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2008

Mois de Mars

Les Echos du 28 mars

 

ROUTE KAYES/YELIMANE

Un mouroir pour usagers

La route Kayes/Yélimané (141 km) se trouve dans un état de dégradation avancée avec des ponts et radiers ravagés par l’eau de la rivière provoquant des accidents. Si rien n’est fait, la route va certainement faire parler d’elle. Que l’Etat ne joue pas aux sapeurs pompiers.

La route du développement passe par le développement de la route a t-on coutume de dire. Depuis l’avènement de la démocratie, les autorités s’attellent à la construction des routes urbaines et inter urbaines. Si les Maliens peuvent se féliciter des milliards investis dans la construction des routes, des inquiétudes demeurent quant à leurs entretiens. Selon les experts, une route en bitume bien faite peut faire des décennies de vie. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas. Les entreprises chargées de veiller à la bonne exécution se soucient peu de sa survie. Pour elles, l’essentiel est de voir du noir sur la couche de terre.

Malgré le milliard investi par l’Etat en 2006 pour sa réhabilitation, l’axe Kayes/Yélimané longue de 141 km est fortement dégradé. La construction de cette route en 2002 a été une bouffée d’oxygène pour les ressortissants du cercle de Yélimané. Elle a fait prospérer les activités commerciales et de transports humains. La distance entre Kayes et Yélimané était parcourue en un temps record par les usagers. Cette voie n’est plus ce qu’elle était. Suite à l’hivernage de 2003, une bonne partie a été endommagée. Parce que, l’entreprise en charge des travaux se serait très mal exécutée. Elle a fait, semble-t-il, à la hâte le bitumage sans tenir compte du terrain situé en grande partie dans une zone lacustre. L'étude technique pour son bitumage présentait, affirme-t-on des lacunes.

A l’époque après maintes interpellations du ministre en charge de l’Equipement et des Transports par l’Assemblée nationale, les travaux de réhabilitation ont commencé en juin 2005 et ont été confiés à l’entreprise Somafrec qui a exécuté les travaux. Ils ont coûté plus d’un milliard à l’Etat malien. Les travaux confiés à l'entreprise Somafrec ont permis de multiplier les ouvrages de protection en construisant 15 nouveaux dalots et radiers et refaire les parties endommagées.

Moins de deux ans après, circuler sur cette route relève du parcours du combattant. En effet, sur la dizaine de radiers construits ou réparés, 5 ont été complètement emportés par les eaux de pluie. Quatre ponts situés dans une zone marécageuse ont été emportés. Cette situation oblige les usagers à dévier dans la marre praticable seulement pour les véhicules 4X4 et pour les habitués de la route. Une situation pénible pendant la saison pluvieuse.

Village coupé du monde

Selon les usagers, en saison des pluies, les villages de Yélimané sont coupés les uns des autres « les radiers et ponts où est érigée la voie sont transformés en bras de fleuve », a témoigné un conseiller du chef de village de Sambaga.

A chaque occasion, les populations par la voie de leurs autorités coutumières et administratives ont toujours posé le problème. D’ailleurs, le chef de village de Kersignané/Kirané, Diaby Mody Traoré a soulevé la question devant le ministre de la Communication en visite dans la région la semaine dernière. A ses dires, « l’impraticabilité de la route pendant les périodes de hautes eaux, rend difficile le ravitaillement du village en vivres ».

En cette saison sèche, la route traverse des lits asséchés de rivières avec son lot d’accidents. Pour conduire sur cette voie, il faut être extrêmement prudent, sinon c’est pour aller se donner à la mort. En effet, la voie est dépourvue de panneaux de signalisation indiquant le mauvais état de la route (ponts emportés, présence de ravins etc.) Ce qui aggrave la situation, c’est le stationnement sans signalisation des nombreux véhicules qui tombent en panne. Un phénomène qui provoque de nombreux accidents à longueur de journée.

Nonobstant la présence d’une multitude de structures chargées de l’entretien routier et la mise à disposition de 10 milliards de FCFA pour l’exercice 2007-2008 à l’Autorité routière, l’état délabré de nos routes continue d’être l’une des causes des accidents de la circulation. Selon l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga alias Pinochet, « l’essentiel n’est pas de construire une route mais aussi de l’entretenir ».

Le président de la République, lors de la fête du 8 mars a interpellé son ministre des Transports sur les nombreux cas d’accidents. ATT savait-il qu’il y a un tombeau ouvert sur l’axe Kayes/Yélimané ?

