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2009

Mois d'avril

Les Echos du 21 avril 2009

 

HISTOIRE DE RIZ EXONERE

Une comédie en plusieurs actes !

En parcourant la presse du vendredi 17 avril 2009, je découvrais à la une de L’Essor un article intitulé « Opération d’exonération du riz importé : problème de transport ? » et en sous-titre : « Les importateurs qui ont bénéficié des mesures d’exonération assurent manquer de camions pour amener le riz des ports où il est stocké. Et ils se tournent encore vers l’Etat ».

Intrigué, et certain de ne pas être au bout de mes surprises, je me suis permis de le lire, et ce que j’y découvris ne manque pas encore à présent de me révulser : c’est tout simplement scandaleux.

La question du riz, n’est pas aujourd’hui une question nouvelle. Elle fait depuis plus d’un an, systématiquement la une de tous les quotidiens. Et pour cause. Il s’agit de notre aliment de base, et pourtant il est de plus en plus inaccessible au commun des Maliens, cela malgré les nombreux efforts de la part des autorités, mais aussi et surtout de la part du contribuable.

« L’Initiative riz » avait en son temps suscité beaucoup d’espoir et nombreux étions-nous à penser que cette fois la solution était trouvée. Cela nous a permis d’avaler la couleuvre des nombreux milliards de fonds publics utilisés, parfois dans des conditions limites. Mais puisque c’était pour la bonne cause, il fallait même la digérer notre couleuvre.

Après les semences vint la saison des moissons, qui, nous dit-on, fut bonne. Pourtant à la place du ouf espéré, nous eûmes droit à une empoignade télévisée entre producteurs et distributeurs (commerçants), les uns estimant qu’ils ne pouvaient pas produire et vendre à un coût moindre pour que les autres se sucrent sur leurs efforts. Résultat des courses : à l’arrivée, les producteurs ont décidé d’augmenter leurs marges et les commerçants n’entendaient pas être les perdants dans l’affaire.

Il était ainsi encore une fois demandé à ce bon peuple d’accepter la situation et de se satisfaire des prix que nos bons producteurs et commerçants lui avaient si gentiment concoctés : à prendre ou à laisser. Mais plutôt prendre, quitte à voler, que de mourir ! Encore un espoir qui s’envolait avec les hirondelles, qui pourtant nous avait si bruyamment annoncé le printemps.

Qu’à cela ne tienne ! Tout n’était pas perdu. Il restait encore la carte des exonérations. Bons princes et conscientes de l’amplitude du problème, nos autorités ont cru bien faire en renonçant une fois de plus à une part des rentrées publiques pour alléger la souffrance des populations.

Comédie

Cependant, la simple évocation des exonérations réveillait inexorablement les souvenirs encore récents, d’une opération du genre qui s’était conclue il y a quelques années par le surenchérissement des prix en raison de la spéculation. Mais cette fois-ci, le terrain semble suffisamment balisé et le cahier de charges bien ficelé.

N’était-ce pas sans compter sur l’ingéniosité de ceux-là convaincus que leur salut passe par la famine du plus grand nombre ? N’était-ce pas encore faire preuve de trop d’optimisme ? Assurément, les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils entendent toujours accroître leurs marges en nous affamant, tout en se convainquant d’être de bons patriotes.

Cette histoire « de problème de camions » ne serait-elle pas le prétexte trouvé pour justifier la hausse déjà entamée des prix, malgré la subvention ? Ou bien s’agirait-il simplement d’une justification courtoise à de nouvelles demandes d’exonérations pour l’achat hors taxes, hors douanes de camions neufs, qui sait peut-être déjà livrés ! Dans tous les cas, dans ce charivari, il y a des certitudes et de ces certitudes découlent un certain nombre de conséquences logiques et légitimes.

