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2009

Mois d'avril

Les Echos du 10 avril 2009

 

REMANIEMENT MINISTERIEL

Cinq nouveaux ministres au gouvernement

Sur proposition du Premier ministre Modibo Sidibé, le président de la République a signé le décret n°09-00157 de nomination d’une nouvelle équipe gouvernementale marquée par l’arrivée de cinq nouvelles personnalités.

Il s’agit de Sanoussi Touré, précédemment directeur de cabinet du Premier ministre, nommé à l’Economie et aux Finances, de Mme Siby Ginette Belgarde (précédemment recteur de l’Université de Bamako) à l’Enseignement supérieur et à la Recherche scientifique), de Salikou Sanogo (Education, Alphabétisation et Langues nationales), de Lassine Bouaré (précédemment directeur général de l’INPS, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget) et d’Abou Sow (précédemment gouverneur de Ségou en qualité de secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé du développement intégré de la zone de l’Office du Niger).

Le réaménagement de jeudi soir laisse sur le carreau le Pr. Amadou Touré et Mme Sidibé Aminata Diallo, qui avaient en charge les ministères de l’Education nationale et qui, apparemment, n’ont pas donné satisfaction dans la mesure où les grèves perlées ont toujours cours au niveau de tous les ordres d’enseignement. Le Pr. Salikou Sanogo, qui a présidé le comité d’organisation des travaux du Forum national sur l’éducation, et Mme Siby Ginette Belgarde, recteur de l’Université de Bamako, sont appelés à redresser la barre. Mais il n’est pas certain que la solution de l’école soit liée au changement de personnes tant la crise est systémique et liée à des choix politiques.

Néanmoins, on note une permutation dans l’attelage gouvernemental. Elle concerne Tiémoko Sangaré (ancien ministre de l’Agriculture) et Aghatam Ag Alhassane (Environnement et Assainissement). Est-ce qu’il ne fallait pas s’y attendre un tout petit peu après la piètre prestation de M. Sangaré au débat de l’ORTM sur « l’Initiative riz » de dimanche 5 avril 2009.

Le réaménagement est aussi marqué par des changements de dénomination et d’éclatement de départements. L’Energie, les Mines et l’Eau sont désormais partagés entre Mamadou Igor Diarra (Energie et Eau) et Abou-bakar Traoré (Mines). Quant à l’ancien ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, il devient ministère de l’Industrie, des Investissements et du Commerce sous la houlette de Ahmadou Abdoulaye Diallo. L’Enseignement secondaire est désormais rattaché à l’Education, à l’Alphabétisation et aux Langues nationales.

Les grandes nouveautés demeurent la création d’un ministère délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du Budget et d’un secrétariat d’Etat chargé du développement intégré de la zone Office du Niger. Pour le reste les autres ministres qui restent gardent leurs intitulés.

On note encore que l’Adéma/PASJ se taille la part du lion avec 5 ministres. Il est suivi de l’URD (2 postes) et du Cnid/Fyt (1 poste). Aucune figure de l’opposition, contrairement à des informations distillées dans la presse, ne figure dans la nouvelle équipe gouvernementale. Il reste que pour beaucoup de Maliens, la montagne a accouché d’une souris pour être correct.

La rédaction

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COLLECTIF DES « AGENTS LICENCIES » DU BVG

Des révélations sur Sidi Sosso Diarra

Mardi 7 avril, les avocats du Végal l’ont présenté comme une victime de la lutte contre la corruption dans la procédure judiciaire qui l’oppose à 9 de ses agents qu’il a mis à la porte. Hier, ces mêmes agents et leur conseil, Me Amidou Diabaté, ont répliqué preuve à l’appui, que le même Végal a violé des lois de la République et constitue un frein à la mission pour laquelle il a été nommé.

Pendant plus de trois heures, le Collectif des agents du Bureau du Vérificateur général (BVG), au nombre de 9 personnes et leur avocat, l’honorable Me Amidou Diabaté, ont entretenu la presse sur ce qu’il convient d’appeler le feuilleton judiciaire qui les oppose au Végal. Le porte-parole du Collectif, Daniel Amaguoin Tessougué, a recadré le débat en faisant comprendre que des manœuvres sont savamment orchestrées pour détourner l’opinion de l’information réelle.

