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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 25 Septembre

 

VILLE TRANSFORMEE EN PURGATOIRE

Attention des policiers sont à Kita !

La police qui est censée sécuriser une ville est la première à piétiner la loi à Kita. Comme Cerbère, le gardien des enfers, elle brutalise de paisibles citoyens. La porte d’entrée de Kita n’a plus rien à envier à la porte du Purgatoire.

Dès l’entrée de la ville de Kita, le visiteur se rend compte de la mauvaise image des policiers de cette ville paisible située à environ 160 km de Bamako. Ils s’illustrent par des vérifications intempestives des cartes d’identité dans les véhicules de transports en commun dans le but de soutirer de l’argent aux passagers et sans reçu.

La carte d’identité est leur seule référence. Ils ne prennent en compte ni passeport, ni permis de conduire ou autre ordre de mission. Les populations de Kita sont-elles dans une République à part où ce sont des policiers mal formés et cupides qui font étalage de leur inculture au grand jour ?

« Une fois, j’ai quitté Bamako à 6 h du matin pour Kita. J’étais à moto. A 11 h déjà, j’étais au poste de contrôle de Kita où les policiers m’ont réclamé les pièces de la moto. Je leur ai montré la vignette. Ils m’ont ensuite demandé la carte grise. J’ai été surpris car je n’ai jamais imaginé qu’une moto peut avoir la carte grise » , raconte un autochtone de Kita, résident à Bamako.

Il continue : « ils ont conduit la moto au commissariat. En quittant Bamako, j’avais le plein d’essence. Mais, en embarquant ma moto dans leur véhicule, ils ont versé tout mon carburant. J’ai pu récupérer mon engin grâce à un parent haut placé. Ce dernier leur avait conseillé que ce n’est pas à tout le monde qu’ils doivent s’en prendre ».

Patrouilles hors normes

Dans la ville, les limiers de la Capitale de l’Arachide font pire. Ils procèdent couramment à des rafles dès zéro heure, opérations au cours desquelles ils n’ont que faire du respect des droits de l’Homme. Ils prennent tous ceux qui n’ont pas de carte d’identité, qu’ils soient enfants ou adultes, jusque devant les concessions familiales.

Votre serviteur a eu la malchance de passer la nuit avec un enfant dans la garde-à-vue du commissariat. Selon le garçon, « j’étais en train de prendre le café chez un cafetier à proximité de ma famille. Quand j’ai vu les policiers, j’ai voulu prendre mes jambes à mon cou car je ne possédais aucune pièce. Mais, le vendeur de café m’a dit de rester assis. C’est ainsi qu’ils sont venus me cueillir ». Le jeune n’a recouvré sa liberté que le lendemain aux environs de midi quand ses parents sont venus payer la contravention fixée à 3000 F CFA.

Une personne prise lors des rafles doit seulement, à notre connaissance, passer la nuit dans le « prévenu » et relâchée le lendemain. Mais, à Kita, les personnes prises en rafle passent plus de trois jours au violon alors qu’elles ne sont pas des délinquants.

Le « violon » du commissariat de Kita est un enfer sur terre. Ses « locataires » y sont dans des conditions infra humaines et sont sujets aux effronteries des policiers qui n’ont de loi que la leur. Un inspecteur de police dudit commissariat qui procédait à ma libération a dit ceci : « La loi est comme l’araignée qui ne saisit que les plus faibles ».

Des notabilités de la ville de Kita qui en ont assez de leur police ont encore en mémoire les vives représailles que le commissariat avait subies lors des événements de mars 1991. Un policier devenu handicapé moteur par la suite a été malheureusement brûlé vif dans le saccage de son domicile puisqu’il faisait mal parler de lui. Il est décédé des suites de ses blessures.

Une leçon à méditer normalement.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial, ex-détenu au commissariat de Kita)

 

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MODY NDIAYE, ECONOMISTE FINANCIER, DEPUTE

« La montée de l’or est une bonne nouvelle, mais… »

Mody Ndiaye, économiste, analyste financier, député à l’Assemblée nationale du Mali explique la crise financière qui sévit actuellement, ses implications au Mali et les perspectives.

Les Echos : Qu’est-ce qui explique, selon vous, les crises financières actuelles ? Le Mali doit-il craindre pour son économie ?

