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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 17 Septembre

 

DABA TRAORE SOMME DE REMBOURSER 26 MILLIONS DE F CFA

Le Pôle économique aux trousses du Ségal de la CCIM

Trempé dans une affaire de détournement de plus de 26 millions de F CFA, le secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM) est dans le collimateur du Pôle économique qui l’a mis en demeure de rembourser les fonds dissipés.

L'histoire des permis internationaux contenus dans le rapport de la Cellule d’appui aux structures de contrôle de l’administration (Casca) concernant la vérification de la CCIM n’a pas encore fini de révéler toutes ses facettes. Aujourd’hui, le secrétaire général de la CCIM, Daba Traoré, est dans de sales draps. Le Pôle économique vient de l’entendre sur la gestion faite des fonds encaissés pour la confection des permis internationaux de conduire.

Selon nos informations, sous son règne, des permis internationaux de conduire ont été délivrés à tour de bras sans que la caisse de la CCIM voit la couleur des fonds. Les vérifications entreprises à ce niveau ont décelé des irrégularités et des manques à gagner pour la Chambre.

Les vérifications qui ont porté sur seulement 4 ans ont fait ressortir un trou de 26 millions F CFA. Cela a été découvert après rapprochement entre le nombre de permis internationaux enregistrés à la direction nationale des transports (DNT) et les sommes supposées encaissées par la CCIM où chaque permis devait rapporter 25 000 F CFA dans les écritures comptables.

Face à cette « indiscipline budgétaire », la délivrance des permis internationaux de conduire a été retirée à la CCIM et confiée à la DNT. Ce qui n’honore guère la CCIM dans la mesure où toutes les chambres sœurs de la sous-région continuent de délivrer les permis internationaux à leurs ressortissants.

Selon nos sources, il ressort des investigations du Pôle économique que l'argent a été détourné par le secrétaire général de la CCIM et un agent préposé à la confection des permis de conduire. Après avoir fait l’objet d’interpellations au Pôle économique, Daba Traoré et son complice ont été mis en demeure de rembourser les 26 millions de F CFA.

Il faut reconnaître que la note pouvait être plus salée si les enquêteurs étaient remontés plus loin dans le temps car c'est une pratique qui date depuis longtemps à la CCIM où tout un réseau était mis en place pour fabriquer des permis de conduire à tout bout de champ sans en faire bénéficier la CCIM.

Selon nos informations, il y avait même des coxeurs (démarcheurs) pour les besoins de la cause et des permis de conduire étaient délivrés à la pelle. Et les mêmes précieux sésames étaient directement signés par le secrétaire général sans aucune implication des différents présidents qui se sont succédé à la CCIM. Difficilement, il pourra se départir de sa responsabilité. Quoi qu’il en soit, M. Traoré qui a séjourné plus de 25 ans à la CCIM, est fortement incriminé aujourd’hui dans la perte des 26 millions de F CFA .

En attendant, le gouvernement vient d’envoyer toute une armada de contrôleurs financiers à la CCIM pour veiller à l’orthodoxie financière. Le comportement de Daba Traoré serait-il à l’origine de cette décision gouvernementale ? Tout porte à le croire.

Mohamed Daou

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VESTIGES DE LA RESISTANCE NATIONALE

Le Tata en voie de disparition

Le Tata de Sikasso est le modèle le plus achevé des grandes forteresses en l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, malheureusement, il est menacé par la spéculation foncière.

Partis à Sikasso pour procéder à la pose de la première pierre de la direction régionale du domaine et du cadastre et l’autre présent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre des préparatifs du festival Triangle du balafon (qui aura lieu les 6, 7 et 8 novembre 2008), les ministres du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme, Mme Gakou Salimata Fofana, et de la Culture, Mohamed El Moctar, ont consacré une journée à la prospection des vestiges du Tata de Sikasso, fortement endommagé faute d’entretien et de préservation.

