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2008

Mois de Septembre

Les Echos du 11 Septembre

 

FORET DE KITA

La coupe de bois reprend

Mépris des bûcherons pour les autorités ou complicité des secondes dans la déforestation de Kita ? En tout cas depuis quelques jours, à en croire certains témoignages, la coupe de bois a repris à Kita.

Au cours de la rencontre que le président de Helvetas, Peter Arbenz a eue avec des élus de Kita, l’épineuse question de la coupe de bois dans la forêt de Kita par des individus non identifiés a été abordée.

Selon un animateur du Bureau d’appui au conseil des collectivités rurales (BACR), basé à Kita, la coupe de bois a repris dans la forêt de Kita. « Il y a trois semaines, j’ai aperçu du côté sud-ouest de Sirakoro, dans le hameau de Tounfinko, des tracteurs chargés de bois de forêt ». Pour l’animateur, les bûcherons ont changé de stratégie d’acheminement des bois. « Ils jouent au plus malin en les acheminant à faible quantité sans que les gens ne s’en rendent compte ».

Sans savoir avec certitude la nationalité des malfaiteurs, notre source révèle que les boucherons viennent du Liberia et de la Guinée. Travaillent-ils pour une société ou sont-ce des individus insolés qui font commerce du bois ? Nous ne saurons le dire. Seule une enquête des autorités nous édifiera. Mais l’on se demande si cette déforestation préoccupe les autorités municipales. Les déclarations du jeune ont été tenues devant le président de l’inter collectivité (qui regroupe vingt-deux villages du cercle de Kita) sans que ce dernier ne réagisse. Il est resté bouche bée.

Pourtant, il y a quelques mois, suite à une marche de protestation de la population de Kita contre la coupe du bois de vêne par des Chinois, le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement avait fait une descente sur le terrain. En cette occasion, Aghatam Ag Alhassane sans pour autant prendre une décision claire, avait tout de même suspendu l’exploitation de la réserve en attendant d’y voir clair. C’est cette décision de suspension qui serait bafouée par des aventuriers.

La biodiversité nationale à l’encan

Le Mali, qui n’est pas un pays forestier, est depuis décembre 2007 la cible de sociétés étrangères de commerce de bois auxquelles on livre nos essences locales. Le Sud de la région de Kayes, plus précisément le cercle de Kita est soumis au même pillage. Selon certaines informations, ce pillage de la forêt serait cautionné par l’Etat malien à travers la signature d’un contrat de coupe de bois de vêne avec une société chinoise dénommée « Afrique Asie bois du Mali » sur une durée de 5 ans.

En l’absence d’actions vigoureuses et sans appui, c’est une véritable catastrophe environnementale et écologique qui est en train de se dérouler dans le cercle de Kita, une des dernières zones du pays en matière de biodiversité.

Selon certaines informations, en l’espace de 3 mois, ce sont plus de 200 tonnes de bois coupés qui ont été mises en container et pris le chemin de la Chine. Le Mali, un pays sahélien, désertique à plus de 50 % de sa superficie, doit-il s’offrir le luxe d’un tel commerce ?

Le pire est que le produit de l’abattage du bois ne profite même pas à la population locale et encore moins au gouvernement, mais à quelques individus dont des sociétés multinationales. Or, selon des données, la déforestation et la dégradation de forêts contribuent à 20 % dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elles contribuent aussi à la perte de la biodiversité et à l’appauvrissement des populations locales.

Une interpellation du ministre de l’Environnement par les élus de la nation s’avère nécessaire afin qu’il réponde devant la nation malienne du « complot » contre les Maliens.

Amadou Sidibé

(envoyé spécial)

 

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LIBERATION DES PRISONNIERS DE GUERRE

Le calumet de la paix fumé au nord ?

La nouvelle est tombée mardi soir : tous les prisonniers capturés par le gouvernement et par Ibrahim Ag Bahanga ont été libérés. Un signe du retour de la paix au nord ?

Nombreux sont les Maliens, en particulier les parents des ex-prisonniers à avoir poussé un ouf de soulagement en apprenant mardi soir la libération de tous les prisonniers de guerre du conflit qui touche le Nord du Mali. Ils sont nombreux sinon ce sont tous les Maliens qui espèrent voir en ce geste le calumet de la paix allumé puis fumé jusqu’au mégot par les protagonistes du conflit.

