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2009

Mois d'août

Les Echos du 28 août 2009

 

LE CODE DES PERSONNES RENVOYE EN RELECTURE

Le HCI terrasse les institutions de la République

Le Code des personnes et de la famille qui a provoqué l'ire de la communauté musulmane a été renvoyé en deuxième lecture par le président de la République Amadou Toumani Touré, mercredi 26 août 2009. Ce texte voté à l’unanimité par les députés à l’Assemblée nationale le 3 août dernier faisait débat au sein de la société. Les représentants du peuple, depuis, partis en vacances, semblaient peu se soucier de l’affaire.

C’est une victoire méritée pour les associations islamiques et les opposants au Code des personnes et de la famille qui se sont battus pendant plus de vingt jours sans discontinuer pour aboutir à la relecture par les députés de ce texte.

Tout commence par le rejet du texte par le Haut conseil islamique du Mali. Différentes marches ainsi que différents meetings ont été organisés depuis le vote du texte. La pression de la communauté musulmane s’intensifie et voit comme point culminant à sa fronde, le meeting du 22 août au stade du 26-Mars. Lors de cette rencontre, ils étaient environ 50 000 à "maudire" le nouveau texte, présenté comme "une insulte au Coran". A dire "Non à ce code qui divise les Maliens". Tous les leaders religieux ont été invités. Plus fort encore, cette rencontre sera rééditée le même jour à Kati, et dans plusieurs autres régions.

Les opposants au Code qui ont bien géré leur communication, ont convoqué plusieurs fois la presse notamment le 20 août dernier au Centre islamique d’Hamdallaye pour affirmer qu’ils "ne se reconnaissent pas dans ceCode". "Le Code devrait nécessairement tenir compte de nos valeurs religieuses et sociétales", insistait Mahmoud Dicko. Ces différentes prises de positions et ces coups de force médiatique ont permis aux opposants de s’attribuer les faveurs d’une majorité de l’opinion publique.

Les principaux points de discorde du nouveau Code se concentrent sur une dizaine d’articles sur les 1146 répartis en dix livres que compte le document. L'expression "puissance paternelle" est remplacée par "autorité parentale". Il affirme que "nul époux ne peut être répudié". Le texte ne reconnaît que le mariage civil, relève l'âge du mariage à 18 ans - l'ancien Code ne précisait pas d'âge pour le mariage qui se faisait très souvent suivant la coutume, parfois dès l'âge de 13 ou 14 ans - et permet le divorce en l'absence de cohabitation de fait entre le mari et l’épouse pendant trois ans.

En matière de succession, l’enfant naturel acquiert les mêmes droits et devoirs que l’enfant légitime . Le nouveau Code, qui accorde davantage de droits aux femmes, est dans son ensemble validé et bien compris par la population.

Pour se faire entendre, les dignitaires religieux n’ont pas hésité à proférer des menaces, et plusieurs mises en garde pour affirmer leur détermination. : "Le Code adopté par l’Assemblée nationale ne sera pas appliqué à nous, Maliens, attachés à nos valeurs et tenant à vivre pleinement notre religion. Les députés ont trahi l’immense majorité du peuple malien et ne peuvent plus, par conséquent, légiférer en son nom".

"L’affaiblissement" des parlementaires

Le mollah Mahamoud Dicko ira même jusqu'à inviter les fidèles à ne plus célébrer leur mariage à la mairie : "En lieu et place, il sera procédé à la relance du mariage religieux sur toute l’étendue du territoire national. Un acte de mariage signé de l’imam ou d’autres officiants musulmans sera disponible dans toutes les mosquées".

Ce discours quoique ferme était parfois ponctué de réalisme : "Notre objectif, n’est pas de déstabiliser un régime mais de défendre l’islam". Les organisations musulmanes se sont battues pour affirmer leur position et de belle manière, en informant constamment la population, en ayant une présence continue dans les médias et en ayant le même mot d’ordre depuis le début qui était "le renvoi à une deuxième lecture à l’Assemblée du nouveau Code".

Leur victoire quoi qu’on en dise est également due au mutisme des parlementaires et des associations favorables au Code. Pendant trois semaines, aucun représentant des partis, aucun parlementaire, n’est venue se "mouiller" devant les différents médias pour défendre leur choix. Pour ces défenseurs, le Code des personnes et de la famille traite "de l’identification des personnes, du mariage, des régimes matrimoniaux, de la filiation, de la parenté et de l’alliance. Il traite également de l’émancipation, des successions. Il répond à la soif de justice et de liberté mais aussi d’équilibre dans les rapports entre les citoyens et en particulier entre homme et femme et s’inscrit dans la droite ligne des réformes engagées suite à la révolution de mars 1991". Personne n’est venue défendre ses arguments, par faiblesse ? Par manque de convictions ? Ou tout simplement par désaccord avec les instigateurs du projet ?

Le président de la République qui faisait un "sans faute" depuis 2002 et qui avait réussi "à mater" l’opposition a compris cette fois qu’il ne pouvait pas aller contre la population risquant de fortes révoltes. Dans son discours d’après consultations des différentes parties - gouvernementale, représentative, religieuse et associative - il déclare vouloir "mettre l’unité nationale au-dessus de tout".

Faiblesse ? Tout le monde sait qu’au travers de son ministre de la justice, le Président voulait que ce texte aboutisse. Par cette non-promulgation, la question du désaveu et de "l’affaiblissement" des parlementaires se pose. On se rend compte qu’au Mali et "A y voir de près, ce ne sont pas forcément les avantages accordés aux femmes qui posent problème (législatif) mais le débat a un fort lien avec le culturel et le religieux (sociétales), commente le sociologue Mamadou Samaké

Kaourou Magassa

(stagiaire)

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LE CODE FEMINISTE

Toute la vérité n’a pas été dite

La question que je me pose est de savoir comment peut-on bâtir en Afrique un texte de loi inspiré de cette souche de perversité qu’est le féminisme, au nombre des libertés de l’individu occidental, dans nos sociétés où la femme tient le premier rôle et le plus essentiel ?

Dans l’effervescence du carton rouge aux concepteurs du "Code des personnes et de la famille" prétendument moderne, qui jure avec les fondements de notre société, j’assume un devoir de vigilance devant ces situations dont l’absurdité menace notre quiétude collective. Elles sont toujours une résultante de basses besognes de cercles de domination, influençant nos automates locaux au gré de leurs sordides desseins de déstructuration sociale de notre ensemble communautaire, et pressant les autorités, coincées, à ouvrir la boîte de Pandore pour obtenir quelques subsides budgétaires, quitte à choquer tout le monde, et blesser le bon sens élémentaire, prenant le risque d’un désaveu de l’opinion. C’est bien le cas aujourd’hui, chez nous.

Ceux qui sont au fait des sciences de l’Homme savent que la loi au cœur de la controverse est un aboutissement scandaleux d’un certain activisme sexiste, insidieux et déviationniste, appelé féminisme, qui prend ses racines dans les fêlures du machisme récurrent de la société occidentale.

