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2008

Mois de Mars

Les Echos du 31 mars

 

CRISE SCOLAIRE ET UNIVERSITAIRE

Le RPM s’engage pour le retour de l’école à l’école

Pour conjurer la crise scolaire et universitaire dans notre pays, le Rassemblement pour le Mali (RPM) a engagé un large débat dont le but est de mettre l’école sur les rails. Tous les acteurs semblent convaincus de la pertinence de la thérapie de choc proposée .

L’école malienne, depuis plus d’une décennie, connaît de sérieuses difficultés avec les grèves à répétition d’enseignants ou d’élèves. Pis, la crise a atteint son paroxysme avec la violence physique devenue un moyen d’expression et de revendication dans l’espace scolaire. Cette crise scolaire est aggravée par le manque d’infrastructures, d’équipements des établissements scolaires.

Toutes choses qui entravent le développement de notre école, naguère réputée pour la qualité de sa formation, et l’apaisement de l’espace scolaire. C’est pour trouver des solutions idoines à la crise scolaire que le Rassemblement pour le Mali (RPM) a initié samedi un débat, qui a regroupé tous les acteurs de l’école autour du thème : « La situation scolaire et universitaire au Mali ».

« La crise scolaire est une crise de notre société et nous interpelle tous », a indiqué dans son discours introductif le président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéita pour qui, la crise scolaire n’est plus l’affaire du seul gouvernement ni d’un parti politique.

Pour le conférencier, Moussa Coumaré, professeur d’enseignement secondaire, « l’école malienne est aux abois et l’année scolaire 2007-2008 risque d’être une année blanche ». A l’en croire, la Loi d’orientation de l’éducation ainsi que le Prodec sont des solutions pour sortir l’école malienne du gouffre dans lequel elle s’enfonce, mais, regrette-t-il, « le Prodec n’est pas appliqué comme il devait l’être ».

« Il n’y aura pas d’année blanche »

Pour le modérateur, Modibo Kéita, ancien Premier ministre, « l’école malienne a été tributaire d’un choix politique et idéologique fait après la conférence de l’Unesco en 1961. A ses dires, il s’agissait d’une éducation de masse et non pas de former des cadres d’élites ». Mais pour le modérateur et le conférencier, « la crise scolaire a été accentuée par le fait que la réalisation d’infrastructures scolaires n’a pas suivi la croissance de la population scolarisée ».

Cet avis a été partagé par le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Pr. Amadou Touré. Selon lui, « l’Université du Mali compte 65 000 étudiants, un effectif destiné à quatre universités et non une université ». Et d’ajouter que « le ratio élèves/maîtres est disproportionné dans les salles de classe dans tous les cycles d’enseignement ».

Toutéfois, à en croire le ministre Touré, « il n’y a aura pas d’année blanche, les difficultés ayant connu les différentes facultés ou établissements sont en voie d’être aplanies ». Le ministre a estimé que le prochain forum ou états généraux sur l’éducation que le pays s’apprête à organiser mettra un terme définitif à tous les problèmes de l’éducation. Il a indiqué que « les difficultés sont dues à la persistance des revendications, l’irruption de la politique dans l’espace scolaire, le laxisme de l’Etat, le manque de volonté du gouvernement de recourir à la fermeté, la passivité de la société civile… ».

Aux termes des débats, les anciens ministres de l’Education nationale, les anciens dirigeants de l’Association des élèves et étudiants du Mali, (qui ont témoigné sur leur expérience), les promoteurs d’écoles privées et de medersas, les syndicats d’enseignants, des représentants des structures et départements de l’Education et la société civile ont jeté les bases d’une future collaboration pour remettre l’école sur les rails.

Denis Koné

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RENTREE SOLENNELLE DU BARREAU

ATT brille par son absence

La rentrée solennelle du barreau du Mali et de la conférence de stage ont eu lieu vendredi et samedi derniers en présence de représentants de barreaux étrangers et d’autres invités de marque. Le chef de l’Etat, qui devait présider la cérémonie officielle au CICB, a « faussé compagnie aux avocats à la dernière minute ». La rectification de sa « bourde » à la rentrée des cours et tribunaux en 2007 est-elle remise à plus tard ?

