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2009

Mois d'août

Les Echos du 06 août 2009

 

LE 3e MANDAT DE ATT

Attention la grande menace  !

Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple où sa sauvegarde tient à sa capacité à discerner les menaces qu’on lui cache.

En 2010, le Mali notre pays fêtera son 50e anniversaire d’accession à la souveraineté nationale et internationale. Passées les promesses d’une bonne récolte qu’annonçaient les réalisations de la première République, notre pays traverse depuis belle lurette une léthargie qui a tendance à se transformer en coma.

Mon analyse se concentrera essentiellement sur les dangers et les pièges que cache le projet de révision constitutionnelle au Mali. Qu’est-ce qu’on doit attendre de cette révision constitutionnelle ? Qu’est-ce qu’elle apportera comme évolution dans la vie de la nation ? Ces questions méritent d’une part la réflexion de tous les fils et toutes les filles du Mali et d’autre part chacun doit apporter sa contribution.

Le Mali que nous attendions et désirions, nous savons depuis un certain temps qu’ATT ne peut pas le faire, il a montré ses limites : on attendait de lui qu’il bâtisse un Mali digne et fort, qu’il restaure l’autorité de l’Etat, qu’il mette fin à la gabegie et à la gangrène de la corruption qui ronge notre pays.

L’homme de mars 1991 (il se désigna comme tel lors du dépôt de gerbe de fleurs au Monument des martyrs le 26 mars 2003) a oublié ses engagements et l’espoir que les jeunes Maliens avaient placé sur sa personne. Chaque nation a besoin d’un grand homme, d’un repère pour avancer !

Rappel : Le 21 janvier 1991, j’étais dans la classe (11e SH) du Pr. Modibo Diakité (membre de la Commission Daba Diawara, chargée de la révision de la Constitution) que nous appelions affectueusement Chamberlain, lorsque vers 9 h 30, le proviseur du lycée Boullagui Fadiga, M. Samaké Arouna gifla violemment le 1er secrétaire général du comité AEEM (Association des élèves et étudiants du Mali) de l’ENA (Ecole nationale d’administration), Oumarou Dicko.

Il reprochait à M. Dicko d’être venu informer les élèves de l’arrestation du camarade secrétaire général du bureau de coordination de L’AEEM, Oumar Mariko. A l’époque, nous sommes sortis spontanément pour le défendre et participer à la première grande manifestation scolaire et estudiantine post-1980 de notre pays.

Car malgré notre jeunesse, nous nous sommes dit que tout peuple repose sur un principe : le respect de la personne humaine, de la dignité humaine. Dans la nuit du 22 mars 1991, lors du dernier comité directeur de l’AEEM avant les événements, il était écrit sur le fronton du mur de l’ENA : « Ce que le Mali sera demain c’est Moussa Traoré, la tête nous les pieds ».

C’est juste pour rappeler ô combien la démocratie malienne a été arrachée au prix d’énormes sacrifices consentis par les jeunes et un groupe de patriotes convaincus qui se sont organisés pour tirer le Mali de la boue dégradante de l’humiliation, de l’injustice, et du désespoir. En le faisant, ils aspiraient à une société de solidarité, de justice et de liberté, débarrassée des oripeaux de la corruption et de l’analphabétisme.

La déroute de la démocratie et de la liberté dans son exercice quotidien au Mali a déconcerté l’immense majorité des Maliens et des démocrates de plus en plus désillusionnés, attristés et déçus, qui se sont détournés des urnes, car personne ne souhaite cautionner un système qui ne se soucie que de sa survie.

Comme on le dit : « la révolution mange ses propres enfants ». Les partis de la majorité (ADP) sont pris en otage par le régime, en mettant dans le gouvernement des « personnalités » qui ne doivent leur légitimité qu’aux pouvoirs administratifs qu’ils détiennent en tant que ministre, chose qui rend impossible toute manœuvre desdits partis au risque de se disloquer.

