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2009

Mois d'août

Les Echos du 10 août 2009

 

Il faut le dire

« Pouvoir-ite » aigu

« Je veux lutter contre l’idée qui veut que l’on n’organise pas des élections pour les perdre. Les grands pays développés sont pays développés parce que chez eux, ils organisent des élections et ils les perdent ». Ainsi parlait le président ivoirien Laurent Koudou Gbagbo le jour de son investiture, un certain 26 octobre 2000, pour un 1er mandat de 5 ans.

Presque 10 ans après, pour ne pas perdre les élections, l’opposant historique à Félix Houphouët-Boigny, oublie délibérément de les organiser. Usant de prétextes (partition du pays, fichier électoral inadapté, personnel de commandement absent du Nord…), il repousse sans cesse l’échéance.

On peut multiplier à l’infini les exemples de chefs d’Etat, autrefois opposants, qui ne cessaient d’ironiser ceux qu’ils qualifiaient de « dinosaures » parce qu’ils avaient déjà passé 15, voire 20 ans ou plus au pouvoir. Ils incitaient les populations à les combattre pour mettre fin à la pensée unique, aux années de stagnation.

Cependant, au train du processus démocratique en Afrique, M. Gbagbo n’a pas trop à rougir de la comparaison ; il y a même des similitudes. Comme lui, nombre de ses pairs se sont battus pour des élections crédibles et transparentes. Mais, alors que les électeurs ne cessent de décrier leurs incompétences, leur corruption, leur usure prématurée au pouvoir…, ils trouvent le moyen de se faire réélire au 1er tour avec des taux dignes des partis uniques staliniens. Au grand dam des sondages, qui avaient prévu au moins un 2e tour.

Ils ont applaudi à tout rompre la limitation des mandats dans les années 1990. Et pourtant, une fois au pouvoir, ils se rendent compte que les despotes tropicaux qui ont miraculeusement échappé aux rafales du vent d’Est n’ont pas tort de se maintenir. Quitte à tordre le cou au bon sens, ils arguent de chantiers à finir, feignant d’oublier que l’Etat est une continuité. Les hommes passent, les peuples restent. Salif Kéita a raison : nul, fût-il la réincarnation d’Hercule, ne peut porter seul le monde, son monde. Foutaises donc !

Ils ont promis de répandre le bien-être, de gommer les clivages. Or, tout compte fait, il n’y a que quelques « privilégiés » qui font encore la bamboula. Pour la majorité, la juste répartition des richesses n’est qu’un leurre, un discours démagogique qui n’a même plus la vertu de faire grimacer les naïfs et autres… trisomiques 21. Hélas !

C’est en Afrique que les « hommes forts » se promènent, la justice sous l’aisselle. C’est en Afrique qu’un général se lève un beau matin pour mettre fin à un régime élu avant de se faire accepter par la « communauté internationale » après une parodie d’élection. C’est en Afrique que des bidasses s’en vont chez le chef de l’Etat, qu’ils dépècent comme une bête immonde.

Vous osez encore me parler de principes démocratiques ? Mille tonnerres de pluies provoquées ! Quand un régime est démocratique, il se garde de dissoudre l’Assemblée nationale pour un référendum. Il n’a pas besoin d’arguties pour reporter les élections. Quand on est démocrate, on s’engage pour l’alternance, pour le mieux-être pour tous… Des principes simples à comprendre, mais difficiles à appliquer par nos « pouvoir-ites » qui, par leurs agissements suicidaires, font du continent la perpétuelle risée du monde.

A. M. T.

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AMENDEMENTS AU CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

L’ultimatum du Haut conseil islamique à ATT

C’est un ultimatum de 10 jours que le Haut conseil islamique a adressé hier au président de la République pour la prise en compte de ses amendements dans la mouture finale du nouveau Code des personnes et de la famille, adopté par l’Assemblée nationale dans la nuit du 3 au 4 août 2009.

Pour le président du Haut conseil islamique, Mahamoud Dicko, qui animait dimanche un meeting à la Grande mosquée de Bamako, l’adoption, par les élus de la nation, du nouveau Code des personnes et de la famille n’est ni plus ni moins qu’un acte de trahison du peuple pour la simple raison que toutes les questions sensibles ont toujours été retransmises en direct sur l’ORTM. « Mais cela n’a pas été le cas pour l’adoption du Code des personnes et de la famille », a-t-il regretté.