Cette visite rentrait dans le cadre d’une perspective de restauration du Tata en voie de disparition. La muraille défensive qui a servi de garde-fou afin de barrer la route aux envahisseurs se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Mais le hic est que son existence est menacée par la spéculation foncière d’où toute la colère du ministre du Logement. Au cours de la visite de prospection, Mme Gakou Salimata Fofana et son collègue de la Culture ont constaté de visu l’état de dégradation du mur ceinture de Sikasso dont une partie à complètement disparue.

En l’absence d’une politique de préservation et de protection, le Tata de Sikasso face à l’extension galopante de la 3e région a subi des agressions. Aujourd’hui, aux yeux des deux ministres, il s’agit de « récupérer et de sauvegarder ce sui reste  du Tata ». Pour se faire, Mme Gakou Salimata Fofana et Mohamed El Moctar ont instruit à leurs différents services techniques de proposer un plan d’aménagement.

« Il s’agit au début de faire le tracé original du mur et de procéder à l’aménagement des 7 portes du Tata » , a proposé le ministre de la Culture.

Un TF de danger

La construction d’un bâtiment situé dans l’emprise même de la muraille défensive au niveau du marché de bétail de Sikasso a suscité l’indignation des deux ministres. Le bâtiment en question appartient à un opérateur économique de la place qui, selon un responsable de la direction nationale des domaines et du cadastre, refuse d’obtempérer à une décision de la DRDC exigeant l’arrêt des travaux.

Informée de cette affaire Mme Gakou Salimata Fofana a demandé au gouverneur de prendre des mesures nécessaires pour que cette décision puisse prendre effet jusqu'à ce que l’affaire qui se trouve au niveau de la justice soit vidée.

En plus de ce bâtiment, plusieurs logements administratifs ou à usage d’habitation ont soit cassé une partie du Tata soit sont contiguë à la muraille alors qu’une distance de 15 m au moins doit les séparer des vestiges. A en croire à un agent de la DRDC de Sikasso, si démolitions il y a, plusieurs bâtiments publics seront concernés.

« Des constructions comme le Tata Ciné, la Mission catholique et le siège de la Bcéao de Sikasso devront normalement être démolis pour n’avoir pas respecté la servitude de 15 m » , a-t-il noté.

Le maire de la Commune urbaine de Sikasso Mama Sylla a, au cours d’un entretien, écarté l’option de démolition pour ne pas soulever d’autres problèmes car d’après lui tout le monde à sa part de responsabilité dans la dégradation du Tata due essentiellement « au débordement de la ville ».

A propos de l’opérateur économique qui s’entête à continuer avec les travaux de son immeuble en dépit de la décision de la DRDC d’arrêter, Mama Sylla a révélé qu’il avait reçu une correspondance l’invitant à demander la démolition du bâtiment. « Mais, je me suis rendu compte que le monsieur a un titre foncier délivré par le gouvernorat. On ne peut pas procéder à une démolition sans une décision de justice », a rappelé le maire, qui ajoute que l’affaire remonte avant son arrivée à la mairie.

Amadou Waïgalo

(envoyé spécial)

 

Mama Sylla, le maire des enfants

Tout au long de la visite de prospection, le maire de la Commune urbaine de Sikasso a reçu des ovations et une attention particulière de la part des enfants, ses amis, dit-on, à Sikasso.

« Mama Sylla, Mama Sylla, Mama Sylla…. » , scandaient les enfants qui par grappes humaines fonçaient sur le maire, chacun voulant lui serrer la main. Des scènes qui n’ont pas laissé indifférents les deux ministres, hôtes de Mama Sylla qui n’ont pas hésité de lui demander son secret pour attitrer les tout-petits.

Mama Sylla était récemment au-devant de l’actualité dans une certaine presse qui l’accusait de « saboter les actions du gouverneur de la région Issa Tapo », suite à une marche des femmes du marché de Sikasso qui réclamaient une place pour mener leur activité commerciale.

Tout en manifestant sa surprise, le maire, au cours d’un entretien, a noté qu’il n’a jamais eu d’anicroche avec le gouverneur, qui a d’ailleurs confirmé ses bons rapports avec lui. « C’est grâce à moi que les femmes ont pu avoir le jour même qu’elles ont marché une place au Grand marché de Sikasso », s’est-il défendu.