« Mon discours a été conçu avec l’idée que le président de la République serait là » , dixit le bâtonnier, Seydou Ibrahim Maïga avant que le ministre de la Justice, garde des Sceaux ne précise que le chef de l’Etat n’a pu effectuer le déplacement « pour raison de calendrier ». S’il y a un homme que les uns et les autres s’attendaient à voir, c’est bien sûr le chef suprême de la magistrature, celui-là même qui avait affirmé lors de la rentrée des cours et tribunaux en novembre dernier qu’il n’y a que le menu fretin qui boit la tasse alors que les gros caïmans circulent impunément.

Bon nombre de citoyens présents à la rentrée du barreau pensaient que le président de la République allait réparer cette « bourde ». Grands défenseurs du « droit au service du justiciable », les avocats n’en attendaient pas certainement moins. Las ! Amadou Toumani Touré n’y était pas, mais pourra tout de même prendre en compte les préoccupations des avocats.

En son nom, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Maharafa Traoré, a déclaré que les autorités sont bien conscientes du rôle du barreau dans l’établissement d’un Etat de droit. C’est pourquoi, a-t-il promis, l’Etat sera toujours aux côtés du barreau, notamment pour la construction de la Maison de l’avocat à Bolé. Le ministre de la Justice s’est félicité de « l’unité et la confraternité » qui existent au sein du barreau, ce qui traduit sa maturité.

De la confraternité, il en a été question dans l’intervention du bâtonnier du Mali. Seydou Ibrahim Maïga a eu une pensée émue pour les pionniers de l’Ordre des avocats du Mali et certains de ses membres, dont le rôle a été déterminant dans l’avènement d’un Mali démocratique et dans la « consolidation et le rayonnement » de l’Ordre. A certains de ceux-ci des distinctions ont été décernées. Parmi les récipiendaires, il y a Mes Tiémoko Diatigui Diarra, Hassan Sèye, Touré Aïda Niaré (paix à leurs âmes), Boubacar Sidibé (ancien ministre de la Justice) et Mamadou Dia.

Le bâtonnier n’a pas occulté les difficultés à « caractère existentiel » auxquelles l’Ordre fait face. La problématique du marché avec la concentration de 300 avocats à Bamako est au 1er rang de celles-ci. La conséquence est que la « fonction d’avocat a du mal à nourrir son homme ». Et « cette situation est d’autant plus exacerbée par la prolifération des agents judiciaires de toutes sortes qui, profitant des dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, interfèrent dans les dossiers », a regretté Me Maïga.

« Avocat aujourd’hui, rebut demain ? »

Malgré l’aide du gouvernement et les multiples efforts du barreau, les avocats doivent faire face aux défis de la formation, particulièrement les plus jeunes, et surtout de la protection sociale. Car, selon le bâtonnier, le corps n’a ni de couverture maladie, ni d’assurance invalidité retraite, « avocat aujourd’hui, rebut demain ? ».

Nul ne doute que la corruption est un phénomène désormais ancré dans les pratiques au Mali. Pour preuve, le Vérificateur général a débusqué plus d’une centaine de milliards de nos francs détournés des caisses de l’Etat. Union de professionnels de droit, le barreau se sent directement concerné par le phénomène. Ce qui a motivé, dans le cadre de la rentrée, l’organisation d’un colloque sur la « justice pénale face à la délinquance économique et financière ».

L’Ordre des avocats entendait ainsi ouvrir un patchwork d’échanges entre décideurs politiques, l’administration publique, les bailleurs de fonds et la famille judiciaire sur le « mal du siècle ». En dépit du fait que les fossoyeurs de l’Etat circulent impunément dans la cité, le ministre Traoré ne s’est pas empêché de dire que la lutte contre la corruption est un combat du Programme de développement économique et social (PDES) du président de la République, la réalisation duquel est tributaire d’un budget assaini.