Il a ajouté : « Nous savons ce qui est derrière cette affaire. Le nouveau Code est une insulte au peuple malien ». Il y a des points dans le Code qui n’agréent pas le Haut conseil islamique. C’est le cas par exemple du passage qui indique que le mariage est laïc et que l’enfant né hors mariage doit être légitimé.

« Nous n’avons pas compris ces points et nous ne serons pas d’accord avec. Ils violent nos valeurs religieuses et coutumières » , a fustigé le Haut conseil islamique. A en croire les autorités de l’organisation faîtière des musulmans, le nouveau Code ne prend pas en compte toutes les réalités sociales dans la mesure où, disent-ils, « il ne se prononce pas sur le mariage religieux et coutumier ».

Devant des fidèles venus nombreux, le HCI n’a pas fait mystère de sa colère et de son indignation. Face au constat que certaines de ses observations n’ont pas été prises en compte, il a lancé un ultimatum de 10 jours au président ATT afin que les amendements qu’il a formulés soient pris en compte.

Faux serment ?

A défaut, le Haut conseil islamique a prévu de multiplier les meetings sur l’ensemble du territoire pour davantage pourfendre le document. Il a demandé au chef de l’Etat de surseoir à sa promulgation jusqu’à ce que les points non éclaircis le soient. Le HCI, par la voix de son président, s’est dit fondé à croire que cette attitude des députés est assimilable à de la provocation.

Mais, le seul mot d’ordre, pour l’heures, demeure « sérénité et retenue ».

Lors de sa traditionnelle adresse à la nation du 22 septembre 2008, le président de la République avait promis qu’« il ne sera pas adopté un Code des personnes et de la famille qui sera incompatible avec nos valeurs identitaires. Il ne sera retenu que ce qui nous convient et rejeté ce que qui ne l’est pas .

Un peu moins d’un an après, les élus de la nation ont adopté tard dans la nuit de lundi à mardi dernier, le nouveau Code des personnes et de la famille, qui indique notamment que la femme ne doit plus obéissance à son mari. Son adoption a suscité des débats, voire la polémique par endroits. Rarement et de mémoire de Maliens, l’adoption d’un projet de loi a soulevé autant de commentaires.

Pour les partisans du Code, c’est une avancée spectaculaire qui vient d’être faite en matière de promotion des droits de la femme. Mais, pour ceux qui soutiennent le contraire, il constitue la base de l’effritement de nos valeurs sociétales.

Mohamed Daou

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CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

Les nouvelles règles de la succession

La succession a été souvent source de discordes et d’injustices dans notre société malgré le fait qu’elle s’effectuait exclusivement selon les règles musulmanes ou coutumières. Le nouveau Code des personnes et de la famille institue dans son livre VII la succession par voie législative.

Le livre VII du nouveau Code des personnes et de la famille institue pour la première fois par voie législative les règles de la dévolution successorale. Cette dévolution s’effectuait suivant les règles musulmanes et coutumières. Selon Me Amidou Diabaté, « c’est en reconnaissance de l’adhésion de l’immense majorité de la population au culte musulman que le projet de Code a retenu le droit d’option pour la loi musulmane ou la coutume comme mode de dévolution successorale ».

Les règles de dévolution successorale prévues dans le Code ne s’appliqueront qu’aux personnes qui n’auront pas clairement et expressément fait choix du droit musulman ou d’une coutume pour le règlement de leurs successions. Ce choix se fait soit par écrit soit par-devant témoins.

Mais en tout état de cause, toute personne reste libre de disposer de son vivant de tout ou partie de ses biens par testament à condition de respecter la réserve héréditaire et le droit du conjoint survivant. Que nous disent ces nouvelles règles en matière de succession ?

Que l’ouverture de la succession s’effectue au domicile (à ne pas confondre avec résidence) du défunt par le décès ou par la déclaration du décès. La succession est dévolue aux parents et aux conjoints successibles du défunt qui sont saisis de plein droit des biens, droits et actions du défunt sous l’obligation d’acquitter toutes les charges de la succession. Le cas échéant, les biens passent à l’Etat.