Flash-back  : Pendant 4 ans, de décembre 2004 à juillet 2008, les 9 agents du BVG ont travaillé en situation de détachement que Sidi Sosso Diarra lui-même a demandé dans trois lettres différentes aux ministres de tutelle des services concernés. En novembre 2008, à deux ans de la fin de leur mandat, il décide de leur faire changer de statut en leur proposant d’opter pour la disponibilité.

La Section administrative de la Cour suprême, qui a été saisie par certains agents, a, par arrêt n°213 du 31 décembre 2008, suspendu l’application desdites lettres. Le Végal forme un recours en révision le 5 janvier. Mais pour empêcher ses collaborateurs de travailler comme le veut l’arrêt 213, il désactive les badges d’accès à leurs bureaux, change les serrures et utilise les forces de l’ordre pour les empêcher d’accéder aux locaux.

Les agents évitant l’affrontement quittent le BVG dans le calme et saisissent le juge administratif. L’arrêt n°23 du 5 février 2009 rejette le recours en révision du Végal et impose la réintégration des agents autorisés de droit à continuer leur travail en position de détachement. Cet arrêt notifié à Sidi Sosso Diarra, par voie d’huissier le 11 février 2009, a fait l’objet de son refus d’exécution 24 h plus tard, le 12 février lorsque les 9 agents étaient venus reprendre le travail. Ils seront en butte au même constat de badges désactivés, serrures changées et même de présence d’un détachement d’agents du GMS, appelés par le Végal pour les chasser.

Le recours aux forces publiques contre l’exécution d’une décision de justice est l’élément d’infraction qui a conduit en prison Sidi Sosso Diarra le 31 mars 2009. Cette infraction, prévue et punie par l’article 64 du code pénal, a été retenue par le juge d’instruction du Tribunal de la Commune IV. Pour Me Diabaté, « il n’est nullement question de travailler à déstabiliser ou à affaiblir le BVG dont lui et ses clients ont soutenu la création et le soutiendront ». L’infraction commise par le Végal est « l’emploi illégal de la force publique contre une décision de justice », a ajouté Me Diabaté.

Prévarications et obstructions

Aser Kamaté, l’un des deux magistrats concernés, a soutenu qu’il ne saurait y avoir de confusion entre « disponibilité »et « détachement » même pour quelqu’un de mauvaise foi. La disponibilité, selon lui, signifie que l’agent travaillant pour un intérêt privé n’a pas d’avancement dans son corps d’origine, ni de salaire ou d’avantages. Le fonctionnaire en détachement quitte son corps d’origine pour s’occuper d’un travail d’intérêt public.

Pour le porte-parole des 9, Daniel Amagouin Tessougué, « c’est contre cette attitude illégale du Végal que nous avons porté plainte devant le Tribunal de la Commune IV en se constituant partie civile. C’est au regard de cette plainte que Sidi Sosso Diarra a été inculpé et placé sous mandat de dépôt pour abus d’autorité par réquisition et emploi de la force contre l’exécution d’une décision de justice ».

M. Tessougué déplore le fait que d’aucuns parlent de complot contre le Végal dans sa mission par le fait de la présence de deux magistrats parmi les 9 agents : (M. Tessougué et Aser Kamaté). « Voir en l’exercice d’un droit légitime par des citoyens dans un Etat de droit, une cabale, un complot, relève d’une bataille d’arrière-garde », a-t-il fulminé, avant d’ajouter que cela est une injure contre leurs personnes dont le combat a été dédié à la lutte contre la corruption. Selon eux, ils sont victimes d’une injustice puisqu’ils ne sont pas payés depuis le 31 décembre 2008.

Le Végal, présenté comme un modèle de gardien des deniers publics est dépeint par les 9 comme « un prédateur invétéré de l’argent public ». Quelques révélations en sont faites : « Le BVG n’a aucun manuel de procédure ou d’organigramme, refusés par Sidi Sosso Diarra », a affirmé M. Tessougué, qui ajoute qu’il « est l’antre et l’incarnation vivante de la violation des droits ». « Le Végal a écrit au DG de l’INPS pour lui reverser 151 millions de F CFA sur les cotisations des agents en détachement », a affirmé Seydou Issa Traoré, gestionnaire des ressources humaines et membre du Collectif. En 2007, selon le Collectif, il a alloué 80 millions de F CFA à certains organes pour le défendre et soigner son image.

