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2009

Mois d'août

Les Echos du31 août 2009

 

APRES LE RENVOI DU CODE POUR UNE RELECTURE
Imams et députés se réconcilient

La mésentente entre la Ligue des imams et érudits du Mali et les députés suite au vote du Code des personnes et de la famille par ces derniers a été aplanie samedi à la Grande mosquée à la faveur d’une rencontre de restitution de l'entretien que le HCIM a eu avec ATT.

La Ligue des imams et érudits du Mali ainsi que plusieurs imams de mosquée de Bamako ont décidé, le samedi 29 août 2009 à la Grande mosquée de Bamako, de revenir à de meilleurs sentiments et d’être en bon terme avec les députés.
Le climat social s’était nettement détérioré entre la Ligue des imams et érudits du Mali et les députés suite au vote du nouveau Code des personnes et de la famille le 3 août dernier par l'Assemblée nationale. A l’appel du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) plus de 50 000 musulmans s’étaient retrouvés au stade du 26-Mars de Bamako samedi 22 août pour un meeting pour dire non au nouveau Code des personnes et de la famille.
Au cours de ce meeting, la Ligue des imams et érudits avait été très critique et très ferme vis-à-vis des députés. Outre la dissolution de l’Assemblée nationale qu’elle réclamait, la Ligue avait décrété le boycott des cérémonies privées à caractère social des députés.
« Nous ne célébrerons ni serons présents à aucun mariage, baptême, décès… de député », avait déclaré, au cours de ce meeting la Ligue des imams et érudits du Mali. Cela avait pour conséquence l’effritement de certaines de nos valeurs coutumières que sont la solidarité, la compassion, l’unité…

Fermeté sur l'héritage et l'enfant naturel…
La rencontre de la Grande mosquée avait pour but de faire la restitution de la rencontre entre le président de la République et les différentes institutions du Mali en particulier le HCIM. Il faut dire que c’est après une large concertation avec les différentes institutions du pays que le président ATT a pris la décision de renvoyer le Code pour une seconde lecture à l’Assemblée nationale.
Des musulmans n’ont pas caché leur satisfaction face à cette décision qualifiée "de sage". Cependant, la vigilance est de mise sur ses préoccupations notamment en ce qui concerne l’héritage et l’enfant naturel, souligne la Ligue. En attendant la rencontre a décidé de lever les menaces formulées à l’encontre des députés et de faire la paix.
Le dialogue entre les imams et les députés était devenu impossible. Les imams étant convaincus qu’ils ont été trahis par les députés qui ont presque "plébiscité" un document dont certains articles vont à l’encontre de l’islam et de nos coutumes. Me Moutaga Tall, président du Cnid et député à l’Assemblée nationale, reconnaissait, jeudi 24 août l’erreur commise par les députés les accusant de "paresse intellectuelle".
Le président du parti du Soleil levant avait en même temps reconnu que ce vote avait creusé un fossé qui séparait désormais les députés des imams et d’une grande partie de la population malienne en général. Il espérait que le renvoi du Code pour une seconde lecture allait ouvrir la voie à une réconciliation.
Denis Koné

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OBSEQUES NATIONALES
Mandé Sidibé accompagné en sa dernière demeure

Décédé le mardi 25 août 2009, à l’âge de 69 ans à Paris des suites de maladie, l’ancien Premier ministre Mandé Sidibé a regagné sa dernière demeure au cimetière d’Hamdallaye le vendredi 28 août.

