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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 19 Septembre

 

TEXTES DE LA POLICE NATIONALE

Les nouveaux inspecteurs crient à la violation

Les nouveaux inspecteurs de police s’insurgent aujourd’hui contre le statut qui leur a été accordé.

Au Mali, selon le témoignage de nombreux porteurs d’uniforme, une incohérence persiste dans les différents textes du corps de la police et qui tarde à être corrigée par le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile conscient des préjudices engendrés. La dernière promotion d’inspecteurs de police dénonce ce qu’elle appelle une violation des textes.

« Dans la police, le statut d’officier commence avec les commissaires qui sont supérieurs à un lieutenant de l’armée. Ce dernier étant un officier plein » , fait remarquer un inspecteur stagiaire qui révèle que dans les autres pays de la sous-région, le grade d’inspecteur de police, vu son inadaptation, est longtemps rayé des textes pour être remplacé par le grade d’officier de police.

En réalité, un inspecteur de police est, selon une source proche de la police, l’équivalent d’un sortant de l’Ecole militaire inter-armes (Emia) considéré comme un officier. Selon un inspecteur de police, les autorités, comme si elles se reprochent quelque chose, donnent aux inspecteurs en mission à l’étranger une barrette de lieutenant de l’armée. Mais une fois de retour au pays, ces derniers sont obligés de restituer ces galons, d’où la colère de certains inspecteurs.

« Nos commissaires portent présentement une barrette de lieutenant de l’armée, mais lorsqu’ils sont en mission à l’étranger, on leur remet un galon de commissaire, mais pourquoi tout ce bricolage ? » , s’interrogent des inspecteurs qui, il faut le rappeler, sont recrutés sur la base d’un bac + 2. Ils subissent une formation de 18 mois et un stage de 12 mois en tant qu’élèves inspecteurs.

Discrimination

Cette incohérence dans les faits provoque souvent des tiraillements, voire des scènes de jalousie entre l’armée et la police. Par exemple les inspecteurs de police refusent de concevoir qu’un lieutenant de l’armée exige qu’ils lui rendent les honneurs. Les deux grades, aux yeux des policiers, se valent. Il faut aussi noter qu’un sortant de l’Emia est titulaire d’un diplôme de 2 ans après le bac plus 3 ans de formation militaire. Il sort avec le grade de sous-lieutenant.

Une source proche du ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile nous apprend qu’une réflexion est en train d’être menée sur un projet de statut des fonctionnaires de la police régi par la loi n°02-056 du 16 décembre 2002. Cette loi, ajoute notre source, dès les premières années de son application a révélé des insuffisances dans certains cas, de graves lacunes préjudiciables à une gestion équitable de la carrière des fonctionnaires de police.

Considérés comme la cheville ouvrière de la police car conduisant toutes les opérations sur le terrain, les inspecteurs se disent les laissés pour compte d’un corps qui pourtant semble être dans une phase de « renouveau », depuis l’arrivée aux commandes de l’actuel contrôleur général Niamé Kéita. Un renouveau qui risque d’être confronté aux entraves qui peuvent être évitées par un simple réaménagement des textes ne serait-ce que pour une conformité avec les pays de l’espace Cédéao.

Amadou Waïgalo

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INFO-FLASH

Ouatagouna : l’Amader dans le noir

L’électrification de la Commune de Ouatagouna dans le cercle d’Ansongo (1500 km au nord de Bamako) ressemble à un éléphant blanc. Six mois après les installations sur les principales rues et dans certaines familles, point de lumière. Et pour cause : pour une capacité de 115 abonnements, seules 14 familles ont pu tirer les lignes qui ne peuvent pas supporter le coût du carburant et l’entretien du matériel.

Ansongo : le Prodeca à la peine

Le Programme de développement du cercle d’Ansongo, dans son volet aménagement de la plaine rizicole de Outagouna n’arrive pas à satisfaire les populations de cette localité. Les travaux d’aménagement confiés à l’entreprise OTER sont arrêtés depuis quelques mois. Malgré la construction d’une digue de plus de 10 km en terre battue, seule une infime partie de la plaine, qui s’étend sur plus de 100 ha, a été aménagée. Les ouvrages au niveau des vannes sont mal faits et ne sont plus fonctionnels.