Echec du pluralisme politique, enjeux de la révision

Tout nous conduit à penser que derrière le masque des mots et le jargon des laudateurs du PDES (Programme de développement économique et social), le 3e mandat d’ATT, est dans la tête de ces hommes et femmes qui savent que « la mangécratie » ne survivra pas au général à la retraite. En clair de quoi s’agit-il ? Les faits sont simples, même si certains pensent gagner à les obscurcir.

Il s’agit du 3e mandat d’ATT, malgré son démenti formel du 8 juin dernier lors de sa traditionnelle conférence de presse, nous continuions à croire qu’il n’a pas dit son dernier mot, car pour nous ce démenti est intervenu dans un contexte particulier où, la presse avait touché, un de ses points sensibles : la Fondation pour l’Enfance, dirigée par son épouse.

Ensuite, ce qui a renforcé nos soupçons, c’est son interview dans Jeune Afrique n°2528, pour dire que : « Le peuple est souverain pour changer la Constitution », cela n’est rien d’autre à nos yeux que la correction de sa communication du 8 juin 2009. Ce qui se passe aujourd’hui annonce une atmosphère crépusculaire où tous les repères sont brouillés, où toutes les aventures paraissent possibles.

Après la mise en place de la Commission Daba Diawara, il y a eu la mystérieuse constitutionnaliste de Bordeaux qui a donné le ton, mais des voix se sont élevées en son temps pour dénoncer la supercherie en faisant des mises en garde. Pour beaucoup de personnes l’enjeu, c’est l’article 30 de la Constitution qui stipule que : « Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs ».

Pour nous, l’enjeu est la tenue même du referendum, qui ne saurait intervenir sans que le peuple malien soit directement éclairé sur la portée de son vote. Il constituera un piège si les électeurs sont induits à croire qu’ils vont simplement entériner quelques principes généraux, alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux.

Le referendum consacrera sans aucun doute l’avènement de la IVe République, c’est-à-dire une nouvelle Constitution, or l’un des grands principes du droit notamment : l’article 2 du code civil stipule que : « La loi ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif », c'est-à-dire la nouvelle loi ne revient pas sur le passé, elle s’applique pour l’avenir.

Nous avons des jurisprudences dans ce sens dans des pays comme le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, le Togo, etc. Nous assistons actuellement au démantèlement de la Constitution nigérienne au motif fallacieux de l’accomplissement de l’œuvre inachevée, comme si les bas-fonds de l’Histoire ne sont pas remplis d’hommes qui se croyaient indispensables.

Le Mali n’est pas à l’abri d’un tel revirement de situation, notamment avec le PDES qui court, Tandja lui aussi avait promis et juré de s’en aller à la fin de son second mandat. Comparaison n’est certes pas raison, Tandja n’est pas ATT, mais qu’adviendra-t-il s’il y a revirement pour motif de continuer l’accomplissement du PDES qui tarde à améliorer le quotidien difficile de l’ensemble des Maliens.

Telle est bien la menace dont l’opinion publique doit être consciente. Cette menace n’est pas lointaine et théorique : elle est ouverte, certaine et proche.

Aujourd’hui, face à cette situation d’un Mali, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage, où la politique de « diviser pour régner » est la règle, il est temps que nous jeunes, nous nous ressaisissions et que nous empruntions la seule voie qui doit mener à la victoire : la démocratie (alternance démocratique, le changement).

La vie politique ne doit plus être marquée, pour nous, par la démagogie, une diarrhée verbale incoercible et la prolifération de structures n’ayant aucune base sociale ou idéologique. La jeunesse doit savoir où elle va, qu’elle va être son rôle, il n’y a pas de défi que la jeunesse ne soit pas capable de relever si on lui montre un chemin de justice et d’espoir, c’est ce chemin que nous devons tracer ensemble.

Nous devons être une jeunesse d’innovation, porteuse des espoirs de son temps, qui comprend les contraintes liées à la mondialisation et qui ne renoncerait pas à les repousser. Nous voulons autant que d’autres que le Mali se fasse, qu’il conduise son destin de grande nation, mais nous disons non à un Mali vassale, non à un Mali qui démissionne aujourd’hui pour s’effacer demain.