A. W .

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BANQUE MALIENNE DE SOLIDARITE

Une mission sociale incontestable

Créée pour permettre l’accès des plus démunis au crédit bancaire, la Banque malienne de solidarité (BMS-SA), après six ans d’existence, est loin d’avoir démérité. Elle est même en train de devenir un pôle d’excellence, malgré des difficultés qu’elle sera obligée de résoudre.

Au bilan clos au 31 décembre 2007, la Banque malienne de solidarité (BMS) présente au plan des ressources, une mobilisation d’épargne auprès de la clientèle de 32,567 milliards de F CFA.

Les dépôts privés, selon le bilan, s’élèvent à 14,341 milliards de F CFA et les dépôts publics à 12,846 milliards de F CFA. Dans les emplois, l’encours des crédits à la clientèle s’est établi à 20,921 milliards de F CFA. Le résultat d’exploitation au 31 décembre 2007 a été de 1 milliard 33 millions de F CFA.

« C’est la première fois que la BMS atteint un résultat significatif hors subvention » , affirme le PDG. De sa création à l’exercice 2007, l’Etat subventionnait la Banque à hauteur de 500 millions de F CFA par an. Cette subvention a pris fin en 2007.

« Toutes les demandes émanant du système financier décentralisé ont été satisfaites, les crédits qui leur ont été accordés se sont élevés à 7,8 milliards de F CFA », affirme le PDG de la BMS, Babali Bah. En compagnie de son conseiller Dominique Traoré, il a animé le lundi dernier, le séminaire du Réseau des journalistes économiques du Mali sur « Banque et solidarité : le défi du financement de la solidarité ».

En plus des SFD, les concours de la Banque sont allés essentiellement aux associations et coopératives pour la plupart en milieu rural, les femmes, les jeunes, les commerçants détaillants et les PME/PMI.

La BMS a vu le jour en septembre 2002. Elle a été crée « pour lutter contre la pauvreté et favoriser l’accès des populations défavorisées (femmes, jeunes), au crédit ». La BMS s’inscrit dans le cadre de l’exécution du plan d’action de la micro finance, qui prévoit l’augmentation des ressources destinées aux systèmes financiers décentralisées (SFD). L’expérience et les acquis de cette structure étaient au centre d’une rencontre le lundi dernier au siège la Banque mondiale, entre la BMS et le Réseau des journalistes économiques du Mali.

Contrairement à beaucoup d’autres structures, et du fait de sa raison sociale, la BMS fixe à 10 % l’apport personnel, un taux d’intérêt variant entre 7 et 13 % est appliqué et utilise souvent les SFD pour atteindre des populations cibles éloignées. Elle est également présente à Kidal et dans des zones où, a priori, les populations n’ont pas accès aux services bancaires.

Un rayonnement national

Le capital de la BMS qui est de 4,2 milliards de F CFA se répartit entre les systèmes financiers décentralisés (72 %), l’Etat malien et ses démembrements (20 %), d’autres actionnaires maliens (4 %) et une Agence française de crédit solidaire (Sidi, 4 %).

La BMS a la particularité de « refinancer le système financier décentralisé pour les crédits à court et moyens termes ; aider l’Etat et ses démembrements dans leurs processus de désengagement comme dans la micro finance ; financer les PME/PMI (hors secteur transport) existant ou en création pour promouvoir l’initiative privée », entre autres.

Elle a également pour mission, par rapport à la réglementation bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), de consentir des prêts de toutes natures, des cautions et des avals ; « participer au placement, à l’émission et à la distribution d’actions et autres titres et valeurs de toute nature …

La BMS cible particulièrement les jeunes diplômés chômeurs, « possédant une aptitude entrepreneuriale et un esprit d’initiative » ; des catégories sociales vulnérables (groupements de femmes, personnes âgées, handicapées et autres) et ayant « la capacité d’exercer une activité génératrice de revenus ».

