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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 24 Septembre

 

CHEICK MODIBO DIARRA, PRESIDENT DE MICROSOFT-AFRIQUE

« Rien ne m’interdit de briguer la magistrature suprême »

Dr. Cheick Modibo Diarra parle dans une interview qu’il nous a accordée en marge de l’octroi de 50 ordinateurs au lycée Technique le 19 septembre 2008, de l’excellence à l’école, de ses ambitions politiques et de son frère aîné, le Vérificateur général…

Les Echos : Vous venez d’offrir des ordinateurs au lycée Technique. Est-ce à dire que vous allez vraiment vous investir pour l’excellence à l’école ?

Cheick Modibo Diarra : Je me suis toujours investi pour l’excellence à l’école mais de façon régionale. Cela fait dix ans que je rassemble tous les ans les meilleures filles dans le domaine scientifique de 14 pays de la sous-région. L’an prochain, je vais atteindre le chiffre magique de 500 jeunes filles que j’aurais formées à travers mes camps et qui iront étudier de par le monde. Je vais les rassembler pour les mettre en réseau.

J’ai toujours demandé au ministère de l’Education d’initier un Camp d’excellence national. Au Mali, nous avons un Camp national parce que l’idée a commencé à Bamako qui a abrité le premier camp. L’année d’après nous sommes allés au Sénégal. Nous nous investissons mais dans un champ plus large parce que je suis convaincu du fait qu’un pays africain à lui seul ne peut pas s’en sortir. C’est le genre de problématique où nous ne pouvons pas être une petite île dans un océan de misère. Chaque fois que nous trouvons une solution, nous nous devons de la partager avec nos voisins. C’est dans ce sens que je me suis investi.

Les Echos  :Qu’est-ce que vous pensez du Forum sur l’éducation que notre pays s’apprête à organiser à la fin du mois prochain ?

C. M. D.  : Je pense que c’est une très heureuse initiative. Je demande à tous mes concitoyens quelle que soit leur confession religieuse, quels que soient leur sensibilité politique, leur âge, leur métier, leur niveau d’éducation ; que tout le monde s’implique pour faire du forum un grand succès. Et ce ne sera un grand succès que lorsqu’il sera le premier et le dernier forum sur l’éducation.

Il faut que la solution soit trouvée de façon pérenne afin que les enfants retournent à l’école et que l’école malienne redevienne ce qu’elle était. Je me rappelle quand nous étions dans ces écoles dans les années 1970 et même après notre départ pour la France, nous étions les premiers de nos promotions. On se pose la question comment cette école a pu partir de ce niveau pour arriver au niveau où elle est aujourd’hui.

Les Echos :Des étudiants maliens ont des problèmes d’accès aux bourses étrangères. Vous en tant que responsable de fondation que comptez-vous faire pour améliorer cette situation ?

C. M. D. : Le Malien ayant des difficultés à accéder aux bourses étrangères est un mythe. L’excellence a accès à des bourses partout et à tout moment. Si quelqu’un n’a pas accès à une bourse c’est parce que la personne probablement n’a pas le niveau requis pour avoir accès à cette bourse. Ce ne sont pas les Maliens seulement qui ont cette difficulté, il y a bien d’autres pays parce que leur système d’éducation n’a pas de niveau.

Personne ne veut dépenser des ressources pour des gens qui n’en ont pas le niveau. Il faut que les gens se ressaisissent et qu’ils travaillent. Le monde entier est à la recherche de l’excellence. J’étais dans mon champ ici à Ségou depuis 2 ans, mais qu’est-ce qui a fait que j’ai eu un appel de Bill Gate pour faire de moi le président de Microsoft-Afrique. Quand vous êtes bon dans ce que vous faites ce sont des gens qui viennent vous chercher pour vous donner des bourses et du travail. Il faut être bon dans ce qu’on fait mais il ne s’agit pas d’être juste un moyen.

Les Echos  : Vous n’aidez que les filles dans le domaine des sciences, n’est-ce pas là une discrimination ?

C. M. D.  : Pas du tout. J’ai commencé ce travail avec l’aide de la BCEAO. Aucun Etat n’y participe. Lorsqu’on a des ressources limitées, on essaye de maximiser l’impact de ses ressources. Selon les statistiques, lorsqu’une femme a 5 enfants et que cette femme a un niveau maîtrise par exemple, 80 % de ses enfants, c'est-à-dire 4 sur 5 vont atteindre le même niveau d’éducation. Et l’on a regardé les statistiques, il n’y avait aucune corrélation entre le niveau d’éducation des enfants et celui du père. Mais il y a une corrélation très forte entre le niveau de l’éducation des enfants et de la mère. Puisque je n’ai pas beaucoup de ressources, je me suis dit qu’il faut commencer avec les filles. Le jour où j’aurais des ressources suffisantes à ce moment-là j’impliquerai les garçons.

