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2009

Mois d'août

Les Echos du 1er août 2009

 

MUNICIPALES DU 26 AVRIL 2009

Scrutins annulés en Commune IV et dans 3 Communes rurales

Les contentieux post-électoraux viennent de connaître l’un de leurs verdicts le plus lourd. Le jeudi 30 juillet, le Tribunal administratif de Bamako a annulé les résultats des scrutins du 26 avril en Commune IV du district de Bamako et dans les communes rurales de Kalabancoro, Dialakorodji et Moribabougou dans le cercle de Kati.

Sur la soixantaine de requêtes en annulation portée devant le juge administratif, quatre ont connu leur sort dans la journée du jeudi 30 juillet 2009. Seules les quatre requêtes de la Commune I ont été rejetées comme mal fondées.

En Commune IV, une flopée de requêtes ont été formulées auprès du juge électoral. Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a déposé deux plaintes en annulation des résultats : une plainte en irrégularité contre la non-inscription sur la liste électorale d’un candidat de la liste Moussa Mara, en l’occurrence Cheick Tidiane Kéita.

Le Tribunal de première instance de la Commune IV avait en son temps statué sur ce litige en annulant la liste Moussa Mara. Mais celle-ci avait gagné en appel. La deuxième plainte du RPM visait l’annulation pure et simple des résultats de certains bureaux de vote de Hamdallaye, de Lassa et de Lafiabougou. Le Mouvement citoyen avait aussi déposé une plainte avec le même argument que celui soutenu par le RPM contre la régularité de la liste Moussa Mara pour défaut d’inscription d’un de ses candidats sur la liste électorale (Cheick Tidiane Kéita).

Toujours en Commune IV, le Cnid/Fyt avait porté plainte contre X, estimant qu’il a été spolié de certaines de ses voix par le gouvernorat du district. La liste indépendante « Seydou Diarra » avait formulé une requête contre le MPR estimant que le mandataire de ce parti dans la commission de centralisation des résultats a été pris en flagrant délit de tripatouillage de voix.

Deux scénarios possibles

Ce cas flagrant de vol du représentant du MPR est considéré par certains comme l’élément de preuve qui a conduit le juge administratif dans son intime conviction à annuler les élections en Commune IV. En son temps, le représentant du MPR avait été mis sous mandat de dépôt sur plainte du gouvernorat du district et toutes les listes s’étaient entendues pour porter plainte contre le MPR. Le mandataire ayant été mis à l’écart par le gouvernorat n’a pas plu aussi au MPR qui a porté plainte à son tour.

Sans en connaître les motivations réelles, les scrutins ont été aussi annulés dans les communes rurales de Kalabancoro, Dialakorobougou et Moribabougou (cercle de Kati).

Dans le cadre de ces contentieux post-électoraux, qui sont loin de livrer tous leurs secrets, deux scénarios se présentent : en cas d’appel contre la décision du Tribunal administratif, la vie continuera dans les mairies frappées par l’annulation des résultats jusqu’à l’arrêt de la Cour suprême.

Au cas où la dernière instance confirmerait, le jugement du Tribunal administratif, la balle sera dans le camp de l’administration qui sera obligée de convoquer le collège électoral pour l’élection de nouveaux conseillers municipaux. Mais au cas échéant, les conseils communaux vaqueront à leurs occupations.

Mais a priori, ces décisions du Tribunal administratif sont un camouflet pour le président de la Commission nationale électorale, Seydou Traoré. Ce dernier en remettant, le mercredi 29 juillet 2009, son rapport au président de la République consacrant la fin de la mission de la Céni, avait jugé « crédibles et transparentes » les municipales du 26 avril 2009.

Abdrahamane Dicko

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APRES L’ANNULATION DES COMMUNALES

Les oreilles de Kalabancoro suspendues à la Cour suprême

C’est la panique dans les rangs des élus de la Commune rurale de Kalabancoro après la décision du juge administratif d’annuler les résultats du scrutin du 26 mai. Les parties prenantes ont les yeux tournés vers la Cour suprême qui se prononcera en dernier recours sur le verdict du Tribunal administratif.

