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2008

Mois de Mars

Les Echos du 27 mars

 

FIN DU CONTRAT DE VOLONTARIAT DE L’APEJ

Le cri de désespoir des jeunes volontaires

Des milliers de jeunes diplômés qui trouvaient leur compte dans le contrat de volontariat de l’Apej sont menacés de chômage. Le gouvernement Modibo Sidibé refuse de renouveler leurs contrats.

« L’information, générale sur le volontariat de l’Apej », était le thème de la conférence débats animée le 23 mars par la Commission ad hoc (Adide-Apej-CNJ) pour l’insertion des jeunes volontaires de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej). Cette conférence avait pour objectif principal, d’informer les jeunes volontaires sur l’état des négociations sur une éventuelle reconduction de leur contrat de volontariat.

En effet, celui-ci expire en juin 2008 et pour des raisons budgétaires, le Premier ministre Modibo Sidibé, aux dires du président de l’Association des volontaires de l’Apej, Mamadou Dionssan, aurait signifié que « l’Etat n’était pas en mesure de reconduire les contrats ». Pourtant, ont expliqué les conférenciers, l’apport des volontaires de l’Apej a été toujours et demeure salutaire pour les services publics par ce que les volontaires comblent le déficit en personnel.

Au cours des échanges, les volontaires se sont dit surpris par cette volonté du gouvernement Modibo Sidibé de ne pas reconduire le contrat des volontaires alors que des garanties leur avaient été données par l’ancienne équipe gouvernementale dirigée par Ousmane Issoufi Maiga.

Instabilité sociale

Pour la commission ad hoc, la rupture du contrat des volontaires est synonyme d’un renvoi de millier de jeunes dans la rue, « or, nous ne voulons plus rester à ne rien faire », « nous voulons que l’Etat nous aide soit en nous donnant la possibilité d’être des conventionnaires ou des contractuels au sein des services publics ou encore en promouvant l’auto-emploi », ont plaidé les membres de la commission.

« Nous avons entrepris des démarches auprès des notables, de l’AMDH, de l’Assemblée nationale pour leur exposer nos doléances afin qu’ils intercèdent auprès des autorités » , ont poursuivi les membres de la commission qui craignent une instabilité sociale après le renvoi dans la rue de ces milliers de jeunes.

Aux termes des débats, les volontaires de l’Apej, ont recommandé la poursuite d’un dialogue franc avec les autorités et le président. Ils n’ont pas tari d’éloges en l’endroit du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle. « Il ne nous fuit pas et nous reçoit toujours dès que nous le sollicitons », a déclaré Mamadou Dionssan.

Environ 2000 volontaires de l’Apej, toutes catégories professionnelles et diplômes confondus, exercent dans les services publics. Le Programme de volontariat a démarré en 2005 sur la base d’un contrat d’un an renouvelable une seule fois. Mais la clause n’a pas été respectée par l’Etat violant ainsi le code du travail.

Toutefois, les volontaires assurent ne point réclamer un droit si ce n’est celui du droit à un travail. Le volontariat avait pour également pour principal objectif de donner la possibilité aux jeunes d’acquérir de l’expérience. Beaucoup de jeunes par manque d’expérience se voient fermer les portes d’accès à des concours de recrutements professionnels. Mais, il ne devrait pas être une solution au problème de chômage des jeunes.

Denis Koné

 

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CHOMAGE AU MALI

Une question sans réponse ?

Sur les nombreux problèmes auxquels la jeunesse malienne est confrontée, le Président de la République était face aux jeunes au CICB samedi dernier à la faveur d’une émission radio. Au terme de l’émission, la jeunesse est restée sur sa faim.

« Nous sommes longtemps restés sans prendre d’initiatives et les initiatives que nous avons prises n’ont jusqu’à présent pas porté fruit » , a expliqué ATT, parlant de la question de l’emploi des jeunes.

A la question de savoir ce que le gouvernement peut faire pour enrayer l’exode rural afin que les jeunes puissent participer au développement local, ATT a salué « les jeunes ruraux qui font l’exode et qui viennent se battre à Bamako ».

Non satisfait des réponses du chef de l’Etat, un jeune expliquera que « c’est parce qu’il n’y a pas eu de solution aux villages que les jeunes viennent à Bamako ».