Je voudrais axer mon analyse essentiellement sur cet épiphénomène dont des thuriféraires tropicaux se sont fait de piteuses caisses de résonance en environnement d’inculture prospère. Ces messieurs et dames wangrins vomissent toutes sortes d’inepties alimentaires ingurgitées cash, pour faire bonne mine d’intellectuels formatés aux droits de l’Homme, flattés dans leur bêtise pavlovienne par le maître, le malin amusé.

C’est ainsi que la théorie du "genre", en session de rattrapage des sociétés patriarcales blanches, a débarqué chez nous à midi, armes et bagages, telle une nouvelle mode, avec un soupçon d’odeur de "droit de grandes filles (pour vieilles demoiselles) esseulées", avec leurs soucis de reconnaissance civile, d’ascension sociale, de concubins ou concubines, de garde ou d’adoption d’enfants, de pensions, de part d’héritage, dans une société qui ne leur accordait jusqu’ici aucun statut.

Mon propos n’est pas de dire que tous les griefs exprimés à l’encontre du déséquilibre des rapports dans le genre, pris en prétexte pour anoblir le dogme, soient dans notre contexte dénués de fondement, non. Il faut juste savoir que c’est effectivement le colon qui nous a légué par contagion son système discriminant du sexe et de la race remarquablement analysé dans son excellent essai par la Française Elsa Dorlin (auteur de "La Matrice de la race", à lire).

Partant, s’il y a des leçons à prendre sur le genre, c’est à nous d’en donner à ceux qui, en plus de 200 ans de construction démocratique "égalitaire" continuent à faire peu de place à la femme dans leur système politique combien moderne, jusqu’à avoir besoin au 21e siècle de quotas à imposer, et que bêtement des jacquemarts d’ébène (de vrais "diakuma fima") se prenant pour des jacobins jouent aux "Robins des lois" tintin.

La société africaine plurielle, chacun le sait, est d’essence communautaire, loin de la règle helléniste d’une primauté de l’individu. Le projet de société musulmane, visant la communauté de foi explique l’acharnement de nébuleuses occidentales, qui en ont après l’islam, à s’attaquer à tout ce qui a une teinte ou saveur communautarisée, à vouloir défaire tous les éléments constitutifs de l’être dans cette organisation sociale à dévoyer : rites, mariage, liens sociaux, valeurs culturelles, rapports de famille, droit de sang…

L’ignorance de nos pseudos intellectuels est à ce niveau. Sait-on qu’il y a aujourd’hui en Europe, en France précisément, un courant soi-disant républicain, un club de lutte anti-communautariste ? D’où donc nous vient le féminisme ? Il faut le savoir, avant d’aller se noyer entre la bouée de sauvetage et la planche du salut.

L’Europe, dans ses multiples guerres allant du moyen âge aux temps modernes, a sacrifié et décimé sa population masculine. Au sortir de la dernière grande guerre, toutes les nations du vieux continent ont essuyé un basculement démographique avec une nette surpopulation féminine résiduelle. Deux conséquences s’en suivirent naturellement.

1. Le progrès technologique aidant, les femmes ont été appelées par nécessité aux emplois "d’homme" accusant un sérieux déficit de travailleurs. Cette fenêtre inespérée de se hisser comme l’homme aux affaires va nourrir leur appétit de liberté, de droits égaux, d’émancipation dans une société paternaliste de fond en comble.

2. Le surnombre de femmes va créer une situation de tension sociale autour de l’homme, bien désormais rare, étant donné qu’un bon tiers des filles ne pouvaient légalement se trouver un conjoint dans un régime civil de monogamie obligé. Comment vivre sa vie de femme acculée au rôle peu vertueux de maîtresse de l’ombre, ou amenée en manque à s’offrir au profiteur de chaque occasion trouvée pour une partie de plaisir ?

Vu que le rapport démographique ne se rétablit pas de si tôt, les filles ont tout le temps de blanchir et s’encrasser sans port d’attache, pire, dans le désespoir de se trouver même un amant d’occasion. Cette masse pesante de braves femmes seules se partage entre les Chastes, les résignées, et celles chagrines, dans la hantise d’une vie de privation ; d’aucunes n’arrivant pas à noyer leur souci de se trouver un partenaire ni de bon cœur, ni dans l’alcool ou la cigarette, même pas dans le faux-fuyant de l’épuisement au travail.

Naît la tentation de nouvelles expériences, de la débauche, des gadgets de sex-shop, et quelque part l’abîme de l’homosexualité. Cette dernière frange, bien que minoritaire dans le lot, va gagner en proportion et commencer sous forme de réseau à en imposer aux cercles de décision noyautés, avec à l’appui un pouvoir financier d’injonction. Au plan artistique surtout, assez vite envahi, on assiste à la tendance d’une masculinisation du féminin : dans la coiffure, l’habillement, le maquillage, et même la plastique du corps.

Dans le même temps, à l’inverse, se met en jeu les modèles de féminisation du masculin, tant et si bien que les milieux artistiques seront en premier des foyers de propagation de l’homosexualité, subjuguant la littérature, le monde des médias. Des missions partiront vers tous les horizons à travers le monde pour infiltrer, convertir et propager, fortes d’accointances avec les services de l’intelligence.

L’Afrique n’est pas épargnée ; elle est même une cible privilégiée. Quel Bamakois ne se souvient de cette entraîneuse bien mobile, introduite partout, qui procuraient en même temps aux jeunes de la drogue ? Le cercle vicieux bouclé, on s’attaquera désormais aux institutions… Et, je m’en arrête là. Cette digression est juste pour dire, et que l’on comprenne, que le féminisme n’est pas si innocent qu’il paraît, loin de là.

Sous l’apparence noble de défense des droits des femmes, elle est en vérité une idéologie perverse de l’anarchie sociale occidentale, revendiquant l’égalité pure de l’homme et de la femme, la totale liberté des femmes à s’affranchir de toutes les contraintes que leur impose la morale sociale, pour s’affirmer dans le seul désir de jouissance, de recherche du plaisir des sens… jusqu’à l’instinct animalier, sans borne ni retenue. On a bien vu s’installer le débat sur la liberté sexuelle de "femmes libérées", au cri de ralliement de "Notre corps nous appartient, on en fait ce qu’on veut". Et la curieuse pointe de la notion "d’harcèlement sexuel", là où ce sont les femmes pourtant qui mettent autant de génie, de temps, de moyens de préciosité en tout genre, à se rendre désirables et désirées, depuis que la jupe était longue, jusqu’à être courte, et finir mini, et le tissu léger jusqu’à être transparent, laissant paraître les dessous. Soyons sérieux ! Et trêve d’âneries.

Cette trouvaille qui crée de la méfiance et de la distance entre homme et femme, dans leur jeu inné de rapprochement, de cour romancée, de flirt normal entre hétérosexuel, ne profite par finir qu’à la gent des gays et des lesbiennes, qui s’approchent et s’accrochent sans soupçon, comme de simple amitié.

Au risque d’être long, la question que je me pose est de savoir comment peut-on bâtir en Afrique un texte de loi inspiré de cette souche de perversité qu’est le féminisme, au nombre des libertés de l’individu occidental, dans nos sociétés où la femme tient le premier rôle et le plus essentiel ?

