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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 26 Septembre

 

COUPE DE BOIS A KITA

Ce que dit le contrat

La direction nationale de la conservation de l’environnement a autorisé la coupe de bois dans les forêts de Kita et de Koulikoro à 220 millions de F CFA. Les acteurs de la protection de l’environnement sont interpellés.

Dans notre parution du 16 septembre dernier nous titrions : « Protection de l’environnement : coupe de bois contre un hôpital et le 3e pont ? » Nous nous interrogions sur la nature du contrat de coupe de bois entre une société privée chinoise « Société Afro Asie Bois Mali » et le gouvernement du Mali.

Et bien, aujourd’hui nos investigations nous ont permis d’en savoir davantage sur le contrat. Loin d’être un compromis entre le gouvernement du Mali et celui de la Chine, la coupe est le résultat d’un contrat entre la direction nationale de la conservation de la nature, dirigée en son temps par Félix Dakouo et une société privée chinoise « Afro Asie Bois Mali », immatriculée au Registre du commerce du Mali à la date du 26 octobre 2007. Contrairement à ce que beaucoup pensent, c’est un contrat bien établi qui existe entre les parties.

Que dit le contrat. Le 12 novembre 2007, le directeur national de la conservation de la nature, alors Félix Dakouo, et le représentant de la société privée Société « Afro Asie Bois Mali », Hang Jianhua, signent un contrat d’exploitation de pterocarpus erinceus (guéni) dans les régions de Kayes et de Koulikoro sur une superficie de 6,6 millions d’hectares, soit 66 500 km2.

Selon les termes du contrat, les objectifs de cette exploitation sont d’ordre commercial, c'est-à-dire que les produits exploités sont destinés à l’exportation.

Ainsi le feu vert a été donné pour la coupe du « guéni ». Le droit de la coupe porte sur 250 000 pieds de vênes. Le quota annuel de prélèvement faisant l’objet de permis de coupe délivré conformément au permis d’exploitation en cours de validité est fixé à 30 000 pieds en année I, 40 000 en année II, 60 000 en année III, 60 000 en année IV et 60 000 en année V.

« Afro Asie Bois Mali » déserte Kita

Pour cette affaire, un montant des redevances est à percevoir par la partie malienne. Ce montant à percevoir pendant la durée de l’exploitation est fonction du quota annuel de prélèvement. Il a été convenu entre « Afro Asie Bois Mali » et la direction nationale de la conservation et de la préservation de la nature, qu’à la signature du contrat, « Afro Asie Bois Mali » verse un montant équivalent au 30 % du quota de prélèvement en année I, soit 67,5 millions de F CFA, le reliquat 70 %, soit 157,5 millions F CFA en 3 tranches de 52,5 millions de F CFA, dès que les montants versés couvriront les permis de coupe délivrés.

Il est dit que les règlements se font sur virement bancaire sur les comptes ouverts par la direction régionale de la conservation de la nature de Kayes et de Koulikoro. Les recettes perçues servent en priorité au financement des activités d’aménagement et de protection des zones soumises à l’exploitation.

Devant le mécontentement de la population de Kita, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement avait suspendu provisoirement cette coupe anarchique. Et depuis mars 2007, « Afro Asie Bois Mali » a plié ses bagages de la zone de Kita.

A un moment donné, une organisation de protection du patrimoine génétique, la Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain (Copagen) et ses organisations membres (dont la Fecong), a adressé une lettre au ministère de l’Environnement et de l’Assainissement lui demandant d’annuler le contrat d’exploitation forestière accordé à l’opérateur privé « Société Afro Asie Bois Mali ».

On le voit le Mali dispose aujourd’hui de plans d’affectation des sols qui devraient limiter la tendance, mais la volonté ou les moyens de les appliquer manquent.

Amadou Sidibé

 

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L’AVENIR DU MALI SOUVERAIN

Sortir du culte de la médiocrité

On a beau avoir les meilleurs théoriciens du développement, un pays ne peut progresser tant que la mentalité du peuple est figée. Mais, il est aussi utopique de réclamer des changements de comportements des cadres alors que l’Etat ne fait rien pour motiver ceux d’entre eux qui s’illustrent par leur compétence et leur intégrité.