Une première certitude est que les exonérations ne sont pas fictives. Elles représentent plusieurs milliards abandonnés par l’Etat au profit de quelques opérateurs économiques. Une deuxième certitude est que la conditionnalité de cet abandon est que les bénéficiaires importent et vendent le riz aux Maliens à des conditions acceptables (c’est-à-dire à la limite des possibilités de leurs bourses). Troisième certitude, l’engagement pris par les opérateurs ayant bénéficié de l’exonération n’était pas une obligation de moyen, mais bel et bien un engagement de résultat.

Alors, ayant demandé et obtenu des exonérations de taxes, et s’étant engagés, parfois même à la télé, d’importer du riz en quantité et en qualité suffisante, et à le vendre à des prix homologués, les mêmes ne peuvent légitimement pas invoquer un problème de transport au finish pour justifier qu’ils n’honorent pas leur part du contrat, mieux que le peu importé soit finalement vendu à prix d’or.

Alors, il est temps que l’Etat jusque-là clément et généreux sévisse. Les fonds publics ne peuvent pas profiter toujours impunément à quelques-uns, qui, en retour, n’ont même pas conscience des souffrances et misères qu’endurent ce peuple. La comédie n’a que trop duré ! Le peuple ne demande qu’à manger à sa faim, quoi de plus légitime ?

Mozard Diarra

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SPECULATION FONCIERE A BAMAKO

Le cimetière d’Hamdallaye gagé !

Un opérateur économique, sollicitant un prêt bancaire, s’est présenté avec le TF d’un terrain qui n’était autre que le cimetière d’Hamdallaye. Le pot aux roses a été vite découvert et l’affaire a été étouffée.

La spéculation foncière gagne du terrain à Bamako. Nombreux sont ceux qui ne reculent plus devant rien. Des élus aux simples citoyens en passant par les agents de l’administration domaniale, la chaîne de complicité est grande. Des banques et établissements financiers qu’on croyait au-dessus de toute forme d'arnaque sont souvent la cible des spéculateurs en tous genres.

L’histoire qui vient de se passer à Bamako sort de l’ordinaire. Mais pour des raisons d’anonymat, nous nous garderons de nommer la banque qui a failli être flouée par un escroc foncier. Le quidam est un homme d'affaires de la place. Il avait sollicité un prêt dans une structure bancaire de la capitale. Le montant avoisinait les 300 millions de F CFA.

Dans la procédure en la matière, le demandeur de prêt, en fonction de ses relations avec la banque, est tenu d'apporter une garantie. Celle-ci peut-être un bien meuble ou immeuble. Dans le cas d’espèce, l’opérateur économique a déposé le titre foncier d’un domaine dont il est censé disposer à Hamdallaye. La procédure de décaissement est allée bon train. Mais les choses se gâtèrent au niveau du contrôle de routine précédant la mise à disposition des fonds.

Comme le commande la réglementation, la banque ne s’est pas fiée qu’aux documents. La dernière autorité de la banque dont la signataire vaut ordre de décaissement, a crû bon de diligenter une contre-expertise immobilière. Experts et responsables de la banque se sont alors retrouvés devant un cas flagrant d’escroquerie. Le titre foncier n’était qu’un vrai faux TF sorti de surcroît du cimetière d’Hamdallaye.

Après la découverte de la supercherie, l’affaire a été discrètement gérée. Certains cadres de la banque ont fait les frais de leur indélicatesse puisque le directeur adjoint du crédit, confondu de complicité, a été congédié. Le délinquant foncier, craignant de se retrouver en prison, a pu étouffer l’affaire, qui n’a plus fait de bruit.

Selon nos sources, il se serait entendu avec sa banque moyennant espèces sonnantes et trébuchantes et l’affaire a été classée comme un simple incident de parcours.

Abdrahamane Dicko

 

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ESPACE D’EXPRESSION DEMOCRATIQUE

« No Vox » dénonce les politiques discriminatoires des gouvernants

A l’initiative du Mouvement des « sans voix » du Mali, les militantes du Burkina Faso, du Togo, de la France se sont retrouvées dans le cadre du réseau international « No Vox », pour initier et créer un espace d’expression démocratique, populaire et autonome et proposer des alternatives aux politiques discriminantes et répressives actuelles. Les privatisations, de Morila SA, Huicoma et l’immigration ont été évoquées.