Le statut de la femme chez nous en Afrique est différent, et n’a jamais été celui de l’Européenne, ou encore de la femme arabe, qui furent, on le sait, persécutées, brimées, discriminées, leurs histoires en portent témoignage. Notre système policé avait consacré la spécialisation de la femme elle-même en matière de féminité ; les femmes étant seules compétentes entre elles sur les questions spécifiques du genre, exclusivement de leur ressort.

Ainsi, l’excision dont nous rabâche les oreilles en termes abjects de mutilation génitale, n’a jamais été chez nous une affaire d’hommes, ni de près ni de loin. Avec l’islamisation, ces pratiques très anciennes ont pu revêtir dans l’imaginaire un caractère de prescription religieuse, et le comportement masculin se calquer chez certains sur le format social arabe adopté, tributaire de sa misogynie préislamique, que la religion nouvelle a condamné, rejeté, en ordonnant plus de droit et de considération à la femme musulmane.

Comme il est loisible de le constater, notre islamisation séculaire ne nous a jamais amené à parquer nos femmes en harem, à les isoler ou à les exclure. Elles sont et demeurent nos filles, nos sœurs, nos épouses, nos tantes et nos mères, habillées décemment, sans voile, respectées obligatoirement par leurs cadets, hommes et femmes, sur qui elles exercent leur droit d’aînesse, et tour à tour dans les différents rôles sociaux de commandement aux uns et de soumission aux autres, rapport d’obéissance aux plus âgés oblige, sur le fil du riche pagne tissé des liens parentaux.

Ce droit qu’elles ont toujours eu d’être socialement considérées, d’avoir une autorité inamovible sur des hommes et réciproquement, jusqu’à être promues à des responsabilités publiques, ce n’est ni la colonisation ni l’islam qui nous y a contraints, à ce que je sache. Comme dans toutes nos familles, de tout temps, rares ici sont ceux qui auraient empêché leur fille de prendre une sérieuse option, de connaître la gloire d’un succès mérité, d’être la première parmi les siens, garçons et filles ; et nos mères qui ont pu, de l’indépendance à nos jours, se hisser à des responsabilités publiques et nationales ne l’ont pas été au bout d’une lutte de genre quelconque, ou d’une aubaine particulière d’un quelconque gouvernement.

Elles avaient du mérite, et ont dans l’ensemble bien mérité leurs places, sans être obligées à la dépravation. Ce qui a fait dire à notre mère Sira Diop, dans une interview accordée au journal Faro, qu’il fallait "que les femmes prouvent qu’elles ont autre chose que le sexe". Mais, qu’est-ce que nous voyons aujourd’hui, des notes et diplômes sexuellement décrochés à l’école jusqu’aux postes et avantages indus acquis carte (pour fesses) sur table dans les bureaux, la déchéance ! Toute la fiesta de dévergondées sans pudeur (de gourgandines a dit Mme Soglo), sans mérite aucun, à la quête d’une place au soleil… du libertinage, et qui sont en fait les pires avocates du genre, et dont la mauvaise réputation, de notoriété publique, infecte de sa souillure l’image des femmes honnêtes et respectables à la tâche, qui ont su s’imposer et gagner le sésame à la sueur de leur front immaculé.

Malheureusement, le féminisme sous les tropiques a comme un air de licencieux, libidinalement nauséabond. Cette gent immorale de "tirs couilles" pour le gain à tout prix présage demain d’une junte immonde, sans état d’âme, de parvenues du sexe aux affaires, avec d’autres logiques contraires à notre sens de l’éthique.

Ce qu’il faut faire savoir à nos mercantiles idéologues sans foi ni loi des causes grassement rémunérées, c’est que nous avons pratiqué, nous, la séparation des rôles dans la famille, au foyer, au travail, en initiation, en conformité avec les aptitudes physiques et physiologiques, morales et psychiques de chaque sexe, au regard des rigueurs du mode de production (constitution, énergie, sens, outils, armes, dangers, résistance, etc.) et des conditions historiques et environnementales de vie commune (prédispositions, épreuves, menaces, caractères, sensibilités, endurance, etc.).

N’en était-il pas ainsi d’ailleurs dans presque toutes les sociétés d’hommes ? Sauf qu’avec son surpeuplement et les acquis des sciences et technologies, l’Occident vit une autre étape historique en rapport avec sa démographie, où des groupes antérieurement déclassés trouvent une assise sociale du fait de leur nombre croissant en chiffres absolus. Toute chose qui va demander une redéfinition des bases du statut social individuel avec ses mutations du droit, qui a accouché sous la poussée de groupes de pression des aberrations du mariage homosexuel et de sa suite, comme le droit d’adoption.

Comment comprendre que loin de ces préoccupations d’outre cieux, et sans que l’histoire nous y convie en raison d’évolutions objectives de notre architecture sociale, nous soyons à la pointe d’un combat suspect qui n’est pas le nôtre, sinon que ces "marginaux occidentaux" de large spectre financier trouvent à côté des réseaux soudoyés et infiltrés de grandes dames et de petits messieurs bons teints, des alliés stratégiques chez nous, non dans la rue, mais dans les salons feutrés de la décision nationale. Est-ce un hasard que la rumeur, malgré un démenti officiel, ne démorde pas sur la tenue dans un de nos hôtels identifié d’une rencontre mondiale de cette engeance ?

Il vaut mieux pour nos pêcheurs en eau trouble s’abstenir de disserter sur le statut de la femme dans notre société dont ils ignorent tout, claustrés dans leur mur de lamentation intellectuelle, incapables d’analyse différentielle, sociologique s’entend, du précolonial au postcolonial, afin d’expliquer et de comprendre ce qui était, ce qui a pu changer, et pourquoi ; et là où il faut chercher à corriger, et non faire une description d’ignorance de fourre-tout dans nos coutumes.

Chez nous, la femme est bien, jusqu’à nouvelle ère, le pilier central du système social. Persuadez-la un seul jour que cette charge est trop pour elle, qu’elle est seule, abusée, exploitée, asservie dans ce rôle, qu’elle mérite de se reposer, d’aller sauter, gambader, s’éclater, qu’il est temps qu’elle jette l’éponge et démissionne, et patatras... notre société s’écroulera dépourvue de sa charpente. Cela, nous en mesurons la vilénie et le danger. Nos traditions ici ne sont pas en cause.

Ce qu’on ne dit pas assez, c’est le déficit d’éducation et la perte de repère qui est la mère de nos égarements, autrement, nulle femme au monde n’a un statut meilleur à la nôtre. Je le dis pour ceux qui prennent la peine d’y réfléchir. Les femmes seront amèrement perdantes de courir derrière les illusions du droit hellénique, qui sied à un modèle de société où tu n’es lié à personne, et personne n’a souci de toi et de tes enfants, à part leur père, chacun recroquevillé sur son patrimoine. Ce qu’elles ne peuvent avoir nulle part ailleurs, c’est cette formidable et combien épaisse couverture de sécurité sociale de toute la communauté familiale solidaire.