« Le principal défi, c’est notre capacité d’adaptation aux nombreuses mutations et qui nous font obligation de repenser nos stratégies et nos moyens d’action. C’est le sens des reformes engagées et dont l’objectif commun est d’améliorer significativement nos acquis et d’anticiper les problèmes »  ! Voilà l’un des passages que nous avons retenu dans le message à la nation du président de la République à l’occasion du 48e anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance.

Des réformes ! Le Mali en a profondément besoin aujourd’hui. Après 48 ans d’indépendance, il est regrettable de constater que le Mali ne cesse de reculer sur le plan socioéconomique. La souveraineté économique acquise au début de notre souveraineté s’est disloquée rendant notre pays presque totalement dépendant de l’extérieur. 48 ans après, le Mali est encore incapable d’assumer sa souveraineté. Toutes les théories appliquées depuis 1968 n’ont fait qu’affaiblir davantage notre économie. A sa place, un homme aurait été qualifié de « raté ».

Mais, qu’est-ce qui nous différencie tant de ceux qui se sont sacrifiés pour nous sortir du joug colonial ? Le travail et le patriotisme ! Cela ne fait l’ombre d’aucun doute qu’ils aimaient ce pays plus que nous et qu’ils étaient conscients que le travail est la meilleure garantie d’une souveraineté acquise dans le sang et dans les larmes.

Si la solidarité est une valeur fondamentale de notre société, le travail était le meilleur héritage intra-générationnel. Les préjugés sociaux aidant, le Malien a perdu le goût du travail pour s’accrocher à la vie facile. La preuve, c’est que peu de gens osent entreprendre et se construire un avenir sûr dans le labeur. Nous sommes, en grande majorité, des partisans du moindre effort.

L’administration malienne est en la preuve la plus révoltante. Entre retard et absentéisme, la fainéantise s’est installée. Pis, l’usager doit payer pour obtenir le service demandé. Et pourtant, c’est à sa sueur que le même fonctionnaire est payé à la fin de chaque mois pour un travail dont il ne s’acquitte plus. Un comportement qui s’est mué en règle pour enrouer la machine administrative.

De nos jours, la grande majorité de nos services ne tiennent qu’au sens de la responsabilité de deux ou trois personnes, malgré la pléthore. Tous les autres sont présents pour meubler les bureaux, pour le trafic d’influence ou s’enrichir au détriment de leurs services ou du contribuable.

L’Etat incarne la médiocrité

Le dysfonctionnement de l’administration équivaut, pour un pays, à un cancer des poumons chez l’homme. C’est pourquoi le Renouveau de l’action publique (Rap) est le bienvenu pour sauver ce qui peut l’être. Et visiblement, les départements ministériels ont épousé la cadence en se dotant d’une « feuille de route ». Mais, la réalité est que celle-ci n’est une règle de conduite que dans les cabinets. Les services centraux ou rattachés continuent de fonctionner comme si de rien n’était.

Ce qui ne surprend guère parce qu’ils sont nombreux ceux qui ont intérêt à ce que le Rap soit un fiasco général comme les autres tentatives de modernisation de notre administration. Ceux-ci ne fourniront aucun effort pour que cela fonctionne. A ce rythme, le Renouveau de l’action publique risque d’être un leurre, une réforme de plus comme la Nem (Nouvelle école malienne) et la Nef (Nouvelle école fondamentale) au niveau de l’Education nationale.

Et pourtant, tout le monde est conscient du bien-fondé des réformes actuelles engagées par l’Etat. Mais, on fera tout pour enrayer davantage la machine parce qu’il s’agit de privilégier des intérêts égoïstes au détriment de l’Etat.

Mais, il faut aussi reconnaître que l’Etat est le premier responsable de cette situation. La culture de la sanction n’est plus d’actualité dans ce pays depuis belle lurette. Il ne s’agit pas forcément d’humilier par emprisonnement. Mais, d’écarter des postes de responsabilité ceux qui brillent par le peu d’intérêt qu’ils accordent au service public. Hélas ! L’Etat cultive à merveille l’impunité. Ceux qui vont au « garage » n’ont pas un « bras long » ou un puissant parti politique derrière eux. Sinon la sanction consiste à enlever le coupable de son poste pour le mette à un autre niveau plus « juteux ».