Les réponses du Président de la République aux questions des jeunes donnent l’impression que le gouvernement n’a pas de solution à ces problèmes. Pourtant, il existe pas mal d’initiatives dans notre pays. L’Etat a des programmes intéressants tel que l’Appui aux Collectivités décentralisées pour un développement participatif (Acodep) qui a aujourd’hui freiné l’exode rural dans ses zones d’intervention. Il suffit tout simplement de valoriser ces programmes pour développer l’emploi rural et freiner de ce fait l’exode rural.

Au terme de l’émission, la jeunesse est restée sur sa faim. Le dernier jeune, un Malien installé en France, qui a pris le micro a déploré la situation actuelle du pays. Ce qui lui fera dire, « M. le président aidez-nous à vous aider ».

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

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PREMIER CONGRES ORDINAIRE DU RDS

Objectif : Koulouba

Les assises du premier congrès ordinaire du Rassemblement pour le développement et la solidarité (RDS), des 22 et 23 mars étaient placées sous le signe « paix et développement ». Des préoccupations majeures du parti.

Le 1 er congrès ordinaire du RDS s’est tenu dans un contexte très difficile pour le pays eu égard à la rébellion qui perdure dans le Nord ainsi que la montée vertigineuse des prix des denrées de première nécessité, toutes choses qui compromettent sérieusement le développement harmonieux du Mali et l’épanouissement du Malien.

Le congrès placé sous le signe de « la paix et le développement », n’a pas passé sous silence ces problèmes sociaux tout comme la crise scolaire, le manque de débat démocratique etc. Les autorités ont été invitées à faire valoir toujours la négociation dans le règlement de la crise au nord.

Ouvrant les travaux, Younouss Hamèye Dicko, le président du parti s’est réjouit tout de même que le pays se soit engagé dans une politique de construction de logements, de routes, d’accès à l’eau et dans une politique agricole comme base de développement économique et d’industrialisation.

Pour le président du RDS, ces efforts ne doivent pas faire perdre de vue que le pays reste confronté à d’énormes difficultés qui sont les conditions difficiles de vie, la poussée fiévreuse des prix des denrées de première nécessité (céréales, sucre lait, viande, huile etc.). « Le RDS reste vigilant et conscient de ces problèmes », à en croire son président, qui a estimé que seul le débat démocratique demeure la soupape de sécurité et d’enrichissement cognitif du terreau politique.

Au cours des travaux, les délégués venus de toutes les sections ont procédé à la relecture du règlement et statuts du parti, à l’examen du rapport d’activité du bureau sortant. Aux termes des travaux, d’importantes résolutions ont été élaborées par les congressistes. Il s’agit dans le court terme d’avoir un grand nombre d’élus aux élections communales de 2009 et dans le long terme réaliser son rêve, celui de diriger le pays.

Denis Koné

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BE B’I BA BOLO

La leçon de morale

Il s’agit d’un triste dérapage du langage présidentiel et des simagrées d’une pathétique cohorte de professeurs.

Les Maliens ont écouté, parait-il, avec une attention soutenue la causerie du président ATT à l’occasion du 8 mars, journée de célébration des femmes à travers le monde. Au détour d’un round up des problèmes les plus pressants qui assaillent le Mali, Amadou Toumani Touré a lâché, dans un bambara qu’il comprend très bien et dont il saisit la subtilité linguistique : « Bè bi ba bolo ». Pour les non-initiés à la langue de Da Monzon Diarra, la traduction qui me parait la plus appropriée est : « Que chacun en fasse à sa tête ». La phrase du président de la République, inusitée et franchement familière, a suscité des réactions diverses. Pour les uns, il n’a fait qu’exprimer son ras-le-bol face à la tendance atavique du Malien à refuser la méthode et l’organisation. Pour les autres, c’est juste une confirmation de l’incapacité du pouvoir actuel à combler les attentes des Maliens.

Une chose est cependant sûre : En homme averti et expérimenté, familier des échanges et versé dans l’art de la communication par la séduction, ATT n’a commis ni un lapsus ni un propos qui dépasse la pensée. Il a bel et bien dit une chose : Je suis incapable de régler les problèmes actuels du Mali et advienne que pourra ! Cela ne souffre d’aucun doute.

