Les Echos du 30 avril 2009
FÊTE DU 1 ER MAI
L’UNTM préoccupée par l’insécurité routière
Les travailleurs souffrent du malheur de l’insécurité routière. Après une analyse des effets des accidents de la route, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), a choisi la date symbolique des festivités commémoratives du 1 er mai pour débattre de la problématique de l’insécurité routière au tour du thème « les syndicats et la sécurité routière ».
La rencontre qui a eu pour cadre mercredi la Bourse du travail, a enregistré outre la présence du secrétaire général de l’UNTM, Siaka Diakité, des spécialistes de la question en l’occurrence des cadres du ministère de l’Equipement et des transports.
Tour à tour, les conférenciers ont fait valoir que de nombreux efforts ont été consentis par le gouvernement. Participe notamment selon eux, de cette dynamique, l’instauration de la Semaine de la sécurité routière. Pourtant, des statistiques avancées sur l’insécurité routière au Mali donnent froid au dos. Au premier trimestre 2008, il y a eu plus de 1300 cas d’accidents enregistrés. A l’origine : les engins à deux roues.
Les traumatismes crâniens représentent 51 % des cas. La même année, l’on a dénombré 254 morts sur les routes inter urbaines. Toujours selon des statistiques, il a été enregistré au premier trimestre 2009 1 374 véhicules accidentés (motos et voitures confondues) soit 32 cas d’accidents par jour.
Sur les 12 840 accidents enregistrés en 2007, il y a eu 579 tués dont 243 motocyclistes. Par ailleurs, entre janvier et décembre 2008, 1 236 écoutes téléphoniques ont été réprimées.
Au plan mondial en 2004, l’on a dénombré plus de 1,2 million de morts dont 500 enfants. A la même année, la route a fait plus de 50 millions de blessés. Le tout a engendré 35 000 milliards de pertes financières.
Devant ce tableau sombre, le patron de l’UNTM a laissé entendre qu’il urge pour la centrale syndicale de suffisamment informer les travailleurs sur les risques liés à l’insécurité routière et de faire des propositions concrètes à l’endroit des décideurs.
Le représentant du ministre de l’Equipement, Mamadou Koné, a indiqué que le département est disposé à former les travailleurs sur la prévention. Dans le combat contre l’insécurité routière, les acteurs sont l’Etat et les usagers. Tout au long des débats, il a été établi que l’ignorance du code de la route, la non-application des textes réglementaires, l’incivisme des usagers… constituent des facteurs de risque.
Mohamed Daou
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NOUVEAU NE DE SYNDICATS DE L’EDUCATION
Un collectif en débrayage les 5 et 6 mai 2009
Habitués à lutter séparément pour la satisfaction de leurs doléances, les syndicats d’enseignants (Snesup, Coses, Fen, Fenarec et Snep) ont décidé de se constituer en collectif pour donner plus de tonus à leur lutte. Déjà, ce collectif menace d’exécuter les 5 et 6 mai 2009 une grève généralisée.
C’est une grève les 5 et 6 mai 2009 sur l’ensemble des ordres de l’enseignement scolaire, professionnel et universitaire du Mali du public et du privé. Des syndicats d’éducation qui menaient des luttes parallèles pour la satisfaction de leurs doléances ont décidé de s’unir.
Pour mieux faire connaître ce collectif, ses responsables ont organisé un point de presse le mercredi 29 avril à l’Ecole centrale d’industrie du commerce et d’administration (Ecica) au cours duquel ils ont expliqué que les membres du collectif ont décidé de bâtir un espace d’échange, d’informations et d’actions « pour coordonner, superviser et harmoniser leur point de vue sur l’école », dira Dr. Abdou Mallé secrétaire général du Syndicat national pour l’enseignement supérieur (Snesup).
Selon Youssouf Diarra de la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (Coses), les objectifs du collectif sont, entre autres, la défense et la promotion de la corporation, l’unité d’action dans la diversité, la solidarité syndicale, l’échange et le partage d’information et le renforcement des capacités opérationnelles.
Les conférenciers ont révélé que le collectif est, de nos jours, préoccupé par un certain nombre de problèmes qui minent, l’environnement scolaire et universitaire et « affectent les conditions de vie et de travail de ses militants ».
Sur la base d’un accord intervenu entre le gouvernement et certains partenaires sociaux, le gouvernement a, au cours de son conseil des ministres du jeudi 23 avril 2009, décidé d’intégrer séparément les contractuels de l’éducation dans la Fonction publique de l’Etat et dans la Fonction publique des collectivités.
Des revendications
En réponse à cette mesure, le collectif soutient que cette décision « ne l’engage » en rien. « Notre demande est et demeure l’intégration des enseignants contractuels de tous les ordres dans la Fonction publique de l’Etat », ont rappelé les conférenciers.
En plus de ce point de revendication, figurent cinq autres doléances auxquelles le colectif tient à ce que l’Etat apporte des réponses.
Il exige la relecture immédiate du décret N° 08- 322/ P-RM du 9 juin 2008 fixant la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) en accordant au moins 15 représentants aux syndicats d’enseignants, la mise en œuvre des résolutions et recommandations du forum national sur l’éducation en accord avec les syndicats, l’octroi d’un siège aux syndicats d’enseignants.
Le collectif exige par ailleurs le respect de la liberté syndicale notamment dans le secteur du privé et de la recherche et l’octroi d’une indemnité de logement aux enseignants du secondaire et du fondamental.
Dans le cadre des ses activités, le collectif au-delà de la conférence de presse et de la grève de 48 heures les 5 et 6 mai, prévoit une assemblée générale unitaire après la grève. « Des marches, des sit-in et autres », sont également en vue.
Amadou Waïgalo
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COMMUNALES 2009 A GAO
L’Adéma-PASJ en tête
Les résultats des élections communales de dimanche dans la commune urbaine de Gao sont connus depuis lundi en début d’après-midi. C’est l’Adéma-PASJ qui se taille la part du lion en enlevant dix sièges, sur les 29 à pourvoir dans la commune urbaine.
Le parti de l’Abeille est suivi de son transfuge, l’indépendant Sadou Diallo qui remporte 7 sièges. C’est un autre indépendant qui suit Sadou Diallo, Irnaata. Il obtient 5 sièges. Ensuite viennent le PCR 3 sièges, l’URD 2, le RPM 2.
Il y avait 12 listes en compétition dans la commune urbaine de Gao, pour le contrôle de la mairie. Les listes qui n’ont pas remporté de siège sont le Cnid, l’UDD, l’US-RDA, le REDD, le RDS et le MPR.
Les habitants de la cité des Askias se sont mobilisé le 26 avril dernier. Le taux de participation est estimé à 46, 35 %. Le vote s’est déroulé sans incident majeur dans la commune urbaine. Ces résultats confirment le retour en force de l’Adéma-PASJ à Gao, qui était administrée par un maire RPM, qui n’a réussi, pour les présentes élections, que 2 sièges. L’indépendant Sadou Diallo, qui avait quitté le parti de l’Abeille seulement deux semaines avant le début des campagnes électorales, fait un score honorable, en enlevant 7 sièges.
Ce scrutin a révélé une percée des indépendants dans la ville de Gao, au détriment de vieilles formations politiques comme l’US-RDA et le CNID dans une certaine mesure. Il indique par là même occasion la perte d’audience des formations politiques, hormis l’Adéma, qui est un parti véritablement implanté à Gao.
Ramata Diarra
Gao
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