Jeudi 30 juillet 2009. Au moment où ATT reçoit le rapport de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) en fin de mandat, le Tribunal administratif de Bamako vide le contentieux électoral de plusieurs circonscriptions de Bamako et de Kati.

Le juge du tribunal administratif, chargé du dossier, annule les résultats des élections municipales de la commune, IV, des Communes rurales de Kalabancoro, Moribabougou et Dialakorodji. Cette décision est tombée comme un couperet sur la tête des conseillers municipaux notamment les élus des partis qui siègent au bureau communal : Cnid, Adéma, REDD, Bdia.

A Kalabancoro, on n’en revient pas, au lendemain de la décision, c'est-à-dire vendredi dernier, les partis concernés se sont réunis d’urgence pour définir la conduite à tenir. A la suite de cette rencontre, ils ont fait appel de la décision du Tribunal administratif.

La décision du juge administratif de Bamako fait suite aux plaintes d’un collectif de 18 partis politiques et indépendants en lice au lendemain de la proclamation des résultats des élections par la préfecture de Kati. Ces formations avaient dénoncé une fraude massive viciant la sincérité des scrutins.

Les irrégularités notées par le collectif portaient, entre autres, sur la délivrance abusive de procurations vierges à certains partis, le vote par procuration avec des éléments de contrefaçon, le vote par des centaines de procuration scannées et acceptées par les présidents de bureau de vote. Sans préjudice aucun, la grande différence entre les résultats de la Commission de centralisation des résultats de Kalabancoro (11 547 suffrages exprimés) et ceux du préfet de Kati (12 117 suffrages exprimés), mais aussi « des bulletins parallèles avec deux types d’encres dans les bureaux de Gouana ».

Il faut rappeler qu’à l’issue des élections du 26 avril 2009, ce sont 6 partis politiques qui se sont repartis les conseillers. Il s’agit du Cnid (6), l’Adéma/PASJ (5), le PDM (4), le REED (4), le RPM (4), le MPR (3), le Bdia (3). L’appel devant la Cour suprême étant été fait, la décision du Tribunal administratif a un effet suspensif.  La Cour suprême dispose d’un délai de deux mois pour statuer.

Les municipales d’avril 2009 ont été parmi les élections municipales où la fraude a occupé une bonne place. D’ailleurs, le chef de l’Etat au cours de la cérémonie de remise du rapport de la Céni l’a confirmé : « … Pour ces élections, on a vu le rôle de l’argent et des combinaisons qu’on ne fait même pas au PMU ».

Pour que les résultats d’un scrutin soient annulés, il faut que de nombreuses irrégularités soient constatées, que ces résultats entachent de manière grave la régularité et la sincérité du scrutin.

Amadou Sidibé

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IL FAUT LE DIRE

Camouflets

A quoi sert enfin le rapport du Vérificateur général ? Pour certains, la réponse va de soi : c’est pour amuser la galerie si ce n’est l’expression d’un mépris du peuple puisqu’il est aussitôt enfoui dans le tiroir des oubliettes alors même que l’émotion liée à l’annonce des milliards évaporés est vive. Pour d’autres, dont je fais partie, il est pourtant nécessaire de relativiser les choses, à défaut de les positiver.

En l’occurrence, la réaction d’un ministère à propos de 6 milliards de F CFA disparus, a priori anodine, corrobore bizarrement des faits antérieurs. Alors qu’il était aux Mines, à l’Energie et à l’Eau, un défenseur autoproclamé du PDES est resté bouche bée après que son département eut été épinglé pour 11 millions de F CFA de thé acheté en un seul jour, un week-end de surcroît. Les remue-méninges n’ont rien changé à l’affaire.

Et comme « chat échaudé craint toujours l’eau froide », les « guérilleros » du ministère de l’Equipement et des Transports, qui savent si bien interpréter l’humeur du « manitou », se sont empressés de désigner à la vindicte populaire le précédent titulaire du poste. S’il n’est pas un ange, celui-ci aurait dû au moins bénéficier de la présomption d’innocence, en l’absence de toute notion de « solidarité gouvernementale », qui impose à tout le moins le fair-play entre membres d’un même attelage. Hélas !