Cela donne l’impression que l’Etat incarne la médiocrité au lieu de cultiver l’excellence. Et cela est visible à tous les niveaux. Les responsabilités sont de plus banalisées et rabaissées à la portée de n’importe quel parvenu ou opportuniste. L’intérêt politique l’emporte sur les enquêtes de moralité.

Sans compter que ceux qui travaillent honnêtement et efficacement font face, tous les jours, à des situations révoltantes. D’abord, ils sont des moutons noirs condamnés par leurs proches et par leurs collègues. « Tu n’es pas le seul Malien. Tu ne peux pas à toi seul développer ce pays. Il ne faut pas donc bêler parmi les hyènes. Fait comme les autres… », dit-on à longueur de journée à ces « empêcheurs de tourner en rond », à ces « idéalistes ». Il faut alors être « maudit » pour ne pas profiter de la poule aux œufs d’or ou de la vache laitière comme les autres.

Cultiver l’excellence

On demande plus de responsabilité aux cadres maliens. Et pourtant, ceux-ci sont parmi les plus maltraités de l’Afrique de l’Ouest, voire du continent. Et le plus souvent, ils travaillent dans des conditions exécrables. Le gaspillage dont il est souvent question est plutôt l’apanage de quelques responsables (le plus souvent des parvenus par complaisance) plus enclins à s’accaparer de tous les privilèges au détriment de ceux qui accomplissent correctement et efficacement leurs tâches.

Il est illusoire de faire aboutir des réformes en cultivant le népotisme et la médiocrité comme modèle de promotion socioprofessionnelle. Aujourd’hui, l’appartenance politique sert de tremplin aux cadres les plus véreux et les plus incompétents. Loin de nous l’idée de dire que nos chapelles politiques sont des refuges pour médiocres. Mais les cadres compétents ont du mal à émerger dans nos partis parce que notre conception de la politique la lie à l’opportunisme.

Il est loisible de constater que ceux qui doivent leur promotion à seulement leur militantisme ou à la protection d’un baron politique sont ceux qui abusent le plus des moyens de l’Etat et qui remplissent le moins leurs missions. Ils sont conscients d’être constamment sur un strapontin et ne se font pas le plus souvent prier pour s’assurer des lendemains sans souci.

Pour donner une chance de réussite aux nombreuses réformes engagées, il faut sortir de cette culture de la médiocrité. Il faut donner une égalité de chance à tous les fils et filles de ce pays. Pas seulement dans la théorie et les discours. Il faut protéger ceux qui ont le savoir-faire des incompétents et des opportunistes qui font tout pour les écraser afin de mieux protéger leurs intérêts personnels. Il est temps de cultiver, dans ce pays où les compétences ne manquent pas, le culte de l’excellence ! C’est la condition sine qua non pour « l’émergence d’une administration soucieuse de son propre rendement et attentive aux préoccupations du citoyen ».

Alphaly

 

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FAST

Les enseignants menacent d’aller en grève

Le comité du Syndicat national des enseignants du supérieur (Snesup) de la Faculté des sciences et techniques (Fast) a déposé le 23 septembre 2008 au ministère du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat un préavis de grève à compter du 6 octobre 2008 date de la rentée universitaire 2008. Cette date correspond également au démarrage de la 2e session des examens de fin d’année à la Fast.

Le comité Snesup de la Fast exige le reversement immédiat des retenues sur le salaire de ses militants, le paiement des arriérées d’avancement des années 2005 et 2007 et des frais de surveillance et de correction de la 1re session.

Le secrétaire général du comité Snesup de la Fast, Yaya Koné, a ajouté que ses collègues réclament aussi les 2 mois de congés conformément aux principes des textes en vigueur. « Nous sommes allés en congé le 10 septembre et l’on nous dit de reprendre seulement le 6 octobre », a regretté M. Koné qui pense que les considérations accordées au traitement de leurs dossiers par le ministère des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique ne garantissent pas un climat d’apaisement qu’entend restaurer le Forum national sur l’éducation.