Le tribunal compétent en matière de succession est celui du lieu d’ouverture de la succession. L’action en pétition d’hérédité que peut exercer l’absent qui reparaît se prescrit par 20 ans. Pour succéder au défunt, il faut exister à l’ouverture de la succession ou ayant déjà été conçu, naître viable. La preuve de la qualité d’hérédité s’établit par tout moyen. Un héritier peut être exclu de la succession pour cause d’indignité.

Les droits des héritiers sont réglés en fonction d’un ordre établi par la loi sans que l’on puisse distinguer entre la filiation légitime et la filiation naturelle. Et sans préjudice des droits du conjoint survivant, les héritiers sont appelés à succéder dans l’ordre suivant, chaque ordre excluant le suivant : les enfants et leurs ascendants, les pères et mères, les frères et sœurs et les descendants de ces derniers, les ascendants autres que les pères et mères, les collatéraux autres que les frères et sœurs et les descendants de ces derniers.

Mais le conjoint survivant est appelé à la succession soit seul, soit en concours avec les parents du défunt. En tout état de cause, il est usufruitier du quart des biens de la succession et bénéficie d’un droit d’occupation sur l’immeuble qui lui servait d’occupation au moment de l’ouverture de la succession.

Ce droit survit jusqu’à son décès ou à son remariage. L’Etat ne fait valoir ses droits à la succession que par défaut. Il est tenu des dettes du défunt seulement à concurrence de l’actif recueilli. Il n’y a pas d’obligation à accepter une succession et tout héritier peut y renoncer ou accepter sous bénéfice d’inventaires.

Denis Koné

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POUVOIRS EN AFRIQUE DE L’OUEST

Pourcentages dus, avantages indus et nouvelles dynasties

Face à ce qu’on pourrait qualifier de forfaiture de nos gouvernants, exposée avec arrogance et sans vergogne aucune au grand jour, c’est à se demander si un éditorial est ce qu’il faut de plus adéquat pour manifester son indignation et contribuer à mettre fin à ces exemples d’abus de pouvoir et d’octroi d’avantages indus.

Je veux bien sûr parler de ces affaires de « pourcentage » qui polluent l’atmosphère politique à Dakar et à Niamey, capitales de deux pays ouest-africains où la misère la plus abjecte (qu’aucune conscience humaine ne devrait accepter) côtoie de plus en plus une indécente opulence, faite de richesses amassées le plus souvent sur le dos du peuple et de privilèges indus.

Au Sénégal, c’est le chef de l’Etat en personne Abdoulaye Wade qui s’illustre, en s’octroyant de manière discrétionnaire et unilatérale 35 % des retombées financières que pourrait générer un « monument de la renaissance africaine » qu’il est en train de faire édifier à Dakar.

Et cerise sur ce gâteau présidentiel, le chef de l’Etat, de la même manière discrétionnaire propose que la Fondation qui aura à gérer ce monument soit dirigée par son fils, Karim Wade, pour ne pas le nommer. Un fils qui règne déjà sur ce que la presse sénégalaise a fini de nommer un « super » ministère de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures !

On en avait déjà entendu et vu pas mal sous le régime de « l’alternance », au pouvoir au Sénégal depuis 2000. Mais il semble qu’il en reste encore à voir et à entendre et il sera difficile de nous convaincre que les démunis qui avaient choisi Me Wade et le « Sopi » (changement) en 2000 avaient voté pour que le patrimoine national soit ainsi « privatisé » et concentré aux mains d’une seule famille.

Un opposant sénégalais bien inspiré (je le cite de mémoire) a dit avec pertinence qu’au rythme où vont les choses, le président sénégalais et sa famille pourraient finir par transformer les routes et autres biens publics du pays en propriété privée. Et pourquoi pas ?

Non et non, M. le président !

A Niamey, c’est Hadia Tandja - fils de Mamadou Tandja, président « référendaire » puisque son mandat de président démocratiquement élu expire bientôt - qui fait la « une » des médias.

