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2009
Mois de
decembre
Les
Echos du 02 novembre
BITTAR
ET SIAKA DIAKITE ELUS
Le glas qui sonne pour le CESC
Le Conseil économique, social et culturel (CESC) a élu le lundi
30 novembre le bureau de sa 4e mandature. Le tandem, Jeamille Bittar (CCIM) pour
la présidence et Siaka Diakité (UNTM) pour la vice-présidence,
a été installé aux commandes pour 5 ans par le ministre
de l'Emploi et de la Formation professionnelle, assurant l'intérim du
Premier ministre et le ministre chargé des Relations avec les institutions.
Vu la personnalité des promus, on peut parier que l'institution s'achemine
inexorablement à l'article de la mort.
Depuis le 23 septembre 2009, date de la fin de la 3e mandature du CESC, cette
institution n’avait pu mettre en place le bureau de sa 4e mandature faute
de consensus sur le nom des 58 membres des groupes professionnels à y
siéger.
L’arbitrage a duré près de 3 mois et portait d’une
part sur le litige entre la Confédération syndicale des travailleurs
du Mali (CSTM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), d’autre
part un contentieux dans le secteur privé entre la CCIM et le Groupement
des commerçants du Mali.
Le décret n°608-PRM du 12 novembre 2009 a validé la liste de
la CCIM composée de Jeamille Bittar et Djonké Yernangoré et
celle des salariés du secteur privé et public exclusivement formée
des 12 représentants de l’UNTM.
Comme du papier à musique, Jeamille Bittar a succédé à Moussa
Balla Coulibaly à la tête du CESC. Il a été élu
par 32 voix, soit 60,37 % face à Mohamed H. Coulibaly, un ancien membre
du CESC (20 voix) et Abdoulaye Amadou Diallo, un Malien de l’extérieur
(1 voix).
Il a pour vice-président Siaka Diakité le secrétaire général
de l’UNTM, qui a recueilli 32 voix contre 19 pour Issa Sidibé et
1 voix pour Abdoulaye Amadou Diallo. Les 2 secrétaires de bureau sont
Tibou Telly de l’UNTM qui se succède à lui-même au
poste de 1er secrétaire et René Alphonse Barbier de la Fédération
du bétail et de la viande du Mali (Fébevim) comme 2e secrétaire.
L’élection de Jeamille Bittar était gagnée d’office
pour ceux qui ont suivi les péripéties de l’arbitrage à laquelle
sa liste devait faire face à la Primature eu égard à la
violation des textes qu’il avait faite au détriment du Groupement
des commerçants du Mali.
Une institution désormais sans personnalité
Comme s’il était dans le secret des dieux, il avait crié haut
et fort que sa liste ne serait pas invalidée. Et comme les dieux l’avaient
entendu, le président de la République, dont il revendique l’amitié,
a signé le fameux décret validant sa liste.
Le boulevard est resté ouvert à Jeamille Bittar par le désistement
de l’UNTM à occuper le fauteuil de président du CESC. Ce
siège revenait de droit aux salariés du secteur public et privé après
les trois mandants successifs du secteur privé.
Dans les coulisses, il se dit que le président ATT jouait la carte de
l’UNTM en espérant voir son secrétaire général
occuper la place de Moussa Balla Coulibaly. Etait-ce une manière subtile
de préparer le terrain au jeune loup Bittar sachant bien que Siaka ne
va pas laisser tomber sa casquette de patron de la Bourse du travail où les
charges et les opportunités sont plus grandes ? Tout porte à le
croire.
Le CESC est la 8e institution du Mali composée de différentes couches
socioprofessionnelles dont la mission est de conseiller les pouvoirs publics
dans leur prise de décision économique, sociale et culturelle.
Le choix téléguidé de Bittar de le diriger met encore plus
bas que terre notre pays.
Le nouveau président du CESC n’a ni l’expérience, ni
la carrure encore moins l’âge de présider une telle institution
pour qui connaît la chienlit qu’il a créée à la
CCIM qu’il préside depuis le hold-up électoral de 2006. Il
a divisé le secteur privé qui cherche ses marques et a mal géré la
CCIM qui marche sur découvert avec des affaires de marchés douteux.