Gao (1) : tout est cher

Gao, qui était jadis une ville où la vie coûtait moins cher et faisait le bonheur des voyageurs qui n’hésitaient pas à s’y approvisionner en lait, dattes, sucre et autres denrées, a perdu son lustre d’antan. Tout est cher et même plus cher qu’à Bamako. Le kilo de la viande, qui coûtait jusqu’à une date récente moins de 1200 F CFA, est aujourd’hui cédé à 1800 F, la date a grimpé de 750 F le kilo à 1750 F, le lait Laada a atteint 1500 F contre 1100 F il y a quelques mois, le riz et le mil coûtent respectivement 400 F et 245 F le kilo. Selon nos sources, cette flambée des prix s’explique par l’insécurité qui règne le long de la frontière algérienne.

Gao (2) : panique au quartier Château

Le dimanche 14 septembre dernier aux environs de 18 h, les habitants du quartier Château de Gao ont rompu le jeûne dans une panique totale. Des bandits ou rebelles ont tenté d’enlever un véhicule de l’Agence de développement intégré du Nord (Adin). Selon des témoins, le gardien qui s’est opposé aux assaillants en minorité serait blessé. Quant aux bandits, après leur échec, ont pris la clef des champs à bord d’une 4x4 peu avant l’arrivée des forces armées sur les lieux.

RN 17 : la route de tous les espoirs

A la différence des beaucoup de nos routes nationales, notamment celles de Ségou-Bamako, Sévaré-Gao, Bougouni-Sikasso où pour passer il faut choisir son trou, la route nationale 17 reliant Gao à Niamey (Niger) est l’une des meilleure routes. D’une longueur de 200 km, elle est très large et bien faite, elle est même dotée de grands panneaux de signalisation.

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DE L’UNION FRANÇAISE A L’INDEPENDANCE

Que de chemins parcourus !

Suite à la crise entre Sénégalais et Soudanais avec la mise à l’écart, décidée par Modibo Kéita, de Mamadou Dia, le congrès de l’US-RDA a proclamé la République du Mali, le 22 septembre 1960. Ce qui est confirmé ensuite par le Parlement soudanais. Le gouvernement soudanais devient le 1er gouvernement de la République du Mali et conserve l’hymne et le drapeau de la défunte Fédération.

De l’annonce par de Gaulle dans une allocution télévisée le 8 août 1958, pour dire que les territoires africains auront à se prononcer pour choisir entre l’indépendance et l’association à la France, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Il est bon, pour la jeunesse, de savoir ce qui s’est passé la veille. Comme le dit l’adage « un peuple sans histoire est une nation sans âme ».

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’Afrique noire française ne peut guère compter sur une métropole largement ruinée qui doit concentrer ses efforts sur sa reconstruction et sa modernisation. La décolonisation est rapidement à l’ordre du jour pour une Europe sortie terriblement affaiblie des conflits suicidaires de la première moitié du siècle.

Dans le cas de l’Afrique noire française, il convient de fixer un cadre nouveau aux relations entre la métropole et ses territoires d’outre-mer en même temps qu’il faut organiser les rapports entre ces territoires aux frontières souvent fixées de manière arbitraire. Déjà en 1946, au Soudan français les partis politiques commencèrent leur début dans la vie politique.

D’abord le 18 octobre 1946, le jeune parlementaire Mamadou Konaté, premier Africain à exercer les fonctions de vice-président de l’Assemblée nationale française crée le Bloc soudanais pendant que Modibo Kéita et ses partisans se regroupent au sein du Parti démocratique soudanais. Ces deux derniers partis forment l’Union soudanaise et rejoignent le RDA. Au même moment Fily Dabo Sissoko et ses amis se rassemblent au sein du Parti progressiste soudanais. Malgré une divergence de vue, la vie politique était tout de même animée et aboutit à des élections.