L’accord, intervenu entre le gouvernement et la rébellion touarègue sous les auspices de la Libye, est incontestablement un bon signe d’abord pour la relance des négociations entre le gouvernement et la rébellion puis d’un retour définitif de la paix dans le Septentrion malien.

Mais, il est surtout le signe d’une détente des relations entre le Mali et la Libye et la volonté clairement affichée par ce pays à aider le Mali à trouver une solution à sa crise. En effet, la Jamahiriya était soupçonnée à tort ou à raison d’attiser la tension, voire de soutenir les rebelles. A preuve, affirment des sources, les responsables touarègues bénéficient de l’indulgence de Tripoli où ils trouvent cachette.

L’ouverture d’un consulat à Kidal avait fini par convaincre les uns et les autres sur les accusations qu’ils portaient sur la Libye. Pour rester au-dessus de tout soupçon, la Libye avait invité la presse malienne à Tripoli où des responsables de médias avaient rencontré le n°2 mais les commentaires rapportés par les « envoyés spéciaux » n’ont pas suffi à rassurer l’opinion et Tripoli dû fermer son consulat.

Ces libérations de part et d’autre sont incontestablement une victoire de la diplomatie libyenne dans le conflit entre du Nord malien bien que l’on ignore encore leurs conditions. Les rebelles avaient posé comme condition majeure, l’allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal pour la cessation des hostilités.

On ignore si le gouvernement malien a accédé ou non à cette exigence d’Ibrahim Ag Bahanga. Il faut néanmoins remarquer que de mauvaises langues soutiennent plutôt « un échange de prisonniers », qui intervient dans un contexte particulier où Bamako a changé de langage et de méthode de gestion du conflit.

Denis Koné

 

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REFOULES D'AFRIQUE CENTRALE AU MALI

La police arrête des militants de l’Aracem

Une descente de la police dans les logements privés des militants de l’Association des refoulés de l'Afrique centrale au Mali (ARACEM) s’est soldée par l’arrestation de certains militants.

Unique association de défense des droits des refoulés de l'Afrique centrale au Mali, l’Aracem, selon le Mouvement des sans voix, est aujourd'hui victime de harcèlement des autorités maliennes.

Le Mouvement des sans voix, dirigé par Tahirou Bah, s’insurge contre la descente des éléments de la police malienne qui ont effectué mardi 9 septembre dans les logements privés des militants de l'Aracem (Association des refoulés de l'Afrique centrale au Mali).

Les motifs de la descente, à en croire le Mouvement, c’est que l'Aracem se bat non seulement contre les refoulements massifs suivis de violations graves de droits de l'Homme par la police des régimes des pays dits « tampon », « mais aussi contre des politiques migratoires haineuses de l'UE soutenues par l'Etat malien avec zèle ».

Selon le Mouvement, cette descente et l’arrestation des leaders et militants de l'Aracem démontrent « le caractère raciste et policier de l'Etat malien ». A en croire le Mouvement des sans voix, cette descente et arrestation des militants de l'Aracem n’est que la face visible de l'iceberg.

Et pour cause : « tout récemment, son président, Roméo Boukari s'est vu refuser son visa d'entrée en Espagne. Ce refus est suivi aujourd’hui une semaine après, de cette descente qui nous montre que l'UE et les autorités racistes du Mali sont de mèche pour barrer la route aux militants de l'Aracem et à ses leaders de porter leur voix au niveau international et les réduire au néant à l'intérieur du Mali ».

« Le Mouvement des sans voix, dénonce sans réserve ce duo UE-Mali et cet acharnement contre l'Aracem » . Heureusement que les interpellés ont recouvré la liberté mardi en fin d’après-midi. Ce qui n’atténue en rien la gravité de l’affaire.

Amadou Sidibé

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ANNIE JANICOT

Six questions à la coordonnatrice de « Image au féminin »

Association malienne créée en juin 2007, « Image au féminin » a pour mission de développer et promouvoir l’émergence d’une expression des femmes par l’image. Cahier culture a rencontré la coordinatrice, Annie Janicot qui, dans l’entretien ci-dessous, nous parle du projet et des objectifs visés.

Les Echos  : Il y a un an vous avez lancé le projet « Image au féminin ». Dites-nous dans quel but est-il né ?

Annie Janicot : C’est un projet qui est né de l’initiative de l’Association « Image au féminin » qui s’est créé pour ce projet. C’est-à-dire que ce sont des professionnels du cinéma, de la communication, des médias, de l’édition qui ont une expérience professionnelle et qui veulent favoriser la promotion des femmes et outiller les femmes au métier de l’image. L’Association est créée pour cet objectif.