Les Echos  :Avez-vous des ambitions politiques ?

C. M. D.  : J’ai toujours fait de la politique. Au sens étymologique du mot, politique veut dire résoudre les problèmes de la cité. Elle ne signifie pas aller faire des discours, courir de gauche à droite. Je pense que j’ai toujours participé à la résolution des problèmes de la cité et continuerai à résoudre autant de problèmes que je pourrais.

Maintenant, si vous voulez parler de la politique politicienne pourquoi pas ? J’ai plus de 35 ans, je peux participer à toutes les élections. Donc, rien ne m’interdit de briguer la magistrature suprême de mon pays. Je ne vois pas d’ailleurs pourquoi vous me posez la question, est-ce que quelqu’un vous a dit qu’il avait l’intention de voter pour moi.

Les Echos  :Aidez-vous votre frère le Vérificateur général ?

C. M. D.  : Mon frère aîné Sidi Sosso a 6 ans de plus que moi. Quand j’étais à l’école, c’est lui qui contrôlait mes devoirs, me donnait des corrections lorsque j’en avais besoin et félicitait lorsqu’il le fallait. Je n’ai pas de conseils à lui donner. C’est quelqu’un de très honnête, transparent et qui aime beaucoup son pays. Je suis sûr qu’il ne ménagera aucun effort pour mener à bien son travail.

D’ailleurs, toute sa vie, tout ce qu’on lui a confié il l’a mené à bien et je suis sûr qu’il va continuer sur cette voie. Pour nous autres jeunes frères de la famille, c’est lui l’exemple que nous suivons. Si vous voyez la ténacité avec laquelle nous travaillons c’est simplement parce que nous nous inspirons de lui.

Propos recueillis par

Mohamed Daou

 

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MALI

Des géants de l’économie se font hara-kiri

Ou comment des employés sans scrupule tuent les sociétés d’Etat du Mali avec la complicité de patrons qui n’ont aucune notion du bien collectif…

Un ami de longue date, en l’occurrence Lacine Diawara que je ne peux soupçonner d’exagération, a entrepris, il y a deux mois, des démarches pour un branchement de son domicile au réseau d’Energie du Mali. Simple formalité croyait-il, car, solvable, il ferait un bon client pour l’entreprise publique. Sauf que M. Diawara avait oublié que l’autre appellation d’EDM, « Energie du Mal » est devenue quasiment « Energie du Malheur » et ce sera bientôt « Energie des Ténèbres ».

Malgré toutes les démarches, le paiement des droits et autres tracasseries, deux mois plus tard donc, il n’a toujours pas de jus. Pourquoi ? Parce que tout simplement, ceux qui sont chargés de faire le branchement veulent « quelque chose », c’est-à-dire, ils exigent un bakchich, du « sourafen » pour faire leur travail. Vous avez bien lu, les techniciens d’Energie du Mali veulent des pots-de-vin pour faire leur travail. Incroyable, dirait une personne normale. Sauf qu’il n’y a rien d’incroyable dans cette histoire.

A Energie du Mali, la culture de la prévarication fait partie des mœurs depuis au moins 30 ans. En fait, selon un retraité de la boîte, ce qui est devenu EDM n’a fonctionné normalement que de 1960 à 1968, sous Modibo Kéita. Depuis lors, « même le plus petit planton connaît en détails la culture de la corruption et du favoritisme » qui s’y est installé. « Il n’y a pas un boss de la boîte qui l’ignore », ajoute-t-il dans un élan d’écœurement. « Tu peux compter le nombre de Mercedes et les cadres qui vont en vacances aux USA, c’est une indication de l’ampleur du Mal. Et, en outre, l’Etat les subventionne… Quelle honte ! »

Voilà comment, par la corruption quotidienne, le refus de faire le travail pour lequel on est payé, les employés des sociétés d’Etat et ceux de l’administration publique tuent l’économie nationale. Cela m’emmène à apporter mon grain de sel au débat qui a lieu sur la guerre qui oppose Sotelma-Malitel à Orange, ancien Ikatel.