Son nom figure dans un acte notarié « confidentiel » mais désormais public, dans lequel une société minière lui octroie (avec un de ses compatriotes et associé) « 25 % des parts » de la société en plus d’un montant de « 5 millions de dollars ».

De quoi fonder une nouvelle dynastie indéboulonnable à Niamey. Et de quoi expliquer pourquoi le président Tandja tient tant à rester au pouvoir en dépit des protestations qui fusent de toutes parts, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le scandale, ébruité par la presse privée nigérienne, au lieu de conduire à la repentance et au mea culpa de la part des récipiendaires de ces avantages indus, a, au contraire causé une furie contre les journalistes accusés de « diffamation » et de « vol » de documents pour avoir montré au peuple comment des citoyens « privilégiés » profitent, sur leur dos, des richesses communes.

Sans céder au complexe (africain) de tout ce qui vient de l’extérieur ou de tout ce qui se fait ailleurs, avouons pour une fois que dans d’autres démocraties qui se respectent, de telles pratiques auraient conduit au moins à des enquêtes sérieuses et à des sanctions, voire à des démissions.

Mais comme ici le ridicule ne tue plus et que le pouvoir se conserve à tout prix, on se contentera d’esquiver et de trouver des arguties relayées par des laudateurs sans aucun crédit pour justifier l’injustifiable, et demain commettre encore plus de forfaits.

Faut-il rappeler à ces nouvelles dynasties en gestation en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Niger, Togo, etc.) et vivant de privilèges manifestement indus, que prendre le silence résigné du peuple pour un consentement ou une défaite serait un grand leurre.

L’Histoire et la marche des peuples ainsi que la soif de justice qui la jalonne, foisonnent d’exemples qui devraient ramener nos gouvernants à la raison et à plus d’équité et de transparence dans la gestion de nos biens à tous.

L’Afrique de l’Ouest ne saurait être éternellement en marge de cette trajectoire.

Hamadou Tidiane Sy

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DOUANE

Valse de nominations

Les nominations faites à la douane, le jeudi 6 août, en début d’après-midi concrétisent la volonté de la direction d’atteindre les objectifs de recettes et surtout de les sécuriser.

Le directeur général de la douane, le colonel Amadou Togola, a procédé le jeudi 6 juillet à la nomination ou à la mutation de cadres à la tête de sous-directions et directions régionales de la douane. L’information n’a pas beaucoup surpris dans le milieu des gabelous dans la mesure où les promus étaient connus selon « la rumeur publique ».

Les objectifs de recettes assignés à la douane au titre de l’année 2009 sont de l’ordre de 280 milliards de F CFA. A cause de la crise économique internationale, l’Etat a dû renoncer à des droits à des pétroliers et opérateurs économiques. Les recettes douanières ne vont pas mieux. Selon certains, les nouvelles nominations ont pour but de resserrer davantage les rangs en mettant les cadres là où il faut et qui sont à même de relever le défi.

Les directions régionales pourvues de nouveaux chefs sont Ségou, Mopti et Kayes. Ahmed Ag Boya prend la tête de Ségou. Celui qu’il remplace, le colonel Salif Sissoko, est muté à Mopti. La direction régionale de Kayes a été confiée à Abdoul Karim Konaté dit « Empé », qui remplace à ce poste un intérimaire. Celui-ci était à ce poste depuis le départ à la retraire de l’ancien directeur régional.

Kayes, de par sa position stratégique sur le corridor Bamako-Dakar, est l’un des rares bureaux à tirer son épingle du jeu dans la crise. Il est à cet effet le pourvoyeur de fonds de la douane avec 3 milliards de F CFA de recettes par mois. Le nouveau promu, qui a réussi la prouesse de 102 % au Guichet unique, aura pour mission de doubler les 3 milliards mensuels à Kayes.

Le poste de chef du Guichet unique pour le dédouanement de véhicules laissé par « Empé » est revenu à Amadou Sanogo, chef de brigade au même service. Issoufi Daga, de la section syndicale de la douane occupe le poste de chef de brigade du Guichet unique.

La sous-direction des affaires générales est restée entre les mains du colonel Ely Podiougou, qui assurait l’intérim de Daouda Goïta, décédé. Ali Coulibaly du BMEX est affecté à la sous-direction des recettes.