Les « Sans » : sans travail, sans logis, mal logées, précaires, ouvrières licenciées, paysannes spoliées, malades et handicapées, expulsées d’Europe et d’ailleurs, réfugiées, viennent d’organiser le 1er forum des « Sans » à Bamako.

« No Vox » , au cours de ce forum a fait état des conditions difficiles et inacceptables que vivent les pauvres dans le monde et notamment en Afrique et au Mali. « Au Mali, la spéculation foncière entraîne les démolitions de quartiers auto-construits et la réduction des zones de maraîchage, de jardinage et de culture au seul profit des opérateurs immobiliers, des autorités en charge de la gestion urbaine, souvent corrompues. Ces terrains sont redistribués aux plus riches au détriment des pauvres ».

A la suite, le forum, les « Sans » exigent la fin des destructions, le maintien des zones de maraîchage, de jardinage et de culture, la régularisation des quartiers auto-construits, le relogement des familles expulsées, le dédommagement sans condition des populations victimes de démolition conformément au code domanial.

Le forum propose la mise en place d’une commission composée des représentants de chaque quartier, de l’autorité traditionnelle, du gouvernement, des autorités municipales. Les autorités municipales en charge de la gestion foncière ne peuvent être les seuls décideurs de la ville.

Ils ont dénoncé, les privatisations des entreprises publiques au Mali, la gestion par des multinationales au seul profit de leurs actionnaires du patrimoine industriel national qui a conduit à des pertes par des travailleurs privés de leurs droits et licenciés.

Le forum exige que les grévistes licenciés de Morila SA soient rétablis dans leur droit, exige l’application du « plan social » pour les travailleurs licenciés de Huicoma et que les tribunaux compétents jouent leur rôle ; rendent la justice sociale et cessent de reporter systématiquement leurs décisions laissant douter de leur indépendance. Le forum a déploré que 35 % des expulsés maliens sont séparés de leur famille vivant en France.

Le forum dénonce le Pacte européen sur l’immigration, la directive retour dite « directive de la honte », le concept de l’immigration choisie, l’Agence européenne des frontières (Frontext), les accords de réadmission et toute politique migratoire qui fait de l’Europe une forteresse et de l’Afrique une grande prison. « Sommes solidaires du combat des sans papiers en Europe. Appelons à la régularisation de tous et de toutes ». Le forum a proposé le respect strict de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en la matière.

Au Bénin, les exactions commises par les forces de l’ordre togolaises et béninoises contre le camp des réfugiés togolais doivent cesser selon le forum qui s’est déclaré solidaire de tous les réfugiés dans le monde, exigé la régularisation de leur statut et de leur situation, la traduction des coupables responsables de leur sort devant les juridictions nationales et internationales.

Au Burkina Faso, « nous dénonçons également les dérives du régime en place tant du point de vue des droits démocratiques que civiques. Nous soutenons la société burkinabé qui lutte et défend les droits sociaux, civiques, économiques et culturels dans l’intérêt général et pour l’avenir de leurs pays ».

Amadou Sidibé

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CANADA

Les « Anges » en enfer

C’est un très sale moment que vivent les pires criminels de l’histoire du Québec… La police vient de frapper fort et la principale organisation criminelle est presque anéantie.

Ils sont constitués en « association » ; ils ont choisi une appellation provocante, les « Hells Angels » (Anges de l’Enfer) et se promènent en bandes sur de grosses motos, toutes de la mythique marque Harley Davidson. Il ne faut cependant pas se tromper : sous des apparences anodines et des dehors bourrus, les Hells Angels sont des criminels impitoyables, capables de tout pour garder le contrôle absolu du trafic de drogue au Canada et aux Etats-Unis.

