 nouveaux contrats avec les GIE d'assainissement comportant de nouvelles règles pour elles devant entraîner un mieux-être dans la Commune.
Fait rarissime : le budget 2010 de la Commune a été approuvé à l'unanimité des conseillers (y compris tous les conseillers de l'opposition) et des autorités administratives (gouvernorat) pour un montant de 2,1 milliards de F CFA (le plus élevé de Bamako).
Un emprunt de 500 millions de F CFA est en négociation avec les banques permettant d’aménager en pavé 3 grandes voies de la Commune (Djicoroni, Sébénicoro et frontière Lafiabougou-Hamdallaye) ainsi que la première étape de la construction d'un complexe sportif communal.
L’équipe Mara entend redresser les torts causés par une gestion foncière mue par l’appât du gain personnel et facile ayant entraîné une spéculation foncière effrénée. C’est dans ce cadre que sera finalisé d'ici mi-février l’opération de réhabilitation du quartier de Kalabambougou permettant de donner à chaque habitant de ce quartier la parcelle à laquelle il a droit.
Outre les parcelles de particuliers, la sauvegarde du peu de places publiques restantes pour en faire des sanctuaires destinés à accueillir les événements populaires (sport, culture, espace vert…) est une priorité. Dans les jours à venir, des discussions avec le dernier quartier non réhabilité de la Commune pour programmer la réhabilitation accompagnée de l’adressage et de l’électrification dans le cadre du nouveau programme Pase (avant 2013) seront entamées.
L'adduction d’eau de Sibiribougou sur financement de la ville d’Angers a démarré en septembre 2009 par la réalisation d’un forage avec un château d’eau de grand contenu. L'équipe est en train de négocier le branchement du château d’eau sur le réseau d’électricité d’EDM (environ 30 mètres à réaliser).
Comme on le voit, Mara, en bon gestionnaire, a démontré qu'avec peu on peut faire plus à condition d'être engagé. C'est certainement cette méthode que les autorités n'aiment pas trop et qui ont poussé à la roue de sa destitution.
Amadou Sidibé

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EVICTION DE MOUSSA MARA
Une victoire pour qui ?
Il y a contre le maire de la Commune IV un acharnement que personne ne peut comprendre. Sans être dans le secret des dieux.
Moussa Mara avait réconcilié les habitants de la Commune IV, tout au moins avec le politique. Il disait ce qu’il a promis, il réfléchit à long terme, ne travaille pas pour lui et ne met ni malice ni duplicité dans ses actions. Mais, depuis qu’il est là, l’adversité ne fait que croître. Plus il pose d’actes pour sa commune, plus le tonnerre gronde sur sa tête.
A lui seul, Mara est une institution dans la Commune. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il a posé des actes (on peut discuter de leur altruisme ou non) qui vont dans le sens du bien-être. Ainsi, dans la Commune, il n’y a pas de quartier où il n’a pas construit une morgue à la mosquée, équipé la morgue de la mosquée, où il ne s'est pas occupé de l’adduction d’eau, fait des routes, des ponts, offert des nattes ou des bouilloires aux mosquées. Il n’y a pas de quartier où il n’a pas organisé les jeunes ou les femmes en associations, GIE ou PME.
Les motifs qui ont valu à la Commune de perdre sa sérénité et de se retrouver aux prud’hommes n’est pas une première et n’est pas l’apanage de la Commune. En d’autres temps et d’autres circonstances, on aurait simplement conclu que "les faits ne sont pas de nature à entacher la sincérité" du scrutin.
Mais, vu qu’il s’agit d’un jeune qui vient secouer la vieille aristocratie dormante et confortablement installée, rien ne lui sera toléré. Certes, Moussa Mara a beaucoup de mérite personnel, mais il a été aidé fortement dans sa conquête de la mairie par la gestion calamiteuse d'Issa Guindo, le maire sortant, dont toute la Commune se plaint et qui n’a laissé que des litiges.
S’en prendre à Mara, c’est s’inscrire contre la Commune, contre son essor.
A. Kalambry

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CINQUANTENAIRE DE L'INDEPENDANCE
Le projet de Dicko séduit la Mission Toubon