« Le Végal a empêché un de mes collègues et moi à vérifier la direction de l’Office du Niger où il y a eu plus de 5 milliards F CFA de malversations. Il a biffé des passages du rapport sur les logements sociaux. Il n’a pas voulu qu’on fasse de vérification de gestion au Haut conseil national de lutte contre le Sida mais une vérification de performance » , a encore accusé Tessougué.

A la question de savoir si leur présence au BVG dérange les pouvoirs publics à cause de leur intégrité morale, M. Tessougué a répondu que le Végal lui avait dit un jour, qu’ils n’était pas les bienvenu au BVG ainsi que son collègue Aser. Une confidence, qui avait été faite à Sidi Sosso Diarra par une plus haute autorité, selon toute vraisemblance. Comme par enchantement, ils se retrouvent quelques mois plus tard, sur la liste d’agents à congédier.

M. Tessougué se dit obligé de faire ces déballages répondant ainsi à ceux qui les accusent d’empêcher un homme de faire son travail de nettoyage des écuries d’Augias dans la lutte contre la corruption.

Abdrahamane Dicko

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HAMED DIANE SIMAGA, A PROPOS DE TRANSRAIL

« Il n’y aura pas de licenciement »

Evaluer la concession, faire une étude pour choisir le mode de gestion le plus approprié ensuite recadrer le programme d’investissement sont les propositions du ministre Hamed Diané Séméga pour relancer Transrail en difficulté.

Les Echos : Les repreneurs de Transrail accusent les gouvernements du Sénégal et du Mali de n’avoir pas honoré leurs engagements. Qu’en est-il ?

Hamed Diané Séméga : La concession du chemin de fer a été décidée par le gouvernement du Mali avec beaucoup de responsabilité et cela avec l’accompagnement des partenaires au développement, notamment la Banque mondiale. C’est un processus qui a pris un certain temps, mais qui a été bien préparé. Ce processus a été conduit à son terme et une société a été mise en place. Une société binationale, ce qui est un cas singulier d’ailleurs en Afrique, et qui marquait la volonté des gouvernements du Mali et du Sénégal de donner à l’intégration son contenu dans le cadre du chemin de fer.

Cependant, le constat est fait devant le délabrement de la société, avec une perte d’activité extraordinaire, qu’il faut agir. Il avait été décidé de la privatiser. Cela dit, créer une société sénégalo-malienne pour exploiter les chemins de fer procédait d’une volonté politique fortement exprimée par les deux Etats. Et cela avait une chance énorme de réussir pour autant que les conditions qui devaient être réunies le fussent.

L’existant n’était pas dans un état brillant. Le matériel roulant n’était pas viable, la voie était dans un état catastrophique et calamiteux. Il y avait un programme d’investissement très ambitieux qui devrait être mis en place tout de suite après la mise en concession pour permettre que la société puisse avoir un chiffre d’affaires qui lui permette d’être rentable et de faire face aux obligations qui lui étaient assignées par les deux Etats notamment de faire en sorte que le corridor Dakar-Bamako, par les rails, soit un corridor viable surtout pour un pays comme le Mali.

Il ne faut pas qu’on s’y trompe : les chemins de fer ne sont comparables à aucun autre moyen de transport quand il s’agit de transporter lourd, loin et d’impulser le développement d’un pays. Tous les pays du monde que l’on connaît aujourd’hui ont connu leur prospérité à partir du développement du chemin de fer. Donc, les défis étaient énormes. Il fallait répondre par un programme d’investissement cohérent. Ce programme prévoyait 150 milliards F CFA sur 10 ans avec d’abord une ligne de départ d’environ 31 milliards F CFA. Le programme d’investissement n’est qu’à son début d’exécution et cela après 4 années. On va faire la 5e année de la concession. Ajouter à cela la gestion calamiteuse du premier opérateur que le concessionnaire avait désigné, Canac. Canac est parti en laissant une ardoise de près de 9 milliards de F CFA. Tout cela malheureusement n’a pas facilité les choses pour le 2e opérateur qui a repris les choses en main après le départ de Canac. Donc dire que le gouvernement du Mali et du Sénégal n’ont pas respecté leur engagement me semble de l’exagération.