Le 28 septembre 1958, le Référendum est organisé par la France. Il appelait les Français de métropole et les Africains à se prononcer sur l’adoption de la Constitution de la Ve République et sur la mise en place de la Communauté appelée à remplacer l’Union française et à préparer les voies de l’indépendance. La Guinée est le seul territoire qui rejette le projet de Communauté.

Avec la promulgation de la Constitution française et la création de la Communauté en octobre 1958, les dirigeants du Sénégal et du Soudan forment le 17 janvier 1959 la Fédération du Mali, qui demeure dans la Communauté.

Le 4 avril 1959, le Sénégalais Léopold Sédar Senghor est élu président de l’Assemblée fédérale et le Soudanais Modibo Kéita président du gouvernement, le Sénégalais Mamadou Dia devenant vice-président. Dans les deux pays, les scrutins organisés en mars 1959 ont dégagé une majorité très nette en faveur de ce système fédéral. Ses défenseurs, Modibo Kéita et Jean-Marie Koné, ont obtenu au Soudan 78 % des voix contre les tenants de l’indépendance soudanaise, Hammadoun Dicko et Fily Dabo Sissoko.

En août 1959, Modibo Kéita critique les essais nucléaires français réalisés au Sahara, après les propos tenus à Tunis par Mamadou Dia contre la poursuite de la guerre d’Algérie, ces critiques tendent les relations avec Paris.

Le 28 septembre 1959, Modibo Kéita et Mamadou Dia, le Soudanais et le Sénégalais, sont reçus par de Gaulle et lui annoncent que la Fédération du Mali compte accéder à l’indépendance sans quitter la Communauté, ce qu’accepte le général. Des accords relatifs aux transferts de souveraineté sont ensuite négociés jusqu’en avril 1960.

11-12 décembre 1959 : Lors du conseil exécutif de la Communauté réuni à Saint-Louis du Sénégal, le général de Gaulle annonce l’accès à l’indépendance du Mali, par transfert des compétences communautaires, mais en concluant avec la France des accords de coopération qui seront négociés jusqu’en avril 1960.

18 janvier 1960 : Ouverture à Paris de négociations relatives à l’accession du Mali à la souveraineté internationale. Louis Jacquinot, Roger Frey et Jean Foyer négocient avec Senghor, Mamadou Dia et Modibo Kéita. Les accords sont signés le 4 avril et ratifiés les 9 et 16 juin par l’Assemblée nationale française et par le Conseil de la République.

Avril 1960 : La conférence réunissant à Dakar responsables sénégalais et soudanais révèle des divergences entre les deux pays, aggravées par les perspectives de désignation du président de la Fédération.

20 juin 1960 : Proclamation de l’indépendance du Mali où Louis Hettier de Boislambert est le premier représentant de la France.

19 août 1960, suite à la crise qui a éclaté entre Sénégalais et Soudanais et la mise à l’écart de Mamadou Dia décidé par Modibo, l’Assemblée sénégalaise décide le 20 août 1960 le retrait du Sénégal de la Fédération du Mali et proclame l’indépendance, le gouvernement de Dakar récupérant la totalité des pouvoirs et proclamant l’état d’urgence pour une durée illimitée.

Les frontières entre le Sénégal et le Soudan sont fermées. Modibo Kéita accuse les Sénégalais de sécession et reproche à la France de l’avoir encouragée. « L’échec de la Fédération est la conséquence du conflit opposant les deux puissantes personnalités de Léopold Sédar Senghor et de Modibo Kéita, de la crainte des Sénégalais de voir l’ensemble en cours de formation dominé par les Soudanais, des perspectives divergentes des uns et des autres quant au modèle de développement et au positionnement international qu’il convient d’adopter ».