Puisqu’il s’agit du Mali, de son indépendance, de son devenir et de l’avenir, puisqu’il s’agit de notre patrie, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu’après tant de sacrifices, tant d’épreuves et d’exemples, notre génération ne signe pas dans l’ignorance, le déclin de la démocratie et de sa stabilité.

Comme toujours quand il s’agit de l’abaissement du Mali, les apatrides sont à l’œuvre avec leurs voix rassurantes, Maliens ne l’écoutez pas, c’est l’engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme pour toujours quand il s’agit de l’honneur du Mali, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence.

Avec gravité et résolution, nous vous appelons à un nouveau combat, celui du Mali de demain et de toujours. Debout sur le champ de l’honneur et de la dignité, unis et déterminés, nous allons triompher !

Dieu, bénisse, le Mali !

Mariko Bakary

(MJDPS, France)

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ENQUETES SUR LES TRACASSERIES ROUTIERES

La police malienne mise en accusation

Sur le tronçon malien du corridor inter-Etats, le corps le plus incriminé est la police, suivie de la douane, de la gendarmerie et des agents de perception de la taxe sur la surcharge.

L’Observatoire des pratiques anormales (Opa), qui fait de la lutte contre les tracasseries routières, l’un de ses principaux objectifs, publie chaque trimestre un rapport sur les trois corridors pilotes que sont Tema-Ouagadougou, Ouagadougou-Bamako et Lomé-Ouagadougou. Il vient de publier son 1er rapport trimestriel 2009, 7e du genre. Ce rapport consacre un nouveau trimestre de collecte d’informations et de données sur les pratiques nuisibles des forces de l’ordre au transport et aux transits routiers sur les axes inter-Etats.

En parcourant le document dont nous vous proposions un avant-goût dans notre parution du mercredi 5 août 2009, il apparaît que la circulation sur les axes routiers inter-Etats semble renouer avec d’anciennes mauvaises pratiques à travers l’apparition de nouvelles perceptions illicites. En cela, le Mali occupe la tête de peloton en dépit d’une légère baisse de 11 %. Les données analysées dans le rapport ont été, comme à l’accoutumée, collectées au Burkina, au Ghana et au Togo par les points focaux de ces pays. Au Mali, elles ont été collectées par le contre enquêteur du Trade Hub.

Au-delà des prélèvements illicites et des temps d’arrêt sur les trois corridors suivis par l’Opa, le rapport s’intéresse également au nombre de points de contrôle par corridor et fait une classification du corps des agents décriés. Nous notons dans le document que le corridor Ouagadougou-Bamako a la plus forte densité de barrières, soit 29 arrêts par voyage avec un ratio de trois arrêts aux 100 km pour le 1er trimestre 2009.

Cette situation, commente le rapport, est imputable à la partie malienne du fait du nombre élevé de barrières sur son tronçon qui, à lui seul, enregistre 20 barrières par voyage contre 9 du côté burkinabé. Le corridor Lomé-Ouagadougou a enregistré ce trimestre le nombre le moins élevé de barrières avec 23 arrêts par voyage, soit deux arrêts aux 100 km.

Pour ce qui est des contrôles sur les territoires burkinabé et ghanéen, la douane arrive en tête, suivie de la police. Au Mali, c’est la police qui arrive en tête, suivent la gendarmerie, la douane et les agents de contrôle de la charge à l’essieu. Par contre, sur le territoire du Burkina, c’est la douane qui est incriminée devant la police et la gendarmerie.

Le retard induit par les contrôles est prouvé par la contre enquête et se décline par ordre de grandeur comme suit en minutes par voyage : Tema-Ouagadougou, long de 1057 km : 244 minutes, soit 23 minutes de retard aux 100 km, Bamako-Ouagadougou, long de 920 km : 185 minutes, soit 20 minutes de retard aux 100 km, et Lomé-Ouagadougou, long de 1020 km : 78 minutes, soit 8 minutes de retard aux 100 km. En rapprochant le 1er semestre de 2008 au 1er trimestre de 2009, l’on note une nette augmentation du nombre total des contrôles de 13 % sur l’ensemble des corridors. Cela serait dû, selon le rapport, à l’apparition de nouvelles formes de perceptions illicites

Comme on le voit, les résultats d’enquêtes sur les pratiques anormales sur les corridors suivis par l’Opa, menées au cours de la période du 1er janvier au 31 mars 2009, font apparaître un bilan toujours critique. Le niveau des tracasseries n’a pas substantiellement baissé et semble évoluer en dents-de-scie.

