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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 23 Septembre

 

LOGEMENTS SOCIAUX

Les maisons « fermées » et les villas cossues

Le programme de construction de logements sociaux d’ATT avait pour but de permettre aux revenus moyens d’avoir accès à un chez soi à moindre coût. Mais, visiblement, tous les bénéficiaires n’étaient pas méritants. Tempête en vue sur les maisons « fermées » et les logements transformés en « villas cossues ».

La commission d’attribution des logements sociaux, le ministère du Logement et des Affaires foncières sont dans l’embarras : de plus en plus de bénéficiaires de logements sociaux cassent tout simplement les piètres maisons et à leur place, érigent des villas cossues, qui n’ont rien à voir ni avec l’esprit ni l’environnement.

Les logements sociaux avaient pour but de permettre aux revenus moyens d’avoir accès à des maisons payables sur 25 ans. Mais, depuis le début du programme, des voix se sont élevées pour dénoncer le système d’attribution et crier au clientélisme. Les faits sont en train de leur donner raison car, de plus en plus, certains cassent leurs maisons pour ériger des villas cossues qui n’ont rien de « social ».

La commission nationale d’attribution vient de commettre un huissier pour recenser tous ceux qui ont fait des travaux colossaux sur leur maison. « Nous aurions compris des travaux pour rendre commode son environnement », affirme-t-on à l’OMH. L’huissier n’a pas fini son travail sur les sites des 1008 logements, les 501, les 320 logements et les 1325, mais « les premiers résultats sont effarants », affirme-t-on au département du Logement.

Selon des responsables du département, après le travail de l’huissier, la commission « pourra porter plainte contre ses bénéficiaires ». A ce jour, avant même la fin du recensement, il y a déjà « plus de 100 villas cossues sur les sites ».

« En plus, le département réfléchit sur l’élaboration d’un cahier de charges des logements sociaux. Ce cahier de charges qui aurait dû voir le jour avant l’attribution permettra désormais d’éviter des situations embarrassantes du genre » , affirme notre interlocuteur au département.

Mais, au-delà, le département mettra, au moment du procès, sur la table « le cas des maisons encore fermées ». « Il existe encore des maisons fermées sur tous les sites, ce qui signifie qu’elles ont été données à des personnes qui n’étaient visiblement pas dans le besoin ».

Après les attributions illégales retirées, le non-payement en procès, voici désormais les cas des maisons fermées et des logements sociaux transformés en villas sociales. Les ATT-bougou ne finiront pas d’être un casse-tête !

Alexis Kalambry

 

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LOGEMENTS SOCIAUX

Ce que le Végal avait dit

Visiblement, entre son élaboration et sa diffusion, le rapport du bureau du Vérificateur général a connu beaucoup de « corrections ».

ATT a fait 3500 logements en quatre vagues. Une commission d’attribution des logements sociaux a été mise sur pied. Les membres de la commission ne sont régis par aucune loi. Il leur est seulement demandé de travailler en « leur âme et conscience ».

Selon les statistiques du ministère, pour 3500 logements, il y a eu 21 099 demandes, soit 7 postulants par maison. Selon les vérifications du bureau du Vérificateur général, sur 3152 logements attribués, 2074 avaient formulé une demande. Parmi ceux qui avaient formulé une demande, 979 ne respectaient pas les critères d’attribution. Deux logements sur trois ont été attribués au mépris des critères !

Sur les 140 millions d’impayés, les salariés doivent plus de 50 millions F CFA, les non salariés plus de 70 et les Maliens de l’extérieur, près de 20 millions de F CFA. Après bien des constats accablants, le Végal a demandé aux membres de la commission « l’impartialité et l’exécution correcte des missions qui leur sont assignées ».

Le Végal a également souhaité l’utilisation correcte des informations issues du logiciel élaboré pour ce travail ; l’élargissement des champs d’information du logiciel et surtout « la relecture des textes pour prévoir des sanctions ou des poursuites en cas de défaillance des membres de la commission ».

Le Végal a donc demandé que les critères d’éligibilité des cas sociaux soit « clarifié » ; que les échéances de paiement soient respectées, mais surtout « respecter les principes généraux du droit quant à la force que revêtent les actes dressés devant notaire et revêtus de la formule exécutoire ».