Pourtant, à la lecture de quelques articles publiés par la presse après cette malheureuse sortie du président, je suis tombé sur un certain nombre de « commentateurs » pour lesquels, visiblement, le peuple malien souffre tellement de crétinisme qu’il est incapable de comprendre ATT. A ce que l’on sache, ni en bambara ni en français, ATT ne s’exprime dans la prose senghorienne de l’académicien. Son langage est « terre-à-terre », c’est un « homme du peuple qui ne souffre pas de complexe devant les intellectuels » aiment seriner ses thuriféraires. Alors, dites-moi : Par quelle acrobatie linguistique certains « journalistes » versent-ils dans l’injure en criant au vulgum pecus qu’il n’a rien compris des propos du président et que le locataire de Koulouba, par cette « boutade », voulait demander… aux femmes de s’impliquer dans l’éducation de leurs enfants. ATT suggérait donc aux femmes de mieux s’occuper de leurs progénitures. Vraiment ? Donc, avant l’arrivée d’ATT, les femmes maliennes ne s’occupaient pas de leurs enfants…

Mais là n’est pas l’offense. Je trouve insupportable que cette piètre gymnastique intellectuelle s’accompagne de leçon de morale : Fermez-la et laissez le président travailler ! C’est ce même président qui affiche des « réalisations kilométriques », dont on dit qu’il a changé la face du Mali qui vient de dire qu’il ne peut rien faire. Il faut choisir : est-il le travailleur infatigable ou le roi Lear qui demande à son peuple de se débrouiller ?

C’est une hypocrisie inconcevable qui se déroule actuellement au Mali. ATT et ses proches ont été assez généreux pour nourrir, aux frais de l’État, une camarilla d’individus incompétents, malhonnêtes, égoïstes et sournois. Des personnes très proches du président, m’ont avoué combien leur boss est déçu de certains individus en qui il avait placé une confiance aveugle, qu’il se sent pris en otage par une espèce particulièrement dégénérée de prédateurs pour lesquels la morale et l’honneur sont d’étranges inventions religieuses. Cela ne le dispense cependant pas de ses responsabilités d’élu et de chef de l’État. La confession spontanée d’ATT est simplement symptomatique d’un mode de gouvernement : l’impunité et le laxisme.

La banalisation de l’État et la promotion de l’incivisme. Il n’y a aucune chance de changement au Mali d’aujourd’hui : Le vol, le mensonge, la rancœur, la trahison, la corruption, l’indiscipline, l’incivisme ont de beaux jours devant eux. Parce que, ATT ne sanctionnera jamais les prédateurs et incompétents qui chantent ses louanges. Et ces sangsues ne mordront pas la main qui les nourrit. « Bè bi ba bolo », des centaines de milliers de Maliens l’ont compris et ce, depuis Moussa Traoré. Ils essaient de gagner leur vie avec les moyens du bord.

Mais, il faut faire attention, car « bè bi ba bolo » a des limites. Un jour ou l’autre, ATT devra prendre ses responsabilités devant l’histoire et agir. La ruse, les doux mots et la flatterie ne sont pas un mode de gouvernement. On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs et il y a aujourd’hui une masse de Maliens qui pense que crier sa soumission au chef est le meilleur moyen de gagner sa vie. Erreur. Tôt au tard encore, c’est le peuple en entier qui paiera le prix de ces errements. « Bè bi ba bolo », certes, mais il faut ajouter : « Ni fama ka tè sé, fantan sa don de sera. »

Au fait, il serait important de demander aux griots du Mali de reprendre leur place car ils ont de la rude concurrence par les temps qui courent…

Ousmane Sow

Journaliste, Montréal.

 

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EAU ET ASSAINISSEMENT

Des communes de Kati hors de la disette

L’approvisionnement en eau potable est un véritable casse-tête chinois pour les populations maliennes, particulièrement celles de l’intérieur dont les habitants ne savent plus à quel saint se vouer.

Lancé le 21 mars, le projet « amélioration de la couverture en eau et assainissement des écoles et des communautés de 4 communes du cercle de Kati au Mali », répond à une préoccupation majeure des communes de la cité garnison. Il est attendu des effets « salvateurs ».