Abdrahamane Dicko
Acceuil
MAIRIE
DE LA COMMUNE IV
Moussa Mara comme Obama
On peut tout dire de l'équipe Moussa Mara sauf qu’elle n’est
pas un groupe de bâtisseurs au service de la Commune IV. En 6 mois d’exercice,
ce que Moussa Mara et ses camarades ont réalisé équivaut à un
mandat entier de certaines communes. Fenêtre sur quelques-unes de ses réalisations.
C’est à un programme ambitieux de développement de la Commune
IV que Mara s’est attaqué à sa venue à la tête
de la mairie. L’homme a une vision de bâtisseur et un esprit d’optimiste
quant à l’avenir de son pays. Bien avant qu’il ne soit à la
tête de la mairie, cet homme s’est donné corps et âme
pour le développement de la Commune IV.
La nouvelle équipe municipale de la Commune IV du district de Bamako est
résolue à marcher dans le sillage de la décentralisation
conformément à son esprit et souhaite emprunter ce chemin avec
le soutien de la population. C’est pour cette raison qu'elle fait de la
gouvernance la pierre angulaire de son action. Elle se fixe comme objectif de
faire en sorte que la population se réapproprie de sa municipalité et
considère ses élus comme ses missionnaires, les personnes par lesquelles
elle va se forger un destin constructif.
Comme promis à son avènement, le jeune maire, conformément à ses
promesses de campagne, a instauré la tenue scolaire (une opération
qui a coûté 50 millions de F CFA) et qui a servi à habiller
plus de 10 000 enfants. A cela s’ajoutent la construction et plusieurs
kits scolaires pour un montant d’environ 87 millions de F CFA, sur financement
extérieur à travers l’ANICT.
Il lui a fallu seulement trois mois à la tête de la mairie pour
que les conditions de travail dans les centres changent. Avant son arrivée,
les conditions de travail laissaient à désirer.
L’amélioration des conditions de travail dans les centres a été marquée
par la réhabilitation des bâtiments, l’équipement en
matériels et mobiliers de bureaux, l’électrification de certains
centres pour une somme d’environ 25 millions de F CFA. L’aménagement
de la salle de délibération du conseil municipal a coûté environ
7 millions de F CFA.
La fonctionnalisation du site, l’installation de moyens de communication
inter-services et l'accès aux réseaux de communication extérieure
(Internet), l'équipement progressif de tous les services en matériel
informatique et de communication (investissement d’environ 10 millions
de F CFA pour l’instant) sont désormais des réalités.
Il a été instauré un dispositif sommaire d’archivage
des courriers arrivée et départ au niveau du secrétariat
général, des différents adjoints au maire et des services
techniques. Depuis la fin du mois de juin, aucun courrier reçu ou envoyé ne
se perd. En fonction du numéro de réception, les agents peuvent
désormais situer 100 % des courriers reçus et indiquer le niveau
de traitement de chacun.
Sur le plan de l’assainissement, une opération participative est
organisée : les populations curent les caniveaux et la mairie évacuent
la boue (une opération en cours qui se caractérise par la mise à disposition
de trois camions et de leurs équipages pendant 30 jours pour un coût
prévisionnel de 6 millions de F CFA dont 5 millions subventionnés
par Orange).
L’information des populations à travers un journal existe depuis
quelques mois. Il est indispensable que les citoyens de la Commune soient au
fait des actions municipales.
Les projets à court terme
D’ici la fin de l’année, la nouvelle équipe veut s’attaquer à plusieurs
projets. Longtemps attendus, les appels d'offres pour la clôture du cimetière
de Sébénicoro pour un budget d’environs 50 millions de F
CFA, la construction d’une fourrière ont été lancés.
De même la charte des usagers sera finalisée pour mi-décembre
avec une signature officielle pour début 2010.
Il n’est un secret pour personne que les voies de Sébénicoro
et environs sont dans un état de dégradation avancée. Moussa
Mara et son équipe sont en passe de réparer la route Sébénicoro-Kalabanbougou
pour 2 millions de F CFA. L’inscription dans le budget 2010 du premier
chantier de pavage de grande ampleur par le choix porté sur l’une
des grandes voies du quartier de Djicoroni Para (voie de l’école
du fleuve, voie de l’usine céramique, voie des 30 mètres…)
pour 100 millions de F CFA. Cette semaine sera lancé l’appel public
pour recruter 50 jeunes que des artisans de la Commune vont s'engager à recevoir
et à former sur un an sur financement de la commune pour 10 millions de
F CFA.