Le retrait du Sénégal de la Fédération est suivi en août 1960 de l’état d’urgence complété par l’état de siège qui est proclamé au Soudan au mois de septembre,

Septembre 1960 : Le Soudan, confronté à la rupture décidée par le Sénégal, prétend initialement maintenir l’illusion de la Fédération du Mali et ses dirigeants font même appel à l’ONU qui refuse d’intervenir dans cette crise.

Ce qui devait arriver arriva. Le jour est venu, l’heure a enfin sonné. Le 22 septembre 1960 le congrès de l’US-RDA proclame la République du Mali, ce qui est confirmé ensuite par le Parlement soudanais. Le gouvernement soudanais devient le premier gouvernement du Mali et conserve l’hymne et le drapeau de la défunte Fédération.

C’est à ce moment qu’une convergence de vue entre Fily Dabo et l’USRDA voit le jour. Dès lors, l’US-RDA est devenue de fait le parti unique. Quarante-huit ans après, les fils et filles du pays se souviennent.

Une synthèse d’Amadou Sidibé

(tiré dans Chronique)

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CE QUE J’EN SAIS

Souverain, mais dépendant

Contrairement à beaucoup d’anciennes colonies, l’indépendance n’a pas été octroyée au Mali par l’ancienne puissance coloniale (France). Elle a été plutôt arrachée de haute lutte par les fils et les filles de cette nation, berceau de la vaillance et de la bravoure. Mais, 48 ans après, bien de questions se posent aujourd’hui sur l’effectivité de cette indépendance. Dans les faits, le Mali est souverain. Est-il pour autant indépendant ? Décide-t-il souverainement de ses options politiques et socioéconomiques… ?

Cette dernière question est d’autant importante qu’elle fût l’une des grandes préoccupations des pères de notre indépendance. « Je suis de ceux qui pensent que l'Afrique que nous voulons doit se construire en dehors des nations colonisatrices qui ne peuvent pas présider à notre unification ayant été les artisans de notre division », avait déclaré le regretté président de la Ire République du Mali, Modibo Kéita (1915-1977) en avril 1962.

A quoi sert la souveraineté politique sans l’indépendance économique ? A rien ! C’est ce qu’avaient compris les premiers dirigeants du pays qui avaient assumé leur devoir historique dans un environnement austère. Un véritable défi à l’époque. Les premiers actes qu’ils ont posés visaient à donner à ce jeune Etat les moyens d’assumer son nouveau statut de nation libre. Ils ont mis l’accent sur la production à grande échelle et l’industrialisation afin de booster la consommation nationale. Au moment de l'indépendance, l'industrie malienne était pourtant inexistante car l'industrialisation du pays n'était pas une priorité du colonisateur.

Le président Modibo Kéita et son équipe vont alors s'atteler à la création de plusieurs petites industries : sucrerie, rizerie, cimenterie, usine céramique, manufacture de tabacs et d'allumettes, tannerie, usine de textile, abattoir frigorifique, huilerie conserverie, etc. Ainsi, pour favoriser l'indépendance économique du Mali, une quarantaine de sociétés et entreprises d'Etat (Société des conserves du Mali, Société d'exploitation des produits oléagineux du Mali, Société malienne d'importation et d'exportation, Société malienne du bétail, des peaux et cuirs, Société nationale de recherche et d'exploitation minière, Compagnie malienne des textiles, Société équipement du Mali...) ont vu le jour entre 1960 et 1967.

Et pour mieux affirmer la souveraineté nationale, le franc malien fut créé le 1er juillet 1962. La jeune République venait ainsi de rompre tout lien de domination et de dépendance économiques avec la France. Elle entrait de plain-pied dans un projet socialiste qui, s’il avait été exécuté à fond, aurait peut-être permis au Mali d’être la Chine de l’Afrique.

Ce qui est sûr, si l’option agricole et industrielle prise à l’indépendance avait été poursuivie, notre pays serait sans doute à l’abri de certaines difficultés dramatiques que nous subissons aujourd’hui. Avec l'africanisation des cadres et la création des sociétés et entreprises d'Etat, les premiers dirigeants du Mali indépendant entendaient rendre aux Maliens la maîtrise de leur destin.