Les HA sont nés au début des années 1950 aux Etats-Unis. Ils ont prospéré surtout après la Guerre du Vietnam quand plusieurs anciens combattants, de retour au pays, se sont sentis abandonnés, méprisés, par la patrie. Ils ont scellé des alliances solides avec la mafia et d’autres groupes criminels avec lesquels ils partagent les mêmes objectifs. En Europe, ils sont présents en Suède, au Danemark et en Finlande en grand nombre et quelques-uns ailleurs. En Afrique, ils ne sont qu’à Johannesburg. En 1995, c’est à coups de bazookas que les Hells danois attaquaient leurs rivaux, avec un bilan d’une centaine de morts.

Au Canada, les HA sont principalement présents au Québec. Ils ont des chapitres dans plusieurs villes (il faut 81 membres pour constituer un chapitre, équivalent numérique des lettres H et A et 6 membres pour faire une section). De 1992 à 1996, les HA ont livré une terrifiante guerre à leurs ennemis locaux, les Rock Machine. Des fusillades en plein jour en pleine rue, des attentats, des exécutions sommaires… ont eu raison des Rock Machine qui ont lâché prise.

La population se demandait alors ce que faisaient le gouvernement, la police pour mettre hors d’état de nuire ces bandits. Il n’est cependant pas aisé, dans un Etat de droit, de démanteler une bande criminelle comme les Hells Angels. Ils ont des avocats très cotés, des fiscalistes, des conseillers de premier ordre. Il est impossible de les infiltrer parce qu’il faut avoir commis au minimum un meurtre sur commande pour être admis « aspirant Hells » et un autre meurtre pour passer « full patch », c’est-à-dire membre en règle avec veston, écusson et dossard.

Alors, depuis 1992, la police a recours à la bonne vieille méthode pratiquée en Italie contre la mafia, les délateurs et les repentis à qui l’on assure immunité et nouvelle identité car, chez les HA, trahir, c’est l’équivalent d’une sentence de mort. Plusieurs opérations ont permis de mettre des Hells derrière les barreaux et pour longtemps, dont le chef présumé Maurice Boucher alias Mom, envoyé à l’ombre il y a 7 ans et qui doit encore y rester pour un minimum de 18 ans après le meurtre de deux gardiens de prison.

De toutes les opérations contre les Hells Angels, c’est celle qui porte le nom de code Sharqc du mardi 14 avril 2009 qui a fait le plus de mal. L’enquête de police a démarré il y a trois ans et demi et s’est achevée un petit matin par 177 perquisitions. Elle a abouti à 133 arrestations, 5 millions de dollars canadiens (2 milliards de F CFA) en argent liquide récupérés, la saisie de 52 motos Harley Davidson, de 3 kilos de haschisch, de la cocaïne, des amphétamines, des armes, etc.

La police espère que la justice confisquera au moins 30 maisons et tous les bunkers qu’ils ont construits, de véritables forteresses militaires, seront démolis. Pour le moment, seuls 23 Hells Angels sur l’ensemble du Canada, ont réussi à se faufiler entre les mailles du filet, mais certainement pas pour longtemps. Voyez-vous, ces fugitifs, selon les infos, se cachent aux Etats-Unis. Et, généralement, ils préfèrent être jugés au Canada où le maximum des peines réelles est de 25 ans contre 90 ans au pays de l’Oncle Sam.

Avec ce coup de filet important, la police a élucidé 22 meurtres commis entre 1992 et maintenant parmi tous les autres. Malheureusement, plusieurs des fugitifs sont soupçonnés d’être les principaux auteurs de ces meurtres. Il s’agit des caïds Claude Gauthier (41 ans), Marcel Messier (41 ans), Michel Bergeron (52 ans) ou Marcellin Morin (42 ans). Le seul homme de race noire membre de ce gang, Gregory Wooley, est en prison depuis 2002. Il vient d’ailleurs d’en être extrait pour un procès parce qu’il aurait, de sa prison, continué à diriger son réseau de trafic de drogue et commandité… un meurtre, celui d’un rival trop bavard.