Amadou Waïgalo

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BREVES

Police : 32 millions F CFA pour le Trésor

Au second trimestre 2008, dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la criminalité, la police a organisé à Bamako 1183 patrouilles et 12 descentes policières. Au cours de ces opérations, 3283 personnes ont été interpellées pour vérification d’identité. Au niveau de la Compagnie de circulation routière, 13 053 contrevenants au code de la route ont été interpellés et verbalisés. Sur la même période, la CCR a contribué au Trésor public pour la somme de près de 32 millions de F CFA. Au cours du premier trimestre 2008, la police judiciaire a traité 1116 affaires. Selon les statistiques, la majorité des cas concernait des cas de vol simples.

Hamed Sow tancé

Le ministre des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Hamed Sow a passé un mauvais quart d’heure au conseil des ministres de mercredi dernier. Il a été pris en sandwich par le président de la République, Amadou Toumani Touré, et le Premier ministre, Modibo Sidibé. Les deux ne lui ont pas passé le fait qu’il a fait d’un événement d’une société privée, « Talents d’or », un événement national.

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IBRAHIM TRAORE, STAGIAIRE A L’ORTM

« La zakât est une prescription divine »

Professeur d’arabe, Ibrahim Traoré est aujourd’hui en stage au bureau des oulémas à l’Office de radiodiffusion et télévision nationale du Mali (ORTM). Dans l’entretien qui suit, il nous parle de la zakât, sa collecte, son importance dans la communauté musulmane.

Les Echos   : Qu’est-ce que la zakât ?

Ibrahim Traoré : La zakât, ou aumône obligatoire, est l’un des 5 piliers de l’islam. C’est un culte qui purifie l’âme et hausse ses mérites comme il purifie les biens et accroît la richesse. C’est un droit dû au pauvre dans les biens du riche. Pour me résumer, je dirai que la zakât est une prescription de Dieu. Il la recommande aux musulmans dans plusieurs parties du Saint Coran en ces termes : « Priez et acquittez-vous de la zakât ».

Les Echos : Pourquoi faut-il s’acquitter de la zakât ?

I. T. : son but est de faire régner la charité et l’esprit d’amour au sein de la société islamique car, étant une obligation, l’intention de la verser aux pauvres doit précéder l’action du versement. Il est dû par tout musulman libre, majeur, possédant ses facultés mentales et ayant un revenu minimum fixé par la loi islamique, excédant ses besoins et libre de toute dette. Ce revenu imposable doit être en la possession de son propriétaire durant la période d’une année.

Les Echos : Peut-on savoir son importance dans la communauté musulmane ?

I. T. : Dieu a créé les hommes et a rendu les uns riches et les autres pauvres. Il a ordonné à tous de vivre dans la coopération et la solidarité, en exigeant des riches le versement d’une part de leurs biens aux indigents, et en exigeant de ces derniers le déploiement de leurs efforts au service des riches, en vue de réaliser leurs intérêts réciproques. Aussi, l’islam ne prélève qu’une part minime (appelée zakât) sur les richesses, au profit des déshérités, pour barrer le chemin à la haine et à la rancœur. Donc, vous voyez que la zakât est un facteur de cohésion, de solidarité et d’entraide entre tous les musulmans.

Les Echos : A qui revient la zakât  ?

I. T.   : Dieu a nommément cité 8 personnes à qui la zakât est destinée. Les pauvres, les plus démunis (missikine), les collecteurs de la zakât, les nouveaux adhérents à l’islam, les esclaves musulmans, ceux qui n’ont d’autres préoccupations que la promotion de l’islam (maîtres coraniques, imams, muezzins, etc.) et enfin la zakât peut être investie dans les travaux de l’islam comme la réparation des mosquées, la plantation d’arbres, la construction des puits…

Les Echos : Comment prélève-t-on la zakât ?