Amadou Sidibé

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USA

Le gouverneur, la putain et les hypocrites

C’est une histoire de mœurs dissolues qui a eu raison des ambitions du truculent gouverneur de l’État de New York.

Eliot Spitzer est un homme ambitieux. Un « requin » de la politique comme on n’en voit qu’aux Etats-Unis. Mais « monsieur propre » était malheureusement un humain comme les autres, avec des penchants fort douteux.

Pour commencer, je résume l’histoire : Eliot Spitzer, début cinquantaine, est un golden boy né dans une des familles juives les plus riches de New York et donc des Etats-Unis. Avant d’être élu gouverneur il y a deux ans, il a été procureur général de NY. A ce titre, il s’est bâti une réputation de chevalier blanc féroce envers les criminels, particulièrement les larrons de la finance qui sévissent à Wall Street, la célèbre rue des finances de New York. En une dizaine d’années, Spitzer dont le prénom, ironiquement, rappelle le célèbre Eliot Ness, tombeur du non moins mythique Al Capone de Chicago au temps de la prohibition, a dépassé son homonyme.

Les poursuites judiciaires implacables qu’il a intentées aux bandits cravatés ont rapporté des milliards de dollars à l’État et envoyé derrière les barreaux des centaines de magouilleurs invétérés. Sa croisade contre le grand banditisme, si elle était appréciée par les citoyens honnêtes lui a cependant créé des inimités légendaires notamment au sein de la rédaction du très influent quotidien Wall Street Journal, la bible de la finance américaine. Après donc une carrière dorée de procureur, Eliot Spitzer a fait le saut en politique sous la bannière démocratique et affichait ouvertement son soutien à Hillary Clinton qui voyait en lui le prochain ministre de la Justice de toute l’Amérique. Cette carrière sans anicroches s’est écroulée comme un château de cartes.

En effet, depuis un certain temps, le FBI enquêtait sur les réseaux de prostitution qui font florès dans le pays. Spitzer a d’ailleurs été un des plus grands pourfendeurs des souteneurs et autres macs immoraux de ce monde. Par un heureux hasard, le FBI découvre la fiche du client numéro 9. En fouillant, les flics tombent sur les numéros de cartes de crédit du gouverneur Spitzer. Après compilation, ils découvrent qu’en moins de deux ans, il a dépensé plus de 80 000 dollars (40 millions CFA -petite digression : ça vous rappelle pas ces nouveaux riches qui paient des villas à leurs maîtresses alors que leurs parents n’ont pas de vélo ?)- pour se payer des prostituées de luxe. Une prostituée lui a même facturé plus de 4 000 dollars pour une nuit torride en Floride. Quand on sait que la passe se négocie à 50 dollars sur Time Square, on peut se douter du sens des bonnes affaires de l’ancien procureur…

Evidemment, avec le nombre d’ennemis que le monsieur a, le FBI ne pouvait s’empêcher de couler l’information dans les médias. Et nous avons assisté à une de ces scènes de confession publique dont l’Amérique « puritaine » est si friande : un nabab déchu flanqué de sa cocue de femme qui fait acte de contrition devant les caméras et regrette son infidélité en demandant piteusement pardon. Et qu’on y aille avec les tremolos dans la voix et les références bibliques sur les péchés capitaux ! Alléluia !!!

Mais comment Eliot Spitzer a-t-il pu sombrer ainsi dans la honte ? Il faut connaître son histoire personnelle pour comprendre. Né dans une famille juive pratiquante, riche et particulièrement chatouilleuse sur sa réputation, Spitzer n’a pas connu une enfance et une adolescence de divagation et de mauvais coups. L’école, la synagogue, les leçons particulières ont jonché son parcours car sa famille voulait en faire un grand homme. Très doué, il devient avocat sans avoir fréquenté des filles et la première qui passe dans son lit devient aussi sa femme, avocate également et issue d’une famille riche. Eliot Spitzer a gardé de cette expérience le terrible sentiment qu’il n’a pas eu de jeunesse et de folie. Alors, il a compris qu’au-delà des rêves inassouvis, l’essentiel est de se rattraper.

Le pouvoir et l’argent, voilà la recette pour se faire plaisir. S’il n’a jamais eu de chance avec les filles de son âge au lycée ou à l’université, il se rattrapera en payant celles qui ont l’âge de ses enfants. Il se rabat alors sur ces jeunes prostituées à peine sorties de l’adolescence pour se rattraper. Vous savez, c’est exactement le genre de comportement que vous observez chez ces vieux poux qui traînent dans les boîtes de Bamako au bras de leur arrière-petite-fille !