Le bâtonnier du Niger, Me Coulibaly, lors d’un déjeuner de presse jeudi, a laissé entendre que le colloque permettrait de faire l’état des lieux et de voir si la justice est à même de répondre efficacement à la délinquance financière, sans oublier de faire des propositions. Toutes choses qui, à l’en croire, s’avèrent utiles d’autant plus que « le phénomène ruine nos économies ».

A noter que cette rentrée a été marquée par une soirée gala et un match de football entre les avocats et l’Association des journalistes sportifs du Mali.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

Dans les coulisses

Me Touré Aïda Niaré dans les esprits

Le barreau se souvient toujours de Me Touré Aïda Niaré, cette avocate qui a succombé en juillet 2007 après avoir avalé un morceau de cola. Ses anciens collègues sont toujours sous le choc de sa disparition. Lors de la cérémonie de la rentrée solennelle, Me Mauricette B. Diallo, « amie inséparable » de la défunte, n’a pu retenir ses larmes en prononçant le nom de Me Aïda Niaré. Celle qui voyait Aïda assister à cette rentrée a dû céder sa place à un de ses confrères pour la suite.

Un colloque sur la peine de mort

L’abolition de la peine de mort a fortement agité l’opinion depuis son annonce par le président de la République lors de son adresse à la nation le 22 septembre 2007. Résolument impliqué dans les débats nationaux et œuvrant activement pour la consolidation de notre jeune démocratie, le barreau ambitionne d’organiser, à Bamako au mois de juin prochain, un colloque international sur la peine de mort. Ce sera en partenariat avec la Conférence internationale des barreaux et l’association « ensemble contre la peine de mort ».

Moussa Kaka se porte bien

Lors d’un déjeuner de presse du barreau jeudi, Me Coulibaly, bâtonnier du Niger et non moins défenseur renommé de journalistes opprimés dont Moussa Kaka, a déclaré que son client va bien et que son moral est au beau fixe. Loin d’abdiquer et plutôt confiant, Me Coulibaly a informé que bientôt commencera une campagne de presse contre des députés et des ministres pour violation de la présomption d’innocence du journaliste arbitrairement emprisonné.

Pics à Daba Diawara et siens

« Nous suivons non sans inquiétude le travail confié à un expert, mué ensuite en collège d’experts pour réfléchir sur notre démocratie » , a informé le bâtonnier du Mali. Comme pour montrer que nos compatriotes suivent de près la mission confiée au Comité de réflexion sur le processus démocratique au Mali, Me Seydou Ibrahim Maïga ajoutera que « c’est au bout de l’ancienne corde que l’on tisse la nouvelle ». Le Comité devra alors s’inspirer du passé.

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LIBERATION DES VOIES PUBLIQUES EN COMMUNE V

Des déguerpis crient à la discrimination

Quel deal y aurait-il entre la mairie de la Commune V et des propriétaires de kiosques qui, malgré l’opération de libéralisation des trottoirs, s’entêtent à les occuper ? C’est cet état de choses que certains interprètent comme un « déguerpissement sélectif ».

L’opération de déguerpissement de l’avenue « Martin Luther King », en Commune V, a permis la libération des trottoirs. Des occupants des abords immédiats de l’axe (propriétaires de kiosques, vendeuses, étalagistes, magasins, points de ventes de carburants… bref tous les débrouillards à la recherche du pain quotidien) ont été déguerpis sans ménagement.

Des propriétaires de commerce qui avaient érigé des hangars pour se protéger du soleil, de la pluie… ont été sommés de démonter leurs installations ou à défaut de faire un toit sans support (accroché directement au mur du magasin). Les radicaux qui ne voulaient pas obtempérer ont vu leurs kiosques démolis avec tout le contenu par un bulldozer appuyé par des éléments des forces de l’ordre. Ceci a fini par se transformer en une bataille rangée entre les forces de l’ordre et des jeunes du quartier.