Parce que 14 pays d'Afrique subsaharienne et Madagascar "sont depuis 50 ans des Etats souverains qui ont conservé avec la France des liens forts, ces liens doivent être réaffirmés et renforcés notamment sur les plans économique, culturel, universitaire et militaire", a déclaré le secrétaire général la Mission présidentielle française sur le cinquantenaire des indépendances africaines en 2010.
Jacques Toubon, qui a déjà rencontré une bonne dizaine de chefs d'Etat africains, a reçu dans ses bureaux installés au Quai d'Orsay Oumar Hammadoun Dicko, le président de la commission malienne chargée par le chef de l'Etat d'organiser les festivités de cette commémoration.
" Le Mali est beaucoup en avance en termes de réflexion et d'idées". C’est en ces termes que M. Toubon a félicité le président de la commission nationale malienne qui est venu "pour lancer un appel à la mobilisation à tous les amis du Mali". Oumar H. Dicko qui a rencontré la diaspora malienne a déclaré qu'il est venu informer et sensibiliser afin que les Maliennes et les Maliens, partout où ils sont "s'approprient le cinquantenaire".
Cinquante personnes nées un 22 septembre
" Cinquante ans dans la vie d'une nation, cela se fête et cela se fête avec tous les enfants du pays", a lancé l’ancien ministre des Maliens de l'extérieur et de l’Intégration africaine qui a séduit la diaspora en tout cas en France par sa proximité avec les uns et les autres.
Dans un programme concocté en 22 points qui court jusqu'après le 22 septembre 2010, le projet Dicko ne manque pas d'idées originales séduisantes. A commencer par cette étincelle qui fera réchauffer le coeur du pays en faisant défiler 50 femmes et hommes qui célébreront leur cinquantième anniversaire le 22 septembre 2010. "Nous lançons cet appel pour cet objectif très émotionnel, très sentimental. Si nous n'avons pas des cinquantenaires, nous complèteront notre troupe par des personnes nées un 22 septembre pour les faire défiler, le drapeau du Mali en main".
L'idée rejoint celle de la Mission Toubon qui voudrait confier la publication d'une biographie par 50 personnalités emblématiques. Déjà, on ne s'étonnera pas si d'autres pays s'en inspiraient, l'émerveillement de l'entourage de M. Toubon laissant entendre que dans leur recherche "des idées lumineuses de ce genre méritent d'être reprises pour faire plus de liant, d'homogénéité". 2010, année de l'Afrique, verra défiler le 14 juillet sur les Champs Elysées, les troupes des 15 pays africains, les chefs d'Etat étant invités d'honneur de Sarkozy.
Fêter le Mali sur la scène internationale
Parce que "l'année 2010 pourrait être une occasion de fêter le Mali sur la scène internationale", la commission Dicko pense à célébrer l'événement dans les ambassades et consulats du Mali : en encourageant les activités spécifiques organisées par des Maliens de la diaspora. Ainsi le 2 octobre 2010 est prévu l'événement "Le Mali à Bercy" dans une ambiance haute en couleur où la culture le disputera avec la solidarité, le jumelage, le tourisme, etc.
Dans son plan d'activités du cinquantenaire dont nous avons eu copie, 22 points sur trois axes majeurs devront donner à la commémoration l'éclat qu'elle mérite de toute son importance entre activités civiques et citoyennes, culturelles, touristiques et sportives sans oublier les poses de première pierre, les inaugurations et un mois entier consacré au cinquantenaire. Pour marquer le coup, un monument et une place du Cinquantenaire devront voir le jour dans les coins et recoins du pays jusque dans les vestibules des autorités villageoises, s'il le faut.
En attendant, convaincu que "la réussite de l'organisation d'un tel événement repose pour une bonne part sur le succès de la campagne de communication", Oumar H. Dicko ne s'est pas ménagé pour séduire également Jeune Afrique, 3A Télésud, RFI et Africa n°1. La campagne nationale au Mali attend d'entrer dans sa phase plénière.
Oussouf Diagola
(correspondant à Paris)

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BILLET
Que Dieu exauce…
Exauce. S’il y a un mot qui a souffert, et qui souffre lors des échanges de bons vœux à l’occasion des fêtes : Nouvel an, Ramadan, Tabaski, Pâques, Noël…, c’est bien le mot… exauce. Il est écrit sous toutes les coutures, usité en bon droit et à l’envers, tourné, déformé, galvaudé…
Exaucer veut dire satisfaire, contenter, combler, payer, accomplir, exécuter. Exaucer et exhausser sont des homophones, c’est-à-dire des mots de même prononciation mais de sens différent.
Exaucer a d’abord un sens religieux. Il signifie "répondre aux prières de quelqu’un, satisfaire ses demandes". C’est certainement ce que nous voulons utiliser. Parmi les versions, il y avait exhausser. Ce mot signifie "surélever, accroître la hauteur de quelque chose".
Dans tous les cas, n’est-ce pas l’intention qui compte ?
Que Dieu exauce nos vœux !
A. K.