Eliot Spitzer a fait donc la bamboula pour se venger d’une adolescence ratée et difficile. Il se croyait tout permis et a commis des imprudences. Et sa carrière est finie avec sa démission pathétique (qui permet à son adjoint, noir et presque aveugle, de devenir le premier gouverneur « de couleur » de l’État). Ses ennemis se lèchent les babines. Et l’Amérique étale encore à la face du monde sa singulière conception de la morale. George Bush qui a menti sans honte au peuple pour envahir l’Irak est encore en poste et l’on crucifie un gouverneur pour des ébats clandestins. Il est permis de vendre des armes de guerre dans la boutique du coin, mais vendre des revues pornographiques peut vous conduire en prison. Décidément, il semble que le pays de l’Oncle Sam a un sérieux problème avec le sexe : un politicien peut avoir tous les défauts du monde, mais il ne doit jamais pécher par la chair.

Personne ne pleurera cependant sur le sort de Spitzer. D’abord il a tellement d’argent qu’il ne saura jamais de sa vie ce qu’est le besoin et ensuite, il a compris maintenant, du moins je le suppose, cette mise en garde du Christ : Que celui qui n’a jamais péché lance la première pierre. Et oui, à force de donner des leçons absconses de morale, on meurt de ses propres turpitudes.

P.S. Petite adresse amicale au plaisantin qui m’envoie des emails agressifs et me prie d’aller sur maliweb pour lire ses réactions à mes chroniques : Monsieur, si la vie te pèse tant et te permet d’avoir des journées à gaspiller, mes heures me sont très précieuses. Je n’ai pas le temps de m’acagnarder encore moins de lire des obscénités sur Internet. Je m’informe sur le Mali à partir d’un site qui me met à l’abri de certains agités et pieds nickelés car il ne permet même pas d’afficher des commentaires et c’est tant mieux. Et tu peux continuer à déverser ta haine sur le site comme il te plaît. Quant à moi, je te dis seulement une chose : il m’est impossible de haïr un être humain a fortiori quelqu’un que je ne connais ni d’Adam ni d’Ève. Bè bi ba bolo ! A la lecture de tes emails, je vois que tu es une victime collatérale de l’école malienne. Alors, je te conseille d’apprendre à écrire avant de te proclamer journaliste car tu me fais honte avec ce titre. Je te reprends textuellement : « Nous savons tu es qui et pourquoi tu as fuit le Mali, en tous cas, nous, nous soutenons les œuvres de monument d’ATT. Si les denrées coûtent chères, ce n’est pas la faute d’ATT… ». Mon cher monsieur, je n’ai jamais « fuit » le Mali encore moins avec un grotesque « t » à la fin, j’y vais chaque année et je n’ai jamais eu de haine envers ATT ni qui que ce soit car ma foi en Dieu me l’interdit. Pour le reste, si tu veux faire carrière dans ce métier, rapproche toi de vrais journalistes. Ils t’apprendront à manier la plume et tu auras l’air moins ridicule à exposer tes tares. Et sans rancune mon cher parce que je ne volerai pas ton pain. C’est quelqu’un qui vole déjà pour te le donner. Au fait, à quelqu’un qui cherche une place, on dit qu’il lorgne un « maroquin » pas un « marocain ». Un « Marocain », c’est un citoyen du Maroc, le pays de Mohamed VI, juste à côté de l’Algérie, ils ont une ambassade à Bamako et tu peux t’y rendre par avion…

Ousmane Sow

Journaliste, Montréal

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POLITIQUE

Le RPM se réveille !

Le Rassemblement pour le Mali, (RPM) vient de sortir de sa torpeur pour publier un texte sur la situation nationale. Nous vous livrons in extenso la déclaration du parti.

En ce début de l'année 2008, les populations maliennes, rurales comme urbaines, vivent des moments d'épreuves caractérisés par une dégradation persistante des conditions de vie due à la flambée des prix des denrées de première nécessité : le pouvoir d'achat des populations s'effrite au jour le jour et nombreuses sont les familles maliennes qui n'ont pas deux repas par jour.

Cette situation de désespoir liée aux conditions de vie pénibles se trouve aggravée par les innombrables difficultés sur les fronts social, politique et sécuritaire.