Des âmes charitables essaient de nous convaincre que le gouvernement malien, par manque de patriotisme, a laissé tomber la Sotelma et favorise la société française Orange qui pille les ressources financières du pays, expédie l’argent au Sénégal et en France. On parle de discrimination systématique dans les traitements salariaux entre employés maliens d’une part et sénégalais ou français d’autre part. Je ne voudrais pas entrer dans cette polémique puisque je ne maîtrise pas le dossier des ressources humaines. Je veux simplement souligner une chose : la Sotelma est la seule et unique responsable de ses malheurs.

Quand elle disposait du monopole sur la téléphonie, qui ne se souvient, dans ce pays, de la galère des Maliens. La Sotelma était une entreprise mal dirigée, arrogante, indolente, incapable de se hisser au niveau de ses sœurs de la sous-région. Je me souviens, avec douleur, de ce jour de 1991, quand je suis allé au guichet Sotelma pour le paiement d’une facture de téléphone. Après deux heures d’attente en file, la caissière, une horrifiante masse de chair à la mine renfrognée, sans une trace de sourire, arrogante et bête, nous avait fermé le guichet au nez, sans explication, sans excuses.

Elle ne reviendra qu’une heure après, pour prendre 4 clients et s’en aller définitivement. A la Sotelma de l’époque, les clients qui paient les salaires des employés étaient traités comme des moins que rien. Une simple demande pour une ligne fixe relevait du parcours du combattant et il fallait payer des « encouragements » à des techniciens corrompus et paresseux pour obtenir sa ligne. Je me demande en plus, si un seul Malien a oublié ce que Malitel a imposé à ses clients, quand elle était seule sur le marché. Souvenez-vous seulement à combien la puce était vendue.

Pratiques suicidaires

Si Orange écrase définitivement Malitel et s’impose à la Sotelma dans la téléphonie fixe, ce ne sera que le triomphe de la gestion et du marketing modernes sur l’incompétence, l’insouciance et le manque de respect pour les clients. Orange-Mali a été pilotée par la Sonatel du Sénégal. Il suffit de se renseigner sur le PDG de la Sonatel, Cheikh Tidiane Mbaye (que j’ai connu à Dakar en 1991), pour comprendre le fossé qui sépare ces deux mondes. Le Mali est plus peuplé et plus vaste que le Sénégal. Cependant, faites une simple comparaison entre le chiffre d’affaires de la Sonatel et celui de la Sotelma et vous prendrez la mesure du fossé qui sépare ces deux mondes. Cheikh Tidiane Mbaye, dès sa nomination, a donné le ton en propulsant sa compagnie dans le 21e siècle.

Pendant ce temps, fière et arrogante de sa position monopolistique, la Sotelma s’enfonçait dans la médiocrité et l’immobilisme. Le monde a changé. Ni la Sotelma ni Malitel ne se retrouveront en position de monopole. Les dirigeants ont le choix : soit ils s’adaptent aux lois du marché libre, soit ils disparaissent. Au passage, j’aimerais dire aux persifleurs que je ne connais personne qui travaille à Orange-Mali et je n’ai jamais eu, directement ou indirectement, des intérêts dans ces deux sociétés. Je n’ai jamais touché à des pots-de-vin, de toute ma vie.

Il faut que les Maliens comprennent que le monde n’arrêtera pas d’évoluer. Que les comportements suicidaires se paient un jour ou l’autre. Même le gouvernement du Mali qui a tant besoin d’argent est victime des concussionnaires, dans l’indifférence générale et le sentiment que l’impunité est la norme nationale. Je vous donne un exemple vécu qui donne l’ampleur du cancer qui gangrène l’économie nationale. Un boutiquier de Kalaban, Abdoulaye Kassambara, s’est rendu un matin au centre des impôts de la Commune V pour s’acquitter des droits relatifs à son commerce.

Avec ses papiers et l’argent, il s’est présenté à la caisse. Vous ne pouvez pas imaginer que cela se passe dans un pays normal : la caissière a refusé d’encaisser l’argent tant qu’Abdoulaye Kassambara ne lui remettra pas un bakchich de 10 000 F CFA. Elle a même refusé de prendre… les 5000 francs que le boutiquier lui tendait. Abdoulaye est allé se plaindre chez le patron de la dame qui lui a répondu, tenez-vous bien : « Je vais lui parler, je pense qu’avec les 5000 F CFA, elle va accepter ! »

Et M. Kassambara de m’expliquer que cette pratique est généralisée à tous les centres des impôts de Bamako. Il est rentré chez lui, et trois mois, plus tard, il n’avait toujours rien payé. Zéro ! Pensez-y une minute : des fonctionnaires des impôts qui refusent d’encaisser des paiements tant qu’ils ne reçoivent pas leur part de corruption ! Dans quel pays au monde peut-on se permettre une telle effronterie sans se faire congédier avec un coup de pied bien senti au c… ?