Je n’ai plus besoin de parler du code, pour faire comprendre pourquoi nous n’avons pas besoin d’innovations inopinées d’un snobisme démocratique obtus, d’extraversion, de perversion, de corruption de nos si belles mœurs.

Mohamed Coulibaly

(ingénieur)

 

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CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

Après le renvoi, le Cnid retrouve sa voix

Hier Me Tall était face à la presse. Pour lui, le renvoi du Code des personnes et de la famille permet la réconciliation du peuple.

Le président de la République Amadou Toumani Touré a décidé de renvoyer à l’Assemblée le nouveau Code des personnes et de la famille pour une seconde lecture ; ce que le Congrès d’initiative démocratique (Cnid/Faso yiriwa ton) approuve, a d’emblée affirmé Mountaga Tall.

Cela devrait permettre de prendre en compte les préoccupations des musulmans qui, à travers des manifestations, ont rejeté certains articles du Code. A en croire Me Tall, son groupe parlementaire ainsi que lui-même se sont battus afin que des amendements notamment ceux qui concernent le mariage religieux et sa légalisation soient pris en compte. Si dans la commission ils ont été pris en compte, tel n’a pas été le cas pendant la plénière, regrette Me Tall, qui reconnaît que les députés sont en déphasage avec les populations.

"Nous ne pensons pas au Cnid qu’il y a incompatibilité entre des visions laïque et religieuse de notre société. Nous pensons au contraire que nous avons été victimes d’une paresse intellectuelle qui nous a empêchés de mener une réflexion approfondie sur des questions majeures et sensibles" , déclare Me Tall pour exprimer la position du Soleil levant face à l’adoption du Code.

Me Tall estime que le renvoi du Code devant l’AN pour une relecture va dans le sens d’une réconciliation des députés avec le peuple. Me Tall affirme qu’il appartient au président de la République de renvoyer tout le Code pour relecture totale ou simplement de préciser les articles à amender.

Abordant son vote, Me Tall indique avoir respecté les règles de son groupe parlementaire. Mieux que ça "le Code comportait des avancées", dit-il. "Et puis pour qu’il y ait des amendements, il faut qu’il y ait un texte. Nous avons donc voté ce Code qui révèle que si le texte n’avait pas été voté, il fallait encore attendre au moins dix autres années pour avoir un autre".

A en croire le conférencier, les députés n’ont pas, en tout cas ceux du groupe parlementaire Cnid subi des pressions pour adopter le texte.

Pour Me Tall, le renvoi du Code pour une seconde lecture permet de combler le fossé qui s’est creusé entre les Maliens, de donner plus de temps à l’Assemblée nationale pour mieux étudier le texte et écouter davantage les personnes ressources.

Denis Koné

 

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BATAILLE DE LA SANTE

"Dr." Obama l’emportera-t-il ?

Après avoir fait voter par le Congrès américain le plus large plan de relance économique de l’histoire des Etats-Unis, Obama s’attaque maintenant à la réforme du système sanitaire. Réussira-t-il là où d’éminentes personnalités ont échoué depuis plus d’un demi-siècle ? Rien n’est moins certain et les débats deviennent de plus en plus vifs.

En matière de santé, les Etats-Unis investissent plus que n’importe quelle autre nation. Mais seulement voilà : cette réalité tranche avec l’inaccessibilité aux soins sanitaires dans ce pays. L’Amérique occupe la queue de peloton parmi les pays développés en matière de traitements médicaux.

Selon un rapport de l’Institut de médecine de l’Académie nationale américaine des sciences, "l’Amérique est la seule nation riche et industrialisée qui n’assure pas à ses citoyens une couverture médicale", tout étant liée à la faramineuse assurance maladie, elle aussi dépendante des moyens financiers des particuliers. Question : doit-on changer le système sanitaire américain pour une plus grande accessibilité des citoyens aux soins requis ?

Depuis des décennies, la problématique suscite un débat intense entre les partisans et les opposants à la réforme sanitaire. Mais de mémoire de jeune génération, jamais les échanges n’ont été aussi vifs et poignants qu’aujourd’hui. Sachant que ses compatriotes qui ont voté pour lui sur la base de sa promesse de mettre un frein au "carnage sanitaire", le président Barack Obama n’a pas tardé à taper du poing sur la table. Son plan de réforme qui a été proposé au Sénat a soulevé des discussions presque non-maîtrisables et des grincements de dents du côté de ses adversaires du Parti républicain.

D’un côté, les pro-réformistes parlent de réduction sensible des coûts alors que leurs concitoyens anti-réformistes évoquent l’une des plus vieilles croyances américaines : "la liberté dans le choix". Pour les derniers, avoir une assurance maladie doit être une décision privée dans laquelle l’Etat n’a nullement besoin de s’ingérer. Surtout qu'à l'instar du sénateur de l’Arizona, le républicain John McCain, les opposants à la réforme croient que "le plan Obama ne comporte aucun aspect susceptible de réaliser un changement notable".

La fameuse expression "panneaux de morts" a été inventée pour dissuader les aînés à défendre la réforme. Qui plus est, les républicains et les opposants au changement sanitaire américain mettent en avant la bureaucratie de l’administration publique, la similitude du système actuel avec d’autres pays où la galère des citoyens continue, juste pour prouver que la méthode Obama ne mènera qu’à l’échec. La probable inefficacité des produits pharmaceutiques sponsorisés par le gouvernement fédéral ou encore la tactique gouvernementale consistant à réduire les coûts, qui aura un effet sur la qualité des soins… sont aussi des arguments bétons des opposants.

Campagne

"Faux" , continuent de répondre le président Obama et les démocrates. Face à ce cycle d’arguments et de contre arguments, le locataire de la Maison Blanche et ses adeptes ne se sont pas résignés. L’on assiste à des offensives de charme de part et d'autre. Comme pendant la campagne électorale, l’homme hybride organise des meetings et multiple conférences-débats et points de presse pour mieux édifier ses concitoyens sur sa vision qui, à l’en croire, facilitera l’accès aux soins de santé à moindre coût.

" La réforme de notre système sanitaire est une obligation morale. C’est maintenant ou jamais, car trop c’est trop. Nous voulons des soins sanitaires de qualité et à moindre coût. Je sais qu’il y a eu beaucoup d’intoxications autour du sujet avec particulièrement l’argument que l’Etat veut monopoliser le secteur, mais c’est faux. C’est un plan vital pour chaque Américain et je suis content que tant de nos compatriotes soient engagés pour la cause" , ne cesse de clamer Obama .

L’éloquent président s’est montré déterminé à sonner le glas de l’égocentrisme et de la domination d’un secteur par une poignée de personnes : "L’idée est d’encourager la concurrence et le choix, surtout que dans beaucoup de lieux, il n’y a qu’une seule entreprise d’assurance qui domine le marché. Que cela soit clair : ce serait juste une option ; ceux qui souhaiteraient rester avec leur assureur privé ne seront pas obligés d’opter pour l'alternative publique".