Un destin qui nous a échappé depuis la rupture du 19 novembre 1968. On ne mesurera jamais assez le mal que le coup d’Etat militaire a fait à ce pays. Ce putsch a été l’une des plus sérieuses hypothèques à l’affirmation de notre souveraineté politique et de notre indépendance socioéconomique.

Les premiers dirigeants du Mali indépendant nourrissaient la noble ambition d’améliorer le niveau de vie des Maliens. Ils voulaient affirmer la souveraineté totale du pays et débarrasser le peuple des séquelles du colonialisme. Ils avaient fait un diagnostic fiable pour parvenir à ce constat.

« On peut classer les difficultés rencontrées par les Etats africains en deux grandes catégories. Il y a des difficultés structurelles qui tiennent à l'organisation de certains Etats, à leur administration, à leur vie économique. Il y a ensuite les difficultés conjoncturelles liées aux séquelles de la colonisation. Ce n'est pas du jour au lendemain qu'on est en mesure de résoudre de telles difficultés... » , disait le président Modibo Kéita (paix à son âme) dans une interview accordée à Jeune Afrique en 1966.

Hélas ! Les jeux d’intérêts personnels ou claniques ont eu raison de tous les acquis des premières années d’indépendance. Les maillons forts de l’économie ont été détournés au profit de quelques personnes et de leurs familles ou clans. Vidées de leur substance, les unités industrielles ont fait faillite.

Les survivantes sont maintenant privatisées, basculant le Mali dans le giron du libéralisme sauvage et inhumain. La politique agricole a été noyée dans des stratégies démagogiques ou imposées par les ténors du néocolonialisme. Et petit à petit, le pays s’est éloigné de son indépendance, surtout économique. Comment un pays qui importe entre 80 et 90 % de ses besoins vitaux peut-il revendiquer sa souveraineté dans le concert des nations ?

Nous avons été affranchis par les pères de notre indépendance avant d’être asservis par les régimes qui ont suivi. Même la démocratie qui avait suscité tant d’espoir n’est pas parvenue à nous redonner cette indépendance. La faute à qui ? A nous tous ? Beaucoup moins à notre génération qui a trouvé que les dés étaient presque jetés.

« L’avenir du Mali, ce n’est pas ceux qui viennent de prendre le pouvoir à Bamako. L’avenir du Mali, c’est vous » , avait dit Modibo Kéita aux jeunes de Koulikoro le 19 novembre 2008 avant de regagner Bamako où l'attendaient les putschistes. Un espoir fortement déçu !

Alphaly

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INDEPENDANCE DU MALI

Une histoire riche et tumultueuse

Le Mali possède une histoire riche et relativement tumultueuse, mais bien connue selon plusieurs historiens. Il a été le siège de trois grands empires : Ghana, Mali et Songhaï.

A partir de la deuxième moitié du XIXe siècle et jusqu'en 1959, le Mali fut une colonie française appelée Soudan français. Il forme avec le Sénégal la Fédération du Mali, indépendante en juin 1960.

En août 1960 la Fédération est dissoute et la République du Mali proclamée par Modibo Kéita, premier président appelé affectueusement par les Maliens « le père de l’Indépendance ».

Sous la présidence de Modibo Kéita, le Mali faisait partie de la sphère d'influence soviétique. Ainsi, l’Etat soviétique aidera le pays à mettre sur pied ses premières unités industrielles et éducatives et procèdera à la formation dans ses instituts et universités de milliers de Maliens.

Le régime chutera le mardi 19 novembre 1968. De l’avis de certains citoyens, c’est l'échec de la politique économique qui entraîna ce coup d'Etat militaire qui a porté au pouvoir le lieutenant Moussa Traoré.

La IIe République venait ainsi de voir le jour. Moussa Traoré règnera pendant 23 ans. 23 ans de pouvoir sans partage sans concession, bref, il instaurera un régime autoritaire qui, comme cela est toujours le cas, se révèlera incapable de résoudre les problèmes économiques et sociaux du pays.