Abdrahamane Dicko

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ECHOS DES REGIONS

KAYES

L’OMVS contre les maladies hydriques

Avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (l’OMVS) a mobilisé 51 millions de dollars US (près de 25 milliards de F CFA). L’Organisation vient de formuler une stratégie sur 5 ans visant à atténuer l’impact des ouvrages hydrauliques sur la santé des populations et pour lutter contre la morbidité et la mortalité liées aux maladies hydriques dans le bassin.

La construction des barrages de Manantali au Mali et de Diama au Sénégal a considérablement modifié l’écologie dans le bassin du fleuve Sénégal. La présence permanente de l’eau douce a favorisé la prolifération de végétaux dans les affluents et les canaux d’irrigations, créant des conditions propices à la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme et des mollusques, vecteurs de la bilharziose.

Ces maladies d’origine hydrique ont connu une expansion progressive dans le bassin, devenant un réel problème de santé publique qui affecte la productivité économique. Les cas graves de paludisme sont la principale cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans. L’éclosion de la bilharziose intestinale, auparavant méconnue dans le bassin, affecte jusqu’à 80 % de la population (voire 100 %) des enfants.

Issa Bathily

(correspondant régional)

 

GAO

Inondations et effondrements de maisons

Les populations de Gao invoquent la clémence de Dieu quand il ne pleut pas, mais il suffit d’une petite quantité d’eau pour provoquer inondations et effondrements de maisons. C’est la quadrature du cercle.

Les populations du Nord en général et celles de Gao en particulier ont tendance à négliger leurs habitations qui sont pour la plupart construites en banco ou en semi-dur. C’est pourquoi la saison des pluies constitue un moment de grande inquiétude pour nombre d’entre elles. La plupart attendent les premières pluies pour renforcer leurs maisons en les recrépissant.

La rareté de pluie due un à un hivernage tardif avait inquiété les éleveurs à la recherche de points d’eau et de pâturages pour leurs animaux. Gao connaît la saison des pluies de juillet à septembre. Avec les aléas climatiques, les premières pluies sont tombées sur la ville le 1er août 2009, aux environs de 22 h, accompagnées de grondements de tonnerre qui ont duré une heure.

Ces précipitations survenues au lendemain des prières populaires organisées dans les mosquées ont causé de nombreux dégâts. Plusieurs maisons se sont effondrées. La météo a enregistré ce jour 20 millimètres d’eau. Mais pour certains, ce sont les avions « des pluies provoquées », qui ont réussi une importante quantité d’eau dans la Cité des Askia.

La ville a connu des inondations. Les deux mares : Sossokoira et Aljanabandia, qui ont été aménagées par le maire de la Commune urbaine, Sadou Harouna Diallo, ont débordé de leur lit. Les rues étaient devenues impraticables. Seules les deux voies principales, qui mènent à l'aéroport et celle du gouvernorat n’ont pas été submergées.

Le quartier « Château » était devenue une presqu’île parce que les caniveaux bouchés et remplis d’eaux de ruissellement, les eaux de pluie ne pouvaient plus s'écouler.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

 

A L’INSTIGATION DE L’UJMMA

Kidal fait des bénédictions pour la paix

Le bureau régional de l’Union des musulmans du Mali (UJMMA) de Kidal a organisé le 26 juillet 2009 une séance de lecture du Saint Coran à la mosquée d’Etambar.

Présidée par le directeur de cabinet du gouverneur de la région, cette activité avait pour but de faire des bénédictions pour le Mali afin que la paix et la quiétude règnent à jamais dans l’Adrar des Ifoghas.

El hadj Mohamed lamine Ag Abdoulah a expliqué en tamasheq l’importance de la lecture du Coran. Mais l’imam de la mosquée d’Etambar a surtout fait des bénédictions pour le Mali en général, la région en particulier.

Au cours de la cérémonie le président de l’Ujmma a rappelé les activités de l’Union. Celles-ci sont relatives à la mise en place des commissions de collecte de fonds dans des différentes mosquées, la confection de cartes…

L’UJMMA s’est félicitée de l’adhésion des autorités administratives et politiques et l’engouement des fidèles qui ont massivement pris part à la séance de lecture du Coran. Cependant, elle a regretté la non-participation des femmes due, selon elle, à la culture de la région.