Si les réactions aux messages d’Obama sont plus ou moins mitigées dans les milieux médiatisés, dans les enceintes universitaires, l’on note des messages de soutien et d’encouragement au président. Ceci est d’autant plus compréhensible que généralement les étudiants qui tombent malades sont obligés de payer une partie importante de leurs soins sanitaires tandis que l’université s’acquitte du reste. Le coût élevé des frais d’études qui incluent l’assurance maladie ne leur garantit pas une couverture sanitaire complète.

Tout comme ces étudiants, les férus d’un nouveau plan sanitaire ne peuvent pas encore crier victoire, car le chemin menant au changement est encore plein d’embûches. Rien que l’historique des tentatives de la "moralisation sanitaire" des Etats-Unis impose la prudence aux uns et aux autres.

Différents échecs sont enregistrés sur ce terrain depuis plusieurs décennies : des présidents Roosevelt et Truman à l’actuel secrétaire d’Etat Hillary Clinton en 1993 quand elle était la First Lady en passant par Lyndon B. Johnson, une des références d’Obama. Du suspense !

Ogopémo Ouologuem

(correspondant aux USA)

 

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KOULIKORO

La campagne agricole 2009-2010 s’annonce bonne

Malgré l’installation tardive de l’hivernage, la campagne agricole s’annonce bonne dans la région de Koulikoro.

Dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2009-2010, le ministre de l’Agriculture vient d’effectuer une visite de terrain dans deux cercles de la région de Koulikoro. Il s'agit de Nara et de Kolokani.

Dans le cercle de Nara, le ministre Agatham Ag Alhassane a visité les champs d’accacia Sénégal (plus de 500 000 hectares) à Tendié et Dialoubé. Il s'est aussi rendu dans les champs d’arachide, de sorgho et de haricot de Sory Ibrahima Makanguilé, ex-président de la Commission d’organisation de la Can-2002.

A Nara, l’état végétatif des champs est satisfaisant. Entre Mouroudjan et Nara, la quasi-totalité des champs de mil en bordure de route sont arrivés à maturité. Des paysans se sont dit prêts à faire des récoltes en septembre, juste après le mois de Ramadan.

A Kolokani, Agatham Ag Alhassane, après avoir visité un bâtiment inachevé du génie rural dont la construction a démarré en 1980, a visité des champs de mil et d’arachide d'Ouguelo Diarra et de Kassoum Diarra à Koulikoroni, un village situé à une quinzaine de kilomètres de Kolokani.

L’état des champs également satisfaisant à Kolokani. Ag Alhassane a préconisé aux paysans de faire recours au service d’encadrement en cas de nécessité.

Le petit barrage de Kélékolo (Commune de Nossombougou, cercle de Kolokani) a été le dernier site visité par le ministre dans le Bélédougou. Ce barrage permet de retenir l’eau qui s’écoule pendant 5 mois dans la zone afin de l'utiliser pour la riziculture et le maraîchage.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial)

 

Deux véhicules entrent en collision

Le déplacement du ministre de l’Agriculture dans la Commune rurale de Birco-Sirakoro a été laborieux. Entre les villages de Sirakoro et de Toufinko, plusieurs véhicules se sont embourbés. Après avoir été désembourbé, le véhicule du coordonnateur de l’Initiative riz et un autre véhicule, essayant d’éviter la boue sont entrés en collision. Il y a eu plus de peur que de mal. Les deux véhicules occupés par les deux conducteurs ont été seulement cabossés.

Nara, capitale de la gomme rabique

Des centaines de pieds d’accacia Sénégal sont en train d’être plantés à Nara par un projet initié par Sory Ibrahima Makanguilé, natif de ce cercle. Le projet, qui a commencé en 2008, vise à planter des milliers de pieds d’accacia Sénégal dans plusieurs villages de Nara. Ces champs d’accacia Sénégal serviront, selon M. Makanguilé, à produire de la gomme arabique, un produit très recherché qui entre dans la fabrication des produits pharmaceutiques et industriels...

Madina Kagouro : le meilleur champ

Le champ de Bandiougou Sissoko dans la Commune de Mourdiah est selon le ministre de l’Agriculture le meilleur champ de la campagne 2009-2010. Comportant plusieurs hectares de mil, les cultures de ce champ sont déjà arrivées à maturité. Selon les enfants du Bandiougou Sissoko, le champ sera récolté à la fin du Ramadan.

S. D.

 

 

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ECHOS DES REGIONS

CODE DES PERSONNES

Gao tient son meeting de protestation

Sous la houlette du HCI local, un meeting d'information sur le nouveau Code des personnes et de la famille a été organisé le mercredi 26 août 2009 au stade municipal Kassé Kéita de Gao.

Mercredi dernier, dès 6 h du matin, une foule nombreuse de musulmans (hommes et femmes) a pris d’assaut le stade municipal Kassé Kéita pour manifester son mécontentement après l'adoption le 3 août 2009 par l'Assemblée nationale du nouveau Code des personnes et de la famille.

Le meeting a été présidé par le président régional du Haut conseil islamique du Mali (HCIM). M. Cissé a parlé des articles qui fâchent en faisant cas du mariage religieux qui n’a pas été légitimé comme cela est prescrit dans le Coran, de l’enfant naturel qui aura la même part dans l’héritage que l'enfant légitime, l’égalité des parts dans la succession entre homme et femme, entre autres.

Aux dires d’un des organisateurs, ce meeting devait désamorcer la crise. Selon lui, l'objectif était d’expliquer à certains les articles du Code qui contredisent la prescription divine mais aussi de les inviter à la tolérance.

Le meeting a été l’occasion d’expliquer aux ulémas que les musulmans ne sont pas opposés au Code mais à certains de ses articles. "Et si c’est pour faire la promotion de la femme, la religion musulmane n’est jamais opposée à cela".

Mme Maïga Mariam Karantao, directrice régionale de la promotion de la femme a dans son discours rappelé qu’elle est avant tout musulmane et qu’elle n’accepte pas le nouveau Code. "Je suis née musulmane et je n'accepte pas ce nouveau Code", a-t-elle signifié à la foule. Le 4e adjoint au maire de Gao, Mme Mariam Maïga, a abondé dans le même sens que celle qui l’a précédée.

A la fin de la rencontre, deux personnalités de la région ont été déléguées pour remettre les doléances des ulémas au gouverneur de région.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

TOMBOUCTOU

Journées citoyennes de salubrité

Les autorités communales et la population civile de Tombouctou entendent mener une action commune d’assainissement pour rendre la ville propre. Le lancement des journées citoyennes de salubrité a eu lieu samedi 22 août 2009 à Sankoré.

L’assainissement est un facteur d’amélioration des conditions de vie et de bonne santé des populations. La nouvelle équipe municipale qui vient d’être investie a fait de la salubrité son cheval de bataille.

Cette journée citoyenne de salubrité consiste à redonner à la Commune urbaine de Tombouctou son image d’antan de ville propre. Les autorités municipales avec le concours de toute la population civile dévouée et motivée est sortie massivement équipée de matériels pour curer les caniveaux, nettoyer la voie principale qui traverse l’intérieur de la ville, qui est en train d’être englouti par le sable.