Si l’opération, selon le maire Fané, s’inscrit dans le cadre de la libéralisation des trottoirs et abords des marchés, prônée par le gouverneur du district, il n’en demeure pas moins qu’elle a laissé beaucoup de citoyens sur leur faim. Beaucoup pensent qu’elle n’a pas été faite dans les règles de l’art.

En parcourant l’avenue à partir de Torokorobougou, jusqu’au niveau du lycée Massa Makan Diabaté, à Baco-Djicoroni, on se rend compte que ce que les gens affirment n’est que pure vérité. Des hangars que cette même mairie a démolis devant certains magasins restent toujours visibles en des endroits. Il s’agit notamment des ateliers de couture, boulangeries, pâtisseries, quincailleries. Les cas les plus flagrants et frappants sont ceux de la boulangerie-pâtisserie « Madougou » (Baco-Djicoroni), du salon de couture « Yaressy Couture » (Torokobougou) où sont érigés des hangars qui occupent une bonne partie du trottoir avec des terrasses aménagés. Ces espaces appartiendraient à des commerçants qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche en pareille circonstance, apprend-on. La pâtisserie « Madougou » serait la propriété d’un transitaire qui aurait ses entrées à la mairie.

Incompréhensions et colère

« Nous ne comprenons pas l’attitude du maire de la Commune V, Demba Fané et son équipe, qui ont fait déguerpir des gens à leur bon vouloir. Sinon comment comprendre qu’on fasse dégager les hangars des uns et laisser ceux des autres. Ils ne sont pas plus Maliens que nous. La mesure doit être appliquée à tous les occupants. Nous attendons qu’ils le fassent aussi, faute de quoi nous nous assumerons » , protestent des propriétaires d’établissements qui demandent l’implication du gouverneur du district de Bamako, initiateur de l’opération.

A la mairie, l’on se réjouit de la réussite de la libération des voies. La manière importe peu, selon un conseiller municipal. « Ils savaient qu’ils étaient dans l’illégalité. Malgré nos sensibilisations, nos communiqués, ils sont restés et nous ne pouvons qu’appliquer les textes », se défend un élu, qui a requis l’anonymat. « Vous savez, on a toujours quelque chose à dire dans ces genres de situation. La mairie va continuer avec son nettoyage sans regarder le visage de qui que ce soit », ajoute-t-il.

Réunis en association, des jeunes « victimes » de la mesure s’insurgent contre les déclarations de la mairie qui, à leurs yeux, ne sont que boniments. « S’ils se défendent ainsi, nous attendons voir. Nous prenons à témoin les plus hautes autorités de tout ce qui peut arriver si justice n’est pas faite », menace un des jeunes visiblement en colère.

Samedi dernier, les déguerpis du marché de Baco-Djicoroni devaient se réunir pour dégager une position commune sur le marché. Déjà, la veille, des femmes s’étaient catégoriquement opposées à la vente de leurs espaces par la mairie à certains commerçants. Si les choses ne se font pas dans la transparence cette opération de démolition de kiosques et hangars en Commune V risque de tourner au vinaigre. Le ton avait été donné par des jeunes qui avaient menacé de s’attaquer au domicile du maire Demba Fané. Le gouvernorat, initiateur de l’opération, est plus que jamais interpellé sur l’attitude discriminatoire des mairies qui risquent de saper la bonne réussite de l’action de salubrité publique.

Amadou Sidibé

 

Des partis condamnent

L’opération de déguerpissement entamée par le gouvernorat et exécutée par les mairies n’est pas vue d’un bon œil par des responsables de partis politiques. Un membre d’un parti majoritaire fustige l’attitude des autorités sur ce qu’il appelle l’opération « d’aggravation de la pauvreté et du chômage ».

A ses dires, le moment est mal choisi. Son argumentaire : le pays est confronté à une situation financière difficile. « Des familles n’arrivent pas à se nourrir. Des jeunes chômeurs et des chefs de famille se débrouillent sur ces voies pour avoir le pain quotidien », martèle-t-il. Et d’ajouter que la libéralisation des voies devait être accompagnée de mesures sociales pour atténuer la conjoncture. « Si on les fait dégager, qu’est-ce qu’ils vont devenir ? », se demande-t-il.