Malheur à celui qui est contraint de prendre la charrette à la place de la Mercedes ! Malheur à celui qui ne peut pas se défendre, il est coupable ! Un tel hier, tel autre aujourd’hui ! Voilà au moins un enseignement de la publication du rapport du Végal à l’usage des corrompus. Volez, trichez comme vous voulez ! Tant que vous resterez à la droite de Dieu, il n’en découlera rien !

Seuls les totos, qui n’ont rien pigé dans la gouvernance actuelle, se mettent martel en tête et se croient obligés de montrer pattes blanches alors que leur gestion est opaque pour ne pas dire plus noire que la cire de Chine. Pourquoi donc se crêper les chignons pour quatre dizaines de millions de F CFA, là où le peuple perd 98 milliards de F CFA (total du montant volatilisé) + 3 milliards (somme volontairement perdue dans la recherche des sangsues) ?

Allons donc ! Même un milliard détourné n’est plus de nature à freiner ici quelque ambition que ce soit. Il faut s’accrocher, persister dans l’erreur et surtout ne pas paniquer pour donner l’impression qu’on est du genre à détaler comme un lapin mal fagoté à la première difficulté.

Mais à y voir de près, ils ont raison ceux qui ne voient dans cette comédie qu’un théâtre du plus mauvais goût. Leur lecture de la situation, certes terre-à-terre, n’en reste pas moins pertinente. Dans un pays où les gens se cherchent et ne se trouvent qu’empêtrés dans les difficultés, chaque année à une date voulue, on nous montre clairement ceux qui nous pressent comme une orange. Alors qu’ils méritent la tenue du bagnard, ceux-ci continuent de mener une vie de pacha sur notre souffrance.

Allah Akbar !

  • A. M. T.

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RUE VENDUE A BADALA EST

Les populations fâchées contre la Séma

Depuis quelques moments, un quiproquo existe entre la Société d’équipement du Mali (Sema) et l’Association des notables de Badalabougou (ANBAD) à propos de la vente d’une rue située à quelques encablures de l’ambassade du Brésil. Les résidents s’opposent aux travaux et n’entendent pas se laisser faire.

Le samedi 1 er août, des résidents de Badalabougou, à côté de l’école américaine sont sortis nombreux pour exprimer leur opposition à l’occupation par la Séma d’une ruelle de la corniche qui donne accès directement au fleuve.

A l’appel de l’ANBAD, jeunes, femmes, hommes se sont retrouvés sur l’espace contesté. Contiguë à l’ambassade du Brésil, la ruelle, depuis des dizaines d’années, selon des témoignages servait de passage pour des pécheurs, maraîchers et autres. La voie avait été jusque-là épargnée par les « spéculateurs fonciers ». La Séma en dépit des textes protégeant les servitudes du fleuve, s’adonne au morcellement de l’espace au grand dam des défenseurs de l’environnement.

Dans le cadre de ses activités de société, la Séma a vendu l’espace à un particulier qui obstrue le chemin et grignote le plan de masse. Les servitudes vendues portent le titre foncier N°2634 et appartiennent à un certain Yara, un richissime homme d’affaires qui entend construire des édifices. (Les travaux sont à l’étape de la fondation).

La parcelle vendue, selon le secrétaire général de l’ANBAD, Idrissa Soumano est le prolongement de la rue 114 et le seul point de passage des populations en direction du fleuve. « C’est ici que les femmes passent pour accéder à leurs cultures maraîchères, c’est également le seul chemin qui reste sur la corniche. Nous ne sommes pas prêt à céder aux désirs d’une mafia qui n’a pour seul souci que la satisfaction de leurs désirs », s’insurge M. Soumano.

Rue barrée

Des femmes qui sont sorties massivement mettent en garde M. Yara de son désir à les couper le chemin de leur jardin. « Si la Séma a vendu l’espace qu’elle dise à son propriétaire de laisser notre passage qui n’est d’ailleurs officiellement qu’une rue » s’insurgent-elles. « Nous n’avons rien à avoir avec sa construction mais qu’il laisse notre chemin ».