Dans dix jours seront signés 24 nouveaux contrats avec les GIE d'assainissement
comportant de nouvelles règles pour elles devant entraîner un mieux-être
dans la Commune.
Fait rarissime : le budget 2010 de la Commune a été approuvé à l'unanimité des
conseillers (y compris tous les conseillers de l'opposition) et des autorités
administratives (gouvernorat) pour un montant de 2,1 milliards de F CFA (le plus élevé de
Bamako).
Un emprunt de 500 millions de F CFA est en négociation avec les banques
permettant d’aménager en pavé 3 grandes voies de la Commune
(Djicoroni, Sébénicoro et frontière Lafiabougou-Hamdallaye)
ainsi que la première étape de la construction d'un complexe sportif
communal.
L’équipe Mara entend redresser les torts causés par une gestion
foncière mue par l’appât du gain personnel et facile ayant
entraîné une spéculation foncière effrénée.
C’est dans ce cadre que sera finalisé d'ici mi-février l’opération
de réhabilitation du quartier de Kalabambougou permettant de donner à chaque
habitant de ce quartier la parcelle à laquelle il a droit.
Outre les parcelles de particuliers, la sauvegarde du peu de places publiques
restantes pour en faire des sanctuaires destinés à accueillir les événements
populaires (sport, culture, espace vert…) est une priorité. Dans
les jours à venir, des discussions avec le dernier quartier non réhabilité de
la Commune pour programmer la réhabilitation accompagnée de l’adressage
et de l’électrification dans le cadre du nouveau programme Pase
(avant 2013) seront entamées.
L'adduction d’eau de Sibiribougou sur financement de la ville d’Angers
a démarré en septembre 2009 par la réalisation d’un
forage avec un château d’eau de grand contenu. L'équipe est
en train de négocier le branchement du château d’eau sur le
réseau d’électricité d’EDM (environ 30 mètres à réaliser).
Comme on le voit, Mara, en bon gestionnaire, a démontré qu'avec
peu on peut faire plus à condition d'être engagé. C'est certainement
cette méthode que les autorités n'aiment pas trop et qui ont poussé à la
roue de sa destitution.
Amadou Sidibé
Acceuil
EVICTION
DE MOUSSA MARA
Une victoire pour qui ?
Il y a contre le maire de la Commune IV un acharnement que personne ne peut comprendre.
Sans être dans le secret des dieux.
Moussa Mara avait réconcilié les habitants de la Commune IV, tout
au moins avec le politique. Il disait ce qu’il a promis, il réfléchit à long
terme, ne travaille pas pour lui et ne met ni malice ni duplicité dans
ses actions. Mais, depuis qu’il est là, l’adversité ne
fait que croître. Plus il pose d’actes pour sa commune, plus le tonnerre
gronde sur sa tête.
A lui seul, Mara est une institution dans la Commune. Qu’on l’aime
ou qu’on le déteste, il a posé des actes (on peut discuter
de leur altruisme ou non) qui vont dans le sens du bien-être. Ainsi, dans
la Commune, il n’y a pas de quartier où il n’a pas construit
une morgue à la mosquée, équipé la morgue de la mosquée,
où il ne s'est pas occupé de l’adduction d’eau, fait
des routes, des ponts, offert des nattes ou des bouilloires aux mosquées.
Il n’y a pas de quartier où il n’a pas organisé les
jeunes ou les femmes en associations, GIE ou PME.
Les motifs qui ont valu à la Commune de perdre sa sérénité et
de se retrouver aux prud’hommes n’est pas une première et
n’est pas l’apanage de la Commune. En d’autres temps et d’autres
circonstances, on aurait simplement conclu que "les faits ne sont pas de
nature à entacher la sincérité" du scrutin.
Mais, vu qu’il s’agit d’un jeune qui vient secouer la vieille
aristocratie dormante et confortablement installée, rien ne lui sera toléré.
Certes, Moussa Mara a beaucoup de mérite personnel, mais il a été aidé fortement
dans sa conquête de la mairie par la gestion calamiteuse d'Issa Guindo,
le maire sortant, dont toute la Commune se plaint et qui n’a laissé que
des litiges.
S’en prendre à Mara, c’est s’inscrire contre la Commune,
contre son essor.
A. Kalambry
Acceuil
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