L’ex-Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré (2000-2002), acteur du Mouvement démocratique malien et membre de l'Adéma/PASJ, a eu droit à des obsèques nationales après la grande prière de vendredi au domicile de son père, le capitaine Sidibé au Badialan I.
Le président de la République Amadou Toumani Touré et son prédécesseur Alpha Oumar Konaré se sont inclinés sur le cercueil du disparu. Un moment particulièrement émouvant pour l’ancien président de la République Alpha Oumar Konaré dont Mandé fut non seulement le Premier ministre, mais aussi l’un des plus fidèles compagnons politiques.
Mandé Sidibé fait partie des militants de la première heure de l’Adéma association et de l’Adéma/PASJ. Son militantisme et son patriotisme ont guidé le choix d’Alpha sur sa personne pour prendre la tête du gouvernement en 2000 à la suite à la démission d’Ibrahim Boubacar Kéita (IBK) de son poste de Premier ministre.
Mandé Sidibé économiste de renom, qui a été directeur général de l’agence principale de la Bécéao et haut cadre dans les instances financières internationales comme le FMI, est connu pour son courage, sa rigueur dans le travail, sa franchise et son dévouement pour la cause nationale et africaine.
Après avoir loyalement servi son pays et fait valoir ses droits à la retraite, il est mort à la tâche en qualité de président du Groupe Ecobank Transnational Incorporated (Eti), qui couvre 13 pays de l’Afrique de l’Ouest.
La famille de l’Adéma/PASJ et la classe politique malienne perdent en lui un homme au sens élevé du dialogue politique et social. Les Maliens sont unanimes pour dire qu’il a su apaiser le climat politique et social surchauffé par les contestations du Collectif des partis politiques de l’opposition (Coppo), sur la base du dialogue et de la concertation.
Il est pour les syndicats, le père du Pacte de solidarité pour la croissance et le développement signé avec l’UNTM dès son arrivée en 2000. Ce Pacte a dressé un pont entre l’Etat et son partenaire social qu’est l’UNTM avec comme point d’orgue le dialogue social pour la satisfaction des revendications de la centrale syndicale.
La cérémonie pleine d’émotion a enregistré la présence de plusieurs personnalités politiques de la haute administration et de la société civile avec la présence d’éminentes personnalités étrangères venues témoigner leur tristesse aux parents et à la famille de l’illustre disparu.
Adieu homme de devoir !
Abdrahamane Dicko


L'incongruité
L’oraison funèbre de l'ancien Premier ministre Mandé Sidibé a été prononcée par Me Abdoulaye Sékou Sow, ancien Premier ministre d’Alpha Oumar Konaré. Mais cette lecture a laissé bon nombre d’observateurs perplexes même s'il est le doyen des anciens Premiers ministres. Beaucoup de gens somnolaient parce que sa voix est inaudible à cause des séquelles d'une maladie de la gorge, mais aussi il serait pour certains tout le contraire des valeurs incarnées par Mandé Sidibé.
Me Abdoulaye Sékou Sow, la deuxième personnalité à gagner la confiance d’Alpha Oumar Konaré pour diriger son gouvernement, en avril 1993, n’a pas laissé que de bons souvenirs aux militants du PASJ. En moins de 9 mois de service, Me Sow a rendu le tablier en avril 1994 en envoyant sa démission au chef de l’Etat par personne interposée.
Une manière, pour lui, à l’époque, de fuire ses responsabilités au moment où l'Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) mettait le feu à l'Assemblée nationale, aux rues de Bamako, aux bâtiments publics et à des domiciles privés. Mandé était, lui, courageux, humble franc et sincère.
Si Mandé savait que Me Abdoulaye Sékou Sow allait lire son oraison funèbre, l'aurait-il accepter ?
A. D.

A L'INHUMATION DE MANDE SIDIBE
Le prêcheur Thiam déconcerte la foule
Il est de coutume que les prêcheurs interviennent pour faire des bénédictions ou prêcher la parole de Dieu et de son prophète Muhammad (PSL) pendant les cérémonies funéraires. A la fin des obsèques de Mandé, le prêcheur Ali Thiam s’est saisi du micro demandant à la foule d'écouter ses bénédictions qui sont plus bénéfiques au pays que la marche de Modibo Sangaré, président de l’UNPR. En termes de bénédictions, Thiam a lancé des piques contre M. Sangaré président de l’UNPR, qui a marché la semaine dernière contre le Code des personnes et de la famille. Il a traité celui-ci d’homme politique et non de musulman qui ne saurait même pas réciter la fatiya. Manque de chance pour lui. Le président Alpha et son successeur ATT ont quitté la cérémonie sans lui accorder la moindre attention.

Une cérémonie bâclée
L’illustre disparu n’a pas été gratifié de funérailles dignes de son rang. En témoigne l'organisation a pêché sur toute la ligne. Les chaises n’étaient pas suffisantes, le protocole était obligé de faire le tour des tribunes pour rechercher des places pour des diplomates et des invités de marque. Cette situation provoquait à chaque occasion un remue-ménage. Beaucoup de gens étaient obligés de faire la gymnastique dans la position débout.
(Rassemblés par)
A. Dicko