Approché par le secrétaire général de l’ANBAD, le directeur de la Séma a confirmé l’existence d’une rue dans le plan « sur le terrain c’est tout autre ». Le directeur de la Séma a laissé le propriétaire du titre occuper la rue 114.

Sur le terrain, les populations très excitées disent veiller sur le déroulement des travaux, menacent d’user par la manière forte pour défendre leurs dus si la rue est occupée par des constructions.

Approché M. Yara, affirme n’avoir aucune intention de barrer la route aux occupants du fleuve. A ses dires, un passage de cinq mètres sépare ses deux parcelles et qui sert de chemin pour accéder au fleuve. Il compte faire des travaux pour faciliter le passage. « J’ai fait construire une chaussée afin que l’eau s’écoule rapidement, ce qui servira de point de passager aux gens ».

La chaussée submersible construite par M. Yara dérange les occupants, selon les constats que nous avons faits sur place. La population ne peut accéder au fleuve à cause de la hauteur de la chaussée (près de deux mètres de hauteur). Elle exige à la Séma, l’aménagement de la voie qui mène au fleuve.

Affaire à suivre !

Amadou Sidibé

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GESTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE DE LA CCIM

Hammadoun A. Guindo charge Bittar

Les réformes administratives et financières de la Chambre de commerce et d'industrie du Mali (CCIM) ont été jugées mauvaises par l'audit organisationnel monté de toutes pièces par son président.

Entre la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et le président de la CCIM, Jeamille Bittar, ce n’est plus la veillée d’armes, mais la confrontation ouverte. Les relations entre les deux parties ont pris un sacré coup ces temps-ci après la défection de deux membres de la CSTM.

Frustrée et révoltée par ce qu’elle appelle les "basses méthodes de Bittar", celle-ci a dénoncé le 29 juillet 2009 au cours d'une conférence de presse, les pratiques peu orthodoxes du président des opérateurs économiques.

Qualifiant de "fantaisiste" l'audit organisationnel initié par Bittar, le secrétaire général de la CSTM a indiqué que le cabinet "qu'il a choisi juge que rien n'est bon au double plan administratif et financier à la CCIM".

Et d'ajouter "qu’aujourd'hui, la CCIM fonctionne sans un centre de documentation et sans archives. Il n'y a pas de manuels de procédures administratives et financières pour une organisation de travail permettant une mobilisation des énergies et des expériences. Des comptes, Bittar doit en rendre beaucoup".

Une caisse noire de 100 millions CFA

Pis, enfonce Hammadoun Amion Guindo, "Bittar affirme avoir assaini les finances de la CCIM. Le rapport publié par la Casca dit le contraire. Et l'Histoire retiendra que c'est suite à une mauvaise gestion de Bittar qu'un agent comptable et un contrôleur financier ont été détachés à la CCIM, pour veiller sur la gestion". Pour M. Guindo, la CCIM continue de sombrer sous le coup d'un train de vie dispendieux qui, à la longue menace l'existence même de la structure.

"Les ressources Trie ne représentent plus rien, ayant chuté de 1,2 milliard de F CFA à 700 millions de F CFA. D'un autre côté, les ressources propres de l'institution fondent comme du beurre au soleil, pendant que Bittar se paye le luxe d'une caisse noire de 100 millions de F CFA sans compter l'augmentation des frais de mission pour lui et les membres de son bureau qui, rien qu'au Mali, empochent 100 000 F CFA de frais de mission par jour" .

Le secrétaire général de la CSTM, indique que Bittar lui-même se déplace en first class. "Qui d’autre au Mali, qu'il soit ministre, député, PDG peut se prévaloir de tant d’avantages", s'est-il demandé. En tout état de cause, Hamadoun Amion Guindo assure que la CSTM sera toujours là pour dénoncer Bittar et consorts. "Ni les pressions, ni les intimidations ne vont pas nous distraire face aux dérives et à la gabegie d'un homme", a-il averti.