Les activités d’assainissement lancées par les autorités municipales visent à améliorer durablement la salubrité publique en milieu urbain. Dans le cadre des journées citoyennes a été lancé un concours d’assainissement entre les différents quartiers. Pour créer une saine émulation entre les quartiers, un concours de ramassage d’ordures ménagères et de traitement des déchets plastiques est ouvert.

Abdou Maïga

(correspondant régional)

 

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DOSSIER DELINQUANCE

"L’habit ne fait pas le moine"

Pour ne pas éveiller les soupçons de leurs victimes, les délinquants, qui ne payaient pas de mine, montrent maintenant pattes blanches : en s’habillant "chic", voire funeste. C'est selon.

Une dame en "tchador" a été récemment démasquée dans le quartier Kalabancoura. En fait de "religieuse", elle s’est avérée être une gredine, spécialisée dans les vols avec effraction. Il y a quelques années, la chronique rapporte qu’une femme, dans une tenue de veuve, s’infiltrait dans les domiciles d’autrui pour s’emparer de biens qu’elle pouvait emporter sans laisser de trace.

Combien de citoyens ont été victimes de faux policiers, douaniers, gardes ou militaires ? Assurément, un nombre incalculable. Affublés d’uniformes des armées régulières, des bandits de grand chemin dépouillent, en rase campagne et parfois dans la ville, d’honnêtes citoyens avant de disparaître dans la nature.

D’autres, au bout du fil, vous appellent prétendument au nom d’un célèbre marabout qui vous aurait vu dans un songe et qui vous recommanderait tel ou tel sacrifice, sans oublier les multiplicateurs de billets de banque, qui ne frappent pas que ceux qui ont pignon sur rue.

Malgré les exemples qui foisonnent et les mises en garde, les délinquants ont apparemment le vent en pompe et en font voir de toutes les couleurs aux Maliens. Leur quotient intellectuel tourné vers le mal est imbattable ; ils ont plus d’un tour dans leur sac.

Ils se mettent en grand boubou brodé un jour ou en costume cravate le lendemain pour mieux vous appâter. Ils se font alors passer pour des intermédiaires pour un visa d’entrée en Occident ou ailleurs, une bourse d’études dans une prestigieuse université ou d’hommes introduits dans le sérail qui vous assurent une bonne carrière.

Accessoires de luxe

Une chose est sûre : les personnes abusées ne mettent jamais du temps à découvrir la tromperie sur la "marchandise". Cependant, même pris la main dans le sac, ces escrocs d’un genre nouveau, qui sont généralement d’un commerce agréable, finissent toujours par repartir par une porte dérobée.

C’est dire que la délinquance est définitivement sortie de son carcan habituel pour porter les habits de la respectabilité. Le délinquant idéal n’est plus cet homme ou cette femme à la mine patibulaire, le visage balafré par plusieurs années de bagarres qui sent le putois, et donc qui vous répugne aussitôt.

Sur le plan vestimentaire, il se met de plus en plus aux normes, s’il n’est pas, dans certains cas, au-dessus du lot avec des accessoires de luxe : senteur d’eau de parfum sortie tout droit des boutiques huppées de la Place Vendôme ou des Champs Elysées, montre de luxe, "chapeau melon et bottes de cuir", etc. Bref, on lui prêterait le bon Dieu sans confession.

Toutefois, ne vous fiez pas aux apparences. Il n’attend que le moment choisi pour vous assommer. L’adage qui dit que "l’habit ne fait pas le moine" trouve sur ce terrain toute sa justesse. Mais, ne réplique-t-on pas que "le moine aussi n’est rien sans l’habit" ? Est-ce pour cela que des citoyens continuent d’être ferrés comme des poissons par des brigands en dépit des alertes ?

Vigilance ! Vigilance !

A. M. Thiam

 

TIEMAN COULIBALY, SOCIOLOGUE ISH

"La société est responsable des déviances"

La définition et les types de délinquance, le concept vu dans la société moderne et traditionnelle, tels sont, entre autres, sujets abordés dans l’interview qui suit, par Tiéman Coulibaly, sociologue et chercheur à l’Institut des sciences humaines (ISH).

Les Echos : Quelle définition donnez-vous à la délinquance ?

Tiéman Coulibaly : Définir la délinquance n’est pas chose aisée. Comme vous le savez, les mots naissent et évoluent dans le temps et dans l’espace. La délinquance a trait aux déviances de façon générale. Dans la déviance, on entend deux catégories de conduite. La conduite normative, admise par la société, et celle non normative, donc rejetée par la même société. Cette dernière s’écarte de celle dite normative admise par la société. Ce qu’on appelle déviance ou délinquance.

Les Echos :La délinquance est-elle une infraction aux lois ou aux us et coutumes ?

T. C. : Cela dépend dans quel contexte on le définit. Dans la société traditionnelle, il n’y avait pas de lois. Elle était régie par les us et coutumes. Mais dans la société moderne malienne, les deux sont là. Il y a les us et coutumes qui marchent dans certains domaines et la loi cartésienne dans d’autres. Dans tous les cas, la délinquance est toute conduite qui s’écarte de la loi moderne ou traditionnelle appelée coutume. La délinquance peut aller contre ces lois chaque fois qu’elles sont violées par la conduite d’une personne.

Les Echos :La société traditionnelle avait-elle des garde-fous contre la délinquance ?

T. C. : La question qu’il faut se poser est de savoir si la délinquance existait à cette époque comme on la connaît maintenant. C’est vrai, la société depuis qu’elle est créée existe avec ses problèmes. Toute société engendre des conduites non admises d’une certaine manière. Dans un village, il n’était pas fréquent de voir un étranger parce qu’on dit généralement que le brassage ethnique et culturel a ses avantages et ses inconvénients. L’un de ses inconvénients est que l’étranger peut apporter ses mauvais comportements dans une famille, une contrée donnée. Mais on ne veut pas dire que la société traditionnelle n’avait pas ses délinquants. Toutefois, il faut faire la part des choses. Ce qui était considéré comme délinquance avant ne l’est plus de nos jours. Un fainéant était considéré comme un délinquant et faisait la honte de sa famille tout comme un jeune ou une jeune fille, qui faisait des enfants hors mariage. Comme sanction, le délinquant était mis au ban de la société. Il était exclu et traité en paria.

Les Echos :Quels sont, selon vous, les types de délinquance ?

T. C. : Comme je l’ai dit tantôt, la délinquance en tant que telle est tout comportement déviant vis-à-vis des règles de bonnes conduites établies dans une société donnée. La délinquance se voit dans la circulation routière à travers des manquements au code de la route, dans la conduite d’un individu qui a choisi de gagner sa vie dans le vol et l’escroquerie, dans les comportements vestimentaires qui tendent vers la nudité de l’individu qui le porte. La liste est non exhaustive.

La société est souvent responsable de ces déviances. Il y a le cas des jeunes filles qui, pour rester branchées et collées à la mode, portent des habits qui les dénudent. Mais il ne faut pas s’en prendre qu’à elles. Nous en sommes tous coupables. Du commerçant qui importe ces genres de vêtements aux parents qui laissent faire leurs enfants.