Les Echos  : Pouvez-vous parler du projet « Image au féminin » ?

A. J. : Si ce projet s’est créé, c’est parce que les initiateurs estiment que les femmes sont très présentes dans la vie artistique et créative du Mali. Elles sont relativement absentes du monde de l’image et qu’elles ont beaucoup de mal à s’affirmer par l’image. Notamment, l’image audiovisuel et la communication multimédia des nouvelles technologies de l’information. Il a semblé aux personnes qui ont créé « Image au féminin » qu’il était nécessaire de combler cette inégalité d’accès à cette technologie et doter les femmes de cet outil de technologie.

Les Echos : Est-ce que « Image au féminin » va se limiter seulement au Mali ?

A. J. : « Image au Féminin » ne va pas se limiter au Mali. Il a fait ses preuves au Mali puisque le projet se développe au Mali. Le Mali est relativement bien doté par rapport à d’autres au niveau équipement audiovisuel et il y a un grand nombre d’hommes de cinéma qui ont émergé sur la place internationale. Le Mali met à disposition son expertise d’une certaine manière, ces compétences professionnelles existantes, doublé du travail de « Image au féminin » en direction des femmes et dès la 2e année, c’est-à-dire que dès l’année prochaine, on commencera à travailler avec 3 autres pays de la sous-région que sont le Togo, le Bénin et le Sénégal.

Les Echos : Quelles sont les étapes qui vont aboutir au produit fini ?

A. J. : La 1re année, le film est collectif. Elles ont choisi un sujet qu’elles développent ensemble. Au moment où l’animateur qui les encadre décèle qu’elles ont suffisamment rassemblé d’éléments pour pouvoir commencer à écrire le scénario, il avertit « Image au féminin » qui envoie tout de suite un formateur professionnel internationalement reconnu qui vient à ce moment-là leur livrer les clefs indispensables pour pouvoir écrire leurs scénarios. Idem avec la réalisation. Il les aide dans leur travail pendant une semaine. Après cette phase, quand elles acquerront de nouveaux outils, de nouvelles clefs, elles seront accompagnées par l’animateur qui respectera leur activité, leur spécificité, qui est là juste pour optimiser ce qu’elles veulent dire.

Quand le scénario est prêt, ils commencent à réfléchir sur comment elles vont le réaliser. De la même manière, on fait appel à un formateur qui est aussi un professionnel international reconnu et qui vient leur donner les clefs indispensables pour préparer la réalisation de leur film et avec le formateur pour la caméra, le son et le montage. La 2e année, elles sont mieux outillées et à ce moment-là, on peut imaginer que chaque femme doit pouvoir réaliser un film individuel.

Les Echos : Vous entendez organiser un festival de film de femmes ?

A. J. : Un festival de film de femmes sera organisé en novembre 2009 pour valoriser la spécificité de la création des femmes pour permettre de porter haut le message des femmes. Bref, pour valoriser l’expression des femmes.

Les Echos : Sera-t-il uniquement un film pour femmes ?

A. J. : Non ! Des hommes seront invités. Il y aura même des films faits par des hommes sur les femmes. Ce n’est qu’un festival de film fait par les femmes, mais il y aussi des films faits sur les femmes.

Propos recueillis par

Sètè Traoré

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APROVISIONNEMENT EN CEREALE

L’Arabie saoudite offre au CSA 3667 tonnes de riz

Le Royaume d’Arabie saoudite a mis à la disposition du Commissariat à la sécurité alimentaire 3667 tonnes de riz thaïlandais, soit 73 340 sacs de 50 kg d’une valeur d’un milliard de F CFA. La réception du don a eu lieu le jeudi dernier à la direction générale de l’Opam.

Présent aux côtés du Mali dans les moments difficiles, le Royaume d’Arabie saoudite vient d’accompagner le Commissariat à la sécurité alimentaire dans sa politique de stockage des denrées alimentaires. L’aide va permettre d’alimenter les stocks nationaux de sécurité alimentaire à travers les structures de proximité. Dans la répartition faite par le CSA, chacune des 703 communes du pays aura sa part d’ici à la fin du mois de ramadan.