Maintenant qu’il ne reste plus que deux Hells Angels en liberté, les experts s’interrogent sur l’avenir du trafic de drogue. Aucun ne prédit une fin du commerce le plus lucratif du Canada (15 milliards de dollars ou 7500 milliards de F CFA en liquide et petites coupures à l’abri du fisc !) Ils pensent que la mafia italo-canadienne, décimée ces dernières années, pourrait reprendre de la force ou bien, que les Hells, de leur prison et à cause des lois sur la liberté individuelle, pourraient instrumentaliser les gangs de rue pour les remplacer temporairement.

Mais, quand on sait que les peines de prison iront de 10 à 25 ans, ce n’est pas demain que ces criminels retrouveront l’air frais du dehors. Eh, oui ! Il faut se le tenir pour dit : le crime ne paie pas.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

 

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Bruits sourds

Malifoot (1), la date du conseil divise

A la Fédération malienne de football du Mali, les membres ne parviennent pas à accorder leur violon sur la date de la tenue du conseil ordinaire de la Fédération. Initialement prévue pour juin prochain, cette date ne fait pas l’unanimité au sein du bureau fédéral. Pour ses opposants, la période indiquée coïncide avec des éliminatoires combinées pendant lesquelles les Aigles doivent livrer deux matchs contre le Bénin et le Ghana respectivement les 6 et 20 juin 2009. Face à cette situation, ceux qui sont opposés veulent un report. Par contre, d’autres pensent que la tenue du conseil n’a rien à voir avec les éliminatoires Can/Mondial-2010.

Malifoot (2), des prétendants au fauteuil

C’est en principe au cours du conseil ordinaire de la Fédération qu’un nouveau président du bureau fédéral sera élu. En attendant, un consensus autour de la date, plusieurs candidatures sont annoncées. Il s’agit de la candidature du 2e vice-président de Malifoot, colonel Boubacar Baba Diarra, du vice-président du Stade malien, Boucary Sidibé dit Kolon, du président de la Ligue de football de Mopti, Hamadoun Kola Cissé, et du président du COB, Moussa Konaté. La liste n’est pas exhaustive. Il se peut que d’autres personnes fassent acte de candidature pour succéder à Salif Kéita.

Il veut acheter les cartes non enlevées

Des responsables politiques de la Commune II n’en finissent pas de surprendre les citoyens par leur comportement. Dans cette Commune, qui a beaucoup fait parler d’elle pendant cette campagne électorale, c’est un candidat, tête de liste, qui veut organiser la fraude : en achetant les cartes d’électeurs non retirées. Des informations concordantes indiquent qu’il aurait pris contact avec des présidents de commission de distribution des cartes pour acheter avec eux les cartes non enlevées. Il proposerait à chacun d’eux des sommes importantes.

Kalabancoro, un charlatan se frotte les mains

Chez nous au Mali, qu’il s’agisse des législatives, de la présidentielle ou même des municipales, une fois que la campagne s’ouvre, c’est bonjour les sacrifices et les consultations chez les charlatans et autres voyants. Une fois encore, la preuve a été donnée par des candidats aux municipales du 26 avril prochain. Et la chance a souri à un charlatan de Kalabancoro auprès de qui des candidats ne cessent de défiler. Sollicité par des politiciens, sa maison ne désemplit plus. En cette période électorale, c’est la bombance chez lui. Ses clients lui apportent moutons, chèvres et poulets à gogo. Sans compter l’argent qu’ils dépensent.

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HOPITAL DE MARKALA

Hygiène et informatique en mire

Le Club de Markala, engagé dans une politique d’innovation à l’hôpital de Markala, a organisé du 17 au 18 avril 2009, une série de formations à l’informatique et à l’hygiène hospitalière à l’intention des agents.

La formation à l’hygiène hospitalière a été marquée par un exposé sur les cours d’hygiène des mains de Dr. Loseni Bengali, pharmacien chef à l’hôpital Gabriel Touré. Selon le Pr. Abdou Traoré dit Diop, président du Club de Markala, l’hygiène de la main est nécessaire pour la santé et peut prévenir des dégâts, dont des décès.