DECES DE MANDE SIDIBE
Une lumière s'est éteinte
C’est avec une profonde affliction que j’ai appris le décès de notre grand aîné Mandé Sidibé, ancien Premier ministre et président du groupe Ecobank. En cette douloureuse circonstance je voudrais présenter à la famille Sidibé les condoléances les plus attristées de KénédougouForum dont M. Mandé Sidibé fut membre jusqu’à son rappel à Dieu. Puisse-t-il reposer à jamais et pour toujours au pied du Kawsar dans le Paradis éternel.
Pour avoir été l’un de ses plus jeunes collègues à la présidence sous Alpha, je me rappelle la grande capacité d’écoute de l’homme. Des plus illustres aux plus humbles de ses interlocuteurs, il n’interrompait jamais personne et avait toujours une oreille attentive pour l’autre. Je me souviens de ce jour, où en l’absence du secrétaire général de la présidence d’alors, Boubacar Gaoussou Diarra, M. Sidibé conduisit une réunion des cadres de la présidence.
Le sujet de ce jour était tellement passionnant qu’on craignait des dérives, mais voilà un Mandé Sidibé magistral écoutant tous ses collègues sans sourciller et à la fin de chaque intervention résumant fidèlement en si peu de mots ce que son interlocuteur venait de dire avec autant de verbes.
Il avait un esprit de synthèse hors pair et accordait un respect viscéral à son prochain, tous âges confondus. Depuis ce jour, je savais que la carrière de l’homme n’était pas prête de s’arrêter, et je m’en suis ouvert à un ami à la présidence le camarade feu Barthélemy Koné. Et j’avais raison puisque quelque moment plus tard j’appris que M. Sidibé était nommé Premier ministre je n’en fus point surpris. C’était en février 2000.
Tout jeune président de la Commission d’organisation de la Conférence internationale de Bamako-2000, "Internet, les passerelles du développement" aux côtés de mon mentor Pascal Baba Couloubaly, je me rappelle cette nuit le président Konaré qui devait offrir un cocktail d’accueil aux 3000 participants de Bamako-2000 réunis sur le parvis de l’esplanade du Palais des congrès, appelle Pascal et lui demande d’aller voir le Premier ministre Mandé Sidibé à son domicile. Pascal et moi dans le feu de l’organisation nous croyions à une adresse du PM aux participants à y récupérer, et comme Pascal ne connaissait apparemment pas le domicile privé de Mandé, le président me demande si je savais où ! Si lui répondis-je, alors accompagne Pascal chez Mandé.
Nous voilà les deux dans la voiture, Pascal et moi, lui au volant, moi à ses côtés. On roule rapidement et nous voilà devant la porte de Mandé à Faso Kanu, je reste dans la voiture, Pascal rentre seul, il ressort avec un sourire que je lui ai rarement vu, il m’embrase et m’annonce la nouvelle, il sera le premier ministre du 1er département de la Culture. Plus tard Pascal me propose de descendre de Koulouba avec lui et de devenir son conseiller juridique, les négociations s’engagent et finalement je devins son premier chef de cabinet à la Culture.
Mais voilà, moins d’un an après à la suite d’une dissension politique entre mon ministre et moi suite à mon engagement pour le congrès extraordinaire de l’Adéma à l’époque, Pascal décide de se séparer de son poulain et me voilà au chômage !
Economie de l'histoire. Quelques mois après, je viens voir Mandé, il me reçoit dans son bureau à la Primature, demande de mes nouvelles, je lui apprends que je suis au chômage depuis ma séparation avec Pascal, il me demande ma situation familiale je la lui donne en disant que je suis avec ma vielle mère et quelques personnes à charge, il me demande comment je fais je lui dis que je me débrouille.
Il se lève et passe derrière son bureau et me revient avec 50 000 F CFA qu’il me tend, prend ça et achète quelque chose pour ta mère en attendant, dans quelques jours on verra ta situation, Pascal m’a parlé de ton désir d’aller à la Mission de l’informatique et des nouvelles technologies. C’était à la demande d'Alpha m’a-t-on appris plus tard.
C’est ainsi qu’effectivement quelques jours plus tard, Mandé avait pris mon décret de nomination comme chargé de mission à la Mission de l’Informatique et des nouvelles technologies, avec rang de conseiller technique à la Primature.
Sans avoir été un proche de sa famille voilà les souvenirs de collaboration qui m’emplissent la mémoire quand je pense à l’homme en ces instants de vérité divine. La vie est ainsi faite, le bienfait n’est jamais perdu. Quand je lui souhaite de se reposer au Paradis, je le lui souhaite vraiment.
Dors en paix Mandé !
Ousmane Bamba
(ancien chargé de mission à la présidence, ancien chef de cabinet au ministère de la Culture)

 

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DECES DE MANDE SIDIBE
La perte d’un homme juste

Témoignage de la section Adéma/PASJ de Yanfolila.