Le don des 3667 tonnes fait suite à une demande des autorités maliennes à la partie saoudienne. Le roi d’Arabie saoudite, Sa Majesté Abdallah Ben Abdel Aziz Al Saoud, serviteur des deux saintes mosquées, selon le chargé d’affaires, Ibrahim Al Ghareeb, dès la réception de requête en a fait son affaire personnelle. Ordre a été donné pour que l’aide arrive au Mali rapidement. Pour l’envoyé spécial du serviteur, l’aide n’est pas conditionnée. Elle rentre dans le cadre de l’amitié qui existe entre les deux pays depuis fort longtemps.

Très émue, la Commissaire à la sécurité alimentaire, Mme Lansry Nana Yaya Haïdara, a salué les autorités saoudiennes plus particulièrement le roi qui, à chaque fois que le Mali, l’a sollicité a répondu à l’appel.

Amadou Sidibé

 

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 LIGUE 1 DE FOOTBALL AU MALI

Le marché des transferts s’enflamme

Depuis la clôture de la saison, chaque jour enregistré des lettres de démission. La saison prochaine, l’attaquant international béninois Nouhoun Kobina pourrait retourner à l’ASB. Le COB pourrait perdre Amadou Diamoutené au profit du Djoliba. Et Lassana Fané n’ira finalement plus au Stade.

Révélation de la saison avec une place de titulaire au sein de l’attaque des Rouges depuis l’arrivée de Conti aux commandes, le Béninois Kobina, auteur d’une partie époustouflante avec les Ecureuils dimanche dernier à Cotonou face à l’Angola, pourrait bien faire son « come-back » à l’ASB.

Après trois saisons passées dans notre championnat, l’attaquant béninois, qui a fait ses débuts à l’ASB avant d’être prêté à l’inter-saison au Djoliba, intéresserait cette fois son premier club malien. Comme le révèle l’un des dirigeants Bamakois que nous avons approché. « C’était un prêt et d’ailleurs nous sommes en contact avec le Djoliba. Nous sommes sur la même longueur d'onde. Il appartient désormais à Kobina de se décider ». La semaine dernière, l'international béninois, depuis le bercail, avait refusé une offre similaire de la part d’un club de la place.

Chez les Blancs, l’arrivée annoncée de Lassana Fané a fait long feu. L’intéressé est sur le point de signer pour une équipe étrangère (Norvège), selon une source proche du club. Amadou Diamoutené pourrait par contre jouer la saison prochaine avec les Rouges. « Rien n’est encore décidé, tous les joueurs font l’objet de convoitise en cette période. Pour moi, c’est possible car nous sommes en contact », a déclaré le joueur juste avant son départ à Brazza avec les Aigles.

Le joueur d’origine ivoirienne, Aimé Koffi, qui évolue au Djoliba, serait tout proche du CSD, son ancien club. L’attaquant de 24 ans, soumis cette à une rude concurrence, devrait faire son retour dans les prochains jours dans l’équipe des « Sept Villages ».

« Casillas » au Réal

Le défenseur guinéen du Djoliba, Sory Ibrahima Bangoura, a déclaré sur une radio de la place, qu'il restait au club la saison prochaine malgré son statut de remplaçant. « J'ai envie de rester. Maintenant, on n'est jamais satisfait de ne pas jouer. Une saison est longue et l’on verra bien de quoi demain sera fait. Le coach fait des choix, il faut les accepter et les respecter. Je suis un compétiteur et comme tout le monde, je suis là pour jouer. Nous aurons besoin de tout le monde cette saison », a-t-il expliqué.

Le Réal s'apprête à recruter le gardien de but international des juniors et de l’Asko, Ibrahima Bosso Mounkoro dit « Casillas ». Il a remporté en début de saison le Tournoi corridor du Port autonome d’Abidjan (PAA) avec les Aiglons. « Nous avons trouvé un accord avec Mounkoro. Il ne reste que quelques détails à régler », a précisé un responsable des Noirs et Blancs de Bamako.

L'international Souleymane Dembélé du DAC, pourrait rejoindre avec effet immédiat un club bulgare. Le milieu de terrain international de 28 ans, parti sans avoir au préalable l’accord de son club, a passé les tests médicaux obligatoires le week-end dernier puis devrait signer dans les jours à venir un contrat dont le montant n’a pas été communiqué.

«  Nous avons bien reçu le fax du club bulgare demandant la lettre de libération du joueur, mais tout dépendra d’un accord en commun », a précisé un membre du conseil d’administration du Djoliba que nous avons approché.

Boubacar Diakité Sarr

 

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