A. S.

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FILAMANA, YOROBOUGOULA ET KOLONI

Des localités bientôt désenclavées par le GSM

Le principe de l’arrivée d’Orange-Mali à Filamana, Yorobougoula et Koloni (cercle de Yanfolila) est acquis grâce à l’implication des députés élus de la circonscription électorale de Yanfolila.

« Nous sommes orphelins et nostalgiques. Nous n’avons pas les avantages de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, encore moins de ceux de notre chère patrie. Il te faut des heures pour passer une communication téléphonique. Et si c’est pour annoncer d’urgence une maladie, le décès peut survenir entre l’aller et le retour » , nous expliquait amer l’année dernière Moro Sidibé, maire de la Commune rurale de Koussan. Dans cette commune frontalière de la Côte d’Ivoire et de la Guinée, deux pays politiquement instables aujourd’hui, tout manque : route, eau potable, électricité et télécommunications.

En réalité, c’est une zone fortement enclavée. Une fois la nuit tombée c’est le noir total. Déjà à 21 h, les va-et-vient se font rares dans les ruelles du village. La causerie autour du thé reste le seul moyen de divertissement. A Filamana, l’on se sent couper du reste du Mali pour la simple et bonne raison que les communications téléphoniques n’y sont pas reçues. La Commune ne dispose d’aucune ligne téléphonique y compris la téléphonie rurale. Les communications se font par vacation et leur confidentialité est constamment violée.

Cette situation peu réjouissante dans ce coin du pays continue au moment où les télécommunications sont de plus en plus développées et ne constituent plus un luxe, mais plutôt un moyen de développement, d’information et d’instruction. Dans ces zones de l’arrière-pays, les populations ont le sentiment d’avoir été oubliées par les décideurs dans le combat contre l’enclavement. A telle enseigne qu’elles se demandent si elles font encore partie du Mali.

Mais le fait pour Filamana de vivre dans une sorte d’isolement total est en passe d’appartenir au passé. En visite dans la localité le 23 mars dernier pour remercier les populations d’avoir placé leur confiance en eux lors des élections législatives passées, l’honorable député Yaya Sangaré et son colistier, Souleymane Sidibé, ont apporté la bonne nouvelle : Orange-Mali signera sa présence dans les jours à venir à Filamana, Yorobougoula et Koloni.

L’espoir retrouvé

Avec l’arrivée prochaine d’Orange-Mali dans la Commune de Koussan, c’est une épine de moins qui vient d’être ôté du pied des populations. Elles n’auront plus à parcourir des kilomètres pour se rendre dans les champs de Sankaradjina pour téléphoner. Coupés depuis belle lurette des réalités socio-politiques et économiques de leur pays, les habitants de Filamana commencent à retrouver l’espoir.

« Pour téléphoner c’est la croix et la bannière. Nous sommes obligés de nous déplacer à Sankaradjina situé à une dizaine de kilomètres de Filamana. Certains partent à dos d’âne, d’autres à moto. Et ceux qui sont sans moyen de déplacement, font le trajet à pied. Imaginer comment c’est laborieux. Mais le temps aidant, nous allons bientôt oublier ce triste souvenir avec l’arrivée annoncée d’Orange-Mali » , a témoigné un Filamanais.

Autres incongruités : l’ORTM est difficilement capté à Filamana de même que les images de la télévision nationale n’y sont pas reçues. Il en est de même pour la radio locale, Radio Wassoulou, qui donne parfois des fragments d’information concernant le pays.

Outre le manque d’images et de sons, la Commune rurale ne dispose que d’une seule piste latéritique qui la relie d’une part au chef-lieu de cercle (Yanfolila) en passant par la Commune rurale de Gouanan et d’autre part à la Côte d’Ivoire. Malheureusement, elle n’est pas praticable en toute saison. Conséquence : la commercialisation des produits agricoles est limitée.