Sous son régime, le pays a connu de dures famines (1968 à 1974 puis 1983 à 1985). D’autres évènements non moins importants survenus sous Moussa Traoré sont le conflit pour ne pas dire la guerre par deux fois (1974 et 1985-1986) avec notre voisin du Sud, le Burkina Faso, à la suite d’un contentieux territorial concernant la bande d’Agacher. Ce contentieux est porté devant le Tribunal international de la Hayes, qui finira par donner raison au Mali. Le territoire national s’agrandit alors de plus de quelque 40 000 km2.

Moussa Traoré est renversé par le lieutenant-colonel Amadou Toumani Touré à la suite des soulèvements populaires et des massacres de Maliens survenus en mars 1991. La IIIe République est née. Amadou Toumani Touré, dirigera une transition de 14 mois au cours de laquelle une nouvelle Constitution a été élaborée, une conférence nationale et des Etats généraux sur nombre de sujets. Le tout couronné par une élection démocratique, libre et transparente qui restaurera la démocratie avec l'élection d'Alpha Oumar Konaré en 1992.

Dix ans plus tard conformément au respect de la Constitution qui stipule en son article 30 qu’aucun candidat ne peut faire plus de deux mandats, Alpha s’est retiré et les Maliens ont jeté leur dévolu sur le général à la retraite Amadou Toumani Touré qui dirige de nouveau le Mali depuis le 8 juin 2002.

Son premier mandat (2002-2007), placé sous le signe du consensus, a connu ses limites. Réélu en avril 2007, l’actuel locataire de Koulouba fait face à une opposition modérée, voire constructive, contrairement à son prédécesseur Alpha O. Konaré qui en a vu de toutes les couleurs avec un Coppo radical à la limite extrémiste.

Amadou Toumani Touré qui est à son deuxième mandat a commis une commission dirigée par Daba Diawara. Elle a pour missions fondamentales d’étudier les textes fondamentaux en vue de faire des propositions allant dans le sens d’un meilleur ancrage de la démocratie. Sera-t-elle à la hauteur ? Wait and see !

Denis Koné

Clin d’œil sur des institutions

Le Mali est une République avec un Parlement. L’Assemblée nationale compte 147 députés. Le pouvoir exécutif est représenté par le président et son gouvernement. Le pouvoir législatif par l'Assemblée nationale. La plus haute autorité judiciaire est la Cour suprême.

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  ORGANISATION DU CINQUANTENAIRE DU MALI

La Commission nationale à la traîne

Fraîchement désigné pour présider la Commission d’organisation des festivités du cinquantenaire de notre pays qui aura lieu le 22 septembre 2010, Oumar H. Dicko, l’ancien ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, tarde toujours à s’installer et à commencer le travail.

Or, le chef de l’Etat, le général Amadou Toumani Touré est engagé à donner un grand éclat à la commémoration du 50e anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance, qui sera notamment marqué par l’inauguration du 3e pont de Bamako. Pour se faire, il a pris la décision de mettre en place une Commission.

Nommé depuis plus de deux semaines, M. Dicko ne sait pas jusque-là sur quel pied danser. Il n’a pas encore désigné les membres de sa commission a fortiori commencé à travailler.

Joint au téléphone, l’ancien locataire du ministère des Maliens de l’extérieur affirme qu’il ne s’est pas encore installé pour commencer les travaux d’organisation des festivités du 22 septembre 2010. D’après ce que nous avons compris d’Oumar H. Dicko, tout est encore laissé au soin du président de la République.

A ce rythme, Oumar H. Dicko a déjà du pain sur la planche étant donné qu’on se demande si la Commission aura le maximum de temps pour bien organiser, en deux ans, les festivités du cinquantenaire du Mali vu l’ampleur qu’on donne à l’événement.

Sidiki Doumbia

 

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Du nouveau aux éditions jamana

Les noces viciées du Nonmon

Prix 4000f cfa

 

 

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

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Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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