« Avant dans une ville de l’Europe, les médecins faisaient accoucher les femmes après avoir autopsié les morts, sans laver leurs mains, ce qui occasionnait de nombreuses mortalités maternelles » , témoignera-t-il. Et d’ajouter « que dès que ces gens ont eu l’idée de modifier leurs techniques de travail, c’est-à-dire se laver les mains, le nombre de décès des femmes lors des accouchements s’est réduit ».

Cet atelier est le début des activités du Club visant à aider l’hôpital de Markala par l’amélioration de ses méthodes de travail. Le Club de Markala, faut-il le souligner, a déjà doté la morgue de l’hôpital d’un climatiseur neuf. Le Club de Markala a organisé le 14 février à Bamako, une soirée de levé de fonds pour aider l’hôpital, l’un des plus grands hôpitaux du Mali, sollicité et naguère renommé pour la qualité des prestations, mais qui présente aujourd’hui un visage sinistre.

Toilettes sales, lits des malades déchirés, carence de matelas, salles d’hospitalisation, de chirurgie et autres en ruine : tel est en résumé l’état de l’hôpital qui ne possède ni de salles de radiographie, d’échographie, d’ORL… qui ne possède plus d’endroits réservés aux accompagnateurs des malades.

Le Pr. Diop a affirmé que l’Etat, à travers le ministère de la Santé, a promis d’engager 450 millions de F CFA pour la réfection de plusieurs services de l’hôpital. Il est prévu d’y construire un laboratoire d’analyse moderne, des pavillons, des salles de radiographie, d’échographie, d’ORL, d’ophtalmologie, d’odontostomatologie. Mais, selon le Pr. Diop, la rénovation de l’hôpital de Markala ne pourrait réussir sans l’implication des agents eux-mêmes qui doivent chercher à s’expérimenter. « On ne finit jamais d’étudier ».

Le médecin-chef de l’hôpital de Markala, Siriman Faïnké a salué le Club de Markala pour les aides qu’il va apporter à son hôpital.

Au cours de cet atelier, des praticiens ont été initiés à l’informatique notamment à Microsoft Word et Excel. Cette formation s’étendra jusqu’au 22 avril et portera sur l’environnement Windows, le traitement de texte, etc.

Ramata S. Kéita

(stagiaire)

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DAC-ZESCO : 0-0

Les Rouges accrochés

En 1/8e de finale aller de la Ligue africaine des champions, disputé dimanche au stade Modibo Kéita, le Djoliba a été tenu en échec (0-0) par le Zesco-United de la Zambie. La rencontre retour s’annonce palpitante dans deux semaines en Zambie.

Le Djoliba commence bien avec le monopole du jeu et a même une bonne opportunité de débloquer le match à la 28e sur une tête de Mohamed Konaté. Les Zambiens de Zesco sauvent par l’entremise de leur portier. Auparavant à la 11e, le joueur zambien Enock Sakala déborde et son centre qui jaillit dans la surface de réparation d’Abdoulaye Diakité est repris sans succès par Cliford Chipano.

Le Djoliba domine se crée moult occasions de buts, mais ses attaquants, à l’image de Yahaya Coulibaly, se montrent inefficaces. Manque de concentration, manque de puissance face à une équipe zambienne recroquevillée intelligemment en défense. Une mi-temps d’occasions ratées avec une douzaine pour le Djoliba (dont la derrière à été renvoyée à la 45e par le pied du poteau de Jacob Banda) contre une pour le Zesco.

Les Rouges attaquent la 2e période, pied au plancher, belle option. 48e le Djoliba obtient un coup franc et Souleymane Dembélé ajuste mal le tir. Le Djoliba se rue toujours à l’attaque avec l’entrée de Janvier Abouta à la place de Bréhima Traoré 53e et l’on découvre alors une formation au jeu chatoyant, plaisant qui construit bien.