Propos recueillis par

Abdrahamane Dicko

 

EPILOGUE

La délinquance juvénile en ville

Les difficultés économiques de la vie urbaine poussent certains parents à négliger l'éducation de leurs enfants qui deviennent de ce fait des délaissés sociaux. Si le nombre de ceux-ci est grand en ville à cause de la misère urbaine, il en existe aussi, de plus en plus, une forme dans les villages de brousse où des jeunes défoncent les portes des greniers pour s'emparer des graines qu'ils font écouler facilement sur les foires environnantes ou volent des motos qu'ils arrivent à revendre de la même manière.

Les campagnes proches des grandes agglomérations urbaines sont périodiquement soumises à la pression des délinquants ruraux qui dérobent bétail, céréales et engins mécaniques qu'ils font monnayer sans gros problème dans les villes d'à côté.

Ceci dit les niveaux ne sont pas comparables, car ces actions des ruraux ne sont que du larcin à côté de celles qui se passent quotidiennement dans les grandes villes où la délinquance est presque devenue un mode de vie dans certains quartiers populaires. Les parents étant au chômage pour des raisons économiques, ne peuvent plus contrôler leurs enfants qui se trouvent livrés à la rue, au vol, à la débauche pour les filles, à l'escroquerie avec à la clé la prison un jour ou l'autre.

Ce phénomène de la délinquance juvénile a en ville plusieurs formes qui vont de l'escroquerie au vol à la tire en passant par le cambriolage et le braquage sur les pistes rurales très fréquentées comme l'axe Bamako-Sénou ou la route de Koulikoro. La presse écrite ou orale se fait constamment l'écho de la nuisance de ces bandits armés dans les quartiers périphériques, mais les gens semblent maintenant si habitués à leurs délits (crimes dans certains cas) que cela n'écœure plus personne.

Dans l'indifférence générale, les bandits et les délinquants agissent et troublent le sommeil des paisibles citoyens, parfois en plein jour, sans qu'il soit possible de les arrêter.

Dans certains quartiers, ce banditisme qui dérive de la délinquance juvénile a atteint des proportions telles que c'est presque devenu un danger de dormir la nuit, même en période de grande chaleur, en laissant ouvertes les portes et les fenêtres. Même dans les quartiers du centre commercial, la délinquance et le banditisme sévissent sur les boutiquiers, les bouchers et les chauffeurs de taxi.

L'une des causes de ce phénomène réside sans doute dans le désœuvrement et le chômage des jeunes suite à la déscolarisation. L'école n'ayant pas marché pour des raisons multiples, a produit des déchets qui ne peuvent plus être utilisés ni dans les bureaux ni dans les champs et rejoignent de ce fait les rangs des chômeurs professionnels qui se transforment facilement en délinquants, puis en criminels.

Le fait que dans la ville tout s'achète, y compris l'eau plate que l'on boit, les pousse à ces extrémités que moralement certains rejetaient au départ, mais qui, avec la nécessité, sont devenus des habitudes. Il y a aussi le contexte économique général qui fait que même les diplômés n'arrivent pas à se faire embaucher, à plus forte raison les non-diplômés qui passent pour des laissés-pour-compte dans ce contexte urbain où la vie chère mène à tout, y compris le délit et le crime.

Mais, la grande masse des délinquants provient de l'armée des déscolarisés dont les déchets, s'ils ne sont pas bien encadrés à temps, rejoignent le camp des déviants sociaux prêts à commettre des bêtises pour vivre, parfois pour survivre. Les enfants dits de la rue ne sont autre chose que des gamins dont les parents manquent de moyens matériels pour assurer leur éducation, ont été renvoyés de l'école et autorisés à s'en aller et de se prendre en charge eux-mêmes.

A ceux-ci viennent s'ajouter les élèves des écoles coraniques traditionnelles qui sont obligés par leurs maîtres de mendier chaque jour dans les rues et de leur apporter le soir le bénéfice de ce harcèlement. Selon plusieurs témoignages, les talibés qui rentrent le soir les mains vides sont soit sévèrement corrigés, soit privés de nourriture. Dans ces conditions, beaucoup de ces talibés choisissent d'être voleurs, receleurs ou en tout cas délinquants pour gagner un peu de sous et échapper à la colère du maître.

Les difficultés économiques font que même les ménagères dont les époux sont au chômage ou ont été compressés, sont obligés d'être malhonnêtes et de tromper leurs voisines quand elles ne les escroquent pas pour subvenir aux charges du ménage. C'est dire que la délinquance sévit aussi dans ce milieu où des femmes rattrapées par la pauvreté se voient contraintes de contourner les bons usages et de donner dans la déviance.

Aussi qu'on le voit, tomber dans la délinquance est relativement facile parce que le fond du problème est économique et seule l'économie peut mettre un frein au phénomène. Mais face à cette situation qui tend à se généraliser, l'Etat a peu de solution et semble même désarmé en dépit des discours rassurants.

Les services de sécurité et de la protection civile manquent cruellement de moyens pour intervenir malgré le nombre élevé des éléments. Dans ces conditions, la délinquance et l'insécurité qui l'accompagne ont encore de beaux jours devant elles sous nos cieux.

Facoh Donki Diarra

 

MONTEE DE LA DELINQUANCE A BAMAKO

Le laxisme des autorités sécuritaires

De plus en plus la délinquance et l'insécurité gagnent du terrain à Bamako, en dépit de l’existence d’une quinzaine de commissariats de police plus ou moins dotées en hommes et moyens logistiques.

D’ici à quelques semaines, on assistera à la sortie de la 20e promotion de l'Ecole nationale de police. Si pour nombre de familles, il s’agit là d’une promotion et de chômeurs de moins, pour les autorités, les populations, elles, se demandent à quoi servent ces centaines de policiers qui, bon an mal an, gonflent les effectifs de ce corps tandis que les missions régaliennes de l’Etat, dont la sécurité de ses citoyens, ne sont pas assurées.

L’insécurité galopante dans les grandes métropoles amène les uns et les autres à s’inquiéter de l’avenir de ce pays où les malfrats dictent leur loi et tiennent en respect les hommes en uniforme. Les cas nombreux à travers Bamako en sont des illustrations parfaites.

Nulle part au monde, il n’existe l'insécurité zéro. Mais les attaques à main armée qui sévissent à Bamako et dans les quartiers périphériques méritent action de la part des autorités sécuritaires. Malgré la présence de quinze commissariats sur le territoire du district de Bamako, l'insécurité galope. Les malfrats n’hésitent pas à frapper jusque dans les zones censées sécurisées par les forces de l’ordre et de sécurité. Ce qui fait qu’aujourd’hui personne n’est à l’abri de ces bandes sanguinaires et incontrôlables.

De Kati à Kalabancoro en passant par "Marseille", Banconi, Sabalibougou,   Niamakoro, Sénou, Baco-Djocoroni, Sébénicoro, l’insécurité fait parler d’elle. Ces quartiers ont tendance à devenir des zones hautement criminogènes.