Le projet de 750 millions de nos francs est financé par l’Union européenne (64,31 %) et Plan-Mali (35,69 %). Il permettra à 48 138 habitants parmi lesquels plus de 50 % de femmes et d’enfants de 18 ans des 49 villages des communes de Bougoula, Faraba, Sanankoroba et Tièlè de voir le bout du tunnel dans l’accès à l’eau potable et de vivre dans un environnement décent.

Dans ce cadre, le projet servira 40 écoles et 2 centres de santé communautaires. Sur une période de 36 mois, il est prévu la réalisation de forages et de points d’eau, la réhabilitation et la réparation de pompes et l’aménagement de points d’eau, le renforcement des capacités des structures communautaires… Toutes choses qui préserveront la santé des bénéficiaires à travers la prévention des maladies liées à l’eau. Ce qui a suscité l’intérêt des conseillers municipaux des localités concernées par le projet lors de la cérémonie de lancement.

Comme pour dire que le slogan « le droit d’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement des enfants et leurs familles de nos communautés partenaires » n’est pas creux, le représentant du ministre des Mines, de l’Energie et de l’eau, Souleymane Diallo, dira que le projet cadre avec les ambitions des autorités en vue de l’accès des Maliens à l’eau potable.

Quant aux représentants de Plan-Mali, Kasemir Youmbi, et de l’UE, Boubacar Draba, ils ont souligné que leurs structures sont disposées à assister les Maliens dans l’accès à cette denrée indispensable. Le directeur local du Centre régional pour l’eau potable et l’assainissement (Crepa-Mali), qui a participé avec Plan-Mali à l’élaboration du projet, a noté qu’il améliorerait certainement les conditions de vie des populations de la ville garnison.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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FESTIVAL DE MUSIQUE ET DANSES TRADITIONNELLES DE KOUMANTOU

La découverte du patrimoine naturel et culturel

A la faveur de la 3 e édition de son festival de musique et danses traditionnelles de la Commune rurale de Koumantou (dans la région de Sikasso), l’Association pour le développement de la Commune de Koumantou (Adakom) a, du 22 au 24 mars 2008 mobilisé les habitants et ressortissants du village autour du défi de la promotion culturelle par la découverte des pas de danses traditionnelles, du patrimoine naturel et le savoir faire des sociétés secrètes… Des richesses authentiques qui font de Koumantou une destination touristique.

La présence des ministres de la Culture Mohamed El Moctar, de l’Artisanat et du Tourisme Ndiaye Ba et de l’Agriculture Tiémoko Sangaré à la cérémonie d’ouverture du festival, le samedi 22 mars à Kola situé à 16 Km à l’Est de Koumantou témoigne l’envergure et l’intérêt que les autorités accordent au festival de musique et danses traditionnelles de Koumantou. Un événement majeur de promotion culturelle et touristique qui attire chaque année des centaines de curieux.

La grande innovation du festival de musique de danses traditionnelles de la Commune rurale de Koumantou est que les organisateurs ont, à travers la culture, exprimé leur souci de la bonne mise en œuvre du processus de décentralisation. Cette initiative s’est traduite par des manifestations sur trois sites. En plus de Koumantou, les Communes rurales de Kola et de Niable ont été les principaux sites qui ont abrité les activités avec la participation des habitants sortis massivement, pendant quatre jours, pour découvrir l’univers de la société traditionnelle de Koumantou.

Pour le ministre de la Culture, le festival au-delà de l’expression culturelle, traduit l’unité de Koumantou qui, à travers ses intellectuels et tous ses enfants réunis au sein de l’Adakom, ont su « dans un élan tiré du terroir réveiller l’histoire, la culture tout en conservant leur indentité ».

Considérant la culture comme un facteur de développement, Mohamed El Moctar estime qu’elle est aussi un facteur de paix et de stabilité.

Il a invité l’Adakom à faire du festival un évènement économique sans en altérer « l’authenticité des éléments qui le composent », car, selon lui, « l’entreprise culturelle doit permettre de sécréter de la valeur ajoutée et de l’emploi ».

Les défilés des masques Dogons, des prestations folkloriques des groupes Didadi ont animé la cérémonie d’ouverture des festivités sanctionnée par la visite d’expositions artistiques des forgerons de Kola. Les trois ministres ont pu apprécier le génie créateur des artisans de Kola à travers des mortiers, daba et autres objets .