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OPERATION TABASKI DE LA FONDATION PARTAGE
Treize ans de constance dans le partage
Tout comme les années précédentes, la Fondation Partage a organisé la veille et le jour même de Tabaski sa traditionnelle opération de solidarité islamique qui a consisté à distribuer la viande gratuitement dans les mosquées, les hôpitaux et les associations caritatives.
Le Mali a célébré le 28 novembre 2009 l’Aïd el-Kébir ou fête de mouton. Afin de permettre aux couches défavorisées de célébrer cette grande fête dans la joie, la Fondation Partage que dirige Mme Adame Ba Konaré, a organisé les 27 et 28 novembre derniers sa traditionnelle "Opération Tabaski" destinée à offrir gratuitement de la viande aux personnes démunies. Pendant les deux jours de distribution, l’opération a touché 1000 familles, soit environ 6000 personnes. La viande de 32 bovins a été partagée entre 22 mosquées du district de Bamako et banlieues, 3 structures d’incarcération (prison de Kati, Bollé mineurs), 3 hôpitaux nationaux (Gabriel Touré, Point G et Kati et sept autres associations caritatives). Vendredi, le siège de l’association des femmes pour la réduction de la pauvreté a été la première étape du périple. Ses responsables n’ont pas tari d'éloges à l'endroit de la Fondation Partage.
" C’est la première fois que nous recevons la visite de l’équipe de l’Opération Tabaski. Mais nous avions bénéficié de l’Opération bouillie. La demie carcasse de bœuf qui nous a été offerte permettra aux démunis de fêter comme tous les autres citoyens. Nous remercions la Fondation Partage et sa présidente", a indiqué Mme Sy Aïssata Bah, présidente de l’association.
A Caritas/Mali où une demi-carcasse de bœuf a été déposée, l'acte de la Fondation Partage a été magnifié. "Nous n’oublierons jamais les aides qui nous ont été faites par le passé par la présidente de la Fondation Partage. Caritas sera toujours reconnaissant à son endroit. Avec la viande que nous offre la Fondation Partage, nous réunissons autour d’un même plat tous les ans les enfants des foyers urbains et des centres d’écoute filles et garçons de Lafiabougou et de Moribabougou. Grand merci à la Fondation Partage", a commenté le directeur de Caritas/Mali, Félix Toumani Kangama.
" L’Opération Tabaski 2009" de la Fondation Partage a eu la particularité cette année de couvrir un grand nombre de sites (35 contre 31 en 2008). L’autre spécificité réside dans le fait qu’elle a été élargie à la grande banlieue comme Kati-Malibougou, Samanko, Sirakoro-Mégétana, etc.
Le service social du CHU Gabriel Touré sollicite la pérennisation de l'opération. "Nous remercions la présidente de la Fondation Partage pour son geste noble. Nous formulons le vœu qu’elle soit continuelle. Grâce à la Fondation Partage, tous les malades dans le pavillon vont bien profiter de la fête", a témoigné Mme Traoré Ramatoulaye Konaré, administrateur social. La Fondation Partage a aussi eu une pensée pour Amas Afas et la mosquée de Konatébougou.
L’opération de distribution gratuite de viande s’est poursuivie samedi sur d’autres sites comme les mosquées de Médina Coura, N’tomikorobougou… Partout, les bénéficiaires ont manifesté leur reconnaissance à la Fondation Partage. Toutes les mosquées ont bénéficié d’une carcasse de bovin. Entièrement financé par la présidente de la Fondation Partage, le coût de l’opération s’élève à près de 7 millions de F CFA.
L’Aïd el-Kébir est la fête la plus importante de l’islam. Elle commémore la soumission d’Ibrahim à Dieu, symbolisée par l’épisode où il acceptait d’immoler son fils Ismaël sur l’ordre d’Allâh, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l’entremise de l’archange Gabriel pour remplacer l’enfant comme offrande sacrificielle.
L’islam incite les croyants à remercier Dieu pour ses bienfaits et à partager la viande avec les plus pauvres. Un domaine dans lequel s’illustre la Fondation Partage depuis plus d’une décennie.
Mohamed Daou