Mody Ndiaye : Il y a eu des crises au niveau du système international financier qui se sont aggravées malheureusement ces derniers temps. En réalité, ce sont des marchés qui sont par nature volatiles. Mais cette fois-ci la crise a pris une autre tournure. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous assistons à des bouleversements même aux plans théoriques de certaines approches. Comme vous avez pu le constater, les Etats-Unis, dont le système reflète un peu la configuration du système mondial, a un système en point.

Il y a d’abord eu le problème de la dépréciation du dollar par rapport à l’euro. Le deuxième aspect aujourd’hui, qui était l’aspect le plus inquiétant, est la ré-nationalisation des sociétés américaines. Nous avons assisté à la faillite d’une grande banque d’affaires « Lehmann Brothers » et nous avons vu également ce qui n’était pas du tout une intervention normale, la prise de participation de l’Etat dans une société d’assurances.

Non seulement l’Etat a injecté de l’argent dans cette société qu’est l’AIG. Or, vous le savez certainement, les sociétés d’assurances sont des sociétés qui sont considérées comme des investisseurs institutionnels donc qui ont de la liquidité. Le manque de liquidité des assurances et l’apport de la Fed ont eu pour effet de sauver des emplois, ce qui est important.

Au-delà de la Fed, la Banque d’Angleterre, la Banque de Suisse, la Banque du Canada, la BCE (Banque centrale européenne) et la Banque centrale du Japon se sont mises ensemble pour essayer de trouver de l’argent pour fouetter un peu le système financier. Mais malgré ces propositions déjà, les Américains ont annoncé 170 milliards de dollars à injecter dans le système international. La BCE prévoit de faire 40 milliards d’euros, ils sont en concertation avec d’autres banques.

L’effondrement des actions et autres titres qui sont en placement est dommageable non seulement pour l’économie américaine, mais également pour le système mondial. Donc, la crainte que nous avons, c’est que si cette crise perdurerait non seulement elle affecterait de façon globale les économies et la croissance économique mondiale, mais ça affecterait également les échanges.

Parce qu’au-delà de la dégradation des valeurs financières il y a également un problème au niveau de la cotation des matières premières. Comme vous le savez, le Mali importe du pétrole et exporte l’or. Or, les cours de ces deux produits sont déterminés par ce marché et il y a une relation de cause à effet entre la situation actuelle des valeurs financières au niveau de ces bourses et la valeur de dotation de ces produits de première nécessité.

C’est pourquoi nous avons assisté tout dernièrement, à une augmentation exceptionnelle du cours de l’or qui s’est affiché au niveau de Londres, à plus de 800 dollars l’once. Et en une seule journée, il y a eu une augmentation de 55 dollars l’once. Sur le marché américain à New York il y a eu une augmentation de 88,65 dollars l’once en une journée. Parce que tout simplement, les investisseurs ne croient plus aux valeurs financières. Ils se sont reportés sur l’or et sur les bons du Trésor américain, et les bons du Trésor américain, c’est une bonne chose pour l’Amérique.

Donc de façon globale pour nos économies, du fait du renchérissement du prix de l’or, c’est une bonne chose nouvelle pour nous, sous réserve cependant que le prix du baril continue à baisser et que le dollar ne remonte pas trop pour annuler tous les effets de ce renchérissement du cours de l’or.

Les Echos : D’une manière générale, après l’effondrement du système communiste soviétique, peut-on dire que c’est la fin du capitalisme dans sa version actuelle ?

M. N. : Je ne vais pas parler d’effondrement du système capitaliste parce que tous les modèles qui parviennent un moment à optimiser tous les facteurs de production qui permettent de booster la croissance, renferment en leur sein leur propre force de freinage. Nous avons vu « Trente Glorieuses » de 1940 à 1970. Pendant ces années, tout le monde pensait que le modèle qui était en place était excellent. Mais, avec la crise de 1970-71, nous nous sommes aperçus qu’il fallait changer. A partir des années 1980, il y a eu des innovations financières au-delà donc de la cotation des actions et des obligations, il y a eu des produits dérivés qui faisaient que les marchés financiers étaient en fait régulateurs du système mondial.