« Malgré la particularité de ses missions , soulignent les conférenciers, la BMS SA ne bénéficie d’aucune dérogation par rapport aux termes de la réglementation bancaire. Nous sommes tenus, au même titre que toutes les banques de la région UMOA, au respect des ratios prudentiels de la Bcéao ainsi que les ratios de gestion qui comptent parmi les plus importants ». Ces ratios sont : le coefficient de liquidité ; le ratio de fonds propre et le ratio de rentabilité.

Pour Babali Bah et son conseiller, « malgré ces résultats encourageants, il faut reconnaître que des difficultés importantes existent ». Ces difficultés portent sur :

- la qualité des dossiers qui freinent l’extension des activités de crédit ;

- les difficultés de remboursement dont la principale cause sont la quasi-impossibilité de suivre des clients évoluant pour la plupart dans des activités économiques informelles, rendant corollairement irréalisable la domiciliation des recettes  ;

- le manque de ressources adaptées au financement des activités ;

- la fin de la subvention de l’Etat.

« Ces difficultés nous conduiront à rechercher des clients des banques classiques pour nous assurer du respect de tous les ratios prudentiels et de gestion, tout en continuant d’assurer notre rôle social » , affirme le PDG.

Alexis Kalambry

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CHARITY BUSINESS

Donnez aux pauvres… disaient-ils !

La misère du Tiers-monde est devenue une source intarissable d’opulence pour certains petits futés en Occident et leurs faire-valoir…

Quand on vit en Occident, au cœur du monde développé, il ne se passe pas un jour sans être confronté à cette débauche de publicité (écrite ou audiovisuelle) qui sollicite le bon cœur des citoyens. Famine en Ethiopie ou au Niger, choléra au Burkina Faso, inondations au Sénégal ou au Mali, cyclone en Haïti, machin-truc de Perlimpinpin au Ghana, toutes les catastrophes naturelles ou politiques sont un prétexte à une campagne de ratissage des fonds de caisses.

En outre, la toile de fond de la pauvreté est un viatique permanent pour les détrousseurs de la charité. Il existe, seulement au Canada avec ses petits 30 millions d’habitants, plus de… 22 000 organismes de charité ayant pour cause l’aide aux moins nantis de ce pauvre monde.

Selon les experts de l’OCDE, il se ramasse chaque année, pas moins de 17 milliards de dollars dans les pays riches, seulement par les ONG qui prétendent aider l’Afrique. Et pourtant, non seulement la misère ne recule pas sur ce continent, mais elle s’aggrave.

Par ailleurs, une enquête interne de l’Agence canadienne de développement international (Acdi), consacrée à l’Afghanistan, a permis de mettre à jour une réalité hallucinante : sur 175 millions de dollars (plus de 80 milliards CFA) débloqués pour la reconstruction de ce pays, près de 120 millions sont allés directement dans les poches des consultants, fonctionnaires, contractants et autres intermédiaires sans scrupules. Au moins 30 autres millions ont disparu dans les poches des potentats locaux.

Mais revenons aux ONG qui collectent l’argent au nom des démunis. La semaine dernière, les journaux du Québec ont mis à jour une histoire d’horreur qui concerne une des institutions les plus connues : Vision Mondiale.

De toutes les ONG qui se gargarisent d’être à la fine pointe du combat pour l’éducation et l’alimentation dans le Tiers-monde, Vision Mondiale est sans doute la plus agressive et la plus moderne en matière d’outils marketing. Elle n’hésite pas à payer des heures d’antenne pour faire défiler des chérubins africains, faméliques et rachitiques, couverts de mouches, la bouche ouverte et dégoulinante de bave, avec des commentaires gnangnan pour supplier les gens de parrainer ces enfants.

Il y a quelques années, un humoriste canadien d’origine rwandaise avait raconté comment les « cinéastes » de l’humanitaire embauchés par Vision Mondiale leur demandait, au Rwanda, de se présenter sales devant la caméra, de se couvrir de boue pour paraître encore plus misérables. Cependant, l’histoire de la semaine dernière est encore plus troublante.