Mohamed Daou

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ECHOS DES REGIONS

SOMANKIDI-COURA

Après l’immigration, le retour à la terre

Le souhait des émigrés en France originaires de la Vallée du fleuve Sénégal est généralement de retourner un jour chez eux. Mais comment ce retour peut-il se faire quand on est issu de la paysannerie, sans instruction, ni formation professionnelle, et quand on a consacré son séjour à entretenir les siens au village ?

C’est pourtant la voie qu’ont choisie quelques immigrés à une époque où rien ne les incitait au retour. En effet, le problème de l’emploi n’était pas encore d’actualité en France. L’environnement politique et psychologique n’exerçait pas de pression susceptible de contraindre l’immigré à envisager son retour au pays.

Les associations constituent des cadres d’échange qui favorisent les prises de conscience et d’initiative. C’est l’Association culturelle des travailleurs africains en France (Actaf) qui, dans les années 1970, a servi de terreau à la conception et à la réalisation de la coopérative agricole multifonctionnelle de Somankidi-Coura (CAMS).

Ce qui importe à ces migrants venus de divers pays d’Afrique, c’est de quitter leurs conditions d’immigrés en retournant en Afrique, quel que soit le pays. Ils avaient en commun une origine paysanne, ce qui les poussa naturellement à choisir d’effectuer leur retour et leur réinsertion économique par le biais de la terre. D’où l’idée de la Coopérative agricole et multifonctionnelle.

Celle-ci a été fondée par une quinzaine de travailleurs maliens expatriés dans les années 1970 en France. C’est en 1976 que la Coopérative a réellement vu le jour sur le terrain. C’est le gouvernement malien qui lui a fourni l’opportunité du retour à la terre en lui octroyant 60 hectares de terre dans la Vallée du fleuve Sénégal, à 15 km en aval de la ville de Kayes, chef-lieu de région.

Un rôle précurseur

Pour constituer le capital de la CAMS, les coopérateurs cotisent à hauteur de 50 euros ( 32 500 F CFA) par adhérent, soit un total de 400 euros ( 260 000 F CFA). Ce qui va servir de fonds de roulement pour les investissements physiques, la Coopérative bénéficiant de l’aide de diverses ONG, l’Association champenoise de coopérations inter-régionales, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) pour un montant de 6 000 euros. C’est donc en 1977 que les coopérateurs effectuent leur retour et créent l’exploitation agricole. Ils nomment la ferme « Somankidi-Coura » par référence à Somankidi, village situé à 6 km de là, qui les a accueillis à leur arrivée.

L’effet de la Coopérative tant au niveau des migrants qu’à celui de la région d’accueil est des plus manifestes : introduction des cultures de contre-saison, approvisionnement de la région en produits plus divers et à meilleur marché, mais aussi exemple d’organisation en système coopératif, institution d’organismes d’aide au retour et à la réinsertion des migrants, atténuation de l’exode.

Depuis la création de la Coopérative de Somankidi-Coura, 16 autres villages de la région ont monté leur propre structure, ce qui a suscité la création de l’Union régionale des coopératives de Kayes (URCK). L'Union régionale des coopératives agricoles de Kayes a pour mission, entre autres, la contribution à l'amélioration technique des méthodes de culture. Aujourd’hui, le village de Somankidi-coura est devenu une référence pour les immigrés de la région dans le travail de la terre.

Issa Bathily

(correspondant régional)

 

LE MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE A KAYES

M’Bam Diarra fait connaissance avec la Cité des Rails

Me M’Bama Diarra, Médiateur de la République du Mali, a procédé le 28 juillet 2009 dans la salle de conférence du Conseil de cercle de Kayes, à la restitution du rapport annuel 2008.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le gouverneur de la région de Kayes, le colonel d’aviation Mahamadou Maïga. Après avoir souhaité la bienvenue à Mme le Médiateur et à sa délégation, le gouverneur dira que « la cérémonie revêt un caractère particulier, puisqu’il s’agit de la première sortie à l’intérieur du pays dans le cadre de la restitution du rapport annuel 2008 du Médiateur de la République ». Selon le gouverneur, « le Médiateur de la République peut être un allié sûr dont la qualité des propositions pourrait contribuer au bon fonctionnement de nos services ».