Mandé Sidibé laisse aux populations du cercle de Yanfolila le souvenir d’un grand homme. Affable, l’ancien Premier ministre de l’ancien président Alpha a su allier compétence et modestie. Des qualités qui lui valent la sympathie de tous ceux qui l’ont approché.
Mandé était un homme qui ne poursuivait aucun objectif personnel, mais qui cherchait à assurer au groupe, à la collectivité le bien-être sans arrogance aucune à travers le travail acharné bien fait et ses compétences. C’est pourquoi il a rarement distribué de l’argent frais à son entourage, mais il savait mettre chacun au travail, amener chacun à avoir confiance en soi.
Il était un personnel à part dans le personnel politique malien. Honnête, sincère, discret, travailleur, juste, solidaire avec les couches vulnérables, courtois, humble, l’homme n’aimait pas déranger les autres. Profond dans ses analyses, il savait céder les postes politiques, mais jamais sur les principes. Il avait sa façon de faire la politique, en l’occurrence mettre de bonnes idées au service du plus grand nombre. Mandé a souffert des coups bas, parce qu’il ne savait pas en donner ; il a souffert de la mauvaise gouvernance politique, parce que pour lui tout devrait se faire dans la rigueur, la transparence.
Toujours fidèle à ses engagements, à ses relations, ses convictions politiques n’ont jamais été prises à défaut, de même que ses principes moraux. Il était élégant dans toutes ses dimensions, pieux. Il a aimé le Wassoulou, ses origines. Là en moins de temps, il est parvenu à établir des relations d’estime et d’affection avec toutes les classes d’âge.
Mandé prenait de l’âge, mais son esprit était resté jeune. Sa capacité d’écoute le conduisait à prêter une oreille attentive à tout le monde, à donner l’impression qu’il apprenait de chacun. Mais avec chacune de ses interventions, il survolait l’assistance.
Mandé a su faire sortir Yanfolila des situations les plus complexes. Il a donné plus de visibilité à cette aire géographique. Il a cultivé dans la vie politique du Wassoulou la tolérance, la reconnaissance du mérite. Bref, il a réhabilité des vertus qui fondent le Wassoulou.
En lui, le Wassoulou en particulier et le Mali en général perdent un parapluie, un de leurs dignes et valeureux fils.
Dors en paix, camarade secrétaire chargé des relations publiques. Dors en paix le mari de Nana Kadidia Traoré, la mère des cinq filles. Dors en paix, mon petit (esclave) Sidibé. Que Dieu, le Miséricordieux t’accueille dans son paradis céleste, car tu ne devrais avoir de place que là-bas.
Yaya Sangaré
(député à l’Assemblée nationale)

 

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Note zéro
A Sukala-SA
Certes, l’Inde et la Chine, producteurs de sucre, sont devenus des importateurs de cette denrée du jour au lendemain. Certes, les travaux de réhabilitation du pont de Kayes ont défavorisé l’approvisionnement correct des marchés locaux en produits de première nécessité. Mais, jamais de mémoire de Malien, le sucre n’a manqué à ce point pendant un mois de Ramadan.
Au demeurant, les grands besoins chinois ou indiens ne sont que des prétextes dans la mesure où aucun des pays limitrophes ne connaît ni pénurie ni spéculation. De plus, les mesures coercitives édictées à l’encontre des commerçants récalcitrants par le ministre du Commerce, qui a fixé le prix du kilo au détail à 450 F CFA maximum, sont inopérantes, les consommateurs continuent de payer le sucre à 500 F CFA le kilo au mieux des cas.
Cependant, comme le disent les Bambaras au lieu de s’en prendre au point où l’on est tombé, il faut plutôt en vouloir à d’où l’on a trébuché. Sous cet angle, la Sucrerie du Kala supérieur (Sukala-SA), qui détient un quasi-monopole du sucre, a, semble-t-il, trébuché dès 2007 avec la signature, pour 5 ans, d’un protocole d’entente exclusif avec deux importateurs, secondés par deux autres magnats du commerce général. Or, seuls ceux qui achètent la production de Sukala-SA décrochent des intentions d’importation pour couvrir tous les besoins nationaux ; les autres sont exclus.
En plus de l’entrave à la liberté d’entreprendre et à la concurrence loyale, qui doivent être des principes immuables en libéralisme économique, le contrat, qui comporte une clause spéciale sur l’approvisionnement correct du marché en sucre à un prix (400 F CFA le kilo selon l’UNTM) raisonnable pour les consommateurs - ce qui n’est manifestement plus le cas -, doit être dénoncé.
Vu la situation, il serait peut-être bien indiqué d’ouvrir ce "marché" à d’autres compétences comme ce fut le cas du riz il n’y a pas très longtemps. Est-ce un plan sur la comète. Possible, car en l’absence de mouvement de consommateurs dynamique et face au mutisme du Conseil national des prix, Sukala-SA se comporte en terrain conquis. Aussi pour nous avoir ôté le sucre de la bouche en ce mois saint mérite-t-elle un zéro pointé.
Bayer