Maintenant, il y a des engagements qui auraient dû être pris pour compléter ceux qui n’ont pas pu l’être pour des raisons qui relèvent plus des difficultés conjoncturelles que d’un manque de volonté. A titre d’exemple, on reproche au Mali de n’avoir pas signé l’annexe C de la convention de concession qui réglait un peu les questions des biens de la concession.

Mais, il y avait un préalable que nous voulions régler. C’était la question d’un certain nombre de matériels roulants qui avaient disparu et dont on devait situer la responsabilité parce qu’ils constituaient un actif important. Deuxièmement, le gouvernement du Mali a changé. Il y avait un autre gouvernement qui avait en charge cette question de la signature de l’annexe C. On avait également voulu comprendre les questions relatives à certaines catégories de biens.

Ce que je dois accepter, c’était l’obligation contractuelle qu’il nous fallait respecter. Par rapport à l’investissement et à la reprise du trafic voyageur, c’est vrai que nous n’avons pas fait de la signature de l’annexe C de la convention une priorité des priorités. Les choses ont pris une autre tournure quand il s’est agi devant le constat que la concession ne marchait pas, de trouver un autre mode de contrat, c’est-à-dire une autre forme de centralisation. En ce moment, le ministère des Finances a posé certaines questions pertinentes qui étaient : faut-il signer cette annexe C en sachant pertinemment qu’on va revoir la convention ? En outre, le ministère des Finances a souhaité qu’on attende les résultats d’une étude que nous avons lancée, pour prendre une décision. Ce qui est clair et constant, c’est notre bonne volonté. Les plus hautes autorités des deux pays ont la volonté de garder Transrail. C’est une avancée formidable que l’on ne constate nulle part en Afrique de l’Ouest sur laquelle nous comptons.

Les Echos : Qu’est-ce qui va se passer. Est-ce que vous allez laisser les travailleurs otages ou allez-vous reprendre la gestion ?

H. D. S . : On a d’abord fixé les étapes. La première étape était la réunion sénégalo-malienne qui s’est tenue en août à Bamako. Nous avons décidé de lancer une étude institutionnelle.

Aujourd’hui, la concession ne marche pas et la raison est connue. Toutes les concessions qui sont imposées d’une manière ou d’une autre en Afrique n’ont pas marché parce que quand il s’agit de concéder un service à des privés, l’accompagnement qui est promis s’il n’est pas mis en place, cela dérègle l’ensemble du système. En fait, on demande à un privé d’aller lever des fonds énormes pour faire face à des investissements structurants. Ces fonds-là malheureusement n’existent pas parce que les retours sur investissements sont très lents.

C’est en général, le type de fonds que les Etats peuvent chercher. Voilà un peu les faits qui détruisent la quasi-totalité des concessions. Transrail n’est pas la seule concession en péril. On est rentré dans un cercle infernal où la société qui n’a pas les moyens nécessaires pour faire face à des obligations d’investissement pèse sur le chiffre d’affaires. Donc, ce n’est plus des revenus suffisants et ne plus faire face au paiement de redevance qu’elle devait faire. Voilà ce qu’on a décidé de faire : évaluer la concession, faire une étude pour choisir le mode de gestion le mieux approprié, ensuite recadrer le programme d’investissement à la lumière des objectifs qui vont être assignés à la nouvelle forme de concession.

Après avoir assuré les bailleurs de fonds qui prêtent aujourd’hui une oreille attentive à la question, et à la lumière de l’expérience douloureuse qu’on a vécue, il nous faut tirer les leçons.

La première, c’est qu’on fait une évaluation de la concession et on change de mode de gestion. Pour le faire et sans nous tromper, c’est faire une étude institutionnelle. Nous avons déjà lancé les termes de cette étude qui va bientôt démarrer.

Je voudrais dire aux agents de Transrail qu’il n’y aura pas de licenciement tant et aussi longtemps que nous n’aurions pas tiré les choses au clair. C'est-à-dire qu’il y a une réunion tripartite qui est prévue avec le Sénégal et les partenaires. Il faut que les solutions envisagées soient fiables. Est-ce que la solution la plus fiable aujourd’hui pour Transrail est de faire un licenciement pour des raisons économiques ? Sans compter qu’il faut que Transrail ait les moyens de ce licenciement. Je pense que c’est une fausse polémique.