Armés de couteaux, de machettes et parfois d’armes à feu, les bandits opèrent sans être inquiétés. Dans notre parution du 17 août, nous avons fait cas de quelques attaques perpétrées par les bandits. Les routes qui mènent à Sénou sont connues de tous comme faisant partie de la zone de frappe des brigands. Sur ces axes, les assassinats sont faits à l’aide d’armes à feu.

Le 28 mai 2009, un homme et son fils ont été abattus et leur moto enlevée. Les populations de la zone aéroportuaire sont fréquemment des victimes, malgré l’existence dans les alentours du poste de police de Sénou, de l’Ecole de gendarmerie de Faladié, du poste de gendarmerie de Siracoro-Méguétana mais également de la Base 101 de Sénou. Bref, les malfrats ont transformé l'axe en un Far West.

Agressés dans leur domicile

A Baco-Djicoroni, à Sabalibougou, Niamakoro… en cette période d’hivernage des salons de coiffures, des supermarchés et autres petits commerces sont les cibles des braqueurs qui n’hésitent pas à tirer à bout portant sur tous ceux qui s'opposent à leurs forfaits.

A Kalabancoura, une femme d’une quarantaine d’années vient d’être sérieusement molestée par ces visiteurs et ses colliers emportés. Même les quartiers les plus huppés ne sont en marge. Il n’est pas rare de voir des vigils des domiciles tués par les bandits. A l’ACI-2000 à Hamadallaye, il y a quelques semaines, un vigile d’une société privée a été abattu et son corps abandonné dans un puits.

Selon les témoignages concordants, les assaillants sont munis d’un matériel de "travail" très adapté : armes à feu, machettes et autres outils de menuiserie pour vaincre les serrures les plus récalcitrantes. "Bamako est devenue plus que le Texas, il faut que la police revienne". C’est un cri de désespoir que lancent les habitants de la capitale en direction de la hiérarchie policière pour exprimer leur ras-le-bol.

Nombre de victimes accusent la police et la brigade de gendarmerie ne pas leur secourir. "Lorsqu’on les appelle, ils ne viennent pas. Lorsqu’ils réussissent à se déplacer, ils arrivent quand les malfrats ont fini d’opérer", se plaignent des victimes. "D’autres hommes en tenue nous demandent si les bandits sont armés. Auquel cas, ils ne peuvent intervenir". "Nous ne pouvons prendre le risque de venir, car l’effectif est réduit", s’entend-on dire.

Face à ces accusations, certains porteurs d'uniforme évoquent très souvent le manque de carburant ou des véhicules en panne mais également le peu de collaboration des populations dans la traque des bandits.

Malgré la création de nouveaux commissariats ou postes de police dans plusieurs quartiers de Bamako et en dépit de leur dotation, l’insécurité est toujours galopante. Il est peut-être temps que les commissaires et brigades de gendarmerie revoient leur copie.

Amadou Sidibé

 

DELINQUANCE ROUTIERE

Douze morts par jour sur les routes

La délinquance routière est l’une des formes de délinquance les plus graves, dans le sens où elle a souvent pour cause l’inconscience des individus. L’insécurité routière est donc aujourd’hui, l’une des grandes préoccupations des pouvoirs publics.

Avec une moyenne de douze morts par jour, sur les routes, le Mali à l’un des plus forts taux de tués. De plus, on assiste au fil des ans à une augmentation du nombre de victimes tuées, blessées ou handicapées à vie. Alors pourquoi ces chiffres ? Nous savons que les accidents sont dus à plusieurs facteurs qui se combinent parfois. Il s’agit notamment du non-respect des règles de la circulation, des défaillances techniques et de l’état des infrastructures.

Mais, selon la police, le principal facteur aggravant serait la multiplication des engins motorisés à deux roues que les populations manient sans casque, ni plaque d’immatriculation et souvent sans permis. Près de 70 % des véhicules impliqués dans les accidents sont des motos, le nombre de victimes, tués et blessés, des accidents motos s’élève à 2264 personnes - pour la plupart des jeunes - au premier semestre 2008.

Ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes touche toutes les catégories socioprofessionnelles : jeunes cadres, scolaires, ruraux, travailleurs administratifs, etc. L’insécurité routière, qualifiée par l’Organisation mondiale de la santé de "fléau sanitaire mondial", enregistre plus de 1,2 million de morts sur les routes et plus de 50 millions de blessés dont 5,5 millions resteront handicapés à vie chaque année sur terre, est la troisième cause de mortalité en Afrique après le Sida et le paludisme.

Aujourd’hui si l'Afrique ne possède que 4 % des véhicules en circulation, elle compte 10 % de l'ensemble des accidents dans le monde. Les pouvoirs publics semblent prendre la mesure du problème dans notre pays. Compte tenu de cette situation, le président de la République a fait de la lutte contre l’insécurité routière un des axes majeurs de la politique conduite par le gouvernement au cours du quinquennat.

A l’horizon 2010, le port du casque sera obligatoire pour les conducteurs d’engins à deux roues, la non-immatriculation sera sujette au transport du véhicule incriminé par les agents de police à la fourrière, ces mesures ont été adoptées par le gouvernement en 2008 pour enrayer ce fléaux.

En plus de ces mesures, la lutte contre la corruption des agents devrait faire partie de ce plan de lutte contre l’insécurité routière. A Bamako et dans les grands centres urbains, un conducteur peut circuler sans permis ni vignette pour un billet de 1000 F CFA remis à des agents chargés de réguler la circulation.

Kaourou Magassa

(stagiaire)

 

DELINQUANCE

Les peines applicables aux infractions

La délinquance est l'ensemble des délits au plan social. Selon Me Yacouba Fofana, avocat à la Cour, la délinquance correspond au délit et celui-ci est synonyme d'infraction. De façon stricte, le délit est une infraction dont l'auteur est punissable d'une peine correctionnelle.

Aux dires de notre interlocuteur, il existe une classification entre les infractions qui sont de trois ordres. Les peines criminelles, les peines correctionnelles et les contraventions. Généralement, dit-il, le délit renvoie aux peines correctionnelles. "L'article 1er de notre code pénal dit que toutes les peines applicables en matière de justice se divisent en peine criminelle, en peine correctionnelle et en peine de simple police". L'avocat de préciser que la peine criminelle équivaut au crime tandis que la peine correctionnelle est applicable au délit et la peine de simple police correspond aux contraventions.

Dans ce cas de figure, les peines criminelles sont définies par l'article 4 du code pénal. Elles vont de la réclusion de 5 à 20 ans à la réclusion à perpétuité. Les peines applicables au délit vont de l'emprisonnement d'un jour à 5 ans (vol, abus de confiance..). Quant aux contraventions ou peines de simple police, elles prévoient un emprisonnement d'un à 10 jours et d'une amende de 300 à 18 000 F CFA.

"Chaque branche de droit pénal a son autonomie" . Me Fofana de dire que le vol, l'escroquerie, l'abus de confiance sont des infractions contre des biens. Il classe les coups et blessures volontaires ou involontaires parmi des infractions contre les personnes. Le meurtre ou l'assassinat est dans le lot des infractions criminelles.

Mohamed Daou

 

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