Pourtant, la localité demeure une grande zone de production de tubercules, fruits et céréales. Les autres pistes qui relient les villages entre eux sont toutes dégradées et leur praticabilité par les engins lourds se limite à la seule saison sèche.

Face à ces défis, les honorables Yaya Sangaré et Souleymane Sidibé ont appelé les fils du Koussan au travail et au travail bien fait. Ils les ont invités à tourner avec dignité la page des élections passées. Car, persuadés que l’union fait la force.

En plus de l’annonce de l’arrivée de la téléphonie mobile, l’honorable Yaya Sangaré a mis au nom et au compte des femmes de Koussan dans la caisse de Kafo Jiginew la somme d’un million de F CFA devant servir pour elles de fonds de garantie pour les besoins de micro crédits. Après le téléphone, pourquoi pas les signaux de l’ORTM à Filamana ?

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

 

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INSECURITE ROUTIERE ET ENVIRONNEMENT

Des soufis sensibilisent la Commune IV

Au cours de la Semaine culturelle et sportive de la Communauté musulmane des soufis (CMS), qui s’est achevée mercredi dernier, des conférences-débats ont été animées sur l’insécurité routière et la protection de l’environnement.

L’exposé sur l’insécurité routière a été faite par des techniciens du ministère de l’Equipement et des Transports. Selon Mamadou Koné, conseiller au ministère de l’Equipement et des Transport, l’un des conférenciers, « l’implication de Cheikh El hadj Soufi Bilal, guide spirituel des soufis, dans la lutte contre l’insécurité routière permettra de sensibiliser beaucoup de personnes sur le phénomène ». Car, ajoutera-il, il y a beaucoup de personnes qui ne suivent que l’instruction de leur maître.

Sinè Sanogo, technicien audit ministère, a fait un exposé sur les causes des accidents au Mali. Il ajoutera que « c’est l’indiscipline qui est à la base de plusieurs cas d’accidents dans notre pays ».

Réagissant aux exposés, le guide spirituel des soufis expliquera qu’il a, à travers la conférence, compris que les parents qui achètent des engins pour leurs fils sans leur apprendre à conduire, sont à la base des accidents.

La semaine a été également marquée par une conférence-débats sur la protection de l’environnement. Boubacar Sidiki Dembélé, directeur du projet environnement, a été le premier à faire son exposé sur le thème du « changement climatique et développement ». Il a été suivi par Amadou Tandia, directeur régional de l’assainissement du district, qui a fait un bref exposé sur la gestion des déchets plastiques.  

La cérémonie de clôture de la semaine sportive et culturelle de la CMS a eu lieu le 26 mars en présence du maire de la Commune IV, du responsable de l’Association mondiale de l’appel islamique (AMAI), de l’ambassade de la Libye et d’une foule nombreuse.

Pour le maire de la Commune IV, Soufi Bilal et ses disciples ont, à travers ces actions, contribué à la bonne compréhension des deux phénomènes par les populations de sa circonscription.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

 

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JOSE RUIZ, ENTRAINEUR DES AIGLES FILLES DE BASKET

« Apprendre aux JO pour le progrès du basket malien »

L’entraîneur des championnes d’Afrique en titre de basket-ball, le Français José Ruiz que nous avons rencontré à Koulikoro en marge du championnat inter-ligues de basket-ball et qui prépare les prochains JO estime qu’il faut au préalable un diagnostic pour cet important rendez-vous sportif planétaire. Dans l’interview qui suit, José Ruiz parle de sa présence au Mali, de ses pouliches et évoque son futur plan de bataille ainsi que son contrat avec la FMBB .

Les Echos :Quel est l’objet de votre séjour au Mali ?

José Ruiz : Ma présence au Mali ou l’objet principal de ma présente visite, consiste effectivement à commencer la préparation de notre voyage à Pékin ; de suivre les directives du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la Fédération et d’essayer de faire le point de nos joueuses : celles qui sont au Mali, à l’extérieur et puis planifier les dates, les moments des regroupements, préparer le long voyage en vue, faire également un diagnostic au préalable.