Le gouvernement du Mali est soucieux de préserver tous les emplois. Au moment où les problèmes économiques existent dans tous les pays du monde où tous les Etats sont soucieux de préserver l’emploi, vous comprendrez bien que notre département va s’investir pour que tous les emplois qui peuvent être préservés dans la société le soient.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

 

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KALABANCORO

« Jeunesse consciente » salue l’action du sous-préfet

« Jeunesse consciente » est un regroupement d’associations de jeunes à Kalabancoro qui a vu le jour il y a 7 ans. Ces jeunes et femmes de sensibilités différentes entendent adresser une correspondance au sous-préfet de Kalabancoro pour les efforts qu’il a consentis dans le développement du quartier depuis 3 ans.

Des imams, regroupements de femmes, partis politiques à l’initiative de « Jeunesse consciente » de Kalabancoro vont bientôt organiser une cérémonie au cours de laquelle ils manifesteront leur reconnaissance à celui qui est considéré comme l’homme du renouveau de l’action publique et qui a su insuffler une nouvelle vie aux populations de Kalabancoro. Il s’agit du sous-préfet de Kalabancoro, Ibrahim Koïta. En plus de M. Koïta, « Jeunesse consciente » décernera une attestation aux personnalités locales qui se sont signalées par des actions d’utilité publique.

Dans la correspondance adressée au sous-préfet dont copie nous est parvenue, le secrétaire général de « Jeunesse consciente », Alpha Issa Touré, écrit : « … Votre sens élevé des affaires de l’Etat et votre implication dans la recherche de solution aux problèmes de l’arrondissement de Kalabancoro et de la Commune rurale de Kalabancoro nous poussent à nous associer et à nous impliquer davantage à vos côtés pour des actions entamées et cela en droite ligne de la feuille de route du PM et du renouveau de l'action publique ».

Pour « Jeunesse consciente », les réformes entreprises par le sous-préfet sont assez éloquentes. Parmi celles-ci, elle cite la sécurisation de la carte d’indentée nationale, la résolution de certains conflits entre populations de certains villages de l’arrondissement, la réussite du Recensement administratif à caractère électoral (Ravec), sans oublier le Recensement général de la population et de l’habitation au Mali (RGPH), mais aussi le retrait des cartes d’électeurs.

Sur le retrait des cartes d’électeurs, « Jeunesse consciente » trouve que des avancées notables sont constatées sur le terrain. Démarré le 26 mars dernier, la distribution des cartes électorales se poursuit normalement dans la circonscription de Kalabancoro et dans les autres communes. « L’implication du sous-préfet a été d’un grand apport. Toutes les formations désireuses sont représentées dans les commissions de retraits des cartes d’électeurs ».

Contrairement à 2004 quand certaines formations politiques ont accusé son prédécesseur de parti pris et de favoritisme, M. Koïta a pris des dispositions afin que toutes les formations politiques locales qui se sont signalées soient représentées dans les commissions de retrait. « Cette année il y a pas de problèmes majeurs. Tous les partis sont représentés dans les commissions et nous sommes en train de faire ce qu’on peut pour le bon déroulement de l’opération de vote », affirme un président d’une commission de carte à la mairie de Kalabancoro.

« L’expérience en plus »

L’implication de M. Koita est saluée à sa juste valeur par la classe politique présente dans la Commune rurale de Kalabancoro. « Nous sommes à notre 4e élection municipale à Kalabancoro, la bonne collaboration entre la mairie et la sous-préfecture fait qu’il n’y a pas de problèmes majeurs », se félicite un des responsables du parti Adéma et des regroupements de jeunes. La représentativité des partis en lice et la multiplication des commissions ont facilité la tâche aux usagers de vite retrouver leur carte. « Aujourd’hui nous sommes à plus de 25 000 cartes retirées dans l’arrondissement », annonce le représentant de Faso Kanu. En deux semaines, les différentes commissions ont dépassé la norme prévisionnelle.

Il y a quelques années des ressortissants de la sous-région ont été pris en Europe avec des passeports maliens. Après enquête d’Interpol, il a été révélé que les escrocs ont pu se tirer d’affaire en se faisant une carte d’identité à Kalabancoro portant le sceau d’un des anciens sous-préfets. Cette affaire a eu de fâcheuses conséquences. Le sous-préfet de l’époque a été relevé de ses fonctions. Ibrahima Koïta, réputé expérimenté dans le milieu de l’administration, juste après sa nomination a pu trouver en 2005 la solution à cette affaire de « fausse carte d’identité ».