Sur le front social, on note la crise scolaire persistante, les problèmes d'emploi, la situation pendante des travailleurs compressés et des partants volontaires à la retraite ainsi que les effets sociaux désastreux des privatisations. Le manque de perspectives pour un règlement définitif et durable de toutes ces questions avec l'implication des partenaires sociaux demeure une préoccupation majeure de l'heure.

Sur le front politique, la démocratie vraie, souhaitable et attendue par les Maliennes et les Maliens, de même que le règne sans partage de l'Etat de droit sont encore du domaine du rêve. Le fait partisan est malmené à souhait pour assouvir des desseins inavoués.

Sur le front sécuritaire, la reprise des hostilités au Nord du pays et les différentes formes d'insécurité dans les villes et dans les campagnes troublent le sommeil des paisibles populations maliennes.

Face à cette situation, qui affecte sensiblement l'honneur et la dignité des familles maliennes, le Bureau Politique National du RPM fidèle au serment du Parti :

- En appelle au Gouvernement de la République pour prendre des mesures courageuses en vue de ramener les prix des denrées de première nécessité dans des proportions compatibles avec le pouvoir d'achat du Malien moyen et d'assurer leur disponibilité et leur accessibilité géographique ;

- Dénonce la perte du sens des responsabilités du Pouvoir dans cette situation dont l'aveu manifeste a été justement fait par le Président de la République dans son désormais fameux discours du 08 mars 2008 à l'occasion de la célébration de la Journée Internationale de la Femme. Cet aveu révèle l'inanité et la vacuité totale de toutes les ambitions affichées dans le Programme de Développement Economique et Social (PDES) du Président de la République ;

- Souhaite l'organisation d'un débat sur l'ensemble des questions d'intérêt national pour aboutir à des solutions partagées et acceptées par toutes les Maliennes et de tous les Maliens ; invite les patriotes et démocrates maliens à rester vigilants et à poursuivre la lutte pour des solutions appropriées aux grands défis nationaux et au raffermissement de la démocratie malienne.

Le RPM réaffirme sa solidarité agissante avec les masses laborieuses en particulier les couches les plus démunies et les plus vulnérables et s'engage à user de toutes ses forces à leurs côtés dans la conquête du bien-être pour tous dans un Mali plus juste, plus équitable, plus solidaire et de paix.

Bamako le 25 mars 2008

Pour le Bureau Politique National

Le Président du Parti

El Hadj Ibrahim Boubacar Kéita

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YANFOLILA

Les députés à la rencontre des électeurs

Par reconnaissance, les députés élus de la circonscription électorale de Yanfolila se sont rendus dimanche à Filamana pour remercier de vives voix les militants pour la confiance en eux placée lors des dernières législatives .

« Nous sommes venus vous remercier du fond du cœur pour votre mobilisation à nos côtés lors des élections législatives passées. Nous sommes venus vous témoigner notre profonde gratitude et notre reconnaissance pour votre présence massive à nos côtés. De même, nous sommes venus solliciter votre pardon pour les nombreuses souffrances que vous avez vécues à cause de nous. La tâche qui nous a été confiée n’est pas facile et nous avons besoin de vos prières et bénédictions jour et nuit pour être à hauteur de mission. Merci et grand merci à vous toutes et à vous tous » . Ainsi s’adressait en langue nationale bamanan le 24 mars dernier à Filamana, l’honorable député Yaya Sangaré devant une foule acquise à sa cause. Par ce déplacement dans le Koussan, il s’agissait pour l’honorable Yaya Sangaré et son colistier Souleymane Sidibé de remercier de vives voix les populations pour avoir placé en eux leur confiance lors des dernières législatives. Par cette visite certes symbolique mais significative, les honorables députés de la circonscription électorale de Yanfolila ont prouvé à leur base toute leur reconnaissance.

Reconnaissance, bénédictions et excuses ont constitué l’ossature de l’adresse de l’honorable Yaya Sangaré. Selon lui, leur présence à l’Assemblée nationale pour parler au nom de Yanfolila et au-delà tous les Maliens, découle d’une marque de confiance, de sympathie et d’estime. « Mes salutations et mes remerciements vont à toutes les communes de Koussan. Vous avez fait ce que vous pouvez pour nous. Maintenant, la balle est dans notre camp. Mais sachez qu’aucun effort, qu’aucun investissement, qu’aucun sacrifice ne serait de trop pour nous pour le développement du cercle. Nous ferons tout ce qui est à notre portée pour ne pas en retour vous décevoir. Nous serons votre porte-parole à l’Assemblée nationale dans le but de trouver des solutions à court, long et moyen terme aux problèmes qui se posent à vous », a promis l’honorable Sangaré.