 

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MAIRIE DE LA COMMUNE V
Un ordinateur du Ravec volé, deux suspects arrêtés

Deux suspects ont été mis sous les verrous par la police du 4e arrondissement après le vol d’un ordinateur appartenant aux agents du Recensement administration à vocation d'état-civil (Ravec) de la Commune V.

La semaine dernière, un ordinateur du Ravec contenant les données de plusieurs centaines de personnes enrôlées, a été porté disparu à la mairie de la Commune V. Il était déposé dans le magasin, lieu d’entreposage du matériel de recensement.
D’ordinaire, c’est le gardien de la mairie qui veille à la sécurité des machines. Mais cette nuit, le gardien a laissé la clef du magasin avec le gestionnaire, un certain Sanou, animateur dans une station radio de la place. Ironie du sort, c’est cette même nuit qu’un ordinateur des agents recenseurs a disparu.
La veille, selon les informations en provenance de la mairie, tous les matériels étaient au complet. La police du 4e arrondissement a été saisie de l’affaire. Le commissaire Abdoulaye Danfaga a déclenché une enquête.
Les hommes de M. Danfaga, ont dans un premier temps procédé à l’interpellation de M. Sanou avant d’arrêter le gardien pour les besoins d’enquête. Après quelques jours de garde en vue, ils ont été placés sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako.
Selon un conseiller municipal, le vol de l’ordinateur va retarder la Commune V qui est déjà en retard par rapport à l’agenda. Et de s’inquiéter que le travail sera davantage compliqué. "On ne sait pas quelles sont les personnes enrôlées et qui ont leurs noms dans l’ordinateur".
Amadou Sidibé

 

 

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EDUCATION POUR TOUS
Le Mali sera-t-il au rendez-vous de 2015 ?

L’accès à l’éducation pour tous les enfants maliens d’ici à 2015, est un objectif du gouvernement qui tarde à se dessiner en dépit des améliorations de l’enseignement au cours des dix dernières années. Les résultats de l’étude menée par la Coalition des organisations de la société civile pour l’Education pour tous (Cosc-EPT) révèlent les faiblesses et les alternatives de notre système d’enseignement primaire.

" Assurer l’éducation pour tous au Mali" est l’intitulé du rapport d’étude de la Cosc-EPT basée sur une recherche documentaire et des visites effectuées entre octobre et novembre 2007 à Gao, Kati et Bamako.
Selon le rapport, la proportion d’enfants qui fréquentent l’école primaire a considérablement augmenté, passant de 21 % à 61 % entre 1990 et 2008, et plus de 20 000 enseignants ont été recrutés au cours des dix dernières années.
" Pourtant près de 900 000 enfants maliens âgés de 7 à 12 ans ne sont toujours pas scolarisés. Parmi eux, 60 % sont des filles », note l’étude.
L’atteinte de l’Education pour tous au Mali est entravée par plusieurs obstacles au nombre desquels la crise d’enseignants imputable en grande partie, d’après l’étude, aux réformes d’ajustement structurel de la Banque mondiale et du FMI au cours des années 1980. A en croire le rapport, la réduction de l’effectif de la fonction publique a conduit à la démission de près de 1000 professeurs qualifiés.
Aussi, souligne-t-il, les réformes des institutions de Bretton Woods destinées à l’époque à limiter les dépenses publiques ont précipité la fermeture de cinq des huit instituts de formation des enseignants. En plus de la faiblesse quantitative et qualitative du corps enseignant, le rapport de Cosc-EPT décèle aussi des anomalies liées à l’insuffisance des infrastructures scolaires.
" Officiellement, les élèves ne devraient pas avoir à marcher plus de 3 km pour se rendre à l’école. Mais, près de 125 000 élèves des écoles primaires doivent effectuer plus de 5 km pour aller en classe".
Parlant des frais scolaires qui constituent également un frein à la promotion de l’Education pour tous, ils sont officiellement supprimés depuis 1991 au niveau de l’enseignement primaire public au Mali.
Cependant, dans la pratique, la plupart des familles maliennes continuent de payer l’éducation de leur enfant. Les frais ainsi payés peuvent inclurent, selon l’étude, les frais d’inscription, des sommes destinées aux livres et à du matériel scolaire ainsi que des taxes que des comités de gestion scolaires (CGS) peuvent réclamer afin de soutenir les écoles de leur région.
A ces obstacles, s'ajoutent des contraintes culturelles et socioéconomiques qui découragent les parents à envoyer leurs enfants, principalement les filles à l’école.
Dans ces recommandations, la Cosc-EPT invite le gouvernement à consacrer au minimum 20 % de son budget annuel tout en accordant la priorité à l’enseignement primaire. Aux bailleurs de fonds, une aide de meilleure qualité dans le respect des priorités du gouvernement est demandée.
Amadou Waïgalo