Alexis Kalambry

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BOUGOUBA

La Cour suprême fait justice contre la spéculation

En vue de remettre ses membres dans leurs droits, le Collectif des propriétaires de parcelles d’habitation de Bougouba a organisé le samedi dernier un point de presse au Foyer des jeunes de Quinzambougou.

En organisant une conférence de presse le 20 septembre 2008, le Collectif des propriétaires de parcelles des 25 ha de Bougouba voulait tout d’abord informer l’opinion nationale sur le contenu de l’affaire qui l’oppose à des particuliers de Bamako. Les mêmes parcelles ( 25 ha) ont été attribuées à des commerçants alors que les membres du Collectif sont les victimes du recasement de 1996 de la Commune II du district. Ils réclament donc justice.

Le Collectif des propriétaires de parcelles d’habitation de Bougouba (COPPHAB) n’est pas content et il a tenu à le dire. En raison des travaux de lotissement dans le district de Bamako, précisément en Commune II, 700 familles touchées par l’opération avaient reçu des lots à usage d’habitation à Bougouba. Mais chemin faisant de « gros poissons » de Bamako se sont joints à la partie pour déranger la bonne marche de l’opération. De ce fait, le COPPHAB, mis en place depuis 1996, s’est battu pour être dans ses droits.

Les faits remontent à 1996. Cette année-là des familles des quartiers de la Commune II ont été victimes des activités de lotissement entreprises par la mairie et le haut-commissariat du district - actuel gouvernorat. Mais là où le bât blesse, selon le conférencier Amadou Sacko, c’est que les 25 ha attribués au Collectif ont été réattribués à des particuliers (commerçants) de Bamako par la mairie de la Commune II.

Le président du COPPHAB a expliqué que les parcelles de Bougouba, objet de querelle, sont de trois ordres : des titres fonciers payés non cédés, des titres non payés non cédés et des titres non payés. Pour ne pas aggraver la tension déjà vive, le Collectif souhaite disposer de ses parcelles sans autre considération. Chaque membre du Collectif possède son permis d’occuper et a payé la somme de 458 000 F CFA pour le recasement au Trésor et à la mairie de la Commune.

Suite à des faits qui sont de nature à entacher le processus normal d’attribution, le Collectif a porté l’affaire devant la Cour suprême afin que justice soit faite. Cette institution a trouvé que les attributions faites par le haut-commissaire du district, à l’époque le colonel Ismaïla Cissé sur les mêmes parcelles en juin et septembre 2003 constituent un abus de pouvoir et une illégalité qui méritent d’être sanctionnés.

A cause du fait que depuis février 2003 les mêmes 25 ha querellés étaient sortis du patrimoine de l’Etat, la Cour suprême a donné raison au Collectif en  annulant le jugement n°79 du 22 juin 2005 du Tribunal administratif de Bamako et les décisions n°05 du 6 juin 2001 et n°07 du 7 juin 2002 du directeur national des domaines et du cadastre. Aussi elle a annulé les arrêts n°12, n°30 des 2 et 23 juin 2003 et n°74 du 5 septembre 2003 du haut-commissaire du district en leurs dispositions relatives aux parcelles situées à Bougouba.

Pour couper court à toutes les polémiques, cette haute juridiction a ordonné la restitution de la consignation en mettant les dépens à la charge du Trésor public. Après cet exposé du président Amadou Sacko du COPPHAB à la presse, les questions ont concerné l’identité des commerçants impliqués dans l’achat des lots à Bougouba et les reçus des sommes payées par le Collectif.

Il a accepté de donner les noms de trois commerçants. Il s’agit d’Abdoulaye Ba, Moussa Fofana, Abdoul Aziz Yatassaye. Cependant, il a exhibé plusieurs quittances. Les victimes des travaux de lotissement de la Commune II souhaitent la fin définitive de ce litige afin que ses membres puissent entreprendre la mise en valeur de leur lot.

Assitan Haïdara

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HARCELEMENT POLICIER

Un journaliste des Echos détenu arbitrairement à Kita

Le samedi 20 septembre, un journaliste du journal Les Echos, Sidiki Doumbia, en mission à Kita, a été arrêté et emprisonné par la police de Kita. Le seul tort du journaliste est d’avoir été vu en possession d’un appareil photo. Malgré ses dénégations et ses vérifications, le journaliste sera déshabillé et jeté dans le prévenu. Il y passera la nuit et toute la journée du lendemain.