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SETIF-STADE : 2-0
Les Blancs s’obligent à une mission
L’expédition de Sétif (Algérie) n’était pas gagnée d’avance pour le Stade malien de Bamako. Soumbeyla Diakité et ses coéquipiers ont compris cela le dimanche dernier au stade du 8-Mai 1945 en s’inclinant (2-0) devant l’Entente sportive de Sétif d’Algérie, s’invitant ainsi à une mission : remonter deux buts samedi prochain au stade Modibo Kéita. Le public sportif y croit.
Dans un stade du 8 mai 1945 surchauffé malgré un froid de canard et acquis aux Sétifiens, le Stade malgré son talent, son caractère n’a pas eu la réussite habituelle. Il y a concédé sa première défaite à l’extérieur depuis le début de cette campagne de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf).
Certes, le Stade a posé d’énormes problèmes aux poulains d’Ali Mechiche, mais le sort semblait se dresser contre eux. Aussi croit-on que le Stade est maudit lorsque Bakary Coulibaly "Bako", seul face au gardien, ne peut mettre la balle au fond (11e), lorsque Ousmane Bagadou en bonne position voit sa frappe échouer dans le décor (43e), quand le même Ousmane sert Abdoulaye Sissoko, ce dernier après une course de 100 m, lâche la balle (52e) enfin lorsque le portier algérien, Ferradji Mohamed Seghir, se détend sur un tir de Cheick M. C. Doumbia (86e).
Faut-il aussi souligner le réalisme de l’équipe algérienne avec un certain Ziaya, auteur d’un doublé son 16e depuis le début des éliminatoires, qui va être expulsé à la fin du match pour avoir contesté une décision de l’arbitre.
Le samedi prochain pour le compte du match retour, le Stade repartira à la conquête d’une mission dans l’espoir de monter sur le toit de l’Afrique. Le président du comité central des supporters du Stade, Mahamadou Seyba Soumano, après la rencontre ne disait-il pas à la fin du match qu'"aujourd’hui, il nous a manqué ce petit quelque chose. Mais au match retour, nous nous donnerons les moyens de renverser la situation".
Rendez-vous est donc pris ce samedi. Avec un peu de sérénité derrière, dans l’axe notamment et avec beaucoup de réalisme devant comme lors de la demi-finale retour contre l'ENPPI, le Stade peut faire mal.
A noter que le vainqueur empochera la somme de 600 000 dollars.
Boubacar Diakité Sarr
(envoyé spécial à Sétif)

ils ont dit
Baba Sadio Cissé (joueur du Stade) :
" Le froid nous a un peu pénalisés. L’entraîneur avait également insisté sur la rigueur face aux attaquants de Sétif notamment Ziaya. J’espère que le match s’est joué sur des détails et nous nous corrigerons en conséquence pour le match retour. L’entraîneur fera sa stratégie en fonction de ce qu’il a vu. A Bamako, nous allons rectifier le tir".

Cheick Diallo (manager du Stade) :
" Il nous a manqué la concentration et beaucoup de lucidité parce qu’on a eu un but qu’on a raté. Le penalty est également dû à un manque de concentration. Le 2e but algérien est dû à un manque d’agressivité dans le marquage. Nous avons joué après du but algérien. C’est trop comme erreur dans une rencontre pareille et cela se paye cash. Pour le retour, il faut se concentrer et il va falloir beaucoup d’engagement, d’agressivité".

Ali Mechiche (entraîneur de Sétif) :
" On a bien réussi à marquer deux buts face à une bonne équipe du Stade malien. Nous allons négocier la 2e mi-temps, c'est-à-dire la finale retour le plus normalement possible. Même si la finale s’annonce difficile, car le Stade est un adversaire de taille, qui joue du bon football, qui a des moyens, nous aurons notre mot à dire dans cette Coupe Caf et l'on ne va pas laisser les choses partir. Dans une finale de coupe d’Afrique, il ne suffit pas de bien jouer mais marquer des buts et gagner".

Feham Bouazza (joueur Sétif) :
" On a joué contre une bonne équipe du Stade. La chance était avec nous. Nous sommes optimistes pour le match retour et l'on va gagner. Le Stade joue bien aussi sur le plan collectif".
B. D. S

CAN-2010
L'ambassadeur du Mali à Luanda satisfait
L’ambassadeur du Mali en Angola, S. E. Farouk Camara, s’est dit satisfait des conditions créées par l’Angola pour abriter la Coupe d’Afrique des nations de football "Orange-Angola-2010".
Dans une interview accordée à la presse locale, le chef de la mission diplomatique du Mali en Angola, S. E. Farouk Camara, a souligné que si l'organisation d'une Can est toujours une tâche difficile pour les pays indépendants vers les années 1960, elle reste "un effort énorme" pour une nation sortie récemment de la guerre.
C'est pour cette raison que le diplomate a salué les efforts déployés par l’Angola dans l’organisation de cette grande compétition de football du continent africain.
Pour sa part, le coordinateur général de la Caf du groupe C de Benguela composé de l’Egypte, du Nigeria, du Mozambique et du Bénin, notre compatriote Souleymane Magassouba a fait savoir récemment que pour le moment tout se déroule à souhait.
" La ville de Luanda est très chère, les prix des hôtels oscillent entre 300 et 500 dollars par nuit et les repas varient entre 75 et 100 dollars. La location des voitures est fixée à 260 dollars par jour, car il n'existe pas de taxi, sauf que le comité local d’organisation envisage de faire venir des taxis pour la Can", a-t-il souligné.
La Can 2010 sera disputée dans les villes de Cabinda, Luanda, Benguela et Lubango du 10 au 30 janvier 2010.
Sarr

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