 

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FINALES DE LA COUPE DU MALI DE BASKET
L’AS Police et le Réal remportent les trophées

Le Pavillon des sports du stade Modibo Kéita s'est révélé trop petit pour les nombreux fans de la balle au panier venus assister aux finales de la Coupe du Mali qui opposaient samedi dernier l’Usfas dames à l'AS Police dames d'une part et d'autre part, le Réal messieurs et l’AS Police messieurs. L'AS Police en dames et le Réal en messieurs ont remporté les coupes.

Menant dans le second quart (21-19), l'Usfas dames avait regagné les vestiaires optimiste, croyant qu'elle avait la situation sous son contrôle. L'avance à la mi-temps était certes faible (2 points), mais rien n'augurait un retournement de situation dans le troisième quart jusqu'à 3 minutes de la fin de celui-ci. Pièce maîtresse du dispositif usfasien, Aminata Sininta, la meneuse de jeu, est victime d'une blessure au niveau du ligament.
Elle quitte ses coéquipières au moment où son apport était nécessaire. Profitant de ce choc psychologique causé à l’Usfas, les Policières réduisent leur retard et réussissent à se mettre devant au tableau d'affichage. Score final à la fin du troisième quart temps (35-33).
Dans les cinq premières minutes du quatrième quart temps, l'AS Police s’enflamme. L'Usfas est en danger, mais se ressaisit très vite pour un mano à mano. Les policières sous la houlette d’une Batoma Dagnoko au sommet de son art, appuyée de l’intraitable Laoudy Maïga, ne cèdent plus. Score final (58-51).
Tenante du trophée et après avoir échoué dans la conquête du titre de champion face au Djoliba, les dames de l’Usfas n’ont pas réussi à sauver leur saison en remportant la Coupe du Mali. A l’opposé, l’AS Police remporte dame Coupe sauvant ainsi une saison qui s'annonçait blanche, après leur élimination en Play-off.
La rencontre messieurs entre le Réal et l’AS Police sera à sens unique. Face à l’équipe de l’AS Police, les Scorpions ont dominé la partie de bout en bout, mettant à nu les nombreuses lacunes de leurs adversaires devenus méconnaissables malgré les présences d'anciens du Réal (Adama Koné) ou du Stade malien de Bamako (Drissa Traoré).
Les Policiers ont manqué d'expérience mais aussi d'inspiration. Au retour de chaque quart temps, ils tombaient dans la précipitation. Ainsi déterminée à réaliser le doublé coupe/championnat, leur second d’affilée, l’AS Réal mène logiquement aux 1er, 2e, 3e et 4e quart : (27-11), (41-22), (60-29) et (79-42).
Outre les trophées pour les deux équipes vainqueur, des enveloppes ont été remises aux 4 équipes ainsi qu’aux arbitres par le président de la République.
En marge de ces finales, la famille du basket a couronné son roi et sa reine de la saison. Les heureux récipiendaires sont le Réaliste Salif Niangado et l’Usfasienne Aminata Sininta.
Boubacar Diakité Sarr

Orange habille
Les équipes finalistes et l’équipe nationale cadette ont reçu vendredi dernier au siège de DFA, des équipements sportifs du sponsor officiel de la FMBB, Orange-Mali. Au cours de la cérémonie, la Fédération malienne de basket, a reçu des mains du sponsor un jeu d’équipements pour chacune des équipes finalistes. En plus de ce geste, Orange-Mali a doté l’équipe nationale des cadettes de 3 jeu de maillots, des survêtements et des tenues de sortie. Les Aigles cadettes ont entamé depuis hier la course au premier trophée de la Can de leur catégorie.
B. D. S.

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