I. T.  : La zakât étant un droit financier imposé par Dieu, tout musulman imposable, doit s’en acquitter au profit des nécessiteux. Ainsi, celui qui possède l’équivalent de 20 grammes d’or ou 200 grammes d’argent pur doit s’acquitter de la zakât. A titre d’exemple, le propriétaire de ces métaux doit les convertir en monnaie locale et sur tous les 1000 francs, on prélève 25 francs comme zakât. La zakât est prélevée aussi sur les récoltes (mil, riz, maïs, etc.) quand l’ensemble des récoltes équivaut à 300 kg. Dans ce cas, sur toutes les 10 mesures, une mesure constitue la zakât. En ce qui concerne les animaux, celui qui a 5 têtes de chameaux doit donner un petit ruminant comme zakât, lorsqu’il en a 9, il doit en donner 2. Celui qui a 30 bovins, donnera un veau de 4 ans et celui qui a 40 ovins/caprins doit en donner 1. C’est pour vous dire que c’est Dieu même qui s’est occupé du prélèvement de la zakât.

Les Echos : Et quel est le châtiment réservé à ceux qui ne s’acquittent pas de la zakât ?

I. T. : Ceux qui ont des biens qu'ils tiennent de la générosité de Dieu doivent s’acquitter de la zakât conformément au Coran, sinon ils s’exposent au malheur, à la faillite, à beaucoup d’autres problèmes. Au jour du Jugement dernier, ils répondront devant l’Eternel.

Les Echos : Quelle est la différence entre la zakât et la « zakât el fitr » ?

I. T. : Il ne faut pas confondre les deux. La zakât est une prescription de Dieu. Autrement dit, c’est une obligation pour les nantis. Quant à la zakât el fitr, c’est une sunna du prophète qui se fait par celui qui a observé le jeûne pendant les 30 jours du ramadan. Elle peut compenser les péchés commis pendant le jeûne. Elle permet aussi de venir en aide aux pauvres. Le bienfait n’est jamais perdu. Dieu saura nous récompenser.

Propos recueillis par

Idrissa Sako

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 COUPE DU MALI DE BASKET

Des finales indécises !

Le week-end de la balle au panier sera dominé par les finales de la Coupe du Mali, qui auront lieu demain après-midi au Pavillon des sports du stade Modibo Kéita sous la présidence du chef de l’Etat.

Chez les messieurs, l’opposition Réal-Stade est a priori équilibrée même si en Coupe du Mali, il faut un vainqueur et un vaincu. Les deux équipes ont une même ambition pour dame Coupe du Mali. « Rien que cette Coupe », avoue-t-on du côté des Blancs de Bamako. « Doublé ou rien », répondent les Scorpions.

Pour ce qui est des atouts, ils ne manquent pas dans les deux camps. Le Stade, après son élimination en championnat, sera conduit par des joueurs expérimentés, dont Namory Diarra. En face, c'est plutôt la « jeunesse » qui prime.

L’entraîneur Zoumana Coulibaly qui ne pense qu’à un 2e doublé d’affilée devra compter sur Bassekou Diallo qui s'est imposé ces derniers temps comme le meilleur du groupe avec ses tirs à trois points. Mais d'autres joueurs aussi font la force du Réal comme le virevoltant pivot Mory Diané ou le remuant Béidy Landouré sans oublier les Bassidiki Kallé et autres Moussa Koné.

La première finale dont le coup d’envoi est prévu pour 14 h et qui opposera en dames les Rouges à la Police devra en principe, sauf miracle, sourire aux Rouges. Les pouliches d’Emile Fofana « Zito » se présentent dans de bonnes conditions avec un 7e sacré d’affilée.

« Zito » , un des entraîneurs les plus en vue, compte dans ses rangs des joueuses de qualité, à commencer par la meilleure marqueuse du dernier championnat, Nassira Traoré (152 points). Elle sera épaulée par la Sénégalaise Adia Fatou Ba, et l’expérimentée Aminata Seremé. Les Rouges ont d'autres éléments talentueux comme Minata Kéita, Fatoumata B. Dia et Fatouma Mariko.

Dans le camp des porteuses d’uniformes, le doute s'est installé après la défaite en championnat phase Top 8. Après l’élimination au Top 8, Amara Traoré qui a pris la Police en main après son brillant parcours avec la Commune III, souhaite gagner le trophée en vue de sauver la saison.

Pour réussir un tel pari, il devra demander demain à ses joueuses d'être adroites et confiantes. A signaler que la Fédération malienne de basket et son sponsor officiel, Orange-Mali ont procédé mercredi dernier à la remise des maillots aux équipes finalistes ainsi qu’aux officiels.

Boubacar Diakité Sarr

 

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