Les Echos : Avez-vous les nouvelles de vos pouliches ?

J. R. : Oui, je suis régulièrement les « Européennes ». Nous avons celles qui sont blessées et qui ont repris, et celles qui sont au Mali dont j’ai régulièrement les nouvelles par l’entremise de mon adjoint Cheick Oumar Sissoko « Yankee ». le temps passe vite, mais on est en contact, je reste toujours en contact avec elles.

Les Echos : A quelques mois des JO, peut-t-on savoir votre plan de bataille ?

J. R. : Nous n’avons pas encore un plan de bataille, c’est justement ce qui est en train de se faire. Nous avons commencé à le préparer, mais l’idée principale c’est que les Jeux olympiques sont un grand événement sportif mondial et nous devons rester très modestes, très simples et humbles. Il faut y aller pour apprendre encore des choses qui permettront au basket malien de progresser.

Les Echos :Parlez-nous un peu de votre contrat avec la Fédération malienne de basket-ball ?

J.R. : Mon contrat avec le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération malienne de basket-ball est un contrat moral. Ce n’est pas ce qui nous préoccupe comme priorité.

Les Echos :Quels jugements portez-vous sur le basket malien ?

J. R.   : J’essaye de comprendre beaucoup de choses du basket-ball malien particulièrement sur l’équipe nationale elle-même. Je suis ici aujourd’hui au Mali pour comprendre ce que les joueuses de l’EN ont vécu, ce qu’elles savent faire, comment le public voit notre discipline, l’intérêt des Maliens pour le basket. Le basket doit être perçu comme phénomène social et pas uniquement un moment sportif .

Les Echos :Quelles sont les nouvelles de votre club, Montpellier ?

J. R. : Nous avons des échéances, dont le championnat où nous occupons actuellement la 3e place. Une place formidable dans le carré d’as, mais encore c’est toujours le basket et c’est différent au Mali.

Propos recueillis, à Koulikoro, par

Boubacar Diakité Sarr

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POUR COACHER LES AIGLES

Keshi signe aujourd’hui un contrat de 7 millions

Arrivé à Bamako le jeudi 27 mars, Stephen Keshi doit signer dans les jours à venir un contrat de deux ans (2008-2010) avec la Fédération malienne de football (Malifoot). Son contrat qui prendra fin en août 2010 après le Mondial sud-africain s’élève selon une source proche de Malifoot à 7 millions de F CFA mensuels.

« En réalité, il nous avait demandé 9 millions, mais compte tenu de la situation et le retrait de Malamine d’Airness, nous lui avons proposé 7 millions » , ajoute notre source. Le contrat proposé par Malifoot à Keshi qui sera signé aujourd’hui prévoit en plus de son salaire mensuel, un logement, une voiture et une consommation téléphonique de 500 000 F CFA par mois.

Malifoot, qui cherchait un entraîneur de gros calibre après son divorce d’avec le Français Jean-François Jodar, pour relancer les Aigles après la Can manquée, a fait appel au Nigérian, ancienne gloire du football continental et champion d’Afrique en 1994 avec les Green Eagles (équipe nationale du Nigeria).

Keshi a été entraîneur des Eperviers du Togo qu’il avait qualifiés à la Can et au Mondial-2006. Le Nigérian a pour mission de conduire les Aigles du Mali à leur première phase finale Coupe du monde en 2010.

Keshi, qui tente un nouveau challenge dans le football malien, garde toujours l’espoir de le conduire au gotha du football africain. Il aura comme probable adjoint Cheick Oumar Koné, Amadou Pathé Diallo ou Mad’Coulou. Des noms qui ont été proposés par Malifoot. Le poste de directeur technique national se jouera entre Mory Goïta, Mohamed Magassouba et Mad’Coulou. Toutefois, selon nos sources, Mory Goïta reste le favori.

Boubacar Diakité Sarr

 

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