Mohamed Daou

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LOGEMENTS SOCIAUX

Double attribution aux beau-fils et fils…

Après le scandale de 4 maisons attribuées à une dame et à trois de ses enfants, deux autres cas d’attribution indue éclaboussent les acteurs des logements sociaux.

Dans une précédente parution, nous faisions cas de l’attribution de quatre maisons à une dame pour ses enfants. La dame comptant sur ses appuis avait menacé de représailles la Commission d’attribution qui a décidé de lui retirer trois des logements. Ses menaces n’ont plus servi à rien puisque les maisons indûment attribuées lui ont été retirées quelques jours après.

Deux situations identiques viennent de se passer et concernent le beau-fils et le fils d’un responsable de la Commission d’attribution des logements sociaux. Dans son précédent rapport, le BVG avait constaté une double attribution de logements. La lumière a été faite sur son propriétaire qui n’était autre qu’un des beaux-fils d’un responsable de la commission.

Le beau-fils avait bénéficié d'un premier logement de type F3 B n°7, Ifa-Baco à Sébénicoro au programme des « 320 logements sociaux », sur la liste des Maliens de l’extérieur. Il a refusé d’y loger jugeant que le bâtiment n’était pas conforme à son goût à cause de son étroitesse.

Malgré tout, il n’a pas restitué les clés et la maison est restée sous sa garde. Dans le programme suivant, une autre plus grande lui a été attribuée à Tabacoro (la maison 163 F4 D) sur la liste des non salariés. Il s’est du coup retrouvé propriétaire de deux logements, puisque même avec la nouvelle attribution, l’ancienne n’avait pas fait l’objet d'annulation au niveau de la commission.

En plus du beau-fils, le fils a été servi de la même manière. Etudiant aux Etats-Unis, le quidam a bénéficié d’un logement de type F3 dans le programme « des 1325 logements » de 2007. Une fois revenu à Bamako, il a rejeté l’offre, qui ne lui plaisait pas. Il en veut un plus grand et a été gratifié à son tour d’une bâtisse plus spacieuse de type F4 sans renoncer à l’ancienne.

Abdrahamane Dicko

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NOUVEAU CODE DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

Le mariage homosexuel n’a pas droit de cité

Le nouveau Code des personnes et de la famille n’admet pas le mariage homosexuel. Les inquiétudes formulées par la couche sociale hostile à cette pratique sont dissipées.

Le livre II du nouveau Code des personnes et de la famille est consacré au mariage. Il traite des fiançailles, de la formation du mariage, des droits et devoirs des époux, de la dissolution du mariage et de la séparation des corps.

Le Code voté définit les fiançailles comme « une convention par laquelle un homme et une femme, en accord avec leurs familles, se promettent mutuellement le mariage dont la rupture sans motif légitime entraîne réparation en vertu de la loi portant régime général des obligations ».

Quant au mariage, il est défini comme « un acte laïc et public par lequel un homme et une femme contractent une union légale ». Le nouveau Code rejette donc tout mariage homosexuel. Toutes choses qui dissipent les inquiétudes de certains citoyens qui pensaient à tort ou à raison que l’homosexualité aurait droit de cité dans notre pays à travers ce nouveau code.

L’homosexualité est une question sensible qui a suscité beaucoup de remous dans notre société avec notamment la tenue à Bamako, il y a quelques mois, d’un congrès international d’homosexuels. La couche de la société hostile aux homosexuels avait vu dans l’organisation de ce congrès sur le sol malien une complicité implicite des autorités du pays.