Mesurant la portée et la délicatesse de la mission, Yaya Sangaré qui ambitionne de changer le visage de sa circonscription électorale à travers la construction de routes, la protection de la forêt classée de Filamana, la construction des centres de santé et des salles de classe, a imploré la bénédiction de tous ceux qui ont œuvré de près ou de loin voire dans l’anonymat à leur élection. « La mission n’est pas facile. Car, il n’est un secret pour personne qu’il y a des difficultés. Nous disposons de l’une des forêts les plus grandes de la sous région mais Yanfolila n’en tire pas grand-chose. Nous n’avons pas de routes, encore moins de centre de santé. Afin que nos doléances trouvent un écho favorable auprès des décideurs, nous avons besoin de vos bénédictions pour pouvoir aller plus loin », a-t-il plaidé.

Situation gênante

A l’instar d’autres localités du pays, la députation dans la circonscription électorale de Yanfolila a donné lieu souvent à des anicroches. Mieux, certains électeurs ont été attaqués dans leur honneur et dans leur dignité. Une situation gênante que le député Sangaré n’a pas passé sous silence. Avec l’humilité qui le caractérise, il a présenté des excuses aux électeurs qui ont été victimes d’injures graves de la part d’autres hostiles à sa personne. « Je vous prie d’accepter nos excuses pour les injures grossières dont vous a été victimes en soutenant notre liste. Je sais, il a été porté atteinte à la dignité et à l’honneur de bon nombre d’entre vous à cause de nous. Mais veuillez accepter nos excuses », s’est-il confessé.

Convaincu que seule l’union fait la force, l’honorable Yaya Sangaré a demandé aux uns et aux autres de tourner avec dignité la page de la fièvre électorale pour se consacrer à l’essentiel : le développement de la commune. Pour lui, ce n’est pas une question de partis qui nous ont soutenu ou qui ne nous ont pas soutenu qui importe aujourd’hui. Autrement dit, l’heure n’est plus aux considérations politico politiciennes. Mais, le combat actuel dira-t-il, doit être la lutte contre la corruption, la lutte en faveur de la paix et de l’entente. « Nous devons rester à l’écoute de l’un et de l’autre en cultivant les vertus du dialogue sans distinction aucune. Faisons table rase des clivages politiques et mettons au service de l’intérêt général ». Dans une telle démarche, l’honorable député Yaya Sangaré, a tendu une main fraternelle et amicale à toute la communauté du Wassoulou pour relever les défis qui se posent.

Pour cette tournée de remerciements, l’enfant de Filamana s’est fait accompagné de deux ressortissants du terroir et non moins membres du gouvernement. Il s’agit du ministre Tiémoko Sangaré de l’Agriculture et celui de l’Artisanat et du Tourisme, Ndiaye Bah. « Nous avons vu et nous avons entendu. Vos préoccupations sont également les nôtres. Et toutes les doléances qui nous seront soumises par vos députés, nous ferons de notre mieux puis que qu’au-delà de nos fonctions ministérielles, nous sommes avant tout les ressortissants de la commune de Koussan », a assuré Tiémoko Sangaré.

Localité frontalière avec la Côte d’ivoire et la Guinée, Filamana a besoin aujourd’hui des moyens de communication téléphonique, la couverture en image télévisuelle, l’érection de la forêt classée en parc zoologique, la construction de petits barrages de retenus d’eau, l’aménagement des mares. Des doléances qui ne sont certainement pas tombées dans l’oreille d’un sourd.

Pour lier l’utile à l’agréable, la tournée de remerciements a été couplée à une manifestation folklorique qui a vu les populations se trémousser au son de tam-tam. Comme quoi, la vraie joie est celle qui se partage.

Mohamed Daou

(envoyé spécial)

 

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ASSEMBLEE GENERALE DU CNSC

Le conseil fait sa mue

Le Conseil national de la société civile (CNSC) était en assemblée générale mercredi au Mémorial Modibo Keita. Il s’agissait pour les délégués des associations, organisations et organismes membres du CNSC de procéder à l’élection d’un nouveau bureau, mais surtout de débattre des difficultés qui ont jalonné son parcours depuis sa création en 2003.

Ces difficultés ont pour nom entre autres, selon le président sortant, Allaye Ibrahim Touré, l’insuffisance de la participation des membres aux réunions, la non ou sous représentation de la société civile dans les instances de décisions, la non mise en place du secrétariat permanent du CNSC et la lenteur dans la mise en place de ses démembrements au niveau régional.