Je crois qu’aujourd’hui nous avons atteint un peu les limites de ce modèle. Le modèle doit être corrigé, revisité parce que la crise que nous avons connue, est certes alimentaire, mais a aussi atteint la performance du système financier. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui tranche un peu avec les vertus du capitalisme pur. Une intervention d’un Etat dans une société d’assurances n’est pas chose courante, car les assurances par excellence sont des sociétés qui ont des liquidités et ce sont des investisseurs institutionnels.

Le fait que la banque centrale intervienne également pour mettre de l’argent dans les différentes banques ou prête de l’argent directement comme une banque de dépôt fédérale alors que normalement les opérations doivent se faire entre banques tranche avec toutes les vertus que nous avons aujourd’hui du financement des banques. Tout cela veut dire que de plus en plus nous sommes dans une logique où il faut adapter le modèle à la réalité.

Les Echos : Pour revenir au Mali, la capitalisation boursière est très faible chez nous sinon inexistante. Est-ce qu’on serait dans ce cas affecté par cette crise ?

M. N. : En réalité, nos banques ne seront pas concernées par cette crise parce que tout simplement nos banques se sont concentrées sur leur métier de banquier. Ceci est un élément important. Par contre, l’économie étant un tout, la qualité des échanges commerciaux a un impact sur le financement de ces échanges. Ce qu’il faudrait quand même avoir à l’idée, c’est de suivre l’évolution. Vraiment, nous souhaitons que la crise ne perdure pas pour qu’on retrouve l’espoir d’une croissance de notre pays. Nous pensons quand même qu’il faut être vigilant, les banques doivent être vigilantes.

Les Echos : A quoi devons-nous nous attendre dans les jours à venir ?

M. N. : Je crois que malgré l’option concertée des différentes banques, on assiste aujourd’hui en début de journée (jeudi 18 septembre, Ndlr) à une baisse des valeurs de tête au niveau des bourses. Donc, nous pensons que peut être pour une semaine les choses vont se mettre un peu dans l’ordre et suivre l’évolution à temps réel cette situation qui somme toute est inquiétante. Nous pensons que l’initiative de se concerter des grandes banques centrales du monde pour résoudre le problème permet de circonscrire dans un délai plus raisonnable cette crise.

Mais au-delà de tout ça, ce qui est important c’est que toutes les vertus qu’on avait des marchés finançables doivent être revues avec l’implication des organisations du moins des autorités de Bretton Woods parce que le Fonds monétaire international est là-dessus, mais également il faudrait que nos pays, que ce soit au niveau de l’Union africaine ou de la CEA, puissent participer à la résolution de ce problème en faisant des propositions.

Propos recueillis par

Alexis Kalambry

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DEMOCRATIE EN AFRIQUE

La belle leçon de Thabo Mbeki

Nelson Mandela, Léopold Sédar Senghor, Alpha Oumar Konaré, Abdou Diouf, Thabo Mbeki… Ils sont peu nombreux, mais font la fierté de l’Afrique pour avoir su préserver la paix et la sécurité dans leur pays en ne s’agrippant point au pouvoir.

L’Afrique du Sud, meurtrie par plusieurs années d’apartheid, de violences de toutes sortes et de privations de libertés ne veut plus de dirigeant qui a l’intention de piétiner les libertés acquises de haute lutte, fut-il le président de la République.

C’est le message clair que le pays de Nelson Mandela, le dernier pays du continent à être libre, vient d’adresser au monde entier en particulier à l’Afrique avec la démission de Thabo Mbeki. C’est une bonne et inoubliable leçon de démocratie à l’ensemble de la classe politique africaine.

Thabo Mbeki, accusé d’avoir manipulé et fait pression sur la justice sud-africaine pour barrer la route à son principal rival, Jacob Zuma, s’est vu contraint de rendre le tablier. Qui l’eût cru ? Qu’en Afrique, un président de la République, chef du plus grand parti politique démissionne pour une « simple » affaire de pression sur la justice ! Que non ! C’est que l’Afrique du Sud, libérée de l’apartheid, ne veut point être à l’image des républiques bananières africaines où le président est celui à qui l’on ne doit rien refuser, et auquel on doit tout.