Il a institué un système de quota de délivrance basé sur le témoignage. « Pour qu’on te fasse la carte d’identité, il te faut la photocopie de la carte d’identité de celui qui est présumé être témoin », confirme M. S., secrétaire à la sous-préfecture. Si au départ l’institutionnalisation du témoignage était considérée comme une tracasserie et gênante pour la population, aujourd’hui le résultat est palpable. Des autorités se félicitent de la viabilité de la carte délivrée par le sous-préfet. « Ce n’est pas facile, nous sommes conscients du travail abattu par la préfecture de Kalabancoro », dit un travailleur d’Interpol.

« Jeunesse consciente » juge que le sous-préfet a beaucoup contribué au bon déroulement du Ravec. A Kalabancoro, ce sont près de 30 000 personnes qui ont été enrôlées, soit un dépassement de la moyenne dans le cercle de Kati.

Bien que la décentralisation lui a retiré beaucoup de ses prérogatives, le sous-préfet est un homme qu’on voit à la tâche. Avec le concours précieux du département de l’Administration territoriale, il vient de réussir la construction de plusieurs bureaux et d’un appartement pour sa résidence. « Sans compter l’électrification de la rue qui mène à la sous-préfecture ».

Depuis 3 ans, l’homme a apporté un sang nouveau dans la façon de gérer les affaires de sa circonscription notamment, la fabrication de la carte d’identité nationale. « Il a réussi là où beaucoup ont échoué ».

Amadou Sidibé

 

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TEXTE DU TRACT DU 2 JUIN 1974

« La farce électorale »

Moussa Traoré (à tout seigneur tout honneur) : il était lieutenant, il est colonel. Il possède une villa à Kayes, une villa à Bamako, une villa à Sikasso. Il a construit dans son village. Il est propriétaire de 20 hectares dans la zone irriguée de Baguinéda.

Baba Diarra : il était lieutenant, il est commandant. Il a une villa à Koutiala, une villa louée par les pétroliers à 400 000 F CFA par mois à Bamako.

Kissima Doukara : il était lieutenant, il est commandant. Il est président du Comité national "d'aide" aux victimes de la sécheresse. Il a construit un véritable immeuble à Bamako. Le château de la sécheresse comme le peuple l'appelle fort éloquemment, comprend 4 appartements luxueusement garnis de meubles transportés de Bonn, à titre gracieux par avions-cargos. Il est propriétaire de 100 hectares dans la zone irriguée de Baguinéda.

Tiékoro Bagayogo : il était lieutenant, il est commandant. Il a une villa à Sikasso, une villa à Ségou, une villa à Bamako.

Joseph Mara : il était lieutenant, il est commandant. Il a une villa à Kita, une villa à Kati, une villa à Bamako…

La liste serait trop longue, car c'est seulement une petite portion de la partie visible de l'iceberg.

Voilà le seul bilan "positif" qu'ils auraient pu présenter. Ils devaient se taire. Ils bavardent, ils attaquent. Ils expliquent les "raisons profondes" du coup d'Etat. Ils se donnent des allures de démocrates. Après le congrès de l'UNTM pour avoir le bureau à leur dévotion, ils ont dû, à 9 reprises, convoquer aux services de sécurité les secrétaires généraux des syndicats nationaux.

La fameuse campagne référendaire, ouverte à cor et à cri, se termine en queue de poisson. Au grand tapage de la radio, s'est substitué un silence pesant. La parole a été brusquement retirée au peuple. On n'entend plus que des monologues monotones des correspondants de Radio-Mali. Les cadres qui avaient osé parler ont été vertement rappelés à l'ordre certains viennent d'être mutés.

La montagne a accouché d'une souris.

La Constitution passera. Elle passera parce que les urnes seront bourrées.

Nous posons au Comité militaire, ces deux petites questions :

1. Quel sera le sort de Moussa Traoré, l'ancien instructeur en chef de la milice ?

2. Que deviendra Baba Diarra, responsable à la formation idéologique de la même milice ?

La Constitution est une vaste supercherie. Nous appelons tous les patriotes, tous ceux qui sont attachés à la justice sociale, à l'indépendance nationale et la démocratie à voter Non.