J’ai envoyé une lettre au ministre des Finances Abou-Bakar Traoré en lui donnant tous les détails de l’histoire, en lui donnant même les noms des agents du centre d’impôt impliqués. Je n’ai jamais eu de suite. Je suis convaincu que quelqu’un a décidé que le ministre ne lira jamais la lettre. Même s’il l’avait reçue, il n’aurait pas agi parce que la petite dame presque illettrée malgré son diplôme de l’IUG est l’épouse d’un gros bonnet. Et patatras ! Pauvre Mali !

Il ne faut pas aller au FMI ou à la Banque mondiale pour diagnostiquer et comprendre les malheurs du Mali. Les malheurs du Mali, ce sont ces agents de l’administration, des sociétés publiques ou parapubliques qui ont décidé que le pays ne vaut pas de la m…, que leurs poches sont plus larges que celles de l’Etat. Ils le font en plein jour, avec l’assurance de l’immunité. Voilà comment on tue le pays à petit feu.

Voilà pourquoi on est obligé de faire des courbettes jour et nuit aux bailleurs de fonds pour dégoter quelques milliards. Voilà pourquoi, avec cette culture, le pays n’avancera jamais. Voilà pourquoi, des malades meurent dans des hôpitaux sales et sous-équipés. Voilà pourquoi, pendant l’écriture de cette chronique, une femme est déjà morte en tentant de donner la vie, quelque part dans la « brousse » parce que la charrette n’avançait pas vite et le mari trop pauvre.

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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ADRESSE D’ATT A LA NATION

En attendant les solutions

Sacrifiant à la tradition, le président ATT s’est adressé à la nation. Il a évoqué nos problèmes.

ATT connaît nos problèmes, ce qui, en soi, est déjà rassurant. En effet, lors de son adresse à la nation, à défaut de donner des assurances, il a compati.

«  J’ai pu mesurer, encore cette année, la portée de votre engagement patriotique et citoyen dans la gestion des crises multiformes que notre pays, à l’image d’autres, affronte depuis plusieurs années. J’ai eu, en d’autres occasions, à insister sur les efforts remarquables de l’Etat et les mesures hardies prises par le gouvernement pour atténuer l’impact des difficultés sur nos populations. Aujourd’hui, je voudrais surtout rendre hommage à chaque Malienne, à chaque Malien pour la sérénité et le courage affichés face aux épreuves » .

Ceux qui pensaient que ATT est allergique à l’opposition et à ses « critiques » (qu’on voudrait voir ou entendre du reste), doivent changer d’opinion. Il a salué «  le sens de responsabilité des organisations syndicales » , « les critiques constructives de l’opposition ».

La Commission Daba pour la relecture de nos textes, n’a pas pour but d’octroyer un 3e mandat, mais de revoir le mode de scrutin, les moyens de booster le taux de participation aux élections et le statut de l’opposition. Avec le laïus sur « l’Initiative riz », ces deux points sont ceux nouveaux par rapport à 2007.

A. Kalambry

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TALENTS D’OR

Substitutions dangereuses

La veille de la fête anniversaire de l’accession du Mali à la souveraineté internationale, une festivité, organisée par une société privée, a ravi la vedette à tous les événements officiels.

C’est le lieu de le dire : il y a eu un dangereux amalgame entre la fête de l’indépendance et le Programme de développement économique et social (PDES), orchestré, entre autres, par le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Eau, Ahmed Sow, qui semble oublier que l’indépendance est antérieure à tout cela ? Que cherchaient-ils, lui et la pléiade de ministres présents à cette cérémonie, voulant mélanger les serviettes et les torchons ?

Il est vrai que les termes sont galvaudés au Mali, mais « intellectuel » est encore un mot bien connu. Cet événement qui a été retransmis en direct à la télé au moment où les citoyens s’attendaient à des documentaires, rétrospectives ou autres débats sur les acquis de l’indépendance ou d’ATT, a indigné plus d’un. Et Ahmed Sow, plus que les autres dans la mesure où on ne s’expliquait ni le fait qu’il était envahissant ni sa propension à faire du PDES sa « chose ».