La pluie, comme à l’accoutumée

Mais c’est surtout la prestation musicale de « Nonfri », une société secrète traditionnelle de la localité qui a épaté nombre de festivaliers nationaux et étrangers. La société secrète « Nonfri » dont les initiés sont vêtus de Bogolan, esquissent des pas de danse de guerriers appuyés par des instruments de musique traditionnels comme le Tamani a fait pleuvoir grâce à sa science mystique sur la Commune rurale de Kola et environ. Comme à l’édition précédente, la pluie diluvienne provoquée par la prestation de « Nonfri » a interrompu la cérémonie de lancement de la 3 e édition du festival de musique et danses traditionnelles de Koumantou. Certains véhicules officiels ont failli ne pas rejoindre Koumantou à cause de la forte pluie.

Le dimanche 23 mars, la Commue rurale de Niable a mis à son tour les bouchées doubles pour recevoir les festivaliers conduits par le ministre de la Culture. Mais avant de se rendre à Niable, les participants au festival de musique de danses traditionnelles de Koumantou ont visité les sites touristiques de la commune. C’est ainsi que les délégations se sont rendues au bois sacré de Koumantou, qui s’étend sur une superficie de 2 hectares, une faune pleine de mystère. En effet, d’après la légende et selon les explications de Moussa Koné, un des descendant du fondateur du village, Koumantou doit son nom à son fondateur Kouman Koné et le bois sacré « Tou » d’où le nom « Tou de Kouman » ainsi prononcé Koumantou.

Ensuite, Mohamed El Moctar et sa suite ont avec curiosité, découvert les bois sacrés de Tabacoro. Selon les autochtones, ces bois contiennent divers animaux et des génies protecteurs du village contre les sinistres de tout genre. Au milieu de ces bois est placée une pierre blanche sur laquelle tous les sacrifices sont faits. « Des femmes en quête de procréation font des sacrifices pour avoir des enfants. Dans ces bois, on y entre pas pour détruire la faune ni la flore et aucun produit n’y est extrait au risque d’être envahi par certains insectes agressifs », a précisé un vieux originaire de Koumantou.

Au terme des visites, le ministre de la culture a instruit au représentant de la Direction nationale du patrimoine culturel (DNPC) de répertorier tous les sites touristiques de Koumantou pour qu’ils puissent bénéficier des projets de préservation et de valorisation. Il a pris l’engagement de voir avec les services techniques, comment préserver ces sites touristiques qui sont en état de délabrement.

Rentrer dans le cercle des nations

A Niable, le président de l’Association pour le développement de la Commune rurale de Koumantou, le général Tiékoura Doumbia a appelé les habitants de Koumantou à s’approprier du festival qui est, selon lui, « une occasion de rentrer dans le cercle des nations qui ont réussi à relever le défi du développement tout en conservant leur identité ». Les prestations musicales et des danses chorégraphiques comme le Bari, une danse très spectaculaire, ont émerveillé le public.

Les activités artistiques à Niable ont été émaillées de chants et danses traditionnelles accompagnées d’instruments de percussion. Le « Wassamba », « bari », « balafon », « tantan » et d’autres sons de musique comme la flûte traditionnelle, qui accompagne les circoncis, ont réveillé des souvenirs chez des personnes âgées qui pensent que beaucoup de pratiques et coutumes sont tombées dans l’oubliette, d’où la nécessité du festival et d’initiatives culturelles au profit des générations présentes et futures. En marge des activités, l’Adakom a offert au premier cycle de Niable un lot de matériels composé de moustiquaires imprégnées.

A la cérémonie de clôture, le dimanche 24 mars, dans l’enceinte de la cour de l’école communautaire de Koumantou, les festivaliers ont assisté à une conférence sur les thèmes « développement de la Commune de Koumantou et la conservation de la nature et les problèmes environnementaux ». Le maire a expliqué que sa commune, dans une vision d’ouverture, est en jumelage avec beaucoup de villes européennes et américaines. Il soutient que Koumantou est plus que jamais inscrit dans le processus de décentralisation par la responsabilisation et la participation des populations locales, maîtres dans leur choix de développement.

Les festivités ont été sanctionnées par la remise des diplômes aux participants qui ont contribué à donner un éclat particulier à la fête.

Vivement la 4 e édition !