Quant à Mme le Médiateur de la République, elle dira que sa structure « qui a pour mission de régler les difficultés que les usagers peuvent rencontrer avec l’administration se devait de réunir les uns et les autres en vue de rechercher les moyens de rendre les meilleurs services aux citoyens ».

Du démarrage de ses activités en 2000 au 31 mars 2009, le Médiateur a géré 1511 réclamations. Il a accueilli, écouté, informé, orienté de milliers d’autres usagers tant à Bamako que dans les bureaux régionaux. Les conseils prodigués consistent à leur indiquer l’administration compétente ainsi que les démarches à suivre pour une prise de compte appropriée de leurs préoccupations.

Le rapport annuel 2008 comprend 284 réclamations dont 39 pour la région de Kayes. Ces réclamations reçues en 2008 sont de même nature que celles des années précédentes et peuvent être regroupées en 6 grandes catégories. Les demandes de régularisation de situations administratives sont au nombre de 71, les litiges domaniaux et fonciers (60), les problèmes de pension (21), les réclamations relatives à la justices (49), les réclamations relatives aux marchés publics et aux contrats (24) et les autres réclamations (59).

Issa Bathily

(correspondant régional)

 

GAO

Sus à l’excision

Le 30 juillet 2009 la Cafo/Gao a organisé une journée destinée à dénoncer le fléau de l'excision. Mercredi dernier, les femmes de la Cité des Askias ont pris d’assaut les deux voies qui passent devant le gouvernorat tout en évoquant leur mécontentement face à l’excision.

A Gao, seules 5 % des filles sarakolé, dogon et toucouleur sont excisées. Mais, ce n’est pas tant le nombre que la persistance d’une pratique jugée néfaste à la santé de la reproduction qui importe.

Pour Fanta Sylla, une vieille sarakolé « nous pratiquons l'excision afin de préserver l'honneur de la famille en évitant à la fille d’être volage. Mais avec les progrès de la médecine, nous devons nous bannir cette pratique ».

« Nous nous sommes levées ce matin pour faire comprendre à nos voisins comme le Niger et le Burkina que cette pratique doit être abolie. Gao est une zone de brassage, mais on a jamais entendu dire que les Sonhraï et les Bellah pratiquent l’excision » .

Aux dires d'Issouf Cissé, gynécologue obstétricien, l'excision provoque une hémorragie et des infections. Les matériels n’étant généralement pas stérilisés, les filles sont exposées au tétanos et autres maladies transmissibles comme le VIH/Sida.

Ramata Diarra

(correspondante régionale)

 

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BAYELSA UNITED-STADE 1-2


Les Blancs se rachètent

En match comptant pour la 2 e journée de la phase de poule dans le groupe B de la Coupe de la confédération, les Nigérians de Bayelsa United, qui recevaient samedi le Stade malien de Bamako, se sont inclinés (1-2). Les deux buts du stade ont été inscrits par Bakary Coulibaly « Bako ».

Selon les informations, le Stade dont c’est la première apparition à ce stade de la compétition, a eu plusieurs occasions de buts dont un refusé par l’arbitre. Dans l’autre match du groupe, les Angolais de Primeiro de Agosto, qui recevaient les Egyptiens de Haras El Hodoud, se sont imposés, 1-0. L’unique but de la partie a été inscrit par Arsenio Love Cabungula sur penalty à quelques minutes de la mi-temps.

A l’issue de la 2 e journée, Primeiro de Agosto et le Stade malien de Bamako prennent la tête du groupe avec quatre points chacun. Et un goal-average de plus 1 de chaque côté. Les Angolais qui n’ont pas encaissé de buts ont un léger avantage sur les Blancs de Bamako qui ont évolué en l’absence de quatre de leurs ténors dont Aboubacar Tambadou.

Nous y reviendrons.

Boubacar Diakité Sarr

 

 

 

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DU NOUVEAU AUX EDITIONS JAMANA

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