Depuis 4 ans, un couple québécois, répondant à un de ces pathétiques appels à la charité, avait décidé de parrainer une enfant au Honduras, à raison de 35 dollars par mois (15 000 F CFA) qu’il versait directement à Vision Mondiale. L’organisme avait donné la garantie qu’il prendra seulement 10 % de frais d’administration et versera le reliquat pour l’éducation, l’habillement et la santé de la fillette.

Après 4 ans de générosité, le couple décide, pendant ses vacances, de faire un saut au Honduras pour rendre visite au filleul. Une fois sur la place, le mari et son épouse tombent des nues : la fillette n’a jamais reçu un sou de Vision Mondiale. Elle n’a jamais entendu parler d’un parrain ! Et vlan ! A Montréal, les patrons de Vision Mondiale se terrent dans le silence. Ils refusent catégoriquement de donner des explications même quand le couple brandit la menace d’une poursuite judiciaire. Pour la crédibilité et la confiance, il faudra repasser.

Evidemment, ce n’est pas la première fois qu’une histoire d’épouvante frappe le milieu des ONG. Il y a déjà une dizaine d’années, une enquête de la télévision de Radio-Canada avait permis d’établir qu’un boss de Care Canada, justement responsable de l’aide à l’Afrique, avait dépensé des dizaines de milliers de dollars en farniente dans les hôtels et palaces les plus chers du monde en plus de s’octroyer des indemnités de mission qui dépassent l’entendement. Il était même question de poursuites criminelles et le fisc canadien n’avait pas hésité à ouvrir une enquête puisque les organismes de charité bénéficient de largesses fiscales énormes.

La fraude dans le milieu des ONG est dans les deux sens. Sans jeter l’opprobre sur toutes les organisations (il est vrai et honnête de dire que certaines sont des exemples de bonne gestion, d’engagement et d’efficacité), il est désolant de constater que tant dans les pays riches que pauvres, la manne financière est dilapidée sans aucun scrupule par des gens qui prétendent agir par charité humaine.

En Afrique, les antennes des ONG internationales n’ont, pour ainsi dire, rien à décider. Elles se contentent, comme des perroquets, de répéter ce que veulent leurs bienfaiteurs nantis. Rares sont les organisations ayant un conseil d’administration crédible et délibérant. Dans la majorité des cas, il s’agit d’une coterie vorace et cupide qui ne fait qu’empocher.

En Occident, tous les pays sont frappés par la fureur malhonnête des initiateurs, y compris quand il ne s’agit pas d’aider les pays pauvres. Le méga scandale autour de l’Arc (Association de recherche sur le cancer) en France est un exemple achevé de la culture de rapine et de prévarication qui règne dans ce milieu.

Et après, on se demande pourquoi l’Afrique n’avance pas. Les gouvernements sont largement corrompus, la majeure partie des ONG suit les traces des gouvernements, il n’y a que les peuples qui trinquent… A votre santé à tous !

Ousmane Sow

(journaliste, Montréal)

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PRIVATISATION DE LA SOTELMA

Les atouts de Maroc Télécom

Ils sont au total seize soumissionnaires à être pré-qualifiés pour l’acquisition de la Société des télécommunications du Mali, (Sotelma), l’opérateur historique au Mali. Parmi les candidats à la reprise, Maroc Télécom. Cette société a déployé ses atouts à la presse malienne en août dernier.

Selon Janie Letrot, directeur général de la réglementation, de la communication et du développement à l’international, et Karim Regragui Mazili, directeur du développement à l’international de Maroc Télécom, ce groupe a des atouts indéniables.

Leader national, Maroc Télécom (Itissalat Al-Maghrib) a profondément façonné le paysage des télécommunications marocaines et son histoire est indissociable de celle de la modernisation des infrastructures du Royaume.

« Soucieuse d’anticiper toutes les attentes de sa clientèle, Maroc Télécom offre une large gamme de produits et services aussi bien à ses clients résidentiels que professionnels. Entreprise de proximité, Maroc Télécom est présente sur tout le territoire du Royaume grâce à son implantation géographique et ses nombreux accords de distribution en partenariat » .