Amadou Waïgalo

(Envoyé spécial à Koumantou)

 

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MATCH AMICAL

France Espoirs-Mali : 3-2

Une bonne rentrée

En pleine reconstruction après leur élimination précoce au premier tour de la Can Ghana 2008, et avec Mory Goita et Madou Coulou pour assurer l'intérim suite à l'éviction de Jean-François Jodar, les Aigles ont su redresser la tête pour sauver la face en seconde période mardi dernier au stade de Charléty contre les espoirs français. Le capitaine Mahamadou Diarra « Djilla » et Modibo Maïga se chargeaient de sonner le vent de la révolte aux 63 e et 74 e. Sans en avoir démérité, les Aigles ont réussi une bonne rentrée.

Les Aigles ont repris du service depuis mardi dernier au stade de Charléty (Paris). La colonie malienne avait pris d’assaut le stade et les téléspectateurs ont eu un aperçu de l’effectif du duo Mory Goita, Mamadou Coloubaly. Un effectif qui défendra à coup sûr nos couleurs aux prochains éliminatoires combinés Can et Mondial 2010.

En attendant l’arrivée du nouvel entraîneur pour le renforcer, le groupe de mardi reposait pour l’essentiel sur les rescapés de la Can Ghana 2008, des revenants mais aussi des néophytes.

L’entraîneur Mory Goita qui a dirigé la rencontre peut en être satisfait de l’effectif qui regroupe des jeunes, et des moins jeunes. Pour le nouvel entraîneur, la saison sera longue, très longue, et dès ce mois de juin qui sera couronné de trois des six rencontres des éliminatoires combinés Can–Mondial 2010. Même si par bonheur notre parcours dans ces éliminatoires combinés se concrétisait. Au stade de Charléty, ce fut une rentrée bien réussie, même si du côté de l’immeuble gris de l’ACI 2000 (siège de Malifoot) on chôme encore. En effet depuis le retour des Aigles de la Can et après le limogeage de Jodar et bien d’autres sujets qui alimentent notre sport roi, le président de Malifoot et son équipe restent invisibles. Point de conférence de presse pour faire le point de la situation. Pire, le président Salif Kéita semble même déserté le stade. Sa démission était annoncée dans les coulisses. Il était attendu en France en marge du match amical France A’-Aigles du Mali pour le dîner offert par son homologue français, mais Salif est resté au pays. C’était un moment pour lui d’analyser les résultats de la saison écoulée, parler de l’avenir de notre football, du travail du nouvel entraîneur et du futur D.T.N.

L’actualité très controversée de ces dernières semaines qui concerne la vie de notre sport roi, mérite qu’on lui consacre quelques réflexions. Le match amical France A’-Aigles du Mali (3-2) fut une rentrée pleine de promesses, d’espoir et d’espérance.

 

Boubacar Diakité Sarr

 

Echos sports

Keshi à Bamako aujourd’hui

Le bon de transport (PTA) avait été envoyé à Stephen Keshi afin qu'il puisse se rendre à Paris pour superviser le match amical France Espoirs-Mali. Mais aux dernières nouvelles, le Nigérian a été confronté tout simplement à un problème de visa d'entrée en France. « J’ai été contacté à la dernière minute », a affirmé l’ex-entraîneur des Eperviers que nous avons joint au téléphone. Et C’est en principe aujourd’hui que Stephen Keshi arrive dans notre pays pour la signature de son contrat.

Jodar payé !

L’ancien entraîneur, Jean-François Jodar a été invité mardi dernier par le régisseur du ministère pour percevoir l’intégralité de son salaire ( 52.000.000 F CFA). « Le ministère a fait ce qu’il fallait, je dois régler quelques problèmes de papiers avec Malifoot avant de quitter définitivement le Mali », a déclaré Jodar que nous avons approché. Une affaire qui finit bien et la page Jodar est ainsi tournée.

Kanouté est resté à Séville

Frédéric Oumar Kanouté n'a pas joué le match amical France A’-Mali (3-2) mardi dernier au stade de Charléty. L'attaquant du FC Séville est resté en Andalousie pour soigner des douleurs ressenties à un talon et aux adducteurs à la fin du match contre l'Atletico Madrid.

Rassemblés par

Sarr

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Du nouveau aux éditions jamana

Un para à Koulouba

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