Amadou Waïgalo

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HUGUES OCCANSEY, COACH DES AIGLES DU MALI

« Le niveau de la compétition est assez élevé »

Dans l’entretien ci-dessous, le coach des Aigles du Mali, le Français Hugues Occansey note l’engagement de ses poulains au 25e championnat d’Afrique des nations de basket-ball, l’Afrobasket « Libye-2009 ».

« Il fallait vraiment être constant pendant les 40 minutes, car ce ne fut pas un match facile »  ! C’est ainsi que réagissait l’entraîneur des Aigles du Mali, le Français Hugues Occansey. C’était le vendredi 7 août 2009, après le succès du Mali sur l’Egypte par 67-47.

« Et comme c’est la 2e victoire du Mali en trois sorties, avec une qualification en huitièmes de finale, notre satisfaction est plus grande parce que cette victoire renforce la confiance et la détermination de l’équipe à atteindre ses objectifs » , ajoute le coach du Mali.

« Le niveau de cette compétition (Afrobasket 2009) est assez élevé. On voit que les équipes africaines progressent à chaque championnat d’Afrique… Certes, il y a des petites équipes entre guillemets. Mais, les grande équipes sont très fortes » , analyse M. Occansey.

Le coach des Aigles du Mali n’a pas manqué de noter l’engagement de ses poulains. A l’en croire, la clé de réussite de la rencontre contre l’Egypte (vendredi 7 août 2009) se trouve au niveau de ses meneurs qui ont empêché les Pharaons d’Egypte de briller sur les tirs à trois points.

Mais, les Aigles ont commis beaucoup de fautes, dont de nombreuses pertes de balles qui ont profité à coup sûr à l'équipe adverse. Des erreurs à corriger avant de croiser la Côte d’Ivoire en 1/8 de finale.

« Je sais qu’il y a la chance dans une rencontre sportive. Mais, je pense qu’on va gagner contre la Côte d’Ivoire en travaillant à corriger nos lacunes. Si on arrive à travailler comme on a eu à faire en seconde période du match contre l’Angola, je pense qu’on peut aller loin. Mais, c’est du sport » , déclare Hugues Occansey.

Le technicien français ajoute avec prudence, « nous devons éviter de jouer comme contre le Mozambique ou contre l’Egypte en première période. Il faut vraiment être constant pendant les 40 minutes de chaque match, surtout contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire ».

« Les garçons doivent donc rester vigilants et constants pour
cette autre étape »,
conclut-t-il.

Boubacar Diakité Sarr

(envoyé spécial à Benghazi)

 

SALIFOU TELLY, REPRESENTANT ORANGE-MALI

« Il faut compter avec les Aigles »

Tout comme le coach des Aigles, le représentant du sponsor officiel de la Fédération malienne de basket, Orange-Mali, a bien apprécié la prestation d’Amara Sy et ses coéquipiers face à l’Egypte. D’abord parce que ce n’était pas évident. « Ni le Mali ni l’Egypte ne voulait d’une seconde défaite. Et de ce fait, il y avait une motivation dans les deux camps », commente M. Telly.

Selon lui, les Maliens ont été plus déterminés comme en témoignent les résultats des 40 minutes avec un seul quart-temps gagné par les Pharaons. « Cependant, par moments, les Egyptiens ont posé beaucoup de problèmes. C’est vrai que c’est une vieille connaissance pour le Mali. Mais, ils voulaient la victoire », affirme le représentant d’Orange-Mali à Benghazi.

« Heureusement, nous avons assisté à une bonne réaction des Amara Sy, Ludovic Chelle… » , ajoute-t-il. Et à l’arrivée, le Mali enregistre une 2e victoire en trois sorties. « Rien n’est encore fait, surtout en haute compétition. Mais, je pense qu’il faut compter avec les Aigles du Mali », indique-t-il avant le choc de la 8e finale contre la Côte d’Ivoire. Pour Salifou Telly, « c’est une autre étape avec des nouvelles ambitions ».

Boubacar Diakité Sarr

(depuis Benghazi)

 

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