En fait, dans le véhicule de transport en commun qui le ramenait, les policiers qui vérifiaient les cartes d’identité des passagers et prenaient de l’argent avec ceux qui n’avaient pas de pièce (sans reçu en contrepartie), n’ont pas supporté d’avoir un journaliste comme témoin.

Le journal Les Echos entend protester contre cette violation et ce harcèlement et assure les autorités qu’il n’en restera pas là.

La rédaction

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URGENCE MEDICALE EN COMMUNE IV

Les mésaventures d’une parturiente

Ce mardi 16, la dame A. A. et son mari ont connu les pires cauchemars. Il n’y avait pas moyen de faire une échographie en des heures avancées à Bamako, du moins pas en Commune IV.

Abdou A. attendait dans sa famille un heureux événement. Son épouse était en travail. Le mardi 16 septembre, il a été réveillé par son épouse qui sentait les premières contractions de son bébé. Il transporta d’urgence sa femme à l’hôpital Gavardo, le nouvel hôpital bamakois à Sébénicoro, en Commune IV. Il était une heure du matin. Là, après trente minutes, la sage-femme de garde décèlera des complications et demandera à Abdou d’aller faire une échographie. Et c’est là que débuteront ses malheurs.

« Dans un premier temps, on me fit savoir qu’il y a à Lafiabougou un centre d’analyse, Eureka. Je m’y rendis vers 2 heures du matin. Le technicien qui était de garde, donc qui devait passer la nuit, était déjà parti. Le gardien m’a demandé si j’ai du crédit dans mon téléphone, mais, nous l’avons appelé sans succès » .

En désespoir de cause, il conduisit son épouse au Centre de santé de référence de Lafiabougou. Là encore, pas de technicien, mais encore une fois, on le dirigea vers la Mutuelle de santé, toujours à Lafiabougou, en l’assurant qu’elle est ouverte 24h/24.

« C’était comme à Eureka, le technicien qui devait passer la nuit était rentré. J’avais du crédit, mais il ne décrochait pas » . M. Abdou, en désespoir de cause, jettera son dévolu sur le CHU Gabriel Touré. Il n’était pour autant pas au bout de ses peines, car à Gabriel Touré… il n’y avait pas de technicien. Il était rentré.

« Je me suis promené de la Commune IV à Gabriel Touré ce jour de 2 heures à 4 heures du matin, sans pouvoir faire une échographie, avec une femme qui souffrait et aucune compassion des services de santé » .

A. Kalambry

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  CAN/MONDIAL-2010

Mali-Tchad programmé à 13 h, Malifoot s’entête

Le comité exécutif de Malifoot a saisi la Fifa pour qu’elle revoie l’heure des rencontres de la dernière journée des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010, y compris (Mali-Tchad) fixée à 13 h GMT.

Les responsables du football malien, arguments à l’appui, souhaitent faire jouer les Aigles à 18 h GMT contre le Tchad, le 11 octobre prochain au stade du 26-Mars.

Le chargé des compétitions internationales, Moussa Kanouté, joint au téléphone indique qu’ils ont déjà saisi la Fifa pour qu’elle revienne sur sa décision de programmer la rencontre Mali-Tchad comptant pour la 6e et dernière journée des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010, à 13 h GMT.

« On a envoyé un courrier à la Fifa et nous attendons la réponse » , précise Moussa Kanouté, qui ne souhaite aucunement voir les Aigles jouer à cette heure. « C’est bon de préserver l’éthique sportif, mais dans certaines conditions », soutient le chargé des compétitions internationales de Malifoot.

Dans le courrier adressé à l’institution de Blatter, le plaidoyer portera surtout sur le temps qui fera dans la capitale et son impact sur la santé des joueurs. « Nous avons précisé qu’il est difficile de jouer à 13 heures », ajoute M. Kanouté.

Pour les observateurs avertis, qui pourraient lier la décision de l’instance internationale du football mondial à un problème d’éclairage dans certains stades du continent, un autre responsable du football malien, en guise de réplique, juge anormal que des pays payent les frais des autres. « On ne peut pas sanctionner un pays au détriment d’un autre sur cette base », fustige notre interlocuteur.

En attendant la réponse de la Fifa, le comité exécutif de Malifoot par l’intermédiaire de son chargé des compétitions internationales, entend « défendre son argumentaire à tout prix ».

Affaire à suivre !

Boubacar Diakité Sarr

 

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