Non, parce que la Constitution ne doit en aucun cas être octroyée. Elle doit être élaborée par une Assemblée constituante élue au suffrage universel après la restauration de toutes les libertés démocratiques.

Non, pour en finir avec ce régime de la honte et de la faim, ce régime de terreur qui, par le biais d'un plébiscite monté, veut que nous le subissions pendant 5 ans encore.

Non, parce que la Constitution est antidémocratique. En fait aucune organisation indépendante du régime ne sera tolérée.

Non, pour éviter que le Mali ne se désagrège. Le Nord se dépeuple, le Sud sera divisé en citoyen obéissant et en parias humiliés.

Non, parce que nous devons refuser d'être les complices du Comité militaire qui veut faire condamner par le peuple des hommes qu'ils ne peut juger.

Non, pour que le peuple souverain puisse élire librement les responsables de son choix, sans ostracisme imposé.

Non, pour donner le coup de grâce à un Comité qui n'a ni l'appui du peuple, ni l'appui de l'armée !

Nous vaincrons par la lutte !

Le Regroupement des patriotes maliens

(Les Echos n°128, page 7)

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PROLIFERATION DE LA DROGUE

Le Mali au bord de la submersion ?

Le foisonnement des narcotiques est devenu une menace mondiale alors que les frontières maliennes sont des plus poreuses et les mécanismes anti-drogues nationaux s’avérant inefficaces contre le trafic.

La lutte contre la drogue a déjà plusieurs décennies derrière elle. Bilan ? Pas très reluisant. Le monde se partage en deux camps dans cette croisade : celui des acharnés, qui s’attaquent essentiellement à la production et à l’offre, creusant ainsi le gouffre entre pays du Nord et pays du Sud, et des pays modérés en pleine expérimentation de nouveaux programmes visant à mettre le traitement de la toxicomanie et la prévention au centre des préoccupations. Pendant ce temps, l’usage des narcotiques ne cesse de grimper.

Un rapport récent de l’Organisation des Nations unies (ONU) sur la drogue fait état de « 200 millions de consommateurs dans le monde et d’un chiffre d’affaires de plus de 320 milliards de dollars. 5 % de la population mondiale a consommé des drogues illégales. Ce chiffre a augmenté de 8 % en un an, principalement à cause de la popularité croissante du cannabis consommé par plus de 160 millions de personnes en 2003 ». C’est dire donc que la population mondiale s’adonne à l’intoxication à la drogue sous ses différentes formes et que son usage gagne du terrain.

Cela est d’autant plus préoccupant que les nations soucieuses du devenir de leurs peuples sont en train de prendre des mesures énergiques pour bouter le fléau hors de leurs frontières. Le cas le plus illustratif est celui des Etats-Unis, qui, de par leur position géographique et leur économie, sont une plaque tournante du nébuleux trafic de drogue. Faisant amende honorable, le pays de l’oncle Sam s’est montré déterminé à porter un coup fatal aux trafiquants de drogue et à leurs réseaux mafieux. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu les Etats-Unis faire leur mea-culpa sur un problème d’envergure globale.

La secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton, lors de sa toute récente visite au Mexique, pays frontalier et grand fournisseur de narcotiques, a avoué sans trembler que « notre demande insatiable de drogue alimente le trafic ». Au point de couper l’herbe sous les pieds des Mexicains qui assistent impuissants à la prise en otage de leur pays par les cartels de la drogue.

Tout en privilégiant, entre autres les technologies de surveillances inoffensives, le respect de la souveraineté, les USA, rien qu’en 2009, vont investir 700 millions de dollars pour travailler en collaboration avec le Mexique à un plan antidrogue approuvé par le Congrès en 2008, histoire d’attaquer le mal à partir d’une de ses origines.

Implications au sommet

Que deviendra l’Afrique, particulièrement le Mali dans cette prolifération tous azimuts ? La question est pertinente quand on sait qu’il ne se passe presque pas de semaine sans qu’on n’entende parler de narcotrafiquants aux frontières maliennes. Tous les Maliens se souviennent encore de l’aveu des autorités après les attaques de Nampala perpétrées par les trafiquants de stupéfiants, de connivence avec la bande à Bahanga.