Mais il est regrettable que nombre des dirigeants africains croient encore que le pouvoir est une fin en soi et qu’il faut vaille que vaille le garder jalousement aussi longtemps que possible. N’ayant pas su se retirer du pouvoir de façon élégante, des pays africains continuent de souffrir à cause de l’entêtement de leurs présidents. Il en est ainsi du Kenya, du Zimbabwe ou encore de la Guinée-Conakry.

Le président, arrivé au pouvoir, soit par un coup d’Etat, un tripatouillage de la Constitution ou par la voie des urnes dans le meilleur des cas, ne rêve que d’une chose : s’éterniser au palais présidentiel ou à défaut le « confier » à sa « progéniture » désignée sous le vocable édulcorant de « dauphin ».

Sur ce point, l’exemple du Togo est une belle illustration. Idem pour le Gabon ou encore la Libye où Oumar Bongo Ondimba et le Guide de la Jamahiriya sont soupçonnés de préparer leurs fils à les succéder. Dans ces conditions, la démission de Thabo Mbéki remet sur le tapis la responsabilité de nos dirigeants vis-à-vis de leur peuple.

La décision des 80 membres du comité exécutif de l’ANC est à l’honneur du pays de Madiba. Sachant raison gardée et faisant sien l’adage qui dit que la « politique est l’art du possible », Thabo Mbeki, ne s’est pas opposé à la décision de son parti. Que l’acte de Thabo Mbeki fasse tache d’huile !

Denis Koné

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ACCUSE DE TRAFIC DE PASSEPORT

Nouhoum Kéita de radio Kayrira s’en défend

Notre confrère de la radio Kayira était mardi face à la presse pour l’entretenir sur son interpellation et incarcération suite à une affaire de trafic de son passeport qui aurait servi à des personnes mal intentionnées d’escroquer un opérateur économique indien.

Nouhoum Keita est accusé par la justice d’être complice d’une affaire de vente d’or ( 5 kg) entre un opérateur économique indien et des Maliens, qui s’est tournée en une véritable escroquerie. Nouhoum s’y retrouve parce que la photocopie de son passeport aurait servi de pièce dans la transaction. Toutes choses que réfute notre confrère, surpris d’ailleurs de voir la photocopie de sa pièce d’identité dans cette affaire. Dans son exposé liminaire l’on comprend aisément qu’il s’agit d’un coup fourré de nos services judiciaires et policiers. Nouhoum raconte : « Le vendredi 11 juillet 2008 aux environs de 17 h 30, une connaissance répondant au nom de Mamadou Touré qui se dit commerçant est venu me voir à la radio. Il m’informe qu’un de mes partenaires d’affaires d’origine indienne, nommé Aziz Arambathickal qui serait par ailleurs président de la chambre de commerce Indo malgache à été escroqué par des individus à hauteur de 11 800 000 F CFA. Ce partenaire lui a exhibé la photocopie du passeport censé appartenir à un certain Abdoulaye Sissoko. Ayant vu ma photo qui ne correspondait pas à mon nom, ni à ma filiation, et me connaissant pour avoir été un promotionnaire d’école et ressortissant de la même ville Kéniéba, il a décidé de venir m’informer. Je me suis rendu à l’hôtel pour y rencontrer Aziz. Il a répondu qu’il ne m’a jamais rencontré et que je n’étais pas le nommé Abdoulaye Sissoko qui faisait l’intermédiaire entre lui et un certain Alpha Koné ».  

«  J’ai été une victime et cela a été reconnu par le commissariat du 3 e arrondissement », poursuit Nouhoum qui estime que les services judiciaires et policières veulent cacher quelque chose, mais que la vérité finira par éclater ». Pour l’heure, la police affirme poursuivre les investigations, a déclaré le journaliste qui a indiqué qu’il allait porter plainte. Nouhoum soupçonne l’inspecteur de police ainsi que le juge d’instruction de la commune IV d’être trempés dans cette affaire. Pour sa part, les médias maliens ont promis de s’investir pour que cette affaire soit tirée au clair.

Denis Koné

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RACINE SALL

Un précurseur de la musique « zikiri »

Religieux, chanteur précurseur du « zikiri » dans son genre premier, Racine Sall, 35 ans après son premier album enregistré à Paris, continue de transmettre le message de Dieu dans un style dont il a le secret.