C’est une rencontre à sens unique où il a fallu la classe du portier du Zesco, Jacob Banda, pour enrayer les offensives Rouges. Le score final donne au match retour toute son importance. Ce qu’il faut retenir de cette opposition du dimanche, c’est que le public a vu une équipe du Zesco, très tactique avec des joueurs talentueux qui a certes joué intelligemment, mais qui a été aidé par la maladresse des poulains de Badra Alou Diallo alias « Conti ».

C’est vrai que le Djoliba a l’habitude de mieux jouer à l’extérieur, mais il faut que les Rouges préparent avec assez de courage, assez de punch, d’esprit de combativité, de solidarité pour arracher la qualification sur le terrain du Zesco. Il faut rappeler que le Zesco a sorti Africa-Sport d’Abidjan dans la même condition (0-0) à Abidjan et (2-0) au match retour. Mais à vrai dire l’équipe d’Africa-Sport de Côte d’Ivoire de cette année est différente de celle des années 1990.

Il s’agit, pour l’équipe de Hérémakono, de préparer la manche retour en toute confiance, en toute équité et de se donner toutes les chances pour se qualifier.

A signaler que les qualifiées de ce tour disputeront la phase de poule sous forme d’un mini championnat et les éliminées disputeront un match de barrage contre les battus du 3 e tour de la Coupe Caf.

Boubacar Diakité Sarr

 

Ils ont dit…

Badra Alou Diallo(entraîneur du Djoliba) :

« On aurait pu gagner par 1-0 ou par 2-0, mais en aucun moment les gars n’ont pu faire la différence devant une équipe zambienne très athlétique. Nous sommes restés statiques. Nous tirerons les enseignements utiles pour préparer le retour ».

Bréhima Traoré(attaquant du Djoliba) :

« On a livré un bon match devant une équipe zambienne bien en place et plus athlétique. Toutes choses qui nous empêchaient d’enchaîner et de faire les une-deux. Mais je reste optimiste pour le match retour où nous irons chercher la qualification en Zambie ».

Majautso Mwale(entraîneur du Zesco) :

« C’était un bon match de football et l’on avait une bonne envie devant une bonne équipe du Djoliba, un team que je viens de découvrir. Au retour, comme eux, nous avons une obligation de victoire et je saurai la surprendre ».

Joachim Fickert(DTN des Aigles) :

« Ce fut une bonne partie où le Djoliba aurait pu scorer. Aujourd’hui, le Djoliba attaquait plus sur les ailes pour arriver dans le dos de la défense adverse et avait des problèmes devant le but. Je dirai que c’était une malchance sinon l’équipe peut se racheter en Zambie avec un nul ».

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

Les à-côtés

Des supporters dévoués

Une colonie zambienne a été appréciée dimanche dans les gradins du stade sur la gauche de la loge officielle. Majoritairement composée de femmes, drapeau à la main et habillées made in Zambia, ce petit groupe de supporters a donné de la voix jusqu’au coup de sifflet final.

Hamane ovationné

La présence du MJS au stade a toujours suscité un engouement dans le public sportif. Mais celle du dimanche a reçu un cachet particulier. C’est ainsi que dès son apparition sur la pelouse, le premier responsable du sport malien a eu droit à une « standing ovation » depuis la traditionnelle poignée de mains aux équipes jusqu’à la loge officielle.

« Serpent » fascine

Présent dans la loge auprès de ses homologues du Mali, cet officiel zambien a été fasciné par la colline de Koulouba communément appelée tribune « serpent » et qui avait fait le plein dimanche avec un parking auto-moto qu’on pouvait apercevoir nettement. A la mi-temps, il a demandé si on payait pour y accéder.

La fête déjà…

A la fin de la rencontre, le staff technique du Zesco et les joueurs, accompagnés des officiels et des supporters, criaient victoire. Ils ont longtemps chanté et dansé dans les vestiaires comme cela se fait traditionnellement après une qualification. Ce qui est loin d’être le cas en attendant le match retour.

 

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