Ces difficultés, a reconnu M. Touré, ont affecté l’influence de la société civile qui, a-t-il ajouté, se doit de relever plusieurs défis afin d’être une organisation forte. Aussi, au cours de l’assemblée, les délégués ont réfléchi sur les voies afin de parvenir à une société civile forte et d’asseoir une véritable démocratie interne. L’assemblée devait également élaborer un système de veille propre à la société civile pour suivre la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et culturelles de notre pays.

Aux termes des travaux, les délégués ont élaboré un plan d’action qui met l’accent sur le rôle de la société civile en tant qu’acteur du développement. Tout en se réjouissant de la tenue de cette assemblée, Seydou Traoré, secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales représentant du ministre a indiqué que le CNSC restait une force incontournable pour la paix et la sécurité du pays.

Denis Koné

 

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SECURITE DANS LES STADES

Le stade du 26 mars sous la menace de suspension

Le Stade du 26 mars de Bamako risque de ne plus abriter les prochains matches préliminaires comptant pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. En effet pour l’instance dirigeante du foot mondial, les installations du stade de Yirimadio ne respectent pas les normes internationales.

Les requêtes de la Fédération internationale de football Association (Fifa) portent entre autres sur les numérotations des sièges, les grilles de séparation, la zone mixte et les voies d’accès. La Fédération malienne de football doit mettre en œuvre ces recommandations de la Fifa avant le 4 avril prochain délai de rigueur. C’est du moins ce que révèle une lettre de la Fifa adressée à Malifoot.

Dans sa lettre datée du 10 mars 2008, la Fifa avait écrit que notre fédération ne dispose, en l’état actuel, d’aucun stade « national » pouvant accueillir les rencontres de la compétition préliminaire de la coupe du monde Afrique du Sud 2010. La lettre précise que le stade du 26 mars sera inspecté une seconde fois.

La Fifa a averti Malifoot de communiquer avant le vendredi 4 avril prochain, le nom d’un stade sur territoire neutre.

Aussitôt alertée, la fédération a saisi la tutelle, et hier jeudi, les structures concernées pour l’exécution de la tâche se sont réunies au 26 mars. Elles comprennent l’urbanisme, le ministère de la Jeunesse et des Sports et la Fédération malienne de football. Elles s’attellent à exécuter les travaux et tout porte à croire qu’ils seront finis avant le délai fixé par la Fifa . « Nous nous y attelons, et ça ne posera pas de problème », a affirmé à son retour du 26 mars, Moussa Kanouté, le chargé des compétitions internationales à Malifoot.

Boubacar Diakité Sarr

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COMEDIENS AU MALI

Grandeur et décadences d’un art

Le comédien est un professionnel du spectacle vivant et audiovisuel. Il interprète des textes et, à travers eux, des personnages et des situations dramatiques, comiques ou romanesques. Il exprime des émotions et use de son talent pour captiver son auditoire, le divertir ou le faire rêver. Un métier qui connaît des hauts et des bas.

Métier passion… Autant dire tout de suite que rares sont les professionnels à pouvoir vivre exclusivement de leur talent. Le métier de comédien recouvre en outre, des réalités très différentes. Certains acteurs jouent à la fois pour le théâtre, le cinéma et la télévision. Mais beaucoup ne connaîtront jamais que de petits rôles épisodiques. Selon les cas, la mise en scène et les techniques utilisées pour mettre en valeur un texte et servir un auteur sont différentes. Outre sa personnalité, sa sensibilité et son intelligence des situations, la valeur professionnelle du comédien est liée à sa maîtrise des techniques vocales, respiratoires et corporelles. Il doit savoir danser, chanter, jouer d’un instrument. Il doit aussi et surtout être passionné de littérature. Il peut faire partie d’une troupe ou d’une compagnie de théâtre.

La profession est très marquée par le chômage. Il est, en effet, exceptionnel de passer d’un contrat à l’autre sans discontinuer. La majorité des comédiens travaille sous le régime de l’intermittence.

Le comédien est payé au cachet. Suivant qu’il est reconnu ou non, son salaire peut varier dans des proportions considérables. L’itinéraire suivi par un comédien est toujours unique et personnel.

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

Prix:3000f cfa

Droit et pratique du droit au Mali

Prix:7500f cfa

 

 

Les pièges du destin

Prix:4000f cfa

Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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Dans ce site web vous trouverez :
OpeneNRICH

 

 




 
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