Le « zikiri » est bien apprécié par les Maliens. Beaucoup y voient un côté spirituel. Les chanteurs de « zikiri », à l’image de Mohamed Diaby, font aujourd'hui l'objet de beaucoup de sollicitations à travers les mariages et baptêmes. Des jeunes artistes sont en train de faire carrière dans le domaine.

Mais parler de « zikiri » sans faire allusion au précurseur de ce genre musical, Racine Sall, relèverait d’une grave injustice. Présent sur les antennes de la radio nationale depuis plus de 30 ans, Racine Sall continue de chanter avec l’ardeur de ses 18 ans.

L’homme a placé haut la musique religieuse aux côtés des autres. Grâce à sa voix unique et à son inspiration incommensurable, Racine Sall, depuis 30 ans, fait partie des musiciens maliens à qui la communauté musulmane doit reconnaissance.

Issu d’une famille de religieux, Racine est originaire de Kayes. Il est le fils de Mahamadou et de Houlaye Sow. « A l’époque, c’est son père qui rendait la justice religieuse dans son village, après les juges civiles. Après le décès de son père alors qu’il avait dix ans, Racine a séjourné chez son grand frère, chez qui il a terminé ses études religieuses ».

Très tôt, le jeune embrasse la chanson religieuse sans pourtant que ses parents soient griots ou chanteurs. « La musique m’est venue comme ça. C’est un cadeau de Dieu ».

Considéré comme le précurseur du « zikiri » dans notre pays, Racine Sall a mené plus de 20 ans durant un combat solitaire avant de s’imposer. L'homme doit être aujourd'hui très fier d'avoir cru en l'avenir du « zikiri » et de voir le marché inondé de cassettes de ce genre musical. A ses dires, le « zikiri » demande moins d'instruments. « Mais cela n'affecte en rien la qualité du produit ».

Dans ses chansons, Racine traite le thème de Dieu, le prophète et de temps en temps ceux qui ont aidé à asseoir la religion. En un mot, il conseille et sensibilise sur les bonnes pratiques de la religion musulmane dont il est un des fervent défenseur. « Je ne chante pas les louanges des hommes ».

Autodidacte, Racine Sall fait partie des premiers sinon le premier artiste malien à faire un album. C’était en 1973. Père de 6 enfants, Racine en est aujourd’hui à son 13e album.

Aux jeunes générations, il n’a qu’un seul conseil à la bouche : « Je dis aux jeunes de mesurer la portée de tous ce qu’ils disent dans leurs chansons. S’ils mélangent du coupé-décalé à leur musique, c’est sûr que le message qu’ils veulent faire passer ne passera pas. Ça sera de l’amusement. Je n’accuse pas, mais je conseille ». Avis autorisé d’un devancier !

Amadou Sidibé

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 TOURNOI UEMOA

Les modalités du tirage

C'est ce vendredi après-midi qu'aura lieu à Bamako le tirage au sort des matches de la 2e édition du Tournoi de football de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa), trophée de l’intégration. Jean-Amadou Tigana, ancien international français d'origine malienne, sera l’invité d’honneur.

Selon les modalités du tirage, le Mali, en sa qualité de pays hôte, jouera en ouverture face à un des pays les moins bien placés. Il s'agit soit du Niger ou de la Guinée-Bissau. Et après les autres oppositions seront tirées, une procédure qui ne sera pas du tout compliquée, mais qui, aux dires du chargé de marketing et sponsoring du tournoi, permettra aux mieux placés d'affronter les moins placés du classement Fifa du mois en cours. « C'est le cas du Niger et de la Guinée-Bissau qui pourraient affronter le Mali en ouverture », précise Eric Fabre.

Les 8 pays participants de l'espace Uémoa (Mali, Bénin, Togo, Guinée-Bissau, Sénégal, Côte d'Ivoire, Niger et Burkina) seront repartis entre 2 poules différentes, selon leur classement Fifa.

En poule A on aura le Mali en qualité de pays hôte et en poule B la Côte d'Ivoire (tenant du titre). Il faut rappeler que le match d'ouverture est prévu le 2 novembre et la finale le 9 du même mois au stade Omnisports Modibo Kéita.

Boubacar Diakité Sarr

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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