En s’appuyant sur sa position de leader des télécommunications au Maroc et sa forte capacité d’anticipation, le Groupe Maroc Télécom étend son savoir-faire et son expertise à l’international.

Il s’est engagé dans des partenariats stratégiques de long terme en vue de développer le secteur des télécommunications en Afrique. Fort de son expérience réussie depuis 2001 avec Mauritel, l’opérateur historique de la Mauritanie, Maroc Télécom a pris en décembre 2006, des participations majoritaires dans l’Onatel, l’opérateur historique du Burkina Faso et en février 2007, dans Gabon Télécom, l’opérateur historique du Gabon. Aujourd’hui, le Groupe veut faire profiter au Mali ses acquis. « Nous avons réussi de grandes choses et souhaitons aider nos amis du Mali », affirme Mme Janie Letrot.

Un objectif pour l’ensemble de ces filiales : être un opérateur de référence dans leur région et contribuer à y développer les Nouvelles technologies de l’information et de la communication. En Europe, Maroc Télécom a lancé Mobisud, en France en 2006 et en Belgique en 2007. Mobisud est un opérateur virtuel mobile (MVNO) qui facilite les échanges de communications communautaires Nord-Sud.

Avec un chiffre d'affaires consolidé de 14,3 milliards de dirhams, en hausse de +10,0 % (+8,2 % sur une base comparable), réalisé dans un contexte de croissance des activités Mobile, et grâce à une maîtrise de ses coûts en dépit des pressions concurrentielles, le Groupe Maroc Télécom réalise au 1er semestre 2008 un résultat opérationnel consolidé de 6666 millions de dirhams (+11,1 % et +12,4 % sur une base comparable). La marge opérationnelle s'améliore de 1,8 point (sur une base comparable) à 46,6 %.

Alexis Kalambry

 

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  CAN/MONDIAL-2010

Tout pour une place

A une journée de la fin de la deuxième phase des éliminatoires combinées Can/Mondial-2010, la place de leader du groupe 10 où évolue notre pays est loin d’être jouée.

Les Aigles du Mali, avec 9 points, sont co-leaders avec les Diables rouges du Congo. Mais le Mali occupe la tête à la différence des buts avec +4 (contre +1 pour le Congo).

Les adversaires du Mali et du Congo lors de l’ultime journée à savoir le Tchad et le Soudan totalisent chacun 6 points. C’est dire que rien n’est encore joué dans ce groupe.

Les quatre formations (le Mali, le Congo, le Soudan et le Tchad) mèneront entre elles lors de la 6e et dernière journée une lutte sans merci pour l’obtention d’un passeport africain et mondial pour la 3e phase. Au regard des oppositions et par rapport au classement du groupe, l’enjeu est de taille.

La journée donnera un peu plus de tonus au Congo et au Tchad. Pour le premier, après sa courte et précieuse victoire (1-0) sur le Mali, et le second qui revient dans la course après son retour dans la compétition.

Quant aux Aigles, ils doivent nécessairement gagner contre le Tchad pour s’offrir une place africaine et mondiale et au même moment espérer une défaite du Congo au Soudan.

Les poulains de Keshi restent toujours en tête dans les deux compétitions. A présent 4e (avec 6 points -3), les Sao du Tchad ont à cœur de reprendre le dessus et de terminer 2e.

Mais les Aigles, par l’entremise de leur entraîneur, Stephen Keshi, approché et en route pour les Etats-Unis pour rendre visite à sa femme, ne l’entendent pas de cette oreille « Nous, nous qualifierons. Donc, la victoire est impérative contre le Tchad », avoue-t-il.

Tout compte fait, les débats lors de la dernière journée du groupe 10 seront houleux. Les deux premiers doivent lutter avec rigueur à présent contre les deux derniers. Surtout que ces derniers savent qu’en cas de succès, ils pourront revenir à hauteur de leurs adversaires du jour pour obtenir une place africaine et mondiale…

Wait and see !

Boubacar Diakité Sarr

 

 

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