Les inquiétudes à voir l’homosexualité inscrite dans le nouveau Code des personnes et de la famille paraissaient donc fondées surtout que sa pratique au Mali n’est qu’un secret de polichinelle. La majeure partie de la population malienne pratique les religions musulmane et chrétienne qui interdisent l’homosexualité.

De plus, il s’agit d’une pratique aucunement tolérée par les us et coutume de quelque ethnie que ce soit eu égard à son caractère pervers et contre-nature. Les principes qui fondent le droit du mariage ont été reconduits dans le nouveau Code.

Il s’agit de la capacité et le consentement des époux, le versement de la dot (fixée à 15 000 F CFA pour la jeune fille et la femme), la publication des bans, la célébration officielle du mariage devant un officier d’état-civil. Quant aux anciennes prohibitions, elles sont reconduites tout en ajoutant 3 nouveaux cas : l’homme et la sœur de son épouse vivante, l’homme et la nièce de son épouse, la femme et le frère de son mari.

Le Code réaffirme que la monogamie demeure révisable. Comme dans l’ancien, il réaffirme la dissolution du mariage par le décès de l’un des conjoints ou le divorce judiciairement prononcé.

Denis Koné

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Histoire de…

… la voleuse en burqa

L’histoire ci-dessous mérite d’être contée afin que les Bamakois marquent leurs distances. Les faits se sont déroulés à Kalabancoura, il y a une semaine aux environs de 8 h du matin.

Une femme voilée de la tête aux pieds s’est introduite dans la famille Touré où elle a essayé de pénétrer dans les chambres qui étaient heureusement fermées à clé.

Malheureusement, pour elle, elle s’est fait surprendre par la vieille de la famille au moment de sa descente de l’étage. Interrogée, la « wahabia mousso » a dit qu’elle cherche une maison en location. Une thèse qui n’a pas convaincu les membres de la famille qui ont alors poussé les investigations.

C’est avec la police, alertée par les voisins suite à la prise d’assaut de la famille Touré par des curieux, que la dame crache le morceau. Elle avoue qu’elle est rentrée pour réellement chiper quelque chose.

Avant son embarquement pour le commissariat du 11e arrondissement, de nombreux curieux, notamment des femmes, ont réclamé que la voleuse voilée soit d’abord déshabillée. N’eût été la sagesse du chef de la famille Touré qui a soutenu qu’humilier une femme peut être source de malheur, elle serait mise nue au vu et au su de tous.

Cependant, certains ont exigé des trois éléments de la police venus la cueillir d’arracher la voile pour qu’ils puissent voir le visage de la dame resté caché tout au long de son interpellation. Ces derniers ont finalement découvert le visage charmant de la femme visiblement âgée d’une trentaine d’années, le teint légèrement clair.

Au cours de son interrogatoire au 11e arrondissement, la voleuse au visage caché a reconnu qu’elle souffre d’une maladie mentale et qu’elle est présentement en traitement chez un marabout à Kalabancoro. Ces réponses n’ont pas convaincu les policiers qui ont aussi découvert dans son sac un pantalon jean moulé et un body. La découverte de ces objets personnels a fait croire aux policiers que la voleuse pratique le plus vieux métier du monde.

La brigade de recherche du 11e arrondissement indique qu’elle est à la recherche depuis un certain temps de la femme appréhendée suite à de nombreuses plaintes correspondant aux caractéristiques et la stratégie de vol.

Actuellement, elle croupit dans une cellule du 11e arrondissement avant d’être certainement déférée au Centre de détention pour femmes de Bollé. Moralité : toutes les femmes voilées ne sont pas des religieuses.

Amadou Waïgalo

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ENVIRONNEMENT

Le principe 10 de Rio expliqué

En partenariat avec le Secrétariat technique permanent du Cadreinstitutionnel de gestion des questions environnementales (STP-CIGQE), l’Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) a organisé le mercredi un atelier de planification nationale pour le projet « préparation d’un profil national et d’un plan d’action pour la mise en œuvre du principe 10 de la Déclaration de Rio ».