Les organisateurs de l’événement auraient contacté l’ex-couple présidentiel, Alpha Oumar et Adame Ba Konaré. Selon nos sources, le couple d’intellectuel aurait courtoisement mais fermement refusé la proposition de se voir décerner un prix. Malgré tout, leurs noms sont sortis.

L’ORTM également ne devrait pas se montrer si complaisant et ouvrir l’antenne de la sorte à un privé même contre espèces sonnantes et trébuchantes ? En tout cas, pas à cette occasion de fête anniversaire.

Alexis Kalambry

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POUR REFUS DE CULTIVER LE COTON

La CMDT menace des producteurs à Kita

Tous les cultivateurs qui ont pris les intrants dans les régions cotonnières de Kita sans réaliser des champs de coton font présentement l’objet de menaces de poursuites judiciaires de la part de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT).

Pour les paysans de Kita le coton est devenu un porte-malheur. Ils se sont rétractés cette année face à cette culture de rente. Ayant fait le constat de la démission des paysans, les autorités de la CMDT avaient organisé une campagne de sensibilisation et encouragé les cotonculteurs en leur facilitant l’accès aux intrants. Malgré ces efforts, les paysans sont retournés aux cultures vivrières.

Selon nos sources, cet état de fait a beaucoup affligé les autorités de la Compagnie qui ont saisi la justice aux fins de poursuivre tous les producteurs qui ont pris les intrants dans les régions cotonnières de Kita sans réaliser de champ de coton.

Un maire de la zone cotonnière de Kita affirme que des huissiers commis par la CMDT auraient déjà commencé à intimider les paysans redevables. « Cette situation joue beaucoup sur la confiance entre les paysans et l’Etat », juge-t-il.

Selon notre interlocuteur, les raisons qui font que les paysans se sont rétractés pour la culture du coton sont nombreuses. Mais il précise que le retard dans le paiement de l’argent du coton est l’une des raisons fondamentales.

« Ils sont aujourd’hui des laissés-pour-compte à la merci de la CMDT. Je déplore la situation mais je ne peux rien faire. Je préfère qu’on échelonne les crédits des intrants sur plusieurs années » , dit le maire.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial)

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  CRISE FINANCIERE

La mairie de Kita licencie 28 agents

Depuis un certain temps, la mairie de la Commune urbaine de Kita rencontre de graves difficultés financières. Pour faire face à cette crise, la mairie vient de licencier 28 agents.

La crise financière qui prévaut présentement à la mairie de la Commune urbaine de Kita découle essentiellement des exonérations accordées à des usines et entreprises (Huicoma, Transrail, Agroma-SA) implantées dans la ville et aux difficultés liées au partage de la patente de la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT) entre la mairie et les communes rurales de Kita-Nord et de Boudefo-Breniba.

Le non-paiement des impôts et taxes, la non-rentabilité du marché et la cherté de la vie ont également placé la mairie dans une situation économique très critique d’où de nombreux retards enregistrés dans le paiement des salaires du personnel.

Selon une source proche de la mairie, le conseil communal a, dans sa recherche de solution, décidé de licencier 28 agents contractuels. Mais, cette décision serait longtemps restée dans les tiroirs.

La même source ajoute que c’est après l’obtention d’un titre foncier de l’Etat morcelé en 115 parcelles et de l’argent liquide pour payer les arriérés des 28 agents concernés que la décision est rentrée en vigueur.

La mairie de Kita ne compte plus que 44 agents.

Sidiki Doumbia

(envoyé spécial)

 

Koulouba en prend pour son grade

Selon certaines sources, Koulouba aurait financé 2000 copies du livre d’Abdoulaye Sékou Sow. Selon des propos qu’il aurait tenus lui-même à des proches, il aurait dit à ATT, pour le convaincre de financer le livre, que c’est pour solder ses comptes avec l’Adéma. Celui-ci découvrira dans l’ouvrage qu’il n’est pas épargné non plus !

 

Comptes depuis 2002 ?

A la lecture du livre d’Abdoulaye Sékou Sow, l’on se demande, au vu de son acharnement sur l’Adéma, s’il est étranger au fait qu’en 2002, le parti dominant jusque-là a été sérieusement amputé, d’abord lors de la validation des listes et ensuite, pour citer Dioncounda Traoré, lors du « 3e tour ». Abdoulaye Sékou Sow était membre de la Cour constitutionnelle… L’Adema a au bout du compte vu invalider une soixantaine de ses candidats à la députation. Aurait-il été nommé conseiller pour un tel service ?

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

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Droit et pratique du droit au Mali

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Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

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