Aussi bon nombre de Maliens sont conscients de l’existence de la drogue à gogo sur nos territoires. Des quartiers de la capitale sont réputés être des lieux de refuge pour ces « jeunes dealers ». Ces derniers sont des conséquences non seulement de la porosité de nos frontières, mais aussi, à en croire beaucoup de sources fondées, de l’implication de certains hauts cadres de l’Etat.

Que peut donc devenir un Mali de plus en plus exploité par les trafiquants de drogue qui profitent de la passivité des services compétents et de l’implication jamais inavouée de certains cadres ? Les « avocats » du pouvoir répondront certainement que, malgré ses ressources limitées, l’Etat est en train de mettre les bouchées doubles pour enrayer le fléau. Au demeurant, cela n’est-il pas insignifiant au vu de la récurrence du phénomène et de la libération suspecte des personnes incriminées dans le trafic ?

Joint par téléphone, un agent de la douane en service dans une de nos frontières a confirmé nos remarques. «  Les trafiquants dont l’arrestation fait le tour des médias ne sont qu’une infime partie d’une pratique à grande échelle. La plupart de ces criminels, en grande partie des étrangers ayant des relations solides avec la haute administration de notre pays, sont relâchés seulement quelques instants après leur incarcération, juste le temps de faire endormir la conscience du peuple ».

La thèse du manque de moyens comme la raison de l’envahissement de notre pays par les stupéfiants paraît donc courte. Au contraire, il s’agit certainement de faire preuve d’une volonté politique infaillible, qui ne prendrait pas en compte les affinités avec le pouvoir, ni l’impunité rampante. Et cela pourrait bien marcher chez nous. La Guinée du très courageux capitaine Moussa Dadis Camara n’a-t-elle pas prouvé aux pays comme le nôtre que la lutte anti-drogue n’a point besoin de slogans creux, mais d’actes concrets ?

Le commandant Ousmane Conté, intouchable sous le régime de son défunt père Lansana Conté, est passé aux aveux sur la télévision publique guinéenne. Et le téméraire Moussa Dadis Camara a promis que ce n’est que le début d’un toilettage qui n’épargnerait aucun suspect.

Au Mali, comme le dit l’adage, « il n’est jamais trop tard pour bien faire ».

Ogopémo Ouologuem

(correspondant aux USA)

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DJOLIBA/ZESCO-UNITED

Les arbitres ne sont pas tunisiens !

En raison des polémiques sur l'arbitrage du match Djoliba/Zesco United comptant pour le match aller du 3e tour de la Ligue des champions, nous avons approché un membre de la Commission des arbitres de la Caf. « Les arbitres retenus pour la compétition des clubs sur le continent sont désignés selon une répartition qui est inspirée par des soucis d'équilibre politique et ceux de la rencontre Djoliba/Zesco ne sont pas tunisiens », assure-t-il.

Selon un membre de la Commission des arbitres de la Caf, les directeurs de jeu des tours préliminaires des compétitions africaines des clubs (Ligue des champions et Caf) sont connus à l’avance, mais pas ceux des tours suivants. A rappeler aussi que la plupart des arbitres les plus critiqués depuis le début des compétitions ont été écartés.

Le choix des arbitres dans une compétition suscite des critiques. Notre interlocuteur, estime que l'arbitrage dans ce tour des compétitions africaines des clubs est en véritable progrès. Ce qui permet à la fois de livrer une liste avec des arbitres de toutes origines, pour ménager les susceptibilités, tout en plaçant finalement les meilleurs sur la pelouse.

Ainsi, dit-il, le choix d’un trio tunisien pour diriger le match aller du 3e tour de la Ligue africaine des champions entre le Djoliba et le Zesco-United de la Zambie était une erreur. Mais l’information avait fait le tour de toute la ville de Bamako, voire du Mali.

Interrogé sur la question, un arbitre international a confirmé avant d’affirmer que le choix des arbitres est fait d’avance. « Les propositions (vainqueur A contre vainqueur B) sont faites bien avant la qualification des équipes. Et les arbitres du pays d’un club éliminé ne sifflent pas le match suivant ».

Des éléments de réponse qui démontrent bien que cette rumeur sur les prétendus choix d’un trio arbitral tunisien pour officier le match du Djoliba est fausse. Ce qui pouvait mettre le Djoliba dans une position inconfortable. Et quelques responsables mal à l’aise, voulaient simplement se préparer une porte de sortie au cas où les choses capoteraient.

Boubacar Diakité Sarr

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