Cet atelier vise à augmenter la connaissance du principe 10 de la Déclaration de Rio et son importance pour la gestion des questions environnementales, à développer un plan d’action pour la préparation du profil national, à discuter sur les futures actions phares du projet comme l’établissement des priorités nationales et la préparation d’un plan d’action pour la mise en œuvre du principe 10, etc.

Selon Dr. Allassane Ba, juriste de l’environnement, « les informations sur le droit de l’environnement sont à plus d’un titre nécessaires à la participation du public, au processus décisionnel, à la sensibilisation des juristes et aux contentieux d’intérêt public, mais force est de reconnaître qu’au Mali, les acteurs n’ont pas accès aux informations sur le droit de l’environnement dont ils ont besoin pour sa protection ».

C’est compte tenu de ces insuffisances et lacunes informationnelles que le Mali et Unitar ont noué un partenariat pour la mise en œuvre du projet intitulé « projet de renforcement des capacités nationales pour la gouvernance environnementale démocratique : préparation d’un profil national et d’un plan d’action pour la mise en œuvre du principe 10 de la Déclaration de Rio ».

Le principe 10 stipule que les meilleures façons de traiter les questions d’environnement est d’assurer la participation de tous les citoyens en leur facilitant l’accès aux informations, leur participation à la prise de décision et l’accès effectif à des actions judiciaires et administratives.
Il appartient aux Etats de faciliter et encourager la sensibilisation et la participation du public en mettant les informations à sa disposition, a dit le représentant de l’Unitar, Jan Van Der Kolk.

Financé par l’Unitar pour un coût global de 15 millions de F CFA, ce projet a une durée d’un an.

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

 

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AFROBASKET LIBYE 2009

Les Aigles échouent face à l’Angola

La 25e édition du championnat d’Afrique des nations masculin (Afrobasket Libye 2009, du 5 au 15 août 2009) a débuté mercredi, 5 août 2009, en Libye. Comme on le sait déjà, le Mali va disputer le premier tour à Benghazi avec l’Angola, le Mozambique et l’Egypte (Groupe B). D’ailleurs, les Aigles sont entrés en lice hier contre les Angolais qui sont champions d’Afrique en titre. La rencontre s’est soldée par la défaite du Mali sur la marque de 79-74 face à l’Angola.

Les Aigles du Mali ont eu la meilleure préparation possible pour ce rendez-vous. Pour vos besoins d’analyse ou de commentaires, voici les résultats de quelques matches amicaux livrés par les poulains d’Hugues Occansey.

 

A Madrid :

Espagne/Mali : 77/59

Mali/Espagne : 53/71

A Vichy (France) :

Mali/RCA : 47/41

Mali/RCA : 66/62

A Strasbourg (France) :

Sélection/Mali : 49/60

A Paris (France) :

Mali/RCI : 70/55

Mali/RCA : 60/49

Mali/RCI : 69/58

 

Composition de l’équipe malienne :

Amara Sy, Modibo Niagaté, Sambou Traoré, Ludovic Chelle, Nouha Diakité, Soumaïla Samaké, Bassékou Diallo, Waly Coulibaly, Karim Ouattara, Amadou Diop, Naré Kéita, Mamadou Diarra et Modibo Diarra.

Coach : Hughes Occansey

Adjoint : Alkaya Touré

 

Programme du Mali au 1er tour

5 août 2009 : Angola-Mali

6 août 2009 : Mali-Mozambique

7 août 2009 : Egypte-Mali

 

« YANKEE » PRESIDENT DES ENTRAINEURS DE BASKET

« Nous allons encadrer tous les talents du Top 12 »

Ancien international de basket-ball (EN et AS Réal), Cheick Oumar Sissoko dit « Yankee » est non seulement attaché de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, mais il dirige aussi l’Association des entraîneurs de baskets du Mali. Dans cet entretien, il nous parle de cette association et des performances de la balle au panier au Mali. Interview.

Les Echos : Pouvez-vous nous présenter votre association ?

Yankee : Notre association regroupe tous les entraîneurs de basket du Mali sans exclusive. L’association est née, il y a une dizaine d’années et elle était présidée par Demba Sidibé alias « V », puis Mohamed Salia Maïga. Et depuis plus d’un an, je préside aux destinées de cette association.

Les Echos : Pouvez-vous citer quelques actions menées par votre association de sa création à nos jours ?

Yankee : De sa création à nos jours, l’association a participé à pas mal d’activités dont les conférences de basket dans toutes les localités. Et à chaque conférence l’association apporte toujours son soutien, notamment sur le plan technique, matériel avec des filets, des ballons sans oublier les documents de la discipline. La liste n’est pas exhaustive et nous resterons dans cette dynamique pour donner davantage un nouveau souffle à notre association. Donc, nous compterons sur nos camarades de l’intérieur comme de l’extérieur pour mener à bien cette mission.

Les Echos : Quels sont vos projets à court terme ?

Yankee : Dans l’immédiat, nous allons nous atteler à un renforcement des capacités de nos ligues de l’intérieur. Cela découle du constat qu’il y a un fossé technique de plus en plus large entre les entraîneurs de Bamako et ceux des régions. Dans ce sens, nous allons initier une rencontre avec tous les entraîneurs venant de toutes les localités après le « Top 12 » et ensemble nous allons faire un bilan de détection des meilleurs joueurs, joueuses.

A partir de là, nous essayerons d’apporter notre touche sur un plan technico-tactique puis mesurer le chemin parcouru. Le même groupe de travail se penchera sur le même aspect du travail lors du tournoi des cadets qui aura lieu à Bamako. Et cette fois, nous irons loin avec la détection des 15 meilleurs dans les deux catégories. Dans cette sélection, nous prendrons les 7 meilleurs en exigeant la taille.

En collaboration avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Comité national olympique et sportif (Cnosm) ainsi que la Fédération malienne de basket (FMBB), nous allons étudier une possible incorporation de ces éléments au niveau du lycée sportif Ben Omar Sy. Vous savez que ces jeunes n’ont besoin que d’un soutien pour s’épanouir et l’association entend donner à ces talents leur chance pour ne pas les laisser mourir. Et ce sera l’une de nos premières actions que nous comptons entreprendre à partir du « Top 12 ».

Les Echos : Le basket malien est sur une courbe ascendante. Qu’est-ce qu’il faut faire techniquement pour maintenir cette cadence ?

Yankee : Le basket a atteint un niveau où il faut un suivi à tous les niveaux. Il faut un encadrement de qualité au risque de ne pas être dépassé par le basket ; autrement les joueurs seront en avant par rapport à l’encadrement. Donc, on se propose de donner l’information aux entraîneurs, former les formateurs, former les joueurs, avoir des stages au niveau national et international. Partager beaucoup d’expériences avec l’extérieur ce qui est très important. En plus multiplier les compétitions surtout au niveau des jeunes où il faut une multiplication sans cesse. Voilà en gros ce que notre association pense faire pour rehausser et maintenir notre balle au panier au sommet du gotha africain.

Les Echos : Qu’attendez-vous de vos partenaires comme la FMBB et le ministère de la Jeunesse et des Sports ?

Yankee : Nous allons faire des propositions de stages à l’intérieur comme à l’extérieur. Nous comptons aussi sur leur appui pour implanter nos structures un peu partout sur le territoire national. Dans la formation des jeunes joueurs, nous attendons beaucoup du département de la Jeunesse et des Sports avec qui nous allons beaucoup coopérer pour l’atteinte de nos objectifs. Avec la Fédération et le ministère, nous misons sur une collaboration sincère et un dévouement sans faille.

Les Echos : Un dernier mot ?

Yankee : Je citerai un grand homme qui disait : « Le sport est la meilleure, la pire des choses. Quand il est bien pratiqué, il conduit le peuple au salut. Mais, quand il est mal pratiqué, il tue la nation » ! J’exhorte les joueurs, les techniciens et les administrateurs du sport malien à mûrir cette réflexion pour mieux percevoir leur responsabilité vis-à-vis de leur pays.

Propos recueillis par

Boubacar Diakité Sarr

 

 

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